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Non, il ne s’agit pas de l’énoncé d’une dissertation philosophique à réaliser en quatre heures sur laquelle des élèves de niveau terminale d’un lycée devraient plancher ! Ces deux mots sont ceux qui serviront de fil conducteur à la stratégie managériale du nouveau directeur de territoire de la Banque Populaire dans l’Yonne, Christophe PIERRON. Succédant à Yann NUNES, appelé à des fonctions directionnelles en Côte d’Or, ce pur produit de l’Yonne – il est natif de Villiers-Vineux dans le Florentinois – a pris officiellement ses fonctions le 08 décembre dernier. Le jour de l’Immaculée Conception !

 

AUXERRE : Sera-t-il auréolé de la lumière divine pour accomplir ses missions professionnelles dans le cadre de son environnement bancaire ? En tout cas, Christophe PIERRON, âgé de 37 ans, s’est officiellement installé dans le fauteuil de directeur de territoire de la Banque Populaire dans l’Yonne à la date de la célébration de la Vierge, le 08 décembre dernier.

Une circonstance heureuse en termes de calendrier pour celui qui prône la bienveillance et l’exigence dans l’accomplissement de sa mission. Ce pur produit de l’établissement mutualiste – il y a fait ses gammes et y joue désormais ses partitions en qualité de chef d’orchestre depuis novembre 2006 – se sent comme un poisson dans l’eau au sein de cet univers bancaire qu’il affectionne tout particulièrement.

D’autant que le garçon au sourire sympathique a tout connu ou presque auprès de cette grande maison : l’accueil en agence à Tonnerre, le plateau téléphonique au siège, non loin de Dijon à Quetigny, le conseil à la clientèle particulière du côté de Villeneuve-la-Guyard avant de migrer à quelques kilomètres de là, à Pont-sur-Yonne, pour gérer un portefeuille de clients professionnels.

 

Instaurer un vrai climat de confiance : la priorité…

 

Son premier poste d’encadrant le mène à Monéteau. Ensuite, il se frotte à l’environnement avallonnais avec réussite. Puis, c’est un retour remarqué au sein de la vitrine phare du groupe bancaire, place des Cordeliers, à Auxerre. La dernière année, avant sa nouvelle affectation, il prend les rênes de la direction du secteur Sénonais. Une progression logique dans un schéma de mobilité raisonnée. On connaît la suite avec sa récente nomination le 08 décembre dernier à la tête de l’entité icaunaise.

Christophe PIERRON sait que le challenge est relevé. Prendre la suite de Yann NUNES, affecté à un poste directionnel en Côte d’Or, n’est pas aussi simple que cela. D’autant que le Dijonnais aura su marquer son territoire et imposer sa griffe.

Le nouveau responsable se réfère à la bienveillance et à l’exigence pour avancer sans masque dans ce défi managérial. Deux items qu’il souhaite décliner au quotidien dans sa relation à l’autre, envers les clients et les collaborateurs.

« Je veux instaurer un vrai climat de confiance, stipule-t-il, avec davantage de rendez-vous choisis plutôt que subis, et l’obligation d’un contact annuel avec notre clientèle ; ce que j’appellerai « l’appel bisou » ! C’est cela, le respect de la valeur client… ».

 

Prendre les bonnes décisions et les assumer…

 

On le sent pleinement investi par sa mission, le trentenaire. Il a d’ailleurs commencé à véhiculer ses messages forts auprès de ses collaborateurs (132) répartis sur les quatre secteurs que compte le département, via ses vingt-trois agences de proximité. L’un de ses autres désirs est de démystifier l’image parfois tronquée du banquier assureur. Se montrer en homme du terroir, du terrain aussi. Une normalité, en somme pour cet ancien footballeur amateur qui a joué jadis dans les équipes de Saint-Florentin ou de Joigny. Bref, un « winner » qui apprécie Steve JOBS et qui n’a pas peur de prendre les décisions nécessaires en les assumant, foi de gémeaux natif du 03 juin !

