Comment se fait-il que les bourses remontent de manière fulgurante alors que les perspectives économiques sont si mauvaises ? Les cours de la bourse n’ont en fait que très peu à voir avec la réalité économique d’aujourd’hui. Parce que pour le dire simplement, ils ne sont pas le reflet de la santé économique des  entreprises cotées. Les cours sont le reflet de ce que les investisseurs ou spéculateurs espèrent des profits futurs...

 

TRIBUNE : Et les déterminants principaux de ces espoirs de profits à venir dans le contexte de crise sanitaire sont constitués par les réactions politiques aux évolutions des virus. Ceux qui ont guidé les marchés boursiers ces derniers mois ne sont pas les résultats des entreprises ou leurs perspectives, mais bien les courbes sanitaires, les décisions de reconfinement, de déconfinement, de confinement assoupli ou l’arrivée de vaccins.

La Bourse de Paris tente de faire oublier un début d'année très compliqué, marqué par le conflit ukrainien et les craintes d'une récession avec les actions concertées des banques centrales pour contenir l'inflation. En baisse dans les premiers échanges, le CAC 40 opte pour un rebond sur les plus de 6 300 points en août 2022 et après avoir encaissé l'un des pires semestres de son histoire.

 

L'inflation : épouvantail des marchés…

 

L'inflation hante les esprits des investisseurs, tant ses répercussions sur la santé de l'économie se matérialisent statistiques après statistiques. En juin dernier, les marchés ont pris connaissance de l'inflation dans la zone euro. Elle a atteint un niveau record en juin à 8,6 % sur un an. La guerre en Ukraine et la reprise de la demande post-COVID alimentent la flambée des prix de l'énergie et de l'alimentation. Autre statistique témoignant d'une dégradation du climat économique dans cette même zone : c’est celle de la production manufacturière qui a reculé en mai, et ce pour la première fois depuis le printemps 2020.

Résultat : des valeurs qui s’effondrent tandis que les valeurs pétrolières grimpent en flèche. N’oublions pas la progression de l’or et la reprise du bitcoin… Facteur important : les ordinateurs ont gardé dans leurs mémoires le fait qu’au XXème siècle, l’inflation a toujours mené aux guerres. Dans le cas présent, c’est la guerre qui a conduit à l’inflation. C’est l’inflation encore qui risque de la maintenir et c’est l’inflation toujours qui peut entraîner d’autres guerres sur la planète.

 

Quel impact pour les investisseurs ?

 

En raison de ces incertitudes caractérisées, la fin de l’année 2022 devrait être une année marquée par plus de volatilité sur les marchés boursiers. Pour rappel, la volatilité correspond à l’ampleur des variations (à la hausse comme à la baisse) du cours d’un actif financier. Certains analystes s’attendent ainsi à des oscillations de l’ordre de 10 %. D’où l’importance de surveiller régulièrement les marchés.

Mais pas question pour autant de paniquer à la moindre baisse : en effet, une stratégie d’investissement doit toujours être appréhendée sur le long terme. Un exemple ? En 2017, la valeur des actions APPLE a chuté suite à un fractionnement d’actions de l’entreprise. Certains investisseurs ont paniqué devant cette chute et revendu leurs actions. Or, s’ils avaient attendu que l’orage passe, ils auraient profité, dans les années qui ont suivi, d’une augmentation de 400 % de la valeur desdites actions !

Qu’en est-il du CAC 40 pour 2022 ? 

 

Après avoir affiché une tendance haussière en 2021, le CAC 40 semble patiner quelque peu depuis. Même si en 2022, l’euphorie devrait ainsi être contenue, en raison notamment de l’évolution de la politique menée par les banques centrales. Durant la crise sanitaire, celles-ci ont en effet inondé les marchés de liquidités et maintenu les taux d’intérêt à un niveau très bas. Cela a dopé les cours de la bourse, notamment sur le marché des actions. Mais, la fin annoncée de ces mesures de soutien à l’économie devrait avoir un impact négatif sur l’indice de la Bourse de Paris. 

