La mise à l’honneur des professionnels de l’artisanat de l’Yonne devrait revêtir de ses plus beaux atours ce mardi 12 novembre en soirée dans la salle de Hauterive. Ce sera une occasion exceptionnelle pour les organisateurs de cet événement annuel de saluer les acteurs de la filière. Il s’agira de mettre un sérieux coup de projecteur sur des chefs d’entreprise qui ne font pas beaucoup de bruit autour d’eux mais qui ont le mérite d’avancer avec pugnacité et en rencontrant le succès…

AUXERRE : Les retrouvailles honorifiques tant attendues de la sphère artisanale sont prévues ce mardi 12 novembre dans l’Yonne. La distribution des récompenses imputables aux Prix Stars et Métiers nous promet un joli moment d’émotion et de découverte avec la présence de chefs d’entreprise, pas forcément connus du grand public. Mais, ceux-ci auront le bénéfice de pouvoir profiter de cette mise en lumière sous le feu nourri des projecteurs et des médias.

Avec le concours de ses partenaires historiques sur cet évènement, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne, l’U2P (Union des entreprises de proximité) et de la SOCAMA, organisme de cautionnement, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté accueillera le microcosme de la filière artisanale dans le cadre de cette remise de prix dont le jury avait choisi les lauréats il y a déjà quelques semaines.

 

 

Si Mickaël BOUTEILLER, directeur adjoint de l’établissement bancaire de l’Yonne, avait déjà apporté sa pierre à l’édifice lors des précédents exercices de pure communication la saison passée, ce sera un vrai baptême du feu pour le nouveau représentant du groupe financier en poste dans l’Yonne depuis quelques mois, Yann NUNES.

Ce dernier aura pour objectif d’endosser le rôle du « Monsieur Loyal » lors de cette cérémonie de remise de distinctions où il accueillera tour à tour sur la scène les lauréats de cette édition 2020. Verdict de cette nouvelle session dans l’un de nos prochains reportages !

 

 

La filière de l’agriculture bio a le vent en poupe en Bourgogne Franche-Comté. Pour enfoncer davantage le clou autour de ce sujet ô combien d’actualité, la présidente de la Région effectue un déplacement ce mardi 12 novembre en terre de l’Yonne afin de parapher le contrat de développement de ladite filière. Avec, en guise de passage obligé lors de sa venue à Chablis, la visite de la brasserie locale qui propose des breuvages 100 % issus du biologique et du domaine viticole Jean COLLET et Fils…

CHABLIS : Qui ne connaît pas les subtiles variantes goûteuses de la bière « MADDAM » dans notre département ? Depuis 2016, date de la création de cette brillante société qui a su se faire un nom en qualité de brasserie artisanale et bio dans le saint des saints de la viticulture bourguignonne, la structure ne cesse de croître et d’optimiser son savoir-faire. Désormais, bien au-delà de sa zone de chalandise initiale.

Mardi après-midi, une personnalité du sérail politique et institutionnel de notre contrée régionale, sa présidente, Marie-Guite DUFAY, aura à cœur de découvrir l’antre professionnelle des deux compères de cette très belle aventure professionnelle, les cousins Alexis et Vianney MADELIN.

L’immersion à la Brasserie de Chablis (véritable identité de la structure qui véhicule commercialement sa marque MADDAM) devrait permettre à l’élue de la Bourgogne Franche-Comté de réaffirmer sa volonté de soutenir le développement de la filière bio dans le secteur agricole/viticole.

D’ailleurs, l’élue transformera l’essai en procédant à la signature du contrat de filière agriculture biologique à l’issue de cette visite qui l’aura menée également au domaine Jean COLLET et Fils à Chablis.

Pour mémoire, quatre de ces contrats spécifiques qui prônent les bienfaits de cette nouvelle tendance agricole ont été signés en 2018. Ils s’appliquaient au lait conventionnel, à la viande bovine, à la viande porcine et aux grandes cultures.

Accompagnée de Christian DECERLE, président de la Chambre régionale de l’agriculture et des deux co-présidents du Réseau Bio Bourgogne, Philippe CAMBURET et Patrice BEGUET, la représentante de l’exécutif régional apposera son paraphe au bas d’un document qui précise les stratégies mises en place pour l’agriculture biologique au cours de ces trois prochaines années.

Fruit d’une large concertation établie avec le concours du Réseau Bio et celui des chambres consulaires, ce document offre aux différents acteurs de la filière la garantie des moyens et des actions au service du développement de leur filière dans un cadre pluriannuel.

