Depuis quelques décennies, des groupuscules idéologiques de tout ordre se manifestent par des actions plus ou moins visibles auprès de nos compatriotes. Qu’ils soient à caractère religieux, politique et associatif. Ces groupes, minoritaires, agissent depuis des lustres pour tenter d’entraîner les Français et l’Etat vers les spirales abyssales de la culpabilité. Celle de l’esclavage, de la guerre d’Algérie, de la colonisation, etc.  

TRIBUNE : Cette démarche, théologiquement très judaïque, souhaite faire payer aux vivants les fautes et les crimes des anciens. Or, juger les êtres, morts depuis des années, à la lumière d’aujourd’hui, représente un « crime » de lèse humanité. Juger l’histoire à l’aune de nos connaissances actuelles, c’est un « crime » de lèse culture !

L’homme est prompt à balancer au bûcher les idoles et les héros d’hier. Juste pour se faire croire qu’ils pensent !

Il est de bon ton désormais de faire le buzz à tout moment et permettre à ces artistes en mal de reconnaissance ou de popularité de faire parler d’eux. Les artistes sont des artistes et pas des penseurs !

L’avis de personnalités telles que Muriel Robin, Jean-Marie Bigard, Patrick Sébastien, Pierre Arditi, Omar Sy, et feu Guy Bedos, voire Yves Montand, fervent staliniste, est peu argumenté. Bien sûr : ils ont le droit de s’exprimer sans aucune prétention vertueuse ou digne d’influence !

Ce sont d’excellents et incontournables artistes pour certains qui rayonnent dans leurs domaines de prédilection. Mais, réseaux sociaux oblige, quoi de plus naturel que de vouloir refaire le monde et de « flinguer » au passage tous les dirigeants de la planète !

Il est bon de rappeler aux paranos de la persécution, aux incultes qui bavent sur l’histoire et les hommes et surtout à ceux qui prônent la supériorité ou l’infériorité d’une race, qu’il n’existe qu’une seule race humaine : les 8 milliards d’êtres humains possèdent à 99 % un génome identique !

L’espèce humaine est récente dans l’histoire de la Terre. Nos différences ne s’affichent plus sur les notions erronées de races imaginaires mais sur la couleur de la peau, la situation géographique, la culture…  

« Aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l’intelligence et de la force… écrivait Aimé Césaire.

 

Fier d’être Français ou avoir honte de notre Histoire ?

 

Vouloir déboulonner les statues de Colbert montre les manipulations de celles et ceux qui ne connaissent pas grand-chose à l’histoire de notre pays. Et pourquoi ne pas détruire alors le château de Versailles ! Puisque c’est Louis XIV qui commande la rédaction du fameux « carnet noir » à Colbert ?

Continuons la chasse aux sorcières. Les autodafés en tête : il faut brûler Voltaire pour propos antisémites, détruire les ouvrages de Céline ! Cary Grant, Greta Garbo, John Ford, agents espions de l’OSS (ancêtre de la CIA) pistent leurs amis !

Ainsi Cary Grant apporte des éléments prouvant qu’Errol Flynn est un nazi notoire ! On ne  doit plus voir les films qu’il a tournés ? Chez Walt Disney qui est supposé être un sympathisant nazi et antisémite, il faut tuer Mickey ? Interdire les films avec John Wayne est envisageable ? On jette aussi les disques de Tino Rossi pour les mêmes raisons ? On ne doit plus rouler en Ford, porter un « Numéro 5 de Chanel », ni s’affubler d’un costume Hugo Boss…

 

 

Doit-on jeter les travaux de cet immense entomologiste qu’est Rémi Chauvin ? Quand on a lu ses écrits sur certains insectes, on peut imaginer la reine des fourmis avec une mèche et une petite moustache et les ouvrières, défilés au pas de l’oie !

Que dire des redresseurs de tort, qui après l’arrestation de Mireille Balin, actrice, amante de Tino Rossi qui fut accusée de collaboration avec les occupants dans les années 40 : ils iront même la violer dans sa cellule ?

Alors devons-nous être heureuses et heureux d’être Français ou honteux de l’histoire des anciens ?

 

La condamnation est un boomerang dangereux !

 

Demain, nos enfants nous jugeront. Il n’est pas certains qu’ils seront si indulgents avec leurs pères ! Ne tombons pas dans le piège des accusateurs publics qui nous couvrent de honte et d’opprobre !

