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« Morts pour la France » ! Devançant de quelques heures la cérémonie permettant aux dépouilles du résistant communiste, Missak MANOUCHIAN et de son épouse Mélinée, d’entrer au Panthéon avec les honneurs élyséens, le troubadour et barde icaunais Gérard-André salua en chanson ce geste ô combien symbolique de la France, expliquant et interprétant le fameux texte signé de la plume de Louis ARAGON aux Auxerrois. Une animation accueillie au pied de la statue de la poétesse, Marie NOEL, dont ARAGON publia un de ses poèmes dans « Les Lettres Françaises »…

 

AUXERRE : Une voix rauque, rocailleuse que l’on entend distinctement à quelques rues de là. Les effets vibratoires de la sonorisation qui amplifient le timbre de voix du plus anarchiste des compositeurs-interprètes, recensés sur notre territoire. Aussi rouge dans ses idées que sa célèbre parure de scène, même si là, elle est improvisée dans la rue, non loin du parvis de l’Hôtel de ville et au pied de la statue d’une Marie NOEL qui fut rebelle, elle aussi en son temps !

Un vent tourbillonnant et glacial à ne pas mettre un chanteur dehors. Aujourd’hui, point de guitare acoustique en guise d’accompagnement. Seul un micro en main, la tenue de scène obligatoire – son aspect rouge et noir servi pour les grandes causes – sa tessiture et sa présence physique qui vire à l’émotionnel.

En ce jour d’accession au Panthéon et à la gloire éternelle de Missak MANOUCHIAN et de son épouse Mélinée – mais aussi en souvenir des vingt-deux de leurs camarades, majoritairement communistes qui furent froidement exécutés il y a quatre-vingts ans de cela au Mont-Valérien -, Gérard-André a décidé de leur rendre hommage. A sa manière. En conteur, puisqu’il va expliquer à qui veut l’entendre – malheureusement devant bien peu de personnes et quasiment aucun représentant de la presse si ce n’est votre serviteur – ce qu’est cette chanson ayant été inspirée par ce drame et cette célèbre affiche rouge qui fut placardée par les Allemands dans tout Paris.

 

 

D’ailleurs, l’interprète brandit un fac-similé de cette fameuse publication où apparaissent les visages, identifiés par leurs noms, des vingt-trois sacrifiés, « morts pour la France ». Toujours fin et subtil dans ses explications, notre saltimbanque, artiste généreux et au grand cœur de « La Closerie », aura taclé avec jubilation les propos annoncés par le matin même sur les ondes de France Inter, où il était question de cette chanson « L’Affiche Rouge », écrite par…Léo FERRE ! N’en déplaise à ce grand poète (et anarchiste) de la chanson hexagonale, Léo aura mis en musique – ce qui n’est pas rien, par ailleurs – le texte à l’estampille de Louis ARAGON. Un texte qui fut distribué par la muse du chanteur, la plus Belge de nos artistes de l’Yonne, Andrée !

Celles et ceux des badauds qui le souhaitaient pouvaient inscrire, au feutre noir – toujours la symbolique des couleurs – sur un calicot quelques mots, dont « morts pour la France »…

 

Thierry BRET

 


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Bon, c’est sûr : la nouvelle, annoncée via un communiqué de presse officiel réalisé par la Ville d’Auxerre et Le Silex, organisateur du fameux rendez-vous estival, n’est pas bonne du tout pour la sphère culturelle et ses retombées. Nonobstant ses 52 000 spectateurs, accueillis en trois jours en juin dernier, la manifestation de la scène rock underground et musique du monde ne bénéficiera donc pas de son édition annuelle en 2024. Un rideau définitif qui est tombé pour des raisons économiques et la récurrente proximité des Jeux de Paris, en matière de sécurité…

 

AUXERRE: C’est déjà le clap de fin pour l’édition 2024 du fameux CATALPA Festival ! Un évènementiel mort-né dans l’œuf avant même d’avoir existé. Malgré les records d’affluence obtenus la saison dernière – une jauge de plus de 52 000 spectateurs enregistrés durant les trois jours qu’aura duré cette animation accueillie en juin au Parc de l’Arbre Sec -, les organisateurs ont décidé d’un commun accord – sans doute une décision qui ne fut pas aussi simple à trancher – de faire un break et de positionner l’un des moments forts de la saison estivale auxerroise sur la case stop.

