Une centaine de repas, confectionnés par quatre chefs étoilés de Côte d’Or de nationalité japonaise, ont été distribués gracieusement au personnel soignant du Centre hospitalier universitaire de Dijon, ce dimanche. Un geste généreux qui aura permis à celles et ceux qui luttent avec pugnacité et courage contre le coronavirus de disposer d’un bref moment de répit…

DIJON : Voilà un geste sympathique et méritoire qui est à porter au crédit et au talent de quatre fines gâchettes de la gastronomie internationale qui officient dans le département de Côte d’Or.

Ces esthètes des arts culinaires et du bon vivre se sont associés à l’élan de générosité sans pareil qui anime l’Hexagone depuis plusieurs semaines envers le personnel soignant des centres hospitaliers et des établissements de santé. Ces derniers livrant une âpre et farouche bataille contre l’épidémie virale qui décime une large frange de notre population.

En ce jour dominical, et à l’initiative de Takashi KINOSHITA, auréolé d’une étoile obtenue en 2018 au Michelin (Château de Courban), les quatre maîtres d’une cuisine léchée et à la superbe gustative ont concocté une centaine de repas gastronomiques.

Chacun de ces professionnels hors pair et reconnus par leur filière a ainsi réalisé l’entrée (Tomofumi UCHIMURA qui œuvre d’ordinaire chez Stéphane DERBORD à Dijon), les plats de résistance (cela incombait à l’ancien étoilé Auxerrois Keigo KIMURA aujourd’hui à la tête de l’Aspérule de Dijon ainsi que Keishi SUGIMURA du Bénaton à Beaune) et le dessert.

Ce dernier permit à Takashi KINOSHITA de s’illustrer aux côtés de Sae HASEGAWA sur cette recette.

Un don de soi qui aura été apprécié à sa juste valeur par le personnel du centre hospitalier de Dijon…

 

Arrangées par le chef d’orchestre Patrick VASORI qui collabore avec l’artiste de l’Yonne depuis plus de trente ans, les chansons de l’auteur de « La Montagne » ou de « Sacré Félicien » se savourent toujours avec autant de sensibilité et beaucoup de délectation. Le récital dominical de ce jour, programmé sur CVO (Closerie Vidéo Ouverte) à 17 heures, permettra de réentendre ou de découvrir les œuvres du chanteur disparu le 13 mars 2010…

ETAIS-LA-SAUVIN : Nous transporter hors du temps et de l’espace. Telle est la vocation première de Gérard-André, responsable du théâtre champêtre de « La Closerie » et auteur-compositeur-interprète.

En ce jour dominical, à partir de 17 heures, dans les conditions du direct comme il en a pris l’habitude désormais, le guitariste chanteur donnera une version intimiste mais très qualitative d’un spectacle hommage rendu à Jean FERRAT, parti sous d’autres cieux depuis une décennie.

Une vingtaine de morceaux composeront ce tour de chant réalisé depuis le théâtre de La Closerie et retransmis par le biais du numérique.

De « Potemkine » à « Comprendre », de « Je vous aime » à « Ma France », de la « Femme honnête » à « Maria », de « Nuit et Brouillard » à « Berceuse », c’est la vie quotidienne de la société française du vingtième siècle qui est dépeinte avec subtilité. Mais, aussi par la narration de personnages, d’artistes et d’événements qui ont marqué ce vingtième siècle.

Quand Jean FERRAT dénonce les maux de notre pauvre monde, le texte est puissant et n’a rien perdu de sa superbe. Quand il célèbre l’amour et magnifie la femme, c’est de la poésie à l’état pur qui est distillée avec ce goût d’éternité en bouche.

Somme toute, les férus de l’artiste retrouveront aussi les poèmes de Louis ARAGON, mis en musique par Jean FERRAT. Ils intègrent tout naturellement cette création originale.

