La pâleur d’un rayon de soleil hivernal éclaire la rue Henry Dunant. Un clin d’œil en forme d’hommage au père fondateur de la Croix-Rouge. Tout un symbole empreint d’humanisme et de solidarité. Tout est calme à cet horaire matinal dans cette voie pénétrante qui mène au quartier des Chaillots. Si rien n’évoque les violences urbaines survenues ce week-end, l’élu de l’opposition municipale, le RN Julien ODOUL, ne se prive pas de revenir sur les faits. Et de les critiquer vertement.

 

SENS : Accompagné de l’un de ses fidèles lieutenants, Ludovic MASSARD, le président du groupe Rassemblement national à la Région Bourgogne Franche-Comté, Julien ODOUL a souhaité réagir doublement à l’épisode de violences urbaines qui a tourneboulé le quartier des Chaillots le week-end dernier.

Rappel des faits : une quinzaine d’individus, qualifiés de « racailles » par l’orateur du jour, ont ciblé l’officine pharmaceutique, sise au bout de la rue Henry Dunant. Cet accès au demeurant si tranquille sous la lumière diaphane de l’astre diurne en ce mercredi matin aura été le théâtre d’un déchainement de brutalité sans nom il y a quelques jours à peine.

Vitrines pulvérisées, intérieur de la boutique saccagée : le professionnel de santé a éprouvé la peur de sa vie. Constatant avec profonde amertume l’ampleur des dégâts de cette violence gratuite ordinaire, une fois que le commando fut sorti.

« Ce quartier est gangréné depuis de nombreuses années par une insécurité endémique, explique le porte-parole régional du RN, elle est imputable au trafic de drogue qui pourrit le quotidien des habitants ».

Non loin de l’officine de pharmacie dont on ne distingue plus les séquelles laissées par les vandales, Julien ODOUL s’exprime. Il a choisi la conférence de presse, assortie de l’envoi d’un communiqué officiel pour faire part de ses états d’âme à l’issue de cet énième fait divers, chronique dans ce quartier. Des états d’âme qui virent à la colère noire et à la demande de réactions intransigeantes.

Déjà l’année dernière, par deux fois en mars et en juin, ce secteur de la ville avait fait la une de l’actualité, à la suite d’émeutes sauvages accompagnées de tirs de mortier contre les forces de l’ordre, dépitées devant tant de haine. Plusieurs policiers furent touchés par des projectiles. Des véhicules partirent en fumée. Quant aux commerces, leurs dégradations furent constatées au grand dam de leurs propriétaires désappointés.

 

Le trafic de stupéfiants à l’origine de tous les malaises…

 

Dans un échange qu’il a eu avec l’élu de l’Yonne, le pharmacien toujours en état de choc après cette nouvelle charge des voyous contre sa boutique s’est interrogé sur le maintien de sa présence dans le quartier à court terme.  

« Fermer sa pharmacie serait un drame pour ce quartier et la majorité de ses habitants qui y vivent en harmonie, commente Julien ODOUL, surtout en pleine période de crise sanitaire… ».

Et pourtant, le quartier des Chaillots croule sous les actes d’incivilité depuis des années.

« Cet endroit fait tristement parler de lui, de manière très régulière, observe l’élu de l’opposition sénonaise, c’est regrettable ».

La raison de ces dérapages évoqués par Julien ODOUL repose sur le trafic de stupéfiants. Une véritable plaque tournante de la drogue à Sens : c’est ainsi qu’il qualifie ce quartier dont les passants traversent néanmoins la rue avec nonchalance à l’heure de la conférence de presse.

Dénonçant l’impuissance publique de l’Etat et les errances de la municipalité pour tenter d’endiguer sérieusement le problème, Julien ODOUL pointe d’un index rageur les responsables de cette situation. Alors que le magazine « Valeurs Actuelles » a fait de Sens ses choux gras dans l’un de ses récents numéros en présentant la cité des Sénons comme une « ville coupe gorge ». Le reportage n’a pas du tout été apprécié par les élus de la ville qui ont exigé un droit de réponse.

