C’est un encouragement. Un indéfectible soutien à la valorisation d’une filière, de surcroît agricole, traduite par la prise de risques, le volontarisme et l’abnégation de son auteur. Un vrai Prix de la Dynamique porté par l’établissement mutualiste régional, depuis une quinzaine d’années déjà. Installé depuis 2016, l’éleveur Térence ROBERT, ancien de la maison, en l’est heureux bénéficiaire dans l’Yonne en 2021.

 

AVALLON : Drôle de parcours que celui-ci ! L’ex-conseiller commercial de la Banque Populaire qu’était dans ses jeunes années professionnelles le nouveau récipiendaire de cette récompense annuelle est aujourd’hui plébiscité par ses pairs pour l’expression de son savoir-faire dans le milieu agricole. Et pas grâce à n’importe quel métier ! Celui, excusez du peu, d’éleveur de bovins aux origines charolaises !

Gérant en solo une exploitation sise à Quarré-les-Tombes (la commune morvandelle gourmande où l’on peut déguster à satiété les succulentes gaufres de l’artisan Jérôme MARCHAND – Quarré de Chocolat-), Térence ROBERT s’est fait un nom dans le milieu agricole du cru de par sa typicité.

Issu des rangs des Jeunes Agriculteurs, notre homme a vécu sa reconversion professionnelle à l’âge de…35 ans alors que tant d’autres raisonnent déjà en pensant à la retraite et au farniente !

Dans une vie antérieure, le garçon, ingénieur en agriculture option économie de formation, a essuyé les plâtres de sa carrière débutante dans la filière du commercial. Deux années vécues au sein de la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté et Pays de l’Ain, cela ne s’invente pas ! Puis huit autres années à vendre des logiciels de formation au service  d’une infrastructure spécialisée de la région.

Bref : une expérience enrichissante qui le pousse à franchir le Rubicon en 2016. L’appel de la nature et de la liberté retrouvée titille son esprit conquérant. Térence se lance dans une aventure un peu folle : l’exploitation d’un élevage. Aujourd’hui, à la tête d’un cheptel de soixante bêtes, il est le plus heureux des hommes. Ne regrettant nullement son choix de carrière pour le moins insolite.

 

L’envie de candidater était la plus forte pour ce néo-agriculteur…

 

Cultivant dix hectares de céréales afin d’engraisser le troupeau et converti au bio, il vit de l'élevage de bovins allaitants. 

En sus, Térence propose la vente de viande sur place. De manière épisodique. Il a aussi conservé une certaine appétence envers la formation et a développé une activité novatrice de commercialisation de logiciels dont ses collègues sont friands.

Ce florilège d’atouts dans son jeu lui a donné envie de candidater pour ce Prix de la Dynamique agricole 2021. Un challenge national qui est fonctionnel depuis plus d’une quinzaine d’années au plan national et que la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté et des Pays de l’Ain décline sur son territoire de prédilection.  

D’ailleurs, chaque année, la remise des distinctions s’effectue dans le cadre magnifique du Palais des Congrès de Beaune. Un point géographique facile d’accès pour attirer les 400 participants qui convergent vers cette manifestation.

Cette année, du fait de la pandémie et de ses conséquences, l’établissement mutualiste a fait fi de cette cérémonie protocolaire à grande échelle. Où convivialité et échanges professionnels s’agrègent à la perfection.

La direction du développement du marché agriculture et viticulture du groupe bancaire a procédé autrement. Remettant les accessits honorifiques au plus près du terrain et sans le cérémonial habituel. Dans l’une des agences qui a accueilli le lauréat par département.

 

 

Artisanat, associations et agriculture : à quand des distinctions pour l’industrie ?

 

C’est donc au sud de l’Yonne, à Avallon, que Térence ROBERT a reçu son trophée de la Dynamique agricole en présence de Gérald PERRIER, en charge du développement de ce secteur agricole/viticole où la Banque Populaire grignote progressivement de mirifiques parts de marché depuis 25 ans, aidant à l’installation d’un tiers des néo-exploitants sur le territoire.

Un chiffre indique la part non négligeable que représente désormais ce domaine d’activité dans la stratégie du groupe financier : une trentaine de dossiers avaient été sélectionnés pour la finale régionale sur un potentiel de plus de 800 candidatures en amont.

A ce jour, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté et Pays de l’Ain recense plus de 7 000 clients professionnels, intégrant la catégorie de cette filière agricole/viticole toujours très courtisée par les réseaux bancaires. Ils sont plus de mille cent clients à être ainsi référencés pour le seul département de l’Yonne.

