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Prévu d’être diffusé en novembre, le dernier opus d’Albert DUPONTEL où il se met en scène aux côtés de l’irrésistible Virginie EFIRA était passé à la trappe à cause du second confinement. Le long métrage aux sept César est de nouveau dans les starting-blocks de la programmation de l’association « Druyes fait son cinéma ». Un peu de lumière salvatrice dans la grisaille ?

 

DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES : Le cinéma va-t-il enfin reprendre ses droits légitimes après une longue période de disette culturelle même dans nos campagnes ? Si l’impatience commence à se faire ressentir auprès des aficionados du grand écran, la nouvelle qui suit pourrait leur redonner enfin le sourire.

Notamment celles et ceux de ces fidèles de longue date qui assistent de manière métronomique aux séances proposées chaque mois par l’association « Druyes fait son cinéma ».

Sa présidente, Danielle GERVILLE-REACHE, vient d’annoncer par voie numérique la probabilité d’heureuses retrouvailles dans la salle des fêtes de la commune, là où sont projetés habituellement les films, à la mi-mai.

« Nous ne pouvons pas aujourd'hui vous préciser la prochaine date de cette séance cinématographique, explique-t-elle. Nous attendons avec impatience que l'on nous annonce la réouverture des lieux publics de culture… ».

Selon toute vraisemblance au vu des informations qui tombent en cascade depuis quelques jours via les instances étatiques, ce sera sans doute en milieu de mois.

Dès lors, « Druyes fait son cinéma » reprogrammera l’un des films les plus récompensés lors de la cérémonie des César, « Adieu les cons ».

 

 

700 000 entrées en neuf jours d’exploitation en salles…

 

Portée aux nues par la critique, l’opus a remporté sept trophées dont ceux de meilleur film, meilleur second rôle, meilleur scénario, meilleur photo, meilleur décor ainsi que le prix accordé par les lycéens !

Sans doute seront-ils nombreux, les habitants de la localité de Puisaye-Forterre, voire de plus loin, à se rendre à cette soirée fleurant bon un parfum de liberté.  D’autant que le film d’Albert DUPONTEL aborde des sujets de société très actuels tels que le « burn-out », les maladies professionnelles, les violences policières, le hacking…    

Bref, autant d’items qui évoquent quelque peu notre société délétère dont il faut parfois se moquer. Sorti le 09 octobre dernier, « Adieu les cons » ne fut exploité qu’une dizaine de jours dans les salles obscures de l’Hexagone. Toutefois, il avait déjà dépassé les 700 000 entrées…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

Le monde associatif est en phase de léthargie depuis plusieurs mois du fait de la crise sanitaire. Un comité de pilotage, initié par deux élus de la Ville Nordine BOUCHROU et Vincent VALLE, envisage de lui redonner vie dès le 11 septembre. A la clé, la tenue du premier « Forum des associations » qui sera accueilli à l’abbaye Saint-Germain… 

 

AUXERRE : La vie associative est d’ordinaire mise en avant au niveau sportif et culturel. Souvent sollicitée en début d’année scolaire pour exercer une nouvelle activité sportive ou encore pour s’engager afin d’aider les autres. Mais, depuis plusieurs mois, ces structures n’ont pas pu répondre présentes à cause de la COVID-19. Avec les différents confinements, les distanciations sociales et le respect des gestes barrières, les associations ont été contraintes de rester en retrait. Voire pour certaines, de fermer temporairement leurs portes.

Conseiller municipal en charge de la vie associative à Auxerre, Nordine BOUCHROU s’est rapproché de l’adjoint de la politique du logement, de l’habitat et de la vie associative Vincent VALLE afin de constituer un comité de pilotage, accueillant également le directeur des affaires culturelles de la ville Thierry CRETEUR.

Ensemble, ils prévoient d’organiser un forum des associations à l’Abbaye Saint-Germain le 11 septembre.

Celui-ci aurait pour vocation d’apporter une aide aux associations qui ont beaucoup perdu. Que ce soit au niveau de leurs adhérents ou au sujet de leurs recettes financières depuis le début de la crise.

 

 

Un village constitué par thèmes autour de la diversité associative…

 

Environ deux cents associations y seraient attendues. Ces dernières ont jusqu’au 30 avril 2021 pour confirmer ou non leur présence à l’évènement.