Précisons que cette nouvelle version verra Gérard-André chanter des airs moins connus du répertoire de ce troubadour hors système qui vivait en Ardèche. Dont le morceau « Y aurait-il ? », un texte signé du regretté Pierre LOUKI qui travailla avec Georges BRASSENS et « Le Châtaignier », du poète conteur et parolier Guy THOMAS, décédé le 19 janvier 2020.

Le 12 avril, au même horaire (17 heures), Gérard-André enchantera les amateurs de chansons à texte avec un concert consacré exclusivement à l’ami Georges, dans « Mon BRASSENS à vous ». Réservez votre place dans votre salon et devant votre ordinateur !

Un concert à retrouver sur :

https://www.facebook.com/gerardandre.gerardandre et sur http ://www.lacloserie-spectacles.fr/.

 

L’ancienne styliste qui exerça autrefois ses talents auprès des grandes maisons de couture parisiennes et de quelques icônes du Septième art possède plus d’un tour dans son sac ! Celles et ceux qui la côtoient de près le savent très bien. Jamais à court d’imagination, la propriétaire du fameux « Donjon » à Cravant, a créé deux spécimens de masques de protection à base de chanvre. Avis aux structures artisanales et industrielles qui souhaiteraient les fabriquer en série suffisante pour répondre aux besoins actuels…

CRAVANT: A plus de quatre-vingts ans mais toujours en pleine forme et pourvue d’un enthousiasme à faire pâmer même les plus fougueux d’entre nous, l’ex-créatrice de mode Colette BECHET veut contrer l’émergence galopante du coronavirus de la plus belle des manières : en faisant cogiter son imaginaire débridé pour se munir de l’un des précieux auxiliaires à sa propagation, un masque de protection.

A base de chanvre, matière naturelle et facilement recyclable, la couturière a conçu deux modèles de ces accessoires indispensables qui ont fait cruellement défaut dans l’Hexagone dès le début de la crise sanitaire.

Se fournissant auprès de l’une des structures départementales spécialisées dans le domaine, la société GEOCHANVRE à Lézinnes dirigée par Frédéric ROURE, celle qui garde encore une parfaite dextérité avec des aiguilles dans les mains et un brin d’ingéniosité, a conçu ces modèles de masque protecteur en l’espace de quelques jours.

« Le port de ces masques est très agréable, confie-t-elle après les avoir testés, on peut respirer avec davantage d’aisance que les masques habituels et la fine pellicule de riz qui recouvre le tissu évite la rugosité du chanvre au contact de la peau… ».

 

 

Son objectif est désormais simple : initier le maximum de contacts auprès de structures artisanales et industrielles de la région qui souhaiteraient concevoir ces prototypes afin de les mettre sur le marché. Et de répondre ainsi aux besoins urgents des EHPAD et autres entités sanitaires qui en sont fort dépourvus.

Dans un passé pas si lointain que cela, Colette BECHET a réalisé toute une gamme de sacs, de chapeaux et autres objets hétéroclites à base de chanvre, une matière qu’elle désire mettre à l’honneur.

Précisons que plusieurs contacts sont déjà en cours avec des artisans de l’Yonne, conquis par l’excellente idée de l’octogénaire. Le masque de protection en chanvre made in Yonne sera-t-il l’une des solutions à adopter ? Aux professionnels de l’artisanat et de l’industrie d’en décider !

 

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On le connaissait chanteur engagé, il se proclame artiste confiné, et il le prouve ! L’incorrigible et talentueux barde de Puisaye, défenseur de la chanson à texte au potentiel intellectuel certain, livrera en avant-première ce dimanche après-midi un extrait de sa nouvelle création, « De Tulle à Auxerre, des bords de la Corrèze aux rives de l’Yonne » par vision numérique. A déguster sans modération et avec gourmandise depuis le fauteuil de son salon devant l’âtre de la cheminée…

ETAIS-LA-SAUVIN : Deux horaires sont prévus en cette journée dominicale du 29 mars pour la diffusion du premier concert numérique et confiné, unique en son genre, proposé par le charismatique auteur-compositeur et interprète de l’Yonne. La première séance sera visible dès 16 heures. La seconde, plus tardive puisque programmée à 23 heures, satisfera les noctambules.