Après l’artisanat avec le fameux prix « Stars et Métiers », concocté avec le concours des chambres consulaires ad hoc, et le milieu associatif (Prix « Initiatives Associations »), une question se pose toutefois : à quand la création par l’organisme bancaire d’une récompense qui serait destinée au soutien du secteur industriel et à son essor ?

Réindustrialiser l’Hexagone est sur toutes les lèvres aujourd’hui (notamment à l’approche de la présidentielle), il serait peut-être de bon ton que l’une des places fortes du monde bancaire actuelle opte pour cette tangente côté distinctions honorifiques…A méditer au siège de Quetigny !

 

En savoir plus :

On notait également la présence de Jérôme METIVIER, expert conseil agriculture, Pierre GENTY, directeur de l’agence d’Avallon et d’Anthony DE OLIVEIRA, conseiller clientèle professionnels à cette remise de prix.

Le jury de ce Prix de la Dynamique était composé de représentants de la Chambre d’Agriculture, de la Banque Populaire, d’experts-comptables, de la SAFER.

 

Thierry BRET

 

Amis épicuriens et gourmets patentés, faites-vous plaisir ! S’il y a bien un jour où vous devez vous sustenter de la manière la plus agréable que ce soit, ce sera le jeudi 21 octobre. Lors du « Grand Repas », terminologie digne de François VATEL, auteur de fastueux festins à la cour de Louis XIV ! A l’initiative de la députée Michèle CROUZET et de la Toque étoilée de La Côte Saint-Jacques, Jean-Michel LORAIN, l’Yonne se met enfin au diapason du concept national, faisant petit à petit des émules culinaires…

 

JOIGNY: Le principe d’une conférence de presse tenue au beau milieu de l’après-midi sur une magnifique terrasse dominant l’Yonne en état de léthargie tranquille méritait déjà à elle seule le déplacement de journalistes à l’affût du scoop ! Surtout si l’astre diurne était de la partie et dardait de ses chauds rayons l’assistance de potentiels orateurs.

Un peu trop chaud, peut-être, au niveau de l’atmosphère pour prendre des notes, poser une kyrielle de questions fondamentales et ne pas trop surexposer ses photographies !

Pourtant, c’est bien à ce genre d’exercice, original mais très appréciable (!) que les médias du cru ont eu droit il y a quelques jours dans le saint des saints des arts de vivre et de la gastronomie icaunaise, « La Côte Saint-Jacques ».

Outre l’explication de texte, fournie avec moult détails sur la future opération, justifiant le déroulé de ce rendez-vous, les reporters eurent la divine surprise de pouvoir, à l’instar de l’assistance, joindre l’utile au très agréable en bouche, en testant à partir de mini assiettes contenant des mets ce qui sera servi à la puissance 15 000 sur de nombreuses tables de la restauration départementale d’ici peu.

 

 

Tremble lentilles vertes du Puy ! Vive la lentille de l’Yonne…

 

Qu’elle soit issue des professionnels ayant suivi les préceptes d’Escoffier mais aussi dans la restauration collective à vocation sanitaire, au service des retraités ou de nos jeunes têtes blondes de scolaires.

Car, c’est bien l’un des aspects novateurs de cette formule promotionnelle conçue autour des arts de la table et du bien manger, baptisée sobrement le « Grand Repas ». Sa déclinaison en multi-cibles de dégustateurs !  

Donc, par définition, il faut impérieusement biffer sur son agenda la date du jeudi 21 octobre pour se satisfaire d’une telle expérience. La première à être développée en terre de l’Yonne qui compte pourtant une belle brochette de chefs et autres disciples de Lucullus.

Quels plats seront donc proposés à la dégustation ce jour-là ? Une entrée, faite de lentilles vertes du terroir, cuisinées en salade et agrémentées de morceaux de dinde fumée ou marinée, nappés de sa vinaigrette de betterave. Un premier aperçu au palais et l’on est immédiatement conquis par la recette. C’est une évidence après coup : la lentille du Puy peut désormais trembler. Celle produite dans l’Yonne s’avère tendre et savoureuse.

Puis, le service impeccable de La Côte Saint-Jacques qui procède à ce cérémonial des plus appétissants aux alentours de 16h30 (!) place la seconde petite assiette contenant le plat de résistance.

