La mairie de Sens a annoncé, ce lundi 6 juillet, la construction d’une maison de santé pluridisciplinaire dans le quartier des Champs-Plaisants. Vingt-et-un praticiens au total seront en mesure d’accueillir la population sénonaise au printemps 2022.

SENS : La lutte contre la pénurie de médecins continue. Le contexte particulier de désertification médicale que subit le territoire depuis une dizaine d’années, l’augmentation de maladies chroniques ainsi que le vieillissement de la population ont amené les acteurs de la santé à mettre en place diverses solutions pour maintenir l’accès aux soins.

Entre 2007 et 2016, le département de l’Yonne enregistrait une baisse du nombre de médecins généralistes de 21 %.

Considérée comme zone prioritaire depuis 2017, la ville de Sens s’attachait à trouver des solutions adaptées, notamment en collaborant davantage avec les grands hôpitaux parisiens. La présence d’omnipraticiens ou médecins généralistes de 60 ans et l’ouverture du centre de santé CTLM, rue Victor Guichard, garantissent encore une offre acceptable.

Mais le prévisionnel est pessimiste. L’âge moyen de départ en retraite étant de 64 ans, l’arrivée de nouveaux professionnels de santé sera indispensable dans les cinq prochaines années.

 

Un projet sanitaire fédérateur

 

Le docteur Luc BURSKI et le docteur Oana COBZARU, tous deux médecins généralistes, ainsi que le pharmacien Magid AHAKOUN ont présenté à la mairie de Sens leur projet de maison de santé pluridisciplinaire, en préparation depuis déjà deux ans.

Après un échec de partenariat avec SOS Médecins en 2018 et l’avortement d’une première proposition de centre médical, la municipalité de Sens réitère, avec conviction, son engagement auprès de la population en prenant une part active dans cette entreprise naissante.

Par ailleurs, Marie-Louise FORT, édile de Sens, a précisé se réjouir de l’existence d’autres projets privés dont l’espace Simone Veil, centre de santé fondé par Jean-Luc DINET, président de SOS Médecins, et son équipe, et installé à Saint-Clément depuis un an.

« L’union fait la force » a-t-elle ajouté. Les élus doivent, quant à eux, se concentrer sur l’aménagement du territoire.

La construction de cette maison de santé, dont le coût est estimé à 1,5 millions d’euros (hors taxes), a été mise à l’étude. Le bâtiment devrait sortir de terre en avril 2022 aux abords du quartier des Champs-Plaisants, en lieu et place d’un parking de 1 600 mètres carré.

 

 

 

La vente du terrain, d’une valeur de 90 000 euros et propriété de la Ville, fera l’objet d’une délibération lors du prochain Conseil d’administration le 09 juillet.

Le choix de l’emplacement est stratégique vue sa proximité avec le Centre hospitalier de Sens.

Mais il s’agit de « bien plus qu’un projet immobilier » souligne Eve ROBERT, déléguée départementale de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté.

« C’est avant tout une capacité de fédérer des professionnels de différentes spécialités, de différentes professions ».

De plus, situé au sein d’un quartier prioritaire, cette structure permettra de pallier les inégalités sociales et d’accès aux soins ainsi que d’élargir l’offre de soins à l’ensemble de l’agglomération du Grand Sénonais.

 

 

La maison de santé, un modèle sécurisant pour les jeunes médecins

 

Aujourd’hui, 75 % des internes souhaitent s’installer en libéral (contre 19 % préférant une activité salariée). C’est ce que révèle une étude du Conseil national de l’Ordre des médecins chargée de mettre en lumière les besoins, les attentes et les craintes des jeunes et futurs médecins en interrogeant plus de 15 300 professionnels.

Or, seuls 12 % des nouveaux inscrits à l’Ordre des médecins en 2018 exercent en libéral (contre 62 % qui sont devenus salariés).

Ce décalage s’explique, entre autres, par un attrait des nouvelles générations pour le travail en réseau avec d’autres professionnels de santé. C’est pourquoi les jeunes médecins s’orientent naturellement vers des structures telles que les maisons de santé pluridisciplinaires.