La manifestation  en soutien aux personnels hospitaliers, toujours en proie à de sérieux doutes professionnels depuis plusieurs mois, s’est déroulée ce samedi dans les rues de la préfecture de l’Yonne. Elle aura vu la présence des représentants de la liste, « Auxerre Ecologie, la Ville envie ». Une participation qui trouve sa pleine légitimité pour leur chef de file, Denis ROYCOURT. Car, les questions de santé publique demeurent prioritaires au sein de leur formation…

AUXERRE: Favorables à une médecine préventive, les leaders de l’écologie auxerroise ne pouvaient en aucun cas se soustraire à un tel rassemblement consensuel, qui défendait les valeurs d’une offre sanitaire de qualité et de proximité.

Il n’a donc été nullement  anachronique d’observer la présence d’une délégation de la liste écologiste, « Auxerre Ecologie, la Ville envie » lors de cette marche populaire en faveur d’une cause solidaire : le soutien aux personnels du centre hospitalier de la capitale de l’Yonne.

Dans un bref communiqué, la tête de file écologiste, Denis ROYCOURT, s’en est expliqué : « la priorité doit être redonnée aux soins, à l’accueil des malades et à leur bien-être, à l’aspect médical qui doit primer sur l’administratif. On ne gère pas un établissement sanitaire comme une simple marchandise… ».

 

Les liens ténus entre le milieu de la santé, la prévention et notre environnement…

 

Défenseur d’une véritable politique de santé publique à préconiser de manière impérieuse dans les années à venir, les responsables écologistes reconnaissent que beaucoup de chercheurs ont montré les liens ténus entre la qualité de notre environnement, l’air que l’on respire, l’eau que l’on boit, la nourriture que l’on absorbe, les produits que l’on utilise et la santé des personnes vivant dans cet environnement.

Soutenir le personnel de l’hôpital via leurs revendications dans leur lutte pour davantage de justice sociale s’inscrit donc dans un schéma de pure logique intellectuelle pour les têtes pensantes de la formation écologiste locale.

« Tous ensemble, nous devons nous mobiliser en faveur de la santé et du renforcement de sa qualité, sans omettre les valeurs humaines et le respect de celles et ceux qui les véhiculent à travers leurs métiers… ».

Une cause noble à laquelle beaucoup souscrivent désormais dans le sérail politique du landerneau icaunais. Dont les écologistes qui l’ont fait savoir fort justement.

 

 

 

Importé d'Inde dans les années 1970, ce terme sacré signifie « s’abandonner » ». Voire plus précisément « se déposer ». A convoiter avec rêverie ou en pleine conscience, le lâcher-prise ne veut pas dire qu’on lâche sa prise aussi facilement. Dans son ouvrage intitulé, « L'Ecorchée », Donato CARRISI explique ce dont il s’agit dans ces quelques lignes : « on nous apprend à compter les secondes, les minutes, les heures, les jours, les années...mais personne ne nous apprend la valeur d'un instant… ». A méditer avant de tenter l’expérience…

TRIBUNE : Le lâcher-prise, ce valeureux « golgoth », ponctue à l'interrogation le quotidien de tout un chacun. Il aspire à interagir en toute sérénité, sans contrainte mentale dans tous les domaines de la vie. La réalité est bien différente. Le lâcher-prise possède l'art et la manière, très souvent, à s'orienter dans une attitude de parachutage au « je veux tout contrôler ».

Normal, l'environnement sociétal dans lequel nous évoluons, enseigne, depuis le premier souffle de la vie, que tout doit être bien cadré, supervisé, pesé, maîtrisé. Légitime à la réussite et à la performance, mais soumis également à un manque d’épanouissement personnel si cet état d'être fédère de l'impatience et de la propension à la tension.

Le paradoxe du lâcher-prise est d'abandonner ce à quoi nous tenons le plus : maîtriser la situation pour s'assurer et se rassurer de la bonne marche à suivre. Hors ce contexte ne mature pas à la bonne anticipation et solution. Face à une situation de stress, l'approche d'un « no control » se solidarise plutôt à la prise de risque d'exprimer « je me fais enfin confiance ».

Risqué, pas vraiment, c’est autoriser à se laisser porter par la vague de différents flux. Creux ou exponentiels, les vagues à l'âme seront là pour un enseignement très pertinent à la patience et à la seconder dans une approche plus mystique, que tout à un sens.

