Avec les mesures de confinement, de nombreuses structures ont mises en place le télétravail dans l’urgence. Par le biais de VPN (Virtual Private Network) : soit les réseaux privés virtuels. En option, les télétravailleurs peuvent revenir sur site pour réaliser tout ce qui n’est pas possible à distance, comme par exemple l’usage de documents papier. Parallèlement, les cybercriminels sont à l’affût de toutes les opportunités, y compris celles liées à l’actualité… Le VPN n’est pas sécurisé : ferez-vous l’amère expérience vécue par « TV5 Monde » en avril 2015 ?

TRIBUNE : L’objectif est de transformer leurs méfaits en argent sonnant et trébuchant principalement par l’intermédiaire des crypto-monnaies. Ils surfent sur le coronavirus : la peur, les craintes, les fausses informations,…

Leurs faux sites pullulent : ils sont bien sûr classés parmi les premiers sur les moteurs de recherche. Avant d’acheter des masques, du gel, des médicaments, il faut bien sûr payer d’avance.

Même si la presse spécialisée a annoncé en gros titres que les hackers ne n’attaqueraient pas aux hôpitaux durant cette période, il faut se rappeler que lorsqu’ils lancent une attaque non ciblée, ils ne savent pas qui va mordre à l’hameçon.

Hôpital ou pas, une fois le poisson ferré, tout est automatisé et le mal se déploie à vitesse grand V, aussi vite que le virus qui nous frappe. Dieu créa le monde, puis quelques jours plus tard, le protocole TCP/IP. Celui-ci est à la base de toutes les communications entre les ordinateurs, qu’ils soient les uns à côté des autres ou à l’autre bout du monde.

Chaque appareil est identifié par une adresse IP, unique sur le réseau et avec pour chacune d’entre elles 65 535 ports de communication. Chaque port est associé à un seul mode de dialogue, exemple : la réception d’e-mail.

A la création du monde, l’ouverture de port était le moyen le plus simple pour faire communiquer les appareils entre eux : je connais l’adresse IP et le port de communication, alors on parle (sans aucune sécurité). Par exemple un ordinateur et une caméra de vidéosurveillance. On voit tout de suite l’utilité de ce système dans la vie courante lorsqu’on est à l’extérieur de ses locaux.

Mais, avec un port ouvert, tout le monde vient faire ce qu’il veut. On ne sait pas qui vient, quand il vient et ce qu’il fait.

Le site https://www.insecam.org/ prouve l’absence de sécurité de cette méthode de communication en affichant publiquement des images devant rester privées. Les adresses IP sont géo-localisées. GOOGLE dépense des millions pour filmer les rues du monde entier. Les caméras montrent vos habitudes, votre extérieur, votre intérieur, les caisses de votre commerce,…

C’est cette géolocalisation qui est outrepassée en utilisant un service de VPN grand public pour regarder une émission uniquement disponible sur NETFLIX aux Etats-Unis.

Inutile de préciser toutes les conséquences d’un cambriolage, de la potentielle non prise en charge de ce sinistre par votre assurance auquel s’ajoutera l’amande jusqu’à 4 % de votre chiffre d’affaires pour non-respect du RGPD. En cas de vol de produits sensibles ou d’un montant important, les forces de l’ordre inspectent la configuration des matériels.

 

Le VPN, comble la faiblesse de l’ouverture de port…

 

C’est exact : car tous les ports sont fermés en permanence et le VPN assure une communication chiffrée (on dit chiffré et non cryptée) entre les protagonistes. Toute personne non autorisée venant écouter aux portes, assistera à la discussion en cours mais ne la comprendra pas.

Le 08 avril 2015, la chaîne de télévision « TV5 Monde » est victime d’une attaque sans précédent. Son site Internet et ses comptes sur les réseaux, sociaux diffusent de la propagande djihadiste. Son système de production d’images est inutilisable et sa diffusion est interrompue. La chaîne du groupe France Télévisions, qui émet dans 200 pays pour 50 millions de téléspectateurs, affiche un écran noir.

Lors d’un prochain épisode, nous verrons que la faiblesse d’un système, y compris très sophistiqué, se situe dans le mot de passe d’un utilisateur trop simple à deviner. Aussi bien pour vous que pour « TV5 Monde », une authentification multi-facteurs permet de complexifier énormément la tâche de l’attaquant.