Dans les conditions du direct (Gérard-André nous a appris par le passé qu’il ne trichait jamais avec la technique), l’artiste s’exprimera, guitare à la main, s’appuyant sur un répertoire enrichi d’une vingtaine de morceaux, rétros ou plus actuels.

Les sources de ces chansons à la sensibilité à fleur de peau seront soit d’inspiration purement personnelle soit issues de ce riche vivier de créatifs de  l’Yonne qu’il a mis en musique à l’instar de la poétesse Marie NOEL, du conteur paysan Roland FORGEARD ou de Claudine GUERIN-MANDON.

Pour profiter du spectacle, gratuit il va de soi depuis son domicile, rien de plus simple. Andrée, la muse artistique qui partage son quotidien, et Gérard-André ont conçu une émission, baptisée « CVO » (Closerie Vidéo Ouverte) qui est opérationnelle tous les jours par le biais du multimédia.

L’idée est de préserver pendant la période de confinement une interaction artistique avec les férus de culture qu’ils soient assidus à la programmation habituelle du théâtre champêtre d’Etais-la-Sauvin, ou pas.

Ainsi, à raison de deux rendez-vous journaliers (17 h et 23 h), une émission musicale, poétique, chantante et onirique est ainsi relayée. Inauguré le 21 mars dernier, le concept « CVO » déclinait ses deux premières réalisations en direct : elles avaient fédéré plus d’une centaine de participants.

Initialement diffusé sur la page Facebook de l’artiste,   https://www.facebook.com/gerardandre.gerardandre, le canal « CVO » l’est désormais sur le site de La Closerie : http ://www.lacloserie-spectacles.fr/.

La magie de la technologie est rendue possible grâce aux compétences et à la générosité de Christine MOREL-FERRER qui a élaboré le site du complexe théâtral.

 

Pour plus d’informations sur la programmation : 09.75.62.81.41. ou sur le référent mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

Fraîchement débarqué de Corse, mon fiancé décide de s’installer auprès de moi, dans l’Yonne. Il s’agit là d’un acte d’amour pur accompagné de la plus grosse des concessions qui soit : la «perte» du soleil méditerranéen ! Comment alors lui faire apprécier la Bourgogne ? Nous autres, bourguignons, ne sommes peut-être pas réputés pour notre météo douce et clémente. Mais, certainement bien pour une autre chose : la fameuse recette des œufs en meurette !

TRIBUNE : C’est au gré de nos pauses gourmandes, à table, que la magie a opéré. La première expérience d’un Corse qui goûte les œufs en meurette est comme un premier rendez-vous.

D’abord il y a la curiosité : « Œufs en meurette ? Qu’est-ce que c’est ma chérie ? ». Je lui explique que c’est LA spécialité de la gastronomie bourguignonne. Des œufs pochés dans une sauce au vin rouge. Et, pour faire simple je lui laisse entendre que selon les recettes, il y a des lardons, des oignons, parfois même des champignons (le summum de la séduction.)

En fin gourmet qu’il est, et intrigué par l’énoncé, il se lance et commande en guise d’entrée, à l’instar des autres convives, les œufs en meurette. Nous nous trouvons alors au restaurant « Le Bouchon du Palais » à Dijon. Une bouteille de vin rouge « Chevalier d’Eon » est alors ouverte : le serveur nous apprend que c’est un vin des côtes de Tonnerre qui se démarque bien des traditionnels vins rouges de Bourgogne à travers son rapport qualité/prix.

Nous trinquons et la chaleur commence à s’installer autour de la table. Quand  arrivent enfin nos œufs en meurette. « Que c’est beau ! ». Il hume son assiette : « ça a l’air bon ! ». A l’intérieur de celle-ci, deux œufs parfaitement pochés forment deux petits globes blancs mouillés d’une sauce au vin rouge veloutée qui enveloppe quelques petites allumettes de lard et oignons émincés.

