Je confine, je déconfine, je reconfine…et ce, jusqu’à l’infini ? Cette comptine obsédante propre à la crise sanitaire accompagne notre quotidien depuis plusieurs mois en France. Sans que pour autant, nous en voyons le bout !

Nos concitoyens appellent néanmoins de leurs vœux les plus sincères un allègement des mesures de protection dès que possible pour se projeter vers l’avant ou plutôt vers l’avent, symbole des festivités de Noël.

Pourtant, les scientifiques sont formels. Aucune alternative autre qu’un vaccin contre la COVID-19 ne permettra d’y mettre un terme et de résoudre définitivement la problématique qui nous préoccupe puisqu’il n’existe aucun protocole thérapeutique efficace à l’heure actuelle.

 

Une aberration dans le pays de PASTEUR ?

 

C’est donc dans une course folle contre la montre et sans précédent que se sont engagés bon nombre de laboratoires de la planète. Multipliant les effets d’annonce à grand renfort d’espérance et de désillusions, ces poids lourds de l’industrie pharmaceutique sont entrés dans une compétition effrénée pour être les premiers à produire ce fameux antidote qui sauverait le monde et ses habitants.

Et surtout de le commercialiser au plus vite car la manne financière dégagée par la vente de ces produits quasi miraculeux n’en serait que plus appréciable et juteuse pour ses auteurs. Qu’ils soient américains, chinois, indiens, russes ou européens.

Oui mais voilà, alors que la plupart des pays du Vieux continent peaufinent depuis plusieurs semaines un plan de vaccination massive destiné à leur population, la France pourrait réagir à contre-pied de cette tendance naturelle, du fait de la réaction hostile d’une large majorité de ses habitants.

Un sondage réalisé le 18 novembre pour les besoins de BFM TV par l’institut ELABE livre une photographie très précise de la situation qui n’est guère surprenante au vu de l’état d’esprit de nos compatriotes.   

Quatre Français sur dix seulement consentiraient à se faire vacciner contre la COVID-19 à l’heure actuelle ! Un chiffre qui laisse pantois dans le pays de Louis PASTEUR, le père de la vaccination antirabique en 1885.

Le Dolois avait d’ailleurs inventé pour la circonstance après cette géniale trouvaille pour lutter contre la rage le terme « vaccin ». C’est-à-dire le principe d’inoculer dans l’organisme des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui combattue par nos anticorps préserve de la maladie mortelle.

 

La défiance grandissante des Français contre les vaccins…

 

Il est donc bien proscrit le temps où les Français faisaient vacciner leur progéniture à tout va dès leur prime jeunesse avec l’injection du BCG sans y trouver à redire. Désormais sur leurs gardes, nos compatriotes se méfient des piqûres avec beaucoup de suspicions.

Notamment la gent féminine qui pour 54 % d’entre elles ne suivraient pas les yeux fermés la future campagne de vaccination anti-coronavirus si elle était déjà programmée dans l’agenda sanitaire du pays.

Ce sont par ailleurs les plus âgés de nos concitoyens qui opteraient volontiers pour recevoir la dose de ce produit dans le sang. Les tranches d’âge inférieures y seraient davantage opposées, pour ne pas dire totalement réfractaires.

Plusieurs explications viennent corroborer ces prises de décision. La première, qui en est la plus évidente, est le manque de discernement sur lesdits vaccins, quels que soient leurs origines géographiques.

Depuis plusieurs jours, les médias s’attardent avec intérêt sur la fiabilité de ces médecines qui pour certaines d’entre elles apparaissent plus qu’aléatoires et superficielles.

C’est par le biais de la surenchère en termes de taux d’efficacité que les laboratoires tentent d’imposer leurs produits aux consommateurs.

94 % de réussite pour PFIZER, 96 % pour la solution médicamenteuse fabriquée en Russie, annonce faite dès le lendemain !

Du côté de la Chine, c’est le silence radio absolu sur ledit taux alors que plus d’un million de chinois ont déjà reçu la dose de ce vaccin supposé salvateur dans le corps. Sans que l’on en sache plus sur sa réelle efficience.

