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C’est une ruche bourdonnante. Ou presque ! A la seule différence près, c’est qu’ici, sous l’énorme structure de toile et de métal protectrice qui reçoit plus de mille visiteurs de plus de cinquante nationalités, on n’y parle pas de miel ni de gelée royale mais d’un tout autre nectar, le vin ! La 17ème édition des Grands Jours de Bourgogne débute son périple régional en terre de l’Yonne, sous la houlette du BIVB pour en faire un évènement professionnel, digne des plus grands salons viticoles de l’Hexagone…

 

CHABLIS : Mais, combien sont-ils à l’intérieur de ce grand chapiteau, un véritable barnum à la toile immaculée qui a poussé tel un énorme champignon hallucinogène dans un pré, aux abords de la ville ? Sans même connaître le chiffre, il suffit en s’y rendant de comptabiliser les véhicules stationnés çà et là, un peu à la hussarde sur bord de l’accotement pour se forger une première impression. C’est sûr, il doit y avoir du monde en cet après-midi de lundi pour assister à la journée inaugurale – la manifestation en comporte cinq au bout du compte – de cette dix-septième édition des Grands Jours de Bourgogne.

Trois décennies, déjà, que pareille fête existe dans le paysage viticole de Bourgogne ! Trente ans de présence et là, pour cette édition 2024, une affluence quasi record ou presque avec la présence de plus de cent-quarante domaines et vignerons, rivés à leurs stands, prêts à informer, renseigner, expliquer, discuter, échanger, faire goûter et surtout commercialiser leurs produits aux professionnels de la vente de vins en France comme à l’international, les négociants !

Verre à la main, calepin et stylo dans l’autre, les voici qui déambulent d’un pôle de présentation à l’autre afin d’obtenir le maximum de renseignements sur tel ou tel cru, produit par un domaine. On écoute, on compare, on explicite, on teste et on prend des notes ! Le tout dans une ambiance bon enfant !

 

 

 

Point de fioritures ni de salamalecs : muni de son verre – devant le succès obtenu, l’organisation a éprouvé quelques difficultés à en fournir le nombre nécessaire ! -, il suffit de se laisser guider par le flot (le flux ?) incessant qui arpente les travées. Elles sont nombreuses : et les déambulations n’en sont que plus intéressantes afin de prendre le plus d’informations possibles !

Le plaisir est évident. Simple et jovial entre le vigneron et celui qui vantera les mérites de son produit en le commercialisant aux quatre coins de la planète. Ce qui surprend, au-delà de la masse ambiante sous le chapiteau, ce sont les langues usitées autour de soi. Allemand, italien, espagnol, anglais, mais aussi mandarin !

Le BIVB (Bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne) et l’association Grands Jours de Bourgogne nous gâtent en nous faisant voyager.

« Cette année, explique l’un des viticulteurs en présentation, Alexis MADELIN, c’est le retour des importaeurs et agents asiatiques. On ne les avait pas vus depuis longtemps à cause de la crise sanitaire ! ».

 

 

Rappelons que ce rendez-vous s’organise tous les deux ans. Il a pu vivre son véritable retour à la normale avec plus de mille participants et pas loin de cent-cinquante domaines représentés ! Quel retour en flamme et celle-ci n’a rien d’olympique !

In fine, et durant toutes ces pérégrinations de Chablis en passant par Beaune et la Côte des Nuits sans omettre la Côte Chalonnaise ou le Mâconnais, ce sont les derniers millésimes des 84 appellations de Bourgogne qui seront ainsi dégustées par les professionnels de la chose viticole. Près de 6 000 vins, produits par près de mille exposants au terme de cette étrange caravane aux saveurs si subtiles. Au total, plus de 2 600 inscriptions ont été répertoriées avant même que la manifestation ne commence.