De la joue de bœuf à la bourguignonne accompagnée de sa jardinière de carottes et pommes de terre. A la découpe, fourchette à la main, on apprécie déjà comme un cadeau de bienvenue la tendreté de la viande. Cela fond en bouche en exhalant toutes les succulentes saveurs de la sauce ! La voisine de droite, fieffée adepte de la gourmandise, en reprendrait bien un autre morceau !

Ce sera tout pour aujourd’hui côté dégustation !

 

 

 

La mise en valeur d’un territoire où la gastronomie puise ses ressources…

 

Mais, le menu proposé dans le cadre de cette opération de belle envergure comprendra aussi un fromage frais au coulis de cassis de Bourgogne avant de conclure par le dessert : une pomme au four et son crumble de pain d’épices et fruits secs.

L’auteur de ce menu destiné à illustrer le concept du « Grand repas » n’est autre que Jean-Michel LORAIN. Au terme de cette collation salvatrice, il apporte quelques précisions.

« L’objectif de ce « Grand Repas » est bien entendu un moment de partage autour de certaines valeurs : le bien manger en consommant local et sans gaspillage. Mais, c’est aussi l’opportunité de démontrer qu’à partir de produits locaux et selon différents budgets, on peut apprécier un bon repas. C’est possible ! ». Et au vu du résultat, on le croit volontiers !

Le chef étoilé de La Côte Saint-Jacques n’aura nullement hésité avant d’accepter la demande de la députée Michèle CROUZET, à l’initiative de cette concrétisation de la formule dans notre département, d’être le parrain de l’édition numéro un de ce concept. Un évènement qui associe tous les acteurs de la restauration quel que soit le public. Une manifestation valorisante pour toute la filière qui a pour géniteurs les chefs Emmanuel HERVE, Thierry MARX (tiens, tiens, un patronyme qui rappelle quelque chose !) et Guillaume GOMEZ.

Ces trois-là se sont entendus avec grande complicité pour étendre l’initiative au niveau hexagonal mettant en exergue le principe d’un ancrage fort grâce aux produits du terroir.

Une notion qui ne pouvait que séduire la parlementaire de l’Yonne, Michèle CROUZET, commissaire aux affaires économiques, ayant décidé d’agir dans sa propre circonscription.

« Depuis le début de mon mandat, je me suis engagée pour que l’ensemble de nos concitoyens retrouvent de la qualité dans leur assiette. Donc, cet évènement m’est apparu comme une évidence ! Une mise en valeur logique de notre territoire sur le sujet de l’alimentation. Un territoire où la gastronomie puise ses ressources avec nos escargots, notre vin, nos gougères, nos éleveurs, nos maraîchers, notre agriculture. Bref : un territoire de bons vivants ! ».

Ne serait-elle pas encline à déguster de la bonne cuisine la députée de la troisième circonscription ?!

 

 

En savoir plus :

 

Outre les restaurateurs qui proposeront la création de Jean-Michel LORAIN le 21 octobre, les scolaires, les personnes en soin et les pensionnaires des EHPAD auront la faculté de pouvoir la déguster ce jour-là.

Les chefs membres de l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne se sont associés à la déclinaison de ce projet sur le territoire.

Pour pouvoir déguster ce menu spécial, les budgets seront adaptés aux différents lieux et établissements où il sera servi.

Les jeunes pousses de la cuisine qui suivent leur alternance au CIFA de l’Yonne concocteront ce menu et le présenteront à la clientèle du restaurant d’application, le Com’des Chefs.

C’est la région Val-de-Loire qui a initié la première ce concept du « Grand Repas » en 2016.

Une quinzaine de départements opèreront de la même manière le 21 octobre en proposant un menu spécifique par territoire à leurs dégustateurs.

La cheffe Anne-Sophie PICQ est la marraine de l’édition nationale 2021.

Le programme complet de l’évènement est à retrouver sur le site Internet legrandrepas.fr ainsi que sur le compte Instagram et Facebook du concept.

Les représentants des sociétés ELITE Restauration et API Restauration participeront au nom de la restauration collective à cette campagne de valorisation.