 

Imposer la vaccination ? 60 % des Français n’en veulent pas…

 

La France, avec SANOFI, a choisi une toute autre stratégie. Celle de la prudence (le principe de précaution cher à nos législateurs !) et du temps qui travaille pour soi puisque le vaccin élaboré par la société ne devrait être commercialisé qu’au début de l’été 2021. Une fois, toutes les garanties sanitaires obtenues…

La connaissance des effets secondaires indésirables est l’autre volet majeur de cette méfiance grandissante de nos concitoyens qui ne veulent pas se jeter comme des agneaux de lait dans la gueule du loup sans en vérifier toutes les subtilités au préalable.

On peut citer également parmi les autres motifs de cette suspicion constante : la défiance envers les laboratoires et les milieux de l’industrie pharmaceutique, la stratégie de vaccination (émergence de nombreuses structures associatives anti-vaccins) et l’absence de peur d’attraper la maladie.

Reste la volonté du gouvernement d’imposer ou non cette vaccination à l’ensemble des Français parmi les mesures de protection sanitaire obligatoires.

Sachant qu’aujourd’hui, 60 % de ces derniers y sont farouchement opposés. Ce serait sans doute prendre un sérieux risque électoral à moins de deux ans des échéances présidentielles. Une décision qui ne permettrait pas de piqûre de rappel pour la gouvernance actuelle !

 

Thierry BRET

 

Deux nouveaux roadsters vont être dévoilés aux férus des deux-roues et autres aficionados de la marque allemande ce jeudi 19 novembre au beau milieu de l’après-midi. Il sera possible de vivre cette présentation digitale comme si vous y étiez et de s’émouvoir de cette double initiative déclinée par BMW MOTORRAD !

MUNICH (Allemagne) : Ils seront révélés au monde entier à partir de 16 heures ce jeudi 19 novembre. Depuis l’Allemagne, deux nouveaux modèle de roadsters conçus par l’ingénierie du constructeur d’outre-Rhin vont être présentés dans le moindre détail lors d’un évènementiel retransmis via la magie du numérique.

Pour suivre cet évènementiel à distance, et depuis chez vous, il suffira pour les amateurs de belles cylindrées (et accessoirement de la marque germanique) de se connecter à la page officielle de BMW MOTORRAD sur Facebook mais aussi les chaînes You Tube du constructeur BMW et de sa filiale moto.

La retransmission sera également visible depuis la page LinkedIn de BMW Group.

Alors, ne boudez pas votre plaisir !

 

 

En savoir plus :

 

Présentation officielle de BMW MOTORRAD

Jeudi 19 novembre 2020 à 16 heures

A suivre sur :

https://www.facebook.com/BMWMotorrad

https://www.youtube.com/BMWMotorrad

 

En guise d’étrennes de Noël de la part du chef du gouvernement, il faudra repasser ! La conférence de presse du Premier ministre, jeudi dernier, aura sapé un peu plus le moral des Français. Et sans doute davantage, celui de ces malheureux indépendants de la petite distribution non-alimentaire. Désormais, ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Si tant est qu’ils aient encore des larmes…

Préparez vos mouchoirs, mesdames et messieurs les petits commerçants, vous allez en avoir grandement besoin au vu des sinistres perspectives qui se présentent devant vous !

Peuvent-ils encore croire au miracle, ces sacrifiés de la cause sanitaire, à quelques semaines de la période la plus prolifique à l’explosion de leurs chiffres d’affaires ? Sincèrement, on ne peut qu’en douter…

Rien n’y fait. Ni les vitupérations légitimes de l’ensemble des castes économiques, depuis les organes consulaires, Chambres de Commerce et d’Industrie et Chambres de Métiers et de l’Artisanat jusqu’aux véhémentes protestations des syndicats patronaux (MEDEF, U2P, CPME…) qui s’indignent de cette attitude jusqu’au-boutiste de la gouvernance. Une position stricte qui va expédier des milliers de professionnels vers les abîmes inéluctables du dépôt de bilan et de la faillite.

