C’est le pire des scénarii réalisable. Imprévisible, sournois et dangereux. Celui que l’on n’attendait pas et qui met à mal le mode opératoire de nos sociétés à l’échelle de la planète. Pourtant, quelques cinéastes aventureux nous avait déjà prévenus par le passé en nous faisant frémir de frousse par grand écran interposé. Par le biais d’images et d’histoires fantasmagoriques que l’on croyait seules sorties du pur imaginaire du réalisateur.  

Mais dans le cas actuel, la réalité semble dépasser la fiction. Parti de nulle part et se propageant on ne sait comment, ce nouveau fléau des temps modernes frappe à l’aveugle celles et ceux qui présentent des risques de faiblesse au niveau de leur pathologie.

C’est ce que pensaient jusqu’à présent scientifiques et médecins qui se sont penchés sur la question. Toutefois, le déroulé des évènements les plus récents leur ont permis de revoir leur position.

Surtout depuis le décès de cet enseignant de soixante ans qui habitait dans l’Oise et qui, visiblement, devait contracter la maladie sans avoir voyagé autour du globe ces derniers mois.

Si l’Italie concentre désormais toutes les observations des spécialistes, pour l’heure encore impuissants quant aux origines exactes de ce virus, qui passent au crible la moindre information pouvant apporter de l’eau à leur moulin, l’Europe semble devenir depuis quelques jours le terrain de prédilection au développement du Covid-19, nom de baptême de cet hôte indésirable.

Les cas se déclarent les uns après les autres. Allumant autant de petites lumières rouges d’alerte sur le Vieux continent qui prend enfin conscience de la permissivité de cette pathologie dont on ignorait encore l’existence (officielle) en début d’année.

Ainsi, la Suisse, l’Autriche, les Pays-Bas, la Belgique ou l’Allemagne ont rejoint cette liste déjà trop longue de pays touchés par le fléau.

 

Une médecine encore impuissante et totalement désarmée…

 

Dans l’Hexagone, à ce jour, une quarantaine de cas déclarés ont été recensés. De la broutille, concèdent certains praticiens qui n’accordent guère d’importance à ce nouveau sujet de médiatisation pandémique.

Rappelons que le virus de la grippe, dans sa forme la plus courante et traditionnelle, tue chaque année près de dix mille personnes par an en France sans que cela ne vienne perturber le moins du monde les rédactions des médias, pourtant toujours à l’affût de sensationnel.

La seule différence, mais elle possède son degré d’importance, c’est que face à la grippe, cet ennemi invisible qui nous revient régulièrement, le malade et surtout les médecins possèdent quelques armes efficaces pour la combattre, ne serait-ce que par le truchement des vaccins.

Avec le Covid-19, rien de comparable, pour l’heure. La médecine se trouve impuissante et totalement désarmée face à l’avancée pantagruélique de ce fléau qui s’est réparti à la vitesse d’un éclair sur la plupart des continents du globe terrestre. On ose encore imaginer ce qu’il adviendra réellement de la situation dès que celui-ci se propagera sur le continent Noir. Même si de brèves incursions en Egypte, notamment, ont déjà provoqué le décès de plusieurs humains. D’ailleurs, le cas de l’Iran où la gouvernance des mollahs annonce la disparition d’une trentaine de leurs compatriotes, est là aussi symptomatique.

 

Une réelle lueur d’espoir…

 

Parmi ce tableau, pessimiste mais ô combien lucide de la situation, il subsiste encore, et fort heureusement, des lueurs d’espoir avant de sombrer dans le catastrophisme à l’état brut.

Les chiffres, tout d’abord. Si l’on compare cette épidémie que certains désignent comme une « méchante grippe » n’a rien de comparable avec la fameuse et historique grippe espagnole. Cette dernière qui n’avait d’espagnole que le nom puisque déjà originaire de Chine décima en 1918 au sortir d’une guerre épouvantable et meurtrière près de cinquante millions d’âmes en un laps de temps record sur la planète.

Que dire de ces infections, plus anciennes, qui ravagèrent des populations entières à l’instar de la peste, du choléra, de la variole, de la tuberculose ? Aujourd’hui, elles sont toutes ou presque (il existe encore quelques poches de résistance du choléra dans certaines contrées africaines) éradiquées de notre quotidien.