Du moins pour une année avant de reprendre l’exercice, sous une toute autre formule. On imagine déjà la stupéfaction chez les festivaliers qui ne s’attendaient pas à une telle désillusion, celle de ne pas vivre un week-end de juin culturel sympa et musical aux abords de l’Yonne…

 

Une pause salvatrice pour faire retomber le soufflé

 

La Ville d’Auxerre et Le Silex, à l’origine du CATALPA Festival, via son association Service Compris – elle bénéficie d’une délégation de service public lui permettant de gérer cet évènement -, expliquent les raisons de ce report d’une année en toute vérité. Et cette fois-ci, cela n’est pas imputable à une quelconque crise sanitaire !

Manifestation gratuite, ayant déjà vécue douze éditions auparavant, le CATALPA Festival nécessite un budget global de plus de 400 000 euros. La Ville d’Auxerre en est le principal financeur, à travers une subvention de 160 000 euros.

Quant à l’Agglomération de l’Auxerrois, elle injecte une enveloppe de 50 000 euros dans le concept. Des coups de pouce de la part des deux collectivités qui ont singulièrement augmenté en 2023 : 210 000 euros contre 180 000 euros lors de l’édition 2019.

Il ne faut donc pas être un chantre de l’arithmétique pour comprendre que d’année en année les budgets de la manifestation artistique s’envolent, alors qu’il n’y a aucune recette à mettre en face, obtenue de la part du public. Pire : l’édition 2023 se situe même dans le rouge, avec un déficit de 45 000 euros ! Devant cet effet de surchauffe, et par les temps qui courent, il était nécessaire pour le team organisationnel de débrancher les compteurs et laisser reposer le soufflé. Le temps peut-être, salvateur, de trouver un modèle économique moins gourmand et plus compatible à la conjoncture inflationniste du moment ?

Quant aux raisons de cette hausse exponentielle des budgets, elles sont mentionnées par le document, adressé aux médias du département. En premier lieu, il y a les contrats de production des artistes en très forte hausse. Car, eux, ils ne se jouent pas gratuitement et c’est bien légitime !

En sus, notons aussi les frais générés par la hausse de l’énergie – cela se retrouve décidément partout ! -, et les coûts techniques très importants, depuis le redémarrage de l’évènement après la période COVID.

 

Vers l’élaboration d’un nouveau modèle économique

 

Mais, le contexte évènementiel est loin d’être fameux en cette année olympique en France. Certes, les Jeux d’été ne s’organisent qu’une fois par siècle dans l’Hexagone, mais là aussi les perspectives ne sont guère optimistes, côté logistique et surtout sécuritaire. Le gouvernement, très (trop) précautionneux, a interdit l’organisation de concerts de musiques actuelles dans le pays entre le 18 juillet et le 11 août. Logique, il s’agit de mobiliser l’ensemble des forces de l’ordre vers Paris et l’Ile-de-France du fait de l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques dans la capitale. Au détriment, c’est dommage des manifestations concoctées en province dans le même laps de temps…

D’où un risque de déclassement artistique du CATALPA Festival auxerrois, obligé sans doute de réunir des artistes de moindre notoriété et de voir ses coûts de production augmentés à la vitesse optimale. Conséquence : l’association Service Compris et la Ville d’Auxerre, prudentes, ont décidé de ne pas subir une augmentation inexorable du déficit, remettant de facto le principe de gratuité de la manifestation.

Une gratuité qui est d’ailleurs remise en cause dans bon nombre de manifestations accueillies aujourd’hui en France quand elles l’étaient. Le CATALPA Festival ne déroge donc pas à la règle de cette poussée inflationniste inévitable, se devant de réfléchir à l’élaboration d’un nouveau modèle économique plus pérenne et…excédentaire.