Quelques idées sont mises en avant pour la présentation de ce forum. D’une part, il s’agirait de créer un village par thématiques : les associations sportives, culturelles, etc. Sous réserve, différentes activités viendraient se greffer sous la forme de stands. D’autre part, des Food Truck seraient de la partie ainsi que des conférences pour informer les personnes venues se renseigner sur l’objet de ces entités collectives.

L’objectif est favoriser les échanges et d’accueillir gratuitement le public lors d’un après-midi instructif où de nouvelles activités et de nouveaux engagements sont recherchés par les citoyens.

Dans les faits, le comité de pilotage se donnera rendez-vous tous les deux mois afin d’évoquer ce que pourrait être la vie associative à l’avenir dans la capitale de l’Yonne après ce long moment de déshérence sanitaire. L’idéal serait aussi de réitérer l’initiative chaque année à Auxerre.

Signalons, en outre, qu’une rencontre liminaire avait été organisée il y a quelques jours avec l’association France Bénévolat afin d’aborder cet item.

 

Jordane DESCHAMPS

 

 

 

C’est l’overdose. La goutte d’eau de trop dans un récipient à ras bord qui dégouline de partout. Une véritable sinécure dont ils ne supportent plus les effets si contraignants qui les ont réduits petit à petit au silence. Dans les salles obscures ou dans les théâtres, qui présentent désormais portes closes. Mais, pas dans la rue ! Là où ils peuvent encore faire entendre leurs voix. Protestant en chœur contre ces atteintes liberticides à la création et à l’onirisme…

 

AUXERRE : A chaque rendez-vous revendicatif, le nombre de personnes présentes gonfle. Inexorablement ! Logique qu’elles soient près de six cents à s’être déplacées à l’invitation d’un collectif baptisé « Rebranchons la Culture ! ».  Combien seront-elles à la prochaine occasion ? Car, il y en aura d’autres de ces manifestations protestataires contre la politique gouvernementale qui a cloué au pilori artistes et intermittents du spectacle. Depuis trop longtemps !

D’ailleurs, il ne faut pas trop se fier à l’ambiance pseudo festive qui règne dans ces rassemblements populaires. La colère est vive. A fleur de peau. Palpable et visible au fond de n’importent quelles paires d’yeux !

La succession de discours engagés, criant le ras-le-bol généralisé de la filière artistique, en témoigne. Comme ces voix qui entonnent « Nous sommes encore vivants ». Le titre a été spécifiquement créé pour la circonstance par Sarah TETELBOM, professeur de chant et musique au Conservatoire.

Un autre morceau, « Danser Encore », est signé de la plume incisive de HK et Les Saltimbanks, fuse. Il est devenu l’hymne de ralliement à la cause des artistes en détresse à travers l’Hexagone.

Aujourd’hui, la culture manque énormément. Elle est essentielle au commun des mortels comme peut l’être n’importe lequel des commerces. En priver ses aficionados incruste un sentiment d’injustice dans les esprits.

 

 

Réactions à chaud en quelques témoignages…

 

Michaël G : Je pense que ce matin par rapport à l'appel national, il y a eu un maximum de personnes réunis en France pour prouver qu’on était suffisamment responsable. On pouvait faire suffisamment attention pour que les salles rouvrent et que la culture reprenne un peu ses droits en matière de spectacle vivant, par rapport au cinéma, par rapport à tous les musées. La culture a largement fait ses preuves auprès du public quel qu'il soit et c'est preuve d'enrichissement. Il faut avoir confiance aux gens et leur faire confiance car ils sont capables de faire attention à eux, attention aux autres et que ces fermetures commencent à être longues pour tout le monde. Personnellement, j’ai suffisamment travaillé pour pouvoir bénéficier de l'année blanche mais jusqu’à quand et comment cela va se passer ensuite ? C’est là où je suis inquiet. Je ne peux pas jouer. Je suis en pleine création d’un spectacle, j’organise des cours de théâtre, mais cela ne rentre pas dans le cadre de l’intermittence.

Antoine L : Un an aujourd'hui que les premières mesures ont été prises pour interdire aux lieux culturels de proposer des spectacles. C’est long même si cet été on a pu faire un peu des choses. Le monde du spectacle vivant est méprisé, pas forcément plus que d'autres car les restaurateurs sont très mal eux aussi. Certes on peut continuer à répéter, on peut continuer à faire des spectacles pour les scolaires mais ce n’est pas le cas forcément pour tout le monde.

