En voyage d’étude dans le pays le plus méconnu des Balkans, la délégation des élus de Puisaye-Forterre a eu l’opportunité durant son séjour de pouvoir s’entretenir avec l’ambassadrice de France, Florence ROBINE. Convaincue de la nécessité de raffermir les liens entre les deux pays grâce à ce type d’initiative judicieuse, la représentante de l’Etat français n’a pas caché son enthousiasme imputable à cette visite et l’a fait savoir lors d’un bref échange avec ses hôtes…

SOFIA (Bulgarie) : Son Excellence, l’ambassadrice de France en Bulgarie, Florence ROBINE, a été conquise par les principes vertueux qui sont véhiculés autour des Entretiens de CHAMPIGNELLES.

Elle n’a d’ailleurs pas hésité à bousculer quelque peu son emploi du temps très serré de haut serviteur de l’Etat pour rendre une vitesse plus que de courtoisie à la délégation des élus Icaunais, en déplacement pédagogique dans ce pays de la chaîne balkanique, membre de l’OTAN (1993) et de l’Union européenne, depuis 2007.

La rencontre a eu lieu dans l’un des salons du complexe hôtelier qui accueillait dans la capitale bulgare la forte représentation des édiles de Puisaye-Forterre, accompagnés de leurs conjoints, soit plus de quatre-vingt-dix personnes.

Durant cet échange de bienvenue, Florence ROBINE a réaffirmé à maintes reprises l’impérieuse nécessité de jeter des ponts solides entre les pays et leurs peuples, bien au-delà de leurs frontières.

« Aujourd’hui, dans ce monde nourri de complexités relationnelles et de tensions, nous avons besoin de multiplier les contacts, notamment ceux émanant d’élus de la République. Cette démarche exploratrice pour mieux appréhender le mode de fonctionnement des états à l’intérieur de l’institution européenne ne peut être que salvatrice afin de pouvoir mieux travailler ensemble… ».

 

 

La densité exceptionnelle de la délégation icaunaise…

 

Du pain bénit pour les instigateurs de cette heureuse initiative qui perdure depuis maintenant trois décades. Le responsable de l’outil associatif qui propose ces cycles de formation aux élus de ce territoire icaunais et à leurs proches collaborateurs, Jacques GILET, prit le soin de fournir des explications complémentaires à l’ambassadrice de France à Sofia.

Le maire de CHAMPIGNELLES devait rappeler à son invitée les principes intellectuels et pragmatiques de ce concept qui a vu sa pérennité croître au fil des années.

Une vingtaine de pays de l’espace européen ont ainsi été visitées depuis le lancement du concept, devenu depuis un référent en la matière. Et la seule et unique structure qui propose des voyages d’étude et des cycles de conférences thématisées aux élus de l’Yonne.

Florence ROBINE fut très agréablement surprise par la densité de la délégation. « Je n’avais jamais accueilli jusque-là autant d’élus territoriaux, plaisanta-t-elle, si seulement toutes les régions de France pouvaient décliner une telle initiative ! ».

Parmi les grands thèmes évoqués lors de cet échange nourri et constructif figuraient une réflexion sur la coopération entre les territoires européens, le développement de services auprès des citoyens, la place de la solidarité dans l’Europe de demain, l’opportunité de nouer des liens ténus avec les peuples du Vieux continent par le prisme des jumelages, la volonté des uns et des autres à faire perdurer ces liens indispensables à notre sauvegarde sociétale et économique…

Une somme de réflexions intéressantes qui fit mouche pour deux des élus de la délégation de l’Yonne. La sénatrice Dominique VERIEN ne manqua pas de saluer le rôle déterminant joué par la Bulgarie de par sa position stratégique au sujet du contrôle et de la gestion de l’immigration à la frontière avec la Turquie.

 

 

Une vision concrète de ce que doivent être les échanges européens…

 

Quant au président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre, et conseiller régional de Bourgogne Franche-Comté, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, il rappela la nécessité de développer l’Europe des territoires en faveur de l’amélioration de la qualité de la vie de ses habitants.

Au terme d’une quarantaine de minutes de cet exercice oral de bonne tenue, l’ambassadrice de France en Bulgarie prit congé de ses hôtes en leur souhaitant une pleine réussite pour la suite de leur voyage, fait de prospective et de contacts avec leurs homologues bulgares.