 

Thierry BRET

 

 

 


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Inégalités professionnelles et salariales, problématiques de sexisme et de violences intrafamiliales, dévalorisation à outrance par l’image, les réseaux sociaux et la publicité, cibles préférées des intégrismes religieux, autocratiques et fanatiques… : être une femme dans la société actuelle ressemble à s’y méprendre à une véritable sinécure. Pire : c’est parfois un parcours du combattant au quotidien où rien n’indique à terme qu’elles sortiront victorieuses dans ce monde où l’obscurantisme à tout crin reprend du poil de la bête…   

 

Lundi    

Ambiance des plus œcuméniques pour les obsèques de Jean-Pierre SOISSON, avec des élus diamétralement opposés sur l’échiquier politique, assis parfois côte à côte sous les voûtes de la cathédrale. Le député André VILLIERS était le premier à s’en féliciter : « une véritable communion où chacun est venu évoquer le petit bout de chemin fait avec Jean-Pierre. La preuve la plus tangible, par ces applaudissements où l’on ne reconnaissait pas ceux de droite ou ceux de gauche… ». Posant malicieusement pour le photographe entre deux amis rencontrés sur le parvis à l’issue de la cérémonie. D’un côté, Gilbert PLESSY, ancien maire de Molesmes et des Hauts-de-Forterre, classé divers droite et de l’autre, Jean HUEBRA, conseiller municipal de Courson-les-Carrières pendant un quart de siècle, aux sympathies socialistes connues de tous.

 

 

Mardi   

Déjà utilisés la veille en Italie au départ de la « Tirrano-Adriatico » par leur leader Jonas VINGEGAARD, les casques « new-look » de l’équipe néerlandaise Visma ont fait une apparition remarquée dans le paysage auxerrois, lors du contre la montre par équipes, troisième étape de cette « course du soleil » qu’est Paris-Nice. Des casques futuristes supposés limiter l’entrée d’air et assurer aux coureurs une meilleure aérodynamique qui n’ont pas manqué d’alimenter commentaires et polémiques. Ambiance « Daft Punk » pour les uns, version canari du masque de « Dark Vador » pour les autres, sans que l’on sache très bien si par-delà leur ligne esthétique faisant la joie des nostalgiques de la « Guerre des étoiles », ces nouveaux casques privilégient la performance au détriment de la sécurité des coureurs en cas de chute… Fonction première, est-il nécessaire de le rappeler, de tout casque qui se respecte !  

 

 

Mercredi

 

L’appétit du Qatar pour les joyaux nationaux semble sans limites. Déjà des millions d’euros dépensés pour l’acquisition de symboles prestigieux que ce soit dans les secteurs du luxe, du sport, de la distribution ou de l’hôtellerie, à l’image des magasins parisiens du Printemps, du Concorde Lafayette et du Royal Monceau à Paris, du Carlton à Cannes, de la maison de couture Balmain ou de la prestigieuse course hippique du Prix de l’Arc de triomphe, sans oublier le PSG, bien sûr… Après avoir déjà dépensé des fortunes pour entrer au capital des plus grandes entreprises du CAC 40, parmi lesquelles Total, Lagardère, LVMH, Véolia ou France Telecom, l’Emirat a signé récemment un nouveau plan d’investissements à l’horizon 2030, de 10 milliards d’euros dans des secteurs nationaux à haute valeur stratégique, comme le numérique, la santé, la transition énergétique ou encore, l’intelligence artificielle… Version luxe des « Restos du Cœur » pour les uns, cheval de Troie de notre économie nationale pour les autres, avec cette question en suspens : pour quelle contrepartie ?

 

 

Jeudi  

C’est demain que sera apposé officiellement lors d’une cérémonie publique au ministère de la Justice et au moyen d’une presse à main vieille de deux siècles, le sceau de la République sur le texte constitutionnel « garantissant à la femme d’avoir recours à une interruption volontaire de grossesse », après le vote historique de lundi dernier à Versailles. Une inscription dans le marbre qui n’est pas dénuée de sens quand on se souvient de l’hystérie des violences verbales exercées à l’encontre de Simone VEIL au moment du vote de sa loi éponyme en 1975. Une époque où chaque année en France, une cinquantaine de jeunes femmes payaient de leur vie et dans l’indifférence générale, le fait d’être contraintes à un avortement clandestin… 

