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Texte traduit du « Grean Deal Européen », version 1884. Une année bissextile. Nous sommes à l’époque où, en France, la révolution industrielle s’essouffle. Pour protéger la paix sociale, la loi Waldeck Rousseau est promulguée. Les usines tournent au charbon. Le moteur à explosion envahit notre planète et l’or noir coule à flot. Afin d’anticiper la livraison du premier moteur Diesel (1893) et d’aider le lobbying de la route à aller encore plus vite, les états de l’empire européen, réunis à Strasbourg tout près de la Ruhr, décident de stopper net le développement du ferroviaire et de supprimer la construction d’un nouveau réseau ferré.

 

TRIBUNE: La « Dame de Fer » et son étoile parisienne sont condamnées. En effet, le boom des années 1840 tiré par le fret ferroviaire affecte profondément le monde de l’agriculture, de l’économie, du droit et de la politique. Sans aucune hésitation et par 330 voix contre 207 (74 abstentions), le parlement de l’Empire européen décide de favoriser la circulation des « méga camions ».

Fort heureusement, à notre époque, ou les élus européens ne parlent que de « Grean Deal » cette décision « farfelue » n’aurait jamais pu voir le jour. En effet, nous avons au 21ème siècle pris conscience qu’une bonne gestion de l’environnement nous permettait de vivre heureux et en sécurité. Toutes les Intelligences Artificielles pourront vous le confirmer.

Et pourtant ce vote a bien eu lieu le 12 mars 2024, au Parlement Européen. Des parlementaires qui sans aucun scrupule et avec une vraie intelligence réelle, viennent d’adopter la directive sur les poids et dimensions des camions en Europe.

Chers conducteurs, vous croiserez sur nos belles routes de France et d’Europe, des « méga poids lourds » de 25 mètres de long, composés de 2 à 3 remorques et pesant jusqu’à 60 tonnes.

 

 

Pour optimiser les coûts de revient, ces « mastodontes » seront immatriculés dans des pays, bien à l’Est, ou l’on rémunère un conducteur près de 400 euro/mois.

En transit et équipés de « super réservoirs », ils feront le plein dans les états de l’Union européenne ou le gazole est le moins taxé. En compensations, nous demanderons aux citoyens, aux départements et aux collectivités d’investir massivement sur le renforcement des bas-côtés de routes, et peut-être même de supprimer un ou deux ronds-points qui poseraient problème.

Le nouveau risque de sécurité routière, lié notamment à la distance de freinage, devra être géré par les préfets. Enfin, cette concurrence déloyale fera définitivement disparaître le mode fluvial et le mode ferroviaire. Bienvenue dans le monde du moteur thermique de 2024, façon 1884 !

 

Didier MERCEY

Président LOGIYONNE

Port Fluvial de Gron

 


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Hors d’œuvre de belle facture pour les adhérents de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises de l’Yonne (CPME) ! Tout juste, avant l’assemblée générale annuelle, il y eut une petite visite comme il se doit de l’une des belles pépites entrepreneuriales de l’Yonne, « Le BORVO », à Chemilly-sur-Yonne. Histoire de se mettre en appétit bien avant l’heure ! Dans l’intervalle, Baptiste CLERIN suivit l’ordre du jour de cette AG, sans surprise, à la lettre. Un bilan somme toute positif…

 

CHEMILLY-SUR-YONNE : Séquence rétrospective pour les adhérents de la CPME de l’Yonne qui étaient invités à participer à l’assemblée générale, permettant de tirer les enseignements de l’exercice écoulé. Avec à la manœuvre, le président du syndicat patronal départemental, un Baptiste CLERIN, en pleine forme et tout sourire, accueillant ses hôtes.

A ses côtés, la présence d’un rétroprojecteur, ingrédient indissociable de toute assemblée qui se respecte. Le président en fera bon usage, afin de présenter quelques slides récapitulatifs, accentuant ses propos.

Face à lui, des visages connus et reconnus du milieu entrepreneurial de l’Yonne. Le salon, sis au premier étage de la spacieuse vitrine commerciale du « BORVO », prend forme en l’espace de quelques instants. Dépourvu initialement de sièges, une curiosité, l’endroit va très vite s’adapter à la configuration assise pour que les adhérents puissent profiter de manière confortable des discours qui vont être prononcés.

