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Avec un taux de pénétration de près de 50 % obtenu en Bourgogne Franche-Comté (41 % au niveau national), l’établissement bancaire confirme son rang de premier établissement financier qui agit auprès des PME. Cette statistique devrait évoluer à la hausse au fil des prochains mois grâce au lancement, fin juin, de « BFC Croissance et Innovation », un nouvel accélérateur de projets destiné à booster les start-up déjà existantes ou celles en phase d’amorçage…

AUXERRE : La Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté accroît son engagement au service des PME du territoire. Et plus particulièrement, des start-up qu’elle souhaite accompagner dans les projets de croissance, de développement et de transmission d’entreprise.

Grâce à sa filiale, « BFC Croissance », devenue entre-temps « BFC Croissance et Innovation », l’établissement bancaire régional veut s’inscrire dans l’action dès qu’il s’agit d’accélérer le développement et la capacité novatrice des entreprises du territoire.

Trois leviers d’engagement ont ainsi été définis à travers ce mode opératoire, considéré comme un véritable véhicule d’investissement : une nouvelle structuration de ses interventions, un accompagnement prioritaire des start-up et des entreprises innovantes, enfin, le renforcement des compétences de ses équipes.

La nouveauté de ce programme d’aide au développement réside dans les interventions proposées dès la phase d’amorçage des projets de la start-up. Grâce au capital-risque amorçage, la Banque Populaire se positionne presque en amont de la création d’une entreprise. Seconde intervention possible : la mise en place du capital-transmission qui s’active dans le cadre d’une reprise d’entreprise mais aussi au cours de sa réorganisation capitalistique ou lors d’une optimisation du patrimoine du dirigeant. Troisième hypothèse : le capital-développement en intervenant dans le haut de bilan (renforcement de la structure financière de la société, croissance interne-R&D, BFR, recrutements…, et croissance externe).

Pas de spécificités sectorielles au plan stratégique…

Responsable de la cellule entreprise de la Banque Populaire BFC dans l’Yonne, Jean-Philippe BEZIN le confirme : l’accompagnement concernera tous secteurs professionnels sans exception. « Notre intervention n’a pas pour objectif de s’immiscer dans la gestion de la start-up, précise-t-il, mais d’agir en toute transparence avec son dirigeant qui en sera le pilote… ».

Proposant un réseau de partenaires (financier, dirigeants d’entreprise…), la banque matérialisera son soutien en injectant une enveloppe de 15 millions d’euros dès la première année. La somme évoluera par la suite si le succès est au rendez-vous ce dont on ne peut douter. Cette aide se cumulera avec celle d’autres acteurs dans l’accompagnement aux entreprises à l’instar de la BPI France ou de business angels.

La Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté s’appuie sur une équipe d’experts spécialisés en matière d’investissement qui disposeront de toute la latitude pour prendre les décisions. Elle épaulera les six professionnels de la filiale « BFC Croissance et Innovation », basés aux sièges de Besançon et de Dijon. Côté valeurs, le mot d’ordre s’articulera sur le respect de certains principes orientés autour de la confidentialité, la proximité, la confiance, l’engagement, la durée (l’horizon de sortie en capital est de sept ans) ou la réactivité (avec l’implication d’acteurs régionaux qui décident très vite).

Depuis le lancement du concept, deux à trois contacts officiels ont déjà été initiés dans l’Yonne. L’idéal, selon Jean-Philippe BEZIN, serait d’analyser autant de dossiers par mois. La concrétisation d’une demi-douzaine de projets représente l’objectif à atteindre en rythme de croisière annuel.

Créée en 1992, la Fondation d’entreprises des Banques Populaires est devenue l’instrument de mécénat de référence du réseau bancaire dans les domaines de la culture et de la solidarité. L’un des trois thèmes prioritaires, le handicap, a retenu cette année l’intérêt du jury de la région Bourgogne Franche-Comté. Faisant de l’association du « Foyer Rural Tanlay Organisation », animatrice du « TRAIL de Tanlay », l’heureuse bénéficiaire d’une obole de 2 500 euros. La somme a été remise par le directeur régional de l’établissement Laurent GUEIT, à Tonnerre ce vendredi 29 juin. Cette enveloppe servira à l’acquisition d’une joëlette destinée à transporter un jeune handicapé durant l’épreuve…

TONNERRE : Deux principes vertueux expliquent les motivations de la Fondation des Banques Populaires. L’envie d’agir au plus près de son territoire et la solidarité. En vingt-six années de phase opérationnelle, la structure a soutenu plus de 500 personnes et entités associatives ayant un rapport direct avec ce thème. L’association sportive du « Foyer Rural Tanlay Organisation » intègre désormais cette liste.