Thierry BRET

 

Champ d’action géographique de l’entité : l’Hexagone. Rien que cela ! Mais, de manière plus régulière, les parts de marchés de la Bourgogne Franche-Comté à conquérir. Une chose est sûre, l’acquisition d’une société d’imprimerie en Côte d’Or, toute proche de sa capitale Dijon, aura permis à la structure pilotée par Nicolas MAISSE depuis douze ans de gagner en maturité et surtout en efficacité. 2023 se présente donc sous de bons auspices pour l’enseigne de Vermenton, dans un secteur pourtant en crise…

 

VERMENTON : Les indicateurs sont orientés vers le beau fixe pour la PME, installée depuis cinq ans dans la commune du sud Auxerrois. Une dizaine de salariés y exercent leur savoir-faire avec professionnalisme, bénéficiant du matériel adéquat de dernier cri.

Et même si le secteur de l’imprimerie vit des moments particulièrement tendus, pour ne pas dire difficiles au vu du contexte, ADN Imprimeur semble surfer sur la crête des vagues sans risquer de se noyer, précipitée la tête la première dans un rouleau aux effets ravageurs.

Connaissant une belle progression au niveau de ses résultats – un chiffre d’affaires qui excède désormais le million d’euro – ADN (la bien-nommée) est une entreprise ambitieuse qui ne fait pas de bruit dans le landerneau entrepreneurial, cheminant à son rythme.

Disposant d’une vitrine commerciale à Dijon intra-muros, la société n’a pas hésité à investir au plus fort de la crise sanitaire il y a un an, profitant des aides de France Relance, dans du matériel indispensable à son évolution commerciale. Une nouvelle presse numérique d’un budget de 180 000 euros y a été installée dans l’atelier, renforçant ainsi les potentialités offertes par la chaîne graphique. Et lui garantissant de tenir des délais hyper concurrentiels, sur la journée !

 

 

Une entité positionnée sur la petite série comme sur les grands tirages…

 

L’appareillage propose l’offre cinq couleurs et de l’impression quadri ainsi que l’embellissement des documents en variante or et argent. Le must, car l’effet visuel est de loin très agréable. Des arguments graphiques qui n’auront pas manqué de faire tilt auprès des entreprises, des collectivités et du milieu associatif. Les clients habituels qui sollicitent la PME pour leurs besoins de plaquettes, flyers, bulletins de liaison, cartes de visite, papier en-tête, signalétique, etc.

Ne boudant pas son plaisir de se lancer dans les investissements, Nicolas MAISSE a aussi changé sa presse offset depuis peu, prenant sur les propres deniers de l’entreprise, les 200 000 euros nécessaires à l’achat de ce matériel performant.

Aujourd’hui, avec ses deux « bécanes » qui occupent l’unité de production, ADN imprime à plein régime, en petite série comme en grand tirage. Un sérieux plus pour la réactivité, le développement de l’attractivité commerciale et…de facto la rentabilité !

Le développement, en parallèle, de la partie « enseigne » s’est donc faite tout naturellement pour ce spécialiste de l’impression. Le marquage, la sérigraphie n’ont pas de secrets pour les techniciens qui s’affairent dans l’établissement. Cerise sur le gâteau (et pour être en phase avec l’air du temps !), le textile est également une matière qui s’est rajoutée aux potentialités publicitaires où le marquage sur des pulls ou des casquettes est devenu désormais monnaie courante pour véhiculer l’image d’une entreprise.

« Nous allons dans la bonne direction, confie Nicolas, dirigeant de la boîte, l’objectif est de conserver le cap en 2023 ! ».  

En Côte d’Or, ADN Imprimeur jouit d’une solide notoriété qui lui aura permis de s’ouvrir les portes du centre hospitalier universitaire de Dijon à la suite d’appel d’offres : plus qu’un bonus, le bon filon pour accroître son maillage relationnel dans la capitale bourguignonne dont les entrepreneurs aiment encore communiquer à travers la palette de produits éclectiques proposés par la profession.

Mais, d’autres frappent déjà à la porte, afin d’être ajoutés à la liste des clients. Des laboratoires pharmaceutiques, la Caisse primaire d’assurance maladie, entre autres…La rançon du succès, en somme, pour cette pépite icaunaise.