Par ailleurs, la situation géopolitique actuelle et la persistance de l’inflation alimentent une certaine volatilité sur les marchés. Et tant que l’inflation n’est pas maîtrisée, les valeurs qui composent le CAC 40 risquent de baisser. Les sociétés cotées en Bourse souffrent en effet de la hausse des matières premières. Conséquences : les banques centrales vont raréfier la monnaie, donc l’augmentation des taux sur les crédits accordés, donc moins d’investissements, etc.… c’est un risque systémique qui ressemble à la réaction en chaîne d’une « bombe atomique ». 

Dans la seconde partie de cette tribune à venir sera abordée la manière de se protéger des incertitudes boursières…

 

Jean-Paul ALLOU

 

Le réchauffement climatique a incontestablement été alimenté par les activités humaines lors du développement industriel du XXème siècle et se perpétue. Mais, l’accroissement des températures n’est plus exclusif de l’émission des gaz à effet de serre produits par l’homme…

 

BILLET : Deux phénomènes physiques indépendants y contribuent dorénavant principalement et risquent de condamner tous nos efforts de réduction dans le futur : la fonte de la banquise et des glaciers ainsi que le dégel du « permafrost ».

Dans le premier cas, la réduction des surfaces glacées et enneigées diminue la réflexion des rayons solaires et conduit à l’élévation des températures de l’atmosphère, surtout des mers et océans.

 

 

Quant au dégel des terres (le « permafrost »), jusqu’alors gelées depuis des siècles, il libère de grosses quantités de méthane. Un gaz dont les effets de serre sont bien supérieurs à celui du Co2.

En conclusions : les conséquences des activités humaines sur le phénomène deviennent vraisemblablement marginales…

 

Michel KOZEL

 

La tentative d’assassinat perpétrée sur la personne de l’écrivain britannique Salman RUSHDIE – la fatwa prise par les dirigeants de l’Iran en 1988 le condamnant à mort n’a jamais été levée depuis – rappelle que l’obscurantisme reste toujours aussi vivace et n’a pas été éradiqué de notre planète. Loin s’en faut dans un contexte géopolitique plus chaotique que jamais. Le maire de Joigny ne s’est donc pas fait prier durant l’Assomption pour réagir sur les réseaux sociaux…

 

JOIGNY : Conformément à ce qu’il avait annoncé sur la toile au cours de ce long week-end de l’Assomption, l’édile de Joigny et président de la Communauté du Jovinien Nicolas SORET a dû vérifier, dès le mardi qui a suivi, si l’ouvrage de Salman RUSHDIE trouvait bonne place parmi les rayonnages des deux bibliothèques de la ville.

Un ouvrage au nom très évocateur, « Les Versets sataniques », qui aura valu à son auteur de connaître la gloire, certes, mais surtout de vivre sous protection policière depuis trois décennies. Depuis la publication d’une fatwa, émanant des hauts dignitaires du pouvoir iranien en 1988.

Or, la récente tentative d’assassinat contre lui survenue lors d’une conférence littéraire donnée à New York ravive les plaies de celles et ceux qui croient bec et ongles aux valeurs de la liberté d’expression et luttent contre les relents nauséabonds de l’obscurantisme. Un obscurantisme qui reprend sérieusement du poil de la bête en cette année 2022 avec moult dérives totalitaires des autocraties…

 

 

L’un des fervents défenseurs de cette liberté de pensée, y compris par voie de presse, n’est autre que le vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté Nicolas SORET. Il s’est ému de ce fait divers tragique qui rappelle que l’existence ne tient qu’à un fil sur les réseaux sociaux.

« Que l’œuvre de Salman RUSHDIE circule est, à mes yeux, la plus forte des réponses à la lâche agression dont a été victime l’auteur britannique… a écrit l’élu de l’Yonne. Puis de préciser : « Seules les lois de la République sont aptes à délimiter la liberté d’expression ».

Un Nicolas SORET déterminé à encourager la liberté d’expression et qui demeure « Charlie », hier, aujourd’hui et demain…

 

Thierry BRET

 

 

Il a décidé de traverser l’Atlantique au beau milieu de l’été afin d’y poursuivre une carrière déjà bien remplie sur le volet de l’international. Exit Abou Dhabi et le Liban ! Oublier ou presque les saveurs acidulées du chablis découvertes lors de son passage de trois ans dans l’Auxerrois – il en sera désormais un ardent ambassadeur à l’instar de sa fibre footballistique pour l’AJA -, le directeur départemental de la Sécurité publique de l’Yonne Raphaël JUGE devra désormais s’habituer à vivre à l’heure américaine…

 

AUXERRE : Grandeurs et démesures de la société américaine. Profitera-t-il du court répit que lui confère la période estivale, synonyme de vacances amplement méritées, pour potasser tous les ouvrages consacrés à la real politique et aux arcanes du pouvoir lui permettant de mieux appréhender le poste qui lui tend désormais les bras aux States ?