Elle est aujourd’hui l’heureuse bénéficiaire des encouragements de la banque régionale grâce à ce don de 2 500 euros. Un geste honorifique que commenta le directeur régional de l’établissement dans l’Yonne, Laurent GUEIT, lors de la remise du chèque. De prime abord, ce dernier réfuta toute idée de récupération commerciale de cette volonté altruiste. « Nous aidons également des personnes et des associations qui ne sont pas clientes de notre réseau… ».

Faisant toute la lumière sur le rôle de la fondation, le responsable de la Banque Populaire de l’Yonne rappela que « cette entité a voulu agir, dès ses origines, pour la reconnaissance des talents de personnes en situation de handicap et leur intégration concrète au sein de la société.

« Le soutien que nous apportons leur permet de réaliser leurs projets de vie (études supérieures, formations professionnelles, entrepreneuriat, entraînement sportif, projets artistiques…) et de donner un sens nouveau à leur existence… ».

2 500 euros destinés à l’achat d’une joëlette…

Ce projet, qualifié de citoyen par Laurent GUEIT, aura nécessité un montage administratif et financier de quatre mois pour le bureau de l’association. Utilisant déjà deux joëlettes lors de la manifestation automnale, l’idée d’acquérir un troisième appareil qui permettrait d’immerger un enfant atteint d’un handicap au cœur de l’épreuve devint une évidence. Le dossier explicatif se constitua. Par bonheur, le jury régional de Banque Populaire Solidarité le retint en accordant le précieux subside.

C’est ainsi que la remise officielle de cette somme put se faire en présence du fameux mode de transport qui sera géré par une équipe de bénévoles et de sapeurs-pompiers de Tonnerre, engagés sur le parcours de 12 kilomètres le 09 septembre prochain.

Parallèlement, mais sur un registre de nature à encourager les projets associatifs, la Banque Populaire dispose, avec le Prix Initiative Association annuel, d’une autre possibilité matérielle et financière de soutenir de belles initiatives sociétales…

 

Promis à un très bel avenir parmi les sphères huppées des milieux bancaires et de la finance, ce personnage atypique, ex-membre d’un Lions Club, a connu une existence des plus hasardeuses, vivant de terribles déboires personnels et professionnels. Des épreuves lourdes à supporter au-dessus de la tête d’un seul homme, peut-être tombées du ciel pour faire croître sa foi et optimiser ainsi sa rencontre avec Dieu. Généreux et altruiste, Jean-Paul ALLOU se définit également comme un homme de partage. Après son précédent ouvrage, « Tous les banquiers ne finissent pas en prison, moi c’était dans la rue », où il narre ses errances de néo-précaire livré à la rue, il a décidé de témoigner sur à un tout autre parcours du combattant qu’il a vécu : la perte d’un être cher, ravagé par la maladie. Son dernier opus se nomme « Cancer, de l’espoir à l’espérance… ». Il est publié dans la collection TOTUS aux éditions du JUBILE…Interview.

AUXERRE : « Nouvel opus avec la sortie de ce livre, « Cancer de l’espoir à l’espérance » qui nous éloigne du monde de la banque et de ces vicissitudes, puisque c’était le thème du précédent ouvrage. Pourquoi avoir choisi ce thème très intime cette fois-ci ?

Durant l'accompagnement de mon épouse, dans un service d'oncologie, j'ai tenu un journal ; une sorte de chronique d'une mort annoncée. Après la sortie   de « Tous les banquiers ne finissent pas  en prison... », je me suis dit que je devais poursuivre mon témoignage. Les aventures en elles-mêmes sont banales et arrivent, hélas, à beaucoup de monde. C'est ce qu'on fait des drames de la vie qui me semble le plus important. Le thème de l'accompagnement et de la mort doit sortir de l'intime pour être partagé : le témoignage peut parfois déculpabiliser mes contemporains de la peur de la mort, du sentiment de soulagement de la perte de celui ou celle qui souffre, de vouloir vivre dans la dignité d'une souffrance offerte et en refusant l'euthanasie…

« Je n’ai plus voulu me battre et j’ai sombré… »

Votre chemin de vie est à la fois bosselé mais aussi riche en expériences diverses vécues au gré d’un cheminement intellectuel profond. Comment analysez-vous votre existence à plus de 60 ans ?

« A 60 ans, on devient jeune. Le problème c'est que c'est trop tard ! » disait Picasso. C'est vrai, le cheminement intellectuel et spirituel enracine mon existence et  me  permet de plus en plus de poursuivre ma route avec paix et sérénité. La richesse de ma vie demeure dans mon cœur : c'est tous ceux que j'ai rencontré et qui m'ont tant apporté, les femmes et les hommes de bonne volonté comme mes ennemis. La vraie richesse est dans les rencontres. Je crois que les êtres et les événements sont comme on les voit...

Comment un spécialiste de la finance et des milieux bancaires peut-il être amené un jour à vivre dans la rue ?