Les organisateurs prévoient un retour de la manifestation culturelle à l’été 2025. Oui, sans doute, mais sous quelle forme ? On ne sait que peu de choses à date. Si ce n’est qu’un travail de concertation devrait rapidement s’engager avec les partenaires institutionnels et privés du CATALPA ainsi que le public (qui et comment ?) pour échafauder la nouvelle construction de cet édifice. Seule chose promise par les organisateurs : la conservation de la gratuité qui fait le sel de ce rendez-vous estival de masse, populaire et festif. Une gratuité, certes, mais pour combien de temps dans un contexte économique qui réclame chaque jour davantage d’argent…

 

Thierry BRET

 

 


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On ne change pas une formule gagnante, dit la maxime ! Un credo qui s’applique même dans le domaine artistique. La preuve nous en est donnée à l’Espace culturel de Gurgy. Jusqu’au 25 février, une douzaine d’artistes y ont déposé leurs œuvres sur des cimaises, entre réalisme et onirisme, tendresse et rêverie, esthétisme et beauté. Les « 4’ Arts », fameuse association auxerroise, démontre à tous ses admirateurs que la chose culturelle peut se décliner sous de multiples formes…avec réussite !

 

GURGY : Certes, les férus de l’art pictural sont en nombre comme à l’accoutumée ! Il y a des spécialistes de l’aquarelle. De l’acrylique, aussi. Des adeptes des pastels. Ceux qui ne dérogeront jamais à la sacro-sainte règle de ne travailler les toiles en les noircissant du fruit de leur inspiration qu’à partir de la peinture à l’huile ! Une sacrée palette d’artistes du sérail. Dont certaines et certains se sont fait déjà une belle notoriété dans le landerneau.

Michel VERAY, Marie-Françoise DURNERIN, Sylvie PINON, Annie BASSET ou encore, entre autres, Didier BOISSEAUX. Déjà connus et reconnus par leurs pairs ! Mais, ils ne sont pas les seuls. Tous possèdent ce dénominateur commun d’être des fidèles parmi les fidèles, membres de cette belle association locale, les « 4’Arts ».

Les quatre arts. Le beau patronyme, que voilà ! On se croirait presque à la célébration des jeunes diplômés ingénieurs de la fameuse école de Cluny, l’école nationale supérieure des Arts et Métiers, les « Gadz’ Arts » ! Mais, là, s’arrête la comparaison ! Même si nos valeureux adhérents de la structure associative auxerroise en connaissent un rayon sur la mise en avant de la pratique artistique à l’imaginaire fécond.

Les quatre arts ? Oui, bien sûr, il y a la peinture. Mais, aussi dans la déclinaison présente jusqu’au 25 février à l’Espace culturel, cher à Jean-Luc LIVERNEAUX, édile du cru et fervent supporter des milieux artistiques, la photographie, la sculpture et la mosaïque.

 

 

 

Le bonheur jubilatoire de douze artistes au meilleur de leur forme

 

C’est précisément l’univers de Marc SEBERT que les visiteurs retrouveront durant cette immersion dans le monde si particulier et poétique de la mosaïque. La photographe proposant son travail n’est autre que Liliane PECHENOT. Une « vieille » connaissance dont nous suivons toujours les travaux et l’actualité avec grand intérêt, tant la jeune femme fait parler son talent au détour de ses clichés, finement ciselés. Quant à la sculptrice, Valérie FAGEOT, elle a quitté le milieu de la presse où elle exerçait jadis ses inspirations professionnelles pour ne se consacrer uniquement à celles de l’art et au travail du bronze. Elles dévoilent des œuvres aux lignes épurées tout en joliesse.

Entre le figuratif ou le semi-abstrait, des voyages au flanc de montagne ou sur les canaux de la Cité des Doges, la belle Sérénissime (Venise), des natures mortes presque plus vivantes que la réalité et des marines par temps de grand vent : on se laisse bercer de douces visions du bonheur de voir ces douze artistes en pleine maîtrise de leurs capacités. Un clin d’œil jubilatoire à Sabine CHAPRON et à ses acryliques non dénuées de truculents personnages emplis d’humour.

Que Jean-Luc LIVERNEAUX se rassure : la saison culturelle à Gurgy est déjà sur de bons rails !

Exposition Les 4’Arts à l’Espace culturel de Gurgy

Jusqu’au 25 février 2024

Les mercredis, samedis et dimanches de 14h à 18 h.