 

 

Construire davantage de prisons afin de mieux rendre la justice…

 

Renforcer la présence des policiers devient plus qu’une nécessité urgentissime pour l’interviewé. Julien ODOUL vitupère contre un Etat, jugé trop mou et laxiste qui n’apporte pas les bonnes réponses en termes d’effectifs de police.

« Nous demandons des renforts conséquents à la hauteur du climat délétère qui règne dans le quartier, renchérit l’homme politique, il est grand temps que la municipalité arrête sa stratégie de l’assistanat à outrance envers les fauteurs de troubles ».

Se munissant de son portable afin de le consulter, l’élu bourguignon énonce ensuite des données chiffrées. Des éléments à charge qui prouvent que ce quartier de Sens n’a pas été oublié par de multiples dotations municipales d’un point de vue de l’urbanisme. Les Chaillots et les Champs-Plaisants ont concentré plus de 93 millions d’euros destinés à la rénovation urbaine dans le cadre de la convention ANRU. Un gaspillage de l’argent public pour acheter la tranquillité questionne tout haut le leader régional du RN ?

« Ce qui s’appelle le vivre ensemble n’existe pas en ces murs. Et on nous parle de cohésion sociale ? Nous, du moins Marine LE PEN et le Rassemblement National, souhaitons l’éradication de l’insécurité, d’une part, et la fin du laxisme judiciaire, d’autre part ».

Net, clair et sans bavure, dans la bouche de celui qui dénonce aussi le réel manque de prisons en France.

« Si elle est élue au soir du second tour, Marine LE PEN fera construire 40 000 nouvelles places pour emprisonner les récidivistes et les délinquants. Trois mille places seulement ont vu le jour au terme du quinquennat d’Emmanuel MACRON alors que ce dernier en avait promis 15 000 au début de son mandat…Il nous a menti ! ».

Quant à sanctionner de manière très sévère les parents des mineurs délinquants, en coupant le robinet allocataire, il n’y a qu’un pas. Que la présidente du parti bleu marine n’hésitera pas à franchir, assurément.

 

Thierry BRET

 

 

 

L’excellence est à l’honneur dans l’Yonne. Et prendre part au fameux Concours général agricole ne peut que la conforter. Surtout à partir de produits élaborés avec l’art et la maîtrise de la vinification. C’est le principe de la pré-sélection de crus de nos terroirs par un jury composé d’esthètes en la matière. Deux cent cinquante échantillons ont été passés au crible lors d’une séance gustative matinale. Sous l’œil avisé de Jean-Baptiste THIBAUT, viticulteur lui-même et vice-président de la Chambre départementale d’Agriculture.

 

BEINE : La finale se déroulera le 27 février prochain à Paris. Dans le cadre exceptionnel du Salon international de l’Agriculture, porte de Versailles. L’un des temps forts de cet évènementiel qui nous revient deux ans après sa dernière édition. Entre-temps, la COVID est passée par là !

Alors pour cette épreuve pré-sélective des vins du Chablisien et du Grand Auxerrois, se déroulant dans la salle des fêtes de la petite commune située entre Chablis et Auxerre, Jean-Baptiste THIBAUT n’aurait voulu en aucun cas manquer son lancement officiel. Fait dans les règles sanitaires d’usage. Organisé par les services de la préfecture.

Logique, le Concours général agricole est le fruit d’une initiative portée en 1870 par le ministère de l’Agriculture. C’est donc la seule et unique manifestation de la sorte à incomber à l’organisation de l’Etat.

 

 

Une soixantaine de vins sélectionnés faisant office d’ambassadeurs liquides de l’Yonne…

 

A l’issue de ce rendez-vous d’épicuriens et de professionnels de la chose vineuse savamment triés sur le volet, une soixantaine de crus ont été retenus. Ils seront les ambassadeurs liquides de ce département qui possède de belles pépites et ramène à chaque édition son lot de distinctions et de médailles nationales.

Y figurer pour les viticulteurs est capital. L’évènement séculaire jouit d’une importance phénoménale parmi le sérail des professionnels de la vigne. Un avis que partage Jean-Baptiste THIBAUT.