A force de prêter à 10 % j'ai fini par prêter à rire ! Un jour, tout simplement j'ai décidé de baisser les bras. Face à l'adversité et au divorce que je ne souhaitais pas, je n'ai plus voulu me battre. Je ne devais cette situation qu'à moi et je n'en voulais à personne. Ma vie s'écroulait une nouvelle fois…

Que retenez-vous de cette descente aux enfers ? Y avez-vous puisé une force intérieure au fond de vous-même ?

Ma foi et ma culture contribuent à mon sauvetage. Ma foi, car elle me permet de maintenir un contact avec Dieu dans la prière et ma culture car elle m'autorise à  mettre les mots sur ma détresse. Je comprends progressivement ce qui se passe en moi et dans ma vie. Et puis, je me suis dit : quel est le sentiment le plus beau et le plus fort ? L'amour bien sûr ! L'amour peut-t-il faire souffrir ? Non, évidemment, c'est l’ego qui a mal ! Alors ? J'ai travaillé sur moi, appris à lâcher prise et à apprivoiser ma colère. Il m'a tout de même fallu deux ans dans la cellule d'un monastère pour prolonger ma résilience !

Une starisation éphémère grâce au relais des médias…

Le précédent livre, « Tous les banquiers ne finissent pas en prison, moi c’était dans la rue » vous a propulsé sous les projecteurs médiatiques. De quelle manière aborde-t-on ce passage de la pénombre au retour en grâce vers la lumière ?

Tout d'abord un immense merci à Delphine MARTIN, journaliste à France Bleu Auxerre. C'est son interview qui me sauve de la rue ! Un remake de « Boudu sauvé des ondes »… Je me suis préparé à ces courts instants où on peut croire que l'on est une vedette ! Cette période de médiatisation fut riche en émotions et en contacts avec des journalistes et des animateurs télé (je peux faire la différence). Après la rue, les spots, les maquilleuses, je me disais : reste toi-même, apprends à goûter l'instant présent. Cette longue suite d'instants très éphémères ! Après les émissions, mise à part les demandes en mariage, j'ai reçu de nombreux témoignages d'amitié, des demandes d'aides, des questions sur des problèmes financiers, des personnes en détresse qui demandaient une aide morale…

Sociologiquement, pourquoi lorsque l’on atteint la soixantaine le monde professionnel vous tourne le dos ?

J’ai pris la décision momentanément de tourner le dos au monde professionnel. Un court instant mais suffisamment pour que le monde du travail me considère. Je cite : trop expérimenté, trop diplômé, surqualifié, et cerise sur le gâteau, pas d'expérience dans le secteur. Là est le véritable mal. Après mon passage sur France Info, un fou génial me tend la main et me propose le poste de directeur de son bowling à Nancy. L'entretien d'embauche est exemplaire à plus d'un titre : quinze minutes pour la visite, dix pour la nature du travail (animation d'un lieu de loisirs, management d'une équipe de 35 salariés) et pour conclure (je cite le boss), « M'sieur ALLOU, en lisant votre CV, je suis impressionné par votre expérience et vos diplômes. Je me dis, ce gars-là est largement capable de gérer mon affaire, mais je n'en sais rien et vous non plus, alors vous commencez quand ? ». Avec un « pro » du recrutement, je n'avais aucune chance : aucune expérience dans le secteur du loisir alors que ce qui est demandé est conforme à mon expérience de manager et de gestionnaire. C'est juste la mise à l'épreuve que demandent les anciens qui veulent travailler ! De plus, c'était sans risque pour le recruteur !

Lors de votre période sous les ors de la société, vous étiez président d’un club service, un Lions. Avez-vous profité de la solidarité, voire de cette fraternité qui émane au sein de ces structures durant les moments délicats de votre vie ?

J'appartenais à deux associations connues pour leurs capacités d'entraide et de fraternité. C'est moi qui est fermé la porte à tout contact. Durant la médiatisation, beaucoup me l'on reproché à juste titre ! C'est ceux que je n'attendais pas, qui, croisant ma route, m'ont tendus une main généreuse. Je pense à des membres d'un autre club service les « KIWANIS », notamment à Auxerre et Nancy ! Ceux qui pouvaient faire quelque chose l'ont refusé : certains membres de ma famille, le curé du coin… Encore une fois, ni colère ni rancœur, je leur pardonne.

Votre parcours de vie est-il impacté par la malchance ou le mauvais sort qui s’acharne au-dessus de votre tête ou est-ce finalement un chemin initiatique qui vous a permis de grandir ?

