Les énigmatiques personnages conçus par l’artiste de Puisaye-Forterre ont pris possession cet été du lavoir de Druyes-les-Belles-Fontaines où leurs admirateurs avérés peuvent les rencontrer jusqu’au 28 juillet…Rencontre du troisième type garantie !

DRUYES-LES-BELLES-FONTAINES: Composées de pièces métalliques issues de la récupération, les étranges statues nées de l’imaginaire exacerbé de l’artiste Jean-François BROSSIER occupent en cette période estivale un espace de visite pour le moins inattendu.

Le charmant lavoir et ses bruissements aquatiques si délicats à l’ouïe servent de lieu d’accueil pour cette tribu de figurines en métal figées par l’éternité. Une douzaine d’œuvres de taille humaine vous y attendent dans la semi-pénombre offerte par cet endroit de fraîcheur.

Artiste rare du sérail culturel Icaunais, Jean-François BROSSIER travaille pourtant depuis de longues années dans un atelier spacieux consacré à la conception de ses impressionnantes statues.

Les yeux expressifs (des écrous, des boulons…) de ces humanoïdes venus d’autres galaxies contemplent l’environnement mural du petit édifice qui les entoure. La vie semble reprendre de manière imperceptible dans cet antre de la créativité. On aurait même le sentiment bizarre que l’une de ces constructions, faites d’acier, a esquissé un subreptice mouvement !

Ce monde parallèle à porter de main peut encore s’apprécier jusqu’au 28 juillet, terme de l’exposition…

Une avalanche de situations cocasses et de courtes scènes illustrera la sempiternelle formulation linguistique dont nos concitoyens nous abreuvent à longueur de journée : le célèbre « Ça va ? ». Bourré de talents et fidèle à lui-même, Jean-Claude GRUMBERG signe une œuvre caustique, intrusive, voire proprement dérangeante sur les maux de nos contemporains. Un regard acide qui est livré sans concession, à découvrir au théâtre rural de La Closerie les 20 et 21 juillet…

ETAIS-LA-SAUVIN : Le rire s’invite ce week-end à La Closerie. Il est le fil conducteur de la double prestation assurée par les comédiens Jean-Jacques PARQUIER et Yves PRUNIER. Sous les projecteurs de l’estrade, et face au public de fidèles qui fréquentent cette salle au particularisme évident, des personnages atypiques se croisent.

Pour débuter leurs échanges, ils délivrent de manière rituelle ces deux mots, devenus la source d’inspiration de Jean-Claude GRUMBERG : « Ça va ? ».

Tout cela débute sur un ton d’une banalité anodine. Pourtant, scrutant une réponse plus appropriée à la question, celui qui la pose se prend alors au mot. Se profile en lui un côté inquisiteur de l’âme et de la conscience. Il cherche à en savoir davantage sur l’autre. Tout en y prêtant une oreille attentive.

C’est à partir de ce constat que ce jeu de duettiste autour de la fameuse formulation que nous employons tous à de multiples occasions peut se révéler très vite hautement intrusif. Voire se situer à la limite de la gêne, poussée à son paroxysme.

Il s’en suit alors une multiplication de scénettes toute aussi désopilantes les unes aux autres qui donnent la part belle au jeu subtil des comédiens.

Bref : c’est du bel ouvrage pour celles et ceux qui aiment les quiproquos et les chausse-trappes de l’existence. Une pièce au potentiel humoristique certain qui plongera le spectateur dans une véritable introspection quant à l’emploi de cette formule gratuite, à la portée ravageuse si elle est mal perçue !

Spectacle « Ça va ? » de Jean-Claude GRUMBERG au Théâtre de La Closerie.