 

 

 

On est pourtant très inspiré puisqu'on a décidé de rouvrir un théâtre à Villeneuve-sur-Yonne cette année. En janvier, on a ouvert les portes du théâtre pour accueillir des résidents. Ce sont des gens en répétition, en création pour l'instant. Samedi 06 mars, nous devions donner notre première représentation autour d’un spectacle consacré à Victor Hugo. Mais, il n'y a pas eu de bataille d'Hernani ce week-end-là. On espère rouvrir très prochainement les portes du théâtre, si possible avant l'été

Pierre KECHKEGUIAN, directeur du théâtre d’Auxerre, ne comprend pas le contexte actuel. « Il faut savoir que l'activité d’un théâtre, c’est un tiers en direction du public, un tiers consacré aux écoles, et un tiers destiné aux professionnels. Aujourd’hui le théâtre d’Auxerre fonctionne à deux tiers de son temps vers les professionnels de l'Education nationale. En ne proposant rien au public et c’est quand même l’essence de nos métiers ! Aujourd’hui justement, nous demandons de pouvoir obtenir enfin de l'Etat des dates qui nous offriraient une hypothèse de travail afin de pouvoir nous projeter pour réaliser pleinement nos métiers ».  

Didier C, musicien : « Franchement, je vais lâcher un gros mot ! Ces mesures sont criminelles. On est en train d’assassiner la culture dans un pays comme la France, c'est absolument invraisemblable. Et qu'est-ce qui va se passer au premier août, qu'est-ce qui va se passer avec cette fameuse année blanche ?  En fait, elle aura à prolonger notre délicate situation mais en réalité, le nombre d’intermittents qui vont se retrouver sur le carreau sera très élevé. Ce sera un massacre donc un acte criminel… ».

 

 

De lourdes pertes de revenus que ne compensent pas les indemnités…

 

Jean-Paul L et Didier A : « On attend comme tous les intermittents, on attend que ça rouvre. On avait pas mal de dates de prévues qui s’effacent au fur à mesure. C’est comme des dominos, ça s’efface, ça se déplace, et maintenant ça s’annule ! On a fait une création au premier confinement. On essaie de vendre celle-là. Donc, on fait plutôt des petits films. Mais pas pour les réseaux sociaux, parce que nous ce qu’on aime, c’est le contact avec le public. Si l’on s’obstine à ne trouver que des solutions par le biais des réseaux sociaux, alors de spectacle il n’y aura plus ! ».

Claire, du  « Cirque Star » : « On essaie de garder le moral et de rester actif mais nous n’avons aucune visibilité sur l'avenir. On propose aux gens des plans A et des plans B. Si on peut ouvrir vous venez ! Si on ne peut pas ouvrir, on viendra chez vous si on a le droit de venir chez vous ! En même temps, il faut quand même se projeter parce que si les choses s'arrangent et que rien n’a été préparé, on ne pourra pas travailler. Il est nécessaire d'anticiper sans trop savoir sur quelle base le faire. Nous espérons reprendre nos activités au mois de juin. Peut-être avant, au mois de mai. Quant à un retour à la normale, je ne comprends pas ce que cela signifie ! On est vraiment dans le flou, le flou artistique ! 

Sébastien LADRUZE, artiste magicien, évoque la complexité de sa situation : « Cela fait un an que je n’ai quasiment plus de galas. J'ai tout perdu. Je travaille depuis pas mal de saisons avec NIGLOLAND. Or, avec la fermeture du parc, tous les galas de Noël ont été annulés. Le téléphone ne sonne plus. On doit se contenter de ce que ce que l'on a et survivre. En tant qu’intermittent, les indemnités compensatoires ne couvrent pas tout ce que je dépense chaque mois en différentes charges. Ces indemnités ne sont pas des revenus. Pour ma part, j'ai perdu plus de 25 000 euros de revenus. Je n’ai eu droit à aucune aide ; juste mes indemnités compensatoires qui ont été prolongées… ».

Rémi de « La Scène des Quais », trouve lui aussi le temps long. Frustré devant cette inertie, il vivote comme il peut. « On se prend à rêver que l’on ouvre et on imagine des programmations pour le mois d'avril ou de mai ! Nous avons l’idée d’une programmation orientée sur une semaine féminine avec des productrices de produits du cru mélanger à des artistes et une programmation également destinée aux enfants pour le retour des beaux jours… ».

Quant à Ludovic, il a une envie folle de jouer, de faire son métier. Mais de le faire comme avant !