La représentante de l’Etat tricolore conservera une vision concrète de ce que doit être au quotidien la construction européenne qui se doit de faire tomber les barrières entre les peuples, y compris ceux de la langue, en vue d’un rapprochement offrant des alternatives partenariales à initier…

 

 

 

 

Cinquante-huit. C’est le nombre d’agents de l’Education nationale qui n’auront pas eu la chance de pouvoir survivre à la saison scolaire 2018/2019. Dépourvues de solutions, se sentant abandonnées dans l’exercice de leur métier, ces personnes issues du corps enseignant n’ont pas hésité à se donner la mort en de tragiques circonstances face à l’inextricable.

Le chiffre, publié pour la première fois, dès la semaine dernière, par le ministère de l’Education nationale, fait froid dans le dos. Et traduit une situation devenue de plus en plus explosive dans les écoles, collèges et lycées de l’Hexagone.

Jusque-là, on entendait tout et son contraire sur le taux de suicides survenant dans la sphère de ces professionnels de l’enseignement. Mais, avec la révélation de cette statistique officielle, le doute n’est plus permis quant à l’état délétère qui prévaut à l’heure actuelle au sein de notre système pédagogique national.

D’autant que les choses ne sont pas en phase d’amélioration pour le nouvel exercice en cours. Depuis le début de l’année scolaire 2019/2020, onze personnes ont choisi de quitter ce monde alors qu’elles n’en pouvaient plus.

Les personnels de l’Education nationale paient ainsi un lourd tribut à cette recrudescence d’incivilités et de laxisme qui perdure depuis longtemps dans notre pays.       

Dans les faits, ces informations ont été délivrées à la suite d’une réunion de travail d’un CHSCT extraordinaire qui s’est tenue à Paris le mercredi 06 novembre. Depuis longtemps, professeurs et directeurs d’établissements scolaires demandaient un état des lieux réel et pertinent sur l’un des sujets encore tabou dans le milieu de l’Education nationale : la souffrance au travail des personnels.

Il aura fallu une goutte d’eau de trop dans cet univers où jusque-là l’omerta était de rigueur pour que les digues se rompent et que se déversent enfin des éléments explicatifs autour d’un contexte social très alarmiste.

 

Un nouveau suicide de directrice d’école de trop en octobre…

 

Le suicide de la directrice d’un établissement scolaire à Pantin début octobre aura fait rompre les vannes de ce silence si assourdissant. Ne pouvant plus ignorer ce que beaucoup craignaient en vérité, le ministère de l’Education nationale a pris soin de réaliser une étude précise et détaillée sur le taux de suicide survenant dans la filière enseignante.

Les chiffres, annoncés par les services techniques du ministère, ont par ailleurs été corroborés par l’Observatoire national du suicide en France. On sait aujourd’hui que le taux de mortalité des agents de l’Education nationale s’élève à 5,85 pour 100 000. Sachant que ces derniers représentent un million de personnes qui travaillent au sein des milliers d’établissements scolaires répartis aux quatre coins de l’Hexagone.

A titre de comparaison, mais cela ne se veut pas plus rassurant quant à l’analyse de la statistique, le taux moyen de suicide parmi la population française représente 16,7 pour 100 000 en 2019.

Quel est le profil de ces personnes qui attentent à leur vie face à l’inéluctable ? La plupart du temps, ce ne sont pas de jeunes diplômés de l’enseignement qui mettent fin à leur existence mais bel et bien des professionnels très expérimentés.

Selon les renseignements qui circulent depuis dans la sphère médiatique sur les résultats de cette étude, on sait que sur les cinquante-huit décès par suicide, trente-sept étaient des hommes et vingt-et-une personnes étaient des femmes. Toutes les victimes ne sont pas nécessairement des enseignants. Plusieurs conseillers principaux d’éducation ainsi que des personnels de direction sont malheureusement passés de vie à trépas de manière irrémédiable.

Enfin, et pour être tout à fait complet sur ce triste dossier, l’étude a révélé que les tranches d’âge les plus élevées (45-54 ans) et (55-64 ans) étaient les plus concernées par ces gestes désespérés.