J'aime assez l'idée du « chemin initiatique ». Chance, malchance qui peut le dire ? Il faut lire ou relire les « contes des Mille et une nuits ». Le fait d'avoir pu survivre à quelques épreuves majeures dans la vie d'un homme, je peux dire que j'ai eu la chance pour certains et la grâce pour d'autres, de vivre tout cela. On génère notre malheur par nos attachements : les personnes, les idées et biens matériels. Leur perte devient le combat entre soi et soi. Je l'ai mené mais avec l'aide de Dieu.

« Que ceux qui s’insurgent sur la crise migratoire commencent à prendre un malheureux chez eux…"

Que faites-vous lorsque vous croisez un malheureux dans la rue ?

Le plus souvent, je m'assois près de lui et je lui parle en le tutoyant amicalement. Je ne leur dit rien de mon passé : je veux que mes frères de galère me reconnaissent pour tel… Même quand on n'a pas d'argent, on peut toujours faire quelque chose : écouter, mettre en contact, parfois secouer la personne. Un jour, en plein hiver, je croise ainsi une jeune femme faisant la manche. On se parle, je prends son écriteau et commente : qu'est-ce qu'on en a à faire que tu prennes la monnaie et les tickets resto ! Tu ne prends pas la carte bleue ? Et elle de répondre du tac au tac : si mais uniquement avec le code. C'est ça qu'il faut que tu écrives ! C'est ainsi qu'elle fit sourire les passants en augmentant grandement le volume de ses collectes. J'ai pu également constater que les ingrédients qui mènent à la rue sont toujours les mêmes et ce, quel que soit l'âge, la condition sociale ou le niveau de culture. Ils ont pour origine : la rupture affective, la perte du travail, les portes des amis qui se ferment. Puis, on tourne le dos à tout le monde et on arrive sur le trottoir !

La crise migratoire fait régulièrement la une de l’actualité. A ce titre, l’Europe connaît une crise sans précédent sur ce sujet. Quelle attitude avoir vis-à-vis des migrants ? Comment solutionner ces flux qui désolidarisent l’opinion publique et accroissent les poussées de nationalisme ?

Cette situation provoque de la division en France et en Europe. Sans vouloir jouer les Cassandre, nous n'avons encore rien vu en matière de migrations. Je pense surtout aux migrations climatiques dans le monde, y compris en Europe ! Je suis certain que les catastrophes naturelles seront à l'origine des bouleversements sociologiques et de la faillite du système bancaire et financier de la planète… Les migrants sont des pauvres venus d'ailleurs et méritent une attention particulière, emprunte d'humanisme ou de charité dans le sens chrétien. Loin des « si j'étais au gouvernement, je ferais ceci ou cela… ». L'action individuelle reste la plus efficace. Il est plus simple de vouloir changer les autres que de se changer soi-même ! A l'échelon individuel, on peut tous agir en aidant la «veuve et l'orphelin» sans se demander «s'ils sont dignes et de bonnes meurs » ! Quant à ceux qui s'insurgent en clamant qu'il faut accueillir tout le monde, qu'ils commencent par prendre chez eux au moins une personne, le Vatican en premier…L'abbé Pierre disait : « chaque fois qu'il y a eu une guerre, on a trouvé la monnaie pour produire des armes, alors considérons que nous sommes en guerre contre la pauvreté et la détresse ! ».

Ce nouveau livre apporte un angle nouveau sur votre personnalité : cette résilience qui vous permet de tenir. Comment peut-on survivre au départ d’un être aimé ?

Sans la foi je n'y serais pas arrivé tout seul. Le contexte m'a permis de réagir vite. Mes enfants encore jeunes, mon métier et surtout les volets d'animateur de stages et de maître de conférences m'ont permis de ne pas me regarder le nombril. J'ai dû apprendre à « faire mon deuil » et à sortir de la culpabilité et de la victimisation. Le titre du livre porte des éléments de réponse : l'espoir, pour la part d'humanité que ce terme contient, on veut y croire. On y croit avec l'être aimé, puis face à l'inéluctable, l'Espérance est à prendre dans le sens chrétien : la résurrection. « Je crois en la résurrection de la chair », c'est le credo de Nicée que récitent tous les chrétiens à la messe.  Je prends le verbe « croire » dans sa double acception : je crois, j'affirme, je crois, je doute…« Il faut que la vie nous arrache le cœur, si non ce n'est pas la vie » dit Christian ROBIN.

Un triste fait divers, concernant une jeune femme qui n’a pas été prise au sérieux par une opératrice médicale au CHU de Strasbourg, a conduit à sa perte. Le monde médical est-il trop enfermé dans sa bulle et manque d’humanité selon vous ?