On sait que le paludisme, autrefois l’ennemi numéro un de tout voyageur se rendant en Afrique, est aujourd’hui maîtrisé. D’ailleurs, les chercheurs chinois, souvent les plus prolixes dans les découvertes médicinales, préconisent désormais l’usage de substances dérivées de la quinine et de la nivaquine pour arrêter la progression du Covid-19.

Des solutions efficaces à défaut de vaccins, nous n’en doutons pas, seront trouvées, permettant ainsi à l’état de psychose devenu continuel et à cette panique de ne pas se pérenniser trop longtemps autour de nous.  

Reste à savoir dans combien de temps. Pour l’heure, le monde continue à tourner en ayant la boule au ventre et la peur à sa porte malgré toutes les recommandations d’usage…

 

Thierry BRET

 

 

La Seine-et-Marne et l’Essonne bénéficient désormais et ce, depuis décembre, de la couverture territoriale offerte par la structure associative régionale. Cette dernière étend petit à petit son influence vers la région francilienne. Une zone d’intervention élargie qui aura été entérinée par les créateurs de la structure en 2007, la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et Génération Mouvement. Ce changement justifie ainsi l’adoption d’une nouvelle appellation, Présence Verte Confluence…

AUXERRE : Deux départements supplémentaires viennent de tomber dans l’escarcelle de Présence Verte. Et non des moindres pour la structure associative régionale qui gérait jusqu’alors les quatre territoires bourguignons. L’Essonne et la Seine-et-Marne intègrent une entité qui prend de l’aisance au plan de la couverture géographique. Cela n’est pas pour déplaire à son directeur opérationnel, Pierre HIPEAU.

Celui-ci sait que l’enjeu est considérable. Avec potentiellement un chiffre d’affaires qui ne peut qu’aller crescendo dans les semaines à venir, au vu des opportunités de développement.

Une visée se situe en ligne de mire de la gouvernance associative : celle de tutoyer, voire de dépasser le million d’euros de chiffre d’affaires au terme de 2020 (1,2, plus précisément).

Dix ans après son lancement, Présence Verte, auquel il est dorénavant indispensable d’ajouter le mot « Confluence » réalisait d’excellents résultats sur son secteur originel bourguignon.

 

 

Des partenariats utiles à créer dans le cadre du développement…

 

Le nouveau terrain de jeu qui se présente à elle se révèle impressionnant. Du fait de la densité de population qui réside dans ces deux départements que sont l’Essonne et la Seine-et-Marne.

Malgré l’implantation clairement affichée de certaines structures concurrentes, Présence Verte Confluence dispose de précieux atouts à abattre dans cette conquête de parts de marché.

Pourvue de la norme AFNOR, labellisant la qualité de ses services, l’entité devrait y développer de judicieux partenariats avec les acteurs des milieux sanitaires, sociaux et médicaux. Utiles à son expansion.

Toutefois, la reprise de ces territoires de l’Ile-de-France méridionale confortera déjà le maintien à l’équilibre du parc existant, évalué à plus de 600 clients. Une fois la fidélisation et la découverte de la clientèle effectuée, l’enseigne aux solutions de téléassistance les mieux adaptés du marché pourra faire croître son potentiel dès 2021. Dépasser le cap de 5 000 abonnés demeure l’un des objectifs de Présence Verte Confluence qui continue de recruter de nouveaux collaborateurs, majoritairement des techniciens.

 

 

 

Malgré son grand âge, la structure commémore son centenaire cette année, le fabricant de portails de l’Yonne reste à la pointe de l’attractivité et de l’innovation économiques. C’est ce que découvriront le 10 mars les membres de la communauté des « Positives Entreprises ». Invités par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, ils s’immergeront au cœur de cette activité industrielle dans le cadre des fameux brunchs mensuels…

CHENY : Un siècle d’existence, déjà, pour ce spécialiste de la conception industrielle de portails aluminium, PVC ou acier, déclinés sous toutes ses variantes : design, classique, coulissant.

Depuis, quatre générations, la famille ROTHE porte la destinée de cette entité à l’appellation éponyme qui a su se faire une place au soleil sur ce segment professionnel, pourtant réputé difficile du fait de sa forte présence concurrentielle.

S’appuyant sur un savoir-faire éprouvé depuis longtemps et des outils de production à la perfection inoxydable, les dirigeants de l’entreprise, Marie et Pascal ROTHE, accueilleront le mardi 10 mars le rendez-vous traditionnel concocté par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, et son égérie en la matière, la vaillante et toujours très perfectionniste, Christine JAN.

