Plasticienne et photographe de son état, c’est ce que nous mentionne son panégyrique professionnel, l’artiste icaunaise à l’appellation slave investira après plusieurs mois d’absence la Maison du Pays Coulangeois. Un cadre idéal pour y effectuer un come-back très attendu sous le feu nourri des projecteurs le 25 janvier. Invitant le public à se plonger dans une œuvre iconoclaste, troublante, subtile et terriblement sensuelle, l’artiste proposera un voyage onirique « Jusqu’à l’intimité »…

COULANGES-LA-VINEUSE : Le nouveau périple émotionnel, concocté par l’artiste de l’Yonne à la carrière si prometteuse, part de la surface du derme pour nous entraîner vers d’insondables profondeurs de notre corps…jusqu’à l’intimité.

Le ton est donné pour ce premier rendez-vous culturel qu’elle nous a préparé avec suavité ! Que de chemin parcouru, d’ailleurs, depuis ses dernières pérégrinations assurées dans le domaine viticole de Jean-Marc BROCARD ! Celle qui se faisait affubler à l’époque d’un étrange nom de baptême aux consonances si britanniques (l’énigmatique « London Eye ») nous revient beaucoup plus naturelle, avec des œuvres 100 % originales et hétéroclites.

Elles se positionnent aux antipodes des aventures de « Nina et Michka », ces références patronymiques empruntées au duo de chats que la belle possède à la maison.

 

Un patchwork créatif à plusieurs degrés…

 

L’univers de Silvana (Sylvie, London Eye…) repose sur la curiosité à fleur de peau que la jeune femme originaire de Serbie impose à ses conceptions, fruits de techniques éclectiques et disparates inattendues dont elle ne se départit jamais. Le rendu de ce travail est saisissant. Parfois, il déroute l’œil et la perception de l’amateur. Mais, il suscite toujours autant de questionnements et de mystères autour de la jeune femme qui codifie ainsi ses messages visuels.

Dans ce patchwork à plusieurs degrés, finalement accessible à tous, Silvana VUCIC veut montrer ses envies, ses passions, ses colères, ses peines et ses joies. Bref : une femme à l’état pur qui se met à nue à l’aide de précieux auxiliaires qui se nomment le bois, la peinture, la photographie, le collage, et l’assemblage des œuvres.

 

 

Un vrai travail besogneux de petite fourmi qui nous révèle toutes les passions qui la muent au quotidien. Ce qu’elle aime dans cette série de créations nouvelles et opportunes à la libre expression créatrice : ce sont ses diptyques qui entremêlent plusieurs iconographies qui forment un puzzle imaginatif et débridé.

L’une de ses phrases fétiches est la suivante : « Pour de nombreuses choses, il suffit de creuser un peu pour voir ce qu’il y a derrière la façade : la curiosité est autorisée car, elle ne fait pas partie des pêchés ! ». Alléluia !

 

 

Diptyques et fresque décalés, sujets à interrogation…

 

Déclinant un sens de l’observation aiguisé et une finesse d’esprit où le bout de son regard artistique flirte en douceur avec le côté acidulé des choses, l’artiste icaunaise surprendra sans doute, comme à l’accoutumée durant cette quinzaine, où le public se doit d’honorer ce rendez-vous.

En bonus, l’artiste se prêtera au jeu de la tentation en y présentant la perception imagée qu’elle se fait de ses sept péchés capitaux et de ses sept vertus ; le tout corrélé par une fresque aussi surprenante que décalée conçue autour de la prise de vues de seins immortalisés par l’objectif sous couvert d’anonymat : « Stand Art » !

 

 

Exposition Silvana VUCIC

Maison du Pays Coulangeois

Coulanges-la-Vineuse

Du 25 janvier au 09 février 2020

Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 24 janvier à 18 heures.

 

Meilleur ouvrier de France cuisine, triple étoilé au Michelin, cet orfèvre de l’art culinaire n’est pas forcément le patronyme le plus connu de la gastronomie française. Ce natif du Berry,  très tôt orphelin de père, a vécu une enfance pas forcément facile. Mais, il a eu le privilège d’être entouré d'une mère aimante. La cuisine semblant couler dans ses veines depuis son plus jeune âge,  c'est donc tout naturellement qu'il emprunta cette voie pas forcément bordée de roses à ses débuts…

PARIS : Jeune homme, il se marie avec sa muse,  Marie-Christine. Elle exerce le métier de coiffeuse. Gilles s’est constitué un parcours professionnel, parsemé de belles maisons.

En Bourgogne, un rapide passage à « L'Espérance », sise à Vézelay, ne le marqua pas vraiment. Il fut notamment second au restaurant « L'Escale » à Carry-le-Rouet (double étoilé Michelin) où chef CLOR l'initia à la finesse poissonnière. 

