Avant que ne tombe le couperet définitif du confinement qui paralyse depuis la totalité ou presque de l’Hexagone dans sa lutte contre le prédateur viral, l’emblématique journaliste sportif de CANAL + faisait une halte remarquée au lycée des métiers Vauban à Auxerre. Histoire d’honorer l’invitation lancée par les responsables de l’association AJA (voir notre article à cet effet) et d’échanger quelques mots avec Capucine VIGEL, hôte pédagogique des lieux !

AUXERRE : Féru de littérature plutôt que de chiffres et de statistiques, le présentateur vedette du « Canal Football Club » s’est immergé le temps d’une assemblée générale (celle de l’AJA Association) où il devait intervenir en phase de conclusion dans l’antre reconnu au plan national de la filière des métiers de bouche et de l’hôtellerie de l’Yonne. Soit le lycée des métiers Vauban.

Un cadre inhabituel pour accueillir le « Monsieur foot » de la chaîne cryptée qui profitait de son déplacement depuis la capitale pour saluer ses amis auxerrois (Francis GRAILLE, Guy ROUX…).

Avant d’évoquer, après coup, les facettes techniques de son documentaire, « C’est pas grave d’aimer le football », dont la projection in situ fit office de fil d’Ariane avant un débat des plus cordiaux entre spécialistes du ballon rond.

Ce fut aussi l’occasion pour le journaliste, natif de Clermont-Ferrand, de découvrir avec beaucoup d’intérêt l’établissement scolaire que lui présentèrent la directrice des lieux, Capucine VIGEL, et son responsable adjoint, Olivier PEREIRA.

Pour la postérité, et à l’heure du verre de l’amitié avant que le commentateur sportif aille déguster quelques produits du terroir, le président de l’AJA Association, Alain GEHIN, eut la géniale idée d’offrir leur maillot à ces différents interlocuteurs. Histoire de poser avec le sourire pour une photographie qui fera toujours le buzz sur les réseaux sociaux !

 

Prévues les 13 et 14 mars, les journées « portes ouvertes » du compagnonnage se vivaient déjà comme un moment de rencontre intense entre les familles, les jeunes, les métiers et les responsables de la vénérable institution séculaire. Or, le coronavirus a balayé les espérances les plus optimistes du prévôt de la maison des Compagnons d’Auxerre. La mort dans l’âme, Dimitri ANDRIOT a dû procéder à leur annulation en dernière minute. Refusant au passage l’accès à quelques familles et jeunes gens désireux d’en connaître davantage sur les métiers de l’artisanat qui sont enseignés par ce système d’apprentissage noble et performant…

AUXERRE: Cela aurait dû être une grande fête. Et un moment propice pour faire toute la lumière sur les us et coutumes séculaires qui sont véhiculés par cette belle école de la vie et de la formation professionnelle. Le symbole flamboyant du compagnonnage et de son fameux Tour de France ! Oui mais voilà, le hasard en a voulu autrement. Ou plutôt la malchance.

Il aura fallu ce maudit coronavirus et sa circulation tous azimuts sur notre territoire pour que tous les plans tirés au cordeau par le prévôt de la célèbre maison auxerroise soit à jeter par terre !

Programmées de longue date, les traditionnelles « portes ouvertes » de ce centre de formation aux vertus si caractéristiques n’y auront pas échappé. Annulation sine die. Alors que tout était paré pour accueillir le public, c’est-à-dire des familles et ces jeunes gens désireux d’en connaître davantage sur les réelles opportunités offertes par cet enseignement de belle qualité déontologique.

Même la direction régionale de la vénérable institution avait encore pensé maintenir l’évènement vingt-quatre heures auparavant. Mais, à l’instar des très nombreuses manifestations pédagogiques, culturelles et sportives qui ont rejoint le lot de la catégorie des pertes et profit en l’espace de quelques heures, les Compagnons du Devoir n’ont pu aller jusqu’au bout de leurs désirs.