Dans les faits, cela se traduit par une approbation de la connexion. Soit un utilisant par un smartphone, soit un code reçu par SMS, soit tout autres facteurs d’authentification qui complète le mot de passe (plus il y en a, plus c’est difficile de tromper le système sur l’identité réelle de l’utilisateur).

Être hacker, c’est avoir une entreprise qui est soumise à une concurrence sur le DarkWeb, avec une rentabilité à tenir, des charges à payer, …

Si le poisson est trop gros (compliqué et chronophage), ils iront s’attaquer à des proies plus faciles (c’est-à-dire vous !).

 

Les gestes barrières s’appliquent également dans votre vie numérique

 

Vous devez impérativement mettre en place l’authentification multi-facteurs, au minimum lorsque vous : 

·         Devez-vous connecter à votre entreprise : télétravail, e-mail pro, modification votre site web,…

·         utilisez des sites web dont la vie numérique a un très fort impact sur la vie réelle : sites marchands, sites professionnels, réseaux sociaux, … aussi bien à titre personnel que professionnel.

Également, je ne fréquente pas le premier site venu sur le coronavirus. Je ne télécharge pas d’applications s’y rapportant comme une application miracle qui va protéger toute ma famille, m’informer de la propagation « en temps réel », générer des formulaires de dérogation de sortie, …

En réalité, vous accueillez à bras ouverts des logiciels malveillants dans votre ordinateur et votre téléphone. J’économise de l’argent et j’évite les problèmes lorsque je pratique les recommandations de cybermalveillance.gouv.fr :

·         https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/coronavirus-covid-19-vigilance-cybersecurite

·         https://www.cybermalveillance.gouv.fr/tous-nos-contenus/actualites/recommandations-securite-informatique-teletravail

Quant aux solutions techniques possibles, à ma connaissance, il n’existe pas d’application gratuite compatible avec les différents « firewall » du marché pour utiliser l’authentification multi facteurs pour des connexions VPN.

Je vous indique une solution adaptée dans les cas suivants :

·         pour le VPN (fonctionne avec toutes les grandes marques de « firewall »)

·         pour Office 365 et certaines messageries

·         pour les ouvertures de session Windows et Mac, même si vous n’êtes pas connecté à internet

·         pour tous les sites web qui utilisent le protocole SAML version 2.0 pour effectuer leur authentification

·         avec votre propre application ou site web car elle est livrée avec des outils de développement que votre prestataire saura utiliser

Autre avantage, elle permet de regrouper toutes vos authentifications multi-facteurs avec le même outil et donc de gagner du temps.

Lien vers la fiche produit de l’éditeur : XXXX

Budget : environ XXXX E HT par utilisateur pour 3 ans

En résumé et en trois phrases :

Le VPN, comme toutes les technologies très sophistiquées, est à la merci d’un mot de passe facile à deviner. Il doit impérativement être accompagné d’au moins un autre facteur d’authentification (application sur smartphone, SMS, …) sans quoi n’importe qui peut s’introduire dans votre système informatique pour faire ce qu’il veut. Profitons de la période de confinement pour mettre en œuvre les recommandations de cybermalveillance.gouv.fr

Enfin, la question n’est pas de savoir si je vais me faire pirater mais quand est-ce que cela va arriver ! Adoptez les bonnes pratiques pour que cela soit le plus tard possible…

Nicolas CHABIN

 

L’épidémie de coronavirus frappe durement les Etats-Unis, faisant de ce poids lourd de l’économie mondiale le nouvel épicentre de la pandémie planétaire. La liste des décès s’allonge un peu plus chaque jour (une moyenne de deux mille morts au quotidien) faisant de l’Union des cinquante états la nation qui présente le pire bilan sanitaire aujourd’hui. Il n’en fallait pas davantage pour stopper nette la production industrielle. Y compris celle du secteur automobile qui a arrêté toutes ses activités. A l’image du groupe TESLA…

PARIS : Les chiffres les plus récents communiqués par le Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA) ne sont pas bons. Le nombre d’immatriculations s’est effondré de plus de 70 % en l’espace d’un mois, du fait de la propagation du coronavirus. Toutes les enseignes sont ainsi impactées par ce phénomène sanitaire sans précédent de l’ère moderne. Qu’elles soient nationales, comme étrangères.

Mais, aujourd’hui, tous les regards convergent vers les Etats-Unis d’Amérique, devenus la nouvelle zone rouge de la progression de l’épidémie dans le monde. La demande américaine en matière de consommation de véhicules s’est réduite comme peau de chagrin. Contraignant de facto la plupart des constructeurs à réduire la voilure : ils ont été obligés de laisser leurs unités de production à l’arrêt.