Ce modèle se veut plutôt rassurant, surtout en termes d’installation, car il garantit à la fois un accompagnement des jeunes praticiens et le statut libéral de leur profession.

Floriane BOIVIN

 

 

La Scène des Quais renoue avec les spectacles pour petits et grands. Ce mercredi 08 juillet, les bambins de trois ans comme les adolescents de douze ans sont conviés sur ce bateau empli de « l’ivresse des songes » pour vivre les aventures d’un étrange personnage, Monsieur Farfadoux. Une création de Touk-Touk Compagnie…

AUXERRE : Gustave Farfadoux est un jeune homme renfermé. Il est engoncé dans un quotidien morne et répétitif, toujours à l'affût des mauvaises nouvelles déversées par sa télévision.

Un événement, la visite de Voisine, perturbe sa vie jusque-là parfaitement agencée, et lui permet de réaliser à quel point il a perdu ses « mots doux ».
Il décide donc de partir à leur recherche et se met en quête de poésie.

Ce voyage le conduit à la rencontre de trois personnages : l'Homme dans les arbres (qui n'est autre que le Baron Perché), l'Homme dans la mer et l'Homme dans les nuages.

En lui montrant l'exemple, ces figures bienveillantes vont aider Farfadoux à ouvrir son imagination et à prendre confiance en lui. Grâce à eux et grâce à lui-même, il trouvera finalement le courage de sortir de sa bulle... et de dire à Voisine ce qu'il ressent pour elle.

Mélangeant les airs harmonieux de la guitare acoustique, la guitare basse, le violoncelle, les flûtes et le ukulele, ce conte musical se veut poétique, décalé et tendre…

 

En savoir plus :

Un spectacle donné à 10h30 et à 16h30.

Mais aussi à CHAPIPARC le 11 juillet à 16 heures
Renseignements et réservations : 06 60 23 31 04 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

L’hôtel-restaurant du cœur de ville d’Auxerre débute une nouvelle expérience en matière de vente à emporter. UBER EATS s’est rapprochée de son propriétaire Cyril PARMENTIER pour assurer la livraison de plats de conception traditionnelle à domicile. Une offre de services plus gastronomique que souhaitait développer le spécialiste de la livraison.

AUXERRE : Opérationnel dans la capitale de l’Yonne depuis novembre, le service de livraison de plats cuisinés originaire de San Francisco accroche une nouvelle enseigne culinaire à son palmarès.

Etoffant par ce biais son offre de prestations qui est destinée à satisfaire la clientèle auxerroise grâce à son éclectisme et sa rapidité.

Le dernier en date à avoir succombé aux sirènes de la marque américaine n’est autre que l’hôtel-restaurant « Le Seignelay ». L’établissement positionné pourtant dans l’esprit traditionnel propose une gastronomie faite maison. Un argument de poids qui a pesé lourd dans les négociations.

Propriétaire des lieux, Cyril PARMENTIER a été conquis par la méthodologie de la filiale d’UBER qui repose sur le multimédia et une application téléphonique. Il n’a pas hésité à adopter le fameux macaron qui identifie désormais son établissement parmi les autres prestataires de service locaux : à savoir une dizaine de restaurants ayant décidé de jouer le jeu.

 

 

Une progression du chiffre d’affaires assuré…

 

En règle générale, les partenaires de cette opération bénéfique pour l’implantation d’UBER EATS dans les villes françaises voient leur chiffre d’affaires augmenter de 20 à 30 %. Sachant que la structure en provenance d’Outre-Atlantique prend à sa charge la livraison de la commande.

Les restaurateurs reversent une commission de 30 % à leur partenaire et ils doivent posséder des contenants qui maintiennent les aliments au chaud.

Le propriétaire du Seignelay qui en est aussi le maître-queue derrière les fourneaux a investi dans des sets de couvert et des serviettes biodégradables.

L’initiative permet de capter une clientèle qui ne fréquentait pas d’ordinaire l’établissement du mardi au samedi.

Celle-ci peut se régaler de succulentes recettes comme le filet de charolais aux morilles, le foie gras maison, les daurades accommodées de diverses manières, des profiteroles au chocolat ou de la brioche préparée à la façon d’un pain perdu !

