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Ainsi, « elles » et « ils » ressemblaient à ça ! De lointains ancêtres de l’ère préhistorique qui vivaient là, non loin des bords de l’Yonne, du côté de Gurgy et dont on a retrouvé des éléments à partir de leur ADN, lors de la découverte d’une importante nécropole. Des visages de femmes, d’enfants, d’hommes, parfois souriants, au regard profond à la limite de la méfiance comme si, nous autres, les gens du futur, venions les déranger dans leur éternité, peinte à l’aquarelle, et formant une fresque murale dont on pourrait contempler longuement chaque contour et aspérités. L’exposition, originale et didactique, s’apprécie jusqu’au 07 juillet à l’espace culturel…

 

GURGY : Etrange impression que celle-ci. C’est un curieux voyage dans le passé comme avec l’aide d’une machine à remonter le temps qui nous est proposé là, grâce à la contemplation de ces aquarelles au coloris sépia, finement ciselées – on les doit à l’artiste Elena PLAIN – dont les personnages nous fixent de leurs regards éternels et intenses comme par effet de miroir.

Mais, il ne s’agit nullement ici d’une œuvre imaginaire avec cette galerie de portraits, de femmes à la bienveillance affirmée, d’enfants à l’attitude de sauvageons et d’hommes dont les cheveux sont si hirsutes qu’ils affoleraient n’importe lequel des coiffeurs, présentés sous forme de fresque sur les murs de l’espace culturel.

Non, ce passionnant travail est avant tout d’ordre scientifique. Pédagogique, aussi. Et surtout, historique. Voire, même préhistorique pour les puristes !

Un extraordinaire rendu qui résulte de fouilles archéologiques menées non loin de là il y a plusieurs années, et conçu à partir de prélèvements d’ADN réalisés sur des ossements. Ceux retrouvés dans une nécropole de la préhistoire où vivait une communauté il y a…6 700 ans ! Une paille à l’échelle du temps !

 

Dix-sept chantiers de fouilles archéologiques dans la commune en cinquante ans

 

Face à nous, se présentent peut-être les lointains ancêtres de…Cyril CHAUVOT, maire de la commune ou de Jean-Luc LIVERNEAUX, le conseiller communautaire en charge de la vie culturelle de cette localité qui existait de facto sous une toute autre variante il y a donc un peu plus de six millénaires de cela !

D’ailleurs, les invités de la séance inaugurale de cette exposition ne manqueront pas de poser cette question obligatoire, venant à l’esprit de chacun : « sommes-nous en présence de nos ascendants ?! ».

De quoi peut-être redonner du grain à moudre aux chercheurs et autres paléontologues en quête d’analyses plus poussées !

D’autant que la bourgade à la fameuse escale fluviale jouit d’un patrimoine archéologique les plus importants de l’Yonne. Sans doute du fait de sa proximité au bord de la rivière ? Pour accréditer cette affirmation, Jean-Luc LIVERNEAUX rappellera un seul chiffre : « 17 », soit le nombre de chantiers de fouilles archéologiques entrepris depuis cinquante ans. Avec bien sûr, son lot de sites funéraires.

 

 

En savoir davantage sur notre passé

 

Pour les esthètes de cette discipline, ce sont des sources d’informations privilégiées pour mieux cerner la vie des hommes préhistoriques. Soit une période correspondante à – 3 000 avant Jésus-Christ.

A Gurgy, les chercheurs se sont donc attelés à réaliser des arbres généalogiques (ils ont pu en reconstituer deux) à partir d’ossements trouvés in situ. Une première…mondiale !

L’information perturbera même les rédactions de la presse nationale et scientifique. A l’été 2023, et sans qu’ils le sachent véritablement, les élus de la commune découvrent par voie de presse que leur village fait l’objet de publications scientifiques dont l’une est publiée dans « Le Monde » ! Mais, également le quotidien méridional, « La Marseillaise » ou « BFM TV ».