 

Thierry BRET

 

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Elles devraient être plus de cent-cinquante personnes présentes le jour J. Des personnalités de différentes sphères intellectuelles qui ont pour dénominateur commun de posséder cette très haute distinction honorant leurs carrières et leurs sens du devoir. La Légion d’honneur. Une auréole qui ne peut laisser indifférent, dans un contexte sociétal où le civisme et la droiture se délitent…

 

JOIGNY : Voilà un anniversaire qui fera date dans le landerneau. La centième année d’existence de la Société des membres de la Légion d’honneur en France. La SMHL, un acronyme discret dans notre paysage mais au demeurant ô combien important comme valeur représentative d’une certaine idée de la France. Celle qui gagne. Celle qui est résolument optimiste. Celle qui incarne le sens du respect et du civisme. Celle des valeurs, jamais bafouées…

Inévitablement, la célébration à l’instar de l’Hexagone sera actée dans l’Yonne. La SMHL y accueille des personnalités, connues et reconnues, ayant reçu la précieuse rosette des mains d’un représentant de l’Etat. L’évènement prendra la forme d’une journée exceptionnelle, accueillie dans les salons de l’hôtel de ville de Joigny.

 

 

 

En guise de hors d’œuvre qui pourrait presque faire office de plat de résistance tant l’orateur est de qualité, une causerie du médecin explorateur, le docteur Jean-Louis ETIENNE, sommité scientifique que l’on ne présente plus.

Lors de sa prise de parole, il devrait évoquer ses multiples épopées aux pôles et évoquer l’une des problématiques actuelles se rapportant à l’avenir de l’humanité, le réchauffement climatique.

Une découverte en images du musée de la Légion d’honneur et des ordres de la chevalerie, dans le septième arrondissement de la capitale, poursuivra ce cocktail d’agréables surprises dominicales. Des retrouvailles sous le parrainage du préfet de l’Yonne Henri PREVOST, du président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD et de Nicolas SORET, maire de Joigny et troisième vice-président de la Région.  

En sus, les convives assisteront à un concert de musique patriotique. Avant que ne soit remis un chèque de soutien à une association de promotion de la jeunesse icaunaise. Le civisme et l’entraide, toujours et encore…

 

 

En savoir plus :

 

Entièrement imaginée et construite par quelques sociétaires de la section de l’Yonne et des comités d’Auxerre, Sens, Tonnerre et Puisaye-Forterre autour des valeurs promues par cette structure (solidarité, entraide et rayonnement), cette manifestation se déroulera à partir de 11H30 dans les salons de l’Hôtel de ville de Joigny.

Il existe à ce jour quatre comités de la Société des membres de la Légion d’honneur dans l’Yonne. L’antenne départementale est présidée par Baudouin DELFORGE. Le comité d’Auxerre par le docteur Serge TCHERAKIAN. Le comité de Sens par Anne-Marie AUBOIRON. Celui de Tonnerre par le Colonel Alain LAGARENNE. Quant au comité de Puisaye-Forterre, il est dirigé par l’ancien maire de CHAMPIGNELLES et président des fameux Entretiens institutionnels, Jacques GILET.

 

Thierry BRET

 

 

 

Pari réussi pour le député Guillaume LARRIVÉ. Il souhaitait faire de cette première édition des « Rendez-vous pour la France » un moment d’échanges et de dialogues républicains éloigné des querelles partisanes et politiciennes. Avec à la clé, des interventions de belle facture de la part d’invités qui ne l’étaient pas moins. Au premier rang desquels l’ancien premier ministre socialiste Manuel VALLS ainsi que l’ancien ministre des Affaires étrangères et Commissaire européen, Michel BARNIER.

AUXERRE : Appelant à une « réconciliation nationale de la France avec elle-même » face aux dérives populistes de tous bords, le député de la première circonscription a ouvert les débats en présentant cette journée comme un « instant de délibération démocratique, un endroit où l’on se pose, où l’on s’écoute, où l’on puisse faire émarger des points d’accord sans masquer nos différences…».

Il est un fait que, porté par une radicalité des mots et des postures, le débat public s’appauvrit en France chaque jour davantage. Un constat que les intervenants présents ce samedi, sous les voûtes de l’Abbaye Saint-Germain, ont souhaité mettre à mal, portant la parole et le verbe au plus haut, autour de deux tables rondes sur les thèmes de : « Sauvegarder la paix civile » et « Bâtir la puissance ».

 

 

Un dialogue constructif entre républicains des deux rives…

 

Aux dires mêmes des intéressés, leurs rapports dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale furent un tantinet « rugueux ». L’un était alors premier ministre de François HOLLANDE, le second, jeune député icaunais, proche de l‘ancien président Nicolas SARKOZY. Après trois années passées outre Pyrénées et échoué à conquérir la mairie de Barcelone, Manuel VALLS souhaite aujourd’hui revenir dans le débat public national, ne cachant pas ses craintes vis-à-vis de cette « crise puissante, morale ou d’identité qui aujourd’hui ébranle notre pays… ».