 

 

Vendredi

 

En cette journée internationale des Droits des Femmes, comment ne pas avoir une pensée pour la militante iranienne et prix Nobel de la Paix, Narges MOHAMMADI, qui purge actuellement une peine de douze ans de prison à Téhéran, symbole de ces milliers d’opposants politiques, enfermés par décision d’une oligarchie théocratique aux relents de dictature… ? Comment passer sous silence ces millions de femmes afghanes condamnées à survivre en un pays devenu tout entier, « prison à ciel voilé »… ? Comment oublier toutes celles qui à travers le monde, paient un lourd tribut, parfois même de leur vie, le simple fait d’être une femme… ? 

 

Samedi

Après des semaines de discours misérabiliste sur le monde agricole, sa présence au beau milieu du Hall 1 dédié à l’élevage lors du récent Salon de l’agriculture paraissait presque incongrue… Le constructeur automobile britannique INEOS présentait pour l’occasion ses derniers modèles SUV Grenadier, produits en France et « conçus sur mesure », mais proposés à des prix astronomiques pouvant dépasser les 90 000 euros ! Erreur de casting ou existe-il encore des acheteurs potentiels dans la sphère agricole pour ce type d’engins… ?   

 

 

Dimanche

La polémique enfle chaque jour un peu plus… Pressentie pour chanter PIAF à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris en juillet prochain, Aya DANIOKO, plus connue sous le patronyme japonisant de NAKAMURA, est devenue la cible d’un racisme ordinaire qui ne veut pas dire son nom... Accusée par certains de prendre trop de libertés avec la langue française, voire de ne pas être assez représentative de la jeunesse tricolore, la franco-malienne native de Bamako, qui a grandi en Seine-Saint-Denis, est devenue la chanteuse francophone la plus populaire au monde avec 6 milliards d’écoutes sur les plateformes, 3,8 millions d’abonnés sur Instagram et 2,7 millions sur TikTok. Des chiffres donnant le vertige mais aussi de l’urticaire à tous ceux qui, dans un sondage Odoxa Winamax RTL, la verraient bien remplacée à 25 % par Florent PAGNY, David GUETTA à 15 % ou encore, Michel SARDOU à 12 %... Au secours ! Et dire que par la faute de tous ces tartuffes, il est désormais impossible d’émettre la moindre critique négative envers la donzelle, ne serait-ce que sur l’artificialité de ses chansons, sans être taxé de « raciste » par tous les « wokistes » en puissance !

 

Dominique BERNERD

 


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Comme d’habitude, les progrès scientifiques ont toujours permis de faire avancer la médecine, de soigner, de soulager les populations de nombreux maux. Mais lesdits progrès ont été mis également au service des destructions en tout genre, de la guerre, et des multinationales aux seules fins de réduire les coûts de production et de main d’œuvre !  Avec l’IA, allons-nous, comme le prédisent certains savants, vers une certaine fin de l’humanité ?

 

TRIBUNE : L’IA générative entraînerait la suppression de 300 millions de postes dans le monde, selon une étude de la banque Goldman Sachs. En Europe et aux États-Unis, deux tiers environ des métiers actuels sont exposés à un certain degré d’automatisation par l’IA et jusqu’à un quart de l’ensemble du marché pourrait être entièrement effectué par l’IA, selon les prévisions de la banque. La banque s’appuie sur une étude selon laquelle 60 % des travailleurs exercent des professions qui n’existaient pas en 1940. Cependant, selon d’autres études, l’évolution technologique depuis les années 1980 a remplacé plus vite les travailleurs qu’elle n’a créés d’emplois. Mais la révolution menée par « ChatGPT » augmenterait aussi le PIB de 7 % par an au cours des dix prochaines années. 18 % des emplois dans le monde pourraient être informatisés. Les effets de cette révolution de l’IA générative seraient plus marqués dans les économies avancées que dans les marchés émergents, détaille le site d’une chaîne d’information américaine. Car les professions exercées par les cols blancs (avocats et fonctionnaires) sont plus exposées aux changements apportés par l’IA que les métiers plus physiques. Il faut penser ces systèmes en examinant en profondeur le rapport « homme – robots». L’IA est évolutive à la vitesse de la lumière et la moitié des métiers que nous pratiquerons dans l’avenir, n’existent pas encore ! C’est tout le processus qui est remis en cause. Prenons garde à la fuite de nos cerveaux, phénomène prégnant en France. Notre indépendance scientifique et industrielle peut encore s’aggraver !