« Nous avons décidé de prendre contact avec l’une des scientifiques ayant travaillé sur cette étude, ajoute Jean-Luc LIVERNEAUX, une paléo-généticienne, nommée  Maïté RIVOLLAT. Avec son concours, et celui de son collègue, Stéphane ROTTIER, archéo-anthropologue – lui-même a effectué des fouilles sur le site des « Noisats » à Gurgy entre 2004 et 2007 -, est née la construction de ce projet d’exposition à laquelle s’est aussi adjoint le service Pays d’Art et d’Histoire de l’Auxerrois… ».

 

 

Un concept visuel à ne manquer sous aucun prétexte, en vérité ! Le public ne s’y trompe pas. A commencer par Crescent MARAULT, président de l’Agglo de l’Auxerrois, « on est vraiment chez nos ancêtres, les premiers Auxerrois à se sédentariser l’ont fait à Gurgy ! On est un territoire Pays d’Art et d’Histoire, et il était important que je sois présent au lancement de cette exposition… ».

Puis, le maire d’Auxerre de poursuivre : « valoriser, identifier et animer toutes ces richesses patrimoniales sur notre territoire peuvent nous permettre d’avoir une certaine dynamique au niveau ludique et pédagogique. Comme on peut le faire dans le cadre de notre partenariat actuel avec le Centre Georges Pompidou (l’exposition Botanique est accueillie à l’abbaye Saint-Germain à Auxerre) depuis plusieurs années… ».

Quant à Cyril CHAVOT, maire de la commune, il est comblé : « il est important de savoir d’où l’on vient… ». Et peut-être où l’on va aussi ?!

« Cette exposition permet d’en connaître davantage sur notre passé et notre Histoire ! ». A consommer sans modération !

 

 

En savoir plus :

Exposition « ADN Préhistorique »

Jusqu’au 07 juillet à l’Espace culturel de Gurgy

Ouvert le mercredi, le samedi et le dimanche de 14h à 18h

Entrée gratuite.

 

Thierry BRET

 

 


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Cherchez-là et vous la trouverez, immanquablement ! Elle se cache toute petite dans le pli d’une feuille colorisée sur la toile posée sur un chevalet. Minuscule, même. A dimension…quasi réelle, en somme ! Presque aussi vrai que nature….Mais quoi donc ?! La griffe de l’artiste ? Son signe de reconnaissance ? Son subtil clin d’œil à Dame Nature ? Voire les trois en même temps ? Non, c’est une coccinelle ! D’un rouge vif éclatant qui est punaisée au beau milieu d’un tableau, il fallait y penser ! Mieux encore que la dernière affiche des partisans des « animalistes » placardée sur les panneaux électoraux ! Le signe distinctif et amusant d’un artiste à (re)découvrir : Philippe LALLEMAND !

 

AUXERRE : C’est un petit jeu. Ou presque. D’un tableau à l’autre. A exercer pour soi-même mais aussi accompagné d’enfants, pourquoi pas, à initier aux vertus divines de la création et de l’imaginaire fécond. Un indice, malin et ingénieux, à découvrir là, dans l’agréable espace galerie de l’un des établissements bancaires qui offre l’heureuse opportunité aux artistes de pouvoir s’exprimer, en exposant leurs travaux. Suffisamment rare pour être mentionné. Qu’ils soient peintres, photographes, sculpteurs ou céramistes. Ici, à la Caisse d’Epargne, à l’agence centrale d’Auxerre, place des Cordeliers.

Sept tableaux sont ainsi présentés dans cet endroit ravissant à l’architecture lourde et pesante par le poids des années (le patrimoine haussmannien dans toute sa splendeur !) jusqu’au 07 juillet. Suffisant pour y trouver l’indice inhabituel sur une toile, bien sûr, mais l’on sait que dans la contemplation de l’art pictural le temps n’existe pas !

 

Dix ans déjà pour la « Huitième Source » : un grand millésime…

 

Ah oui, je l’a vois ! La marque de fabrique de l’auteur de ces œuvres aux inspirations botaniques. La signature adroite de cet amoureux de la nature si perspicace dans le rendu de son travail, mettant en exergue des végétaux aux couleurs chatoyantes, en jouant sur la transparence du support. La coccinelle ! Non pas celle que mit en scénographie filmée l’immense Walt DISNEY dans ses livraisons cinématographiques des années 60 lors de folles aventures automobiles d’un fameux constructeur allemand, mais là, en représentation animalière, tellement naturelle que l’on croirait qu’elle vit, prête à s’envoler si on osait la toucher !