La fermeture de l’établissement durant la longue période de la pandémie aura été aussi un facteur déclencheur pour approuver ce choix.

 

 

 

 

Après plus de quarante années de bons et loyaux services au sein du groupe Crédit Agricole, Jacques KERMARREC a quitté ses fonctions de directeur général de la caisse régionale de Champagne-Bourgogne le 30 juin. Son successeur officiait jusque-là en qualité de directeur général adjoint à la caisse Centre-Est à Lyon. Multi-diplômés, Emmanuel VEY effectue son retour dans une contrée qu’il connaît très bien…

DIJON (Côte d’Or) : Entre Emmanuel VEY et la double région Champagne-Bourgogne, c’est déjà une longue suite d’affinités et d’expériences professionnelles réussies.

Ce titulaire d’un magistère d’économie industrielle, d’un MBA obtenu au sein de la Chicago Booth GSB et d’un DEA d’économie internationale validé à la Sorbonne à Paris Nord s’était illustré au sein de cette caisse régionale de 2006 à 2013. Il y occupait le stratégique poste de directeur du développement des entreprises, institutionnels, banque privée et immobilier.

Un passage dans le Rhône lui permit par la suite de gravir les échelons hiérarchiques en devenant directeur général adjoint de la caisse du Centre-Est. Un poste qui l’avait conduit dans la capitale des Gaules, à Lyon.

Aujourd’hui, à cinquante ans, ce père de famille originaire du Sud-Est de l’Hexagone, revient sur son territoire de prédilection en succédant à Jacques KERMARREC qui fut durant plus de huit ans le pygmalion de la banque verte dans le landerneau régional.

 

 

Ses gammes furent vécues au sein du groupe leader du capital-investissements SIPAREX. Mais, l’essentiel de son parcours professionnel s’est déroulé dans l’établissement bancaire où il a pu exercer différentes fonctions depuis 1996.

Parallèlement, Emmanuel VEY a créé et développé entre 2002 et 2006, CARVEST, filiale de capital-investissements commune à onze caisses régionales du Crédit Agricole.

D’ici peu, le nouvel homme fort du réseau bancaire régional entamera une série de visites sur le terrain afin d’y rencontrer les acteurs économiques des quatre départements de sa zone d’influence (Aube, Côte d’Or, Haute-Marne et Yonne) ainsi que les collaborateurs de l’entreprise. Un été où le farniente sera proscrit, visiblement…

 

Depuis quelques décennies, des groupuscules idéologiques de tout ordre se manifestent par des actions plus ou moins visibles auprès de nos compatriotes. Qu’ils soient à caractère religieux, politique et associatif. Ces groupes, minoritaires, agissent depuis des lustres pour tenter d’entraîner les Français et l’Etat vers les spirales abyssales de la culpabilité. Celle de l’esclavage, de la guerre d’Algérie, de la colonisation, etc.  

TRIBUNE : Cette démarche, théologiquement très judaïque, souhaite faire payer aux vivants les fautes et les crimes des anciens. Or, juger les êtres, morts depuis des années, à la lumière d’aujourd’hui, représente un « crime » de lèse humanité. Juger l’histoire à l’aune de nos connaissances actuelles, c’est un « crime » de lèse culture !

L’homme est prompt à balancer au bûcher les idoles et les héros d’hier. Juste pour se faire croire qu’ils pensent !

Il est de bon ton désormais de faire le buzz à tout moment et permettre à ces artistes en mal de reconnaissance ou de popularité de faire parler d’eux. Les artistes sont des artistes et pas des penseurs !

L’avis de personnalités telles que Muriel Robin, Jean-Marie Bigard, Patrick Sébastien, Pierre Arditi, Omar Sy, et feu Guy Bedos, voire Yves Montand, fervent staliniste, est peu argumenté. Bien sûr : ils ont le droit de s’exprimer sans aucune prétention vertueuse ou digne d’influence !

Ce sont d’excellents et incontournables artistes pour certains qui rayonnent dans leurs domaines de prédilection. Mais, réseaux sociaux oblige, quoi de plus naturel que de vouloir refaire le monde et de « flinguer » au passage tous les dirigeants de la planète !