Côtoyer l’être avec clairvoyance…

Ce mental égotique, précurseur du contrôle et très protecteur, parasitera et émettra des résistances. Le rassurer en toute impartialité le positionnera en maître de sa destinée. Chaque individu a une attitude différente face à cette systémique. La petite enfance, vecteur de soutien ou de souffrance, est l'élément précurseur et un curseur pour prétendre au lâcher-prise.

La victoire psychologique à « lâcher » s'opère dans un premier temps au « tout est possible » si toutes les phases et tous les paramètres auront été mis en action. Dans un second temps, le tic-tac du métronome s'amorcera sur le « stop ». Cet abandon au « je me suis surpassé » et au maintenant je ne peux plus dompter le timing du résultat car tout arrive au bon moment.

C'est également côtoyer cet état d'être avec clairvoyance. La projection d'une situation est plus nette lorsque l'angle de vue est pris avec de la hauteur et du recul nécessaire. Cette attitude limitera aussi l'installation d'une anxiété.

L'épanouissement personnel est un coffret précieux à faire fructifier. Il symbolise d’innombrables valeurs humanistes et spirituelles : le partage à la dynamique d'un donné/recevoir.

Assumer sa liberté d'être pour sa dignité. Etre un pionnier de ses émotions pour se fourvoyer de ce tourbillon d'illusions à la force d'appuyer sur un seul pion : l'Abandon ...

Carole-Louise GAWAIN, auteur américaine, a signé des ouvrages sur le développement personnel. Elle délivre que tous les potentiels de réussite ou d'échec sont le reflet de nos pensées.

Se laisser flotter par les alternatives de la vie, c'est un bénéfice à saisir : « Imaginons la vie comme une rivière. De nombreuses personnes se cramponnent aux berges de peur d'être emportées par le courant mais, à un certain point du cours d'eau, les baigneurs doivent décider de se laisser aller et de faire confiance à la rivière pour qu'elle les emmène en toute sécurité. Ils apprennent alors à « suivre le courant » et se sentent très bien. »

Le premier courant est souvent source d'agitation. Le temps de s'adapter à l'émission de turbulence et d'apprécier la tempérance d'une accalmie. Le « quand », le « comment » sont des influences illusoires dans ce présent. C'est un challenge à différentes mouvances de croire sans voir. 

Lyvia ROBERT

 

La discussion visant à travailler sur le projet électoral et l’équilibre de la future liste municipale aura tourné court. Une vingtaine de minutes, à peine, entre le chef de file du mouvement des démocrates, investi par la majorité présidentielle, et l’édile d’Auxerre, Guy FEREZ, candidat à sa succession, soutenu par La République en Marche. Une entrevue suffisamment longue, néanmoins, pour que le divorce entre ces deux ténors de la politique auxerroise ne soit consommé. De manière irrévocable ?

AUXERRE : Le torchon brûle entre Guy FEREZ, maire de la capitale de l’Yonne, et son adjoint chargé des finances et du budget, Pascal HENRIAT. Et ce n’est pas la rencontre, brève mais supposée tendue, entre les deux hommes il y a peu qui aura changé quelque chose à la situation.

Au terme de ces vingt minutes de faux dialogue, il n’y aura eu ni propositions sérieuses ni réel consensus sur la ligne à adopter et le choix des hommes dans le cadre stratégique des prochaines municipales.

Provoquant une conférence de presse ce vendredi 08 novembre, le chef de file du MoDem de l’Yonne, ayant reçu au préalable l’investiture de la majorité présidentielle pour entamer des discussions avec Guy FEREZ, a fait part de sa profonde amertume et de sa réelle déception. Avant de se prononcer sur ses choix.

« Devant le refus de dialoguer de Guy FEREZ, j’ai compris que ce dernier ne souhaitait plus que l’on travaille ensemble… ».

Un camouflet auquel Pascal HENRIAT a désiré faire face. La réaction de l’intéressé ne s’est donc pas fait attendre. Le responsable du mouvement des démocrates de l’Yonne a annoncé son retrait sine die de la course aux municipales 2020. Lui qui occupait jusque-là un poste névralgique au sein de l’organigramme auxerrois depuis 2014. Les finances et le budget.

« Je ne ferai aucunement parti de la prochaine liste des municipales aux côtés du maire sortant, devait-il déclarer avec véhémence, Guy FEREZ est venu me chercher il y a six ans pour barrer la route à Guillaume LARRIVE ; je lui donne aujourd’hui mon bon de sortie en assumant le travail mené avec lui. Mais, en revendiquant désormais mon statut d’homme libre… ».

