Organisée par la Chambre régionale d’agriculture et CERFRANCE Bourgogne Franche-Comté, avec le soutien de la Région et de l’Etat, cette conférence ouverte aux exégètes de la filière agricole s’est déroulée en présence de Bernard SCHMELTZ, préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté et de Marie-Guite DUFAY, présidente de la Région. Une excellente opportunité pour échanger sur les pistes concrètes à mettre en place dans cette lutte inégale que l’humain livre aux modifications climatiques…

DIJON (Côte d’Or) : Comment les professionnels du monde agricole peuvent-ils faire face à la récurrente problématique du moment : à savoir les évolutions inhérentes au changement climatique ?

Près de deux cents décideurs de la filière étaient conviés dans l’hémicycle de l’Hôtel de la Région pour en débattre. Et surtout découvrir les résultats peu satisfaisants obtenus par la filière après une année 2018 qui restera particulièrement complexe. Tant pour sa sécheresse persistante que pour les effets dévastateurs observés dans notre région du fait d’un épisode de canicule très spectaculaire.

Un printemps très pluvieux suivi d’une sécheresse estivale et automnale avec des températures élevées : le tableau météorologique de l’année dernière n’a pas prêté à l’optimisme. Les agriculteurs ont été en première ligne, côté dégâts !

Toutefois, sur les plateaux, certaines récoltes ont été satisfaisantes. A l’identique des fourrages de printemps. A contrario, les rendements se sont révélés médiocres dans les plaines et pour les prairies après juillet.

Pire : les éleveurs ont dû acheter des aliments pour compléter les rations à fournir à leurs animaux. Des cours élevés ont limité la dégradation des résultats pour les grandes cultures (le résultat courant 2018, estimé par actif familial, s’élève à 22 000 euros) et le lait de plaine (résultat courant : 18 000 euros).

L’élevage allaitant, les coûts alimentaires élevés et les cours bas se sont cumulés. Engendrant la baisse des revenus qui perdure (résultat courant : 9 000 euros). Heureusement, les AOP régionales viticoles et fromagères du massif jurassien affichent toujours une belle santé, avec des résultats courants respectivement de 60 000 euros et 27 000 euros.

Dans ce contexte, particulièrement âpre pour la profession agricole, plusieurs pistes de réflexion ont été envisagées : évolution des itinéraires techniques, écoconception des bâtiments, sélection variétale, lutte contre de nouveaux ravageurs, développement de l’autonomie alimentaire et réorganisation des filières.

A noter : l’intervention de Nathalie BREDA. La co-directrice du programme INRA, « adaptation de l’agriculture et de la forêt au changement climatique » a ouvert le champ des possibles. En présentant des scénarii de changements, leurs conséquences et les perspectives d’adaptation à long terme.

 

Le spécialiste de la résilience sera sur la scène du théâtre d’Auxerre ce soir pour une rencontre animée par la rédactrice en chef de « Sciences Humaines », Héloïse LHERETE…

AUXERRE : Comment retrouver le chemin d’une vie heureuse après un traumatisme ? Peut-on reprendre un développement harmonieux après un accident, un deuil, une blessure, une expérience de la violence, de l’abandon, de la maltraitance, de la rupture, de l’horreur ?

A ces questions, le neuropsychiatre Boris CYRULNIK, lui-même rescapé du nazisme, répond par un constat : malgré les blessures de la vie, certains s’en tirent, travaillent, aiment, créent, fondent une famille, développent de l’ambition, des projets, des inventions,  parfois des œuvres… Ce processus de réparation de soi porte un nom : la résilience.

Dans son nouveau livre, « La nuit j’écrirai des soleils » (Odile Jacob), Boris CYRULNIK s’intéresse plus particulièrement aux écrivains qui ont su « écrire des soleils » malgré des enfances fracassées. Il montre que le récit est un puissant opérateur de résilience. La mise en récit reconfigure le fonctionnement cérébral. Elle a le pouvoir faire surgir deux éléments essentiels : du sens et du soutien. Du sens, car le récit permet d’organiser son histoire et de modifier la manière dont on perçoit les événements. Du soutien, car partager son récit avec d’autres, du moment qu’ils sont en capacité de l’entendre et le comprendre, a un effet sécurisant.

Reconnu mondialement comme l'un des spécialistes de la résilience, le conférencier s'est fait connaître du grand public avec la publication de nombreux ouvrages comme « Un merveilleux malheur » (1999), « Les vilains petits canards »  (2001), « Sauve-toi la vie t’appelle » (2012), « Psychothérapie de Dieu » (2017).  Il a aussi préfacé « Les Troubles de l’enfant », coordonné par Héloïse LHERETE et Jean-François MARMION (éd. Sciences Humaines).

