La décision a été complexe à prendre. Mais, elle augure de la réelle gravité de la crise sanitaire à laquelle nous devons faire face. Le restaurant d’application du lycée des métiers de l’hôtellerie auxerrois ne devrait rouvrir ses portes qu’au mois de septembre. Pour y accueillir élèves et clientèle. Dure réalité…

AUXERRE : Le restaurant d’application de l’établissement pédagogique demeurera porte close jusqu’à la rentrée. La clientèle habituelle en a été informée par un e-mail, largement diffusé par voie numérique ce mercredi.

Emanant du secrétariat du proviseur du lycée, le message avait pour objectif de prévenir les adeptes de l’excellence culinaire proposée par les élèves du restaurant « La Gourmandise » que celui-ci ne serait plus opérationnel pour cette saison. La cause en incombe à la propagation de coronavirus.

La réouverture du site serait envisageable en septembre. Ce qui confirme que le confinement, même s’il devait être écourté d’ici la période estivale, ne permettra pas de favoriser le retour à la normalité…

 

C’était malheureusement la pire des solutions à envisager. Compte tenu de l’actualité sanitaire déprimante du moment. Celle-ci aura donc eu raison de la fameuse manifestation solidaire portée par la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois. Prévu courant mai, son report a été officialisé lors de l’assemblée générale de la structure (une première puisque réalisée en visioconférence) qui s’est déroulée ce mardi 31 mars.  

AUXERRE : Les moissonneurs de l’emploi devront s’armer de beaucoup de patience avant de pouvoir quérir les précieuses offres des entreprises du bassin de l’Auxerrois, du Jovinien et de l’Avallonnais et de les proposer à celles et ceux qui sont en quête d’une activité professionnelle. Le couperet, mais les illusions s’étaient déjà envolées depuis longtemps, est finalement tombé sans surprise sur ce rendez-vous printanier très attendu.

La décision du report de l’opération a été unanime lors de l’assemblée générale de la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois, qui s’est tenue via le multimédia ce mardi 31 mars. Une quinzaine d’administrateurs ont pu procéder à cette obligation administrative statutaire sans l’ombre d’une difficulté. Note positive dans ce contexte si particulier : même le quorum fut atteint en ayant pu mobiliser devant l’écran de l’ordinateur ou à proximité du portable les plus éloignés des représentants.

Président de l’organisme, Guy PARIS a suggéré un report des « Moissons de l’Emploi » pour l’automne 2020. N’évoquant jamais le mot d’annulation dans ses explications…

Joint par téléphone, il a souligné que « l’incertitude gagnait depuis plusieurs semaines la cellule décisionnelle ». Un report étant préférable à une pure annulation d’autant que des dépenses avaient été engagées à la conception de ce projet.

« Tenir l’assemblée générale était de fait inéluctable, poursuit-il, car il nous fallait valider les comptes avant de pouvoir nous rapprocher de nos financeurs et de les solliciter au niveau budgétaire… ».

 

Inscrire les réunions dématérialisées dans les statuts…

 

Parmi ceux-ci, citons la Région, le Département, la Ville d’Auxerre, l’Agglomération de l’Auxerrois et le Fonds social européen. Avec le concours d’Olivier HEMARD, directeur de la structure, Guy PARIS avait procédé à l’envoi de tous les éléments chiffrés et statistiques de la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois bien amont de cette réunion dématérialisée à l’expert-comptable et au commissaire aux comptes.

En retour, il ne restait plus aux membres du conseil d’administration de l’entité que de pouvoir prendre les décisions qui s’imposaient lors de ce rendez-vous numérique de mardi. Rappelons que le budget annuel de fonctionnement de l’établissement au service des demandeurs d’emploi s’élève à environ un million d’euros.

Finalement, aux dires de l’élu auxerrois Guy PARIS, « hormis le côté désagréable provoqué par l’absence de relations humaines directes, ce type de réunion par assistance technologique aura permis de travailler dans une parfaite sérénité ».

Le président de la Maison de l’Emploi pense même inscrire ce processus technologique dans les statuts de la structure.

D’ailleurs, il s’était appuyé en amont sur l’avis de la direction générale du Trésor, relative à la tenue d’une assemblée générale et au respect des délais comptables.

Au terme de la période de confinement, un comité de pilotage exceptionnel se réunira afin de définir de manière collective la nouvelle chronologie à suivre en vue de la mise en place de l’action.

Naturellement, il est encore prématuré d’en connaître la date avant même de solliciter l’avis de chacun des partenaires. Histoire d’éviter l’engorgement qui pourrait survenir entre septembre et octobre face à un trop plein de manifestations.

