Ce n’est pas un vœu pieu. Mais bel et bien un projet qui prend petit à petit tournure à l’heure actuelle avec sans doute sa phase de concrétisation définitive prévue à l’automne. La Région Bourgogne Franche-Comté et la Chambre régionale d’agriculture envisagent la possibilité de créer un label qui valoriserait les circuits courts de la distribution des produits agricoles…

DIJON (Côte d’Or) : Filière économique majeure de notre territoire, l’agriculture a le vent en poupe côté initiatives en ce début de période estivale. Et surtout d’après confinement où le retour des produits frais au fond de l’assiette se vit avec réel plaisir !

D’une part, l’exécutif régional se lance dans une vaste campagne promotionnelle des plateformes numériques « J’veux du local » qui se positionnent en faveur de l’alimentation de proximité (voir notre prochain article à ce sujet).

D’autre part, une idée judicieuse fait son petit bonhomme de chemin parmi les services ad hoc de l’institution pour mener à bien l’un des rêves communs de la présidente Marie-Guite DUFAY et de Christian DECERLE, président de la Chambre régionale d’agriculture, à savoir la constitution d’un label.

Ce ne serait pas n’importe quel label, par ailleurs. Mais, un identifiant reconnu de manière officielle qui mettrait l’accent sur la valorisation des circuits courts de la distribution des produits agricoles locaux.

 

Une reconnaissance fondée sur des principes vertueux…

 

Partant du postulat que la période de confinement aura été favorable aux efforts accordés par certains professionnels de la distribution en faveur de l’alimentation de proximité, la Région et la Chambre régionale d’Agriculture souhaitent encourager cette initiative pleine de bon sens en la labellisant.

Des contacts avec des distributeurs de la GMS sont en cours afin d’identifier ces pratiques d’excellence. Celles, notamment, qui ont eu recours à la vente de produits locaux et qui permettent de rémunérer au juste prix les agriculteurs.

Le label, une fois créée, viendrait promouvoir ces actions positives destinées à valoriser les circuits courts.

« Ce serait un grand pas en avant pour l’agriculture locale, explique Christian DECERLE, on le sait désormais : la façon d’acheter des consommateurs est très importante. Ce label ferait office d’identifiant reconnaissable par tous afin de faire connaître les circuits courts de la distribution… ».

Pour l’heure, le chantier est à l’état de réflexion. Avec l’objectif d’être finalisé à l’automne.

Le label pourrait de toute évidence s’étendre au-delà de la GMS vers les restaurants et foyers d’entreprises, les collèges et les lycées qui sont également concernés par l’alimentation de proximité.

Le projet avance avec le suivi très intéressé de structures telles que VITAGORA et les chambres consulaires régionales. A suivre…

 

Ce site patrimonial d’exception situé à quelques kilomètres de Pouilly-en-Auxois a été choisi par la présidente de l’exécutif régional pour y lancer officiellement la saison touristique. Tout un symbole pour montrer que la vie culturelle reprenait enfin ses droits après une trop longue période de mise entre parenthèses…

DIJON (Côte d’Or) : Mercredi en début de matinée, la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite DUFAY effectue un déplacement dans l’un des édifices les plus somptueux de Côte d’Or : le château de Châteauneuf.

Cette ancienne forteresse moyenâgeuse possède des vestiges originels qui datent du XIIème siècle.

L’élue profitera de ce court voyage dans l’Auxois depuis Dijon pour y dévoiler le principe vertueux du « Pass Découverte ». Un passeport spécifique qui est décliné par Bourgogne Franche-Comté Tourisme.

Ce document facilite en effet l’accession de ses possesseurs à différents sites touristiques. Il propose des balades et des visites, sans omettre l’un des aspects les plus attrayants qui en justifie son existence : des séances de dégustation de produits locaux.

Outre la visite de ce haut-lieu du tourisme régional, Marie-Guite DUFAY s’entretiendra avec les journalistes dans la salle des gardes de la fortification. Une belle occasion de donner le coup d’envoi d’un jeu qui permettra aux habitants de notre territoire de gagner l’un des deux mille passeports touristiques et culturels qui leur est réservé dans un objectif promotionnel.