Quant à la période où surviennent ces suicides, elles enregistrent des pics importants aux mois d’août, en septembre et en novembre.

Manque dans ces explicatifs les zones géographiques où sont répertoriés ces suicides et la proportion de décès en fonction des trois grandes catégories d’enseignement, élémentaire, primaire et secondaire.

Interrogée sur cette épineuse question, une ancienne professeure de l’enseignement professionnel, aujourd’hui retraitée, évoque les difficultés récurrentes subies par le corps enseignant dans les collèges.

 

Refondre le système éducatif en y englobant parents et élèves…

 

Brimades, insultes, menaces et parfois des coups représentent le quotidien de bon nombre d’enseignants de la part d’élèves de moins en moins apeurés par le système et réfractaires aux principes déontologiques du civisme mais aussi de la part de leurs parents qui enfoncent le clou.

Peu soutenues par leur hiérarchie (ce sont les enseignants eux-mêmes qui l’affirment), et évoluant dans un cadre qui nécessiterait de remettre tout à plat depuis des lustres, certaines personnes, les plus fragilisées au plan physique et mentale, craquent et ne peuvent plus faire face à la situation.

La seule porte de sortie qui se présente à elles, est alors de faire le grand saut vers un inconnu mortifère. Il serait peut-être urgent, au-delà de la publication de simples chiffres, de procéder à une refonte complète du système, en y intégrant parents d’élèves et élèves, pour que cesse de manière définitive ce triste carnage.

Le prix du savoir et de la connaissance à transmettre aux plus jeunes générations ne doit pas s’effectuer au prix du sang versé…

Thierry BRET

 

   

La filière de l’agriculture bio a le vent en poupe en Bourgogne Franche-Comté. Pour enfoncer davantage le clou autour de ce sujet ô combien d’actualité, la présidente de la Région effectue un déplacement ce mardi 12 novembre en terre de l’Yonne afin de parapher le contrat de développement de ladite filière. Avec, en guise de passage obligé lors de sa venue à Chablis, la visite de la brasserie locale qui propose des breuvages 100 % issus du biologique et du domaine viticole Jean COLLET et Fils…

CHABLIS : Qui ne connaît pas les subtiles variantes goûteuses de la bière « MADDAM » dans notre département ? Depuis 2016, date de la création de cette brillante société qui a su se faire un nom en qualité de brasserie artisanale et bio dans le saint des saints de la viticulture bourguignonne, la structure ne cesse de croître et d’optimiser son savoir-faire. Désormais, bien au-delà de sa zone de chalandise initiale.

Mardi après-midi, une personnalité du sérail politique et institutionnel de notre contrée régionale, sa présidente, Marie-Guite DUFAY, aura à cœur de découvrir l’antre professionnelle des deux compères de cette très belle aventure professionnelle, les cousins Alexis et Vianney MADELIN.

L’immersion à la Brasserie de Chablis (véritable identité de la structure qui véhicule commercialement sa marque MADDAM) devrait permettre à l’élue de la Bourgogne Franche-Comté de réaffirmer sa volonté de soutenir le développement de la filière bio dans le secteur agricole/viticole.

D’ailleurs, l’élue transformera l’essai en procédant à la signature du contrat de filière agriculture biologique à l’issue de cette visite qui l’aura menée également au domaine Jean COLLET et Fils à Chablis.

Pour mémoire, quatre de ces contrats spécifiques qui prônent les bienfaits de cette nouvelle tendance agricole ont été signés en 2018. Ils s’appliquaient au lait conventionnel, à la viande bovine, à la viande porcine et aux grandes cultures.

Accompagnée de Christian DECERLE, président de la Chambre régionale de l’agriculture et des deux co-présidents du Réseau Bio Bourgogne, Philippe CAMBURET et Patrice BEGUET, la représentante de l’exécutif régional apposera son paraphe au bas d’un document qui précise les stratégies mises en place pour l’agriculture biologique au cours de ces trois prochaines années.

Fruit d’une large concertation établie avec le concours du Réseau Bio et celui des chambres consulaires, ce document offre aux différents acteurs de la filière la garantie des moyens et des actions au service du développement de leur filière dans un cadre pluriannuel.

