Dans cette tribune, l’édile d’Auxerre et président de l’Agglomération de l’Auxerrois invite ses administrés à poursuivre les règles strictes du confinement. L’une des parades pour contrecarrer la propagation rapide du coronavirus partout dans le monde.

TRIBUNE: Voilà trois semaines que nous vivons confinés pour lutter contre les ravages que peut provoquer le coronavirus. C’est une séquence déjà longue qui nous a forcés à bouleverser nos habitudes en nous repliant sur notre sphère familiale ou individuelle.

C’est une période que nous avons traversée globalement dans l’ordre et la discipline et je vous en remercie. De son côté, la Ville et la Communauté d’agglomération ont tout mis en œuvre pour que le confinement des habitants puisse se dérouler avec efficacité : les déchets et ordures ménagères sont collectés, les enfants des soignants gardés, les transports assurés, les formalités essentielles de l’état civil maintenues et les personnes seules ou fragiles accompagnées.

La police municipale, en lien étroit avec la police nationale, veille au respect des consignes.

Je salue ici tous vos efforts. Mais tout indique que les mesures de confinement qui nous obligent à limiter nos déplacements et nos sorties ne seront pas levées dans les prochains jours. Cela va nous contraindre à des efforts répétés.

C’est collectivement que nous sortirons de cette épreuve. Pour cela j’en appelle au bon sens de tous. Certes, le printemps et l’arrivée du soleil pourraient nous inciter à enfreindre les règles strictes pourtant édictées pour que la pandémie soit vaincue au plus vite. Nous devons, individuellement et collectivement, faire preuve de discipline et limiter au maximum nos déplacements aux activités indispensables comme l’achat de nourriture.

Même si nous espérons tous retrouver notre ancien mode de vie le plus rapidement possible (je travaille d’ailleurs dès maintenant aux aides qui permettront à notre économie, nos entreprises, artisans et commerçants de redémarrer), il est trop tôt pour envisager les modalités pratiques du retour à la normale.

Aujourd’hui et pour quelques temps encore, je vous demande donc de respecter scrupuleusement le confinement.

Guy FEREZ

 

Une première machine découpe-laser devrait arriver du nord de l’Italie ces jours-ci. A condition que l’autorisation préfectorale soit suffisante pour faciliter la traversée de la frontière transalpine à cet appareil indispensable à la production. Mais, le dirigeant de la start-up industrielle de l’Yonne Frédéric ROURE est formel. D’autres de ces systèmes seraient nécessaires pour espérer fabriquer jusqu’à 300 000 masques de protection au quotidien. A partir de la fibre naturelle du chanvre…

LEZINNES: Il ne s’agit que d’une simple question de jours. Mais, d’ici peu, sans doute avant la fin de la semaine, le fabricant de géotextiles, toiles de paillages biodégradables et de textile végétal à base de fibres naturelles cultivées dans l’Hexagone sera en capacité de produire en quantité importante des masques de protection pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Comme d’autres secteurs de cette filière dans le pays, GEOCHANVRE se mobilise à son tour dans cette quête effrénée à la conceptualisation du précieux ustensile protecteur.    

La PME aux dix salariés travaille activement à la modélisation d’un masque à partir d’intissé en fibres naturelles. L’enjeu est de répondre aux besoins de sécurité dans un cadre non médical.

L’entreprise s’appuie sur une technologie novatrice qu’elle a brevetée dans 140 pays. Celle-ci consiste à lier des fibres végétales par projection d’eau sous haute pression sans avoir recours à des adjuvants. On appelle ce procédé : l’hydroliage. Il favorise la production de manière industrielle des géotextiles intissés 100 % biodégradables.

Pour réaliser ce challenge, l’ingénieur à la tête de la structure entrepreneuriale, Frédéric ROURE, s’est appuyé sur les services de l’Etat et de la Région. Au terme de sa dernière conférence de presse vendredi 03 avril, la présidente de l’organe institutionnel régional Marie-Guite DUFAY devait tresser des lauriers élogieux à l’endroit de l’entrepreneur icaunais pour cette prise d’initiative.

« D’ici une huitaine de jours, avait déclaré l’élue franc-comtoise, GEOCHANVRE sera en mesure de concevoir des masques qui seront destinés à la protection des salariés dans les entreprises… ».