Puis dans les années 90, les GOUJON ont un coup de cœur pour le village de Fontjoncouse dans l'Aude (120 habitants).

 

 

« Ce sera là où nulle part » assène le tonitruant Gilles, un caractère au grand cœur mêlé d'un indéfinissable talent.

Dans ce village de bout de terre, les débuts ne furent pas forcément faciles tandis que de bons produits se morfondaient dans la chambre froide. Ils attendaient vainement de finir dans l'assiette des clients qui ne venaient pas ou si peu.

 

 

Le rêve absolu est atteint : décrocher les trois étoiles au Michelin…

 

Pour conjurer le sort, l'énergique Marie-Christine déposait même des bougies allumées sur les quelques marches du restaurant, s'inspirant d'une coutume indienne lue dans un magazine. Mais, c'est bien connu : après la pluie vient le beau temps !  

A sa seconde tentative, Gilles est titré  MOF. Puis en 1997, « L'Auberge du Vieux Puits » obtient sa première consécration au Michelin. Notamment pour sa petite cocotte de cochon aux olives de Lucques.

Ensuite tout va s'enchaîner goulûment ! En 2001, le célèbre guide double la mise, appréciant entre autres la galette d'estofinade en crème de verjus.  En 2010, le rêve de Gilles - partagé forcément par sa muse !- se réalise : il obtient enfin la quête du Graal pour son œuf de poule pourri de truffes, son filet de rouget Barbet, sa recette de pomme bonne bouche fourrée d'une brandade  à la cèbe en « bullinada ».

Toque basse à ce bel artiste, véritable filigrane de cet exigeant concours.

Gauthier PAJONA

 

 

De son vivant, l’illustre personnage de la littérature française se refusait à mettre en musique ses poésies. Gérard-André a pourtant passé outre en 2002, publiant un album d’une rare qualité expressive. C’est ce CD qui a été offert à l’ancienne figure du socialisme de manière opportune ce mercredi…     

AUXERRE : Sacré Gérard-André ! L’emblématique auteur, interprète de l’Yonne,  chantre de la poésie et du lyrisme à l’état brut au niveau de la tournure linguistique ne s’est pas fait prier pour échanger quelques propos avec l’ex-secrétaire général de l’Elysée, ancien ministre, député et président du Conseil départemental des Alpes de Hautes-Provence, Jean-Louis BIANCO.

Président de l’Observatoire national de la laïcité, ce dernier avait répondu par l’affirmative à l’invitation de l’édile d’Auxerre et président de l’Agglomération de l’Auxerrois, Guy FEREZ, ce mercredi 08 janvier.

Le fidèle lieutenant de François MITTERRAND participait à la présentation officielle du treizième portrait de personnalités politiques, ayant marqué de leurs empreintes, le cours de l’histoire de notre pays, devant illustrer le square de la laïcité, passage Soufflot.

Une fois conclue la cérémonie protocolaire concoctée par la Ville d’Auxerre, cette figure du socialisme de la grande époque a eu le plaisir de pouvoir disserter durant quelques minutes avec l’artiste icaunais ; ce dernier lui offrant l’un de ses enregistrements paru en 2002.

Réédité dix ans plus tard, cet opus contient une douzaine de poèmes inédits de l’exilé de Jersey et de Guernesey. Car, c’est bien de l’illustre personnage, Victor HUGO, dont se sont entretenus brièvement les deux hommes devant la stèle de l’auteur des « Misérables », de « L’Homme qui rit » et de « Quatre-vingt-treize ».

Réalisé avec le concours artistique de l’inéluctable compagnon musical de Gérard-André, Patrick VASORI, pianiste et orchestrateur de son état, ce CD, intitulé « Mon cœur n’a pas d’amour que vous n’ayez oublié », garnira ainsi la discothèque de l’homme politique qui a accepté tout naturellement le présent avec bonheur.

 

Le délégué de Bourgogne Franche-Comté de la vénérable institution de défense nationale du patrimoine ne tarit pas d’éloges sur les valeurs architecturales du château de MAULNES. Unique au monde du fait de sa configuration insolite, sa rénovation a été sélectionnée dans le cadre de la Mission Stéphane BERN dont l’objectif est d’inventorier et de sauvegarder des éléments de patrimoine en péril implantés aux quatre coins de l’Hexagone… 

AUXERRE : Chaque année, la Fondation du Patrimoine sauve plus de deux mille monuments historiques et culturels en apportant un précieux soutien à leur réhabilitation. Qu’il s’agisse d’édifices religieux, de théâtres, de moulins, de musées, l’organisme reconnu d’intérêt public porte des projets de rénovation en apportant les garanties nécessaires en termes de sécurité et une transparence financière saluée par la Cour des Comptes.