Une coccinelle sur une toile. Et là aussi sur la deuxième œuvre ! Puis, la suivante ! Et ainsi de suite…Un ode à la coccinelle au fond qui nous est proposé là ?

En charge du relationnel et de la communication – le garçon le fait très bien par ailleurs au vu de sa verve explicative– au sein de la structure associative « La Huitième Source », Philippe LALLEMAND a, depuis la création de l’entité survenue en décembre 2014 – dix ans bientôt, cela se célèbre et on prend date ! – assuré la promotion d’une kyrielle d’artistes peintres fréquentant cet organe auxerrois, en phase avec la préparation de leurs œuvres.

 

 

Ne plus être le cordonnier le plus mal chaussé…

 

Surnommé « Philou », ce dernier était nonobstant moins loquace lorsqu’il fallait mettre ses propres réalisations en avant. On connaît l’adage : les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés !

Cette fois-ci, l’artiste à la coccinelle pour signe distinctif aura passé outre et répondu aux sirènes bienveillantes de ses amis artistes et des responsables de la galerie bancaire pour y accrocher non pas sur des cimaises mais sur de beaux chevalets d’atelier ses toiles.

Sept au total, ni plus ni moins, un chiffre haut en symboles qui lui sied comme un gant pour celui qui défend les valeurs artistiques des « Huitièmes sources » !

D’ailleurs, Philippe LALLEMAND l’explique si bien avec un zeste d’humour à peine voilé : « La Huitième Source » - une appellation qui ferait penser un tantinet à un nom de secte ! – est précisément dans son éthique et sa définition « une secte de la liberté d’expression » !

Et par les temps qui courent, cela procure un bien immense à l’âme et à l’esprit qu’il soit créatif ou pas, ne changez rien, pourrait-on lui rétorquer !

Passionné de prises de vues (il a travaillé avec le Photo Club Auxerrois), préférant de loin l’argentique au numérique, Philippe LALLEMAND nous livre avec ce travail sa perception picturale de l’art. A partir de matériaux issus de la récupération – c’est dans l’air du temps -, et revisités avec de significatrices touches de couleurs, sa sensibilité s’apprécie à sa juste valeur. Une sensibilité ponctuée de ce petit clin d’œil à la nature, à la vie et à l’humour, avec cette coccinelle, une griffe personnelle qui ne se dépareille pas à l’ensemble de son œuvre. Admirable…et poétique.

 

En savoir plus :

Exposition Philippe LALLEMAND dans le cadre du collectif « La Huitième Source ».

Jusqu’au 07 juillet 2024 à la Caisse d’Epargne, agence centrale de la Place des Cordeliers à Auxerre ;

Entrée libre.

 

Thierry BRET

 

 


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Le plus troublant sur ces clichés en noir et blanc de grande taille qui se dévoilent à nos yeux entre deux gouttes de pluie, ce sont les regards des sujets photographiés. Parfois, ils semblent perdus dans le vide. Dissimulant avec peine, leur émotivité. Une crainte, peut-être de se retrouver face à un objectif. Celui de Jean-Robert DANTOU, en l’occurrence,  membre de l’agence « VU’ » et spécialiste de la photographie documentaire. « A Balles réelles », le travail d’une recherche sociologique menée depuis cinq ans à Tonnerre, dans le cadre de sa thèse en sa qualité de doctorant, a pris ses quartiers dans l’hôtel « Coeurderoy », le bien-nommé, belle bâtisse du patrimoine local à redécouvrir pour l’occasion…A admirer jusqu’au 29 juin.

 

TONNERRE : Dans le jargon technique, celui d’un thésard de 44 ans qui suit un doctorat en Science, Art, Création et Recherche au sein de « Paris Sciences et Lettres » - il en fera d’ailleurs la soutenance d’ici quelques jours -, on appelle cette restitution publique proposée à Tonnerre de « l’ethnographie réflexive » !

Pour le commun des mortels, et aux autres ignares de la pratique dans les règles de l’art de la photographie documentaire, ce serait tout simplement une exposition de clichés, plus ou moins traditionnelle.