 

 

Les prototypes de masques ont reçu l’aval de la DGA…

 

D’autres partenaires sont entrés dans la danse. La société SO BAG, implantée à Blanzy en Saône-et-Loire et LASERTEC, basée à Arceau en Côte d’Or.

La première est devenue le référent sur la fabrication de « big bag » en France. La seconde est spécialisée dans le marquage, la gravure et la découpe au laser en sous-traitance depuis une vingtaine d’année sur le marché national.

Pour couronner le tout, le dirigeant de GEOCHANVRE a fait également appel aux bonnes volontés des élèves du Lycée professionnel Eugène Guillaume de Montbard (Côte d’Or).

Des tests conduits sous l’égide de la DGA (Direction générale de l’armement) ont conclu à la validation le 30 mars du prototype suggéré par la PME de Lézinnes le positionnant de facto dans la catégorie 2 des masques à usage non sanitaire.

Quinze mille de ces ustensiles jetables 100 % en matière végétale pourraient être conçus dès les premières semaines d’avril. Avant que ne survienne la montée en puissance progressive et logique liée à l’installation du nouvel équipement.

 

 

 

Interrogé par téléphone, Frédéric ROURE confirme que l’entreprise est dans sa phase de réorganisation afin de pouvoir répondre au mieux aux demandes urgentes des entreprises et des collectivités (la Communauté de communes du Tonnerrois en phase de test).

Si elle réussit son pari, GEOCHANVRE qui a déjà acquis une sérieuse notoriété depuis le lancement de sa gamme de paillage en vendant plusieurs centaines de milliers de mètres carrés à des maraîchers, vignerons, paysagistes ou services techniques de collectivités (Paris, Dijon…) remplirait à la perfection son rôle d’entreprise citoyenne. Au moment où on a le plus besoin de ce type d’initiatives dans l’Hexagone.

Mais, pour mieux optimiser son plan de bataille contre le coronavirus, Frédéric ROURE aimerait acquérir d’autres machines de découpe laser à son fournisseur italien. Histoire de renforcer encore plus le potentiel productif de son unité industrielle au quotidien. Mais, il est impératif qu’il obtienne les subsides adéquats.

Au-delà des soutiens de principe de la part des institutionnels, les aides financières sont en revanche toujours à l’étude auprès des organismes ad hoc. Or, Frédéric ROURE sait que chaque minute compte aujourd’hui dans cette guerre sans merci qu’il faut livrer contre la progression de l’épidémie.

Le temps presse alors que les masques de protection sont presque à porter de mains…

 

 

Terriblement impactés par la crise du COVID 19, les artisans toute activité sectorielle confondue souffrent depuis le début de la période de confinement. Les conseillers de la chambre consulaire régionale restent mobilisés afin de les accompagner du mieux possible durant cette épreuve si particulière pour le moral et complexe dans les affaires…

DIJON : La Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne Franche-Comté vient de publier les premiers chiffres à l’issu de la mise en place de son dispositif exceptionnel d’accompagnement, imputable à la période de confinement.

Ce sont aujourd’hui plus de cinq mille structures qui bénéficient des services de suivi par les conseillers de la vénérable institution. Depuis la mise en exploitation de la ligne spécifique qui favorise les contacts avec les conseillers consulaires de la région, ce sont 1 700 demandes de rappel qui ont déjà eu lieu.

Mobilisés au quotidien, les personnes qui se rendent opérationnelles en appui des entreprises ont multiplié l’envoi de newsletters aux artisans de la région Bourgogne Franche-Comté.

 

 

Relayées sur Facebook, les informations de la Chambre ont été vues par 160 000 personnes. Quant aux formateurs, ils assurent toujours à distance l’apprentissage de 1 700 stagiaires via les outils multimédia.

Les secteurs impactés au niveau national et par ordre d’importance sont ceux des services à hauteur de 60 %, du bâtiment (17 %), de la production (12 %) et de l’alimentaire (11 %).

La nature de ces impacts se rapporte au ralentissement de l’activité, la baisse de fréquentation de la clientèle, l’annulation des commandes, celle des évènements et l’allongement des délais d’approvisionnement.