 

Thierry BRET

 

 

 

C’est presque un petit « scoop », distillé par la présidente de la Région, Marie-Guite DUFAY. Une mesure de responsabilité, qui au demeurant, semble tout à fait évidente, au vu des circonstances actuelles. L’exécutif de Bourgogne Franche-Comté envisage d’accorder un coup de pouce non négligeable pour soutenir les artisans de la boulangerie/pâtisserie et leur alter ego de la boucherie/charcuterie, confrontés à d’improbables envolées de leurs factures énergétiques. Une enveloppe d’environ 3 millions d’euros, prise dans un reliquat de fonds européens…

 

DIJON (Côte d’Or) : Les professionnels de l’artisanat, exerçant leur savoir-faire dans le domaine de la boulangerie/pâtisserie, devraient bénéficier d’une aide émanant de l’organe institutionnel régional pour l’année 2022. Un coup de pouce (« mesure de responsabilité ») qui sera financé sur des reliquats de fonds européens, d’après la présidente de la Région Marie-Guite DUFAY qui en a fait mention lors de la conférence de presse d’avant session, mardi en matinée.

« Nous sommes en train de travailler une aide aux boulangers ainsi qu’aux bouchers-charcutiers, précise-t-elle, des filières qui connaissent de profondes difficultés… ».

Alors que l’Etat accompagne ces métiers en tension énergétique depuis le début de l’année, la Région souhaite se positionner sur l’exercice antérieur, 2022, où ces professionnels ont connu des difficultés majeures.

Cet accompagnement du Conseil régional sera proposé au vote lors de la prochaine commission permanente en février. Seuls les artisans ayant réalisé un chiffre d’affaires inférieur à deux millions d’euros en 2022 pourront profiter de cette manne, versée par la Région à partir de fonds européens. Des contacts ont été pris avec la corporation et l’U2P. Les dépenses en électricité des fours et des chambres froides plongent les professionnels dans une très mauvaise passe, du fait de la poussée inflationniste des coûts.

 

 

 

L’aide s’appliquerait sous la forme de trésorerie et en investissements pour aider les artisans à pouvoir s’équiper de matériels moins consommateurs d’énergie. Toutefois, la présidente qui a confirmé l’aide a rappelé que « la Région prenait un risque en délivrant cette aide financière, car elle espère se faire rembourser par l’Europe d’ici la fin de l’année sur ces reliquats de fonds européens pouvant être affectés à des conséquences de la guerre en Ukraine… ».

Quant à l’enveloppe, elle pourrait se situer à trois millions d’euros, voire davantage selon l’élue régionale.

 

Thierry BRET

 

 

De l’aveu, même, de la présidente Marie-Guite DUFAY, ce n’est pas un scoop ! Au vu du contexte imputable à la crise. La construction du budget de la Région Bourgogne Franche-Comté n’a donc pas été facile. Conséquence : si celui-ci est adopté lors de la séance plénière cette semaine à Dijon, les habitants du territoire et les partenaires de l’institution ne doivent pas s’attendre à des miracles financiers. Mais, plutôt à une orientation budgétaire devant faire face aux contraintes inflationnistes et énergétiques, sous le sceau de la « prudence » et du « volontarisme » avec en sus, un gel radical des dépenses sur les nouveaux investissements…

 

DIJON (Côte d’Or) : On la sent déterminée jusqu’au bout des ongles, la responsable de l’exécutif régional. « Notre marque de fabrique n’est pas de baisser les bras, glisse-t-elle en préambule et se voulant rassurante lors de la conférence de presse d’avant session qui réunira deux jours durant les élus régionaux dans l’hémicycle dijonnais mercredi et jeudi. Nous sommes là pour penser et porter le développement de notre économie dans nos territoires et le bien-être de nos concitoyens… ».