 

La spirale signe de recommencement et de régénération…

 

Sauf, que là, il suffit d’arpenter de quelques pas seulement la cour intérieure de cette étrange bâtisse (l’hôtel Coeurderoy et sa construction architecturale étonnante) pour s’apercevoir qu’il y a bien autre chose derrière ces images. D’abord, cette forme géométrique voulue par l’auteur de cette présentation, Jean-Robert DANTOU qui a choisi la mise en scène de ces chevalets supportant sa quarantaine de grands portraits en forme de spirale. La spirale. Elle n’est pas placée là du fait du hasard, qu’on se le dise !

Symbole de la créativité et de l’énergie, elle représente aussi le recommencement, la régénération et l’initiation. Mais, elle peut être aussi celle de l’appauvrissement. Autant d’éléments qui peuvent expliquer sobrement la genèse de ce travail, décidément pas ordinaire. Ici, c’est le visage triste d’une femme qui fixe la focale de l’appareil. Là, c’est un homme, le chapeau vissé sur la tête qui observe contemplatif l’horizon. Des textes accompagnent ces portraits. Ils apportent des explications et délivrent des messages. On prend le temps de les lire, afin de comprendre comment tous ces panneaux de bois (et résistants à la pluie naissante) s’imbriquent les uns dans les autres, donnant légitimité à un parcours de vie, un chemin à emprunter pour se plonger dans toutes ces existences.

 

 

L’adoubement de la Ville de Tonnerre…

 

La scénographie s’articule en trois items très complémentaires aux connotations nettement scientifiques : le déplacement des personnes en situation de précarité dans une ville dont elles ignoraient l’existence (Tonnerre) ; l’adaptabilité de certaines d’entre elles faisant face à d’importantes difficultés économiques et sociales et qui arrivent à tenir alors que d’autres dans le même laps de temps disparaissent ou meurent ; enfin, ultime voyage intellectuel qui est soumis à la sagacité du visiteur, le rôle de la photographie documentaire – à la limite du reportage photo journalisme – qui permet de décrire avec fiabilité et véracité le monde observé.

On voit mieux pourquoi un Cédric CLECH, édile de Tonnerre, féru de communication puisqu’il en a fait son métier du côté de la production audiovisuelle, ait été séduit par la démarche iconoclaste de Jean-Robert DANTOU. Lui donnant le feu vert et l’imprimatur pour réaliser cette analyse grandeur nature de la sociologie de ce bassin, malmené par le passé par les vicissitudes de la crise économique…

 

Un vrai patchwork d’expressions !

 

Sur le lieu de l’exposition, ça fourmille de personnes qui donnent le dernier coup de rein en vue des préparatifs inhérents au vernissage officiel. Celui-ci a eu lieu le 01er juin. Chacun se retrousse les manches pour terminer la construction des chevalets. Recouvrir d’un revêtement approprié le petit sentier s’enfonçant dans la spirale. D’autres s’activent à la pose des toiles sur ces cimaises faites de bois. Un parfait exemple de création collective, en somme !

En outre, cette exposition se veut transdisciplinaire. Proposant de singuliers croisements entre l’ethnographie, la cartographie, les sciences sociales, la création audiovisuelle. Bref, un vrai patchwork d’expressions !

On profite d’un moment de flânerie pour admirer d’un peu plus près le travail photographique de ce Jean-Robert DANTOU, déroutant de sincérité et de pugnacité. Mais qui sont donc ces femmes, ces hommes, et même parfois ces enfants qui posent là éternellement face à l’objectif sur des toiles dépourvues de couleurs ? Entre doutes et espérances, envies et craintes, joie de vivre qui éclate parfois et tristesse contenue. On y voit des personnes en situation de handicap. On y aperçoit des travailleurs en insertion. Des recalés et exclus de la vie à qui l’ont offre une belle porte de sortie, temporaire certes, mais éternelle puisqu’à jamais couchés sur la pellicule de l’appareil argentique les ayant immortalisés. Quand ce n’est pas le modèle qui tout sourire pose à côté de son double photographique…

 

 

Un travail fouillé pour soutenir une thèse

 

« A Balles réelles ». Curieuse appellation, d’ailleurs, pour une expo. Comme si toutes ces visions qui s’étalent là en version XXL devant nos yeux devaient faire mouche en nous touchant en plein cœur. Prenant en compte les évolutions sociales et sociétales d’une ville (Tonnerre) devant faire face aux aléas de crises successives, comme un peu partout d’ailleurs dans le monde d’aujourd’hui, livré à lui-même ou presque.