Les médecins que j'ai côtoyés en oncologie étaient concentrés sur la maladie et non sur le malade. La hiérarchie laisse le soin au personnel soignant de s'occuper de la famille. Les centres de soins palliatifs avec des précurseurs  comme Kubler ROSS, le Docteur ABIVEN ou Marie de HENZEL ont fait découvrir que la maladie est l'affaire de tous : le malade en premier, la famille et tout l'entourage, les médecins et tout le personnel soignant. Je crois que les restrictions budgétaires dans les hôpitaux comme ailleurs, contribuent grandement à la déshumanisation de toute l'économie de services, publiques et privés.

« Tomber est permis, se relever est ordonné… »

Perdre son épouse est une immense catastrophe comme pour chaque être cher qui s’en va. Ce livre représente-t-il un exutoire qu’il fallait écrire ?

Au départ, c'est un journal que j'écris et on peut parler d'exutoire. Le désir de témoigner, c'est autre chose. Pouvoir dire comment je suis sorti des catastrophes de ma vie et la volonté de transmettre quelques « outils » s'imposait naturellement. Je suis doublement prudent : prudent dans la transmission car si j'en crois « l'Ecclésiaste », il est vain de vouloir transmettre quoique ce soit. Tout passe dans le vent sauf l'amour, et prudent par rapport à « l'écriture thérapie ». La thérapie doit contribuer à guérir. Or, si mon système de pensée, donc d'écriture, est négatif,  je risque de m’entraîner tout seul vers le bas et la déprime. Il faut des clefs qu'on ne possède pas naturellement. 

Dans la préface de l’ouvrage, vous citez un proverbe russe : « tomber est permis, se relever est ordonné… ». Qu’est-ce que cela vous inspire réellement ?

« Tomber » c'est humain et naturel, se relever est un combat. Je le relie au discours des béatitudes du Christ. Socrate soulignait en son temps le paradoxe suivant : si la recherche du bonheur est commune à tout homme,  les moyens pour y parvenir n'ont rien de naturel. Il présente le bonheur comme un combat spirituel. Le Christ, dans son discours, propose le bonheur dans les conditions les pires de l'existence, c'est toute l'itération des « bienheureux les pauvres », bienheureux les affligés »…La quintessence du paradoxe esquissée par Socrate. Mais attention, pour y arriver, il faut l'aide de Dieu… Finalement, la quête du bonheur, c'est sans doute du bonheur...

Vous vous êtes demandé un jour pourquoi vous avez vécu l’ensemble de ces drames successifs (chômage, misère, deuil…). Et puis, il y a cette révélation divine : la force de Dieu. Expliquez-nous ?

J'ai fait quelques années de théologie et je suis tombé en admiration pour le récit de Job (« Le Livre de Job » dans l'ancien Testament). Ici encore, il n'y avait pas de hasard. Je crois qu'il existe une certaine pédagogie de Dieu pour nous faire comprendre ce que l'on doit comprendre. Pour que je perde le plus important, c'est à dire l'idée que j'avais de Dieu, que je ne cherche plus à l'instrumentaliser, la belle idée que j'avais de moi, les idées plus génériques sur la foi, la religion, la politique… il fallait que je perde d'abord tout ce que je croyais être l'essentiel : l'être cher, les souvenirs, les biens matériels...Au cours de mes deux années chez les moines, j'ai pu dire comme Job : « Dieu donne, Dieu reprend, loué soit Dieu » et surtout : « avant je ne te connaissais que par ouïe dire, maintenant je sais que je t'ai vu »… 

Qu’elle est la place du Créateur dans votre existence aujourd’hui, vous qui fréquentez abondamment les monastères ?

Je poursuis ma quête du bonheur, avec Dieu : je prie tout simplement. Le fruit de la prière, c'est la foi. Je le répète sans cesse à tous ceux qui veulent croire : priez ! Même et surtout si c'est pour dire qu'on n'est pas d'accord, qu'on est révolté contre la situation, contre Lui… Au sein de l’Église, après avoir été formé à faire du catéchisme, préparer les couples au mariage, au baptême, à l'animation liturgique, à la célébration des funérailles, je n'avais jamais été enfant de chœur. Je comble ce manque et je suis « servant de messe » à l'abbaye du Thoronet ! Le prêtre qui me forme est très patient  avec son « Gaston Lagaffe » de thuriféraire : enfumage de la sacristie, pas de fumée, trop d'encens… Pas assez ou trop de vin dans le calice, pas assez d’hosties, oubli de l'eau dans la burette, serviettes non appropriées, erreur dans les textes du jour ou dans ceux de la liturgie eucharistique… Bref, si cela ressemble à un chemin de croix, je contribue largement à la sanctification de mon curé !

Pourtant, Dieu possède aussi ses faces sombres : cela ne vous gêne pas ?

