Le directeur départemental des services de l’Education nationale Vincent AUBERT attend beaucoup de la mise en place opérationnelle de ces fameux tests indolores sur notre territoire. A l’instar de la préfecture de l’Yonne et de l’Agence régionale de Santé qui en dévoilaient les arcanes pratico-pratiques lors d’une conférence de presse…

AUXERRE : Sont-ils plus faciles à appréhender ces fameux tests salivaires au plan psychologique ? Assurément, oui ! De l’avis de toutes celles et ceux qui éprouvent encore des difficultés à devoir subir la présence de ces écouvillons à la longueur interminable dans le fond de leur appendice nasal !

Un désagrément que ne connaîtront donc pas les jeunes scolaires des classes maternelles et élémentaires de l’Hexagone.

Histoire de pure logique, en somme pour ces chères têtes blondes qui n’étaient pas sur le papier les destinataires prioritaires des tests antigéniques habituels, ressemblant davantage à un supplice exotique plutôt qu’à une solution bienveillante à la santé.

Dans l’Yonne, deux établissements sont concernés dans un premier temps par le lancement de ces tests à Auxerre et à Avallon. Ces vérifications permettront d’augmenter la capacité de contrôle de cette frange de la population moins pénalisée par les effets néfastes de la COVID-19.

A l’annonce du démarrage imminent de cette nouvelle campagne de dépistage dans le milieu scolaire, le directeur départemental des services de l’Education nationale Vincent AUBERT s’est dit très satisfait de la mise en route de ce dispositif.

Les quatre cents premiers volontaires ont d’ores et déjà identifié pour tester cette méthodologie plus accessible au plan physiologique et d’une facilité désarmante qui requiert toutefois l’impérieuse autorisation des parents.

Quant aux résultats de ces prélèvements de salive, traités par un laboratoire, ils seront révélés sous un delta temporel extrêmement rapide en vingt-quatre heures.

Second satisfecit pour Vincent AUBERT : il n’y a pas pour l’heure de dégradation à observer au niveau sanitaire dans les établissements scolaires de notre département. Une bonne nouvelle qui vient donc s’additionner à la précédente.

 

Thierry BRET

 

La crise de la COVID-19 a débuté en France il y a presque un an. Des vies ont été profondément bouleversées. Les restaurants et les bars, notamment, ont été fermés pour préserver la santé d’autrui. Ces fermetures n’ont pas été sans conséquence. Et ce, pour les étudiants. Perte de jobs, perte de logement, décrochage scolaire : comment parviennent-ils encore à subvenir à leurs besoins ?

TRIBUNE: D’après l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Études Économiques), 21,8 % des jeunes français âgés de 18 à 25 ans se sont inscrits au chômage au troisième trimestre 2020.

Au total, sur un an, le taux de chômage a progressé davantage pour les jeunes (+ 2,6 points) que pour les autres classes d’âge. Ces chiffres se lient avec la crise sanitaire actuelle. Le chômage chez les jeunes a donc un impact important et ce d’autant plus lorsqu’ils sont étudiants.

Ces derniers doivent alors jongler entre les cours des universités et leurs besoins physiologiques si nous suivons la pyramide du psychologue Abraham MASLOW. Avec la perte d’un job étudiant, les cinq besoins de cette pyramide sont remis en cause. Leur environnement devient rapidement anxiogène. 

Depuis le #étudiantsfantomes, beaucoup se sont mobilisés. Un groupe de travailleurs du numérique a décidé de créer un site Internet : Etudiantsfantomes.fr ainsi qu’une page sur les réseaux sociaux tel que Twitter et Instagram afin que les étudiants puissent témoigner anonymement ou non pour partager leurs sentiments.

Ils se confient par ailleurs : « Globalement, ce qui revient majoritairement, ce sont des incertitudes et de l'anxiété face à celles-ci. On est tous dans cette situation-là plus ou moins, mais pour les étudiants c'est encore plus lourd à supporter parce qu'il y a une pression concernant la réussite scolaire. Et ça s'ajoute à la précarité financière de certains et à l'absence de contacts humains qui sont vraiment primordiaux pour les jeunes de 20 ans aujourd'hui. »

« Sans job étudiant, je ne sais même pas si je pourrais payer le loyer du mois de mars sincèrement. » https://www.etudiantsfantomes.fr/temoignages/ted/

