Le dispositif de retour à domicile pour une meilleure prise en charge d’un patient souffrant d’une pathologie (insuffisance cardiaque, diabète) ou bénéficiaire d’un acte chirurgical s’étoffe. Son déploiement est étendu désormais à de nouvelles situations. Constituant ainsi un panel de nouveautés que la Caisse Primaire d’Assurance Maladie promeut en cette période de rentrée. Deux nouveaux items élargissent ainsi ce programme instauré depuis 2010 : le PRADO AVC et le PRADO destiné aux personnes âgées…

AUXERRE: Un PRADO peut-il en cacher un autre ? C’est en substance l’interrogation dont on pouvait se targuer de poser à l’écoute des propos introductifs de la direction départementale de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie faisant un point sur cette actualité chaude.

Alors que le volet maternité de ce dispositif demeure le plus ancien et celui qui mobilise le plus grand nombre de bénéficiaires sur notre territoire, soit 1 437 personnes, PRADO (un acronyme signifiant « Programme de retour à domicile ») gagne en compétences. Ajoutant dans son escarcelle deux items supplémentaires : PRADO AVC et PRADO personnes âgées.

Cette dernière application concerne des patients de 75 ans et plus, qui profiteront de mesures d’accompagnement orchestrées avec le concours des services sociaux et ceux des établissements hospitaliers. Bref, il s’agira d’un véritable suivi médicalisé concocté au domicile du patient. Un angle à ne pas négliger ni pour le métabolisme ni pour le psychisme du sujet.

L’impact est même conséquent pour l’individu soigné, chiffres à l’appui à la lecture des expériences vécues autour des trois volets déjà existants : la maternité, la chirurgie et les pathologies chroniques (BPCO, pour bronchopneumopathie chronique obstructive ou l’insuffisance cardiaque).

Le taux de réadmission à l’hôpital chute de 50 % à 20 % pour le bénéficiaire de ce dispositif. Une tendance qui se confirme aussi lors d’un rapatriement express obligatoire au service des urgences.   

 

Un niveau de satisfaction élevé de la part des patients concernés…

 

Commentant ces informations, Thierry GALISOT, directeur-adjoint de la CPAM de l’Yonne, ne peut qu’acquiescer : « notre souhait est que cette patientèle puisse évoluer le plus longtemps possible dans son environnement domestique… ». Insistant de facto sur le devoir impératif de l’accompagner du mieux possible en y mettant les moyens nécessaires côté outils.

D’autres acteurs du segment sanitaire travaillent en étroite osmose avec la Caisse Primaire d’Assurance Maladie à propos de ce dispositif. C’est le cas de la CARSAT qui offre ses appétences à l’évolution sociale du dossier. Mais, ce l’est tout autant avec les professions libérales de santé comme le milieu infirmier. Les passerelles sont si ténues que la signature d’une convention a été rendue formelle il y a peu au plan national.

L’extension du programme prend corps avec le volet « AVC ». La CPAM a estimé qu’un groupe, comprenant 637 personnes, pouvait potentiellement être sujet à ce type de pathologie dans l’Yonne. Là aussi, l’organisme se montre pionner dans sa démarche d’accompagnement en créant ce dispositif novateur. Quant aux recours aux soins pour les patients hospitalisés après un AVC à domicile, il s’avère faible. Toutefois, le retour vers l’hôpital présente un taux élevé : il est évalué à 36 % dont 19 % vers les urgences.

Adepte d’une stratégie placée sous le sceau du volontarisme, la Caisse Primaire d’Assurance maladie possède avec le programme PRADO d’excellents retours. L’adhésion auprès du public est forte. Quel que soit le volet d’accompagnement.

Précisons que cette offre de suivi à domicile n’est valable que sur une période de six mois suivant l’hospitalisation.

Telle la « Bête du Gévaudan » refaisant surface de manière sporadique au temps jadis dans les lointaines campagnes de la province de France, la psychose autour de la présence avérée du fameux canidé gagne de nouveau le territoire de l’Yonne. Au 02 juillet, deux attaques avaient été perpétrées par le carnivore sur des secteurs géographiques bien définis : en forêt d’Othe et dans le Vézelien. Des zones qui furent déjà visitées par l’animal en 2018 où les éleveurs d’ovins déplorèrent 33 victimes parmi leur cheptel. Pourtant, le préfet de l’Yonne Patrice LATRON avance à pas feutré sur ce délicat dossier à forte connotation réglementaire. Tout en comprenant la détresse des agriculteurs…

AUXERRE : Voilà un délicat dossier qui pèse sur les épaules du représentant de l’Etat. Près d’une année et demie qu’il fait récurrence sur un rythme haché dans le landerneau. Notamment aux confins de notre département à la frontière avec l’Aube ou dans les vallées forestières du Morvan, proches de Vézelay.