Je ne vois pas à quoi vous pensez. La vie du Christ n'est que lumière, c'est la seule religion monothéiste qui donne la première place à la femme : Marie la mère du Christ et même Marie-Madeleine priment sur les apôtres. Ce que les hommes font de tout cela, c'est autre chose ! Je suis très « réac » face aux dogmes de l’Église. Dieu, dès la création a fait de moi un homme libre. Alors je prends des libertés avec cette liberté offerte ! Maintenant, si vous faites allusion à l'Inquisition, aux croisades, aux procès d'animaux et leur cortège d'instructions, de jugements et d'exécutions des pauvres bêtes (En 1789, les révolutionnaires avaient tout de même guillotiné un perroquet qui criait « vive le roi ») : vous commettez un crime de lèse culture. On n'a pas le droit de juger l'histoire à l'aulne de ce que l'on sait aujourd'hui, en omettant volontairement d'occulter le contexte de chaque histoire. J'ai lu la Bible et les quelques 350 pages des évangiles canoniques. Je me suis risqué aux 70 volumes de la « Somme » de Saint-Thomas d'Aquin et lorsque j'ai découvert que les commentaires de ladite « Somme » représentaient plus de vingt mille titres, je suis revenu aux quelques centaines de pages des Évangiles. 615 commandements constituent des prescriptions pour le quotidien des Juifs pratiquants, des centaines de Sourates doivent être rigoureusement suivies par les Musulmans ; pour les chrétiens c'est simple, la volonté de Dieu signifiée se résume à Dix commandements (ceux de Moïse) auxquels le Christ en rajoute un : « Aimez-vous les uns les autres » et pour le reste ?  Débrouillez-vous. Vu sous cet angle, la liberté peut être difficile à vivre...

« J’ai plusieurs projets en préparation dont une histoire mondiale de la banque… »

Dans la préface qu’il vous accordée, Monseigneur Dominique REY évoque « l’humanisme exclusif qui peut se révéler être un humanisme inhumain ». Qu’en pensez-vous ?

J'ai croisé la route de Monseigneur REY grâce au journaliste Olivier DELACROIX. Il avait réalisé un reportage sur mon histoire dans la rue (« Dans les yeux d'Olivier » sur France 2). J'en profite pour dire qu'un reportage sur ma vie aujourd'hui sera diffusé en septembre prochain (toujours dans les « Yeux d'Olivier »). Dominique REY évoque « l'humanisme inhumain » dans le cadre d'une citation du Père Henri de Lubac. De Lubac fut un grand théologien Jésuite (devenu cardinal après avoir été mis à l'index par Rome). Il combat, dans son œuvre majeur « Le drame de l'humanisme athée », Nietzsche, Feuerbach et Marx. L'humanisme pour l'humanisme, au nom d'une idée humaine, d'un dogme ou d'un rite pour le rite peut devenir inhumain s'il n'y a pas d'amour. Ce qui est mis en avant par Monseigneur REY,  c'est juste l'amour du prochain…

Publié aux Editions du Jubilé, ce livre entraînera-t-il de votre part un cycle de témoignages à distiller auprès des publics en souffrance mais aussi vers les biens portants ?

Oui, je travaille sur des cycles de conférences destinés à des publics en souffrance et en recherche mais aussi pour tous les insatisfaits de la vie. Des rencontres pour partager et apprendre des autres. Je travaille également sur des conférences-débats organisées avec des mutuelles de santé en associant des médecins, des personnels soignants, des associations, sur des thèmes comme : l'euthanasie, l'accompagnement des mourants, faut-il tout dire au malade, à la famille ? ...

Le prochain livre témoignage est entre les mains du comité de lecture d'une maison d'édition  (Les Editions du Jubilé), il traitera de mon expérience vécue durant deux années chez les moines !

Sur quel registre travaillez-vous aujourd’hui parmi vos projets ?

Le mois prochain sortira mon sixième recueil de poésies « Salauds d'pauvres ». Il s'agit de poèmes que j'ai écrits quand j'étais dans la rue. En cours d'achèvement de l'illustration, un livre co-écrit avec Françoise COLAS, « Animalement vôtre ». C’est un recueil humoristique de proverbes et citations à caractère animalier. Un ouvrage qui me tient particulièrement à cœur sera consacré à une histoire de la banque et cela représente plus d'un an de travail ! De 3500 avant J.C. (création de la première banque) à nos jours, cela mérite une attention particulière. Enfin, je profite de cet entretien pour lancer par votre intermédiaire, une bouteille à la mer : ce livre que je souhaite écrire nécessite une rencontre avec la responsable de l'UNESCO, Audrey AZOULAY. Cela fait plus de vingt ans que je souhaite rencontrer un responsable de l'Unesco...Si l'un de vos lecteurs peut intercéder en ce sens...

Selon vous, peut-on avoir été dans une existence et être de nouveau ?