Pourtant, les visages des trois interlocuteurs – Michel NEUGNOT et Nicolas SORET l’accompagnent pour cette conférence - faisant face à un panel exhaustif de la représentation médiatique régionale font plutôt grise mine. Les jours de fête d’entre Noël et Nouvel An sont déjà oubliés et loin derrière nous. Il faut vite revenir à la dure réalité d’un quotidien, morose et incertain, plombé par une inflation galopante et un coût des prestations énergétiques sans commune mesure. Autant de paramètres conjoncturels, plus ou moins prévisibles indexés au contexte international qui impactent par effet gigogne l’élaboration du budget de la Région.

 

S’appuyer sur l’Etat pour faire pression sur la SNCF…

 

Soumis au vote durant la séance plénière qui débute ce mercredi et annonciateur d’échanges dans l’hémicycle que la présidente ne souhaite pas trop houleux mais constructif, le budget de la Région marque le pas. Une orientation sous le prisme de la « prudence », le maître mot de cette explication de texte que Marie-Guite DUFAY répètera à maintes occasions comme un fil d’Ariane justificatif.

« Nous sommes comme un ménage qui voit ses dépenses explosées, souligne-t-elle, et qui n’a pas les recettes en face. Donc, ce ménage doit réduire son train de vie. Nous allons forcément, dans ce budget, prendre des mesures de ralentissement qui vont porter essentiellement sur les investissements ».

Mais, pouvait-il en être autrement au plan comptable lorsque l’on sait que l’excédent des dépenses inflationnistes et énergétiques s’élève à 130 millions d’euros alors que les recettes supplémentaires n’en ont rapporté que vingt millions ?

Posant tout haut les questions (avant d’en apporter les réponses), la présidente socialiste de l’exécutif régional déroule le fil de ses idées, se faisant pédagogue pour que chacun comprenne la nécessité de proposer un budget « volontariste » le plus adapté possible à la situation.

« Nous ne pouvons pas déséquilibrer nos ratios, nos fondamentaux, observe-telle, d’autant qu’à date, je n’ai pas la réponse à toutes les interrogations que je pose à mes interlocuteurs importants sur le bouclage de ce budget, à savoir l’Etat et la SNCF… ».

Mais, que l’on ne s’y méprenne pas ! Lorsque Marie-Guite DUFAY cite l’Etat dans ses propos, « ce n’est pas à lui de combler les déficits qui sont les nôtres, ce n’est pas du tout ça le sujet ! ».

Non, elle fait référence à la représentation étatique afin que cette dernière l’aide à faire pression sur la SNCF, notamment sur l’important volet des mobilités à la charge de la Région.

« Les coûts de l’énergie ont explosé de façon dramatique, poursuit-elle, et l’envolée de l’inflation fait que la convention passée avec la SNCF parce que nous avons un réseau ferroviaire important doit être renégociée. Même si notre budget s’élève à deux milliards d’euros, il n’en demeure pas moins un petit budget par rapport aux autres régions de l’Hexagone… ».

 

 

Un exécutif en plein brouillard de l’aveu de la présidente…

 

Conséquence, les excédents des dépenses sont difficiles à lisser, de l’avis de la présidente. Un démarrage de négociations avec la SNCF se formalise ces jours-ci afin de trouver des solutions appropriées pouvant réduire la facture énergétique. C’est le souhait de Marie-Guite DUFAY qui veut ainsi s’appuyer sur l’aide de l’Etat pour faire baisser structurellement les charges imputables au coût de l’énergie, du fait de l’exploitation des trains.

Il s’agirait d’aborder ces négociations à partir d’un processus « moins absolu » et beaucoup plus favorable à la SNCF, en matière d’ouverture à la concurrence, ce qui fit l’objet d’un vote de l’assemblée régionale, pour 2026 – pour des raisons techniques, cette libéralisation du marché s’effectuerait même à partir de 2027 -, rappelait la présidente. Une ouverture à la concurrence qui serait donc repoussée pendant la durée du mandat de la majorité actuelle si une nouvelle convention était négociée, entraînant de facto la baisse considérable de ces charges énergétiques, la rendant plus progressive et étalée dans le temps.

A date, la négociation démarre pour la présidente qui avoue être « dans le brouillard » compte tenu de l’inéluctable explosion des dépenses.