Un poste éminemment stratégique d’attaché de sécurité intérieure à Washington que l’intéressé, déjà un brin globe-trotter dans ses vies antérieures aux multiples facettes, aura tout le loisir de découvrir d’ici quelques semaines une fois arrivé aux Etats-Unis.

Un réseau qui dépend de la direction de la Coopération internationale, placée sous l’égide du ministère de l’Intérieur, et qui se déploie à date dans une centaine d’ambassades qui couvrent 157 pays du globe.

 

 

Pas besoin de pendule pour vivre la conquête de l’Ouest…

 

Après le Moyen-Orient, région du monde dont il s’est pris d’affection – le commissaire divisionnaire de l’Yonne possède dans sa besace culturelle universaliste de sérieux rudiments de dialectes libanais dont il a la maîtrise et dont il n’aura pas fait usage lors de la cérémonie de son départ même à la demande du préfet de l’Yonne Pascal JAN pour une note d’exotisme ! -, Raphaël JUGE prend donc la tangente professionnelle en mettant cette fois-ci le cap vers l’Ouest.

A la façon d’un Tryphon TOURNESOL qui munit de son indispensable pendule pour les aficionados d’HERGE et de son célèbre reporter « Tintin », se complaît parmi ses aventures épistolaires à se diriger systématiquement avec ce précieux ustensile vers ce point cardinal où l’astre diurne se couche.

 

 

Là-bas, dans la capitale américaine, Raphaël JUGE n’aura nullement besoin de pendule pour trouver ses marques afin d’apposer sa patte de professionnel aguerri dans ses futures fonctions. Un attaché de sécurité intérieure a pour objectif d’assurer la protection des citoyens français et des intérêts de l’Etat tricolore à l’étranger. L’exécuter au cœur des arcanes de la première puissance mondiale devrait lui occasionner quelques battements de cœur accélérés supplémentaires !

En outre, le nouveau promu à l’ambassade française aura également pour tâche de lutter contre toutes les formes de criminalité internationale en renforçant la coopération opérationnelle avec le pays hôte.

 

 

La parfaite alternance entre la fonction territoriale et les missions à l’étranger…

 

Or, en la matière, les Etats-Unis n’ont rien à apprendre des autres puisque le pays du gigantisme possède à lui seul plus de 1 800 organismes différents qui agissent sur le domaine de la sécurité intérieure !

Enfin, pour être tout à fait complet sur les futures missions de l’ex-commissaire divisionnaire auxerrois, charge au futur attaché de sécurité intérieure qu’il devient de contribuer également à la sécurité des membres de la communauté française expatriée ou de passage, ainsi qu’aux intérêts de la nation à l’international.

Un poste qui sied à merveille à la ligne conductrice de Raphaël JUGE. Il est vrai que le garçon pratique depuis le début de sa carrière l’alternance entre des fonctions territoriales et des missions à l’international. Une diversité qui reflète l’une des qualités professionnelles du nouvel impétrant, sa capacité d’adaptation aux environnements des plus éclectiques.

Durant trois années vécues dans l’Yonne, le directeur départemental de la Sécurité Publique a su mettre en application les dimensions managériales, opérationnelles et stratégiques de son poste. En répondant du mieux possible avec ses équipes aux problématiques de la violence conjugale et intrafamiliale ou la lutte contre les violences urbaines.