Grande Salle. Entrée Libre, ouverture des portes à 17 h 30…

Le délégué interministériel en charge du développement de l’apprentissage n’en est toujours pas revenu ! En s’immergeant dans la pénombre feutrée de l’espace virtuel du CIFA de l’Yonne, le fameux concept « Clic Store » que pléthore d’établissements de l’Hexagone nous envient, Patrick TOULMET a pu apprécier à sa juste valeur les bienfaits d’un enseignement conforté par la présence de la technologie numérique. Une approche pédagogique qui va bien au-delà de la réalité virtuelle et qui offre aux jeunes élèves une bonne dose de repères ô combien pratiques afin de mieux s’immiscer dans la réalité quotidienne de l’univers commercial et de la vente…

AUXERRE : Depuis qu’il a endossé la parure de délégué interministériel en charge du développement de l’apprentissage en septembre dernier, l’ambassadeur de l’accessibilité auprès de la RATP et de la SNCF n’en finit pas de sillonner la France. Il est en quête d’univers pédagogiques performants. 

Sa visite, programmée de longue date au centre de formation d’Auxerre, le CIFA, devrait lui laisser une trace indélébile dans la mémoire. Et pour longtemps !

Qu’elle ne fut pas sa surprise, en effet, de pouvoir tester séance tenante les vertus spécifiques de l’espace virtuel et futuriste opérationnel dans l’établissement icaunais. Le fameux « Clic Store ».

Ce concept de magasin technologique au bien-fondé éducatif n’est autre que la résultante de l’imaginaire exacerbé du directeur de cette vénérable maison dédiée à l’apprentissage : Marcel FONTBONNE.

Pourtant, l’ancien prothésiste dentaire qu’était dans sa vie antérieure Patrick TOULMET, connaît les subtilités techniques. Celles qui peuvent être usitées dans l’enseignement ou dans l’exercice d’un métier. Mais, là, accueilli dans cet espace d’exception où était projetée sur les murs une vision élyséenne saisissante, il ne pouvait manquer de se montrer stupéfait par tant de prouesses modernistes et fonctionnelles. Au service des jeunes apprenants et de leurs enseignants qui ont acquis depuis le lancement de ce support la maîtrise du lieu.

Une démonstration des plus convaincantes…

Aux côtés d’un aéropage de personnalités institutionnelles et politiques (les deux sénatrices de l’Yonne,  Dominique VERIEN et Noëlle RAUSCENT, la députée Michèle CROUZET ou le préfet Patrice LATRON), le délégué interministériel a pu observer attentivement un jeu de rôle démonstratif interprété par trois jeunes apprentis.

L’image de l’Elysée s’estompa sur les murs, laissant la place à un univers visuel plus conforme à l’endroit. L’intérieur d’une boutique qui commercialise des chaussures. Une petite scénette fut alors rondement improvisée entre le corps enseignant et certains des élèves, illustrant ainsi les subtiles opportunités offertes par ce magasin virtuel du XXIème siècle.

Conquis, l’ancien président de la Chambre de Métiers de Seine-Saint-Denis, lui-même président d’un CFA qui accueille une vingtaine de métiers, ne peut cacher son enthousiasme devant un tel résultat.

« Votre maison est très belle, voire exceptionnelle, lâcha-t-il tout de go, il faudrait que les Parisiens qui éprouvent des difficultés à faire bouger les choses découvrent votre établissement : cela pourrait leur donner des leçons ! ».

Du petit lait pour le président du site, Michel TONNELLIER et son directeur, Marcel FONTBONNE, qui eux non plus ne sont pas prêts d’oublier cette version interministérielle d’un « retour vers le futur » réussi, version éveillée !

Le président du Sénat Gérard LARCHER revient dans l’Yonne ce lundi 24 juin. Trois mois après sa dernière visite. Donnant une suite favorable à l’invitation lancée conjointement par la sénatrice Dominique VERIEN et le député Guillaume LARRIVE. C’est le couple Evelyne et Didier CHAPUIS qui accueillera la délégation sénatoriale dans l’une de ses unités de production du groupe des FESTINS de Bourgogne. Une excellente opportunité pour l’un des chefs de file des Républicains de découvrir l’un des fleurons de l’artisanat de l’Yonne et de pouvoir s’entretenir avec des acteurs de l’économie…

APPOIGNY : Mais qu’est-ce qui justifie la venue du troisième personnage de l’Etat, à savoir le président du Sénat Gérard LARCHER, dans les locaux de l’entreprise FESTINS de Bourgogne ?

A la question, brut de décoffrage, posée à son dirigeant, l’artisan entrepreneur Didier CHAPUIS de répondre avec ce zeste d’humour qui le caractérise si bien : « C’est simple : c’est la courte distance de quatre kilomètres qui sépare notre unité de production de l’axe autoroutier ! ».

Celles et ceux qui connaissent ce puriste de l’art de vivre à la française et se délectent volontiers de ces savoureux canapés lors des mondanités qui ponctuent les rendez-vous liés à l’actualité institutionnelle et économique de notre département le savent très bien.

FESTINS est devenue en l’espace d’un peu plus de deux décennies une entreprise modèle et référente en la matière. Celle du traiteur et de la réception goûteuse !