Au XIIème siècle brûler un hérétique n’est pas choquant, aujourd’hui ça l’est ! Etudions l’histoire de l’esclavagisme depuis 3 000 ans… Ne soyons pas les acteurs d’une cour de récréation : « ce n’est pas moi qu’ait commencé, c’est l’autre ! ».

Nous n’avons pas à rougir de l’Histoire pas plus que des hommes, héros ou escrocs : des faits qu’il convient de restituer sans laisser de place aux manipulations en tout genre !

La fraternité fait partie de notre constitution ! Pour les étrangers qui veulent s’installer en France, quels signes d’adaptation aux lois de la République doivent-ils montrer ?

Pour l’Etat et les citoyens français, quelle capacité d’accueil fraternel doivent-ils vivre ? A partir des constats d’aujourd’hui, quelles dispositions doit-on prendre pour vivre ensemble, dans la paix et la fraternité ?

Ne soyons pas naïfs ! Mais, de l’effort de chacun dépend notre avenir commun ! Le Général de Gaulle avait raison : les Français sont des chrétiens dans un pays laïc. Accepter la différence de pensée et permettre à chacun d’exprimer ses idées : c’est aussi un vœu de la Révolution française !

« Il n'y a pas de race dans la police, pas plus que de « racisés » ou d'oppresseurs racistes. Il y a des fonctionnaires qui s'engagent pour la liberté, l'égalité et la fraternité et cela au quotidien.. ». Mail du préfet Didier Lallement, aux policiers le 02 juin 2020.

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

 

Présidentiable. C’est le qualificatif prioritaire qui est venu à l’esprit de beaucoup d’observateurs après que le Premier ministre ait quitté prestement Matignon ce vendredi après-midi. Un départ dont la mise en scène a été soigneusement préparée de longue date, en vérité.

Les rumeurs de remaniement allaient bon train depuis plusieurs mois. En toile de fond, il y avait le maintien ou non du chef du gouvernement à son poste. Partira ou ne partira pas ?

Le désaveu de la politique gouvernementale sanctionnée lors des récentes municipales du 28 juin aura eu pour conséquence de précipiter le mouvement.

Après trois années vécues dans ses habits de chef de gouvernement et une parfaite stabilité dans les sondages, le quasi inconnu Premier ministre des débuts quitte une fonction qui lui aura apportée la consécration.

Avec une cote de popularité somme toute incroyable : 57 % de nos concitoyens souhaitaient encore son maintien à Matignon au lendemain du dernier scrutin. Du jamais vu, sous la Vème République !

Populaire, reconnu pour la qualité de son travail et plébiscité par les électeurs de sa ville de prédilection, Le Havre avec 58 % de résultats positifs, ce serviteur de la France s’efface du haut du pavé étatique avec les honneurs. Par la grande porte, s’il vous plaît !

Pourtant, la partie était loin d’être gagnée d’avance pour ce fidèle d’entre les fidèles d’Alain JUPPE. Propulsé sous le feu nourri des projecteurs bien malgré lui, il lui faudra se faire un nom et un prénom au cours de trois années de besogne sous l’ère jupitérienne.

Sur un plan stratégique, il faut bien reconnaître que le pensionnaire de l’Elysée a eu du flair lorsqu’il a fallu abattre cette carte maîtresse sur la table de jeu de la gouvernance avec une telle nomination.

Non seulement, Edouard PHILIPPE ne figurait dans aucune caste connue possédant des casseroles pour non-intégrité ; d’autre part, sa désignation permit de pratiquer l’art et la manière de réaliser le parfait consensus. Tant, parmi les forces de gauche comme celles de droite de notre échiquier politique, par ailleurs.

Bref, Edouard PHILIPPE aura incarné l’homme providence pour Emmanuel MACRON qui n’a eu de cesse d’utiliser son Premier ministre à bon escient comme un joker de luxe, dans bien des dossiers qui ont parfois secoué la République.

Alors, certains peuvent s’émouvoir aujourd’hui que l’aventure prenne fin avec ce départ peut-être un peu trop rapide ou se réjouissent de voir partir l’homme à la barbe poivre et sel, il n’empêche que le tandem aura plutôt bien fonctionné durant cette première partie de quinquennat.

 

Avoir fait le job dans l’intérêt de la France…

 

Privilégiant l’écoute et le dialogue sans se départir d’une certaine fermeté, Edouard PHILIPPE a su jouer de sa finesse diplomatique et d’une empathie naturelle envers autrui pour désamorcer quelques situations fort complexes pour l’Elysée en ces périodes troubles.

