Alors que le Congrès national de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) ne devrait livrer son verdict définitif sur la conduite à tenir à propos de la présidentielle 2022 qu’à la date du 27 novembre, l’antenne de l’Yonne de la formation du centre droit vient de faire connaître sa position. En révélant le nom de son candidat pour la course à l’Elysée. Sans surprise, il s’agit de la présidente de la région Ile-de-France Valérie PECRESSE…

 

AUXERRE : On appelle cela l’art de l’anticipation ! Un choix qui s’affirme bien avant de connaître les directives du national. Sans surprise aucune, certes, quant au résultat. Mais qui marque, il est vrai, la volonté bien ancrée de ses auteurs de consolider leur décision.

En résumé, pas la peine d’attendre l’issue des travaux du Congrès national du mouvement centriste (il aura lieu à Aubervilliers le 27 novembre prochain) pour ergoter et se livrer à d’inutiles conjectures quant à la position à adopter en matière de candidature pour la présidentielle.

L’UDI de l’Yonne prend les devants et tranche dans le vif du sujet, en annonçant par la voie d’un communiqué de presse, ses desiderata : un soutien inconditionnel à celle de ses candidats à droite qui peuvent se qualifier et peut-être l’emporter au second tour, la présidente de « Soyons Libres », la Républicaine Valérie PECRESSE. « Elle sera la présidente qui fera avancer demain l’Yonne et la France ! » explique le document adressé aux rédactions.

 

 

Une double option possible : une candidature de l’UDI ou le ralliement à un candidat des Républicains…

 

Signé par la sénatrice Dominique VERIEN, présidente de l’antenne départementale de l’UDI Yonne et du président de la section UDI Jeunes, Kevin LEGENDRE-BONIFACE, le texte précise clairement que leurs signataires apportent après réflexion (et surtout avant le Congrès national de l’UDI) leur soutien dès aujourd’hui à la présidente de la région francilienne.

« Nous voulons pour notre pays une personnalité courageuse, ambitieuse, pour mener les réformes nécessaires dont nous avons besoin… ».

Le 27 novembre, en périphérie de la capitale, les ténors de l’UDI se réuniront lors du congrès annuel afin de déterminer les choix du parti de centre droit. Une option possible entre une candidature autonome qui représenterait les couleurs de la formation (on ne peut penser qu’à l’investiture de Jean-Christophe LAGARDE, patron de l’UDI) ou à un ralliement à l’un des candidats du Congrès des Républicains qui se déroulera le 04 décembre prochain. Un choix cornélien dans la famille de droite entre Xavier BERTRAND, Michel BARNIER et Valérie PECRESSE pour ne citer que les ténors.

Dans l’Yonne, on brûle les étapes et on gagne ainsi beaucoup du temps : c’est Valérie PECRESSE qui, à ce petit jeu, sort victorieuse de cette première étape !

 

Thierry BRET

 

Trois questions posées au chansonnier qui était de passage sur la scène de Saint-Georges-sur-Baulche il y a encore quelques jours. A 80 ans, Pierre DOUGLAS qui fut aussi l’un des trublions cathodiques de « Incroyable mais vrai » du regretté Jacques MARTIN fait des envieux parmi celles et ceux qui veulent conserver la pêche !

INTERVIEW : Avez-vous une pensée quotidienne pour celui sans qui vous n’auriez peut-être jamais quitté le journalisme politique ?

Pierre DOUGLAS : J’ai débuté en 1977 et à l’époque, je remerciais Georges MARCHAIS tous les matins en me levant ! Maintenant, cela m’est passé, disons que c’est tous les mois (rires).

Mais je n’oublie pas que j’ai démarré grâce à l’imitation que j’ai faite de lui. Je l’ai rencontré un jour, peu après mes débuts et il m’a dit que cela lui faisait plaisir car ses collègues à l’Assemblée nationale le félicitaient d’avoir lui aussi « son » imitateur. Le temps a passé et quand avec Thierry LE LURON, on lui faisait dire sur scène des choses plus en rapport avec l’actualité politique, ça passait moins bien, on ne s’est plus revu !