 

Prendre garde aux conséquences du développement de l’IA

 

A travers ses applications, nous avons vu que l’IA, représente un progrès formidable. Un progrès formidable, dans son acception première : « qui fait peur » ! Des systèmes qui permettent d’enregistrer des milliards de données en quelques secondes. Des logiciels qui définissent des stratégies et qui peuvent dépasser l’homme, prendre la main sur l’homme et détruire notre humanité ! L’homme est un animal qui sait et qui sait qu’il sait ! Rabelais nous avait déjà mis en garde : « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » et surtout, « L’homme même doué, d’un goût prononcé pour la science, ne doit en aucun cas négliger sa conscience »…

Être pour ou contre l’IA serait une aberration. Le « c’était mieux de mon temps » est bien proscrit. Il s’agit d’exposer les mises en garde venant des chercheurs, spécialistes de l’IA. Chez Presse Evasion, promis-juré, nos articles et nos tribunes viennent du cerveau des hommes qui les rédigent. Nos imperfections en est la preuve… 

 

 

L'astrophysicien britannique Stephen HAWKING qui s'exprime par l'intermédiaire d'un ordinateur en raison d'une maladie, met en garde contre le développement de l'intelligence artificielle. Dans un entretien à la BBC, le scientifique affirme que ce type de technologie pouvait évoluer rapidement et dépasser l'humanité, un scénario comparable à celui des films « Terminator ».

L’intelligence artificielle a connu des progrès fulgurants ces dernières années et se développe actuellement à une vitesse qui préoccupe les experts du secteur. Les IA génératives (Dall-E, MidJourney, ChatGPT, Bard, etc.) peuvent désormais être utilisées couramment par le grand public. Elles peuvent malheureusement être exploitées à mauvais escient. En outre, les spécialistes craignent que ces IA ne surpassent les humains au point de menacer leur existence. Dans une déclaration, qui ressemble davantage à un avertissement, des dizaines de chercheurs en IA appellent aujourd’hui à redoubler de vigilance.

 

La société est mal préparée à gérer les risques liés à l’IA

 

Geoffrey HINTON, chercheur canadien dont les travaux sur les réseaux de neurones artificiels et le Deep Learning constituent les fondements de l’IA, est le premier signataire de la liste des scientifiques inquiets. Il a récemment annoncé sa démission de Google, pour pouvoir « s’exprimer librement sur les risques de l’IA. Lors d’un entretien accordé à CBS News, il a en effet exprimé des inquiétudes par rapport à l’utilisation abusive de ces algorithmes par des acteurs malveillants, au chômage technologique et au risque existentiel de l’intelligence artificielle générale. Une IA capable d’effectuer ou d’apprendre n’importe quelle tâche cognitive propre aux humains peut s’avérer dangereuse.   « Malgré son importance, la sécurité de l’IA reste remarquablement négligée, dépassée par le rythme rapide du développement de l’IA. Actuellement, la société est mal préparée à gérer les risques liés à l’IA », « Il existe de nombreuses façons dont le développement de l’IA pourrait mal tourner ». Dans un article de préimpression, on nous informe comment la sélection naturelle peut favoriser les IA par rapport aux humains.