 

Un contexte kafkaïen difficilement compréhensible…

 

Nonobstant, le représentant du centrisme dans l’Yonne qui siège au Département conserve sa fonction au sein de l’équipe municipale actuelle jusqu’au terme de son mandat. Soit en mars 2020.

Toutefois, Pascal HENRIAT assume pleinement le travail qu’il a mené auprès du maire actuel. « Je ne suis pas en désaccord avec le bilan de Guy FEREZ, concède-t-il, ce que je n’admets pas résulte de l’absence de concertation qu’il y a eu pour bâtir le projet de la nouvelle mandature… ».

N’accordant plus sa confiance à l’ancien maire socialiste d’Auxerre, Pascal HENRIAT se dit ne plus être en sérénité avec lui-même pour poursuivre l’aventure. 

Vu de l’extérieur, le contexte semble très kafkaïen. Démontrant ainsi toute la complexité de l’appareil politique qui auréole l’univers de La République en Marche depuis plusieurs mois. D’un côté, Guy FEREZ, qui a officiellement quitté sa formation originelle le Parti socialiste en juin 2019, a reçu le soutien des instances suprêmes du parti présidentiel pour mener à son terme la bataille auxerroise. L’entrevue avec le délégué national de LREM au printemps, Stanislas GUERINI, nous le remémore.

Dans le même temps, le leader du MoDem, Pascal HENRIAT, était désigné par le bureau exécutif de ce même organe politique pour mener à bien des tractations orales avec le maire sortant. Tout en veillant à ce que la représentation des idées dans le projet, devant être en cohérence avec les dix engagements éthiques de l’élu local progressiste, permette une représentation juste et équilibrée des équipes au sein de la future liste municipale et de l’agglomération. La lettre de mission à l’estampille de LREM sera datée du 26 septembre.

On connaît la suite : les attaches prises par le destinataire de cette missive, Pascal HENRIAT, avec Guy FEREZ afin d’engager des discussions sérieuses devant aboutir à un consensus n’ont pas eu les résultats escomptés pour le représentant du MoDem.

 

 

Des appels du pied qui resteront lettres mortes…

 

Pour autant, une question demeure : cette fin de non-recevoir exclut-elle définitivement du jeu des municipales le responsable centriste de l’Yonne ?

Les appels du pied d’autres candidats pourraient peut-être infléchir la position de Pascal HENRIAT. Pour l’heure, lui, affirme le contraire.

« C’est vrai que sur de nombreux points, Crescent MARAULT présente des idées qui ne sont guère éloignées des miennes. Comme moi, il a soutenu Alain JUPPE et Emmanuel MACRON aux dernières présidentielles. Comme moi, il est centriste. Mais, je n’oublie que c’est le représentant de la droite dure, Guillaume LARRIVE, des Républicains, qu’il l’a adoubé pour cette campagne électorale. Donc, je ne le suivrais pas. Quant aux Verts, on les a poussés à bout dans le mandat actuel alors qu’il n’y a jamais eu en six ans la moindre critique au sein de l’équipe municipale. J’approuve leur candidature ; ils ont eu raison de s’émanciper de la tutelle actuelle… ».

Quant à l’évocation de sa propre candidature en 2020, Pascal HENRIAT balaie la suggestion d’un revers de la main.

« Beaucoup me l’ont demandé, ajoute-t-il, j’y ai moi-même pensé. Mais, j’ai une vie professionnelle et je ne souhaite pas la mettre en difficulté. En outre, je ne voulais pas rajouter de candidats supplémentaires à cette élection qui en est déjà bien fournie… ».

Préférant se retirer de la vie politique auxerroise, Pascal HENRIAT qui est aussi l’un des acteurs clés de l’opposition au Conseil départemental, n’en demeurera pas moins attentif aux programmes des uns et des autres. Histoire de donner à un moment précis ses consignes de vote pour tel ou tel candidat.

Mais, attention, prévient-il solennel : « je ne suis pas à vendre ni moi ni les représentants du MoDem même s’il y aura des tentatives de l’équipe actuelle de débauchage… ».

Se disant au service de la politique au sens noble du terme plutôt qu’au service d’un politique qui en incarnerait le rôle, Pascal HENRIAT ne met pas un genou à terre, en acceptant n’importe quelle compromission.  

A 58 ans, mature et aguerri à la chose politique, le leader du MoDem ne veut prêter allégeance à qui que ce soit. Se contentant d’exercer un droit de retrait, en homme libre, qui lui permettra peut-être de mieux rebondir ultérieurement ?

 

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