Une fois le quart d’heure bourguignon écoulé, Baptiste CLERIN s’élance dans l’exercice oratoire. A l’aise, il évoque les points cruciaux de la saison écoulée. Deux rendez-vous marquants sont venus ponctuer l’année 2023 : la séance conviviale de la soirée barbecue, accueillie au Château de Villefargeau au début de l’été et la venue de François ASSELIN, chef de file de la CPME hexagonale, à Auxerre en décembre. Le président de la CPME avait noté cette visite de courtoisie sur son agenda, synonyme de son retour dans l’Yonne huit ans après son dernier passage.

En substance, Baptiste CLERIN rappela que 2023 fut riche en rencontres diverses et variées face aux élus du département afin de présenter les arcanes de la structure et son nouveau bureau mais aussi auprès des sphères économiques et sociales du territoire. Soit plus de 90 % des invitations qui auront été honorées au terme de l’exercice 2023, de quoi satisfaire ses responsables.

 

Des prises de mandat très conquérantes dans l’Yonne et la région

 

Moyennant quoi, de nouveaux partenariats auront été conclus en 2023 (on pense à ceux réalisés avec le groupe VYV ou à la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté et Pays de l’Ain) ; les relais d’influence, au service de la défense des adhérents, ont été également accentués au cours de cette période.

Baptiste CLERIN eut un mot ensuite sur les mandats représentatifs, exercés par des représentants de la CPME 89. Il débuta par une présentation du rôle de Ghislaine MOREAU qui siège depuis un peu plus d’un an en qualité de présidente des Prud’hommes de l’Yonne. La vice-présidente en charge du commerce est depuis sa nomination très investie et fait beaucoup pour les entreprises de l’Yonne. D’autres nominations ont été profitables à la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises au sein de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) et la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), des mandats sociaux très importants.

Les six juges du TASS (Tribunal des Affaires Sanitaires et Sociales) ont été renouvelés. Une stratégie de prise de mandat qui s’avère payante pour la CPME, y compris à l’échelle régionale. Un des objectifs de 2023.

Grâce à Olivier JOSSELIN qui a été nommé au Comité régional pour la biodiversité ou Freddy HEBRARD, qui a hérité d’une mission au sein de l’UGECAM, Union pour la Gestion des Etablissements des Caisses de l’Assurance maladie. Un tour de force qui devait se concrétiser aussi au CESER où sur les quatre places revenant à la CPME de Bourgogne Franche-Comté, l’antenne de l’Yonne a obtenu un accessit avec la désignation de Didier BARJOT, ce qui facilite désormais les accès et les relais dans les domaines de l’économie sociale et solidaire de la contrée.

 

 

 

Un pôle Femmes qui ne cesse de croître…

 

Du côté des évènementiels, la CPME de l’Yonne a repris du poil de la bête après le triste épisode de la COVID 19, renouant ainsi avec des rendez-vous incontournables et conviviaux telles que les soirées thématiques sur la loi de finance, la médecine du travail, la relation conflictuelle en entreprise et sa gestion, la visite de la maison d’arrêt d’Auxerre – à l’instar du centre de détention de Joux-la-Ville, les entreprises de l’Yonne peuvent confier des missions professionnelles aux détenus avec de la production en petite série qui travaillent dans des ateliers spécifiques -,ou encore la fameuse soirée détente autour d’un barbecue géant.

Grâce au travail du groupe animation qui s’est constitué au sein de la CPME icaunaise, une première soirée d’intégration des nouveaux adhérents a pu se dérouler en présentant les fondements de la CPME, ses objectifs et ses différents partenaires. D’ailleurs, Baptiste CLERIN donna rendez-vous courant avril aux nouveaux adhérents 2024 pour participer à la prochaine manifestation.

La féminisation trouve toujours grâce aux yeux des responsables de la structure départementale avec le pôle ad hoc qui a continué à proposer de fructueuses rencontres. La structure fonctionne bien et se veut riche en partage et en idées. L’affluence est même à la hausse et dépasse déjà celle de l’année dernière, de bon augure selon le président.

« Ce pôle Femmes continue à se développer, ajouta Baptiste CLERIN, ce qui est une belle satisfaction pour tout le monde. Un groupe qui est soutenu par VYV, partenaire officiel de cette animation spécifique. A sa tête, Sophie BILLON (Billes de Sucre) distille de nombreuses idées pour développer le concept et l’animer. Une initiative, copiée par d’autres structures, preuve que la CPME est précurseur dans bien des domaines.