Le 26ème épisode de cette saga qui se déploie au rythme de croisière d’une rencontre mensuelle au cours de la saison se posera dans la zone industrielle de Bel Air.

 

 

Lieu d’accueil de ROTHE FERMETURES, entité aux dix-huit collaborateurs qui pèse aujourd’hui deux millions d’euros de chiffre d’affaires. Depuis l’intégration de Pascal, en 1990, la société ROTHE se diversifie.

Ce sera le cas notamment, dès 2005, avec la création de volet en aluminium PVC et bois, mais aussi des portails en aluminium et acier de très belle facture esthétique.

De nouveaux projets sont en phase de préparation sur cette unité de production de 6 500 mètres carrés. Gageons que Marie et Pascal ROTHE ne manqueront pas d’y faire référence lors de cette visite appropriée qui favorise les échanges et la découverte de talents, déjà confirmés.

 

 

 

L’opus trône en plusieurs exemplaires sur la grande table qui accueillera d’ici peu la réunion. Sur sa couverture, se présente le visage tout sourire du candidat quadragénaire à la ville d’Auxerre. En arrière-plan : une Tour de l’Horloge à la vision symbolique. Le contenu, élaboré en vingt-quatre pages, déroule une multitude d’informations illustrées selon un sens graphique moderne et aéré. La double page centrale ne manque pas de focaliser les esprits. Y sont répertoriés les trente-neuf membres de l’équipe avec leurs portraits. Une iconographie originale, qui casse les codes photographiques habituels, à l’instar de ce programme ?

AUXERRE : « Soyons fiers d’Auxerre ». Fruit d’un travail de près de vingt-quatre mois de réflexions, la feuille de route du candidat rassembleur de la droite et du centre Crescent MARAULT se dévoile sous la forme d’un document à l’esthétisme plutôt abouti.

Ce livret récapitulatif des orientations stratégiques du principal opposant à l’édile en place a pour vocation d’être copieusement diffusé. Cela sera chose effective dès vendredi.

Au-delà de sa calligraphie et de l’abondance de photographies qui le parsème, l’auxiliaire en papier glacé n’a d’autre vocation que d’étayer la ligne d’horizon à six ans du prétendant au poste suprême.  

L’éditorial signé de la plume du candidat pose les jalons de sa politique sans vergogne. Et caractérise ses principales ambitions : sortir la capitale de l’Yonne du long marasme qui l’habite depuis si longtemps, selon ses écrits. Soit le renfort de la paupérisation, la perte de plusieurs milliers de ses résidents et le déclin de sa force économique.

« Dix-neuf ans à la gouvernance, c’est beaucoup trop long, plaisante presque innocemment un Pascal HENRIAT en grande verve et qui affichera sa constance orale tout au long de cet exercice si particulier que représente une conférence de presse.    

Pas de doute, la cible ouverte de ces énumérations alarmistes se personnifie clairement en un Guy FEREZ, édile aux trois mandats, aux manettes depuis le 25 mars 2001.

Pour écrire une nouvelle page de l’histoire d’Auxerre, il n’existe qu’une seule opportunité, dixit le candidat chalenger : porter sur le piédestal électoraliste une équipe novatrice, faite de compétences et possédant une véritable vision d’avenir. D’ailleurs, au plan de la sémantique, il n’est pas opportun d’employer le mot « liste » dans le sérail. Mais plutôt le terme « ambassadeur », louable, puisqu’il désigne celles et ceux qui se sont investis au fil des mois pour collecter les informations et insuffler la dynamique requise à ce groupe.

 

 

Un programme d’actions articulé en six actes…

 

Le programme se séquence en différents actes. Comme une scénographie théâtrale qui serait déjà bien huilée : économie, environnement, mobilité, aménagement, sécurité, bien-vivre ensemble…

Six actes pour convaincre avant que ne tombe le rideau de la générale au soir du 15 mars.

Cœur de ville, contournement sud de la ville, mobilité intelligente, transports urbains répondant aux réelles aspirations des utilisateurs : le mot d’ordre dans la bouche de Crescent MARAULT se nomme la transversalité.

« Huit millions d’euros sont dépensés pour le coût de fonctionnement du transport urbain aujourd’hui alors que celui-ci n’apporte pas la diversité nécessaire à celles et à ceux qui travaillent au quotidien, lâche le candidat, il nous faut une vision globale aux projets à décliner, une capacité d’anticipation qui doit être propre à l’élu qui exerce la gouvernance de la ville… ».