Il y plante sa fourchette, goûte son plat et nous offre en guise de première impression : « ça claque ! ». C’est original de marier les œufs pochés à une sauce au vin rouge. Le lard et les oignons salent et équilibrent les goûts. Sucré du jaune d’œuf coulant, neutre du blanc, acidulé de la sauce au vin, tout se conjugue à la perfection et mon corse se régale. Je le vois déjà apprécier davantage la Bourgogne.

 

 

 

Une déclinaison subtile de la recette en trois variantes goûteuses…

 

Quelques temps plus tard, nous sommes invités au « Petit Marmiton », un restaurant d’Auxerre tenu par un chef de notre connaissance. À la lecture de la carte, je vois les yeux de mon corse s’allumer d’une lueur douce et coquine. Je lis moi-même la carte : « trilogie d’œufs en meurette à la façon du chef...». La serveuse nous explique qu’il a décliné les œufs en meurette en trois façons. C’est une entrée copieuse qui régalera les avertis et ravira les indécis. Mon ami dit alors : «Je vais les goûter pour comparer avec ceux que j’ai déjà mangés ». Trois petites marmites sur une assiette rectangulaire arrivent à table. Dans l’ordre de dégustation : l’œuf en meurette au vin blanc, suivi de l’œuf en meurette au vin rosé pour finir sur la meurette au vin rouge.

C’est lors de cette dégustation que mon fiancé est devenu un peu plus bourguignon. Je le voyais manger en silence, savourant chaque bouchée les yeux fermés comme pour mieux les apprécier et juger les différences entre chaque déclinaison.

L’œuf en meurette au vin blanc le marque par la douceur acidulée et sucrée de la sauce, qui se marierait très bien avec une volaille ou du poisson. Quand il passe à la subtile variante au vin rosé, il le trouve plus sucré. Le goût est rond en bouche, celui du vin se démarque et reste sur le palais. C’est une sauce qui, selon lui, s’associerait bien à un magret de canard.

C’est à la dernière marmite, l’œuf en meurette au vin rouge, qu’il dit : « je suis content d’avoir mangé les trois déclinaisons dans cet ordre car mon cœur penche pour la sauce au vin rouge, qui est à la fois puissante et suave. Quelle découverte ! ».

En effet, cette dernière est si douce qu’elle en devient un véritable velours pour les papilles. On y retrouve le goût du bœuf bourguignon dans cette sauce, même si elle se démarque toutefois par son onctuosité et reste adoucie par une pointe sucrée. C’est alors qu’une grande décision sera prise : « je goûterai dans chaque restaurant où j’irai leur version des œufs en meurette »…

 

 

 

La meurette au ratafia : sucrée et acidulée…

 

Et c’est d’ailleurs ce que nous faisons au « Soufflot », restaurant à la cuisine renommée installé à Irancy. La carte qui varie chaque mois selon les produits de saisons et l’imagination du chef nous propose des œufs en meurette au ratafia d’Irancy.

Tout naturellement, nous choisissons d’y goûter. Quand on annonce « ratafia », on s'attendrait à retrouver le goût sucré de l’œuf en meurette au vin rosé, car le ratafia a le raisin doux et sucré. C’était sans compter sur l’appellation « Irancy » qui nous a amené en bouche tout le coffre de cette appellation village, avec sa pointe acidulée ainsi que le tanin du vin.

Nous ne sommes pas si loin du sucré car les lardons, champignons et oignons de la sauce tranchent le goût de la sauce, et ici, c’est l’œuf et son jaune coulant qui équilibre les saveurs en bouche.

Il s’agit encore une fois d’une vraie découverte, de celles qui nous poussent inlassablement dans la délicieuse quête des secrets de l’œuf en meurette.

Jade SOBEK

 

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