Une délégation de l’Yonne a aussi participé au salon Impact PME à Paris, une manifestation portée par la Confédération.

« Cela nous a permis de rencontrer des ministres, précise le président de l’Yonne, notamment Bruno LE MAIRE ou Olivia GREGOIRE. Nous avons pu passer des messages aux membres du gouvernement… ».

Bien sûr, Baptiste CLERIN ne pouvait conclure cette présentation bilan sans insister plus particulièrement sur la venue auxerroise de François ASSELIN, au mois de décembre, grâce au travail de plusieurs partenaires (CERFRANCE, Harmonie Mutuelle ou encore la Banque Populaire BFC ainsi que le Département de l’Yonne et Centre France Evènements par le biais du parc des expositions).

Bref, un des bilans des plus corrects pour une association patronale qui regroupe près de 150 adhérents et qui est force de proposition sur le sol icaunais.

 

Thierry BRET

 


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Voilà un évènementiel qui a été rondement mené. En guise de préambule et de judicieuse mise en bouche, partenaires institutionnels et entrepreneurs du cru ont pu échanger en toute liberté lors d’un forum, accueilli dans l’un des salons du stade de l’Abbé Deschamps. Prouvant au passage que l’AJ Auxerre est beaucoup plus qu’un simple acteur sportif dans le sérail de l’Yonne. Puis, le préfet Pascal JAN, à la manœuvre, rappela dans les grandes lignes les objectifs et attendu de ce fameux plan France 2030, doté d’une enveloppe budgétaire de 42 millions d’euros pour la région Bourgogne Franche-Comté…

 

AUXERRE : Plus de cent-cinquante entrepreneurs et décideurs économiques de l’Yonne étaient réunis dans le superbe salon du Club 1905 (en référence à la date originelle de la création de la mythique référence footballistique locale, l’AJA !) pour y assister à la présentation – une première sous cette forme-là dans l’Hexagone, selon le représentant de l’Etat qui siège à l’hôtel de la préfecture – de France 2030, ce fameux levier imaginé par l’Elysée en 2021 pour investir dans la recherche et l’industrialisation des innovations mais également dans la récurrente problématique de la décarbonation.

La préfecture avait bien fait les choses. Conviant les acteurs du tissu industriel à un évènementiel qui était accueilli dans l’une des vitrines les plus prestigieuses du sport régional, l’antre de l’AJ Auxerre, décidément très en vogue ces jours-ci après l’inauguration de son musée en grandes pompes.   

« Investir, innover et surtout décarboner » ! Tel était le credo d’un Pascal JAN s’exprimant devant ce parterre très représentatif de la fine fleur économique (très industrielle) de cette assistance.

 

Un forum de près de deux heures en amuse-bouche

 

En hors d’œuvre, et avant d’écouter les propos liminaires du représentant de l’Etat, entrepreneurs et partenaires institutionnels purent converser lors d’un mini-forum organisé dans l’un des salons durant deux heures – il y en a partout en fait et l’on a que l’embarras du choix lorsque l’on assiste à un évènementiel à l’Abbé Deschamps ! -, avec notamment la file d’attente auprès des ateliers de BPI France ou de l’ADEME. On a pu voir quelques chefs de file de l’économie en grande conversation, évoquant perspectives et projets à l’instar de Pascal CHAROT, de la société éponyme venu spécialement de Sens pour l’occasion ou l’équipe de choc de DIVINE et ECOLLANT, Frédéric AUSTRUI et Eric DELAFONTENELLE.

Quant à Pascal JAN, il a dû modifier quelque peu sa prise de parole. « J’avais prévu de proposer un discours plus structuré, annonça-t-il, mais finalement quand je vois cette masse devant moi, cela fait vraiment plaisir à voir, car cet évènement sait attirer des compétences tant au niveau des entreprises que de leurs partenaires… ». Un préfet aux anges, visiblement !

 

 

Structuré autour d’une dizaine d’objectifs, le plan France 2030 vise à favoriser la création et le renforcement de nouvelles filières industrielles et technologiques. Sans omettre de développer les projets plaçant l’innovation et la décarbonation au cœur de nos industries. Grâce à des financements exceptionnels – on les doit à des subventions et à des avances remboursables  -, ce plan a pour finalité d’aider les entreprises à réaliser leurs projets d’investissement.