 

Thierry BRET

 

 


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On le sait, l’artiste possède un cœur gros comme ça ! N’hésitant jamais à consacrer beaucoup de son énergie et de son talent sur scène, exhumant de nos mémoires ces ritournelles populaires qui ont fait la France de la chanson. Beaucoup de son temps, aussi, lorsqu’il s’agit de discuter ou prendre la pose, après le récital, avec son public d’aficionados. Ambassadrice de charme et de tête de notre territoire, Christelle LOURY a une fois de plus émerveillé le public du théâtre d’Auxerre lors d’un concert à vocation caritative au profit des œuvres sociales du KIWANIS Club d’Auxerre…

 

AUXERRE : Lumineuse, Christelle LOURY ! Dans le halo des projecteurs, sa gestuelle enrichie des paillettes de sa robe sombre virevolte comme un papillon gracile, un soir d’été. Et puis, il y a la voix. Sa voix. Cette voix ! Elle peut interpréter avec décontraction et aisance les plus beaux titres du catalogue hexagonal.

« Que reste-t-il de nos amours ? » de l’éternel Fou chantant, Charles TRENET. « Avec le temps », emprunté au répertoire du plus anarchiste des interprètes français, Léo FERRE. Mais, aussi, « Ne me quitte pas » de l’indémodable Jacques BREL ou encore « La Javanaise », qui inspira tant Serge GAINSBOURG et Juliette GRECO ! Mais, le registre de prédilection de la dame, toute vêtue de noir, c’est naturellement…Edith PIAF !

La môme de l’Yonne parsème son tour de chant, accompagnée par le virtuose instrumentiste au piano, Christophe KOTSIRAS, de morceaux populaires de la muse de Marcel CERDAN. « Paris », « La vie en rose », « Sous le ciel de Paris » ou « Padam » : des airs ultra entendus, dont on connaît la moindre note et le plus délicat des mots, que le public pourrait chanter, a capella, sans la moindre peine.

Un public, venu en nombre, plus de 500 personnes, confortablement installés dans la grande salle du théâtre auxerrois…

 

Un soutien aux enfants d’Ukraine par voie canine…

 

Une scène mise à disposition de manière gracieuse par la municipalité à la structure organisatrice de la soirée : le club service local, le KIWANIS Auxerre. Principe d’un club service en règle générale comme son patronyme l’indique : rayonner autour de lui et faire du bien, en pratiquant l’altruisme et la solidarité à tous les étages. En faveur des personnes âgées et atteintes d’un handicap, mais pas que. Il y a les malades, celles et ceux qui subissent le décrochage social, ou toute autre forme de fragilité. Au KIWANIS, l’un des trois clubs service international les plus réputés, le credo est précisément de « servir les enfants du monde ». Dieu sait qu’il y a du travail !

Présidente de l’association, Lucile BEAULIEU pose le décor, avant que ne débute le concert tant attendu. Cette année, les fonds levés auprès des nombreux partenaires et les bénéfices des évènements de l’année convergeront vers le SDIS 89 et à l’Union départementale des sapeurs-pompiers de l’Yonne. Grâce à une opération humanitaire (et canine !) destinée à l’Ukraine !

« Six chiens ont été sauvés de la maltraitance ou de l’abandon, explique l’oratrice, ils ont été formés par un maître-chien agréé et référencé au SDIS au sauvetage en milieu périlleux, en l’occurrence sur le théâtre de guerre actuel… ».

On l’aura compris, ces animaux – les meilleurs amis de l’homme – auront pour tâche d’effectuer des recherches de survivants ou disparus sous les décombres. Une tragédie qui concerne les enfants, malheureusement.

Des chiens, popularisés par les médias régionaux, qui ont été remis par le SDIS 89 à six femmes, maîtres-chiens et démineuses de l’armée ukrainienne, il y a quelques jours à Auxerre.

 

 

« Aimer à perdre la raison » : l’accomplissement des gestes altruistes

 

Parmi les autres actions qui figureront au programme des aides de l’année 2024 : citons le projet de l’association ALOPIAS, du sportif de l’extrême Arnaud CHASSERY. Le KIWANIS Club d’Auxerre financera l’acquisition d’une joëllette à assistance électrique – un fauteuil tout terrain monoroue – favorisant la pratique de la randonnée à toute personne en situation de handicap. Là aussi, les enfants sont en première ligne des bénéficiaires, car utilisateurs de ce moyen de locomotion ludique intégrant l’inclusion sociale par l’accès aux loisirs et l’acceptation de la différence.

Traditionnellement, la structure associative propose des baptêmes de l’air à des enfants fragilisés de notre département, confiés ou non à des organismes d’aide à l’enfance comme la Protection de l’Enfance ou des établissements socio-médicaux. Le rendez-vous est d’ores et déjà prévu à la mi-juin.