Même s’il restera à jamais l’homme ayant bouleversé la donne sur les routes de France à cause de la généralisation des 80 km/h sur les nationales et départementales, même s’il a envoyé des centaines de milliers de Gilets jaunes revendiquer tous les samedis de 2019 aux abords des ronds-points, le nouveau maire du Havre représente celui par qui la gestion de la crise sanitaire sans précédent que nous ayons vécue a été menée à son terme.

Quoique peuvent en penser ses opposants politiques, le locataire de Matignon a tenu la maison France avec un réel panache à bout de bras, malgré d’inévitables erreurs optionnelles propres à la bureaucratie et à l’administration.

Fort de cela, Edouard PHILIPPE ne part pas de Paris pour rejoindre son cher département de Seine-Maritime avec l’impression d’un goût d’inachevé.

Certains diront de lui qu’il a fait le job. De la meilleure manière qui lui soit permis. D’autres retiendront ses errements parfois nébuleux sur des dossiers bien moins maîtrisés.

Il y aura toujours le pour et son contraire dans le jugement de l’œuvre accomplie !

Ainsi est le monde d’aujourd’hui qui faire redescendre de son piédestal ce qu’il a encensé la veille !

Rallié à la cause d’Emmanuel MACRON en ayant conservé ses prérogatives politiques à droite, notamment parmi Les Républicains, le maire du Havre peut désormais nourrir à 49 ans d’autres ambitions. Sans doute au niveau de l’Hexagone, même s’il est disert sur le sujet aujourd’hui. Logique, un droit de réserve lui a peut-être été recommandé du moins pour un temps pour ne pas perturber le travail de son successeur, le sarkozyste Jean CASTEX.

Indéniablement, le natif de Rouen représente pour de nombreux observateurs l’une des réelles chances de succès des Républicains à la présidentielle de 2022. S’il lui venait l’idée de candidater à cette échéance suprême.

Une hypothèse qui n’a rien de saugrenue dans la sphère politique actuelle où les partenaires d’hier peuvent devenir les opposants de demain…

Thierry BRET

   

L’Hexagone se parera-t-il de la couleur verte au soir du second tour de ce scrutin municipal ? Loin d’être palpitante, la campagne 2020 figurera à jamais dans le livre des records du fait de son interminable longueur organisationnelle à la sauce des « Feux de l’Amour ». Toutefois, elle possède deux enjeux de taille pour les observateurs de la chose politique. Ce qui lui confère, il est vrai, un intérêt très particulier dans son appréciation finale.

D’une part, il existe pour ces exégètes de l’analyse et du commentaire avisés ce besoin viscéral de connaître le nombre d’abstentionnistes, la clé de voûte inéluctable de ce vote, qui feront de cette élection l’une des moins populaires et suivies de la Vème République.

D’autre part, alors que le phénomène, indéniable, s’est amplifié à très grande vitesse depuis les Européennes de 2019, il s’agira pour eux de mieux cerner et comprendre les origines de cette très nette poussée écologiste qui progresse à travers le pays.

Comme la pratiquait Monsieur Jourdain sans même le savoir dans son for intérieur au sujet de la prose, nos concitoyens sont tous devenus au fil de ces années antérieures des écologistes pur jus qui s’ignorent. Nonobstant, la minorité de sempiternels réfractaires à tout et à son contraire !

 

La France du quotidien verdit : c’est désormais une évidence…

 

L’écologie n’est plus un vain mot obscur, saupoudré d’illusions utopiques, voire totalement farfelues parmi les promesses de campagne de bon nombre de candidats. Certains de tout bord et de tout poil n’hésitent plus à repeindre leur tableau parfois angélique de propositions alléchantes d’un chatoyant coloris à la verte espérance.   

Il est désormais révolu le temps des prêches que beaucoup qualifiaient de parfaitement saugrenu du candidat écolo René DUMONT.

Il tentait vaille que vaille sur le tube cathodique de nos téléviseurs en 1974 de faire prendre conscience à nos concitoyens ignares des risques que la planète encourait déjà après la première crise pétrolière !

Le visage caché derrière de grosses lunettes d’écaille, ce personnage visionnaire mais au franc-parler arborait alors un pull-over d’un rouge écarlate pendant la campagne présidentielle. Un code vestimentaire distinctif qui lui permit de sortir l’écologie et la protection environnementale du néant dans lesquelles elles se trouvaient alors à cette époque. Même si ces notions en faisaient sourire et rire plus d’un !

