Humour quand tu nous tiens ! Subtil, le collage des affiches du candidat de « Reconquête ! » sur les supports prévus à cet effet dans les rues d’Auxerre. Le résultat peut être particulièrement inattendu, voire à la limite « sanguinaire ». Fait exprès ? Pose des affiches à la hâte sans trop regarder ce qu’il y avait auparavant ? En tout cas, pour l’EFS (Etablissement Français du Sang) qui manque cruellement de donneurs à l’heure actuelle, la proximité d’Eric ZEMMOUR près de leur slogan peut inciter les 85 000 adhérents de son parti à s’y rendre dès que possible. Un vrai acte citoyen !

 

BILLET :

 

Lundi

 

La forte mobilisation des personnels éducatifs a payé et le soir même, leur ministre de tutelle Jean-Michel BLANQUER sortait de sa hotte une liste d’annonces pour éteindre l’incendie : recrutement de 1 500 assistants, embauche de 3 300 contractuels, mise à disposition de 5 millions de masques de type FFP2… Il y a quelque chose d’infantilisant à jouer ainsi au Père Noël en réponse à la colère de la rue, alors même que toutes ces mesures auraient pu être anticipées. Guère prudent non plus pour le gouvernement, car le père Fouettard n’est jamais très loin du bonhomme à la barbe blanche !

 

 

Mardi

 

Après le retrait d’Arnaud MONTEBOURG, ils sont encore une dizaine de candidats déclarés, se réclamant des gauches ou de l’écologie, en course pour l’élection présidentielle. Une gauche éparpillée « façon puzzle », menant une guerre d’égos et d’opinions irréconciliables et offrant ainsi un boulevard électoral à leurs adversaires. Au « jeu de l’ego », personne ne gagne et le score final ne casse pas de briques !

 

 

Mercredi

 

Où l’on reparle d’Isabelle et Patrick BALKANY, alias les « Thénardier de la République », connus aussi sous le sobriquet des « Rapetout de Levallois ». En application des peines prononcées, le couple avait été placé début 2021 sous bracelet électronique dans leur propriété de Giverny. Une mesure révoquée le 17 décembre dernier suite à la centaine d’incidents apparus pendant ce temps, qui vaudrait à tout citoyen lambda de reprendre le chemin de la prison mais curieusement le couple reste libre comme l’air. Excuse invoquée par leur avocat : « de la simple désinvolture et la nécessite de courir après le chien quand celui-ci passe le portail… ». Il devrait leur conseiller de le remplacer par un poisson rouge, ce serait mieux pour leur santé à défaut d’y séjourner à nouveau un jour !

 

 

 

Jeudi

 

Ce devait être la fête à Auxerrexpo, la fête à Neuneu, la fête à l’audimat, la fête à Jean-Pierre PERNAUT… Patatras ! L’OMICRON est passé par là et les lampions éteints avant même d’avoir été allumés. Le « journal télévisé » de l’Auxerrois et son présentateur vedette n’ont finalement pas pesé lourd face au contexte sanitaire et aux recommandations gouvernementales. Dommage pour le maire d’Auxerre, Crescent MARAULT, qui rate l’occasion de présenter ses « meilleurs vieux » à ses administrés !

 

 

Vendredi

 

En son temps, le maréchal Philippe PETAIN souhaitait « faire à la France le don de sa personne pour atténuer son malheur… ». L’un de ses thuriféraires les plus acharnés, candidat à la présidence de la République, souhaiterait-il à son tour jouer les donneurs philanthropes ? C’est en tout cas le message qu’ont voulu faire entendre ses partisans en recouvrant judicieusement et partiellement les affiches d’une toute autre campagne… Mais depuis l’épisode marseillais du doigt d’honneur, l’on sait qu’Éric ZEMMOUR a le sang chaud !

 

Samedi

 

Gare de Bercy, train de 18h27 à destination d’Auxerre. Trois hommes de la cinquantaine s’installent dans le wagon, au verbe fort et au discours tonitruant, de retour de la manifestation contre le passe sanitaire s’étant déroulée l’après-midi même au Trocadéro. Les propos sont sans ambiguïté : « on les pendra tous, le « Jean PHILIPPE (sic !) à la barbe de dalmatien aussi… Moi j’suis pas pour la peine de mort mais pour la torture… Faut tous les dézinguer ces abrutis qui nous gouvernent… C’est super, on était au moins 10 000, je le sens, ça bouge, on va gagner et tous les foutre en l’air… ». Propos de haine ordinaire, un soir de janvier, propos nauséabonds, propos que l’on aimerait n’avoir jamais entendus faute d’avoir eu le courage d’y répliquer.   

 

 

Dimanche


« Jamais nul temps nous ne sommes assis. Puis çà, puis là, comme le vent varie, à son plaisir sans cesser nous charrie… ». N’est pas François VILLON qui veut mais comment ne pas évoquer le poète et sa « Ballade des pendus » en voyant de-ci de-là ces pauvres Pères Noël qui se balancent encore au gré du vent, près d’un mois après avoir assuré leurs livraisons ? Au risque de rester accrochés, prisonniers du temps qui passe et ne pouvoir être au rendez-vous le 24 décembre prochain. Rendons-leur la liberté avant qu’il ne soit trop tard !

 

Dominique BERNERD

 

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