« La Chambre départementale de l’Agriculture met tout en place pour en favoriser sa réalisation. Etre sélectionné et pouvoir concourir avec ses vins représente énormément de travail pour les viticulteurs. C’est de la reconnaissance à l’état brut ! Cela démontre le plus souvent qu’il y a une continuité dans la qualité de leurs produits. Une médaille se vit comme une véritable plus-value qualitative et permet de différencier les domaines… ».

Le passage obligé pour amener à l’excellence ? Peut-être, tant la motivation des viticulteurs est grande dans les phases préparatoires de ce rendez-vous.

 

 

Le bonus de la récompense se convertit en plus de ventes dans les commerces…

 

Autre aspect intéressant selon Jean-Baptiste THIBAUT : cela permet aux jeunes professionnels de la vigne de se lancer dans le grand bain de l’optimisation du savoir-faire. En plaçant leurs produits sous le feu des projecteurs des médias qui ne loupent pas l’occasion d’en parler.

Naturellement, l’impact est conséquent sur les ventes de ces vins qui sont primés. Se sentant rassurés sur la qualité des produits, les consommateurs sont plus enclins à acheter la bouteille médaillée à l’inverse de celle qui ne l’est pas.  

Parmi les nectars dégustés ce jour, des grands crus, bien sûr mais pas seulement. Les vins blancs comme les vins rouges ont recueilli les suffrages des dégustateurs ainsi que les crémants. Du chablis, of course, mais aussi des côtes d’Auxerre, des vins du Tonnerrois, de la Côte de Joigny ou du Vézelay. Un large éventail de succulences acidulées, sucrées, aux arômes travaillées, à la rondeur en bouche confirmée, à la forte minéralité.

Notons que cette année, le Concours général agricole fait la part belle aux bières artisanales. Vingt-quatre échantillons des brasseurs du cru ont pu être ainsi soumis à la sagacité gustative du jury. De la pure logique face à l’émergence constante des micro-brasseries qui prennent de l’essor dans le paysage. Parmi les autres spécialités pouvant concourir dans la catégorie des produits, ajoutons-y pêle-mêle deux fromages, un miel, une liqueur et même une viande.

 

 

La petite leçon de dégustation de Jean-Baptiste THIBAUT…

 

Quant aux critères retenus servant de base à la future pré-sélection de ces crus, citons de prime abord la limpidité des vins. L’aspect visuel est fondamental tant pour les blancs que pour les rouges. L’observation de la fluidité du contenu dans le verre est un autre élément primordial à prendre en considération.

« Vous remuez le verre tout en délicatesse, ajoute en expert Jean-Baptiste THIBAUT, et là, vous voyez comment il tourne et quels sont les reflets de la robe du vin… ».

D’où l’importance de l’éclairage de la pièce qui accueille ce type de manifestations. A Beine, les cinquante personnes formant le jury y ont vu clair !

« Après, bien sûr, il y a le nez. Alors là, précise le viticulteur, c'est important de savoir si c'est un vin qui est très exubérant ou alors s’il possède davantage de profondeur. Il faut lui laisser le temps de venir. Donc, la température est aussi très importante pour pouvoir laisser sortir et optimiser tous ses arômes... ».

Ensuite, place seulement à la dégustation en faisant travailler un autre sens : le goût.

« C’est l’ultime étape pour savoir s'il y a de la profondeur et de la longueur en bouche. Mais, attention, en fonction des jurés, on n'a pas forcément les mêmes goûts et les mêmes envies ! ».

Toutefois, on peut faire confiance à l’expertise de ces professionnels de la dégustation de la dive bouteille, amateurs et épicuriens aguerris à l’exercice.

Plus on pratique, plus on maîtrise. Une chose est sûre : les vins sélectionnés pour représenter la filière viticole de l’Yonne à Paris le 27 février n’auront pas été choisis par le plus pur des hasards. De plus, comme chacun le sait, il n’existe pas !

 

Thierry BRET

 

 

 

Dans la vie professionnelle, il ne faut pas s’en faire ! On dirait presque un plagiat de l’un des succès emblématiques de Maurice CHEVALIER dans le texte. Pourtant, le credo de Michaël OUDMEDJKANE repose bel et bien sur cette pratique vertueuse. A l’aide de son entité, OBIANCE, l’entrepreneur propose de traiter toutes les questions de stress et de bien-être qui bouffent le quotidien des Français au travail.