Il est bon de rappeler aux paranos de la persécution, aux incultes qui bavent sur l’histoire et les hommes et surtout à ceux qui prônent la supériorité ou l’infériorité d’une race, qu’il n’existe qu’une seule race humaine : les 8 milliards d’êtres humains possèdent à 99 % un génome identique !

L’espèce humaine est récente dans l’histoire de la Terre. Nos différences ne s’affichent plus sur les notions erronées de races imaginaires mais sur la couleur de la peau, la situation géographique, la culture…  

« Aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence et de la force… écrivait Aimé Césaire.

 

Fier d’être Français ou avoir honte de notre Histoire ?

 

Vouloir déboulonner les statues de Colbert montre les manipulations de celles et ceux qui ne connaissent pas grand-chose à l’histoire de notre pays. Et pourquoi ne pas détruire alors le château de Versailles ! Puisque c’est Louis XIV qui commande la rédaction du fameux « carnet noir » à Colbert ?

Continuons la chasse aux sorcières. Les autodafés en tête : il faut brûler Voltaire pour propos antisémites, détruire les ouvrages de Céline ! Cary Grant, Greta Garbo, John Ford, agents espions de l’OSS (ancêtre de la CIA) pistent leurs amis !

Ainsi Cary Grant apporte des éléments prouvant qu’Errol Flynn est un nazi notoire ! On ne  doit plus voir les films qu’il a tournés ? Chez Walt Disney qui est supposé être un sympathisant nazi et antisémite, il faut tuer Mickey ? Interdire les films avec John Wayne est envisageable ? On jette aussi les disques de Tino Rossi pour les mêmes raisons ? On ne doit plus rouler en Ford, porter un « Numéro 5 de Chanel », ni s’affubler d’un costume Hugo Boss…

 

 

Doit-on jeter les travaux de cet immense entomologiste qu’est Rémi Chauvin ? Quand on a lu ses écrits sur certains insectes, on peut imaginer la reine des fourmis avec une mèche et une petite moustache et les ouvrières, défilés au pas de l’oie !

Que dire des redresseurs de tort, qui après l’arrestation de Mireille Balin, actrice, amante de Tino Rossi qui fut accusée de collaboration avec les occupants dans les années 40 : ils iront même la violer dans sa cellule ?

Alors devons-nous être heureuses et heureux d’être Français ou honteux de l’histoire des anciens ?

 

La condamnation est un boomerang dangereux !

 

Demain, nos enfants nous jugeront. Il n’est pas certains qu’ils seront si indulgents avec leurs pères ! Ne tombons pas dans le piège des accusateurs publics qui nous couvrent de honte et d’opprobre !

Au XIIème siècle brûler un hérétique n’est pas choquant, aujourd’hui ça l’est ! Etudions l’histoire de l’esclavagisme depuis 3 000 ans… Ne soyons pas les acteurs d’une cour de récréation : « ce n’est pas moi qu’ait commencé, c’est l’autre ! ».

Nous n’avons pas à rougir de l’Histoire pas plus que des hommes, héros ou escrocs : des faits qu’il convient de restituer sans laisser de place aux manipulations en tout genre !

La fraternité fait partie de notre constitution ! Pour les étrangers qui veulent s’installer en France, quels signes d’adaptation aux lois de la République doivent-ils montrer ?

Pour l’Etat et les citoyens français, quelle capacité d’accueil fraternel doivent-ils vivre ? A partir des constats d’aujourd’hui, quelles dispositions doit-on prendre pour vivre ensemble, dans la paix et la fraternité ?

Ne soyons pas naïfs ! Mais, de l’effort de chacun dépend notre avenir commun ! Le Général de Gaulle avait raison : les Français sont des chrétiens dans un pays laïc. Accepter la différence de pensée et permettre à chacun d’exprimer ses idées : c’est aussi un vœu de la Révolution française !

« Il n'y a pas de race dans la police, pas plus que de « racisés » ou d'oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s'engagent pour la liberté, l'égalité et la fraternité et cela au quotidien.. ». Mail du préfet Didier Lallement, aux policiers le 02 juin 2020.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

 

Page 1 sur 403

Articles

Bannière droite accueil