 

L’enjeu est de taille. Judicieux au sortir de la crise sanitaire qui nous a frappées. La valorisation des circuits courts représente l’une des pistes utiles pour aider les agriculteurs à s’extraire de l’ornière dans laquelle ils sont embourbés. Du fait du climat délétère persistant où la consommation en a pris un sérieux coup via ces différents modes de distribution. En créant une plateforme spécifique aux produits locaux, la Chambre d’agriculture redonne de l’impulsion et des espoirs à toute une filière…

AUXERRE: L’outil figurait dans les tuyaux depuis fort longtemps. Attentive à ce qui se passait sur d’autres territoires de notre contrée (Saône-et-Loire, Côte d’Or…), la chambre consulaire de l’Yonne ne pouvait manquer de s’adosser tôt ou tard à l’initiative.

Toutefois, la crise sanitaire aux contours si dramatiques est passée par là. Bousculant tout sur son passage et déstabilisant en profondeur les habitudes consuméristes de nos concitoyens. Elle aura eu la vertu d’accélérer le processus.

Car, la fermeture en cascade des marchés aura mis en lumière la véritable souffrance des petits producteurs locaux. De celles et ceux qui pratiquent le maraîchage avec amour et passion pour nourrir autrui à l’aide de fruits et de légumes à la fraîcheur avérée.

« Il fallait une réponse claire, pragmatique et immédiate à apporter aux consommateurs, explique Arnaud DELESTRE, le président de la Chambre départementale d’agriculture. La seule solution était de leur offrir des repères informatifs fiables leur permettant de s’approvisionner localement en découvrant les producteurs du cru… ».

Promouvoir la vente directe fut donc la genèse de cette réflexion qui donna naissance à la plateforme, « J’veux du local 89 ». L’expérience existait ailleurs, notamment en Saône-et-Loire, précurseur d’un concept qui a fait des émules dans trente-trois départements de l’Hexagone.

Il y a un an, avec le concours du Conseil départemental, l’organe consulaire du territoire le plus méridional de Bourgogne portait sur les fonts baptismaux ce support numérique. Gratuit et éclectique dans ses choix de présentation, il s’est mis progressivement en place dans le reste de la région. La Nièvre et le Jura devraient l’adopter d’ici peu.

 

 

Une charte d’engagement en guise de sérieux et de traçabilité…

 

Se calquant sur ce modèle, la Chambre départementale d’agriculture a fait de même pour l’Yonne. Développant un concept, inauguré il y a quelques semaines, qui ravit depuis l’ensemble de ses utilisateurs.

« On a créé des liens avec les autres partenaires institutionnels, explique Arnaud DELESTRE, la Chambre de Commerce et d’Industrie et la Chambre des Métiers et de l’Artisanat étaient en effet très intéressées par son usage… ».

Outre le référencement des producteurs locaux en fruits et légumes, d’autres corporations à l’instar des restaurateurs, traiteurs, bouchers, charcutiers, boulangers, meuniers, etc. seront répertoriées dans les semaines à venir.

Classées par catégories, les informations accessibles sur portables et tablettes offrent aujourd’hui une cartographie détaillée de l’ensemble de ces préconisations judicieuses, en y ajoutant les horaires d’ouverture, les lieux et coordonnées exacts, les liens sur Internet.

Côté objectivité, une charte d’engagement lie les professionnels inscrits au référent informatif. Elle garantit la qualité intrinsèque de la démarche et des produits authentifiés comme tels, étant issus des circuits courts.

On le sait 260 agriculteurs se sont déjà positionnés dans l’Yonne sur le principe de la vente directe. Un chiffre qu’il est bon d’augmenter si on y inclut les viticulteurs eux-aussi concernés par la démarche promotionnelle de la Chambre consulaire et de ses partenaires.

Quant au budget, il s’est élevé à 7 000 euros pour réaliser ce support soutenu financièrement par le Département. Une somme qui ne fut pas rédhibitoire à sa conception.

 

Pratique du fait de sa petite taille, le document se glisse avec aisance dans la poche. Constitué de différents diptyques, il se lit de manière très rapide car allant à l’essentiel : c’est-à-dire la prévention et les moyens d’agir. Destiné prioritairement aux agriculteurs, l’opus va circuler auprès des municipalités et des coopératives puisqu’il est édité à cinq mille exemplaires. Il est le fruit d’un partenariat réussi entre cinq acteurs clés de la filière…

AUXERRE : C’est peut-être le début d’une longue série de publications. Ce serait alors une véritable collection faite d’astuces et de conseils utiles ! L’idée pourrait concerner d’autres secteurs professionnels où les risques de sinistres sont très palpables. On pense de prime abord à la filière du bâtiment et des travaux publics. Mais, aussi à d’autres métiers de l’artisanat et de l’industrie plus ou moins exposés aux dangers.