 

AUXERRE : L’heure est à la relaxation dans les entreprises. Surtout pour les cadres et les collaborateurs qui n’en peuvent plus d’accumuler des heures et des heures de présence au labeur, noyées par le stress et la productivité à outrance.

Massages assis (un régal pour les cervicales qui sont mises à délicates contributions durant d’interminables journées vécues derrière l’écran de l’ordinateur), méditation, prise de conscience ou encore luminothérapie, le catalogue proposé par OBIANCE est on ne peut plus sympathique. Sur le papier mais aussi en réel.

Bon nombre de structures entrepreneuriales sont désormais séduites par ces concepts qui font florès à travers l’Hexagone. Dans l’Yonne, plus particulièrement, l’entité portée par Michaël OUDMEDJKANE fait recette en élargissant son panel d’interventions. Le succès est au rendez-vous. L’entrepreneur sillonne aujourd’hui la France entière pour y prêcher de sages paroles : apporter et optimiser le bien-être au cœur du monde professionnel. Comme ce fut le cas récemment dans un centre hospitalier auxerrois.

 

 

Joindre l’utile à l’agréable même sur le lieu de travail…

 

Des séances de détente à apprécier sans aucune modération qui peuvent être financées par des organismes mutualistes. Les grands groupes lorgnent de plus en plus sur ce créneau devant apporter une plus-value physique et mentale à leurs collaborateurs. La SNCF, EDF, La Poste, mais aussi Carrefour ou l’un des piliers de la cosmétique et du luxe à la française, YSL (Yves Saint-Laurent) utilisent les services de la SARL.

Naturellement, le milieu hospitalier et sanitaire, particulièrement exposé au stress et à la tension nerveuse, est en ligne de mire au plan du développement stratégique du chef d’entreprise. Michaël sait prodiguer avec ses équipes de spécialistes ses conseils qui peuvent atteindre les rivages éloignés des DOM TOM comme à la Réunion ou à Mayotte.

Joindre l’utile à l’agréable même au cœur du système professionnel n’est plus un vain mot. OBIANCE et sa palette d’une vingtaine de déclinaisons bien-être y pourvoient pour le plus grand bonheur de celles et de ceux qui passent dans les mains expertes de ces spécialistes de la détente.

 

Thierry BRET

 

C’était inévitable. Surtout en présence d’un taux de contamination à la courbe exponentielle galopante et des pics d’hospitalisations records enregistrés aux quatre coins de l’Hexagone. Exit donc la cérémonie des vœux de l’Agglomération de l’Auxerrois sous sa configuration initiale, un « journal télévisé » face aux spectateurs. Qu’à cela ne tienne ! L’évènementiel est d’ores et déjà reprogrammé à la date du 09 février selon son plan B : à l’aide d’images mais sans public !

 

AUXERRE: Le tome 1 du copieux volume ayant narré les péripéties inhérentes à la cérémonie des vœux de l’Auxerrois se clôt donc sur un épilogue sans surprise dont beaucoup, y compris les propres instigateurs de l’évènement, connaissaient déjà la chute.

Nada : il n’y aura donc pas in fine de grand spectacle à l’allure festive et protocolaire, aux contours insolites en présence du public au soir du 20 janvier au parc des expositions.

La COVID-19, toujours aussi omniprésente sur le territoire, ne l’aura pas autorisée avec plus de 278 000 cas répertoriés au terme de la journée dominicale du 16 janvier. Alors que la libre appréciation de maintenir ou pas ce rendez-vous de pure communication, avec les perspectives futures de l’Auxerrois en guise de thème fédérateur, ne dépendait finalement que du maire-président de l’organisme communautaire, Crescent MARAULT.

 

Le regret de ne pas pouvoir partager l’évènement avec le public…

 

La décision aura été longue, très longue à prendre même de la part de l’édile d’Auxerre. Pas si simple, en effet, de trancher dans le vif lorsque l’on peaufine depuis plusieurs semaines le moindre rouage de cette machinerie complexe, très lourde et forte d’une cinquantaine d’exécutants qui repose sur de la pure logistique et de l’organisation au cordeau. Mais, au final, c’est le bon sens et la logique qui l’emportent.