Les choses ne se dérouleront pas comme d’habitude, visiblement. D’ordinaire, le budget se vote en bonne et due forme en janvier et au mois de juin, une décision modificative permet d’ajouter ou de soustraire des éléments complémentaires au budget initial. Ce qui ne sera pas le cas, cette année a déjà prévenu Marie-Guite DUFAY.

Le brouillard qui entoure l’exécutif régional devrait cependant se lever petit à petit et éclaircir la ligne budgétaire de la Région d’ici là, compte tenu de l’évolution des négociations avec l’Etat, et la SNCF. Rendant le budget du printemps beaucoup plus important au niveau de l’enveloppe que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Mais, c’est au niveau des investissements que la présidente socialiste de la Bourgogne Franche-Comté a placé le curseur. En agissant avec « prudence », une fois de plus.

« Je précise à tous nos partenaires, les entreprises, les porteurs de projets du territoire que nous n’engagerons aucune dépense d’investissement entre le mois de janvier et le mois de juin. Sauf coup parti, c’est-à-dire qu’il y a des travaux effectués dans les lycées, principale compétence de la Région et que nous n’arrêterons pas les chantiers… ».

Le message destiné aux partenaires habituels qui sollicitent la manne financière de la Région est on ne peut plus clair au final : « ne venez pas chercher de financement entre janvier et juin ! ». La suspension des règlements d’intervention est donc actée par la présidente.

Y verra-t-elle plus clair au printemps ? Oui, assure-t-elle. Précisant en corolaire que son administration travaille à l’élaboration d’un plan pluriannuel d’investissements qui confèrera à l’exécutif une lisibilité optimale sur ses capacités d’intervention. Un plan qui sera soumis au vote de l’hémicycle en juin. Et qui permettrait à la Région de reprendre les investissements qu’elle a sciemment ralentis à partir d’un budget vert et solidaire.

Quant au milliard d’euros (927 millions avec exactitude) dédié au fonctionnement – culture, sport, solidarité territoriale avec les collectivités, la politique des quartiers -, il ne sera pas impacté par ce ralentissement.

   

Thierry BRET

 

L’histoire est un éternel recommencement. Nous avons du mal à en tirer les leçons. Connaître l’histoire, c’est éviter les pièges de l’avenir. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, le Général de GAULLE serre la main à nos alliés soviétiques, au grand dam de l’opinion internationale. Dans son discours à Strasbourg en 1959, le même général évoqua « l'Europe, de l'Atlantique à l'Oural », dans une formule marquante visant à briser le duopole de la « Guerre froide » entre Washington et Moscou… Le sens des invasions a toujours été de l’Oural à l’Atlantique (suivez mon regard) !

TRIBUNE: Je laisse au lecteur le soin de mesurer les analogies possibles entre Louis XVI – Versailles – Marie-Antoinette – la représentation nationale et Emmanuel MACRON - l’Elysée – Brigitte – l’Assemblée Nationale ! C’est criant de vérité…

Sous Louis XVI, la représentation du pouvoir se joue à Versailles. De là, partent les rumeurs, les éloges et les calomnies. De plus, on retient beaucoup plus les anecdotes concernant le goût du roi pour la serrurerie et les soit-disantes frasques de Marie-Antoinette ! Dans l'historiographie, la monarchie de la fin de l'Ancien Régime est soumise à un préjugé défavorable car on la mesure à l'aune de son échec. Désacralisée, vilipendée, la monarchie de Louis XVI aurait été à bout de souffle et ne pouvait qu'échouer dans tout désir de réformes.

 

Un peuple assommé par les taxes en tout genre…

 

La France est dans une situation de crise économique et la royauté est confrontée à une crise financière importante : les dépenses pour la guerre d'Amérique ont pesé très lourd dans le budget du royaume. Les dépenses de la cour à Versailles sont très importantes et de plus en plus impopulaires. Pourquoi financer la guerre américaine ? La France adhère-t-elle aux idéaux du Nouveau Monde ? Pas plus qu’avec l’Ukraine aujourd’hui… On souhaite surtout contrarier et déstabiliser les Anglais (les Russes d’aujourd’hui), sous l’impulsion de deux idéalistes, La Fayette et de Rochambeau. N’oublions pas l’amitié légendaire de La Fayette et de Georges Washington, deux Francs-maçons notoires.