« Le Guide de prévention des incendies de récolte » inaugure avec son format papier glacé à l’esthétique très agréable la fructueuse collaboration entre cinq partenaires majeurs du monde agricole. Et en tout premier lieu, la Chambre d’agriculture de l’Yonne, la Fédération départementale des syndicats d’exploitants (FDSEA) et les Jeunes Agriculteurs (JA).

 

 

Prévenir, conseiller, sécuriser, agir : quatre thèmes informatifs…

 

Pour ces trois organismes de l’agriculture, l’intérêt du support ne faisait aucun doute. Chaque année, les feux de chaume produisent des dégâts considérables, voire parfois préjudiciables dans l’existence d’une exploitation. Aussi, lorsque l’assureur-mutualiste GROUPAMA Paris-Val-de-Loire a ébauché l’esquisse rédactionnelle et graphique de ce petit livret didactique, avec l’aval du SDIS de l’Yonne, les professionnels ne pouvaient qu’acquiescer la démarche afin d’y figurer en bonne place. C’est-à-dire par la représentation de leurs logos réciproques.

Conçu par le service communication du spécialiste de l’assurance et de la prévoyance dont l’historicité professionnelle avec le monde de l’agriculture fait référence depuis sa création survenue en 1840, l’opuscule se déplie en quatre volets contenant les informations essentielles. Autour des axes suivants : prévenir, conseiller, sécuriser et agir.

En quelques phrases liminaires, le guide évoque catégorie par catégorie ce qu’il est nécessaire d’entreprendre au niveau sécuritaire dans les champs surtout en présence d’engins qui peuvent provoquer des risques potentiels (moissonneuse-batteuse, machines servant à faire des ballots de paille…) de départ de flammes.

Avant d’aborder un peu plus loin les conseils pour sécuriser au maximum le site qui sera travaillé. Enfin, si le danger est réel à la suite de quelques escarbilles qui iraient très vite se répandre telle une trainée de poudre dans les herbes sèches, sont abordées les mesures d’alerte auprès du Service départemental d’incendie et de secours de l’Yonne.

La dernière page invite les lecteurs à contacter le 18 en cas de besoin en localisant avec précision le lieu du sinistre, d’en décrire les circonstances et de mettre en œuvre tous les moyens de prévention.

 

 

Un concept éducatif qui fait déjà des émules ailleurs…

 

Satisfaits du résultat, les cinq partenaires espèrent à présent que ce document soit relayé par le plus grand nombre vers ses destinataires légitimes, c’est-à-dire les agriculteurs.

Ainsi, Damien BRAYOTEL, président de la FDSEA de l’Yonne, précise qu’il est souhaitable qu’on puisse le retrouver dans le contenu d’un vide-poche d’une moissonneuse-batteuse ou d’un tracteur.

L’une des porte-parole de la Chambre agricole départementale a assuré, quant à elle, que la diffusion de ce guide en forme d’aide-mémoire sera abondante auprès de la population de professionnels du secteur qui fréquente d’ordinaire l’organisme.

Pour être tout à fait complet, une affiche (celle de la page initiale) est en cours de finalisation. Elle sera placardée dans les mairies et les coopératives agricoles.

Les responsables du SDIS de l’Yonne, le colonel Jérôme COSTE, le commandant Emmanuel VITELLIUS et le commandant Gilles ROGUIER, repartiront avec plusieurs cartons de ces précieux livrets.

 

 

Comme devait le mentionner avec un zeste de réalisme le directeur de GROUPAMA Yonne Jacques BLANCHOT : « Il vaut mieux distribuer plusieurs exemplaires de ce guide plutôt que rien du tout ! ». Un avis partagé par Maxime BOUCHER, président des Jeunes Agriculteurs, ravi de l’opération.

Quant au président de l’entité assurantielle Pascal MAUPOIS, il justifia la création de cette plaquette éducative au nom du sacro-saint principe de la prévention. Un principe qui n’est autre que le nerf de la guerre viscéral du groupe dont il véhicule les valeurs.

Une chose est sûre : à peine abouti, le concept fait déjà des émules au sein du poids lourd mutualiste. Les délégations territoriales d’Indre-et-Loire, du département voisin du Loiret et de l’Ile-de-France souhaitent emboîter le pas de l’initiative icaunaise. A croire que ce début de collection aux vertus pragmatiques pourrait se propager aussi rapidement qu’un feu de végétation…

 

 

Cette stratégie de reconquête se décline en quatre axes. Ficelée par Yonne Tourisme, l’agence de développement économique du tourisme départemental, la feuille de route de cet ambitieux programme synonyme de parts de marché à glaner a reçu l’aval du Conseil départemental. Il a pour vocation de redonner envie aux Icaunais mais également aux visiteurs de notre territoire de reprendre goût à la vie…

AUXERRE : Nom de code : « Renaissance ». Application : immédiate. Moyen choisi pour le décliner : la communication encore et encore ! Supports retenus : les médias de la presse régionale, nationale et spécialisée. Cibles : celles et ceux qui veulent balayer de leur esprit ce satané coronavirus qui ne plombera pas de manière définitive la sacro-sainte période des vacances estivales et leur lot de découvertes touristiques !