Samedi 20 juillet à 20h30 précises et

Dimanche 21 juillet à 16h précises :

Théâtre Rural de La Closerie  17, Route de Clamecy Etais-la-Sauvin  

Réservation par le site :  http://www.lacloserie-spectacles.fr/ par courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.   par téléphone :  03.86.47.28.16

 

 

 

 

La manifestation culturelle illustrera de très belle façon la prochaine rentrée littéraire, « Livres en Vignes ». Celle-ci mettra l’accent cette année sur le roman historique. C’est en effet l’écrivain Camille PASCAL, auteur de nombreux ouvrages dont « L’été des quatre rois », Grand Prix du roman décerné par l’Académie française en 2018, qui en sera le métronome en qualité de président…

VOUGEOT (Côte d’Or) : Enseignant à la Sorbonne, agrégé d’histoire et auteur de plusieurs ouvrages dont « Scènes de la vie quotidienne à l’Elysée », le romancier Camille PASCAL sera présent le temps d’un week-end bucolique (les 28 et 29 septembre) en terroir bourguignon.

L’écrivain a répondu favorablement à l’invitation de l’organisatrice de ce rendez-vous automnal, Evelyne PHILIPPE. Il a accepté d’endosser le rôle de président de la manifestation.

Cette grande fête, réunissant épicuriens et amateurs de lecture, sera reçue dans un cadre de prestige : le château du Clos de Vougeot.

« Livres en Vignes » attire chaque année des sommités de la littérature et de la culture à l’instar de Bernard PIVOT,  Patrick de CAROLIS, Daniel PICOULY ou encore Luc FERRY lors des précédentes éditions.

Une phrase résume à la perfection ce qu’ont pu vivre les Auxerrois lors de la cérémonie inaugurale du nouveau musée numérique, jeudi soir Place de l’Hôtel de Ville. Citée par l’édile d’Auxerre et président de la Communauté d’agglomération, Guy FEREZ, elle est le reflet de ce que représente réellement cette sphère de la culture, virevoltante et créative qui n’a de cesse de rapprocher les hommes en gommant les espaces et les différences. « Le monde de l’art n’est pas celui de l’immortalité, c’est celui de la métamorphose… ». Force est de constater qu’une fois de plus, André MALRAUX avait raison…

AUXERRE : Extraite du répertoire des citations de l’ancien ministre de la Culture du Général de GAULLE, cette locution s’applique à merveille à la réalité. Surtout lorsque l’on visite ce qui, hier encore, n’était qu’une simple vitrine commerciale (un salon de coiffure) et qui désormais accueille un lieu d’exception où l’esprit s’ouvre au savoir intemporel et universel sur soixante mètres carrés.

Permettre aux habitants de la capitale de l’Yonne, et d’ailleurs, de posséder un précieux sésame leur donnant accès en continu aux chefs d’œuvres des plus grandes institutions culturelles nationales et internationales représente une chance inouïe.

Le concept de cette Micro-Folie l’autorise dorénavant. Les Auxerrois n’ont plus qu’à s’en saisir ! Librement et à satiété.

Chacun connaît l’appétence de Guy FEREZ pour le monde des arts et les milieux culturels. Elle ne date pas d’hier. Erudit, sensible à la débordante créativité des artistes faisant travailler leur imaginaire et leur expérimentation, l’élu ne pouvait que sublimer lors de sa prise de parole autant d’ingéniosité technique et numérique, concentrés sur un même site.

Ce nouveau lieu de vie culturel se veut convivial dans sa configuration matérielle où le visiteur sera avide de curiosité. Alors, oui, la conclusion du maire d’Auxerre, faisant référence à la fameuse citation de l’homme de lettres que fut André MALRAUX, prend ici tout son sens.

La métamorphose de l’ancienne boutique en un espace muséographique new-look à l’esthétisme abouti et l’ergonomie bien pensée s’apprécie à sa juste valeur. Les premiers visiteurs ayant arpenté ces quelques mètres carrés supplémentaires offerts à la culture se sont réjouis de l’initiative.

Porté par le ministère de la Culture, le concept se définit comme une véritable plateforme culturelle au service des territoires. Sa coordination incombe au Parc de La Villette. Qui aujourd’hui le décline à travers l’Hexagone mais aussi partout sur la planète.