« Aimer à perdre la raison », chanta si bien, sur des vers de Louis ARAGON, le formidable Jean FERRAT en 1971 : Christelle LOURY en donnera par ailleurs une sublime version, lors de ce rendez-vous caritatif. N’est-ce pas le propre du KIWANIS Club d’Auxerre d’aimer son prochain et les enfants sans compter lorsqu’il réalise autant de manifestations altruistes et si utiles ?

 

Thierry BRET

 


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« Notre invitée d’honneur, on a tous l’impression de la connaître un peu, comme une amie de la famille… » Claude VAUCOULOUX. Celle de l’UIMM ? Celle du MEDEF ? De la FFB, la puissante fédération du Bâtiment ? Un peu de tout çà, à la fois, tant il est vrai que Roselyne BACHELOT a su susciter la mobilisation lors de son récent passage à Auxerre, à la Maison de l’Entreprise, lors de la cérémonie des vœux au monde économique. Une ancienne ministre et sociétaire des « Grosses Têtes », courageuse et pugnace, puisqu’elle aura tenu à être présente lors de cette conférence, concentrée sur le devenir de la culture, malgré une forte température dont elle souffrait encore le matin même…

 

AUXERRE : Le sourire, quelque peu timide, s’affiche sur son visage légèrement pâlot. Précautionneuse, l’ancienne multi-ministre de l’Etat français (Ecologie et développement durable, Santé, Cohésion sociale, Culture…) s’entretient discrètement avec la cheville ouvrière de la soirée, Florence POULAIN.

Le décor sur l’estrade de la Maison de l’Entreprise se modifie à sa demande : il serait judicieux de placer la belle composition florale, à côté du pupitre. Exact ! Oui, la bouteille d’eau, salvatrice à souhait lorsque l’on a un chat dans la gorge, de se trouver là, à portée de main au cas où.

Posant ses affaires au premier rang qui lui était réservée, Roselyne BACHELOT respire quelques instants. Elle se concentre. Pas si simple de donner une conférence et apporter son regard critique sur la société actuelle lorsque le matin même, une poussée de fièvre à près de 39° de température vient jouer les trouble-fêtes !

Un petit échange avec elle – on parle de la qualité de public présent en nombre dans l’amphithéâtre auxerrois qui n’a rien à voir avec celui des studios de RTL lorsque l’ex-ministre joue les sociétaires des « Grosses Têtes » avec humour et finesse d’esprit – et voilà que la chroniqueuse de BFM TV s’absorbe dans ses notes, en faisant le vide autour d’elle.

 

Pas de questions directes à l’intervenante…

 

C’est que ce soir, Roselyne BACHEL OT et sa pertinence sont les stars de l’évènement porté par l’UIMM, le MEDEF et la FFB de l’Yonne ! « Une femme qui est notre marraine lors de ces retrouvailles liées à la cérémonie des vœux, ce n’est pas commun, lâchera même quelques instants après la patronne des patronnes de l’Yonne, version MEDEF 89, Emmanuèle BONNEAU !

Et quelle femme, devrait-on dire ! Car, l’humour parfois corrosif et les anecdotes croustillantes vont ponctuer ces trente-cinq minutes d’intervention, permettant à un auditoire toute ouïe de se délecter.

Dommage, mille fois dommage, toutefois, qu’il n’y eut pas les traditionnelles questions posées à l’invitée à l’issue de sa prouesse orale : on aurait peut-être eu de grandes envolées lyriques ou des échanges mémorables à se mettre sous la dent ! Et des révélations d’Etat à se raconter longtemps autour de la cheminée en ces longues soirées hivernales !

Mais, en sage qu’il est, et toujours très respectueux de ses invités, choisis parfois six mois auparavant parmi son carnet d’adresse des plus garnis, Claude VAUCOULOUX n’aura pas proposé l’exercice à l’intervenante, souhaitant de ne pas trop exposer l’ancienne ministre de la Santé sur scène, un peu fébrile comme chacun le savait…

Femme de caractère qui ne s’en laisse pas conter – ces échanges avec son confrère médiatique le sieur DUHAMEL sur BFM TV ne manquent jamais de piquant ! -, Roselyne BACHELOT écouta attentivement les propos introductifs de Claude VAUCOULOUX devant brosser un synthétique portrait de la ministre aux six maroquins.

