Obligatoire, la pause « sanitaire » aura duré in fine beaucoup plus longtemps que prévue. Longue de deux années. Avec la mise au placard (certes, temporaire) de l’un des évènements les plus suivis d’ordinaire par les représentants des collectivités locales. L’une des raisons d’être du SDEY, à savoir les « Assises de l’Energie ». Il aura fallu s’armer de patience pour renouer avec ce fil d’Ariane de l’information technologique, concocté par le Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne. La prochaine échéance est pour bientôt : le 13 octobre à Monéteau…

 

AUXERRE : C’est presque un « ouf » de soulagement. L’un de ceux que l’on exprime avec bon cœur quand on veut faire table rase sur une série de contraintes qui aura perturbé durablement un calendrier. Deux ans sans pouvoir réunir les élus des collectivités locales de l’Yonne. Un comble ! Surtout lorsque les affres de la crise des énergies se sont montrées particulièrement virulentes autour de nous et ont totalement brassé les cartes de leur consommation !

C’est que depuis le dernier exercice, organisé au même endroit mais au printemps 2019, il s’en est tellement passé des choses ! Entre les multiples effets à rebondissement de la crise sanitaire qui n’en finissait pas et l’éclatement d’une guerre d’une rare intensité sur le sol européen, devant impacté le volet énergétique de la planète, il n’y a en fait que l’embarras du choix.

Alors, que ces retrouvailles proposées par le SDEY le jeudi 13 octobre prochain s’interrogent aux « solutions à adopter par les communes pour faire face à la crise des énergies », cela semble dans la logique parfaite des choses. Plus que jamais, l’heure est à la sobriété énergétique ! Et dans ce domaine, côté préconisations et idées, le SDEY possède des atouts, déjà éprouvés, dans sa besace, en ne restant pas les deux pieds dans le même sabot.

 

Un bel outil pour épauler les collectivités dans leur mue énergétique…

 

Ces « Assises de l’Energie », nouvelle mouture, vont donc nous le rappeler à bien des égards : le territoire de l’Yonne dispose avec cet organisme institutionnel d’un bien bel outil pour épauler les collectivités dans leur quête de réductions drastiques de leurs économies d’énergies. Et après ces deux saisons de pause, les élus auront tôt faire de reprendre leurs automatismes pour mieux réfléchir à la question.

Il incombera à Jean-Noël LOURY, vice-président national de la FNCCR (Fédération nationale des Collectivités Concédantes et Régies) d’ouvrir les travaux. D’une part, en sa qualité de référent à l’innovation. D’autre part, comme président de la commission des « smarts grids », c’est-à-dire les réseaux électriques intelligents qui favorisent la circulation d’informations entre les fournisseurs et les consommateurs. Une intervention d’une quinzaine de minutes qui lui permettra de brosser le panorama exhaustif de cette actualité que l’on imagine fort riche sur le sujet.

Puis, selon le protocole organisationnel habituel se succèderont différentes tables rondes sur l’estrade du SKENET’EAU. Avec son lot de spécialistes et experts ! On y évoquera la crise énergétique. On y abordera les solutions existantes pour les collectivités, via les énergies renouvelables. Avec, pour les collectivités qui ne peuvent obtenir des tarifs réglementés de vente, une des préconisations dans l’air du temps : le groupement d’achat.

 

 

  

Un panorama éclectique de solutions pour l’avenir…  

 

On y discutera de rénovation des bâtiments communaux. Précisément, sur ce volet, il faut savoir que le service conseil en énergie partagé du SDEY accompagne les élus pour y voir plus clair dans les choix techniques, mais aussi organisationnels et financiers. Autre aspect qui ne manquera pas de capter l’attention de l’assistance : l’autoconsommation et la revente d’énergie. Sachant que les collectivités ont la possibilité désormais de produire de l’énergie pour leurs propres bâtiments et de revendre le surplus. Mais, les élus de l’Yonne en connaissent-ils vraiment toutes les modalités ?

Quant aux projets déclinés par le Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne, ils seront explicités par différents porte-parole de l’organisme. Le solaire, d’une part, tiendra la dragée haute de ces interventions puisque le SDEY va conduire un projet novateur en matière d’autoconsommation collective mettant en lien ses consommations (bâtiments, bornes de recharge de véhicules électriques, mâts d’éclairage…) et sa production (installation photovoltaïque sur toitures et ombrières). Puis, on s’intéressera aux bornes de recharge bidirectionnelles, pouvant consommer de l’électricité pour recharger les automobiles mais également réinjecter de l’électricité stockée dans la batterie du véhicule.