Tous multiplient aujourd’hui, et à l’unisson, les demandes d’allègement de ces mesures coercitives ; elles qui ne visent que les seuls professionnels de ce commerce dit de proximité et non-essentiel de surcroît.

Quant à la mobilisation des élus locaux qui plaident en faveur de la réouverture de leur pôle d’attractivité, ses effets se réduisent à peau de chagrin, hormis quelques coups médiatiques sporadiques sur les chaînes audiovisuelles en boucle.

 

Un indice « R » en deçà de la référence mais pas de réouverture…

 

Alors que beaucoup espéraient un geste de souplesse, même relatif, du chef du gouvernement lors de sa prise de parole, ce fut une nouvelle fois que désillusion et douche froide au terme de ce discours monocorde, voire trop pédagogique.

Le confinement rempile pour une deuxième quinzaine consécutive sans la moindre modification au programme initial. Malgré le léger frémissement observé au niveau de la propagation virale et un indice « R » équivalent au nombre de reproduction du virus, inférieur à la jauge de référence 1, soit à 0,81 à date...  

Pourtant sensibilisé à la grogne profonde qui secoue tel un cocotier soumis à l’assaut de folles bourrasques tempétueuses toute une frange de la vie entrepreneuriale de l’Hexagone, Jean CASTEX n’aura ni fléchi ni inversé d’un iota sa feuille de route stratégique. Son cap est tracé tel un skipper embarqué à bord d’un catamaran en partance pour le Vendée Globe !

Rien ni personne ne le fera changer d’avis. Pour celles et ceux qui sont impactés au quotidien par ces mesures discriminatoires eu égard à la concurrence menée avec aisance par le commerce en ligne et la grande distribution, il leur est demandé de poursuivre vaille que vaille les sempiternels efforts.

Se serrer la ceinture (attention, il n’y a bientôt plus de crans supplémentaires à ajouter sur la boucle !), attendre que reviennent des jours meilleurs (l’hypothèse de vaccins au premier trimestre 2021 pourrait presque redonner le sourire) et pratiquer avec pugnacité la solution miraculeuse du fameux « click & collect » (encore un anglicisme ridicule dont on se serait volontiers passé) sont les cadeaux du gouvernement dans la hotte du Père Noël !

 

Des aides financières à rembourser aux charges habituelles…

 

Certes, il y a les aides financières de l’Etat. Assorties à celles d’autres collectivités territoriales (Région, EPCI….), elles ont le mérite d’exister et d’apporter une réelle bouffée d’oxygène à tous ces professionnels coincés aux entournures. Du moins pour un court laps de temps.

Toutefois, le remède ressemble plus à une perfusion distillée au goutte à goutte avec ses futures contraintes de remboursement qui se cumuleront aux charges habituelles et aux loyers à payer qu’à la solution miraculeuse dont chacun aurait aimé entendre jeudi dernier dans les propos du Premier ministre.

A savoir l’opportunité de rouvrir son commerce et d’y travailler en toute liberté (cela n’a pas de prix quand on est un professionnel respectueux d’une éthique déontologique). Et de pouvoir exercer son savoir-faire, tout en recevant sa clientèle dans les règles de l’art sanitaire en vigueur à l’heure actuelle.

Mais, de cela, il n’en est rien. La situation évoluera peut-être au 01er décembre ou un peu plus tard aux dires du Premier ministre selon l’évolution de l’épidémie. Il sera sans doute contraint d’infléchir quelque peu sa position rigoureuse avant les fêtes de Noël. S’il ne veut pas endosser jusqu’au terme de son mandat ministériel la vêture sombre et sinistre du Père Fouettard…

Thierry BRET

 

Premier constructeur automobile à s’engager en faveur de l’Accord de Paris, Volkswagen vise à devenir climatiquement neutre d’ici à 2050. Le groupe a l’intention de lancer environ 70 modèles 100 % électriques au cours des dix prochaines années. Une vingtaine de ces modèles sont déjà en production et cinquante autres devraient suivre. Pas moins de soixante modèles hybrides sont également prévus d’ici à 2030 dont plus de la moitié sont déjà en production.