« Il faut réindustrialiser et réarmer la France, ajouta le préfet de l’Yonne, aux côtés de Baptiste MALHERBE, président de l’AJ Auxerre, c’est l’ambition nationale portée par le gouvernement depuis mars 2022. Cela passe aussi par la transition écologique et les technologies de l’innovation ».

 

 

Une quinzaine d’entreprises déjà bénéficiaires dans l’Yonne

 

L’Yonne est concernée au premier chef par cette initiative. D’une part, devait-le rappeler Pascal JAN, « notre territoire se distingue par la richesse et la diversité de son tissu industriel mais les projets y sont déjà nombreux. Une quinzaine d’entreprises ont été lauréates. C’est une vraie réussite et cela démontre qu’il y a un véritable dynamisme sur ce territoire, une volonté d’aller de l’avant et de croire au développement. Je m’en félicite vraiment… ».

D’autre part, et par le biais de cette soirée spéciale avec le monde industriel, le préfet a voulu mettre sous le feu des projecteurs ce plan et ses déclinaisons d’accompagnement qui « méritent d’être davantage connus ».

« Investir dans l’Yonne, ce n’est pas qu’un investir dans des technologies innovantes ou dans la transition écologique, insistera le préfet, c’est surtout investir sur le territoire en participant à sa réindustrialisation… ».

Avec en corollaire logique, le ruissellement en matière de formations, en termes de l’emploi en retenant les jeunes dans des domaines porteurs : c’est aussi placer l’Yonne en concurrence avec d’autres territoires nationaux et européens. « Cette sensibilité-là doit être travaillée, affirmée, pour que les multiples projets identifiés dans l’Yonne dans le cadre de France 2030 réussissent, précisa Pascal JAN.

Un pari pour l’avenir et le futur de ses générations qui traduit la prise de risque de l’Etat français avec l’adoption de ce plan France 2030 très ambitieux. Une dynamique économique et décarbonée !

 

Thierry BRET

 

 

 


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C’est un flux continu de visiteurs en cette journée de samedi. De quoi réjouir le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne, Jean-Pierre RICHARD. Organisé dans dix de ses centres régionaux de formation, les portes ouvertes de l’organisme consulaire s’apparentent déjà à un véritable succès. Logique, quand l’on propose plus d’une soixantaine de formations en apprentissage et en formation continue, du CAP au Bac +3. Cela parle aux jeunes et aux moins jeunes !

 

AUXERRE : Il y en a pour tout le monde et pour tous les goûts, en définitive. Que l’on soit apprenti, demandeurs d’emploi, salariés, voire en reconversion professionnelle. Mais aussi, selon les cas, chefs d’entreprise ou conjoints collaborateurs. Une cible, la plus large possible qui ne peut plus ignorer que la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne Franche-Comté dispose de sacrés atouts dans son jeu, en matière d’orientation et de formation.

Pas moins de soixante (même un peu plus) possibilités offertes sur le marché par l’institution régionale ! Il n’y a qu’à se baisser et se servir pour satisfaire ses envies.

A Auxerre comme à Vesoul, Nevers, Chalon-sur-Saône ou Dijon, l’objectif de cette journée du samedi 09 mars était évident : prendre le temps de présenter ce panel de formations au public, lors d’entretiens directs constructifs.

A charge pour les collaborateurs de la chambre consulaire régionale de se placer en tête de gondole et d’expliquer, argumenter, analyser, affiner leurs renseignements. De manière privilégiée avec les interlocuteurs, venus en quête d’informations utiles et pragmatiques par rapport à leur projet professionnel.

 

 

 

Ce qui fera dire à Jean-Pierre RICHARD, président de la chambre de l’Yonne, jamais à court de bons mots : « la Chambre de Métiers et de l’Artisanat est une vraie boussole de l’entreprise dans ces moments de tempête… ».

Se sera-t-il inspiré des calicots aux slogans humoristiques qui trônent dans le hall d’entrée de l’établissement ? Peut-être à la lecture de quelques-uns d’entre eux : « Moi, j’ai trouvé ma voie, c’est par là ! ». Ou encore « L’avenir s’illumine lorsque l’on sait où on va ! ».