Par contre, un qui riait bien de m’entendre l’imiter, c’était François MITTERRAND, qui n’était pas toujours très drôle dans la vie, mais savait se marrer ! Sauf la première fois, lors de son meeting de campagne à Strasbourg en 1981, où il est resté de marbre. Un sphinx ! Il s’en est excusé après, m’avouant qu’il avait besoin des voix communistes au second tour et ne pouvait rire ouvertement en public. Et c’est comme ça que j’ai fait élire le président MITTERRAND ! (rires)

 

 

Quel regard portez-vous aujourd’hui sur ce nouveau genre comique qu’est le « stand-up » et ses multiples acteurs ?

Ce n’est pas le style d’humour que l’on pratique à mon âge et je ne saurai pas écrire dessus. Ce que je trouve triste, c’est de voir que les jeunes ne se penchent plus sur l’humour politique, c’est fini ! Comme si les chansonniers étaient devenus désuets. Lorsque j’ai démarré, il y avait encore Robert ROCCA, Maurice HORGUES, Jean AMADOU, mon idole et le seul dont je puisse dire vraiment en 44 ans de métier qu’il était un ami… Aujourd’hui, nous ne sommes plus très nombreux à part Jacques MAILHOT, Michel GUIDONI et moi. C’est dommage.

Le monde politique continue-t-il à vous faire rire ?

Disons qu’il continue à me faire rire, pour ne pas passer mon temps à pleurer, comme disait BEAU MARCHAIS. En deux mots bien sûr ! (rires)

 

Propos recueillis par Dominique BERNERD

 

 

 

 

Issu du plan « 1 Jeune 1 Solution », le Contrat Initiative Emploi (CIE) offre l’opportunité à un salarié de moins de 26 ans (ou à un travailleur handicapé de moins de 30 ans) de bénéficier d’une formation aux pratiques d’une entreprise évoluant sur le secteur non marchand. Le PEC (Parcours Emploi Compétence) repose un triple volet emploi-formation-accompagnement, avec l’inclusion durable vers l’emploi des personnes les plus éloignées du travail. Trois de ces contrats ont vu le jour à Avallon la semaine dernière.

 

AVALLON : Timide, la jeune femme s’exprime devant l’assistance. Prenant sur soi pour raconter dans les moindres détails un parcours plutôt erratique, semé d’embûches, au niveau professionnel. Son jeune âge, elle n’a que 17 ans, n’explique peut-être pas tout. En choisissant de s’orienter vers des formations ou métiers dominés pour l’essentiel par la gent masculine, nécessitant une bonne condition physique, ses tentatives de s’insérer dans le monde professionnel se sont soldées par des échecs répétitifs.

Cuisante réalité de l’existence pour cette jeune femme. Pourtant, Marie POUPEE n’a jamais perdu espoir. C’est en discutant avec une conseillère de la Mission Locale d’Avallon, à laquelle elle avait remis son cursus, que la lumière s’est faite au grand jour dans sa vie.

Cette dernière lui propose un emploi en maçonnerie du fait de son sérieux, son engagement et sa motivation observé tout au long du parcours. La jeune fille est en effet l’une des signataires de ce fameux Contrat Initiative Emploi (CIE). Son employeur témoigne. Faisant part de ses difficultés à recruter pour son entreprise, et plus globalement dans le secteur du bâtiment. Un segment de l’économie dont les carnets de commandes regorgent cependant. Mais, où la main d’œuvre peine à se manifester.

 

Accompagner, former, acquérir : un triptyque efficace…

 

Nonobstant, le dirigeant de la société PRESTIGE Construction (une entité spécialisée dans la construction et la rénovation dont le siège est situé à Montillot) M. FERREIRA exprime sa volonté à accueillir des jeunes gens très motivés par le travail, de les former, de les accompagner et de leur permettre d’acquérir les compétences requises en vue de s’insérer dans le monde professionnel.

Un témoignage qui fait chaud au cœur. Il prouve sans ambages du bien-fondé de ce dispositif qui a été au centre des intérêts, une fois le petit déjeuner des employeurs terminé.