Dès le début du parcours, le visiteur est immergé dans le grand bain avec la partie de l’exposition intitulée, « arriver par les logements d’urgence pour hommes et pour femmes ». Des personnes qui vivent dans la rue dans des conditions insoutenables, orientées par le 115 vers les logements d’accueil. Un chemin de croix, en somme…

Une autre partie est consacrée à l’arrivée par les résidences d’accueil, une institution dans le monde de la précarité, des personnes sortant de psychiatrie ou de l’administration pénitentiaire.

« Je travaille lentement avec les sujets dont je vais réaliser le portrait, explique Jean-Robert DANTOU, je les mets en confiance et je leur explique ma méthode de travail, expliquant que ces photographies seront exposées au public… ».

Ce sont des morceaux de trajectoire de leur existence qui illustrent les portraits noir et blanc sur les chevalets. « Mon travail de thèse a été de comprendre pourquoi ces personnes fragilisées et en précarité ont été déplacées vers Tonnerre. Et savoir quelles ont été les degrés de contraintes de ces déplacements. En analysant l’effet sur la personne de se déplacer et les répercussions sur un territoire comme celui du Tonnerrois… ».

Une recherche approfondie en photographie documentaire, assemblée à des textes très précis et complémentaires. Une question revenait sans cesse dans la tête de quadragénaire natif du Limousin. Savoir comment les choses s’étaient déroulées dans l’Yonne à Tonnerre, ville ayant eu à subir les effets de la précarité

Le format est peu commun pour une thèse. On doit au scénographe Mitia CLAISSE l’ossature physique de ce travail d’exception qui aura accouché au bout de douze mois, non pas d’une souris, mais d’une configuration scénique unique en son genre. Cette fameuse spirale, liée à la fermeture des usines qui entraînent la fermeture des classes et le départ des populations. Et ainsi de suite avec la fermeture des commerces et des cabinets médicaux. La spirale vécue dans l’Yonne ?

 

 

En savoir plus :

« A Balles réelles », exposition de photographie documentaire de Jean-Robert DANTOU

Du 01er au 29 juin 2024

Atelier le 27 juin, avec les personnes photographiées.

A voir à l’hôtel Coeurderoy

Tonnerre

Du mardi au samedi de 10h à 18h.

Entrée libre

 

Thierry BRET

 

 


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Plus de deux cents personnes sont venues applaudir l’ambassadrice de l’Yonne dans son interprétation des plus belles chansons hexagonales à la salle des fêtes de Paron, il y a quelques jours. A la grande satisfaction de l’élu Jean-Luc GIVORD, fort généreux au nom de sa localité, avec son bouquet de fleurs ! Samedi, c’est au tour du comité des fêtes de Pourrain d’honorer l’artiste icaunaise, férue d’Edith PIAF et de Juliette GRECO. Rendez-vous est pris en l’église de la bourgade, à 20h30…

 

POURRAIN : Elle enchaîne les récitals, celle qui ressuscite les grandes voix de la chanson française traditionnelle. Une tournée de printemps qui l’a mènera ce samedi aux alentours de 20 heures 30, en l’église de la petite localité, sise entre Auxerre et Toucy. Pour le plus grand plaisir de ses fans, un public qui lui est fidèle depuis longtemps désormais.

Christelle LOURY qui vient d’ajouter une autre spécialité artistique à son arc avec la publication de son premier opus littéraire – « Lettre n°0 » paru aux éditions Les Souliers Blancs – et dont nous reparlerons prochainement dans ces colonnes, convie les spectateurs à plonger en sa compagnie, avec bonheur et nostalgie, dans cette France des années 30 à 70, des périodes synonymes de sérénité, de joie de vivre, de convivialité, de camaraderie, d’insouciance. Tout ce qui est à l’opposé de cette France du vingt-et-unième siècle au bord de la crise d’apoplexie et de la paranoïa sur fond de guerre nucléaire et de catastrophes climatiques !

