Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, l’animation « Monte ta boîte », quatrième du nom, a accueilli plus d’une centaine de porteurs de projets, créateurs ou repreneurs d’entreprises ce mardi. Une trentaine de partenaires institutionnels mais aussi de milieux bancaires et acteurs de l’accompagnement entrepreneurial délivraient lors de rendez-vous individualisés leurs conseils sur le cheminement à suivre…

MONETEAU : L’attente est propice à l’anxiété, comme chacun le sait. Assis sur leur chaise, les apprentis entrepreneurs du jour rongent leur frein en révisant leurs gammes à voix basse. Dans un court instant, ils n’auront qu’un pauvre petit quart d’heure pour réciter leur leçon, du moins présenter l’esquisse d’un business-plan, à leur interlocuteur impitoyable qui les invitera à prendre la parole.

L’atelier se nomme « Espace crash test : les quinze minutes pour convaincre ». Un delta temporel bien trop court pour certains, celles et ceux qui ont des choses à dire. Peut-être un tantinet trop long pour les avares de formules phrasées toutes faites. Une chose est sûre : l’exercice ne peut que galvaniser les porteurs de projets en proie parfois aux affres du doute.

Ils et elles sont professionnels de la banque, de l’expertise-comptable, de l’accompagnement aux entreprises. Durant le laps de temps imparti à cet atelier, ils délivreront de judicieuses indications afin de remettre les candidats dans le sens de la marche. Ces personnes, plus d’une centaine, ont opté pour une visite pédagogique sur le salon « Monte ta boîte », concept créé de toute pièce par la chambre consulaire. Ils le quitteront avec beaucoup de renseignements précieux et des certitudes.

 

 

Un copieux programme articulé autour de conférences et d’ateliers…

 

Avec au coin de leur tête, cette affirmation criante de vérité : si créer sa structure professionnelle n’est pas un long fleuve tranquille, il existe a contrario de nombreuses possibilités de s’entourer de professionnels pour être bien encadré.

Une trentaine de ces exégètes occupaient des points d’accueil clairement identifiés afin de prodiguer leur savoir : des établissements bancaires, des spécialistes de la filière des chiffres et du droit, les acteurs du pôle juridique, les fiscalistes, les structures qui déploient leurs services dans l’accompagnement telles que ADIE ou INITIACTIVE 89.

Ces lieux d’accueil recevaient le soutien des équipes propres à la CCI de l’Yonne, positionnées dans la partie centrale du salon. Chiffres clés et études de marché, formation, hébergement des entreprises, statistiques, import/export, innovation, développement durable, communication…pas l’once d’un oubli dans ce panel très représentatif des potentialités offertes aux futurs entrepreneurs par la vénérable institution.

L’après-midi sera ponctuée de deux conférences : l’une portant sur les aides sociales et fiscales. L’autre se rapportant aux aides auxquelles peuvent prétendre les porteurs de projets à leur financement d’un projet. Avant que ne s’achève cette nouvelle édition profitable à celles et ceux qui y auront participé…

 

 

 

Profitant de la vitrine offerte par le 3ème Salon des seniors, le Conseil départemental a rendu public son premier Schéma de l’autonomie à destination des personnes âgées, comme en situation de handicap. Une initiative louable qui bénéficie du soutien de partenaires institutionnels tels que l’Agence régionale de santé (ARS) ou la CARSAT, avec laquelle un protocole collaboratif a été paraphé…

AUXERRE : Destiné prioritairement aux personnes âgées et/ou en situation de handicap, le premier Schéma départemental de l’autonomie projette les instigateurs de cette heureuse initiative jusqu’au terme de 2023. Son acte de naissance a été officialisé lors de l’inauguration du troisième Salon des seniors, vendredi dernier, au parc des expositions.

Quels en seront précisément les objectifs ? Cette déclinaison concrète de la politique du Département envers cette typologie de citoyens structurera la politique sociale et médico-sociale au cours de ces cinq prochaines années. Bref, il s’agit une feuille de route formalisée ayant l’ambition de répondre équitablement aux attentes et besoins des Icaunais en situation de handicap et/ou âgés. Sachant que cette frange de la population ne cesse de croître d’année en année. La transmission de renseignements, liés à la prévention, mais aussi des offres de services constitueront l’essentiel de ce contenu à privilégier vis-à-vis des seniors.

Ce schéma se déclinera en cinq grands items : prévenir la perte d’autonomie, favoriser le maintien à domicile, améliorer la qualité de l’accueil en établissement et la diversification de l’offre, renforcer l’attractivité des métiers du grand âge et du handicap, enfin, moderniser la gouvernance.