Pour la crise économique, les paysans sont assommés par les taxes en tout genre et doivent faire face, dans cette fin du XVIIIème siècle à de très mauvaises récoltes. Famine et pauvreté se répandent dans tout le royaume.

Louis XVI décide alors de faire un sondage, pardon de procéder à la récolte des cahiers de doléances : on demande au peuple d’indiquer leurs demandes. Résultats : moins d’impôts et de taxes, de quoi manger, moins de parties de la population nanties de privilèges… bref, avoir un toit, de quoi manger et se vêtir ! Le XXIème siècle a-t-il changé la nature des demandes du peuple ?!

Face aux crises et aux révoltes en province, Louis XVI convoque les Etats Généraux : les nobles, le clergé et le peuple, avec ses héros comme Robespierre et Mirabeau. Si le peuple est le plus représenté en nombre, il est minoritaire en nombre de voix. Louis XVI rejette toute idée de laisser le peuple donner son avis sur la conduite du pays. Cependant, il souhaite éviter une guerre civile qui se conjugue entre privilégiés (aristocrates et clergé contre le peuple). La guerre civile éclatera dans le grand ouest et particulièrement en Vendée.

 

 

D’étranges similitudes entre les deux périodes…

 

Qu’en est-il aujourd’hui ? Face à l’effondrement du Parti Communiste, à l’embourgeoisement des socialistes, le peuple est de moins en moins représenté dans l’hémicycle : moins de 4 % d’employés-ouvriers. Certains redoutent une guerre civile en France quand parfois ils affirment qu’elle a déjà commencé !

Louis XVI fit appel à deux conseillers marquants (Mc Kinsley n’existait pas) : Necker et Turgot. Des conseillers réformateurs, mais qui n’ont pas su apprendre au roi les bases de la politique. Louis XVI est un érudit mais il ignore tout  de l’organisation du royaume et veut diriger dans l’absolutisme le plus intégriste ! Les réformes de modernisation proposées vont également conduire à sa perte. Les origines de la Révolution sont aujourd’hui très contrastées et sujet à polémiques. Michelet penche pour une pauvreté accrue qui pousse à la Révolution, alors que Jaurès tient l’importante richesse de la France au XVIIIème, son injuste répartition et la prospérité des nantis, pour tenants de la révolte.

Les fake news vont bon train au royaume de France : lors de son procès, Marie-Antoinette est accusée d’actes de pédophilie vis-à-vis de ses enfants. Et surtout, c’est une étrangère, être «Autrichienne » : un crime de lèse français ! Une foule mécontente et affamée marche sur Versailles. Confrontée à la souffrance des malheureux, et à ceux qui réclamaient du pain, la reine aurait alors suggéré cette proposition choquante : « Qu’ils mangent de la brioche ». C’est une légende avérée. Rien ne le prouve, mais admettons que cette phrase fut réellement prononcée. Il faut savoir qu’à cette époque la « brioche » est un surnom donné au pain cuit dans les fours communaux par les plus pauvres. Au XVIIIe siècle, pour les Français, le pain n’est pas seulement un aliment de base. Il symbolise le sacré, l’espoir, la justice, la stabilité… Il rassure quand il est blanc. Il inquiète quand il devient noir et vient à manquer.

On pourrait continuer à l’infini les similitudes entre la vie sous Louis XVI et celle de notre président. Retenons un contexte actuel qui devrait permettre à Emmanuel MACRON de tenter d’anticiper les « révoltes » à venir ! Tout de même une bonne nouvelle : la guillotine a disparu et la peine de mort est abolie ! Bien heureusement ! Laissons le soin aux dirigeants de ce monde, de méditer la pensée de ce grand orateur grec du Vème siècle avant notre ère, appelé Isocrate : « Le premier devoir des rois, si leur patrie est malheureuse, est de porter remède à ses maux ; si elle est dans la prospérité, de l'y maintenir ; si elle est faible, de la rendre puissante. »

 

Jean-Paul ALLOU

 

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