Autre témoignage recueilli un peu plus loin :

« Je galère à payer mon loyer et toutes les factures qui vont avec. Je maigris car je ne mange quasiment rien et ça a grandement affecté les études l’année dernière. Je  devais trouver un travail pour réussir à payer mon loyer : je donnais des cours particuliers. Cela m’a permis d’arriver limite à la somme requise par mois avec les APL mais maintenant je n’ai plus rien ». https://www.etudiantsfantomes.fr/temoignages/anonyme-25/

 

 

 

Une mobilisation nécessaire des milieux associatifs et syndicaux…

 

Les associations et les syndicats se mobilisent pour aider ces jeunes en détresse. Des distributions alimentaires sont organisées pour leur redonner un peu d’espoir.

Par ailleurs, quatorze syndicats appellent à une journée de mobilisation le 16 mars. Dans un communiqué, ils font le point sur la situation avant de revendiquer onze idées qui selon eux doivent être mises en place.

Ils déclarent : « De plus en plus d’étudiant·e·s sont obligé·e·s de se tourner vers des organismes de distribution alimentaire toujours plus surchargés ou renvoyé·e·s à une solidarité familiale ». Ils y ajoutent : « Les jeunes sont les premier·ère·s à subir les effets de la crise économique sur l’emploi. »

D’autres associations agissent pour aider les étudiants. Ô Cœur de la Rue distribue de la nourriture aux sans-abris.

Voyant que les étudiants vivaient une situation de plus en plus précaire, ils ont décidé d’avoir une seconde cible.

Anissa MEDDEB, une des deux fondatrices de l’association, se livre : « 70 % de nos bénévoles sont justement des étudiants car nous avons actuellement un partenariat avec l’EM de Strasbourg. En échangeant avec eux, ils nous ont confié qu’ils ne pouvaient pas manger à leur faim. Certains d’entre eux venaient marauder le soir en ayant avalé qu’un seul repas de la journée par difficulté financière. »

Aujourd’hui, la situation est très précaire pour certains d’entre eux. Ils essayent de survivre tant bien que mal en allant à des distributions alimentaires. Ou, en tentant de retrouver du travail. Pas si simple, en vérité…

 

Jordane DESCHAMPS

 

 

Les acteurs de l’insertion professionnelle l’intéressent. Tout autant que les managers et autres dirigeants des structures entrepreneuriales des secteurs privés et publics. A la tête de son cabinet de formation, Loïc CHEVALLARD agit en qualité de coach impliqué, s’engageant vers des voies novatrices qui lui permettent de désamorcer des situations complexes, voire inextricables. Sa méthode : provoquer le déclic au niveau des consciences.

CHEMILLY-SUR-YONNE : Les conflits qui éclatent en entreprises ne possèdent plus de secrets pour ce coach de l’Yonne. Il offre en effet l’opportunité aux managers de pouvoir renforcer la cohésion sociale et l’engagement qu’il soit individuel ou collectif dans un contexte très anxiogène.

Celui que les entrepreneurs de l’Hexagone traversent à l’heure actuelle du fait de la pandémie ne manque pas de piquant, convenons-en !

Invité à partager ses retours d’expériences et à prodiguer d’utiles conseils auprès de l’Institut des Dirigeants, un atelier pédagogique initié par la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, le responsable d’ADN Potentiel utilise des outils qu’il a su développer au fil du temps. Notamment dans les domaines complémentaires que sont les neurosciences et la psychologie humaine.

D’ailleurs, sa ligne directrice professionnelle n’est autre que cette formule dont il a fait son leitmotiv : « être un déclencheur de déclics pour managers ». Il nous livre en quelques réponses ses réflexions sur son entreprise et ses projets…

 

 

Des projets pleins la tête dont la rédaction d’un ouvrage…

 

Pourquoi avoir nommé votre entreprise, ADN Potentiel ?

A la naissance, nous avons tous une mémoire cellulaire et génétique. C’est-à-dire un potentiel. Nous pouvons l’activer, le faire évoluer dans le temps comme notre ADN, à l’aide de facteurs internes (notre vécu) et externes. Soit l’environnement dont les managers que nous avons eu dans notre vie peuvent jouer un rôle clé s’ils sont inspirants.

Quels sont les services que vous proposez ?