Le loup, puisque c’est de lui dont il s’agit rappelle par intermittence la dure réalité vécue par les éleveurs d’ovins. Provoquant des dégâts inéluctables et meurtriers parmi les troupeaux.

Certes, rien de comparable avec ce qu’endurent au quotidien les agriculteurs des Alpes de Haute-Provence. Là-bas, le nombre de malheureuses victimes se compte tels des moutons par une mauvaise nuit d’insomnie, c’est-à-dire à la pelle. Plus de trois mille têtes ont ainsi été versées au plan comptable dans le registre des pertes et profits. Au grand dam de leurs propriétaires.  

Fort heureusement, nous n’en sommes pas encore là dans l’Yonne. Ni en Bourgogne Franche-Comté. Ce qui nous éloigne de manière catégorique des normes réglementaires qui autoriseraient le tir sur le loup par un arrêté préfectoral.

« Il nous est interdit de tuer des loups dans notre région, stipule le préfet de l’Yonne Patrice LATRON qui a pourtant paraphé de sa propre main deux arrêtés officiels en faveur des tir d’effarouchement dans les zones concernées par la présence potentielle de l’animal.   

 

 

Les tirs d’effarouchement éloignent les problèmes…

 

Reconnaissant que ce dispositif ne prête guère à la facilité sur le terrain pour des raisons pratiques et de disponibilité des lieutenants de louvèterie, le préfet reconnaît que « ces tirs ne font que transporter le problème plus loin, même s’il éloigne le prédateur des zones d’élevage… ».

Alors, face à ce nouveau fléau nuisible au bien-être des ovidés qui broutent l’herbe folle de nos campagnes environnantes, que faut-il faire ?

Arborant un air solennel, Patrice LATRON souligne que « la volonté de l’Etat est de proposer tout ce que l’on peut faire pour aider les éleveurs à surmonter cette crise… ».

En 2018, sept attaques sanglantes avaient ravagé les troupeaux de l’Yonne, occasionnant plus d’une trentaine de pertes. Il est difficile, l’année d’après, de savoir s’il y a eu recrudescence ou non de ces méfaits.

Primo, l’année est loin d’être conclue. Secundo, les remontées d’information inhérentes à ces faits similaires n’ont pas encore rendu leur verdict définitif. Une chose est sûre : le féroce mammifère progresse vers le nord et l’est. Notamment les variétés originaires du versant italien des Alpes.

Les relevés statistiques demeurent complexes même si différentes hypothèses sont émises par les organismes ad hoc.

 

 

 

Et trois kilomètres de clôtures supplémentaires financées par l’Etat…

 

Personne n’est dupe : les agriculteurs attendent davantage de l’Etat. La cellule de veille sur les activités du loup, réunie lundi 16 septembre à la préfecture, devait le rappeler après de longues discussions passionnées. Pourtant, les pouvoirs publics agissent en conséquence. Ils ne restent pas les bras ballants face à cette sinécure insidieuse qui perturbe le moral des éleveurs.

« Ce n’est jamais très agréable d’animer ce type de réunion où la détresse humaine transparaît à fleur de peau, lança Patrice LATRON, nous sommes à l’écoute des éleveurs : mais notre action s’effectue en conformité avec les règles. Le financement des clôtures de protection est l’une d’entre elles. En 2018, 8,5 kilomètres de protection ont été budgétés pour les protéger. Nous allons acheter plus de trois kilomètres de clôture supplémentaires cette saison… ».

Les crédits d’urgence concernent aussi les techniques imputables au dispositif du cerclage, l’une des composantes du plan national d’actions contre le loup. Donner des subsides aux éleveurs pour l’acquisition de chiens de race Patou représente une autre piste de réflexion envisageable.   

Quant à l’observation, elle doit permettre la réactivité. Un réseau propre à relayer le maximum de renseignements dans des délais très courts a été approuvé par la cellule spécifique.