Face aux peurs véhiculées par les thèses populistes, l’ancien premier ministre prône le dialogue permanent, ce « dialogue entre républicains des deux rives », selon la belle formule attribuée à Jean-Pierre CHEVENEMENT. Un débat qu’il juge indispensable sur des sujets d’importance comme l’intégration et l’assimilation : « si nous n’évoluons pas sur ce sujet, nous serons confrontés à tous ceux qui proposent un autre discours radical, source de confrontations… ».

Appelant à refuser tout amalgame entre islam, musulmans, islamistes et terroristes et toute idée de dérive décliniste : « je ne crois pas que l’assimilation soit la négation de ce que nous sommes, c’est au contraire l’idée de faire France ensemble. Je suis convaincu que notre force, c’est la République… ».

 

 

L’éducation socle prioritaire pour gagner la bataille sur l’obscurantisme…

 

Gouverner en définissant par la parole des objectifs est une chose, mais que ces paroles se traduisent par des faits en est une autre. Pour le conseiller d’Etat Patrick STEFANINI, tout décalage trop important entre la parole politique et la réalité de ce qui fait le quotidien des Français est un « germe puissant de désintégration de la société et donc d’atteinte à la paix civile ». Epinglant au passage la part de budget allouée au régalien, c’est-à-dire les moyens affectés aujourd’hui à la police, la justice, la gendarmerie, « pratiquement deux fois inférieurs en pourcentage, à ce qu’ils étaient au lendemain de la guerre d’Algérie… ». Avec pour corollaire, une inquiétude grandissante des citoyens, face à la « réalité des périls intérieurs et à la montée du terrorisme ». L’immigration était au cœur des débats et Patrick STEFANINI appelle là aussi, à changer de paradigme, avec un contrôle renforcé aux frontières extérieures de l’Europe tout en se donnant les moyens d’une véritable politique d’intégration. Citant pour exemple l’Allemagne qui impose aux ressortissants étrangers arrivés sur son sol, 600 heures d’apprentissage de la langue contre une centaine en France. Si aux yeux de l’actuel directeur de campagne de la présidente d’Ile-de-France Valérie PÉCRESSE, la paix civile se gagne au travers d’un Etat assurant son rôle de gardien de l’ordre public et des libertés civiles, elle se joue en premier lieu à l’école : « il faut que nous reconstruisions ensemble une nation éducative sinon, nous ne gagnerons pas la bataille… ».

 

 

Une paix civile décidément bien fragile…

 

Essayiste et auteur notamment du rapport « Un islam français est possible », Hakim EL KAROUI a conclu les travaux de la matinée, en donnant quelques éléments chiffrés sur la réalité de la population musulmane en France, à la fois plus jeune que la moyenne de la population nationale mais se caractérisant aussi par une très forte concentration géographique : « soit près de 10 % de la population totale sur  environ 1 % du territoire ».

Une concentration apte à tous les phantasmes, conséquence selon l’essayiste, d’une « métropolisation » de l’économie. Lui aussi appelle à tenir à distance la radicalité : « il ne faut pas tomber dans le piège de donner une dimension politique au débat. Il est très facile de lancer des anathèmes et dire que les choses sont simples… ». Revenant sur cette part de la jeunesse musulmane en quête d’identité, à la fois exclue de la culture de leurs parents et de la culture française : « avec le sentiment de ne pas être partie prenante de la communauté nationale… ». Source là encore, d’un risque de mise à mal de la paix civile, décidément bien fragile…

 

 

 

En savoir plus :


Face à la crise identitaire secouant le pays, Manuel VALLS souhaite aujourd’hui revenir dans le débat public national. Affirmant dans le même temps qu’il ne sera pas candidat à la course présidentielle…

Conseiller d’Etat et ancien préfet, Patrick STEFANINI fut l'un des artisans de la création en mai 2007 du nouveau ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire. Il dirige aujourd’hui la campagne de la présidente d’Ile-de-France Valérie PECRESSE en lice pour les prochaines présidentielles…

Essayiste et consultant, Hakim EL KAROUI a contribué de par ses travaux dans le cadre de l’Institut Montaigne, à éclairer le grand public sur l’islam en France…