Tous attendent l’hypothétique fin de ce contexte pénible. Et scrutent les décisions du gouvernement qui fera pencher la balance du bon côté cette fois-ci. Pour une réouverture progressive des salles et lieux de spectacle. Alors, pourquoi pas dès la mi-mai comme l’a si bien promis Emmanuel MACRON ?

 

Thierry BRET et Maryline GANDON

 

 

Dommage. Mille fois, dommage. Le retour espéré de cet artiste à l’humilité à fleur de peau n’aura donc pas eu lieu en ce printemps à la sinistre atmosphère. A cause de la COVID-19. Prévue du 10 avril au 16 mai à l’espace culturel de GURGY, l’exposition de Laurent NEVEU, alias « LOL », sur ce territoire icaunais qu’il affectionne, est reporté en 2022. Sans qu’aucune date ne soit d’ores et déjà posée…

 

GURGY : Les amoureux des œuvres picturales de LOL se faisaient une joie de retrouver le talentueux artiste d’ici quelques jours dans l’une des communes de l’Auxerrois, accueillant avec la régularité d’un métronome des peintres et sculpteurs lors de leurs pérégrinations artistiques.

Cela aurait dû être le cas à l’espace culturel de GURGY du 10 avril au 16 mai où pendant près de quatre semaines Laurent NEVEU, alias « LOL », aurait accroché aux cimaises de cette salle le fruit de ses derniers exercices de pure créativité.

Un monde parallèle, teinté de couleurs chatoyantes, faisant la part belle à l’onirisme et prêtant vie à des personnages issus de son imaginaire débridé. Comme ce « Magicien », ultime pièce de ses réalisations dévoilées lors du week-end pascal sur les réseaux sociaux.

 

 

 

 

Mais, de « magicien », il n’y aura pas dans cette salle polyvalente de notre territoire. On l’a appris par l’artiste lui-même, sans doute très dépité de remettre à plus tard ce qu’il aurait aimé faire d’ici peu, LOL a tout bonnement annoncé l’annulation de ce rendez-vous avec les épicuriens de la flamboyance visuelle et artistique sur les canaux numériques.

Portant un coup d’arrêt définitif avec ce rendez-vous qui fleurait bon l’esprit printanier que d’aucun avait déjà biffé sur leur agenda.

Seule mince lueur d’espérance : le report de l’évènement culturel se décale en 2022. Sans que la moindre date ne soit, et c’est malencontreux pour les plus impatients des aficionados, indiquée. Mais est-il raisonnable de se projeter à si lointaine échéance calendaire alors que nul ne sait ce de quoi demain sera fait !

 

Thierry BRET

 

 

 

L’action se peaufine depuis plusieurs semaines. Elle sera officialisée ce jeudi 01er avril par l’adjointe au maire, déléguée à la Culture et à l’Evènementiel Murielle LE ROY. Les artistes du cru (peintres, photographes, plasticiens…), référencés comme professionnels, investiront les salles de restaurant. Pour y honorer une cause juste et noble : la solidarité !

 

JOIGNY : L’idée repose sur un soutien intellectuel réciproque. Elle concerne deux corporations, durement frappées par les résultantes néfastes de la circulation de la COVID-19, synonymes de multiples fermetures.

Les artistes s’invitent donc chez les restaurateurs en ce premier avril à Joigny. Et, ceci n’est pas un poisson !

S’inspirant d’une opération menée avec brio à Strasbourg (« PROMEN’ART ») depuis quelques semaines, l’initiative portée par la Ville de Joigny est une contribution visuelle au soutien des restaurateurs et des artistes plasticiens du cru qui ne peuvent plus exprimer leurs talents en ces périodes de confinements successifs.

Le principe se veut simple. Baptisée « Restau’Art », l’animation se traduit par la présence d’une ou de plusieurs œuvres des artistes professionnels du terroir dans les locaux des restaurants qui en acceptent l’accueil et qui proposent à l’heure actuelle de la vente à emporter.   

 

 

 

 

Un bonheur ne venant jamais seul, la clientèle fréquentant ces établissements peuvent ainsi découvrir ces œuvres tout en ayant la possibilité de les acquérir. Soit directement auprès du restaurateur, soit en contactant l’artiste.

Chaque binôme détermine les modalités de vente desdites pièces. Sachant que les artistes ont accepté de verser 20 % du montant de la transaction au restaurateur faisant office de galerie d’art. Un concept altruiste qui se veut gagnant/gagnant !

L’opération devrait s’étaler dans un premier temps sur ce second trimestre, jusqu’au terme du mois de juin.

 

Thierry BRET

 

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