Ce qui ne serait pas, visiblement, le cas aujourd’hui d’après lui.

« Comment peut-on croire que la construction d’un nouveau parking, situé dans l’hyper centre, peut à lui seul sauver du mauvais pas notre centre-ville, s’interroge le challenger à l’élection, revisiter la gouvernance de notre agglomération s’impose comme une évidence aujourd’hui : elle doit être plus collective et conçue avec davantage de concertation… ».

Autre volet de préoccupation : la sécurité. Devant la prolifération des actes d’incivilités, Crescent MARAULT veut répondre par une hausse des moyens. Y compris humains. Mais, recruter des policiers municipaux supplémentaires semble être une sinécure : faute de candidats intéressés manifestement par la fonction !

Pascal HENRIAT livrer ensuite son analyse pertinente de la situation financière d’une collectivité qui s’est néanmoins désendettée depuis 2014. Malgré la perte d’une coquette enveloppe de dotations, évaluée à 9,6 millions d’euros.

« C’est vrai, observe l’actuel adjoint en charge des finances de la mandature FEREZ, la barre a été redressée de manière significative en 2015. Mais, il aura fallu, et j’en suis navré, accroître les impôts de 8 % dès l’année suivante pour y parvenir : il n’y avait pas d’autres alternatives… ».

 

 

Défendre les intérêts d’Auxerre en haut lieu grâce à un VRP…

 

Avec une épargne brute estimée à 2,3 millions d’euros et sept millions de désendettement, la situation d’Auxerre s’est quelque peu assainie.

« Il ne faudrait pas que la chaudière nous lâche de manière subite en cours de route, lance à la cantonade la figure emblématique du MoDem de l’Yonne, nos dépenses annuelles ne devront pas excéder dix millions d’euros. Cela va nous permettre d’investir de manière raisonnée sans dépasser nos objectifs… ».

Alors quand l’élu du Département évoque la nature des promesses faites par Guy FEREZ, son sang ne fait qu’un tour : il prophétise que le bas de laine actuel ne le permettra pas.

« La plupart des projets annoncés par le maire sortant ne sont pas budgétés : on peut les évaluer à environ cent millions d’euros. Autant dire que si ce programme venait à être appliqué, nous irions droit dans le mur ! ».

Sans réel levier fiscal pour glaner des fonds, les élus d’Auxerre n’auraient alors qu’une seule carte à jouer pour doper leurs projets : frapper aux bonnes portes pour en trouver !

A commencer par celles des ministères et de la Région Bourgogne Franche-Comté, qui sont restées trop longtemps hermétiques, voire ignorées par l’équipe en place.

« Ce qu’il nous manque pour dynamiser la ville, ajoute Pascal HENRIAT, c’est un VRP pour défendre nos valeurs et intérêts au niveau national : je veux bien endosser ce rôle ! ».

Les parlementaires deviendraient alors, et dans l’hypothèse de cette future mandature, des points relais névralgiques sur lesquels il serait de bon aloi de s’appuyer.

 

 

« Dans le seul souci de préserver les intérêts de notre ville et de son agglomération, complète Crescent MARAULT, ce sont ces personnes qui possèdent les clés des ministères et des administrations… ».

Cap vers Paris et l’Ile-de-France, donc pour les acteurs d’Auxerre au Cœur, qui souhaitent que la 157ème ville de France sorte enfin de l’ornière de l’indifférence dans laquelle elle se trouve depuis des lustres.

Un challenge pas si simple à relever, en vérité. D’autant qu’Orléans, Troyes, Reims, voire Dijon, ne nous ont pas attendues et font déjà figure de sérieux concurrents (voire de précurseurs) sur cette voie.

Qu’à cela ne tienne, de gros efforts de communication, bien ciblés, verront le jour en cas de scrutin positif. A destination des actifs, des entreprises et du secteur touristique.

Et Crescent MARAULT d’ajouter en guise de conclusion : « Si vous êtes élu à la tête d’une telle collectivité, il est fondamental de se montrer déterminé à vouloir appliquer les solutions les plus favorables à votre commune. Or, je ne ressens pas cette force chez nos élus actuels… ».

Un ultime tacle adressé à ses adversaires avant qu’il ne laisse la parole à quelques-uns de ses colistiers (pardon, « équipiers » !) devant expliciter leurs motivations profondes, justifiant ainsi leur ralliement au chef de file de la droite et du centre.