 

Pour contacter la Chambre régionale de Bourgogne Franche-Comté :

https://artisanat-bfc.fr/detail-offre/covid-19/contact

Plateforme numérique : artisanat-bfc.fr

 

 

 

S’il existe un secteur économique qui vit actuellement sous une tension extrême du fait de ses activités, c’est bien celui des pompes funèbres. Pourtant, en cette délicate période de pandémie imputable à l’agressivité du coronavirus et de son taux de mortalité exponentiel, le flou n’existe pas dans la filière. Les règles y sont actualisées de manière régulière par l’Agence régionale de santé (ARS) et le Haut Comité de Santé publique. Permettant ainsi aux professionnels de s’adapter en temps réel…

AVALLON : Le flou artistique n’est pas de mise dans le secteur du funéraire à l’heure actuelle. Y compris dans l’organisation des obsèques de nombreux défunts qui ont été malheureusement impactés par la propagation galopante du coronavirus.

Les règles sont claires et connues. Elles émanent de l’Agence régionale de Santé qui a publié un certain nombre de recommandations dans le cadre de la gestion de décès imputables au COVID 19. Ou pour celles et ceux des personnes qui sont suspectés d’être en lien direct avec l’infection virale. Elles proviennent également d’un autre organisme qui fait référence en la matière : son Haut Comité national de santé publique. Celui-ci fait connaître aux professionnels du secteur ses recommandations et les décrets régulièrement adoptés par l’Etat.

Publiés et diffusés immédiatement, les professionnels peuvent ainsi s’adapter en temps sans qu’il n’y ait la moindre interprétation possible. Ces données informatives qui prônent la prudence sont nécessaires afin de limiter le risque de propagation du virus. Elles ont adapté la rédaction des certificats de décès à cette situation sanitaire tragique et hors du commun.

« Quand nous prenons en charge le corps d’un défunt, nous savons ce qu’il en est par la présence de ce certificat obligatoirement délivré par un médecin… ».

Directeur associé de la société « AEF » (Avallonnaise Espace Funéraire) depuis seize ans, l’interlocuteur du jour, Yves SENNEQUIER, qui nous livre son témoignage, sait de quoi il parle. Il possède une très longue et sérieuse expérience des pompes funèbres.

Alors que l’inquiétude gagne les Français, alors que beaucoup de choses ont été dites autour des obsèques, le professionnel d’Avallon apporte des précisions qui lui sont apparues nécessaires pour éviter le flou et les imprécisions.

 

 

 

 

Respecter du mieux possible les volontés du défunt…

 

« Chacun d’entre nous a besoin d’être parfaitement informé sur la situation, concède-t-il, il faut éviter de dire des contre-vérités. La période de crise que nous connaissons impose que les professionnels soient précis, sérieux et qu’ils ne créent pas plus d’anxiété que la légitime anxiété ambiante. Certes, les règles d’inhumation sont devenues plus rigoureuses pour lutter contre la propagation du COVID19. C’est évidemment une bonne chose… ».

Toutefois, Yves SENNEQUIER insiste sur le fait que ces recommandations utiles ne visent pas à interdire l’extraction des prothèses qui fonctionnent avec une pile.  

« Les professionnels, s’ils le sont, le savent. Cela veut dire que le choix de la crémation par les familles pourra être respecté. Chez « AEF », nous avons pris les dispositions imposées par la réglementation pour respecter le mieux possible leur choix… ».

Il va de soi, également, que pendant cette période épidémique, si la cause du décès n’a pas été provoquée par le COVID 19 après un diagnostic avéré, la réglementation des obsèques n’est pas modifiée.

Concrètement, et dans ce cas précis, la visite des familles et des proches de la personne décédée est toujours envisageable si les mesures et gestes barrières sont respectés.

L’entité funéraire, grâce à ses installations et à son organisation veille que tout soit mis en œuvre à cet effet

Commentaires d’Yves SENNEQUIER : « Chez « AEF », la visite du défunt se déroule avec une ou deux personnes seulement en même temps dans notre chambre funéraire. Notre volonté est d’accompagner les familles et les proches dans les meilleures conditions, dans le respect de leurs volontés et des règles sanitaires… ».