 

 

Un engagement constructif avec la CARSAT

 

Soucieux de répondre aux enjeux inhérents à la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, Patrick GENDRAUD, président du Conseil départemental de l’Yonne, a souhaité conforter cette intention en la symbolisant publiquement.

Il a accueilli sur l’estrade inaugurale de l’évènementiel concocté avec le concours des équipes de Centre France Parc Expo, le responsable de la CARSAT, la Caisse d’assurance retraite et de santé au travail de Bourgogne Franche-Comté, Francis LEBELLE.

Après quelques échanges explicatifs, les deux hommes devaient s’asseoir à la même table avant d’apposer leurs signatures au bas du document officiel, entérinant cette prise de décision.

« Ensemble, nous sommes au cœur de cette grande mission d’accompagnement et de prévention, souligna le président de l’exécutif icaunais, signer cette convention, ce n’est pas seulement parapher un document, c’est surtout lier nos structures respectives, les coordonner et officialiser leur partenariat au service de nos aînés… ».

Patrick GENDRAUD ne pouvait conclure son intervention sans remercier l’ensemble des partenaires qui apportent leur concours à ce projet, en particulier l’Agence régionale de santé (ARS) ainsi que les membres de la Conférence des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie.

Et de clore cette cérémonie par cette petite phrase emplie de certitude : « je le dis souvent, seul, on ne peut rien ou si peu… ».

 

 

 

 

Le congrès annuel international du mouvement féminin en phase de croissance, accueilli durant deux journées dans la cité chère à Paul BERT, s’est conclu de la manière la plus honorifique qu’il soit en présence de l’édile d’Auxerre et de plusieurs représentants de la municipalité lors d’une réception officielle à l’hôtel Ribière…

AUXERRE : Citant les célèbres vers du poète Louis ARAGON, que Jean FERRAT mit en musique en 1975, Guy FEREZ ne put s’empêcher de faire allusion à ces « femmes qui sont l’avenir de l’homme », en guise de propos introductifs à ce qui fut une soirée de gala de très belle facture au terme du premier congrès mondial de FLM, concocté dans notre ville.

Ces femmes dont la qualité première demeure le volontarisme et l’abnégation face aux miasmes ordinaires qui secouent notre planète. Dans son exercice oratoire, le président de la Communauté de l’Agglomération de l’Auxerrois salua le travail de ce mouvement porté sur les fonts baptismaux au début des années 2000.

 

 

Un mouvement qui ne cesse depuis de croître avec la foi chevillée au corps de ses dirigeantes, Nicole BARBIN, présidente-fondatrice en tête. Constatant avec humour que la gent masculine était peu représentée lors de cette cérémonie conviviale, le maire d’Auxerre qualifia les membres de Femmes Leaders Mondiales de bâtisseuses de moulins. Il eut quelques mots également sur la thématique traitée cette année par la structure associative : « oser ». Une source légitime d’épanouissement à laquelle chaque femme peut prétendre.

Accompagné de plusieurs élus dont la sénatrice Dominique VERIEN et le Premier adjoint à la ville, Guy PARIS, Guy FEREZ souhaita en guise de conclusion une excellente fin de congrès à l’assistance où étaient présentes des représentantes des délégations belge, monégasque et rwandaise. Rappelant qu’il avait été honoré que FLM pose ses jalons dans sa ville de prédilection avec la tenue de cette manifestation internationale. Il profita de l’opportunité pour s’entretenir de manière très informelle avec Claude BARBIN, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Puy-de-Dôme, présent à cette soirée.

La prochaine assemblée générale annuelle de Femmes Leaders Mondiales se déroulera à Paris à l’automne 2020.

 

 

Décrété en 2017, le Schéma départemental de développement du tourisme enregistre une phase d’efficience exponentielle dans son application. Des vingt-neuf actions prioritaires établies à l’époque, près de 90 % d’entre elles ont depuis été lancées avec un réalisme révélateur de l’enthousiasme observé par les acteurs institutionnels et professionnels de la filière. Corroborant ainsi ce désir collectif de promouvoir l’attractivité d’un territoire qui s’appuie de plus en plus sur son patrimoine historique. A mi-parcours, le bilan de ce schéma traduit une volonté commune de réussite…d’autant que les idées jaillissent en nombre en faveur de la poursuite de cette convergence d’intérêts.

VEZELAY : Ce n’était sur le papier qu’un simple point d’étape. Mais, il s’est avéré ô combien passionnant pour l’ensemble des acteurs de la filière tourisme, l’une des clés de voûte de l’activité économique de notre territoire. Concevoir ce rendez-vous à mi-parcours de la déclinaison de ce Schéma de développement aura permis d’y voir plus clair sur les chantiers en cours. Notamment ceux relatifs aux vingt-neuf actions prioritaires qui avaient été répertoriées dès 2017, date de la mise en place de ce plan promotionnel favorable à cette corporation.