PARIS : Le groupe Volkswagen accélère sa transformation pour devenir une entreprise de mobilité digitale. Comme il en a été décidé lors du Cycle de Planification 69 (Planning Round 69), le constructeur va consacrer environ 73 milliards d’euros à l’électrification, aux motorisations hybrides et à la technologie digitale au cours de ces cinq prochaines années. L’annonce a été faite à l’issue de la réunion du Conseil de Surveillance il y a quelques jours.

Les investissements en immobilisations et en recherche & développement destinés aux technologies d’avenir représenteront 50 % du total des investissements du groupe (150 milliards d’euros) contre 40 % auparavant.

Les investissements dans la transformation numérique doubleront pour atteindre 27 milliards d’euros d’ici à 2025, reflétant ainsi la volonté de l’entreprise d’Outre-Rhin de renforcer ses capacités logicielles. Environ 35 milliards d’euros seront consacrés aux véhicules électriques. Et près de 11 milliards d’euros supplémentaires iront au développement de versions hybrides des modèles existants.

Le Cycle de Planification s’appuie sur une croissance modérée de l’économie mondiale au cours des cinq prochaines années. Une croissance assortie de différences régionales est également prévue dans les différents marchés.

La hausse de 30 % de la productivité et les économies réalisées au niveau administratif permettront de garantir l’aspect financier de la transformation. Le groupe travaille aussi méthodiquement à l’optimisation de son portefeuille de produits.

 

Une enveloppe de 27 milliards d’euros pour la transformation digitale

 

C’est ainsi que les variantes de modèles, les combinaisons moteur-transmission et les fonctions qui sont moins demandées seront progressivement éliminées afin de réduire la complexité et d’améliorer l’efficacité du portefeuille. La planification exclut les joint-ventures chinoises qui ne font pas partie du groupe consolidé et qui financent leurs investissements (usines et produits) à partir de leurs propres ressources.

Compte tenu du rôle crucial que les logiciels joueront dans la réussite future de Volkswagen, les dépenses d’investissement consacrées à la transformation digitale atteindront 27 milliards d’euros, soit le double du montant prévu dans le Cycle de Planification précédent.

 

 

Ce montant inclut les dépenses consacrées à la division « Car.Software », qui a été lancée avec succès en début d’année. L’objectif est de créer une série de logiciels exclusifs qui seront déployés dans le projet Artémis d’Audi à compter de 2024.

La part de l’entreprise consacrée aux logiciels passera de 10 % à 60 %. Une large partie des fonds destinés à la transformation numérique seront, en outre, investis dans les domaines cruciaux que sont l’intelligence artificielle, la conduite autonome et la numérisation des principaux processus opérationnels.

 

Une réorganisation de la production en Allemagne et en Tchéquie…

 

À Salzgitter, Volkswagen va investir environ un milliard d’euros dans la technologie des batteries, un secteur essentiel. En coopération avec son partenaire de joint-venture suédois NORTHVOLT, le groupe va construire une unité de production de cellules qui sera mise en exploitation en 2024 et améliorera la compétitivité de l’Allemagne en tant que bastion industriel.

Un nouveau modèle s’ajoutera à son portefeuille : un nouveau SUV ciblant le marché européen qui sortira de la ligne de production à compter de 2024. Le site produit déjà toute la famille Golf et ses dérivés, le Volkswagen Tiguan et le SEAT Tarraco.

À l’avenir, Volkswagen Véhicules Utilitaires produira l’ID. BUZZ1 100% électrique sur son site de Hanovre, parallèlement à trois modèles SUV 100 % électriques pour d’autres marques du groupe. Le site de Hanovre accélère ainsi la transformation vers la mobilité électrique qui a déjà débuté.
La transformation progresse également à l’usine Volkswagen d’Emden. Les travaux de construction en vue de la transition vers la mobilité électrique sont en cours et le deuxième modèle électrique destiné au site a maintenant été défini.

Outre l’ID.4, le modèle Volkswagen Aero, quatre portes, 100 % électrique devrait y être produit à compter de 2023.

Dans le même temps, la Passat, qui est actuellement assemblée à Emden, sera produite à Bratislava en Slovaquie à compter de 2023 (avec la famille ŠKODA SUPERB) ; ce qui permettra d’exploiter des synergies au sein de la famille de véhicules.