Forcément, le volet des éoliennes et de la méthanisation figurera au programme de cette journée intense en réflexions. Deux projets ont d’ailleurs trouvé grâce aux yeux des organisateurs de ces « Assises » : le fameux parc éolien des Hauts de l’Armançon (ndlr : plusieurs articles ont été consacrés à l’avancée de ce dossier porté par WPD) et le projet de méthanisation de Pont-sur-Vanne, porté par un collectif d’agriculteurs en filière biologique.

 

L’hydrogène, une énergie pouvant être une alternative crédible…

 

Enfin, le bois énergie, le solaire photovoltaïque et le solaire thermique constitueront un autre exemple de ces énergies renouvelables usitées pour le chauffage, la production d’électricité ou celle de l’eau chaude sanitaire sur lesquelles se pencheront les congressistes.

La conclusion de ces « Assises 2022 » ne pourra ignorer l’hydrogène, une énergie d’avenir sur laquelle a misé le bassin de l’Auxerrois. Une énergie qui paraît être une alternative crédible et qui pourrait à horizon 2024 permettre à 120 000 véhicules, majoritairement utilitaires, poids lourds, cars et bus, de circuler librement dans l’Hexagone. A l’aide de 250 stations qui pourraient y être installées.

Les élus de l’Yonne disposeront avec ces « Assises » de solides bases de renseignements. L’avenir énergétique est face à eux, c’est sûr !

 

Thierry BRET

 

Avec une crise économique qui impactera directement les cours de la bourse, la restructuration des patrimoines se fera nécessairement vers les investissements immobiliers. On peut acheter directement ou par l’intermédiaire d’une société civile : la SCI (Société Civile Immobilière). Il existe des modes en matière de création juridique des sociétés. La SCI est hélas trop souvent présentée comme une panacée. Dans le cadre de la création d’entreprise, on ne doit jamais commencer par se dire, « je crée une  SCI » ou une « SARL »… Non, le choix juridique correspond au panier qui contient un projet et des personnes. La SCI présente des avantages et des inconvénients considérés comme autant de pièges !

TRIBUNE : C’est la liberté la plus totale ! Pas de montant minimum, quel que soit le montant de l’investissement, deux actionnaires minimum, les associés se répartissent les parts comme ils le veulent et choisissent  le démembrement des parts, « nue propriété et usufruit ». Si une SCI ne peut pas être unipersonnelle, on peut contourner légalement cette disposition. Pour avoir votre SCI tout seul, il suffit de créer une société holding unipersonnelle (comme une EURL ou une SASU), puis de vous associer avec votre société unipersonnelle pour créer votre SCI. Ainsi, il y a bien deux associés, mais en fin de compte, vous êtes la seule personne physique.

Démembrer les parts, c’est une possibilité qui peut faciliter les aspects de la transmission du patrimoine. On démembre ainsi les parts, en parts de nue propriété, parts d’usufruits et plus récemment en parts de « fiducies » ou de « quasi-usufruit ». La fiducie est parfois pratiquée pour désigner le ou les gestionnaires dans le cas d’héritage d’entreprises. Par rapport à une indivision classique, il peut être avantageux, financièrement et fiscalement, de créer une SCI. Attention, seul le notaire pourra vous indiquer si votre choix est judicieux et par conséquent comment orienter le testament.

On le comprend bien, même si on peut trouver des modèles gratuits de statuts de SCI, ne pas faire appel à un notaire ou un avocat semble suicidaire ! Honoraires de conseils, frais de publicité et frais d’enregistrement au Registre des Sociétés, il faut compter entre 3 000 et 5 000 euros.

 

 

Les inconvénients de la SCI…

 

Créer une SCI, c’est être immédiatement dans le collimateur de l’administration fiscale. Ceux qui pensent éviter de payer leurs dettes personnelles fiscales grâce à une SCI sont dans l’erreur. Par « l’action Paulienne », si le fisc démontre que la création de la SCI avait pour but de générer votre insolvabilité,  il pourra saisir le bien quelle que soit la répartition des parts et leur démembrement.

Attention, le but est purement civil, ceux qui sont tentés d’augmenter les loyers en intégrant du matériel, se verront redressés fiscalement : rappels sur cinq ans de TVA et d’impôts sur les sociétés. Les salaires ou émoluments divers versés à des associés ne peuvent pas être pris en compte dans les charges de la SCI, mais intégrés dans les revenus imposables de l’associé. Le choix de l’option à privilégier, soit l’impôt sur les sociétés, soit l’impôt personnel concernant les revenus de la SCI fera encore l’objet de l’avis de l’expert.