Dernier bémol préoccupant : la visibilité sur le marché de l’emploi cet automne après des semaines, voire des mois de chômage partiel et une atonie logique de l’économie qui aura des répercussions sur l’emploi…

 

En cette période de ralentissement de l’activité économique, la responsable de la société « EPONA COACH » propose des séances de « réveil positif » pour les entrepreneurs confinés. Il s’agit de sessions conçues en visioconférence, du lundi au vendredi de 9h à 9h30. Elles permettent de garder un état d’esprit optimiste et l’envie de continuer à avancer, mais de manière différente. Naturellement, l’altruisme et le civisme prévalent en la matière…

SAINT-GEORGES-SUR-BAULCHE : Le pire des maux pour un chef d’entreprise digne de cette appellation, c’est de vivre confiné. Alors que tout ou presque l’appelle à chaque instant au dehors pour réaliser son business et accroître son chiffre d’affaires.

Or, pour sortir de cet isolement contraint, forcé mais ô combien nécessaire afin d’endiguer la propagation du coronavirus, il est bon de vivre de nouvelles initiatives, plus collectives. Celles qui nous offrent des opportunités de conserver le moral tout en gardant le cap sur une ligne d’horizon professionnelle.

C’est ce que propose depuis quelques jours l’entrepreneure Sandra CACHON installée dans l’Yonne. Sa recette miracle se nomme les « réveils positifs ». Une séance journalière d’une demi-heure sur un référent numérique où pleuvent des conseils à mettre en application.

Parmi ceux-ci : la conservation d’un équilibre financier malgré la situation (démarches administratives, reports, demandes de subsides…), l’entretien de sa forme physique et du rythme orienté vers le positivisme, le sens de l’adaptabilité et de la créativité en ces instants de remise en question, entreprendre ce que l’on n’a jamais le temps de faire, repenser son entreprise et son modèle économique, anticiper la sortie de crise, etc.

Travaillant avec un nombre de places limités, cette professionnelle de la relation à l’autre par le prisme de l’entraide a constitué trois groupes de réflexion sur le département : l’Avallonnais, l’Auxerrois et le Sénonais.

 

Un coach facilitateur de cercles vertueux…

 

C’est en 2011 que Sandra CACHON créée son entreprise, baptisée « EPONA COACH ». Après avoir exercé pendant plusieurs années en qualité d’assistante sociale, comme coordinatrice des centres d’Auxerre, la future cheffe d’entreprise suit une formation universitaire à Paris VIII pour devenir coach.

Elle accompagne particuliers, salariés et entrepreneurs en les aidant à être plus heureux via une palette d’outils éclectiques et pragmatiques. Chaque personne suivie y pioche parmi ceux qui lui sont nécessaires.

En septembre 2018, elle s’installe au « Repaire de Montboulon » à Saint-Georges-sur-Baulche. Ce lieu ressource accueille également des entrepreneurs, soit pour un partage de bureau, voire pour y exercer au sein d’un cabinet de bien-être, ou y suivre des réunions et conférences. Ainsi que l’antenne auxerroise de l’association Cap Saint-Martin qui soutient les personnes atteintes de pathologies lourdes et leurs familles. Après quelques années de pratique, Sandra prend conscience qu’elle aussi est une entrepreneuse à part entière. Elle chemine à son tour et intègre les compétences nécessaires pour développer son entreprise grâce à un cercle vertueux. Du coup, lui est venue l’idée de suivre des entrepreneurs qui ont envie de s’épanouir et de développer leur activité. Aujourd’hui, elle est devenue facilitatrice d’un cercle vertueux en devant animatrice de groupes « Master Minds » dans l’Yonne.

 

 

Plusieurs cerveaux valent mieux qu’un !

 

Initiés au début du XXème siècle aux Etats-Unis, ces groupes permettent à leurs membres de se réunir le temps d’un échange et de pouvoir avancer sur des thématiques précises. Dans le concret, tous les deux mois, des entrepreneurs (PME) possédant des expériences, compétences et expertises complémentaires, se rencontrent une journée entière autour de différents sujets. Ils y présentent leurs problématiques à la recherche et au partage de solutions. L’objectif étant de bénéficier des acquis des autres afin de faire évoluer son propre business. Le plus souvent, les participants à ces sessions sont entourés de leurs pairs, de dirigeants mais aussi de personnes entreprenantes ce qui renforce leur identité de leaders. Des visioconférences sont alors proposées pour approfondir certains items afin de gagner en compétence (tableau de bord, digitalisation, réseaux sociaux…). Bref : un système qui fonctionne à la perfection…

En savoir plus :

Pour rejoindre les groupes de réveil positif des entrepreneurs, un lien  connaître : https://zoom.us/j/548283148?pwd=cThoM3g4b2RIdEFqVUFqbHJWMHlWUT09&fbclid=IwAR3hNCZ7wSOO8fE21v12CJ0dzVBXCqvlQnunTuJsRK3mxbS-Rdsy4o0-xro

Maryline GANDON

 

Avant que ne tombe le couperet définitif du confinement qui paralyse depuis la totalité ou presque de l’Hexagone dans sa lutte contre le prédateur viral, l’emblématique journaliste sportif de CANAL + faisait une halte remarquée au lycée des métiers Vauban à Auxerre. Histoire d’honorer l’invitation lancée par les responsables de l’association AJA (voir notre article à cet effet) et d’échanger quelques mots avec Capucine VIGEL, hôte pédagogique des lieux !