Le déménagement de la production de la SUPERB qui quittera l’usine tchèque de Kvasiny pour rejoindre Bratislava donnera à ŠKODA la capacité nécessaire pour mener à bien son plan de croissance en République tchèque.

 

Entachées par des sautes d’humeur et quelques invectives à la limite de la politesse et du civisme entre leurs deux dirigeants, les relations politiques entre la Turquie et la France se sont refroidies depuis plusieurs mois. Pour autant, les deux pays sont unis par l’alliance de l’OTAN. Ils doivent faire front commun face aux tentations hégémoniques qui pourraient déstabiliser le bassin de la Méditerranée…

TRIBUNE: Retour vers le passé sur le fameux empire Ottoman pour mieux comprendre l’agressivité actuelle du président Recep ERDOGAN. Cet empire débute son histoire dès le XIIIème siècle. Constantinople (Istanbul) en devient sa capitale deux siècles plus tard. Ces nouveaux conquérants s’emparent de la Syrie, de l’Egypte puis sous le règne de Soliman le Magnifique, les côtes d’Arabie, l’Irak et le Maghreb.

En Europe, Belgrade, l’île de Rhodes, Malte et la Hongrie tombent sous le joug Ottoman ! La ville de Vienne, en Autriche, résistera victorieusement à l’invasion. Le XVIIème siècle est marqué par le déclin de cet empire qui perd dans la foulée les possessions des Balkans, du Moyen-Orient et d’Afrique.

En 1821, une série de crises diplomatiques et militaires accélèrent le processus de démantèlement de l’Empire. Une révolte, soutenue par les Russes, éclate en Grèce en faveur de l’indépendance des Hellènes. La même année, la Moldavie, la Serbie et la Valachie (future Roumanie) deviennent autonomes tandis que les Français débarquent en Algérie.

Durant la guerre de 14-18, les Alliés occupent Istanbul et se partagent l’Anatolie. Les Grecs s’emparent alors de Smyrne (Izmir). C’est à partir du XVIème siècle que l’Arménie passe sous contrôle des Ottomans. Serait-ce déjà une guerre de religion ?

N’oublions pas que l’Arménie constitue le berceau du christianisme dès l’an 300 après J.C., son territoire historique s’étend jusqu’aux frontières de l’Europe.

Le 24 avril 1815, la Turquie décide d’en finir avec les Arméniens. On estime le génocide à près de 1,5 million de morts ! Aucun pays d’Europe n’interviendra. Seule l’Allemagne dépêchera des observateurs afin d’étudier la façon dont on organise un génocide ! On connaît hélas la suite…

Stratégiquement, les Turcs vont inclure dans leur conquête le symbole de l’Arménie : le Mont Ararat. Lieu mythique à plus d’un titre pour les Juifs et les Chrétiens : c’est le lieu présumé de l’Arche de Noé. Aujourd’hui, les bergers ont laissé la place aux trafiquants de drogue.

 

Mais qui sont finalement nos alliés naturels ?

 

Cette immersion dans l’histoire est nécessaire. Elle permet de mieux appréhender le sens historique des conflits d’hier, de ceux d’aujourd’hui et peut-être de ceux de demain. Les problèmes syriens, kurdes, en Grèce, en Azerbaïdjan, en Egypte… montrent l’implication passée et actuelle de la Turquie.

On le voit bien, la Russie est un allié historique de l’Arménie et l’Allemagne est plus proche d’une collaboration effective avec les Turcs qu’avec d’autres pays d’Europe, notamment la France. La communauté turque est dominante en Allemagne alors qu’Angela MERKEL inflige en permanence des camouflets au locataire de l’Elysée !

 

 

 

 

Notre Président demande une indépendance militaire européenne : aussitôt c’est le véto systématique de la  part des Allemands. L’Allemagne impose l’OTAN et la collaboration avec les Etats-Unis. Ridicule : à plus ou moins court terme, les USA quitteront l’OTAN. L’Allemagne veut nous imposer les avions militaires américains et écartent les Rafales ! Où sont réellement nos alliés ? Les Américains ? Les Allemands ? Je ne le crois pas !