Rappelons que cette agape matinale se veut être une réunion d’échanges constructifs avec des entreprises du territoire, des organismes de formation, des structures d’insertion, la Mission Locale et Pôle Emploi. Objectif de ces retrouvailles régulières : aborder les problématiques du territoire dans l’optique de pouvoir travailler ensemble avec les services de l’Etat afin de proposer des préconisations utiles.

Assistaient à cette réunion matinale la Mission Locale, la DDETSPP, mais aussi la sous-préfète de l’arrondissement d’Avallon, Cécile RACKETTE qui suit avec pugnacité les dossiers traitant de l’emploi et de l’insertion des jeunes. On notait aussi la présence de Jamilah HABSAOUI, maire d’Avallon.

 

 

La motivation de deux jeunes filles décidées !

 

Dans un second temps, la représentante de l’Etat s’intéresse à l’association ATOME. La structure a signé un contrat PEC (Parcours Emploi Compétence) en secteur non marchand avec une jeune fille âgée de 18 ans, Célia PAULA.

But de la manœuvre : privilégier le recrutement de néophytes dans la filière de l’aide à domicile, pan de l’économie qui ne trouve pas toujours aisément des salariés auprès des plus jeunes. Logique, il existe une noria de freins à l’emploi dont le permis de conduire, les conditions de travail, l’image du métier et la rémunération.

Célia explique avant de déposer sa griffe au bas du document qu’elle a toujours été attirée par le métier de l'aide à domicile. Elle a accompagné sa grand-mère dans une maison de retraite. Un déclic personnel qui s’est mué en une formation suivie au GRETA d’Avallon.

« J’ai obtenu mon diplôme d'auxiliaire de vie en juillet 2021, ajoute-t-elle ravie.

Un sésame qui lui aura permis d'être orientée par la Mission Locale auprès de l'association ATOME. Celle-ci lui ayant proposé un contrat de travail dans le cadre du PEC.

Au travers de ces deux parcours qui ont illustré cette cérémonie de signature, ce sont les motivations des deux jeunes filles qui demeurent. Malgré les difficultés, elles ont toujours continué à persévérer en cherchant des formations puis en cherchant un emploi par l'intermédiaire de la Mission Locale de Tonnerre-Avallon, qui a fait un travail remarquable d'accompagnement et de ciblage du besoin des entreprises. Présentant les profils adéquats de jeunes gens motivés aux employeurs.

« C’est également le pari et l'engagement d'entreprises ou association qui font confiance à des jeunes pour leur offrir une opportunité de s'insérer dans la vie professionnelle à travers des contrats aidés par l'Etat dans le cadre du Plan 1 Jeune 1 Solution, devait ajouter la sous-préfète Cécile RACKETTE.

 

 

En savoir plus :

Le Contrat Initiative Emploi (CIE) est un dispositif issu du plan « 1 Jeune 1 Solution » à destination du secteur non marchand dont l’objectif est de former un salarié aux méthodes pratiques, de lui transmettre un savoir faire et  de l’aider à s’insérer professionnellement. Il concerne les jeunes de moins de 26 ans ou un jeune reconnu travailleur handicapé de moins de 30 ans.
Chaque mois une aide à l’insertion professionnelle est versée par l’État de 47 % du Smic horaire brut, soit le maximum légal.
De plus, l’entreprise est exonérée des cotisations patronales (dans la limite du Smic), de la taxe sur les salaires, de la taxe d’apprentissage, des participations dues au titre de l’effort de construction,  des indemnités de fin de contrat pour un CDD.
Le contrat de travail peut être soit un CDD d’une durée minimale de 6 mois renouvelable dans la limite de 24 mois ou un CDI pour une durée hebdomadaire d’au moins 20 heures payées au Smic.)

Le PEC repose sur le triptyque emploi-formation-accompagnement: un emploi permettant de développer des compétences transférables, un accès facilité à la formation et un accompagnement tout au long du parcours tant par l’employeur que par le service public de l’emploi, avec pour objectif l’inclusion durable dans l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail.