C’est le cas de TESLA. Le groupe a mis un terme à ses activités dans ses usines depuis le mois dernier. Notamment celle de San Francisco qui conçoit les fameuses automobiles.

Ce site emploie plus de 10 000 salariés pour une production annuelle  de plus de 415 000 unités. Conséquence directe de cette suspension d’activité : les travailleurs qualifiés de non-essentiels ont été mis en disponibilité avec des réductions de salaire.        

La baisse de la rémunération sera effective au 13 avril. Et ce jusqu’à la fin du second trimestre a fait savoir la direction générale du groupe à l’agence REUTERS (sources).

Elle sera de 10 % pour les ouvriers, de 20 % pour les postes de direction et de 30 % pour les vice-présidents. Des réductions similaires seront applicables dans les filières internationales de la marque.

 

 

Ses bons résultats et des liquidités suffisantes devraient permettre à TESLA de faire face…

 

Ce coup de frein survient au plus mauvais moment pour TESLA. Avec le lancement du modèle Y, le constructeur américain tablait sur une excellente commercialisation au cours de ces prochaines semaines. Toutefois, l’avenir du groupe n’est pas mis en danger.

L’entreprise d’Elon MUSK a réalisé de bons chiffres de livraison au premier trimestre à l’échelle américaine malgré le début de l’épidémie de coronavirus. En outre, le groupe peut faire face à une longue crise, disposant de 6,3 milliards de dollars de liquidités.  

Si tout se déroule pour le mieux au vu du contexte sanitaire, TESLA prévoit un redémarrage des activités le lundi 04 mai. Sauf modification importante.

D’ici là, le géant américain prend son mal en patience en se consolant de sa bonne tenue sur le marché français. Il s’est vendu en effet près de 6 500 exemplaires de son modèle 3 en 2019.

Plaçant ce véhicule sur le podium des meilleures ventes, juste derrière la Renault Zoe qui caracole toujours en tête et de très loin avec ses 19 000 automobiles commercialisées…

 

 

Soixante bougies sur le gâteau : cela méritait bien une petite fête virtuelle dans le contexte du moment ! Le modèle qui a permis au constructeur d’outre-Rhin de briller durant quelques saisons sur les compétitions automobiles date de 1960. Ce sont les courses d’endurance et de côtes qui auront donné la possibilité à ce véhicule au profil et caractéristiques hors normes de se distinguer…Rappel.

STUTTGART (Allemagne) : C’est une véritable page de l’histoire de la compétition automobile internationale que l’on vient de commémorer ces jours-ci outre-Rhin. Le soixantième anniversaire du fameux 718 RS 60 SPYDER, modèle unique en son genre, conçu par PORSCHE.

Seulement seize exemplaires de ce petit bolide fougueux ont été produits à ce jour ! Ce qui fait de cette sportive nerveuse une vraie légende pour les aficionados de la course automobile.

D’ailleurs, son successeur, le 718 RS 61 SPYDER, utilisé uniquement par des écuries privées, n’aura pas connu un sort plus prolifique avec treize spécimens sortis des usines de la firme allemande.

Dès sa première saison, la voiture remporte de nombreuses victoires, autant en endurance que dans des courses de côte.

Par rapport à son prédécesseur, le 718 RSK, le nouveau modèle a bénéficié de plusieurs changements, suite à de nouvelles réglementations imposées par la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Notamment l’opportunité de passer d’une cylindrée maximale de 1 500 à 1 600 cm3 pour la saison de course de 1960. Soit une puissance de 160 ch.

 

 

 

 

Des aménagements imposés par la FIA qui furent positifs !

 

En outre, et toujours en conformité avec les nouvelles directives de la FIA, le SPYDER 60 pouvait être doté d’un pare-brise plus élevé et d’un cockpit spacieux. Equipé également d’un châssis tubulaire optimisé et de suspensions arrière entièrement nouvelles à double triangulation, le véhicule disposait de davantage de maniabilité que les modèles précédents du constructeur.

Ces prouesses technologiques furent de bon aloi pour la performance de l’automobile. Non seulement, le modèle de Stuttgart fit des merveilles dès ses premières apparitions officielles (gain de la victoire pour ses équipages lors des Douze heures de Sebring le 26 mars 1960 avec les deux SPYDER 60 engagés qui terminèrent aux deux premières places), mais également pour les épreuves suivantes.