D’autant que la Chambre régionale était porteuse de très bonnes nouvelles. En effet, dès la rentrée de septembre, des formations supplémentaires seront disponibles afin de préparer des diplômes reconnus par l’Etat. On peut citer à titre d’exemples du BTS Gestion de la PME, du BTS négociation et digitalisation de la relation client (NDRC) ainsi que des niveaux Bac + 3 avec le bachelor responsable d’établissement touristique, celui de responsable de développement commercial et enfin celui de conseiller clientèle en assurances et produits financiers. Des innovations ayant pour but de répondre aux réels besoins des entreprises, notamment celles qui évoluent dans le secteur artisanal sur des métiers en tension.

 

Thierry BRET

 

 


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Force est de reconnaître qu'il demeure peu de maisons culinaires historiques dans notre belle Bourgogne. Parfois, tel « L'Hôtel de Paris » à Sens, elles finissent tout simplement rasées. « Chez Camille » à Arnay-le-Duc (Côte d'Or) est de celles-ci. Elle traversa les époques, les crises, les guerres,  résista à l'exode des automobilistes vers la jeune autoroute A6 des années 1960. Accrochez vos ceintures qui n'existaient point à l'époque ! Marche arrière toute avec notre Peugeot 201, star naissante des années 30. Mais quelques années avant, ce fut le chemin de fer à vapeur qui nous amena ici, puisque la ligne de Beaune à Arnay-le-Duc fut ouverte à la fin du XIXe siècle.

 

ARNAY-LE-DUC : Quelques années plus tard, un épicier ambitieux, prénommé Camille ouvrit en ses lieux une cave-épicerie, avec sa jolie épouse.  Tous deux ne songeaient sûrement pas que leurs photos respectives trôneraient dans le hall d'entrée de la maison quelques 125 années plus tard !

C'est au tout début des années 30, que l'on retrouve l'établissement dans la Bible de l'époque : le Michelin. « Chez Camille » s'est transformé en hôtel-restaurant. A la fin de la terrible grande guerre, naissent les années folles, et l'essor du tourisme automobile. Traversée par la RN6, Arnay-le-Duc compte  alors nombre d'établissements fermés désormais. Seuls demeurent les calicots : « Chez Henri », cuisine soignée,  chambre à 140 francs.
Michelin nous indique alors que « Chez Camille » est un établissement sans confort moderne, mais où l'on peut déjeuner ou dîner, et éventuellement coucher. Il y est indiqué treize chambres, et présence d'eau courante froide !



Déjà la course aux étoiles…



Après la Seconde Guerre mondiale, la vie reprend tant bien que mal en France. Le  Michelin reparaît sommairement en 1945 et distribue à nouveau ses étoiles convoitées, au fur et à mesure de l'amenuisement des restrictions. En 1951, le chef LAROMANIE est étoilé pour sa cuisine « Chez Camille ». L'on s'y régale alors de jambon à la crème,  de truite à la chambrette, et autres quiches morvandelles, le tout arrosé d'aligoté et de beaujolais. La maison, quant à elle, s'est un peu modernisée : chauffage central, garage payant, mais l'eau courante y est toujours désespérément froide. Son étoile culinaire accompagnera le chef durant une vingtaine d'années.  L'un de ses apprentis est un bon « p'tit gars », il s'appelle Armand POINSOT (retenez son nom !).
Au début des années 80, le jeune Armand et son épouse Monique rachetèrent l'établissement. Ils le modernisent quelque peu, avec l'apparition de salles de bains avec WC privés. Le Michelin mentionne un « bel aménagement intérieur ».

La maison poursuit sa marche en avant. En 1988, à l'instar de son maître d'apprentissage, le chef Armand est étoilé pour sa crème de grenouille aux perles du Japon, la fondue d'escargot aux choux de Bruxelles, ainsi que la fricassée de chapon fermier archiduc arrosés de Pinot et Montagny. Les souriantes serveuses y officient en robe ! La maison demeura étoilée quelques années durant et ce couple entreprenant se partagea entre Arnay-le-Duc et Suresnes où ils avaient une table réputée «  Les Jardins de Camille » avec une vue imprenable sur la capitale. L'année d'après, celle du bicentenaire de la Révolution,  leur fille Joy-Astrid naît.

 

 

 

De l’eau chaude qui s’écoule à profusion !

 

 

Nous voici en 2024. Quelques trente-cinq années plus tard, en train de béquiller nos motos, par un soir d'hiver, devant l'établissement. Ne faut-il pas en avoir un petit coup dans le bol pour faire de la moto en février ?! Je reconnais ne pas avoir,  en la matière,  de réponse précise !  L'étape nocturne est, en tous cas la bienvenue ! Sitôt entrés,  nous sommes comme saisis, par ces photos dans le hall d'entrée, de toutes ces personnes, parfois disparues, qui ont marqué l'histoire séculaire de cette maison. Bienvenue « Chez Camille » !