Dans le cadre du parcours emploi compétences, les employeurs peuvent bénéficier d’une aide mensuelle à l’insertion professionnelle versée par l’État d’un montant de 30 % du SMIC horaire brut. 
Pour ce qui est des PEC jeunes le montant de l’aide est de 60 % avec une majoration à 85 % en cas de recrutement d’un jeune issu d’un QPV (Quartier Politique de la Ville) ou d’une ZRR (Zone de Revitalisation Rurale).

Thierry BRET

 

Voilà plus de quarante ans qu’il a troqué son stylo de journaliste politique pour endosser le costume de chansonnier. Devenu au fil des années, l’un des piliers des cabarets de légende que sont le Caveau de la république, les Deux Ânes ou le Don Camilo, Pierre DOUGLAS s’est produit à Saint-Georges pour la plus grande joie de ses admirateurs. Un personnage attachant, aux multiples facettes, qui ne cache pas son bonheur de rhabiller de rires la grisaille du quotidien.

SAINT-GEORGES-SUR-BAULCHE : Quel aurait été le destin de Pierre MELON, alias Pierre DOUGLAS, s’il n’avait croisé un jour sur sa route, à la fin des années 70, ces deux personnages emblématiques qu’étaient alors Georges MARCHAIS, premier secrétaire du Parti Communiste Français et l’imitateur Thierry LE LURON, déjà au fait de sa gloire… ?

Du premier, il sut reprendre le phrasé et les intonations pour faire rire dans un premier temps ses collègues de rédaction avant que le second, conquis par son talent et son humour ne le propulse sur la scène du Don Camilo. Lui offrant l’opportunité de se lancer dans une carrière d’humoriste et amuser la France entière. Clin d’œil au temps qui passe, le tout jeune octogénaire a intitulé son dernier spectacle « Vite avant que j’oublie !». Simple figure rhétorique car le gamin de 80 balais se souvient de tout et nous fait près de deux heures durant, revisiter les évènements et les personnages qui ont émaillé sa vie. Une vie, façon puzzle, qui s’éparpille au fil des carnets scolaires et des études avortées, passant d’un premier emploi de présentateur du journal à FR3 Limoges à une activité de commercial chez Primagaz, pour finir par faire le siège du standard d’Europe1 plusieurs mois afin d’y rencontrer son directeur de l’époque et figure de la station, Jean GORINI, qui lui donnera sa chance : « je rêvais d’être Tintin, je rêvais d’être un reporter… ».

 

 

De l’humour et des bons mots comme s’il en pleuvait…

 

Au fil du spectacle s’enchaînent anecdotes et personnages, que la verve du chansonnier égratigne férocement, revisitant au passage quelques refrains connus, comme la chanson de Charles AZNAVOUR, « Je m’voyais déjà » pour évoquer l’ego et la soif de pouvoir des hommes politiques, ou cette « Complainte de l’ancien ministre » calquée sur l’air des « Neiges d’antan » emprunté à Georges BRASSENS. La plume se fait plus tendre quand sur l’écran de sa mémoire défilent les amis disparus, à l’image de ces couplets composés un dimanche de janvier 2015, en hommage à CABU et ses copains, « pour ne jamais oublier », entonnés sur la musique de « Ma môme », clin d’œil à une autre de ses idoles, Jean FERRAT. Le spectacle se fait comédie italienne. On rit, on pleure, on pleure, on rit… C’est l’heure de la revue de presse et des pépites glanées au fil des pages et de l’information : « bonne nouvelle pour les 100 000 passagers qui partent chaque jour de Montparnasse, la SNCF a annoncé que dès la fin des travaux, les grèves reprendront normalement ! ». Dernier tour de piste en terre monégasque, qui confine au grandiose avec ce reportage sur l’accouchement de la princesse Stéphanie, revu et corrigé façon Léon ZITRONE : « Je ne vois plus rien, à vous Monaco, à vous les studios ! ». Et dernière salve entourée de ses trois musiciens : « comme aurait dit MARCHAIS, à nous quatre, on fait un bon trio ! ». Comment ça ! Le spectacle est déjà terminé ? Mais c’est un « scandâââle ! ».