Si vous êtes plutôt léger en matière de connaissance comptables, il faut prendre un expert-comptable. De plus, ne pas oublier de convoquer chaque année et dans les règles, les actionnaires pour l’assemblée générale et ensuite établir le rapport d’assemblée. L’expert pourra vous dire ce qui relève de l’AG ordinaire et de l’AG extraordinaire.

Oui, la SCI peut correspondre à une réalité d’investissement patrimonial pertinente mais attention DANGER ! Sur le net on a vu passer un dossier gratuit : « SCI, l’arme secrète des millionnaires ». J’ajoute, l’arme non secrète du fisc ! Et méditons cette pensée de Serge MIRJEAN : « Le percepteur est un homme vraiment intraitable dans l'exercice de ses ponctions ! ».

 

Jean Paul ALLOU

 

« Ensemble, on est plus forts ! ». Une manière de valoriser l’intergénérationnel qui se doit d’exister entre les personnes âgées, celles que l’on appelle plus communément les « seniors », et les autres, les actifs, les valides, les jeunes, voire les enfants. Fil d’Ariane de cette cinquième édition, le Salon des Seniors 2022, porté par le Département et Centre France Parc Expo, déclinera ce sujet aux côtés de 80 exposants et une multitude d’animations récréatives. Son parrain en sera le journaliste Gérard HOLTZ, figure du petit écran cathodique…

 

AUXERRE : Il fit jadis les grandes heures de « France Télévisions », il fera de 10h à 13h30 ce vendredi matin celles du cinquième évènementiel annuel à l’estampille du Conseil départemental de l’Yonne et de Centre France Parc Expo, l’incontournable Salon des Seniors !

Ancienne vedette du petit écran et grand amateur de sports – on ne compte plus le nombre de « Grandes Boucles » cyclistes commentées par ses soins ! -, Gérard HOLTZ posera ses valises dans l’Auxerrois ce vendredi 30 septembre, en invité d’honneur de la traditionnelle manifestation. Un rendez-vous qui a déjà reçu par le passé les visites remarquées de Danièle GILBERT ou de Danièle EVENOU, autres figures de cette télévision qui accompagne au quotidien la vie de nos aînés.

Cette fois-ci, il sera question de l’intergénérationnel comme fil conducteur de cet évènementiel. Un thème porteur et unificateur entre toutes les strates de la population. La marque de fabrique de l’institution départementale qui favorise ses rapprochements sous le sceau de la cohésion sociale.

 

 

Un credo fédérateur et citoyen pour vaincre la solitude…

 

« Ensemble, on est non seulement moins seul mais aussi plus fort… ». Le credo de ce rendez-vous 2022 sera décliné par quatre-vingts exposants qui délivreront de précieuses informations aux personnes préparant leur retraite ou profitant déjà de belles journées de farniente !

Parmi les grands sujets abordés au détour d’un stand ou d’un atelier démonstratif : la santé, la dépendance, le maintien à domicile, l’aménagement des habitations, les loisirs, la culture, le tourisme, mais aussi la gastronomie et la défiscalisation !

Pour celles et ceux qui auront du temps à consacrer à l’évènement, le programme de ces deux journées sera plutôt éclectique avec des thés dansants, des ateliers sportifs et de remise en forme, une randonnée à vélo électrique à vivre autour du parc des expositions, des ateliers sur la cuisine, organisée avec le concours du CIFA, ceux dédiés à la santé et à l’alcoolémie, le numérique, la conduite, le théâtre, des jeux – une tombola permettra de gagner un séjour pour deux personnes -, les animaux avec une présence canine intéressante, etc.

Notons le pôle « village départemental » où l’exécutif de notre territoire accueillera une quinzaine de stands expliquant les actions sociales et de loisirs qui sont proposées par ses soins. Ainsi que le bus « France Services » qui sillonne d’ordinaire les zones rurales avec ses multiples points d’entrée pour sortir les plus anciens et les précaires de leur isolement.

 

 

 

En savoir plus :

 

Le Salon des Seniors à AUXERREXPO

Cinquième édition parrainé par Gérard HOLTZ

Inauguration le vendredi 30 septembre 2022 à 10h30 par le président du Conseil départemental de l’Yonne Patrick GENDRAUD.

Un évènement soutenu par la Conférence des Financeurs de la Prévention de la Perte d’Autonomie de l’Yonne.

Entrée gratuite.

Horaire des deux journées le 30 septembre et le 01er octobre : de 10 h à 18 heures.

 

 

Thierry BRET

 

 

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