« La Direction départementale des Territoires et son directeur Didier ROUSSEL ont investi dans l’achat d’une dizaine de caméras, ajoute le préfet de l’Yonne, celles-ci sont réparties sur les zones de passage de l’animal. Une fois détectée la présence de celui-ci, l’information circule ensuite vers la Chambre d’agriculture qui assure la transmission aux éleveurs sur zone. L’objectif étant de maximiser la surveillance et la protection des troupeaux… ».

Reste enfin le volet de la formation. Elle se déroulera les 25 et 26 septembre dans l’enceinte du groupe scolaire La Brosse à Venoy. La DDT y accueillera vingt-deux volontaires (chasseurs, éleveurs, représentants associatifs…) ayant de l’appétence à connaître davantage l’espèce. Dans la réalité, ce réseau « qualifié » évoluant dans la nature pourra mieux détecter la présence d’un prédateur qui fait office encore aujourd’hui de « grand méchant loup ».

 

Proposée sur une cadence bimestrielle, la formule offre une excellente opportunité pour les entrepreneurs de l’Yonne septentrionale de pouvoir se rencontrer en découvrant à chaque rendez-vous les spécificités des métiers exercés. La trêve estivale se situant derrière nous, la Communauté de communes du Grand-Sénonais convie une trentaine de dirigeants ce mardi 17 septembre à la visite de la filiale française du groupe MATISA, un spécialiste des équipements de pose et renouvellement de voies ferrées…

SENS : Le site industriel de la zone des Sablons recevra dès 8 heures ce mardi matin  une petite délégation d’entrepreneurs et d’institutionnels, invités par la structure communautaire. Une reprise toute en douceur et de bel aloi, après environ trois mois de rupture imputable à la très longue pause estivale.

Mis en place au terme de l’été 2014, les « petits déjeuners d’entreprise » du Grand-Sénonais commémorent leur cinquième année d’existence ce mois-ci.

Compte tenu de l’appétence de ses participants à vouloir découvrir de nouveaux cadres professionnels, le schéma permettant d’entretenir un réseau relationnel efficient n’est pas prêt de s’interrompre visiblement. La demande est toujours forte pour y prendre part, sachant que le nombre de convives est à chaque fois limité pour des soucis logistiques.

D’autant que l’instigatrice de ces contacts privilégiés avec la sphère de l’entrepreneuriat, l’édile de Sens, Marie-Louise FORT, présidente de l’Agglomération, prend plaisir à y participer.

 

 

Des visites couplées à des échanges liés à l’actualité économique…

 

Avantage de ce processus d’échanges directs pour l’élue : tâter le pouls des milieux économiques et anticiper sur leurs divers projets. Les concepteurs de ce module d’expression et d’immersion en entreprise profitent aussi de ces retrouvailles pour y développer des thèmes de réflexion.

A titre d’exemples, le développement de la fibre optique, les aides apportées par BPI, les pistes menant à la formation supérieure ou l’insertion des travailleurs handicapés en entreprise ont représenté autant de sujets de discussion abordés au cours de précédentes rencontres.

En juin, dernier, dans les locaux du centre d’affaires, EUROPOLE, piloté par Thierry HOFFMAN, il fut même question des gens du voyage et la complexité de gérer ce type de dossier en cas de délogement lors d’occupation intempestive de terrains industriels par des caravanes.

On l’aura compris : il n’y aucun tabou sur les sujets d’actualité proposés en marge de la visite d’entreprise accueillante.

Parmi celles-ci, on peut citer CHEVILLON Imprimeur, ABA, TUBAUTO, CHAROT  ou encore FMC. On sait déjà que le calendrier du mois de novembre favorisera la découverte de la société CHEMETAL BASF.

Un article en partenariat avec la Communauté du Grand-Sénonais et la Ville de Sens

 

 

Vitrine ouverte de la dynamique commerciale locale, la foire exposition d’Auxerre possède d’autres atouts non négligeables dans son jeu. Elle s’inscrit chaque année parmi les points de passage prioritaires de la sphère institutionnelle et politique départementale en cette période de rentrée. Y être vu tout en y voyant et appréciant les dernières innovations proposées par les exposants constitue un exercice de communication savamment orchestré dans les travées du parc des expositions. Un moment propice où il est de bon d’échanger et d’observer…

AUXERRE : Un rendez-vous destiné à accueillir les peoples et autres VIP de l’Yonne, la foire d’Auxerre ? Toujours est-il que la traditionnelle cérémonie inaugurale, bien que quelque peu modifiée et raccourcie depuis une paire d’années, répond en tout point à cet objectif.