 

 

Directeur du département « Opinion et stratégies d’entreprise de l’IFOP », Jérôme FOURQUET, diplômé de l’Institut d’études politiques de Rennes et titulaire d’un DEA de géographie électorale (Université Paris VIII), possède une expertise de vingt-et-un ans. Intervenant sur toutes les enquêtes d’actualité, ses pôles d’expertises portent notamment sur les enjeux électoraux, les sujets économiques et sociaux, les fractures territoriales et les questions internationales et de défense. L’auteur de « L’Archipel français », prix 2019 du livre politique, décerné par un jury réuni à l'Assemblée nationale, était l’hôte du Cercle Condorcet de Sens…

TRIBUNE : « Les géographes définissent un archipel comme un ensemble d’îles relativement proches les unes des autres. Cette image permet décidément de bien rendre compte des processus en cours au sein de la société française.

Celle-ci se compose de différents groupes ayant leur propre mode de vie, des mœurs bien à eux et parfois une vision du monde singulière. A l’image des îles d’un archipel, ces populations vivent à l’écart les unes des autres, tout en entretenant bien sûr des rapports entre elles... »

Il s’agit d’un constat. Sans parti pris, dépourvu de toute idéologie sur la France d’aujourd’hui pour mieux comprendre « les lignes de fractures » de notre société contemporaine et saisir les enjeux sociaux et politiques de cette fragmentation. Il émane de Jérôme FOURQUET, un spécialiste en la matière. Ces éléments éclatés permettaient-ils de faire une nation ?

« Nous sommes confrontés à un processus d’ « archipélisation » croissante du corps social. De multiples lignes de faille - éducative, géographique, sociale, générationnelle, idéologique et ethnoculturelle- s’entrecroisent engendrant autant d’îles et d’îlots plus ou moins étendus ».

La République française se déclare une et indivisible dans sa constitution. La souveraineté du peuple repose sur cette disposition. Cinq républiques ont montré que cette construction politique a été un combat constant pour les partis politiques et les groupes sociaux qui s’en sont fait les défenseurs.

Peut-elle encore aboutir ? Ou est-elle en voie de se défaire ? C’est la question que pose l’important ouvrage de Jérôme FOURQUET.

 

 

 

Etre « côte à côte » aujourd’hui, mais demain en « face à face » ?

 

Il observe depuis au moins cinquante ans une transformation inédite de la France : à travers la dissolution des matrices originelles, chrétiennes et républicaines laïques, dont la quasi disparition du communisme municipal ; l’individualisation des parcours de vie, la sécession des « diplômés » se regroupant dans un quant à soi plus large que les traditionnels « riches ». Ils témoignent notamment de cette transformation qui s’est concrétisée dans la dernière élection : un président et un parti nouveaux, renvoyant les anciens partis dominants, de droite et de gauche, à des portions congrues.

Autre analyse intéressante qui ne peut qu’interpeller : celle faite à travers l’évolution des choix de prénoms (l’anthroponymie : étude des noms de personnes, ici des prénoms plus particulièrement...marqueurs culturels des changements vécus par la société) avec l’évolution des formes d’union, ou l’évolution des revendications sociétales nouvelles (mariage pour tous, PMA, etc.). Une nation différente, multiple et divisée se dessine selon les conclusions de Jérôme FOURQUET. Une société en forme d’archipel dont les composantes appartiennent certes à un socle commun, mais qui se sont séparées en îles plus ou moins autonomes, ou désirant l’être. « Côte à côte aujourd’hui...et demain en face à face ? ».

La solidarité au principe de notre nation pourrait-elle faire défaut, avec ce néo-libéralisme qui ne serait que la poursuite des intérêts individuels ?

Les oppositions droite-gauche, chrétien-républicain, chrétien-communiste, qui ont structuré la vie politique française depuis deux siècles, et contribué aux progrès de la société sont-ils devenus inopérantes, voire sans fondements ?

Jérôme FOURQUET, après avoir observé cette évolution très rapide et inattendue, s’interroge sur ce que pourrait devenir cette nation. Il a accepté d’exposer ses analyses et de débattre avec nous de la question qu’il pose lui-même en bandeau rouge : où allons-nous ?

 

Michel GANDOLFO

Président du Cercle Condorcet de Sens

 

 

 

 

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