« Une fois que les hommes auraient développé l'intelligence artificielle, celle-ci décollerait seule, et se redéfinirait de plus en plus vite ». Pour nos amis de la « perfide Albion », Internet était devenu un centre de commandement pour criminels et terroristes. On l’a vu lors des conflits Russo-Ukrainien et Israélo-Palestinien. Dans ses applications militaires et industrielles, dans le domaine des services, l’IA devient une arme qui discrédite les états en retard dans ces recherches ! Les dirigeants de la planète ne semblent pas évaluer les risques liés à l’IA. Plus préoccupés par les avantages concurrentiels, la supériorité militaire, la diminution des coûts de mains d’œuvre et la progression des indices boursiers, les hommes politiques vivent sur le passé et ses anciens modèles : croissance-endettement-PIB… On peut sûrement soumettre à l’IA une stratégie de développement compatible avec la dignité humaine, des systèmes qui intègrent l’humanisme et le partage…

 

Jean-Paul ALLOU

 


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Le pape François est fortement décrié. Tant au sein de l’Eglise qu’à l’extérieur. Il ne souhaite plus gouverner mais ordonner. Ainsi, il restreint l’action des évêques : de nombreuses initiatives doivent être soumises à Rome, seul décisionnaire dans des cas devenus très fréquents. Ces prises de positions concernant la pollution et l’immigration interpellent de plus en plus le monde, qu’il soit chrétien ou non…

 

TRIBUNE : Le pape François resserre l'étau autour des traditionalistes. Lors d'une audience accordée récemment au cardinal anglais Arthur ROCHE, préfet du dicastère pour le culte divin et la discipline des sacrements, le pape a formellement validé un rescrit, sorte de décret juridique, retirant quasiment tout pouvoir de gestion du dossier traditionaliste aux évêques locaux, au profit du seul Vatican. Rome devient ainsi le décideur ultime sur deux points précis. Le premier est l'autorisation éventuellement accordée à de jeunes prêtres ordonnés après le 16 juillet 2021 de célébrer la messe selon l'ancien missel de 1962, en vigueur avant le concile Vatican II, surnommée « messe en latin ». Le second est la possibilité d'utiliser une église paroissiale ou d'ériger une paroisse personnelle pour la célébration eucharistique selon l'ancien rituel. Sur ces deux points, l'évêque local ne pourra plus rien décider sans le feu vert romain.

 

Du rififi dans les paroisses…

 

C'est Benoît XVI qui avait permis en 2007 que la célébration de la messe selon l'ancien rituel catholique soit possible au titre d'un rite « extraordinaire » et dans un souci de « réconciliation ». Mais le succès pastoral obtenu depuis par ces communautés traditionalistes, aux États-Unis et en France notamment (affluence, forte présence de jeunes et de familles, vocations sacerdotales et religieuses nombreuses), a conduit François à abroger juridiquement le 16 juillet 2021, cette libéralité pour éviter, disait-on à Rome, la constitution d'une Église catholique « parallèle », considérée très critique sur la réforme liturgique du concile Vatican II.

Cette disposition est également contraire à l’autorisation de Saint Jean-Paul II : autoriser la messe en latin à condition d’être soumis à l’autorité de Rome et sous le contrôle de l’Évêque local. Ainsi, en juillet dernier, quinze jours avant la date, les ordinations prévues à Toulon furent annulées par Rome. L’évêque local s’est vu flanqué d’un évêque coadjuteur, son futur remplaçant d’ici à quatre ans maximum. Ledit évêque est bien connu en Côte d’Or : Monseigneur François TOUVET fut en effet prêtre à Is-sur-Tille et Selongey. Il est reproché à Monseigneur REY d’être trop laxiste en matière du rite imposé par Vatican II ! Aux Etats Unis, de nombreux évêques contestent le bien-fondé de la décision papale !

 

Une fin de règne complexe pour François, sourd aux critiques et solitaire !

 

Gouverner l'Église catholique n'est pas une sinécure, mais diriger le Vatican est encore plus périlleux. Malgré ses talents de fin politique et son fort caractère, François, 85 ans, se heurte comme jamais, en cette onzième année de pontificat, à une série d'adversités. Il y a évidemment, avec François, des antagonismes puissants, liés à sa forte personnalité réputée « clivante ». Son caractère tranchant, son style autoritaire sont le lot quotidien d'un Vatican où l'on entend ces qualificatifs. Il y a aussi des colères papales et beaucoup se disent « terrorisés ».