L'établissement est désormais dirigé par la cheffe Joy-Astrid et son mari, le chef Alexis, ancien restaurateur parisien et roi reconnu du pâté-croûte ! Les chambres y sont au goût du jour, et pur délice, l'eau chaude y coule à profusion ! Nous ne sommes plus sous la Troisième République en 1934 !
Le salon est accueillant pour l'apéritif, avant de s'attabler dans cette jolie salle surmontée d'une lumineuse verrière. Comme un marqueur de la maison, la version beaunoise du pâté-croûte accompagne notre verre.

En salle, le service est supervisé par M. PINO, jeune pro souriant et un rien caustique. L'œil à tout, il est à son affaire, lorsque l'on ouvre la carte des vins, qui contient, de petites pépites à prix raisonnables ! Les tables sont nappées,  et l'élégance cuivrée accompagne notre repas. Le premier menu servi à 38 euros est un modèle du genre. Il existe aussi une formule-déjeuner proposée à 25 euros de mémoire. En entrée,  je choisis la morue de Miguel (prénom d'un apprenti de la maison aux origines lusitaniennes). Ce marbré est aussi surprenant que délicieux, relevé par ce condiment gambas, citron, gingembre. Rien ne domine et tout y est équilibré. C'est fort bon.

 

 

Un dessert inspiré par le maître ESCOFFIER !

 

Ensuite, c'est un plat terre/mer qui nous attend : pigeon rôti et laqué, son voile et ses Saint-Jacques, jus rôti au romarin et whisky flambé. Le volatile est de belle provenance, celle de Patrick SANCHEZ, ancien cuisinier réputé des « Terrasses de Corton », sises à Ladoix-Serrigny, proche de Beaune (un Bib gourmand à l'époque). Reconversion réussie pour ce chef ! Le plat est délicieux, même si, pareil mets pourrait se suffire à lui  tout seul, du fait de l'excellence de sa chair. Les sauces excellentes sont servies avec des cassolettes en cuivre : la classe.

Quant au pain, il est à l'unisson de ce délicieux repas, servi avec attention et gentillesse. Et pour terminer, c'est la fameuse crêpe Suzette, flambée au Grand-Marnier (à table et non en cuisine : c'est beaucoup plus joli !), beurre Suzette aux agrumes et son sorbet : un pur délice, injustement disparu de nombre de tables, et que l'on applaudit des deux mains !

Un dessert créé par le grand chef Auguste ESCOFFIER à la fin du XIXe siècle,  excusez du peu !

 

 

 

Une maison toujours boudée, à tort, par le Michelin…

 

 

La cheffe Joy arrive alors, histoire de tailler une petite bavette. Du dynamisme à revendre, elle nous explique avec drôlerie, avoir transformé deux à trois jours durant, leur établissement en routier improvisé,  durant le blocage agricole de février dernier ! Cette championne  2022 des œufs en meurette les propose à sa table chaque jeudi : qu'on se le dise !

Elle non plus n'arrive pas à comprendre pourquoi leur maison n'est plus référencée au Michelin. C'est aussi injuste qu'incompréhensible. Antan, le Michelin était légitimement fier de mentionner « ses » maisons de longue date. Il semble que cela ne soit plus le cas. Notre incompréhension va grandissante face à de tels changements de valeurs, de celui qui fut très longtemps, la Bible de la cuisine française,  enviée et respectée.

Après une nuit très bonne, rien de tel qu'un bon petit déjeuner. C'est le cas ici. Il est 9h15, nos selles sont un brin humides, alors retrouvons vite  « notre » RN6. Merci « Camille », c'est promis,  nous reviendrons ! 

 

 

 

En savoir plus

 

Les - : c'est joli l'éclairage de la table avec des bougies, mais c'est une autre paire de manches pour lire pleinement la carte des vins ! Heureusement que M. PINO est là !

Les + : la gentillesse et l’élégance des lieux.

 

Contact :

 

« Chez Camille »

1, Place Edouard Herriot

21230 ARNAY-LE-DUC

Tel : 03.80.90.01.86.

Fermé dimanche soir et lundi. Stationnement devant l'établissement. 

Gauthier PAJONA

 


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