Neuf réunions publiques pour évoquer les enjeux territoriaux et les perspectives de l’une des contrées icaunaises les plus denses en nombre de communes (57) : c’est ce que propose dès ce vendredi soir sous la forme de discussions ouvertes la Communauté de communes à ses concitoyens à Saint-Fargeau. L’initiative est novatrice et se veut interactive. Elle a surtout le mérite de permettre à toutes les strates de la population de pouvoir s’y exprimer avant que ne surviennent les échéances municipales. La résultante de ces causeries pourrait donner du grain à moudre aux futurs édiles…

TOUCY: Trois items essentiels serviront de lignes conductrices à cette déclinaison territoriale novatrice, ressemblant à s’y méprendre à une résurgence de « Grands Débats » locaux voulus par la gouvernance communautaire.

Si la place de la solidarité, via l’accès aux droits (emploi, fragilité, solidarité…), sera l’un d’entre eux, il ne sera pas question d’occulter de ces discussions impromptues le bien-vivre sur ce secteur occidental de notre département.

Mais, dès ce soir, les habitants de la Puisaye-Forterre sont invités à se rendre en nombre à la salle du conseil de Saint-Fargeau. Avant que ne soit dupliquées deux autres séances, prévues les 12 et 19 novembre respectivement à Toucy et à Ouanne, sur le thème commun.

Pour cette entrée en matière, de ce « diagnostic territorial », le chargé de mission opérationnel sur ce projet, Julien BOUISSOU, l’a souhaitée constructive sur le sujet suivant : la manière de grandir sur cette zone géographique.

Par ce thème, parents et chefs de famille devraient évoquer des questions liées à l’offre de garde sur le territoire et d’accompagnement dans la parentalité.

Naturellement, bon nombre d’élus communautaires participeront à ces exercices oratoires novateurs, devant permettre à chacun de s’interroger sur les moyens existants (une sorte d’audit en quelque sorte) avant de se pencher sur les solutions envisageables si ces mêmes moyens faisaient défaut.

Menée avec deux de ses partenaires, la CAF de l’Yonne et la MSA (Mutualité Sociale agricole), cette concertation déclinée en neuf sessions représente une excellente opportunité pour les élus communautaires de mieux cerner les attentes de la population. Et surtout de se doter d’une vision globale, utile et fort précieuse, pour celles et ceux qui remettraient le couvert lors des prochaines municipales des 15 et 22 mars.

 

 

Profiter d’une première expérience sur les ordures ménagères…

 

Dire que la formule est à 100 % novatrice ne relève pas de l’exactitude, à proprement parler. En 2018, l’organisme institutionnel qui préside à la destinée de ce territoire avait déjà sollicité les avis et commentaires de ses administrés en les invitant à une demi-douzaine de réunions publiques sur un tout autre thème : la gestion des ordures ménagères.

Partant de ce postulat où rien ne vaut la libre circulation de la parole, la gouvernance communautaire a décidé de réitérer ce qui fut un premier succès de communication citoyenne. D’ailleurs, en janvier, le rendu de ces différentes réunions sera effectué sur le même principe participatif.

Nonobstant, les thèmes abordés par cette étude de pure sociologie ouvrent davantage le champ des réflexions des participants. Il en résultera aussi des pistes de réflexion économiques.

In fine, il sera question de compiler l’ensemble des éléments informatifs à l’aide d’un livre blanc. Avec en toile de fond, des éléments indispensables que ne pourront ignorer les élus qu’ils soient candidats ou non à leur propre réélection.

Pour que la mayonnaise prenne et qu’elle soit savoureuse au palais, il s’agira d’être concis, attractif et construit durant ces échanges que l’on peut imaginer nourris.

C’est là que le rôle de Julien BOUISSOU sera déterminant dans son rôle de « Monsieur Loyal » où il aura la lourde tâche de ne pas perdre ses brebis sur des circonvolutions orales qui pourraient les éloigner des trois thématiques préalablement définies.

 

 

Seule ne compte que la qualité de la vie des habitants de la Puisaye-Forterre…

 

Le concept spécifique de l’animation, testé pour la première fois en terre de l’Yonne, aura nécessité un investissement de 15 000 euros, pour sa partie diagnostic.