Dominique BERNERD

 

Le Rassemblement National a dispersé ses orateurs à travers la France afin de motiver ses électeurs. Philippe BALLARD, conseiller régional d’Ile-de-France et Alexandra MASSON, conseillère régionale de la région PACA, tous deux porte-paroles du parti, étaient accueillis à Sens par Julien ODOUL, conseiller régional et conseiller municipal de la mairie de Sens. 

 

SENS : Branle-bas de combat pour le Rassemblement National (RN) qui part à la conquête des voix avec ses nombreux ambassadeurs. Tous traversent la France pendant cinquante jours afin d’emmener les militants RN jusqu’aux urnes et d’apporter, évidemment, la victoire à Marine LE PEN.

« Aller au plus près de nos adhérents, de leur parler des propositions de notre candidate, de resituer les enjeux des élections présidentielles au-delà du battage médiatique, au-delà des sondages qui s’égrènent jour après jour… ».

Julien ODOUL rappelle la nécessité d’aborder le fond, plutôt que la forme, avec ses militants au cours d’une campagne qu’il juge « extrêmement courte », réduite par les nombreuses restrictions liées à l’épidémie de SRAS.

 

Le Rassemblement National : un parti qui a doublé ses effectifs…

 

Immigration, communautarisme, priorité aux Français, pouvoir d’achat, dans les grandes lignes, le Rassemblement National reste fidèle aux idéaux qu’il porte depuis ses débuts. Le fait est que depuis les élections présidentielles de 1995, le parti est en forte progression dans les suffrages exprimés.

Le RN flirte de plus en plus avec la victoire avec une hausse de 75 % du nombre de votants depuis 1988. Un effectif qui a quasiment doublé entre 2007 et 2017.

 

 

Depuis une dizaine d’années, même de nombreuses personnalités médiatiques et politiques ont rejoint leurs rangs. C’est le cas d’Alexandra MASSON, ancien membre de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), devenue depuis Les Républicains.

« On dit ce qu’on pense et on fait ce qu’on dit ! » se félicite Julien ODOUL qui met en exergue la constance du parti qui serait le moteur principal de son succès.

Sciemment ou pas, le Rassemblement National profite peut-être aussi de l’instabilité des autres formations en proie à de nombreux clivages internes, émoussant un peu plus la confiance des Français en l’institution politique. Même si le taux d’abstention a toujours été important depuis le début de la Vème République, battant des records en 1969 (31,15 % au second tour), en 2002 (28,4 % au premier tour) et en 2017 (25,44 % au second tour).

 

« Les sondages à six mois des échéances n’ont aucun sens… »…

 

Le « pas-encore-candidat » ne semble pas les effrayer, outre mesure. Malgré des similitudes de programme avec celui de Marine Le PEN et les annonces des instituts de sondage que Philippe BALLARD n’hésite pas à railler considérant qu’« à six mois du second tour, ça n’a aucun sens ».

L’enquête Harris Interactive du 06 octobre réalisée pour « Challenges » avait effectivement révélé que « ZEMMOUR semble en position de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle ».

« Faisant les frais de cette progression, Marine Le PEN recueille désormais entre 15 et 16 % d’intentions de vote et se trouve pour la première fois « exclue » du second tour ».

Sur une éventuelle récupération des voix des potentiels électeurs d’Eric ZEMMOUR, qu’il soit candidat ou pas, qualifié pour le second tour ou non, Alexandra MASSON montre une certaine prudence. « Les voix n’appartiennent jamais à personne : ce ne sont pas des mathématiques !».

La conseillère régionale reste tout de même persuadée que « Marine Le PEN est capable d’aller jusqu’au deuxième tour tranquillement, sereinement, avec de vraies équipes, avec un maillage territorial, avec un programme ».

En définitive, rien ne semble vraiment faire peur au Rassemblement National. Même La République en Marche (LREM) avec des députés au niveau intellectuel « inquiétant » selon Alexandra MASSON paraît manquer sérieusement de crédibilité.

 

Floriane BOIVIN

 

 

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