L’histoire ancienne et présente le démontre ! Au risque de choquer, la Russie semble plus proche de nous et devient un allié efficace, voire incontournable, dans la résolution des conflits au Moyen-Orient.

Une question nous interpelle alors : Recep ERDOGAN est-il devenu nostalgique de la domination ottomane ? Sa stratégie d’agressions permanentes constitue-t-elle un choc de civilisations et au pire, les prémices d’une « guerre de civilisations » ? La civilisation musulmane face à la civilisation « judéo-chrétienne ». Mais, le « Grand Vizir » turc semble avoir oublié qu’il a face à lui une culture « gréco-latino-judéo-chrétienne » ! Dans la foulée, nos dirigeants ont, quant à eux, oublié l’histoire de l’origine des guerres et les fondations de nos alliés naturels !

 

Promouvoir un dialogue apaisé mais pas à n’importe quel prix !

 

Si la joute acrimonieuse entre Paris et Ankara va crescendo, la Turquie constitue une source importante de déstabilisation de la paix dans le monde. L’intervention en Syrie, les forages en Méditerranée, le soutien inconditionnel à la Lybie et au « pays frère » qu’est l’Azerbaïdjan, par tous les moyens dans le conflit avec l’Arménie dans le Haut-Karabakh le prouvent…

Tandis qu’Emmanuel MACRON évoque la responsabilité criminelle du président turc, ce dernier met en doute la santé mentale de notre dirigeant ! Du spectaculaire, certes, dans les mots mais un état de fait triste pour le dirigeant politique.

Le harponnage au laser d’un bâtiment de guerre français en Méditerranée en septembre a même failli entraîner une riposte militaire française…

Dans la foulée, le président turc n’hésite pas à se mêler de la politique intérieure française en matière d’immigration, de gestion du conflit terroriste, voire de notre capacité à vivre libre. Il est vrai que les manipulations du pouvoir montrent son totalitarisme et sa volonté d’afficher la religion musulmane comme la « contrainte » nécessaire à toute législation. Si le père fondateur de la Turquie moderne Atatürk avait fait de l’église-mosquée Sainte-Sophie un musée, ERDOGAN l’a de nouveau consacrée au culte musulman.

Toute cette poudre aux yeux n’est que le non-dit de la place de l’islam en Europe. Cependant, question religieuse mise à part, l’attitude du président turc en Méditerranée pose problème au sein de l’OTAN dont la Turquie constitue l’une des pièces maîtresses avec la deuxième armée en nombre d’hommes.

Peut-on encore rester confiant devant un partenaire qui s’en prend aux alliés d’hier (les Kurdes face à Daech), instrumentalise les menaces d’aujourd’hui et intimide ses propres alliés au sein de l’Alliance ?   

Les marges de manœuvres pour restaurer un dialogue méditerranéen sont faibles face à ces attitudes belliqueuses.

Dans les années 50, on s’écriait : « Who lost China ? ». Aujourd’hui, on peut dire « Who lost Turkey ? » (Qui a perdu la Turquie ?). Depuis quelques années, on réclame des sanctions contre la Turquie mais l’Allemagne les refuse.

Toutefois, les présidents français rejettent l’adhésion de la Turquie dans l’espace européen : trouver des coupables est moins efficace que de trouver les marques d’une diplomatie apaisée !

Promouvoir un dialogue apaisé avec nos voisins turcs, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Fort heureusement, il faut noter quelques signes d’espoirs : la grande majorité des  expatriés turcs vivant sur notre sol respectent la République et refusent d’être amalgamés aux intégristes politiques. Et surtout, il existe en Turquie une opposition à la politique jusqu’au-boutiste de Recep ERDOGAN !  Même si ces derniers sont pourchassés et jugés, il s’agit d’un courant de pensée plus proche « des droits de l’homme » que du « guide du dictateur »…

Face à la volonté de boycotter les produits français, est-il nécessaire de bouder les « kébabs » ? Certes, non !

Jean-Paul ALLOU            

 

 

 

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