Que le délégué régional de Bourgogne Franche-Comté soit présent lors de la signature de la convention favorable à la restauration de l’emblématique construction datant de la Renaissance n’avait en soi rien d’incongru. Guy BEDEL devait expliquer les motivations premières de l’organisme qu’il représente aux médias présents à cette occasion.

« Sur le terrain, un solide réseau d’experts, composé de bénévoles et salariés accompagne les projets et œuvre au quotidien à la préservation de notre patrimoine et de nos paysages… ».

 

 

En marge de la signature de la convention de partenariat formalisée avec le président du Conseil départemental, Patrick GENDRAUD, Guy BEDEL rappela que la Fondation du Patrimoine concourrait au développement de l’économie locale et à la transmission des savoir-faire en étant présent le plus possible aux côtés de ces ambitieux projets.

« Le château de MAULNES se situe au-delà d’une simple architecture, devait-il ajouter, c’est aussi l’illustration parfaite d’un symbole de tolérance perpétré par l’homme au service de l’intelligence… ».

L’édifice en forme de pentagone offrit l’opportunité au représentant de la structure associative de pouvoir s’épancher quelque peu sur les caractéristiques du chiffre 5 (symbole des amoureux) et le nombre d’or, cette divine proportion dont les bâtisseurs d’œuvres monumentales de l’Antiquité s’inspirèrent à bon escient.

A la tête d’une équipe régionale composée de trente-deux bénévoles et trois salariés, Guy BEDEL évoqua aussi la rigueur financière de cette fondation entièrement tournée vers le territoire et ses habitants.

 

On l’oublie un peu, parfois, mais le CIFA de l’Yonne, centre interprofessionnel de formation par l’apprentissage, propose des cursus mécaniques à celles et ceux de ses pensionnaires qui seraient tentés par la belle aventure des métiers de l’automobile. Or, au titre de symbole, l’établissement vient de se doter d’un nouvel emblème à la gloire de cette filière : un vieux tacot datant de 1930, entièrement rénové, une splendide ROSENGART…

AUXERRE : D’une belle teinte verte olive métallisée, l’automobile trône au centre du « Clic Store », l’espace virtuel ultra moderne du CIFA de l’Yonne. Quel étrange paradoxe que celui-ci où se côtoient dans la même exiguïté spatiale la technologie futuriste de la virtualisation de l’enseignement et le fleuron de la mécanique d’avant-guerre !

Un curieux mélange qui ne devrait être seulement que temporaire ; puisque la vocation première de ce véhicule sera d’être exposé d’ici peu en bonne posture sur l’espace verdoyant, prévu à cet effet. C’est-à-dire dans la grande cour intérieure de l’établissement là où le flux d’apprenants et d’enseignants se croise tout au long de la journée.

Y sont déjà disposés l’œuvre en fin alliage métallique qui évoque l’une des pièces maîtresses du sculpteur Alberto GIACOMETTI « L’Homme qui marche », chère à Marcel FONTBONNE, directeur du site pédagogique, et un flamboyant bovin d’un rouge écarlate qui rappelle par la suggestion de sa découpe en pointillé qu’une spécialisation bouchère existe au niveau de l’orientation.

 

 

 

D’ici le printemps, et après quelques substantiels aménagements, la ROSENGART trouvera alors sa place dans son petit carré de verdure. Visible de tous !

En provenance des Hautes-Alpes et transportée par poids lourd, même si le véhicule peut se mouvoir tout naturellement à vitesse certes très réduite, cette pièce de collection illustrera la scénographique visuelle autour des différentes filières enseignées en ces murs que la direction du CIFA souhaite mettre désormais en évidence.

 

 

Créer un point de fixation visuel à l’intérieur du CIFA…

 

D’autres contenus additifs devraient se rajouter au cours des prochains mois dans cet espace géographique qui ne peut que faire converger les regards des visiteurs.

Trois options d’enseignement sont ainsi déclinées au CIFA de l’Yonne, autour de l’automobile : l’apprentissage de la mécanique, la peinture et la carrosserie. L’idée d’installer un tacot de la Belle Epoque en miroir utile à la filière auto devrait séduire les partenaires du centre de formation : à commencer par le GFA, le Groupement français de l’automobile.

Pourvue d’un moteur quatre cylindres, la « Belle », une LR2, a été refaite à neuf par un collectionneur chevronné qui a choisi une sellerie en alcantara mais recouvert les surfaces internes des portières avec un tissu de la plus belle facture. Précisons que le bas de caisse et la calandre accueillent un noble matériau naturel : le bois.

Produite entre 1928 et 1955, ce concept français eut ses gloires et fit la renommée de son créateur, Lucien ROSENGART. Son slogan publicitaire était le suivant : « la grande marque des petites voitures ».

 

 

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