Partant du postulat qu’un schéma n’est jamais figé dans le temps, il fut aussi question pour les cent-cinquante personnes prenant part à ces échanges nourris et constructifs de pouvoir apporter des idées supplémentaires au concept de base.

D’où le point de départ de cette invitation adressée à toute cette matière grise, issue des hébergeurs, prestataires d’activités de loisirs, offices du tourisme, gestionnaires de châteaux et de musées, mais également des élus.

 

 

Entre présentation pédagogique et ateliers ludiques…

 

Organisé conjointement par le Conseil départemental et l’agence de développement touristique, Yonne Tourisme, l’évènement eut tôt fait de s’installer à la Maison de Santé, sise à Vézelay, un cadre propice pour travailler en séance plénière, agrémentée de quelques ateliers.

Mais, in fine, à quoi auront servi ces assises, appellation distinctive officielle de cette grande journée de réflexion ?

« L’objectif affiché de cet évènement, expliqua la présidente de l’agence Yonne Tourisme, Anne JERUSALEM, était de réunir la plus importante proportion de professionnels du tourisme et d’institutionnels afin de les faire travailler autour d’une thématique précise : la valorisation de la filière patrimoine… ».

De petits groupes purent se former et œuvrer sous le prisme de la formulation participative pour explorer les points de vue des uns et découvrir les attentes des autres en matière de projets potentiellement applicables sur notre territoire. Un vrai brainstorming en vue de construire des pistes d’actions tangibles…

Il aura fallu tout le talent organisationnel de l’agence de communication, Signe des Temps, par ailleurs lauréate du Trophée or de la meilleure agence de conseil en attractivité territoriale 2019, pour venir à bout de cet exercice grandeur nature devant accoucher de projets détonants. Abordée de manière ludique, la séance offrit une excellente captation d’idées novatrices soumis en bout de course à la vérité de l’applaudimètre. Un exercice impitoyable et direct pour trancher dans le tas !

 

 

Un « Grand débat » participatif autour de la filière tourisme…

 

Cet ersatz de « Grand débat » à la sauce départementale n’avait pas planté son décorum à Vézelay par pur hasard. Puisque la thématique du jour se rapportait à la valorisation du patrimoine, produire un vibrant écho en souvenir du quarantième anniversaire de l’inscription de la Colline éternelle au patrimoine mondial de l’UNESCO fut beaucoup plus qu’un simple clin d’œil. Tout un symbole, assurément !

Parmi ses axes prioritaires, le Schéma 2017/2021 proposait de pérenniser la politique de commercialisation et de promotion du territoire en liaison avec la stratégie régionale ; de renforcer la performance de l’offre touristique, de valoriser et promouvoir les filières et territoires d’excellence ; enfin, de placer l’itinérance au cœur de la stratégie touristique départementale.

Vis-à-vis de ce dernier item, Anne JERUSALEM et son encadrement évoquaient lors d’une conférence de presse qui suivit le déploiement de la nouvelle signalétique sur les axes autoroutiers.

« Nous savons où nous allons y compris au niveau budgétaire sur ce type de dossier. Avec une enveloppe de 220 000 euros dispatchés annuellement sur les cinq ans à venir… ».

 

 

D’autres éléments essentiels ont déjà été réalisés à mi-parcours de ce plan stratégique ambitieux : la mise en œuvre de programme d’actions dans le cadre de l’opération « Grand site de Vézelay », le renforcement et la promotion de l’offre inhérente à la famille, et la convergence des actions de commercialisation de l’offre groupe pour mieux vendre la destination.

En 2020, des pistes devraient se concrétiser autour de l’artisanat d’art avec un essor de l’accueil privilégié des touristes. Quant à l’offre nature, elle devrait fournir de réelles potentialités de développement.

Précisons qu’en recevant ses rencontres nationales à Auxerre en février 2020, le tourisme fluvial, autre ressource phénoménale à exploiter, devrait être boosté à l’avenir avec une recrudescence des contrats validés avec les canaux, assortis de la réhabilitation de maisons éclusières. Soixante-douze projets de ce type existent déjà sur la totalité de la Bourgogne.

 

 

 

 

 

Sylvie GOULARD serait-elle devenue le mouton noir du président de la République française ? Ce petit caillou, gênant et coincé au fond de la chaussure qui l’empêche de marcher en parfait équilibre dans sa conquête du pouvoir ?