L’accession attendue de l’AJ Auxerre parmi l’élite aura a contrario évité à Raphaël JUGE, passionné de la chose footballistique, d’exiger des renforts supplémentaires afin de pallier l’afflux de supporters extérieurs lors de futures rencontres qui ne manqueront pas de donner quelques suées à son successeur. Celui-ci devant arrivé dans l’Yonne à la fin du mois d’août. Pendant ce temps-là et loin de ces préoccupations, Raphaël JUGE vivra outre-Atlantique son nouveau rêve américain. Comme le chantèrent si bien en 1979 les membres cousus d’or de SUPERTRAMP dans « Breakfast in America »…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Vertueuse francophonie ! Sous son égide, le Lions, club service international – il possède pourtant de solides racines bien ancrées dans la culture et le pragmatisme américains ! – organise tous les deux ans des séjours de découverte linguistique finement ciselés en France dont sont bénéficiaires des jeunes gens de la planète. Au nom du sacro-saint principe du rayonnement et de la connaissance patrimoniale autour de notre pays. Vingt-six d’entre eux ont ainsi été accueillis à Auxerre par deux vitrines de ce mouvement altruiste : le Lions Phoenix et le Lions Rives de l’Yonne…

 

AUXERRE : Il suffit brièvement de zyeuter les badges qui pendent au cou des participants de cette visite concoctée dans l’antre de la culture auxerroise – l’Abbaye Saint-Germain - pour mieux appréhender l’aspect cosmopolite de la chose. Les vingt-six jeunes gens, composant ce groupe de touristes étrangers si particuliers présents dans l’Hexagone ce jour-là grâce au Lions Club, proviennent de tous les horizons aussi insolites soient-ils !

Indonésie, République dominicaine, Etats-Unis, Brésil, Costa Rica, Kosovo, Maroc, Vietnam, Kenya ou Mongolie… : l’exotisme, c’est sûr, s’est invité à notre porte en ce joli mois de juillet ensoleillé, synonyme d’accueil de la délégation d’hôtes de marque participant à l’opération CIFCE.

Tous les deux ans, le mouvement international du Lions propose à la jeunesse du monde de découvrir le rayonnement de la langue et la culture hexagonale. Une concentration didactique qui s’effectue autour d’une thématique passionnante : celle de cette année est la suivante : « préserver durablement notre patrimoine ».

 

Un petit tour de centre-ville avec un érudit du patrimoine…

 

Cet été, le District Centre-Est 103 dans lequel figurent les clubs de Bourgogne Franche-Comté s’y colle, côté accueil. Organisant au passage des immersions concrètes sur des sites en rapport avec le thème du séjour.

Après une halte à Sens, le groupe a donc pris possession de ses quartiers dans la capitale de l’Yonne dès le lendemain, débutant ainsi de la meilleure des manières leur long périple qui se conclura le 21 juillet en France.

Accompagnés de Laurent DEVELLE, dont l’érudition sur le cœur de ville d’Auxerre et ses richesses patrimoniales aura tenu en haleine ces jeunes gens maîtrisant la langue de Molière à la perfection, nos visiteurs d’un jour purent ensuite se plonger dans les secrets et mystères de l’Abbaye Saint-Germain.

 

 

Sa fabuleuse crypte aura été la source de bon nombre de questionnements de la part du groupe, scindé en deux pour mieux en découvrir les moindres recoins. Et les tombes dont certaines sont encore habitées de leurs occupants séculaires !

Pour certains – beaucoup ont été formés à la connaissance et la pratique de la langue auprès de l’Alliance Française -, ce séjour en terre « gauloise » représentait en revanche leur tout premier grand voyage à l’étranger.

 

Des échanges entre jeunes pour rendre le monde meilleur…

 

Comme devait l’expliquer le vice-président du Lions Club Auxerre Phoenix, Pierre-Nicolas JOLIOT, « l’idée de ces séjours est d’allier à la fois la culture et la jeunesse à travers la francophonie dans le but de préparer à travers l’amitié entre les peuples un monde meilleur…». Vu le contexte actuel, Pierre-Nicolas, il y a du pain sur la planche pour y parvenir !

Une francophonie, en vedette américaine du jour – cela tombait bien puisqu’on parlait de Lions Club ! – dont la présence fut renforcée par la participation de la présidente de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux de l’Auxerrois Marité CATHERIN et de plusieurs membres de son conseil d’administration. Ils ont pu ainsi deviser avec grand intérêt auprès de ces jeunes venus du monde entier.

Quant à l’adjointe à la Ville d’Auxerre Céline BAHR, dont l’une des missions se rapporte au patrimoine et à la culture, elle se montra très satisfaite de la présence de ces ambassadeurs de l’altruisme et de la solidarité sur le sol auxerrois.

 

Thierry BRET

 

 

 

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