« J’ai pris mes responsabilités », précise le maire dans un communiqué de presse adressé ce jour aux rédactions. Le report de la manifestation devant être animée par l’ancien présentateur vedette du 13 heures de TF1, Jean-Pierre PERNAUT, est entériné. De manière définitive.

L’inéluctable décision était connue de la plupart des maires de l’agglomération et des élus de la ville d’Auxerre dès lundi soir au terme d’une réunion de travail devant permettre d’examiner tous les aspects de faisabilité en l’état du dossier.

 

 

Forcément, pour les élus, c’est un crève-cœur de ne pas avoir été au terme de l’ambitieux projet ayant nécessité une enveloppe budgétaire de 70 000 euros.

Un regret, évident, pour l’organisation de ne pas pouvoir partager aussi ce moment rare de communication clinquante avec les Auxerrois et les habitants de l’Agglomération.

Plus d’un millier d’entre eux avaient déjà biffé sur leur agenda la date de ce rendez-vous unique en son genre, s’inscrivant par voie numérique à ce concept.

Celui-ci, baptisé « L’Auxerrois à la Une », faisait référence avec un clin d’œil appuyé à la chaîne audiovisuelle qui employait il y a encore douze mois de cela Jean-Pierre PERNAUT, libre de décliner désormais ses projets personnels en matière d’information.

 

Une diffusion sur Internet assurée le 09 février dès 20 heures…

 

Considéré comme une opportunité novatrice servant à promouvoir les projets portés par la collectivité, ce journal télévisé à la sauce auxerroise offrait un décryptage détaillé des desseins de la majorité communautaire lancés au cours de l’année. Sachant que ces derniers intègrent le Projet de Territoire à dix ans.

L’objectif initial était de réunir sur un plateau conférence des acteurs extérieurs de l’Auxerrois, de la sphère économique et institutionnelle, prêts à s’investir dans les semaines à venir en faveur du développement du territoire et de son attractivité. Chacun devant être interviewé de facto par le journaliste Jean-Pierre PERNAUT comme il en a l’habitude.

La clé de voûte de cet édifice, faisant la part belle à la communication et à la circulation du verbe, était de conforter les ambitions profondes de la gouvernance actuelle de vouloir transformer l’Auxerrois.

Toutefois, ce report ne condamne pas stricto sensu le principe de ce concept imaginé selon les codes de l’audiovisuel. Bien au contraire, puisque ce journal télévisé newlook à la mode icaunaise se déroulera au final le mercredi 09 février en début de soirée. C'est donc le début du tome 2 de la série !

Du fameux 13 heures qui en a fait son immense succès, l’inusable Jean-Pierre PERNAUT bifurquera quelque peu sur la grille horaire pour animer ce plateau à partir de 20 heures. L’évènement sera d’ailleurs retransmis sur les sites Internet et les pages Facebook de la Ville d’Auxerre et de la Communauté de l’Auxerrois. Privant de fait le public d’une rencontre en live avec les différentes personnalités devant prendre la parole ce soir-là.  

Un changement de cadre technique, certes, mais qui ne devrait pas empêcher le maire-président et ses invités de faire des annonces qui vont permettre de transformer l’Auxerrois rapidement.

Croisons les doigts pour qu’il n’y ait ni pannes ni d’interférences sur les réseaux de la fibre optique et numériques ce soir-là ! Par chance, la période des orages ne devrait pas gêner l’organisation…

 

En savoir plus :

 

Pour assister à l’évènement « L’Auxerrois à la Une » le mercredi 09 février 2022 à 20 heures, il suffit de cliquer sur les liens suivants :

www.agglo-auxerrois.fr

www.auxerre.fr

www.facebook.com/agglo.auxerrois

www.facebook.com/villedauxerre

 

Thierry BRET

 

Il ne faudra pas trop faire rêver les automobilistes. Même si 95 % des personnes ayant répondu favorablement à la grande consultation du Conseil départemental de l’Yonne va dans ce sens. Seuls 500 kilomètres, la portion congrue sur les près de cinq mille kilomètres d’asphalte gérés par l’organe institutionnel, pourraient retrouver au cours du second semestre sa vitesse originelle à 90 km/h. Une décision assortie à un vote majoritaire obtenu dans l’hémicycle le 11 février prochain…