Intégrer le copieux cortège qui forme l’ossature protocolaire des officiels, devant cheminer durant près de deux heures chaque recoin de l’espace commercial figure depuis belle lurette sur les agendas des personnalités influentes.

C’est une tradition à laquelle nul ne doit déroger sous peine de susciter les commentaires les plus extravaguant des coteries du sérail ! Bien sûr, les contraintes de calendrier justifiant les absences des uns nourrissent le questionnement quelque peu amusé et intrigué des autres ! Ainsi est faite l’existence…et surtout l’humain, toujours avide de sensationnel !

Invités à se rendre sur le parvis du parc des expositions sous un soleil guilleret, les heureux élus de ce tour de chauffe matinal, soit la phase d’ouverture de la manifestation, eurent à cœur de suivre l’encadrement de Centre France Evènements dans ce périple.

 

Les arts de vivre, valeurs sûres de la foire…

 

Avec une première et étonnante halte auprès de l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne, et de leurs chefs, tout auréolés de pareilles retrouvailles dès onze heures du matin. Une gougère dans une main, un petit gobelet fleurant bon l’escargot persillé cuit dans sa sauce au chablis dans l’autre, le prologue de la visite se montrait déjà sous d’excellents auspices pour les suiveurs. Il n’y a pas à dire : il fait bon vivre en Bourgogne, terroir de succulentes traditions.

Puis, tour à tour, les hôtes des lieux, Guy ROS (directeur général de Centre France Evènements Auxerrexpo) et Sébastien FUENTES, son adjoint, expliquèrent dans les grandes lignes les tendances attrayantes de cet évènement, le énième, placé celui-ci sous le chiffre symbolique du 89. Comme 89ème édition. Ou en référence pour les puristes de la géographie au département de l’Yonne. Des discours écoutés studieusement par le parterre de personnalités.

Guy ROS exposa par ailleurs des réflexions pour le moins pertinentes sur le rôle stratégique d’Auxerre dans le registre du tourisme d’affaires (voir article correspondant).

Commença alors la lente déambulation du cortège, allée après allée, sous les commentaires explicatifs du Monsieur Loyal, officiant micro à la main, fidèle au poste depuis dix ans tout pile.

 

 

A la découverte de mythiques personnages de B.D.

 

D’un univers à l’autre, chacun prit le temps de saluer, de discuter et de tâter le pouls des cent cinquante artisans/commerçants à forte connotation icaunaise. Le tracé de ce sinueux parcours offrit une excursion en plein air.

Sur le parvis du parc auxerrois où les forces militaires étaient bigrement représentées. Des chasseurs alpins à l’armée de terre, avec armes et paquetages à la clé. Y aurait-il eu quelques incitations au recrutement avec la bénédiction de l’adjudant-chef Bruno NIRLO ?

Plusieurs élus n’hésitèrent pas à revêtir les tenues et attributs militaires, se remémorant peut-être quelques lointains souvenirs de leur incorporation au sein d’un régiment. Crépitement des flashes : la communication l’emporta haut la main avec ces clichés mémorables !

La visite se termina peu après par l’une des attractions novatrices de cette édition 2019. L’espace consacré aux « Avengers », les célèbres personnages apparus dans les comics américains de l’après-guerre.

Un « Captain America » plus vrai que nature attendait bouclier en main les suiveurs. Avant que ces derniers ne découvrent, plongés dans une relative pénombre, les figurines de « Hulk », « Spiderman » ou « Iron Man ».

Entre les stars, figées mais planétaires du cinéma d’Outre-Atlantique, et les VIP bien vivants de l’Yonne qui terminèrent leur parcours, c’était incontestablement une noria d’étoiles qui symbolisa l’ouverture officielle de cette foire 2019 d’un bon cru…

 

 

La honte. Indicible et odieuse. Celle qui vous colle à la peau à jamais et qui ne s’enlève pas. Même à grands coups de pseudo artifices médiatiques pour tenter de faire passer la pilule. La France devrait avoir honte de la manière dont elle gère et traite ses animaux. Domestiques comme sauvages. L’Hexagone multiplie les poncifs à ce propos, collectionnant une fois encore les titres sans gloire de champion mondial et européen du mauvais traitement animalier.