Il s’agit d’apporter une meilleure compréhension des profils des équipes, avec une communication et un management adaptés. Il faut aider l’entrepreneur à identifier le potentiel des candidats, en créant des conditions favorables à leur plein épanouissement. En les fidélisant, on se prémunit de situations potentiellement conflictuelles.

Regardons vers l’avenir. Quels projets allez-vous encouragé en cette année 2021 ?

Dans le cadre du développement de l’activité, j’ai recruté une collaboratrice afin de m’accompagner dans ma stratégie de communication. Cela présage de belles perspectives pour la suite avec la mise en place de nouveaux partenariats. Parallèlement, je prépare avec la complicité d’un co-auteur un livre sur l'entreprise et le management aux côtés d’autres experts et d’universitaires.

Cet ancien manager commercial grands comptes intervenant dans la formation est aussi un passionné par la transmission des savoirs. Les relations humaines et la dimension stratégique au sein des organisations l’interpellent tout autant.

L’idée d’entreprendre lui est donc venue de son entourage professionnel. Des dirigeants, des partenaires l’ont fortement incité à créer sa propre entreprise, au vu de ses interventions qualitatives, ses ateliers et formations assurés en afterwork.

 

Thierry BRET et Maryline GANDON

 

Maudite crise sanitaire ! Elle aura fait voler en éclats la premier Festival des Solutions écologiques au printemps 2020. Que de regrets pour ses organisateurs ! Plus de deux cents dossiers, émanant de citoyens, d’associations, d’entreprises, de collectivités, de lycées, avaient été approuvés par le jury. Las, la Région fut contrainte de reporter puis d’annuler cet évènement en présentiel en le déclinant sous une forme digitale. Mais, cette année, le Conseil régional espère aller jusqu’au bout de l’initiative…

DIJON (Côte d’Or) : Le rendez-vous est d’ores et déjà prévu à l’automne. Du 06 au 12 septembre, bien que le lieu d’accueil ne soit pas encore défini. Peut-être y verra-t-on un peu plus clair dans l’évolution de la crise sanitaire à ce moment-là ?

C’est ce que souhaite la meilleure ambassadrice de l’initiative qui a pour objectif de valoriser les projets permettant de préserver l’environnement et le climat. Elle le martèle depuis le commencement de son mandat mais la transition écologique demeure l’un des credo préférés de la présidente de l’exécutif régional, Marie-Guite DUFAY.

Alors, profiter d’une conférence de presse pour baliser dans les grandes lignes la philosophie de la future édition du Festival des Solutions écologiques lui revenait de droit.

D’autant que l’année dernière, la COVID-19 avait passablement entachée le bon déroulement de cette manifestation promise à un joli succès avec plus de deux cents dossiers sélectionnés par le jury.

Ce second rendez-vous automnal connaîtra-t-il un sort funeste similaire à l’année 2020, du moins sur sa représentation en présentiel ? Tout le monde retient son souffle et croise les doigts en espérant le contraire au niveau de ses organisateurs !

Pour autant, le schéma reste le même. La sélection des projets les plus opportuns en matière de valorisation écologique concernera les particuliers lambda, le tissu associatif, les collectivités, le milieu scolaire (lycées) et universitaire, les centres de formation, les entreprises. Aider toutes ces structures dans leur besoin d’investissements représente le ciment de cette judicieuse opération. Surtout que le coup de pouce accordé par la Région peut s’élever jusqu’à 22 000 euros.

Le dépôt des dossiers doit s’effectuer avant le 28 mars 2021. Après, selon la formule consacrée, il sera trop tard.

 

 

Trois possibilités pour bénéficier du soutien de la Région…

 

Il est donc prioritaire pour celles et ceux des acteurs concernés par l’environnement de se mobiliser. Les items qui pourraient être distingués par le jury ne manquent pas : la mobilité, l’habitat, la consommation, l’agriculture, la biodiversité, l’alimentation, etc.

L’évènement de l’automne s’il se réalise en conformité avec son cahier des charges proposera conférences, rencontres-débats, expertises sur la biodiversité, l’environnement et la transition écologique. Trois modes opératoires sont à découvrir en cas de participation.

On peut s’inscrire à ce festival afin d’y présenter une initiative ou d’y organiser un évènement spécifique en lien avec la transition écologique. La Région versera alors une aide au fonctionnement de 500 à 2 000 euros pour soutenir l’action.