Un public qui ne restera pas sans voix (voie ?) pour accompagner l’artiste dans ses interprétations d’œuvres à l’estampille de Charles AZNAVOUR dont on vient de célébrer le centenaire de la naissance mais qui reste toujours autant d’actualité, BARBARA, Yves MONTAND, Léo FERRE, Gilbert BECAUD, Françoise HARDY, et tant d’autres encore. Du rêve à l’état pur pour nos âmes d’éternels optimistes !

 

 

En savoir plus :

Concert « Paris et les belles chansons françaises » avec Christelle LOURY (Hommage à Paris et aux grands interprètes des années 30 à 70)

Accès : Entrée payante

Tarif : 15 €

Réservation sur internet

Contact info/resa : 03 86 41 13 96 (Mairie de Pourrain)

Site web : www.christelleloury.com

 

Thierry BRET

 

 


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L’association « Ukraine Solidarité 89 » est toujours mobilisée par le soutien à la cause ukrainienne. Alors qu’elle boucle l’organisation du prochain transport vers l’Ukraine des collectes de produits alimentaires, d’hygiène, de soin, de matériel médical…, l’association a choisi de programmer, pour deux représentations, la pièce « Ukraine mon Amour ». Première représentation ce soir à la Scène des Quais…

 

AUXERRE : Nous sommes en février 2022. Irina et François, tous deux acteurs, répètent à Lyon une pièce d’un auteur russe. Mais voilà, le 24 février, la Russie envahit l’Ukraine.

Plus question, pour Irina, de jouer la pièce d’un auteur russe. Que faire alors ? Le théâtre est réservé depuis longtemps et la date de la première déjà fixée en mars… Irina décide alors d’entreprendre un pari fou : avec l’aide de François, écrire une pièce dédiée à son pays, l’Ukraine, et de la jouer à la date initialement prévue, soit le 17 mars 2022 !

Trois semaines pour écrire, répéter et mettre en scène le spectacle : pari tenu et pari gagné ! C’est cette pièce, déjà jouée de nombreuses fois, présente au Festival Off d’Avignon l’année dernière et à nouveau cet été, que l’association « Ukraine Solidarité 89 » propose de découvrir.

En s’appuyant sur ces faits bien réels, le spectacle raconte, non sans humour, une histoire profondément humaine d’amitié et de trahison, miroir des relations mondiales pendant cette guerre, tout en vous faisant voyager avec beaucoup d’amour dans l’histoire et la culture ukrainienne.

Laissons Irina LYTIAC, co-autrice et actrice, parler de cette pièce de théâtre : « À travers « Ukraine mon Amour », je partage une vision extrêmement personnelle de mon pays à travers l’histoire de ma propre famille, si singulière et pourtant si représentative. C’est un témoignage intime qui permettra au public de découvrir l’Ukraine, de comprendre ses valeurs, ses rêves, ses rires et ses douleurs. Ce spectacle se veut un message d’espoir, d’amour et de paix, et j’ai réalisé, en l’écrivant, l’importance d’éclairer l’identité ukrainienne pour le peuple français, qui a spontanément apporté son aide à un peuple qu’il connaissait à peine. Cette générosité m’a profondément touchée et je souhaite que mon travail serve à combler cette méconnaissance et à construire des ponts entre nos deux nations ».

Deux représentations sont programmées à La Scène des Quais d’Auxerre, mise à disposition gracieusement par Mathilde PELEN, propriétaire de la péniche.

Ce sera ce jeudi 23 mai à 20h30 et le samedi 25 mai à 15 heures. Tarif de soutien fixé à 20 euros. Réservation conseillée sur le site internet de La Scène des Quais. Après chaque représentation, les spectateurs pourront engager la discussion avec les acteurs, Irina LYTIAC et François MAYET, tant sur la pièce en elle-même que sur la situation en Ukraine…

 

Denis HACQ

Président de l’association Ukraine Solidarité 89

 

 


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