Ce que l'on a été est mort. Pour ce que l'on deviendra, je ne suis pas devin… Alors, oui on est un homme nouveau chaque fois que l'on se remet en question,  dans ses idées ou ses jugements, son mode de vie et ses habitudes. Le chrétien est un homme nouveau chaque fois qu'il reçoit le sacrement de réconciliation (la confession), après un temps « d'adoration du Saint-Sacrement », après l'écoute de l’Évangile ou après l'eucharistie lors de la messe. C'est juste vivre l'instant présent. Être un homme nouveau, instant après instant…

Enfin, je suis tenté par cet ultime conseil donné par Voltaire : « Si vous vous voyez un banquier sauter par la fenêtre, suivez-le c'est qu'il y a de l'argent à prendre ! ».

Présent en sa qualité de président national du Conseil de surveillance du groupe BPCE à la Soirée des sociétaires proposée par la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté dans l’Yonne, le Sénonais Michel GRASS a tenu à évoquer les enjeux comptables et financiers de cette structure bancaire qui unit dans une destinée commune, la Banque Populaire aux Caisses d’Epargne. Ce fut un brillant exercice de stratégie économique…

HAUTERIVE : Président du Conseil de surveillance de la BPCE depuis 2017, l’ancien élu de Sens, Michel GRASS, passionné d’économie, excelle dans l’exercice oratoire de la prise de parole en public pour expliquer les enjeux stratégiques qui se déclinent au sein de cette structure nationale.

Face aux nombreux sociétaires icaunais de la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté, réunis il y a quelques jours en séance informative plénière, ce spécialiste du microcosme financier et de l’entreprise a dressé un bilan exhaustif de ce que fut le bilan écoulé pour cette entité, née du rapprochement fusionnel entre la Banque Populaire et le réseau des Caisses d’Epargne.

Il commenta, en premier lieu, le changement de présidence à la tête du directoire de l’exécutif ; Laurent MIGNON ayant succédé à François PEROL cette année. Il aborda ensuite l’état de santé de la structure régionale. Celle de cette Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté, auquel il est très attaché. Par le prisme de quelques chiffres clés où Michel GRASS s’est fait pédagogue en expliquant à quelle équivalence correspondait réellement le PNB, le produit net bancaire, au sein de cette filière professionnelle. Cette donnée importante est comparable au chiffre d’affaires d’une entreprise traditionnelle. Celui de l’établissement qui se rapporte à la zone territoriale que nous connaissons se situe à 370 millions d’euros.

Des statistiques expliquant la stratégie de la banque régionale…

Saluant les performances de cette structure en matière de dynamique numérique et technologique, dont il s’est fait le porte-parole, Michel GRASS précisa qu’une enveloppe de 14 millions d’euros était consentie à l’heure actuelle pour le développement de nouveaux programmes de digitalisation et la rénovation des agences selon le concept « e-nov ». Ces infrastructures laissent une large part à l’immersion conceptuelle de la manne informatique.

Un peu plus tard, au fil de son intervention, l’orateur insista sur la bonne santé de la banque régionale et de ses 152 millions d’euros obtenus en guise de résultat d’exploitation.

Réaffirmant les notions de l’engagement qui se destinent sur le territoire, Michel GRASS conclut son propos en apportant ses réflexions personnelles sur le résultat net de la société (75,1 millions d’euros), la rémunération des parts sociales, un aperçu de la situation économique du moment, plus calme et moins défaillante pour les entreprises qu’auparavant, et les espoirs qu’il portait sur le devenir de cette structure bien huilée qui est devenue aujourd’hui le premier partenaire des porteurs de projets et des entrepreneurs…

Depuis le 29 mai, un tandem décisionnel novateur a pris les rênes de la Fédération des caisses locales de l’assureur mutualiste sur le territoire icaunais. Aux côtés de l’inamovible directeur d’établissement, Jacques BLANCHOT, l’ancien président délégué de cette structure ancrée sur le territoire, promu aujourd’hui président depuis le départ à la retraite de Philippe RENOUX, Pascal MAUPOIS entre en piste. Issu du sérail agricole, et inféodé depuis son installation en 1979 aux responsabilités au sein des conseils d’administration du leader de l’assurance et de la prévoyance, l’ancien adjoint à la municipalité de TRONCHOY accède à 56 ans à de nouvelles fonctions. Qu’ils souhaitent humaines, ouvertes à la féminisation et favorables au rajeunissement des élus…

AUXERRE : « Ce que j’aime dans le mutualisme, c’est cette notion d’altruisme et d’entraide envers les personnes qui prennent à cœur leur existence. Qu’il s’agisse des particuliers, le socle naturel des sociétaires du groupe, mais aussi des professionnels et des élus. Une chose est certaine : nous allons rester dans cet état d’esprit mutualiste à l’avenir et nous allons le faire évoluer positivement… ».