 

Jack LANG et François MITTERRAND : le bilan flatteur de la culture au temps des socialistes…

 

D’emblée, elle invita par ses propos et la pensée l’indémodable ancien ministre de la Culture de l’ère MITTERRAND, Jack LANG – il est toujours à la présidence de l’Institut du Monde Arabe à Paris - à la « rejoindre » de façon symbolique dès le début de son exposé.  

« Même mon ami Frédéric MITTERRAND m’a toujours précisé que lorsqu’il était salué dans la rue en qualité de ministre de la Culture, il se retournait pour voir si Jack LANG n’était pas derrière lui ! ».

Le ton est donné. Rires et sourires à l’appui. Elle tacle « Télérama » avec une couverture du fameux magazine culturel, mettant en scène François MITTERRAND et Jack LANG, posant devant les colonnes de BUREN. « On n’a l’impression que la culture n’a jamais existé avant mai 1981 dans ce pays ! ».

Observant que la France est un état qui mène une politique culturelle comme un outil économique, la conférencière insista ensuite sur le statut des intermittents du spectacle. Prenant à parti le public. « Savez-vous que c’est le patronat qui a instauré ce système en France ? ».

Ce sont en effet les grands patrons de l’industrie cinématographique qui ne trouvant pas de personnels adéquats ont développé ce statut si particulier : maquettistes, techniciens, régisseurs, éclairagistes…

« Une fois, à la rencontre de syndicalistes de la CGT, je leur ai demandé pourquoi ils se battaient comme des diables pour défendre une disposition imaginée par le  patronat français, plaisanta-t-elle, à la stupeur des cégétistes ! ».

Autre cocasserie qui fit sourire la salle : « la loi sur les fouilles archéologiques, sur la protection du patrimoine d’état, sur les archives, la création de l’organisme d’aide au cinéma, le CNC, ont été créé par le régime scélérat de Vichy et de PETAIN ! ». On sent alors l’œil amusé de la dame et son aspect joueur à distiller quelques saillies provocatrices, toute en subtilité verbale !

Puis, de nouveau, Jack LANG revient sur le devant de la scène : « ce n’est pas le ministre de la Culture de François MITTERRAND qui a inventé le festival d’Avignon comme le prétendait jadis un élu communiste, martèle Roselyne BACHELOT, il faut se souvenir que ce festival a été créé en 1947 ! ».

Du président de la République à la rose, le socialiste François MITTERRAND, l’ancienne ministre dira que son bilan culturel est de loin flatteur. On se souvient de la création des fonds régionaux d’art contemporain, de la Fête de la Musique, des Journées du Patrimoine, etc.

« Il y eut des réussites qui ont été contestées mais qui sont maintenant acceptées par tout le monde. Je pense à ces colonnes de Buren qui ont été adoptées alors que conspuées au début de leur présentation, trop élitistes, voire offensantes par l’intelligentsia… ».

 

La durée de vie expéditive des ministres de la Culture !

 

Mais, devait-elle ajouter en défendant les politiques culturelles de l’époque, « personne ne parlait de réchauffement climatique, ni d’écologie, ni de sobriété énergétique… ». Ne parlons de la politique numérique, juste en appoint et en accompagnement à l’époque dans l’esprit des grands faiseurs de l’Etat. Ce qui n’est plus du tout le cas, désormais.

Tour à tour, Roselyne BACHELOT commentera la banalisation du livre et de l’édition dans la société consumériste avec le poids de la grande distribution,  les propos de Jacques TOUBON qui dans un ouvrage fit un état des lieux à charge de la situation avec le déséquilibre de Paris et la province, l’échec de la démocratisation culturelle, l’état d’abandon de bon nombre d’institutions culturelles, l’instrumentalisation de la politique culturelle…

« La rue de Valois – elle accueille le ministère de la Culture – s’est même transformée en un ministère de la propagande ! ».

Mais, assure-t-elle tout de go, « je ne fais pas un procès d’intention à Jack LANG ! ».

Repenser à un équilibre territorial culturel ne serait pas néfaste pour les régions de France. Histoire de bouter une bonne fois pour toute la politique « parisiano-centrée » de la culture qui fut incarnée par François MITTERRAND, pourtant homme de terroir, vivant entre Morvan et les Landes ?