Ceux de charmer et d’enthousiasmer celles et ceux qui rêvent d’une autre forme d’apprentissage. Celles et ceux qui veulent sublimer le travail manuel à son expression la plus aboutie pour en faire un « chef d’œuvre » : celui de leur quête professionnelle…

Pour l’heure, et devant ravaler une déception légitime qui est tout à fait naturelle, Dimitri ANDRIOT a adopté la mise en place de cours de substitution par le biais de la technologie (e-learning) pour occuper ses troupes.

Une manière de répondre positivement par le sens de l’adaptabilité à cette situation inhabituelle qui ne doit pas remettre en cause la qualité de l’enseignement prodiguée en ces lieux. Une initiative louable avant le juste retour des choses…bientôt ?

 

 

 

 

Elle sera l’une des toutes premières structures à bénéficier de l’ergonomie avantageuse et de la logistique offerte par le futur Pôle Environnemental. Choisi après un appel d’offres par l’Agglomération de l’Auxerrois pour accompagner et conseiller les porteurs de projets bientôt accueillis dans la pépinière, le réseau BGE Nièvre Yonne emménagera sur le site au début du printemps…

AUXERRE : Un petit tour et puis s’en va ! La BGE qui s’était installée, rue Guynemer, au sein du business center de l’assureur mutualiste GROUPAMA Paris Val-de-Loire il y a quelques mois à peine, changera, une fois de plus, de siège social à l’orée du printemps. Au préalable, l’amorce de ce futur projet avait été faite lors de la dernière cérémonie des vœux, organisée sur la péniche de « La Scène des Quais ».

Mais, à l’époque, la période effective de ce déménagement n’était pas encore connue dans ses moindres détails. Les choses devraient désormais s’accélérer. Surtout après la conférence de presse, concoctée au siège de l’organisme communautaire ce mercredi 19 février. Un évènement informatif intéressant auquel prenait part, entre autres, le directeur de la boutique de gestion interdépartementale, Eric FREYSSINGE.

Venu spécifiquement de Nevers, ce dernier a bel et bien confirmé le déménagement des services auxerrois entre mars et avril prochain.

 

Une présence de trois conseillers au service des entrepreneurs…

 

La raison est, on ne peut plus simple : BGE Nièvre Yonne a été adoubée par l’Agglomération de l’Auxerrois après s’être portée candidate à l’appel d’offres obligatoire pour y développer une mission d’accompagnement et de recherche de partenaires financiers de ces futures entreprises en voie d’installation in situ.

« On avait quitté le Phare fin 2018, a déclaré Eric FREYSSINGE, pour prendre nos quartiers dans le bâtiment de GROUPAMA Paris Val-de-Loire, avec lequel nous maintenons et développons un partenariat fructueux. Compte tenu de l’évolution de notre actualité, il est légitime de se situer au plus près des entreprises que nous allons aider… ».

L’an passé, BGE Nièvre Yonne a reçu plus de 1 500 porteurs de projet dont 50 % sur le seul bassin de l’Auxerrois. Autant dire que la structure peut relever ce nouveau challenge en connaissance de cause. L’entité a proposé sa candidature, séduite par la création de ce nouvel éco système environnemental où ne manqueront pas de cogiter idées fortes et projets aboutis.

Une équipe de trois conseillers y agira en permanence, à l’écoute des attentes et besoins des néo-entrepreneurs. Coordinatrice de l’animation du réseau, Amandine BENOIST fera vivre ce lieu en y déclinant des conférences et des rencontres régulières ouvertes au milieu économique, mais aussi aux élus et à la presse.