Plus que jamais, Auxerre fait savoir qu’elle est ville de patrimoine…

A l’instar de son adjointe en charge de la Culture, Isabelle POIFOL-FERREIRA, le président de la Communauté de l’Auxerrois a été subjugué par toutes ses prouesses technologiques qui ouvrent grandes les portes du Louvre, du Musée d’Orsay, du Centre Pompidou, du Grand Palais ou du Château de Versailles au public ! Mais, ce pôle de connaissances et de savoirs sans fin ne se limite pas à ces prestigieuses références culturelles. La Cité de la Musique, le Festival d’Avignon dont l’édition 2019 vient de débuter ou les œuvres jouées sur la mythique scène de l’Opéra national de Paris sont tout aussi accessibles.

« La Micro-Folie n’est autre qu’un prolongement palpable de ce qui est présenté à l’heure actuelle à l’Abbaye Saint-Germain, précisa Guy FEREZ, où la technologie et le numérique apparaissent comme des vecteurs indissociables de promotion qui se placent au service de la vie culturelle. J’y vois un enrichissement et une complémentarité avec ce que peuvent offrir les musées… ».

Qualifiant d’évènement fondateur cette inauguration, le maire d’Auxerre insista sur la position de la ville dans l’univers culturel hexagonal.

« Plus que jamais, renchérit-il, Auxerre fait savoir qu’elle est une ville de patrimoine d’importance et elle le montre ! ».

La Micro-Folie : un outil de médiation à part entière…

Partant d’un simple postulat, c’est-à-dire que d’ordinaire la culture ne sort pas de ses temples qui lui sont consacrés, Guy FEREZ apporta quelques commentaires sur cet acte fort de redynamisation du centre-ville.

« Nous allons utiliser à bon escient cet espace pour optimiser le rayonnement de la culture et la faire sortir de ses cadres habituels. D’une part, l’initiative s’inscrit dans le projet Action Cœur de Ville. D’autre part, l’espace servira aussi de point d’information de la vie culturelle locale et de point d’innovation qui proposera des projets d’éducation artistique et culturelle sur la lecture et la compréhension des œuvres et du travail des artistes…Les expérimentations ne sont pas exclues ».

Désormais, Place de l’Hôtel de Ville, l’art s’exprime dans ses modes d’expression les plus éclectiques et s’empare du cœur de ville…

 

 

L’auteur compositeur icaunais se produit ce week-end dans la maison où résida jadis l’écrivaine auxerroise. Proposant une double prestation qui rend ainsi hommage en chansons à la force du verbe et à la délicatesse de la plume de l’une des figures les plus talentueuses et emblématiques de la poésie française…

AUXERRE : Il existe une subtile connexion entre l’auteur de « La Rose et le Réséda » et celle qui fut honorée du Grand prix de l’Académie française de poésie en 1962.

Louis ARAGON a en effet consacré quelques lignes à la grande poétesse de l’Yonne dans ses « Lettres Françaises ». Publiant l’un de ses contes dans cet ouvrage de référence.

D’ailleurs, le militant communiste n’hésita pas en son temps à plébisciter l’œuvre scripturale de la vielle fille, pourtant très pieuse, en qualifiant d’admirables et d’édifiants ses contes de Noël dont il était friand…

Clin d’œil sympathique à des circonstances hasardeuses parfaitement maîtrisées, l’interprète des œuvres de Léo FERRE et de Jean FERRAT, GERARD-ANDRE, sera accueilli par la Société des Sciences d’Auxerre ce week-end lors de ce double tour de chant. Réalisé précisément dans le Saint des saints où vécut cette figure de la culture bourguignonne.

C’est en effet dans la bibliothèque de la Maison d’écrivain Marie Noël, située derrière le théâtre, que le chanteur pensionnaire de La Closerie nous fera découvrir de larges extraits d’un spectacle créé initialement au Festival d’Avignon. Il y interprétera les poèmes du maître de la poésie française, mis en musique par ses soins.

 

Gérard-André chante ARAGON

Maison d’écrivain Marie Noël

1 Rue Marie Noël

89000 AUXERRE

Réservation : 03.86.47.28.16.

Samedi 06 juillet à 20h30

Dimanche 07 juillet à 16h00.

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