 

AUXERRE : Celles et ceux qui croyaient pouvoir circuler à 90 km/h sur l’ensemble du réseau routier de l’Yonne devront modérer quelque peu leurs ardeurs lorsqu’ils prendront le volant ! Car, si le sondage effectué par l’organe institutionnel départemental auprès des Icaunais revient favorable à 95 % à cette prise de décision, qui va certes dans le bon sens, il faut être nettement plus nuancé quant aux conséquences futures de ce projet et à son mode opératoire applicatif.

Proposée en décembre dernier, cette enquête auprès du grand public sur l’hypothétique retour en grâce de ladite vitesse (celle qui servait de référence d’avant le 01er juillet 2018) aura mobilisé bon nombre de nos concitoyens.

9 016 réponses ont ainsi été obtenues par les services du Département chargés de cette étude. Un succès, au premier chef, mais il est vrai que ce sujet sociétal (paradoxalement peu abordé par les prétendants à l’échéance élyséenne) préoccupe beaucoup les Français. Et par un effet gigogne très naturel les automobilistes que nous sommes tous ou presque !

De ce chiffre, il a été admis in fine que 8 565 avis sont positifs à ce retour à la vitesse de croisière que les conducteurs regrettaient depuis bientôt quatre ans. Toutefois, si retour il y a (il faudra pour cela que le Conseil départemental de l’Yonne acte la décision à l’issue d’un scrutin programmé le 11 février prochain en séance plénière et obtenu à la majorité), il ne sera que partiel. Conformément aux règles fixées de manière dérogatoire par l’Etat.

 

Le plébiscite des citoyens pour la mesure mais peu de kilomètres concernés…

 

C’est à partir de cet élément disruptif que le ballon de baudruche, fait d’enthousiasme et de sensations de liberté retrouvée derrière le volant, se dégonfle petit à petit. Sans pour autant faire un pschitt notoire !

En effet, pour rappel, ce sont seulement cinq cents kilomètres sur les 4 875 kilomètres de voirie départementale gérés par le Département qui sont réellement concernés par cet éventuel retournement de situation. D’un côté le plébiscite pour les citoyens de l’Yonne, emballés à l’idée de se procurer un peu plus de plaisir dans leur conduite quotidienne ; de l’autre, le sentiment de frustration d’avoir si peu de kilométrages pour en abuser !

 

 

Outre la présentation officielle des résultats de cet audit auprès du public aux élus départementaux, les services du Département devront se concerter avec ceux de la Commission départementale de la Sécurité routière, placée sous l’autorité du préfet de l’Yonne, pour avis.

Rappelons, si cela vous avait échappé, que le territoire le plus septentrional de la Bourgogne reste dans le peloton de tête des départements hexagonaux dont le taux d’accidentologie vire au rouge chaque année avec sa cohorte de décès et de tragédies sur les routes. Qu’elles soient nationales, départementales ou communales.

 

 

Une enveloppe de 110 000 euros pour changer la signalisation…

 

Moyennant quoi, et à l’issue de cet avis qui n’a de valeur que consultative, le Conseil départemental de l’Yonne pourra alors se prononcer en faveur ou pas sur la révision de la vitesse autorisée. Pour une entrée en vigueur au second semestre.  

Si tel était le cas, il sera alors temps de provisionner le changement des panneaux de signalisation limitant la vitesse sur le réseau départemental, soit une enveloppe de 110 000 euros pour y parvenir. Un budget supporté à 100 % par l’institution territoriale, sans l’aide de l’Etat qui a tout de même chamboulé toutes les règles en 2018.

Mais, nous n’en sommes pas encore là même si Patrick GENDRAUD, président de l’exécutif départemental, est convaincu que la position des Icaunais en faveur de ce rétablissement partiel de la vitesse sera entendue par les pouvoirs publics. Espérons-le et croisons les doigts même pour ces quelques cinq cents kilomètres de routes départementales on l’on pourra de nouveau circuler à vitesse normale…

 

Thierry BRET

 

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