Deuxième possibilité : le projet d’intérêt collectif valorisé au cours de ce festival nécessite une aide à sa réalisation (construction d’un potager, achat de ruches ou d’un four solaire). Une aide à l’investissement sera alors octroyée par la Région dans une fourchette de 1 500 à 20 000 euros.

Enfin, présenter une initiative mais sans le besoin d’une aide financière est également du domaine du possible. Le Conseil régional  l’optimisera en matière de communication en relayant son existence grâce à une campagne d’information.

 

En savoir plus :

Festival des Solutions écologiques

Du 06 au 12 septembre 2021

Inscription avant le 28 mars 2021

Contact : alexandra.perrin@bourgognefranchecomté.fr

 

Thierry BRET

 

En cette période de crise sanitaire imputable à la COVID-19, la jeunesse se sent oubliée. Un sentiment de solitude qui pousse certains à trouver un nouveau sens à leur vie. En faisant preuve d’altruisme et en allant aider les autres. Cette génération sacrifiée tente de faire face à cette conjoncture en ne prévoyant rien de concret malgré un avenir incertain bien présent devant eux...

TRIBUNE : L’engagement des jeunes auprès des associations s’est considérablement accru depuis le début de la crise. La réserve civique voulue par le gouvernement français a été mis en place via le site Internet www.jeveuxaider.gouv.fr Grâce à lui, les jeunes s’engagent dans le bénévolat pour aider les autres citoyens durant cette crise sanitaire sans précédent.

On compte à ce jour plus de 330 000 bénévoles. En s’investissant dans cette voie, ces jeunes gens vont, par exemple, distribuer des repas et des produits de première nécessité aux personnes les plus démunies vivant dans la rue ou dans des établissements d’accueil.

Ils ont également la possibilité de venir en aide aux personnes âgées, à celles en situation de handicap ou de pauvreté tout en entretenant un lien social avec celles-ci.

Avec la fermeture des écoles ou la perte d’un travail pour les parents, certains enfants éprouvent de sérieuses difficultés à suivre leurs cours à distance. Une école qui n’est pas assez à l’écoute des difficultés de l’enfant avec son lot de professeurs absents. Pour y remédier, les bénévoles se proposent alors pour apporter un soutien scolaire à ces enfants.

L’UNESCO a mis en place la campagne « Mon Histoire COVID-19 » pour mettre en lumière la manière dont la jeune génération a créé de nouvelles idées pour faire face à ces temps difficiles.

Certains prennent soin des personnes âgées en faisant leurs courses alimentaires. D’autres améliorent la qualité de vie des « LGBTQAI+ ». D’autres encore se mobilisent pour réunir de la nourriture et aider les secteurs les plus touchés. Le besoin, aujourd’hui, est surtout de se sentir utile…

 

 

 

Un nouveau sens à leur vie mais que se passe-t-il après ? 

 

Cette crise de la COVID-19 engendre beaucoup de stress au quotidien lorsque cette génération oubliée se projette vers l’avenir.

Ce sentiment est présent au quotidien. Que va-t-il se passer après ? Ces étudiants obtiendront-ils leur un diplôme ? Peuvent-ils envisager de trouver du travail ?

Des manifestations se multiplient. A partir de témoignages, d’appels à l’aide, de hashtags tel que la référence « #etudiantsfantomes » qui attestent de ce besoin grandissant de se faire entendre.

Il est devenu très difficile pour ces étudiants de rester positif dans cette période délicate lorsque les cours sont proposés pour la plupart à distance.

Les inquiétudes concernant l’après ne sont pas les moindres. Des diplômes obtenus, certes, mais une offre sur le marché du travail qui est en baisse dans bon nombre de secteurs économiques.

Des concours s’annulent. Conséquence : les étudiants sont non préparés à la poursuite de leurs études alors que le nombre de places disponibles dans les écoles lui est minime.

« Pour ce qui est de l’emploi, je sens une grande précarité arriver. Je me focalise sur le présent avec mes études parce que mon avenir dans le monde du travail est flou et pas rassurant… nous livre en guise de commentaire Kody DOUANGSITHY, étudiant en troisième année d’Information et Communication à l’Université Lumière de Lyon 2.

On est loin, très loin de l’avenir radieux promis à la jeunesse de notre Hexagone…

 

Jordane DESCHAMPS

 

Page 1 sur 67

Articles

Bannière droite accueil