Sur le site de la maison mère, à Chemilly-sur-Yonne, dans lequel en 2015, alors ministre du Travail, ce même Gérard LARCHER avait déjà découvert les multiples facettes culinaires de ce faiseur de recettes succulentes. Aujourd’hui encore, elles font florès. Parmi les collectivités et les entreprises qui ont recours à ses services. Mais, également, auprès du commun des mortels, qui est soucieux de magnifier une cérémonie nuptiale ou un anniversaire.

Sur le site d’Appoigny où se rendra ce lundi 24 juin l’une des figures emblématiques des Républicains. C’est là, aux côtés d’Evelyne et Didier CHAPUIS, ainsi que de leur fils, Mathieu, directeur commercial et instigateur de la nouvelle marque de produits prêts à consommer, « TOCTOQUE », que le troisième personnage de l’Etat se plongera dans les arcanes de cette belle aventure humaine et professionnelle. Soit dit en passant : une réussite.

Répondant de manière positive à l’invitation de la sénatrice de l’Yonne, Dominique VERIEN, et du député de la première circonscription icaunaise, Guillaume LARRIVE, le président du Sénat a donc biffé sur son agenda que l’on sait très garni ce rendez-vous qu’il donne aux milieux économiques de l’Yonne.

Un programme tiré au cordeau en trois points…

C’est le deuxième déplacement que Gérard LARCHER réalise ce semestre dans la partie la plus septentrionale de la Bourgogne. Il avait honoré de sa présence, le 23 mars dernier, l’assemblée générale de l’AMF, l’Association des maires de l’Yonne, présidée par Mahfoud AOMAR.

Concrètement, cette visite sera ponctuée de trois temps forts selon les détails fournis par le communiqué de presse, tombé en début de l’après-midi.

La visite de l’entreprise FESTINS de Bourgogne (plus exactement de sa filiale, « Au Plaisir des Mets » qui prépare les plateaux repas servis à bord des lignes ferroviaires du Thalys et de l’Eurostar) débutera ce déplacement.

Puis, au même endroit, sera proposé un échange de plus d’une heure avec les forces vives de la sphère économique départementale. D’ores et déjà, une centaine d’entrepreneurs y sont attendus.

Enfin, l’après-midi se déroulera au Centre culturel de Saint-Georges-sur-Baulche. Là, Gérard LARCHER s’entretiendra avec les édiles et élus de l’Yonne. Un échange, certes moins économique mais que l’on imagine aisément plus constructif au plan institutionnel. Voire politique…

 

 

Trop, c’est trop ! La récente mésaventure vécue par les professionnels de l’élevage ovin sur la localité d’Arthonnay le 09 juin dernier est l’ultime goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Celui d’une saine cohabitation et d’un équilibre nécessaire entre les espèces animales, l’homme et le fruit de sa production professionnelle. Le prédateur si redouté des éleveurs fera donc l’objet d’une surveillance étroite via la mise en place d’une cellule de veille établie dans le cadre du Plan national d’actions sur le loup…

AUXERRE : Les représentants de la famille des « canis lupus » devraient être très inspirés s’ils passaient leur chemin avant de s’aventurer trop loin sur les terres de l’Yonne. Car, dorénavant, ils font partie d’un plan de surveillance drastique qui analysera le moindre de leurs faits et gestes.

La cellule d’observation sera officiellement installée par le préfet Patrice LATRON ce jeudi 20 juin. Son mode opératoire et sa raison d’être feront l’objet d’une explication de texte détaillée devant la presse.

Réponse appropriée aux nombreuses exactions commises depuis plusieurs mois dans le nord et l’est de l’Yonne, cet outil est l’une des préconisations mises en exergue par le PNA 2018/2023, le Plan national d’actions sur le loup et les activités d’élevage.

Le préjudice et les traumatismes subis, à la suite de ces attaques intempestives sur les malheureux agneaux, par les éleveurs ne sont plus supportables. Déjà, il y a de cela quelques mois en arrière, le représentant de l’Etat avait été alerté sur ce fléau tout droit sorti de l’époque moyenâgeuse. Lorsque le loup hantait par sa présence les bois et les campagnes…

Une cellule opérationnelle dès le 20 juin…

Composée de représentants de service de l’Etat, des collectivités, des professions agricoles et forestières, des associations de protection de la nature, mais aussi de l’association départementale des lieutenants de louveterie et de la fédération départementale des chasseurs, cette cellule devra s’honorer de différentes missions.

Outre le suivi du carnivore lors de ses déplacements sur notre territoire, l’organisme devra évaluer les mesures de protection à mettre en œuvre pour protéger les ovins. En cas de situation délicate à gérer : la cellule de veille adoptera un protocole d’action réactif à appliquer selon le cas de figure local.  Enfin, charge à elle, également, de diffuser une information transparente et objective auprès du public. Sachant que le loup possède aussi ses ardents défenseurs comme chacun le sait.

 

 

 

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