Dans le cadre du second débat de la journée, l’ancien Ministre des Affaires étrangères et Commissaire Européen Michel BARNIER a souligné toute l’importance pour l’Europe à réaffirmer sa puissance face à l’instabilité du monde : « Il est temps que les Européens se réveillent ! Les règles multilatérales craquent de toutes parts sous le coup de boutoir des révisionnistes décomplexés et la puissance redevient une aune à laquelle on mesure la capacité d’action et de survie de nos nations et de nos civilisations… ». Rappelant que sinon et au rythme actuel, seule l’Allemagne à l’horizon 2050, siègera encore à la table du G10 : « être puissant, c’est faire face aux rivalités qui façonnent le monde, être capable de soutenir, sans disparaitre ou se vassaliser, des rapports de force qui sont souvent imposés par les autres… ». Refusant pour autant toute forme d’arrogance et de suprématie : « la France n’est pas grande quand elle est arrogante, elle n’est pas forte quand elle est solitaire… ». Un discours que le candidat aux prochaines élections présidentielles se promet de ne jamais oublier si les Français lui font confiance…

 

Dominique BERNERD

 

L’entrée de l’évènement, quatrième du nom, est gratuite. Autant dire que le public aurait bien tort de se priver de l’excellente opportunité de bien appréhender le marché de l’emploi, de la formation et de l’orientation sur ce bassin sectoriel. Surtout dans ce contexte de reprise économique où les entrepreneurs ont un besoin accru de main d’œuvre qualifiée…

 

MIGENNES : Le réamorçage de la pompe économique se manifeste un peu partout dans l’Hexagone. Après les sombres périodes d’inertie que nous avons observées. Dans une volonté de relayer le plus possible la bonne nouvelle, la Mission Locale et la Communauté de communes de l’agglomération prêchent dans leurs paroisses respectives en faveur de l’emploi ! Comment ? En s’appuyant sur l’annuel rendez-vous qui lui est dédié ! Ce fameux forum.

Ouverte à un large panel de visiteurs, l’animation va se décliner une fois de plus (c’est ce qui en fait son inévitable succès) comme un guichet unique qu’il est de bon ton de fréquenter. Une sorte de rendez-vous incontournable, revenant tel un marronnier dans l’agenda des manifestations à vivre chaque année.

 

47 % de public féminin enregistré l’année dernière…

 

Un guichet unique parce que s’est indubitablement la marque de fabrique voulue par Philippe REHEL, qui en est l’une des chevilles ouvrières en sa qualité de directeur de Mission Locale. Ici, sous le même toit (celui de la salle Jacques Brel) vont se réunir tous les acteurs clés de l’employabilité et du monde du travail. Entreprises (une vingtaine de structures qui apportent des offres à pourvoir dans la corbeille de la mariée : plus de 130 postes), des centres de formation (ils sont vingt à être présents afin d’accueillir de l’apprentissage) et des demandeurs d’emploi. On les espère mobilisés et nombreux. Une telle opportunité de réunir l’ensemble de ces composantes ne se produit pas tous les jours. Surtout avec du grain à moudre côté postes fermes et définitifs !

L’an passé, à pareille époque, entre deux vagues de confinements, le Forum avait tout de même accueilli plus de trois cents visiteurs dont 47 % de représentantes de la gent féminine. 43 % de ce public étaient âgés de moins de 26 ans.

 

Un évènementiel découpé en trois grands pôles…

 

Alors que le taux de chômage reste élevé et préoccupant, les demandeurs d’emploi restent en priorité le public type de ce rendez-vous, proposant aussi des ateliers spécifiques comme le coaching, la préparation d’un entretien d’embauche ou la conception du CV. Mais, les salariés en quête de reconversion ou les étudiants en recherche de jobs ou de renseignements précis sont les bienvenus.

Chacun devrait y trouver son compte. Profitant de l’espace conseil (orientation, coaching, mobilité…), celui spécifique au recrutement (présence des entreprises locales qui recherchent le personnel adéquat) ou celui se rapportant à la formation. Avec une projection sur les métiers et filières de demain.

Bref : les visiteurs devraient quitter ce rendez-vous avec de quoi remplir leur besace avant de prendre une décision.

 

 

En savoir plus :

Forum de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation du Migennois

Salle Jacques Brel

Avenue de l’Europe

Migennes

De 09 à 12 heures et de 13h30 à 17 h.

Entrée gratuite.

 

Thierry BRET

 

 

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