Au terme de la saison, PORSCHE et FERRARI possédaient le même nombre de points. Mais, le constructeur allemand termina vice-champion dans le championnat mondial des voitures de sport ; FERRARI réussissant à rester en tête du classement à la faveur d’une troisième place supplémentaire durant la saison.

Le 718 RS 60 SPYDER brilla également dans les championnats européens de course de côte en 1960 et 1961 en reportant les titres continentaux lors de ces deux éditions.

 

 

« Lorsqu'on se trouve face à un tigre, inutile de raisonner trop longtemps : il faut vite choisir entre le combat et la fuite… » (Lao SHE). Actuellement, le trouble environnant à notre bonne santé ponctue notre quotidien de flashs et informations tous azimuts qui, tel un coup de massue, viennent s'infiltrer à d'autres maux. Le stress, les insomnies, les fardeaux journaliers, etc… Il faut vraiment être Superman dès le lever du soleil pour aborder de manière optimale sa journée !

TRIBUNE: Et si une anodine poudre blanche, alternative spectaculaire à ces désagréments, pouvait réellement minimiser ces différentes altérations ? Et nous permettre d’obtenir un moral d'acier, une meilleure santé et renforcer nos défenses immunitaires…

Le chlorure de magnésium, à l'efficacité éprouvée par des travaux publiés depuis des décennies, se joue des pathologies graves ou d'autres maux. Tout est synchronique dans la vie.

Or, n'est-il pas le bon moment de le déployer dans la conscience collective et de le démocratiser, enfin ? Sa place est obsolète dans un petit encart d'un magazine féminin ou sur un autre papier au rang d'une dernière page. Stop !

Effectuons un retour dans le temps où cette découverte exceptionnelle sur la thérapie magnésienne fut l’œuvre du professeur Pierre DELBET. Ses recherches demandent à être portées sur le devant de la scène.

Agrégé en 1892 de la Faculté de Médecine et lauréat de plusieurs travaux, ce personnage singulier se dessine à un destin professionnel hors du commun. Professeur de clinique chirurgicale en 1908, il y investit l’hôpital Necker à Paris. Insistons sur ces formalités pour témoigner du sérieux et contrecarrer l'ambivalence naturelle qui pourrait advenir chez certains pensifs.

 

A usage externe et interne, les deux font la paire !

 

Pour être succincte mais consistante, quelques éclaircissements à l'origine de cette découverte sont nécessaires. Durant la guerre de 1914/1918, le cheval de bataille du docteur DELBET est de faire barrage aux multiples infections des lésions cutanées des soldats sans léser les tissus. Les antiseptiques toxiques à l'époque sabordaient une guérison certaine.

Comment alors renforcer la protection des tissus cellulaires ? Après l'expérimentation de différentes substances, l’une d’entre elles, la solution de chlorure de magnésium, pur et desséché, donne des résultats qualifiés d’extraordinaires. Appliquée en pansements ou lorsqu'elle est injectée dans le système circulatoire.

La manifestation d'un événement « hasardeux » développe l'approche thérapeutique du docteur DELBET sous un autre angle. Un malade dans le refus à ladite injection ne se formalisa pas : il utilisa la solution par voie buccale.

Très rapidement, le personnel constate les effets boomerang d'un bien-être évident sur leurs patients qui ont bénéficié de cet acte. Par vase communicant, le personnel l'a testé et ensuite validé.

 

 

 

Un remède de « grand-mère » ayant prouvé son efficience…

 

De plus, en 1928, une étude a cette constatation édifiante : les sols pauvres en magnésium présentent plus de risque de cancers à contrario des pays comme l'Egypte et la Tunisie qui possèdent avec abondance cet élément essentiel qui minimise très fortement ce facteur.

D'autres chercheurs, comme le docteur NEVEU, expérimentent en 1937 cet élixir sur les maladies infectieuses, humaines et animales aux résultats avérés et reconnus. Ce remède, dit de « grand-mère » préventif ou curatif, est, on ne peut plus bluffant d'efficacité.

Le relayer aussi succinctement au rang d'un vulgaire placebo alors que ses vertus thérapeutiques sont justes étonnantes représente d’un mépris sans nom. Il est possible que son coût tarifaire, trop abordable pour le commun des mortels, n’intéresse pas les laboratoires pharmaceutiques.

Pour en savoir davantage sur le sujet : demandez conseil à votre médecin traitant ou appuyer sur la touche idoine dans votre moteur de recherche !