« En général, il y a trois ministres de la Culture par président, s’amuse Roselyne BACHELOT, on a à peu près au ministère de la Culture la durée de vie sur la bande d’urgence de l’autoroute ! ».  

 

 

55 % des Français ne fréquentent jamais une salle culturelle

 

Toujours dans la même veine, l’oratrice nous livrera quelques perles truculentes sur les travaux à envisager pour préserver lesdites colonnes de Buren (encore elles !), « une restauration au bout de dix ans avec 6 millions d’euros pour réhabiliter les colonnes elles-mêmes et 14 millions pour réparer les malfaçons structurelles de ces colonnes, soit 20 millions en dix ans ! ». Ca pique !

Quant à la rénovation de Beaubourg, qui aura lieu après les Jeux de Paris, il en coûtera une enveloppe de 500 millions d’euros. Un peu moins pour le Grand Palais avec 400 millions d’euros et la restauration du château de Villers-Cotterêts, estimée à 250 millions d’euros.

Des budgets à la culture qui ont doublé à la prise de fonction de Jack LANG. La mission culture équivalait à 4,2 milliards d’euros. Avant de passer à 8,5 milliards ! La politique démentielle de l’offre culturelle n’aura pas servi, a contrario, la démocratisation de la culture dans l’Hexagone. Une étude le constate : « on a installé des plats sur la table de la culture de plus en plus nombreux, mais les convives sont restés les mêmes ! ».

Aujourd’hui, 55 % des Français ne fréquentent jamais un lieu de spectacle vivant, ni opéra, ni cabaret, ni théâtre, ni salle de concert, ni un cirque, etc. Seuls 9 % de nos concitoyens suivent l’actualité culturelle en se rendant dans les salles à raison d’une dizaine de manifestations artistiques annuelles !

Pourtant, le monde de la culture représente 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploie 700 000 personnes, soit plus que l’automobile, l’aéronautique et le nucléaire.

« Personne ne se rend compte de cela, s’étonne l’ancienne ministre de la Culture, alors que faut-il faire ? Faudrait-il un ministère recentré sur le pilotage des politiques culturelles ? Il faut des capacités budgétaires et des capacités d’expertise en interne : or, le ministère de la Culture n’a pas les moyens ni les compétences humaines… ».

 

Changer les mentalités autour de l’art et de la collection en France

 

Quant à la sauvegarde du patrimoine, Roselyne BACHELOT est on ne peut claire sur le sujet : « on ne peut pas tout sauver, il nous faudra faire des choix ! ». Cruels, certes, mais réaliste. « Le patrimoine de la France s’est construit en détruisant certaines choses, à l’exemple des édifices religieux… ».

L’oratrice évoqua aussi les risques occasionnés par le réchauffement climatique.

« La rénovation climatique des bâtiments publics suppose 500 milliards d’euros !  C’est colossal… ».

Quant à l’égalité entre les femmes et les hommes, elle ne pouvait passer cela sous silence, depuis qu’ont éclaté bon nombre d’affaires sexistes. « C’est un torrent de boue qui coule sur le cinéma, le théâtre, l’opéra avec la complicité de tous ! Tout le monde savait ! ».

Enfin, la France doit retrouver sa place prédominante sur le marché de l’art. Une place qui a été perdue au fil des ans.

« Nous sortons péniblement de cette période crépusculaire, souligne-t-elle, et je regrette que le nombre de collectionneurs d’art contemporain soit très nettement inférieur à celui de nos voisins. Nous n’avons pas besoin de mesures fiscales à ce niveau mais d’un changement de mentalité qui veut la collection soit l’affaire de l’Etat. Nous sommes des républicains qui ne rêvons que de monarchie sur le marché de l’art ! ».

Si elle ne croit pas aux vertus du mécénat populaire qui ne permettra pas de couvrir les besoins énormes du marché de l’art, Roselyne BACHELOT le dira tout net en guise de conclusion : « La culture est l’un des enjeux citoyens les plus périlleux qui nous guette car elle touche à notre histoire personnelle intime et à l’idée que nous nous faisons de notre destin collectif… ».

Citant une dernière fois, en guise de pirouette et avant de quitter la tribune, André MALRAUX et d’invoquer la mobilisation générale en forme appel avec une petite formule dont elle a le secret « Enrichissez-vous de vos engagements citoyens, ceux-là ne vous décevrons jamais ! ». Rideau !

 

Thierry BRET

 

 

 


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