Les premières paroles, accordées à la presse par le nouveau président de la Fédération des caisses locales de GROUPAMA Paris Val de Loire dans l’Yonne, posent les jalons de la prochaine mandature de l’élu. La feuille de route se veut construite pour la vision que se fait Pascal MAUPOIS du mutualisme. Il désire rassembler le plus largement possible les bonnes compétences qu’elles soient féminines ou issues de plus jeunes générations au sein du conseil d’administration de l’exécutif.

Une direction bicéphale dont les rouages se complètent…

Saluant le travail de son prédécesseur, Philippe RENOUX, « qui a su œuvrer avec détermination et passion au quotidien les axes favorables à l’essor de l’Yonne », Pascal MAUPOIS remercia l’ancienne courroie de transmission qui accompagnât Jacques BLANCHOT. Il y eut de prime abord le regroupement des dix caisses locales en une fédération départementale. Il y eut aussi la réhabilitation du siège social de la rue Guynemer dans le cadre du futur Pôle de l’agriculture. Un complexe sectoriel, établi sur plusieurs édifices accueillant les services de la Chambre d’Agriculture de l’Yonne et la Mutualité Sociale Agricole (MSA), qui sera inauguré en date du 15 décembre.

Féru d’informatique (il a porté sur les fonts baptismaux une structure associative spécialisée dans sa commune de TRONCHOY), le nouveau président se dit connecté. Comme il l’est depuis qu’il a endossé sa vêture de dirigeant avec le directeur d’établissement, Jacques BLANCHOT.

Cet ex-sapeur-pompier volontaire, soutien inconditionnel de l’AJ Auxerre et de l’équipe de France de football, aura connu son premier mandat d’administrateur chez l’assureur mutualiste en 1994. Bien qu’il soit sociétaire depuis son installation professionnelle, en qualité de céréalier, depuis 1979.

C’est en 2002 qu’il deviendra président de la caisse locale du Tonnerrois. Avant de vivre différentes fusions qui donneront naissance à l’actuelle Caisse de l’Armançon où il officie depuis 2010 avec des responsabilités identiques.

Sa désignation entérinée lors de la Convention annuelle de GROUPAMA Paris Val de Loire à Boulogne-Billancourt fin mai lui permet d’obtenir un autre accessit : devenir vice-président de la Caisse régionale. Nommé président délégué, Jean-Philippe THIAULT, président de la Caisse locale de Centre Yonne, et Olivier THIBAUT, administrateur, travailleront en osmose avec lui.

Optimiser l’ancrage territorial vers les acteurs institutionnels et économiques…

Forte de ses dix caisses locales, la Fédération de l’Yonne possède 29 000 sociétaires et 180 élus. Le conseil d’administration s’articule sur la présence de 26 membres dont 23 sont issus des caisses locales. Le territoire de l’Yonne constitue l’un des fers de lance de la stratégie mise en place par le groupe régional, dirigé aujourd’hui par Eric GELPE, depuis le siège d’Olivet, en périphérie d’Orléans, et présidé par Daniel COLLAY.

« GROUPAMA SA qui est par ailleurs redevenu le 07 juin dernier GROUPAMA Assurances Mutuelles, prouve que la force du mutualisme est bien imbriquée au cœur des territoires. L’entité régionale, à titre d’exemple, pèse 525 millions d’euros de chiffre d’affaires. Elle se déploie sur quatorze départements, emploie 1 800 collaborateurs et accueille 300 000 sociétaires… ».

Se définissant comme le porte-parole du Conseil d’administration, Pascal MAUPOIS veut insuffler un air nouveau avec ses partenaires historiques des milieux agricoles.

« Nous avons su tisser des liens ténus avec les organismes représentatifs de l’économie, à l’instar de la CAPEB, de la CPME, d’INITIACTIVE 89, mais aussi vers les entreprises locales, les structures sportives comme l’AJ Auxerre ou le Rugby Club Auxerrois (RCA), voire le Conseil départemental dans le cadre du « Yonne Tour Sport » annuel. Je souhaite poursuivre sur cette voie et intensifier à l’avenir nos axes de prévention que nous déclinons avec le concours de la Gendarmerie nationale (opération Dix de Conduite auprès des plus jeunes, opération spécifique dans l’apprentissage de la conduite de machines agricoles…). Nous nous positionnons comme une société éco-citoyenne en formant l’intégralité de notre personnel aux gestes de premiers secours grâce aux pédagogues du SDIS (Service départemental d’Incendie et de Sécurité)… ».

Annonçant le retour des Rencontres départementales qui se poseront dès le printemps 2019 sur le sol de l’Yonne, Pascal MAUPOIS évoqua l’excellente série de conférences sur le devenir de la santé qui eurent lieu en mai. Animées par le truculent docteur CHARDON, elles ont trouvé un auditoire attentif à cette thématique cruciale lors des dix assemblées générales des caisses locales auxquelles le praticien devait participer.

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