Tel un Phénix renaissant de ses cendres, le copieux plan de relance engagé par l’agence de développement touristique Yonne Tourisme possède de l’envergure, voire du panache !

Certes, les budgets débloqués sont conséquents : mais, pourrait-on rétorquer aux habituels réfractaires à tout projet, on n’a rien sans rien !

Il était donc judicieux de bâtir une ossature solide pour remettre le train du tourisme départemental sur les rails. Les bons de préférence. Pas ceux que de sinistres prévisionnistes envisagent à longueur de journée pour nous dire à grands coups de licenciements et de chiffres négatifs que la saison 2020 est morte.

Décliné en deux volets, ce plan est fait pour rasséréner les professionnels en proie aux doutes. Et on les comprend après trois mois d’inertie involontaire les conduisant à une perte sèche de leurs finances.

D’un côté, il y a l’accompagnement. La politique de la main tendue logique et appréciable avec ses aides financières, ses préconisations pour s’en sortir, sa sensibilisation aux normes sanitaires…Même l’organisation d’une bourse d’échanges de documents touristiques sous la forme d’un drive (l’opération  s’est déroulée ce jeudi 11 juin) a été pensée. Bien vu.

 

 

A la reconquête de la clientèle : le Graal menant à la résurrection…

 

De l’autre côté, il y a le mot d’ordre que chaque acteur doit fixer au plus profond de ses neurones : la reconquête de la clientèle. Il n’y a pas de mystères : celle-ci passe immanquablement par la définition d’une campagne de communication solide qui soit en phase avec les attentes réactualisées des consommateurs.

Alors quoi de plus naturel que de revoir à la hausse les lignes budgétaires accordées à ce programme qui joue l’offensive. Personne ne doit s’en offusquer outre mesure alors que des milliers d’emplois sont sur la sellette dans cette filière.

Multi-cibles et multi-supports, ce plan de 340 000 euros se convertit en quatre items stratégiques devant faire mouche. Au nom de la pérennité du tourisme dans l’Yonne et de ses entrepreneurs.

D’abord, il y a la campagne de communication dite de proximité. Elle a débuté le 02 juin ; elle vise l’Ile-de-France, la capitale, les départements limitrophes, l’Yonne elle-même. Les Offices du tourisme et les Syndicats d’initiative en sont d’incontournables relais. La démarche est solidaire de celle mise en exergue par le Comité régional du Tourisme, dont le slogan est le fameux « Sortez chez vous ! ».

En parallèle, avec le concours du Collectif Bourgogne, a démarré aussi une campagne de sensibilisation à la clientèle parisienne et lyonnaise. Elle table sur les découvertes des destinations estivales.

 

 

Même les soignants deviennent une cible potentielle…

 

Une action autour de la promotion des artisans et producteurs locaux se précise pour juillet. Yonne Tourisme remettra des sacs spécifiques en les diffusant auprès des Offices du tourisme et des syndicats d’initiative du département.

Clin d’œil sympathique, enfin, destiné aux soignants. Celles et ceux qui ont pris beaucoup sur eux, parfois en y perdant la vie, pour aider et sauver le maximum de malades atteints du COVID-19.

Yonne Tourisme a conçu une campagne spécifique à leur attention avec des messages publiés dans les magazines spécialisés. Les comités d’entreprises des centres hospitaliers figurent eux-aussi parmi ce listing destinataire de l’information.

Objectif : transformer les chèques vacances des soignants par des séjours champêtres et tranquilles dans l’Yonne. Une idée loin d’être saugrenue…

L’agence de communication Signe des Temps, une vieille connaissance qui collabore avec Yonne Tourisme depuis six ans, a contribué à l’élaboration de cette stratégie qui devrait perdurer jusqu’à la fin de l’année.

L’heure de la « Renaissance » sonne enfin sur les terres de l’Yonne, meurtries par ces sites et établissements fermés. Gageons qu’elle soit pleinement bénéfique aux entrepreneurs de la filière tourisme qui attendent leur résurrection en priant le Ciel chaque matin que Dieu fait…

 

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