La médecine dite généraliste a, plus que jamais, une place de choix, c'est certain, dans notre société en pleine convulsion pathologique. Mais à notre époque, est-il normal de se fourvoyer de l'efficacité d'un aparté si peu consensuel ?

Lyvia ROBERT

 

 

 

 

Le dernier James Bond a été reporté pour coronavirus : « mourir peut attendre », très prémonitoire ! De nombreuses manifestations, culturelles, économiques, religieuses sont ajournées, voire totalement supprimées. Les critères sont cependant incohérents. On décale le salon de l’Industrie mais on maintient en revanche celui du vélo… Matchs de football et autres manifestations sportives sont à la même enseigne : décalées ou maintenues. Toute la planète est concernée ! Au-delà des conséquences sociales et médicales, des morts et des malades, les répercussions économiques se font déjà ressentir au niveau des entreprises et des investissements en bourse…

TRIBUNE: Coronavirus et économie ne font pas bon ménage ! Nous sommes tous dépendants les  uns des autres. Et particulièrement de la Chine : on achète, on vend, on fabrique.

Certains pensent déjà à la relocalisation de sites de production. Le risque systémique se traduit par une propagation planétaire de la chute de nos économies.

Les frontières sont parfois bloquées. Les salariés ne peuvent plus circuler et provoquent une chute de 40 % des voyages d’affaires et de 60 % des vols touristiques – donc du manque à gagner pour les compagnies aériennes (estimé à 130 milliards de dollars).

Les dépôts de bilan ne sont pas loin : Flybe en outre-Manche. Ne parlons pas la chute du chiffre des agences de tourisme et de toutes les activités touristiques : hôtels, restaurants, sites, etc.

Aujourd’hui, 164 entreprises françaises ont déjà engagé la mise en place de chômage technique !  Donc, in fine, un risque de chômage sur la durée ! Les spécialistes de l’énergie nucléaire appellent cela « une réaction en chaîne » !  Tous les secteurs sont touchés : en février, les ventes de voitures ont baissé de 89 % !

La crise financière découle des prévisions économiques : les bourses mondiales enregistrent une chute de 12 %. Ce n’est pas le plus grave, puisque les cours étaient surévalués. Compte tenu de cours élevés, de nombreux investisseurs se sont endettés pour acquérir des titres ! Et alors ? Il faut rembourser mais il n’y a plus de monnaie puisque les cours de la bourse chutent. Le mécanisme se met en place : je vends des titres pour rembourser et accélérer, de facto, l’effondrement des bourses ! De plus, comme en 2008, les entreprises sont surendettées : le crack est en perspective…

 

Après l’homme économique, voici l’homme irrationnel…

 

Moody’s (agence de notation des entreprises), a dans son rapport de février, indiqué que la pandémie mondiale et la récession qui pourrait en résulter, ont 40 % de probabilité d’occurrence !

De plus, cette crise se produit au moment où la croissance mondiale était déjà affaiblie par les tensions commerciales récentes. Les solutions apportées par les Etats marquées par un certain empirisme montrent la nouveauté des caractéristiques de la crise : une origine virale qui provoque une pandémie… Les solutions sont peu originales du côté financier : intervention des banques centrales (abaisser les taux directeurs, injecter des capitaux…).

Les banques soutiennent des entreprises (facilités de trésorerie), les Etats reportent les échéances fiscales, soutiennent certains secteurs, et… transmettent le virus à coup de rencontres, de conférences (au sommet !) et de joyeuses agapes…

On creuse les déficits ! Soulignons pour le positif, que les encours du Livret A s’envolent depuis le début de l’année !  Rien d’innovant : après  « l’homme économique », « l’homme irrationnel » !

Le pendule des économistes oscille entre forte correction des marchés à court terme puis reprise, et effondrement total des économies et reprise très lente sur le long terme.

Avec ou sans coronavirus, pour les idéologues du «catastrophisme » (ou collapsologues), les risques d’emballement climatique, la fragilité de nos systèmes économiques et financiers constituent les éléments déclencheurs d’une inéluctable fin de notre civilisation « thermo-industrielle ».

Mais, tout espoir n’est pas perdu en France puisqu’en face de la chute vertigineuse des cours de nombreuses entreprises cotées, on note la relative bonne santé de sociétés caractéristiques. A titre d’exemples : « Pernod –Ricard » et « Rémy-Cointreau ». Existe-t-il une relation de cause à effet ?

Jean-Paul ALLOU 

 

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