 

 

Une décennie, déjà. On pourrait presque la qualifier de prodigieuse tant le travail fourni à bon escient par les bénévoles formateurs s’est révélé payant. Organisme de formation linguistique reconnu d’intérêt public, la structure fonctionne aujourd’hui à plein régime avec l’aide de partenaires inconditionnels. Les projets fourmillent dans les têtes. De nouvelles perspectives pointent en ligne de mire, notamment depuis la mise en place d’un prolongement pédagogique naturel, proposé dans la langue de Shakespeare…

AUXERRE : Lutter contre l’illettrisme. La belle affaire. Délicate mission que celle-ci qui peut paraître complexe à bien des égards et qui nécessite la motivation continuelle de celles et de ceux qui y contribuent. Oui mais voilà, au sein de CLEF, de la volonté et de l’abnégation, ses décideurs en ont à revendre. A commencer par Michel CANET, son emblématique président.

Un homme de ressources et de conviction. En portant sur les fonts baptismaux la structure associative en 2009, pensait-il vraiment que CLEF posséderait cette aura territoriale en termes de notoriété et d’efficience dix ans après ?

Rien que l’acronyme représente déjà un raccourci très évocateur des différentes missions auxquelles ces bénévoles passionnés se sont assujettis : Communiquer, Lire, Ecrire, Former.

 

 

CLEF est devenue une clé de voûte inéluctable pour toutes celles et ceux qui n’ont pas la chance de jongler avec les mots, d’interpréter entre les lignes avec un brin d’imaginaire les textes lus parce qu’ils ont compris le sens de leur lecture et de disposer des connaissances requises pour aller de l’avant.

Bref, ce public fragilisé par l’âpreté de notre monde ne peut plus se sentir seul avec un tel organe opérationnel. Les trente-huit personnes, vouées corps et âme au succès de cette entité, le savent bien. Elles n’ergotent pas sur le nombre d’heures passées aux côtés de ces apprenants de l’impossible qui réalisent pourtant de sérieux progrès et des prouesses dans leur quotidien. Grâce aux séances d’alphabétisation ; grâce à des méthodes au final accessibles pour grandir dans leur for intérieur.

 

Un véritable ancrage territorial pour cette ESUS…

 

Au-delà de cet apprentissage volontaire et participatif, le suivi et l’évaluation des candidats demeurent primordiaux. Personne n’est abandonné en cours de route une fois lancé dans le cycle de la compréhension et de la maîtrise du français, une langue réputée si complexe et difficile à pratiquer. Le sens de la pédagogie chez CLEF, on en a fait un sacerdoce.

Soutenu par divers partenaires dont en premier lieu l’Etat et le Conseil départemental, CLEF a reçu l’adoubement officiel de collectivités locales (la Ville d’Auxerre), de structures financières à l’instar du réseau des Caisses d’Epargne. Même l’obtention de fonds européens permet d’abonder dans le financement des missions éducatives.

Possédant aujourd’hui un vrai ancrage départemental, CLEF a profité de l’année 2016 pour se recentrer sur les actions de formation. Référencé DATADOCK, et devenu un centre à part entière, l’organisme s’appuie depuis cinq ans sur le professionnalisme reconnu de sa directrice, Nelly DEDEBANT pour optimiser ses changements d’orientation et accroître son potentiel d’offres visant à former tous les publics.

 

 

C’est simple : cette reconnaissance s’est muée en un atout très précieux puisque la structure bénéficie dorénavant du DLA, le dispositif local d’accompagnement auprès des foyers ruraux, de Bourgogne Active et de la Caisse d’Epargne.

Au service de ce public en situation précaire et délicate, CLEF décline ses prestations avec l’aide d’une équipe structurée et professionnelle, des formateurs salariés qualifiés, des bénévoles volontaires et formés aux méthodologies d’usage, en s’appuyant au plan décisionnel sur un conseil d’administration actif et revendiquant son dynamisme.

Centre d’examens, pour le français mais aussi pour certaines langues étrangères dont l’anglais, CLEF s’apparente désormais à une ESUS, une entreprise solidaire d’utilité sociale depuis quelques mois.