Quatre décennies plus tard, force est de constater que René DUMONT n’avait pas tout à fait tort de nous alerter avec ses mots à lui sur les futurs maux de la planète. Même s’il n’obtint qu’un pourcentage insignifiant de suffrages…

De gauche comme à droite, en passant par le centre, sans omettre les extrêmes : l’intelligentsia politique y va dorénavant de son couplet environnemental à grandes doses d’arguments salvateurs qui pour la plupart tiennent résolument la route.

Entre-temps, la Terre a dû affronter une série de malaises sans précédent : le réchauffement climatique, le dérèglement de la météo, la fonte des glaces polaires et des glaciers, la multiplication des catastrophes naturelles en tout genre, la crise de l’eau et de la faim, la déforestation et la disparition de la biodiversité, sans oublier ces fameux trous dans la couche d’ozone. Du pur George ORWELL dans le texte à la simple lecture de cet énoncé qui n’est guère réjouissant pour notre avenir.

 

Chasser le naturel, il revient au galop !

 

Les faits s’apparentent déjà comme avérés par les premiers retours analytiques des sociologues. La crise sanitaire que les Français ont dû subir ces trois derniers mois renforce leur désir de vivre autrement à la campagne, d’accroître leur potentiel de nature au fond de l’assiette et dans leur mode de transport, de ne plus bouger de chez eux même pour y exercer leur travail…

Preuves manifestes que les paradigmes bougent et évoluent malgré tout : le nouveau monde réclame du vert à outrance non plus en le saupoudrant de décisions parfois arbitraires çà et là mais en l’incorporant de plein gré dans le tréfonds de son existence.

Aujourd’hui, et au seul plan politique, alors que certains bastions historiques de la gauche et de la droite pourraient tomber dimanche soir dans l’escarcelle des mouvements écologistes toutes obédiences confondues (Strasbourg, Lyon, Orléans, Montpellier, Annecy, Lille, etc.), un front républicain, une première, s’est constitué au cas par cas de manière locale entre forces du Parti socialiste et Les Républicains pour barrer la route d’un probable succès aux candidats verts !

Un front républicain qui, il n’y a pas si longtemps encore, était uniquement réservé pour faire chuter les candidats du Rassemblement national de leur piédestal dès le lendemain d’un premier tour victorieux.

Etranges alliances que celles-ci, entre vigoureux opposants d’hier qui deviennent amis de circonstance aujourd’hui le temps d’une élection pour demain alors que tous se revendiquent à géométrie variable des principes vertueux de l’écologie !

Chasser le naturel, il revient au galop comme le précise l’adage : décidément, c’est sûr, l’homme reste égal à lui-même dans son mode de fonctionnement, avant ou après la crise de la COVID-19 !  

 

Thierry BRET

 

Alors que l’univers footballistique peine à sortir la tête hors de l’eau après la délicate période de confinement, l’une des fédérations nationale européennes qui aurait dû briller à l’Euro 2020 a reçu une nouvelle lui donnant un peu de baume au cœur. Le soutien inconditionnel de l’un de ses sponsors pour la prochaine saison qui s’amorce…

BRUXELLES (Belgique): Chez nos voisins belges, le football même s’il n’a pas encore repris ses droits sur la pelouse du fait de la présence persistante du coronavirus, reste dans tous les esprits. Y compris ceux de ses sponsors !

Ainsi, ce 23 juin, la fédération nationale s’est vue confirmer l’engagement de huit années effectives d’un partenariat mené par l’un des fleurons de l’automobile, BMW.  

Le constructeur allemand via sa filiale belge et luxembourgeoise (BMW Group Belux) a choisi de poursuivre ce soutien de quatre années supplémentaires tout en étendant ce partenariat à l’équipe féminine. Cette dernière participera aux éliminatoires de la Coupe d’Europe 2022 et à ceux de la Coupe du Monde 2023.

L’enseigne automobile apporte sa contribution aux équipes nationales du royaume depuis 2012. Cette année-là, les Diables Rouges n’occupaient qu’une modeste 41ème place au classement FIFA. Depuis, ils trustent la première position du classement mondial depuis 92 semaines !

 

La Convention citoyenne pour le climat vient de remettre le résultat de ses travaux au gouvernement. Après une longue période de tergiversations et d’analyses en tout genre dans le seul but d’élaborer une feuille de route ayant de la prestance.

C’est sûr : après une lecture succincte et en diagonale des 150 propositions retenues par cette commission « Théodule » (une de plus comme le dirait le Général !), il y a matière à réflexion. Et surtout à critiques !