AUXERRE : Féru de littérature plutôt que de chiffres et de statistiques, le présentateur vedette du « Canal Football Club » s’est immergé le temps d’une assemblée générale (celle de l’AJA Association) où il devait intervenir en phase de conclusion dans l’antre reconnu au plan national de la filière des métiers de bouche et de l’hôtellerie de l’Yonne. Soit le lycée des métiers Vauban.

Un cadre inhabituel pour accueillir le « Monsieur foot » de la chaîne cryptée qui profitait de son déplacement depuis la capitale pour saluer ses amis auxerrois (Francis GRAILLE, Guy ROUX…).

Avant d’évoquer, après coup, les facettes techniques de son documentaire, « C’est pas grave d’aimer le football », dont la projection in situ fit office de fil d’Ariane avant un débat des plus cordiaux entre spécialistes du ballon rond.

Ce fut aussi l’occasion pour le journaliste, natif de Clermont-Ferrand, de découvrir avec beaucoup d’intérêt l’établissement scolaire que lui présentèrent la directrice des lieux, Capucine VIGEL, et son responsable adjoint, Olivier PEREIRA.

Pour la postérité, et à l’heure du verre de l’amitié avant que le commentateur sportif aille déguster quelques produits du terroir, le président de l’AJA Association, Alain GEHIN, eut la géniale idée d’offrir leur maillot à ces différents interlocuteurs. Histoire de poser avec le sourire pour une photographie qui fera toujours le buzz sur les réseaux sociaux !

 

Prévues les 13 et 14 mars, les journées « portes ouvertes » du compagnonnage se vivaient déjà comme un moment de rencontre intense entre les familles, les jeunes, les métiers et les responsables de la vénérable institution séculaire. Or, le coronavirus a balayé les espérances les plus optimistes du prévôt de la maison des Compagnons d’Auxerre. La mort dans l’âme, Dimitri ANDRIOT a dû procéder à leur annulation en dernière minute. Refusant au passage l’accès à quelques familles et jeunes gens désireux d’en connaître davantage sur les métiers de l’artisanat qui sont enseignés par ce système d’apprentissage noble et performant…

AUXERRE: Cela aurait dû être une grande fête. Et un moment propice pour faire toute la lumière sur les us et coutumes séculaires qui sont véhiculés par cette belle école de la vie et de la formation professionnelle. Le symbole flamboyant du compagnonnage et de son fameux Tour de France ! Oui mais voilà, le hasard en a voulu autrement. Ou plutôt la malchance.

Il aura fallu ce maudit coronavirus et sa circulation tous azimuts sur notre territoire pour que tous les plans tirés au cordeau par le prévôt de la célèbre maison auxerroise soit à jeter par terre !

Programmées de longue date, les traditionnelles « portes ouvertes » de ce centre de formation aux vertus si caractéristiques n’y auront pas échappé. Annulation sine die. Alors que tout était paré pour accueillir le public, c’est-à-dire des familles et ces jeunes gens désireux d’en connaître davantage sur les réelles opportunités offertes par cet enseignement de belle qualité déontologique.

Même la direction régionale de la vénérable institution avait encore pensé maintenir l’évènement vingt-quatre heures auparavant. Mais, à l’instar des très nombreuses manifestations pédagogiques, culturelles et sportives qui ont rejoint le lot de la catégorie des pertes et profit en l’espace de quelques heures, les Compagnons du Devoir n’ont pu aller jusqu’au bout de leurs désirs.

Ceux de charmer et d’enthousiasmer celles et ceux qui rêvent d’une autre forme d’apprentissage. Celles et ceux qui veulent sublimer le travail manuel à son expression la plus aboutie pour en faire un « chef d’œuvre » : celui de leur quête professionnelle…

Pour l’heure, et devant ravaler une déception légitime qui est tout à fait naturelle, Dimitri ANDRIOT a adopté la mise en place de cours de substitution par le biais de la technologie (e-learning) pour occuper ses troupes.

Une manière de répondre positivement par le sens de l’adaptabilité à cette situation inhabituelle qui ne doit pas remettre en cause la qualité de l’enseignement prodiguée en ces lieux. Une initiative louable avant le juste retour des choses…bientôt ?

 

 

 

 

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