On l’aura compris : l’expérience professionnelle et le respect stricto-sensu des règles officielles permettent aux familles endeuillées de bénéficier d’un service empreint de respect et de dignité. Malgré l’aspect dramatique de la période…

 

 

 

 

Une vingtaine de structures spécialisées dans les services à domicile travaillent de concert depuis le 30 mars pour répondre à la demande croissante des sorties d’hospitalisation des personnes atteintes par le coronavirus. Cette mutualisation de compétences favorise les centres hospitaliers et les établissements de santé de l’Yonne dans la gestion et l’anticipation du retour au foyer des malades en voie de guérison…

AUXERRE : Mutualisée par le plus grand nombre d’entreprises de la filière exerçant sur le département de l’Yonne, l’initiative est plutôt judicieuse. Et s’avère très efficace.

Elle assure la continuité de service en permettant aux hôpitaux et établissements de santé de pouvoir appréhender avec plus d’aisance les sorties d’hospitalisation de leur patientèle.

Autorisées à exercer par le Conseil départemental sur l’accompagnement des publics fragiles et des personnes en situation de handicap, la vingtaine de structures professionnelles engagées dans ce vaste plan citoyen agit avec dextérité à la mise en œuvre de cette stratégie depuis plusieurs jours.

Concrètement, et ce pour toute la durée du confinement, voire au-delà, l’ensemble des services d’aide à domicile (SAAD) de l’Yonne interviennent sous le couvert d’une unique entité, baptisée « CI 89 ». Pour « Coopération interservices 89 ».

La démarche ne se cantonne pas par ailleurs aux seules structures de la filière. D’autres partenaires ont été conquis par la formule. Ce sont les fournisseurs du matériel médical à l’instar de CAP VITAL, PRESENCE VERTE CONFLUENCE, RESPI SANTE, PARAMAT ou ORTHO MEDICAL.

Les objectifs prioritaires de « CI 89 » reposent sur trois critères : le gain de temps dont peuvent bénéficier les établissements de santé dans la gestion de la crise actuelle, la garantie des meilleures conditions de retour à domicile des bénéficiaires et l’optimisation du travail remarquable des assistantes de vie à domicile, tout en les protégeant.

 

 

Fournir en un temps réel une visibilité des capacités d’intervention…

 

Comme l’explique Jérôme ATTIAVE, responsable de la société « AJ SERVICES 89 », l’un des instigateurs de ce projet, « la force de celui-ci réside dans sa capacité à fournir une visibilité en temps réel des capacités de toutes ces structures à prendre immédiatement en charge les bénéficiaires… ».

Naturellement, par souci de professionnalisme, les acteurs de « CI89 » s’assurent également que les équipements de protections individuelles et jetables sont disponibles. Dans le respect des mesures exceptionnelles voulues par le gouvernement.

Deuxième atout du concept : proposer aux travailleurs sociaux de l’Yonne un interlocuteur « coordinateur » unique par secteur géographique ; ceux-ci étant au nombre de cinq par secteurs clairement identifiés : Avallonnais, Auxerrois, Jovinien, Puisaye et Sénonais.

Ce référent établit le contact qui facilite le travail des hôpitaux et des établissements de santé. Il apporte ainsi une véritable sécurité dans le traitement des diverses demandes.

Quant aux services proposés aux personnes regagnant leur domicile, ils sont ceux usités habituellement. C’est-à-dire l’accompagnement aux actes essentiels de l’existence et l’entretien du domicile. Auxquels s’ajoute une prise en charge de chaque bénéficiaire à d’autres services liés aux structures spécialisées dans la téléassistance, le portage de repas, l’équipement médical, etc.

Le service autonomie du Département, partie prenante du projet, soutient la démarche : il y voit un atout indéniable en termes de continuité de service.

La liste des structures SAAD adhérentes au CI 89 à ce jour est la suivante :

ADEQUAT, AGE D’OR SENS, AJ SERVICES 89, AMAPA, CONFIEZ-NOUS, DOMALLIANCE, DOMI SERVICES PRO, ELAIME, ISA, KIETY HOME, PROXIMALIA, SERENITY, SOSM LA PROVIDENCE, UTILITY AGENCY et O2.

 

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