Pour autant, depuis quarante-huit heures, il serait utopique de croire que ce gros pavé dans la mare fait l’unanimité parmi les sphères bien-pensantes de la société française. Les défenseurs de l’environnement n’y trouvent pas leur compte. Les syndicats patronaux poussent déjà des cris d’orfraies rien qu’à l’idée qu’il serait nécessaire de ramener le temps de travail de 35 heures à 28 heures : le contexte économique actuel inhérent à l’épidémie de coronavirus tenterait à démontrer tout l’inverse pour que la relance de notre territoire soit enfin positive.

Quant aux aficionados de belles et grosses cylindrées, ils vitupèrent avec véhémence contre cette proposition de limiter la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes ! Une fois de plus, les automobilistes considérés comme les vaches à lait préférées des pouvoirs publics se situeraient en ligne de mire pour l’aspect répréhensif du système.

En outre, quelle légitimité à accorder à cet organe qui n’est représentatif que par la formule d’un simple tirage au sort ?

D’ailleurs, il serait judicieux de connaître le pédigrée de chacune de ces personnes ayant étant désigné par le plus pur des hasards ! Même si l’idée participative se pare de bonnes intentions dans l’absolu, on voit mal comment les Françaises et les Français ne pourraient pas s’interroger sur le fondement de ce procédé. Certes, il leur restera en bout de course l’hypothétique moyen du référendum pour faire connaître leur avis. Si tant est qu’il ait lieu !

 

Un catalogue fourre-tout faisant office de compilation de vielles idées…

 

A propos de l’exercice référendaire, plutôt rare dans la pratique de notre démocratie ce qui est regrettable tant les questions cruciales se présentant à nous sont cruciales, on ne voit pas comment l’Etat pourrait l’articuler autour de ce maelström d’informations si denses et hétéroclites.

Devra-t-on répondre à une ou à plusieurs questions si ce référendum voyait le jour à l’issue de cette consultation citoyenne plutôt arbitraire ?

Combien d’entre nous ont-ils été approchés pour intégrer cette Convention citoyenne pour le climat ? Bien évidemment, aucun !

Dans le prolongement des « Grands débats » qu’avaient initiés le président de la République Emmanuel MACRON au printemps 2019, une idée novatrice plutôt plaisante pour l’exercice de la démocratie et de la communication retrouvée, n’aurait-il pas fallu poursuivre en ce sens en créant dès l’automne cette Convention citoyenne à l’échelle d’un territoire régional, voire d’un département pour que personne ne sente lésée en bout de course ?

Alors que bon nombre de nos compatriotes tirent à boulet rouge sur le système jacobin très envahissant de notre pouvoir central, il aurait été judicieux de surcroît de ramener ces propositions de dialogue en les délocalisant en province.

Ce rapport ne serait en fait qu’un catalogue fourre-tout de vielles idées qui traînent dans les alcôves idéologiques depuis fort longtemps. La réduction du temps de travail de 35 heures à 28 heures est purement utopiste ! Au moment où la France doit impérativement produire davantage et remettre ses troupes en ordre de marche dans la bataille de l’emploi et de l’économie pour sortir la tête hors de l’eau. L’idée est plutôt très inattendue dans un tel rapport officiel !

Quant à l’autre mesure phare qui fait déjà la une de l’ensemble des médias par ses aspects critiques (la limitation de la vitesse sur les autoroutes alors que le secteur de l’automobile est à l’agonie au niveau de ses ventes), on peut subodorer que la majorité de nos concitoyens ne se reconnait derrière une telle suggestion !

 

Alors, rapport de citoyens ou exigence d’experts ?

 

Telle est la grande interrogation qui pèse au-dessus de nos têtes après le premier jet de ce rapport ambigu.

De l’avis de nombreux observateurs, les citoyens qui se sont prêtés à ce jeu ont dû accepter que les règles changent en cours de route afin de laisser la place à des technocrates plus qualifié qui ont assuré l’essentiel : faire passer leurs envies et leurs exigences en des actes gravés dans le marbre !

Reste enfin le point névralgique de tout ce bel édifice qui est évoqué nulle part : son financement !

Car adopter 150 propositions fussent-elles issues de vingt années de réflexions pseudo-citoyennes suppose un coût. Avec un plan budgétaire détaillé à la clé.

Sans doute, faudra-t-il s’armer encore un peu de patience pour en savoir plus sur les chiffres exacts à mettre en face de chaque suggestion. Avec pourquoi pas, la création d’une nouvelle commission ?!  

Mais, pour l’heure, c’est incontestable : la montagne citoyenne a accouché d’une souris ; pendant ce temps-là, la problématique du climat demeure…

Thierry BRET

 

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