Décidément, cette surdiplômée à la tête bien pleine qui émargeait à plus de douze mille euros par mois en proposant ses services professionnels à un cabinet d’affaires géré par un milliardaire américain n’aura pas donc convaincu les eurodéputés de son intégrité éthique. Et, par là-même, de sa capacité à exercer le poste capital qui lui était destiné à la commission européenne. Et ce, pour la deuxième fois !

Pas d’école de la seconde chance donc pour l’ex-ministre de la Défense qui n’avait déjà pas tenu très longtemps la rampe du succès dans la mouture originelle du gouvernement d’Edouard PHILIPPE. Un petit tour et puis s’en va. Malgré à l’époque, et on s’en souvient encore, le courroux protestataire du maire de Pau, François BAYROU.

Invitée à reformuler son acte de candidature, la protégée du président du MoDem aura finalement échoué à se faire élire à la tête de ce poste stratégique ô combien important pour la France dans la nébuleuse européenne.

La fonction qui devait lui incomber correspondait à un ersatz de super ministère continental, englobant des postes clés à vocation technologique, économique et sociétale. Bref : le vrai « Nirvana » en matière de promotion sociale et la promesse de poursuivre une carrière jusque-là auréolée de succès croissants.

Seulement voilà : par 82 voix contre et seulement 29 suffrages exprimés de façon positive, les espoirs de Sylvie GOULARD d’hériter un jour de cette fonction éminemment importante pour la France se sont envolés sine die.

 

Le président français exige des explications de la part de ses partenaires…

 

Un revers, une claque, voire un sinistre camouflet pour l’Elysée et ses fins stratèges qui n’avaient absolument pas prévu ce coup du sort, un tantinet tordu il est vrai. Pourtant, Emmanuel MACRON s’était démené comme un beau diable, en amont de cet épisode, pour imposer sa candidate. Ses prétendantes, devrait-on dire puisque le chef de l’Etat misait sur un brelan d’as féminin (Christine LARGARDE, Nathalie LOISEAU et Sylvie GOULARD) pour y parvenir.

Et conforter ainsi l’alliance stratégique avec le partenaire allemand comme de bien entendu. Oui mais dans l’absolu, le processus n’a pu aller à son terme comme il était convenu. La machine s’est enrayée et le château de cartes s’est effondré sans autre concession.

Hormis Christine LAGARDE qui a pu obtenir son précieux sésame en quittant le FMI (de manière fastueuse aux dires des observateurs) pour prendre la direction des opérations à la Banque centrale européenne, les deux autres pièces maîtresses du jeu macronien ont été balayées, sans crier gare, de l’échiquier européen.

Isolant un peu plus le pensionnaire du palais de l’Elysée sur la scène continentale qui devra revoir sa feuille de route s’il veut faire entendre raisonnablement sa voix et user de son influence dans ce jeu de dupes qu’est le parlement européen.

Interviewé à chaud à l’issue de ce scrutin, improbable à ses yeux, le président de la République s’est montré perplexe devant la situation, ne comprenant pas le pourquoi des choses.

« J’aimerais comprendre et obtenir des explications rationnelles, devait-il déclarer en substance à la presse.   

Il est vrai que les choses ne sont guère aisées dans ce marigot obscur fait de combinaisons stratégiques et préférentielles où la plupart des cartes du jeu ont peut-être été pipées, pour ne pas dire truquées, via le poids des lobbyistes !

Une chose est sûre : la France a pris un coup de poignard dans le dos alors que le poste ne devait pas échapper à Sylvie GOULARD.  

 

A qui profite cette désillusion ?

 

Question en suspens : à qui la faute en vérité ? Y aurait-il eu dans le cénacle un french bashing de la part des autres partenaires européens ?

Deux théories sont avancées par les exégètes de la politique européenne : d’une part, il fallait calmer les ardeurs qualifiées d’expansionnistes du président français par ses opposants (il est le seul à sa décharge à vouloir impulser une nouvelle dynamique profitable à l’ensemble des vingt-huit partenaires).

D’autre part, le PPE (formation qui regroupe l’ensemble des droites européennes) aurait voulu donner une leçon de stratégie à Emmanuel MACRON en éliminant sa candidate. Un cas de vengeance directe et sans fioritures.

Pour l’heure, les supputations demeurent et les jours prochains seront déterminants pour connaître les causes exactes de cet échec.

Perdre une bataille n’est pas abandonner la guerre, comme chacun le sait. Fort de cette « trahison » en règle, vraisemblable de la part de certains de ses partenaires, gageons que le président français se souvienne longtemps de la leçon. Avant de bouger un nouveau pion sur l’échiquier de la politique continentale pour faire progresser son jeu…

Thierry BRET

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