A Rome, une campagne d’affichage sauvage accuse le pape François d’hypocrisie. Jusqu’ici en grande partie souterrain, le mécontentement contre le pape François d’une partie des courants conservateurs de l’Eglise catholique prend la tournure d’une fronde publique. En 2017, les Romains ont pu découvrir, placardées sur les murs de la capitale italienne, quelque 200 affiches anonymes apostrophant durement le pontife. « Tu as placé sous tutelle des congrégations, évincé des prêtres, décapité l’Ordre de Malte et les Franciscains de l’Immaculée, ignoré les cardinaux… Mais où est ta miséricorde ? » est-il écrit, en dialecte romain. L’enquête menée par la police italienne semble s’orienter vers des cardinaux romains qui auraient financé les affiches ! L’étincelle qui mit le feu aux poudres : le pape a démissionné le Grand Maître de l’Ordre de Malte.

 

 

Des prises de position à caractère politique

 

Le pape avait indiqué qu'il se rendrait à Marseille, mais « pas en France », signifiant ainsi que son déplacement n'aurait pas valeur de visite d'État mais serait consacré à la question migratoire. Une position politique largement contestée par beaucoup : chrétiens et non chrétiens. Interférer ou donner des conseils aux états riverains de la Méditerranée ne s’inscrit pas dans les prérogatives d’un « chef » religieux !

François soulève des réflexions qui peuvent sembler éloignées de la foi catholique ou des valeurs chrétiennes. Elles portent sur l'orientation politique, et de fait économique, du chef suprême de l'Église catholique romaine. « Estne Pontifex cornu sinistrum » ou, en français, « le pape est-il de gauche ? » Est-il un conservateur de droite ou un progressiste de gauche?

Pour le Saint-Père, qui est Argentin, cette notion peut paraître anecdotique. Mais son parcours, qui est passé par le courant de la « théologie du peuple » proche de la « théologie de la libération », lui a donné une sensibilité politique qu'il n'a jamais reniée.

Cette question est d'ailleurs soulevée depuis des années. Son énoncé est simple, et la réponse l'est plus encore : le pape François est indéniablement de gauche. Ses prises de positions sociales, sur les questions migratoires ou sur sa vision géopolitique le rendent même plus proche de « LFI », que des partis de gauche plus modérés. Le pape semble plus proche de l’évangile selon « saint MELENCHON » que des lettres de saint Paul !  

Même le leader de La France Insoumise l'a admis en dévoilant en 2017 qu'il était « le seul homme politique français de gauche qui lise toutes les encycliques ! ».

Les positions politico-économiques du pape sont même publiquement affichées dans deux textes explicites : l'exhortation apostolique « Evangelii gaudium » et l'encyclique sociale « Laudato si ». Dans le premier, il expose clairement sa pensée sociale en dénonçant « une économie de l'exclusion », « la nouvelle idolâtrie de l'argent », « l'argent qui gouverne au lieu de servir », « la disparité sociale qui engendre la violence ».

« Le pape François est-il devenu le vicaire de la gauche immigrationniste et de l’islamisme conquérant ? », titrait en 2019 un article de « Valeurs Actuelles ». Plein de contradictions, un fort caractère, conservateur pour les uns, trop progressiste, pour les autres, trop à gauche, rejeté par une partie des chefs de l’Eglise et de certains chrétiens, adulés par d’autres… Bref, on reste plus dans les caractéristiques d’un responsable politique que de celles d’un guide spirituel, capable d’apporter la paix et de s’insurger contre les violences faites aux chrétiens dans le monde, et la déchristianisation de la France !

Pour l’ensemble des chrétiens aujourd’hui, le plus grand pape fut Jean-Paul II, et pour nos amis juifs, c’est Jean XXIII qui reçoit la palme…

Terminons avec un peu d’humour : « Le pape est mort, un nouveau pape est appelé à régner. « Araignée », quel drôle de nom, pourquoi pas libellule ou papillon ! ». Jacques PREVERT.