Un moindre mal budgétaire pour sublimer ces neuf rencontres publiques qui ne doivent pas ressembler à de énièmes discussions de plus qui n’auraient d’autres issues que de fléchir au niveau de leur intérêt et de faire flop sur les attendus espérés.

La photographie finale de cette étude sociologique ne sera dévoilée qu’aux premiers jours du printemps, sans doute après les municipales afin de ne pas politiser ce qui ne doit pas l’être.

Seule l’amélioration de la qualité de vie des habitants de Puisaye-Forterre compte dans cette démarche analytique et rien d’autre, visiblement…

Chacun est donc invité à converger vers ces séances orales publiques où les arguments et autres suggestions créatives ne manqueront pas de s’amonceler  dans les besaces béantes des élus. A eux de profiter de l’aubaine !

 

Pour toute information et calendrier :

Tel : 03.86.41.57.72.

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Suspendu aux décisions prises par les différents exécutifs de notre territoire depuis bientôt trois ans, l’établissement scolaire vient de rendre son ultime soupir. Après moult péripéties et atermoiements dans le microcosme icaunais. Le préfet de l’Yonne Patrice LATRON a donc déposé son paraphe ce lundi 04 novembre au bas d’un document qui clôt définitivement le dossier. Le collège auxerrois qui ne pouvait subir d’importants travaux de réhabilitation cesse ainsi de fonctionner…

AUXERRE : Il n’y aura pas eu d’autres sursis pour l’établissement secondaire auxerrois. Alors que le Conseil départemental de l’Yonne avait confirmé en septembre lors de sa session son choix de ne pas procéder à des travaux de réhabilitation, jugés trop importants, le préfet Patrice LATRON a finalement tranché sur le sujet de manière inéluctable. Une décision prise après en avoir informé les autorités académiques, il va de soi.

Trois ans après l’ouverture de ce dossier, et plusieurs épisodes d’intenses réflexions menées auprès des enseignants, parents d’élèves, élus locaux et autres responsables de l’Education nationale, la suppression de ce collège du paysage éducatif local devenait petit à petit la seule issue envisageable, au vue de l’état de santé de l’édifice.

L’incident majeur, survenu en décembre 2018, rappela à tous les observateurs que cette vétusté pouvait être préjudiciable pour la sécurité des élèves. Ce souci fit craindre d’autres désordres techniques. Résigné, le chef d’établissement procéda alors à la fermeture partielle du site éducatif.

Dès l’automne suivant, l’ensemble des effectifs du collège devait être réparti sur d’autres structures présentes dans le secteur. Selon les capacités d’accueil respectives des collèges concernés.

 

Une fermeture demandée depuis 2017 par le Département…

 

Depuis deux ans, le président du Conseil départemental, Patrick GENDRAUD, sollicitait le préfet pour lui demander la fermeture du collège. Compte tenu que les travaux de réhabilitation pour le rendre viable nécessitaient des investissements beaucoup trop lourds à supporter.

Plusieurs consultations, souhaitées par le préfet de l’Yonne, furent alors proposées avant que le représentant de l’Etat ne prenne sa décision. D’une part, Bienvenu Martin était classé en réseau d’éducation prioritaire et accueillait des équipes enseignantes motivées et efficaces. D’autre part, aucun problème technique et sécuritaire n’avait été décelé jusque-là. Même si l’état extérieur des bâtiments nécessitât des travaux.

On connaît la suite et le fait divers qui aurait pu avoir des incidences plus alarmistes au mois de décembre.

Destinataire d’un nouveau courrier émanant de Patrick GENDRAUD le 04 octobre dernier, où le chef de file du Département renouvelait sa demande de fermer l’établissement au préfet, Patrice LATRON ne pouvait y répondre qu’en prenant soin d’officialiser à son tour cette fermeture.

Toutefois, le lieu devrait bénéficier d’une cure de jouvence à définir dès que possible. L’Etat accompagnera par ailleurs le projet, une présence éducative, voulue par le Département et la Ville, indispensable à rétablir sur ce qui fut jusque-là un établissement scolaire offrant de bons résultats pédagogiques. Ce ne serait en somme qu’un moindre mal pour ne pas oublier qu’en cet endroit, on donnait libre cours au savoir.

 

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