Souhaitez-vous un exemple ? Un Français sur trois, possesseur d’un animal dit de compagnie, l’abandonne le long des routes dès que l’été fut venu. Placé au fond d’une poubelle, laissé pour compte aux abords d’un parking de grande surface ou ignoré de tous sous la chaleur caniculaire d’une véranda sans nourriture alors que les maîtres se pavanent sur le sable chaud de la plage, le sort de nos amis à quatre pattes est devenu pitoyable dans le pays des Droits de l’Homme !

Pourtant, les campagnes de sensibilisation prolifèrent comme des petits pains chaque année sur les écrans cathodiques de nos postes de télévision. Rien n’y fait. Tous les étés, les services de la Société protectrice des Animaux (SPA) croulent sous la gestion calamiteuse des dossiers de ces nouveaux venus, chats et chiens, qui viennent grossir le nombre de pensionnaires dans des espaces sous-dimensionnés pour recevoir autant de protégés.

Que dire de celles et ceux qui font montre de leur véritable cruauté sur ces animaux qui ne demandent rien à personne et ne sont là que pour endurer et souffrir ! Les aspects sordides des faits divers ont fait étalage de la bêtise humaine, ce prédateur pour les autres et pour lui-même, à maintes reprises cet été.

 

Les atrocités de l’été s’étalent à la une des médias…

 

Des parcs animaliers ont vu certains de leurs enclos saccagés par des irascibles personnages s’en prenant à leurs occupants. Ainsi, un inoffensif rhinocéros en captivité a été tagué par une poignée d’abrutis de la pire espèce une journée qui n’était pas tout à fait ordinaire. Au grand dam des surveillants du zoo, pantois.

Sur un registre similaire, que penser de ces attaques systématiques des animaleries dans les magasins spécialisés. A grand renfort d’images délictueuses et stupides, certains détruisent tout ce qui se présente devant eux, pour leur seul plaisir iconoclaste de faire le buzz sur les réseaux sociaux. Ce qui est devenu la lancinante obstination de toute une frange de la population possédant deux de QI dans le cerveau. Il est tellement facile de s’en prendre à des bestioles innocentes qui n’iront jamais déposer une main courante auprès des forces de l’ordre…

Ne parlons pas de celles et ceux qui s’enorgueillissent de réaliser des cartons en Afrique ou en Asie lors de safaris où les appareils photographiques sont à proscrire, juste au moment de la pose devant le trophée sanguinolent d’un lion ou d’un primate.

Certains, et on ne peut qu’applaudir sans aucune retenue, à force de tout dévoiler de leur vie privée chasseresse à l’extrême se sont même fait virer de leur travail : trop de déshonneur planait au-dessus de l’enseigne qui les employait !

Toutefois, une chasse régulée et parfaitement maîtrisée peut être nécessaire afin de juguler la prolifération d’espèces envahissantes qui occasionnent d’irréversibles dégâts. On pense aux agriculteurs qui n’ont pas besoin de cela. Mais, que cela soit pratiqué dans les règles de l’art de l’esprit cynégétique et non à l’emporte-pièce !

 

L’exutoire vivant de la cruauté enfantine…

 

L’animal n’est donc pas le meilleur ami de l’homme. Il ne représente que son faire-valoir, parfois son exutoire dans sa dérive passionnelle à la destruction et ce plaisir de lui faire du mal.

Offrir de jolis chatons à des gamins turbulents au moment des fêtes de fin d’année n’est pas le cadeau idoine. Les pauvres matous, fragiles et juvéniles, ne peuvent rien contre la maltraitance parfois perverse, infligée par des gosses qui ne connaissent ni leurs limites ni leurs forces. Erreur fatale des parents qui se sont trompés de cadeau, devenu avec le temps trop embarrassant.

Ce sont les mêmes qui, dès la première opportunité venue (bravo l’exemplarité) se délesteront de l’encombrante bestiole en l’abandonnant devant la grille d’un refuge ou pire, au beau milieu d’une forêt en proie à une mort certaine. La honte, vous dis-je jusqu’à la lie.

Championne du monde et d’Europe de l’abandon animalier : un titre peu glorieux que l’Hexagone traîne depuis si longtemps dont on aurait pu se passer…

Thierry BRET

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