 

Jean-Paul ALLOU

 


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Chaque période de l’humanité a vu émerger des idées susceptibles d’aider, femmes et hommes, à dépasser ou à déstabiliser les systèmes sociaux, politiques et économiques, au sein desquels les individus étaient insérés.

TRIBUNE : Notre première utopie est donc d’insérer l’utopie dans le réel. Prenons par exemple des utopies dramatiques dans notre histoire. Dans « Mein Kampf », Adolf HITLER décrit l’expression paroxystique de la théorie des races. En 1925, il promet un avenir meilleur à l’Allemagne grâce à l’extermination du peuple juif. Au moment de sa publication, l’ouvrage est non seulement constitué d’un fatras de mots sans structure littéraire, mais se présente comme une utopie irréaliste… La suite nous prouvera hélas le contraire. On peut aussi, voir comment les utopies de STALINE et de MAO ont conduit à la mort de dizaines de millions d’êtres humains !

 

L’utopie sous la Révolution est de permettre d’accéder au savoir

 

Les utopies positives ont chamboulé également la vie du monde. GANDHI, qui souhaite par la non-violence, chasser les Anglais des Indes et vivre en harmonie avec les musulmans, MANDELA et son désir d’une société sud-africaine sans apartheid. Le Roi du Bhoutan, Jigme Singye WANG CHUCK déclare en 1972, qu’il préfère le BNB, le Bonheur National Brut au fameux PNB ! Une utopie qui est toujours une réalité et qui se vit positivement dans cette belle région.    N’oublions pas la France dans le cortège des utopies qui ont fait évoluer l’humanité.

D’abord le « Siècle des Lumières », avec ses courants littéraires et philosophiques qui aboutiront à la Révolution Française en 1789. L’utopie, c’est de permettre au peuple d’accéder au savoir, à la liberté, à l’égalité et au bonheur. Les hommes les plus marquants de cette période, furent Voltaire, Diderot, Montesquieu, Rousseau et d’Alembert. La Révolution portera une autre belle utopie : « La déclaration des droits de l’homme et du citoyen », adoptée aujourd’hui par les 193 états de l’ONU ! « Liberté- Egalité- Fraternité », maîtres-mots de la Révolution, demeure hélas, une bonne intention devenue souvent un enfer. Ce que les hommes font des idées contredit souvent l’utopie et la rend impossible dans le réel. L’utopie contient aussi la dystopie.

 

 

L’utopie doit conduire à la tolérance

 

Les trois utopies que nous présentent respectivement PLATON, Thomas MORE et RABELAIS ne sont viables qu’en surface. Au fond, on constate que, dans toute utopie, il y a un germe de dystopie ; une bifurcation de l’utopie en dystopie ; voire qu’il y a une dystopie au sein-même d’une utopie. Ceci pose la question du développement de ces potentialités négatives, qui sont peut-être incontournables à l’intérieur d’une utopie.

Finalement, la comparaison de ces trois auteurs permet bel et bien d’étudier la diversité de possibilités que peut adopter une cité idéale. De ce fait, les rapports qu’entretiennent ces sociétés avec les plaisirs, les richesses, et les religions, permettent de prendre un recul critique sur la montée toujours croissante du capitalisme, et des maux qu’il engendre.

Aussi, l’étude des mœurs des cités, à la fois mémoire et examen de nos propres sociétés, permet d’interroger la fonction de l’utopie. Enfin, au-delà de l’aspect parfait des trois peuples décrits par nos glorieux auteurs, nous avons vu que chaque utopie semble contenir en son sein un germe de dystopie. En réalité, la frontière entre utopie et dystopie est floue.

« Peut-être que le désir d’idéal est en fait un sentiment nostalgique d’un passé utopique, au sein d’une société idéale, que beaucoup ont connus. »  Auteur inconnu…

 

Paul GUILLON

 


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