Réduire les inégalités linguistiques grâce à un programme d’actions valorisantes intègre l’ADN de cette toujours jeune entité qui vient de souffler ses dix premières bougies. Et compte bien ne pas en rester là…

 

 

 

Son attachement pour l’essor de l’économie en circuit court ne date pas d’hier. D’ailleurs, le patron de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne, jamais avare sur ce sujet une fois qu’il est lancé, n’a jamais caché ses appétences pour les actes de consommation qui privilégient la qualité à la quantité, le local au mondialisé, le personnalisé au standardisé. Ce franc retour de nos modes consuméristes vers la proximité le réjouit. Une exigence qu’il défend bec et ongles au quotidien…

AUXERRE : Avec ses collègues de la toute nouvelle mouture de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne Franche-Comté (une configuration institutionnelle qui a vu le jour au 01er janvier), Jean-François LEMAITRE est devenu l’archétype même du défenseur investi de l’économie de proximité à 100 % !

Ne comprenant pas les motivations personnelles de celles et ceux de ces consommateurs qui se tournent vers une ultra consommation totalement hors sol et désincarnée (si, si cela existe encore !), le dynamique président de la chambre consulaire départementale vante les mérites des circuits courts. Pas un de ses discours officiels qu’il est amené à prononcer ne peut se soustraire à ces références vertueuses.

D’ailleurs, il se dit ravi de cette fusion intéressante des chambres de Bourgogne et de Franche-Comté qui vont permettre à brève échéance de coordonner des actions au niveau de la grande région.

 

 

Des ententes qui lui tiennent à cœur…

 

Et en particulier, une qui lui tient à cœur mais qui n’a pas encore été éventée de manière opérationnelle la mise en œuvre d’un outil au service du développement local. Son entente cordiale avec le président Emmanuel POYEN devrait faciliter une présence forte et engagée de ce nouvel organe régional y compris sur le territoire de l’Yonne.

Autre entente qui a tout l’air de fonctionner avec harmonie et efficience, c’est la Chambre économique de l’Yonne. Un auxiliaire précieux et utile favorisant le rapprochement et sur la même longueur d’ondes des trois partenaires institutionnels que doivent être, au-delà d’une simple feuille de route, le monde agricole, celui du commerce et de l’industrie et bien sûr celui des métiers et de l’artisanat.

 

 

 

A ce titre, la dernière opération mutuelle concoctée en début d’année au moment des vœux, avec la présence de l’économiste Nicolas BOUZOU, fut une entière réussite.

« J’ai immédiatement trouvé que ce projet conjoint possédait du sens, explique Jean-François LEMAITRE, que vous soyez commerçant, agriculteur, artisan, vous avez un dénominateur commun qui est le fait d’être un dirigeant d’entreprise. Sans oublier que le territoire où vous intervenez à titre professionnel est le même dans la plupart des cas… ».

 

Œuvrer à la création d’entreprises durables…

 

La philosophie du président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne n’occulte pas la problématique de l’emploi. Bien au contraire !

Il renchérit : « faire évoluer nos modes de vie pour consommer mieux et local, c’est contribuer à créer de l’emploi pérenne sur son lieu de vie. Et surtout permettre aux entreprises de former des jeunes qui resteront fidèles à ce département. Ils y prendront confiance grâce au travail et ne partiront pas… ».

C’est peut-être là, la clé du véritable problème qui en préoccupe plus d’un. Quant à la situation de l’artisanat, notre interlocuteur se montre plutôt confiant et réaliste dans ses propos.

« Malgré leur taille modeste, les entreprises artisanales se réforment, innovent et proposent de nouvelles solutions face aux défis environnementaux. Prenons l’exemple des artisans du bâtiment. Ils mettent en œuvre des matériaux plus performants et respectueux de la nature. Ceux de la production créent des produits de qualité, plus durables, et surtout réparables.

Quant aux professionnels des métiers de bouche, ils mettent l’accent sur la traçabilité et les circuits courts. Enfin, les professionnels du service limitent leur consommation énergétique en gérant mieux leur impact environnemental… ».

Bref : une vision des choses idyllique. Mais, bien réelle. La base de tout, en revanche, demeure la formation. Jean-François LEMAITRE insiste sur ce dernier point : sans elle, pas de salut.

« L’été dernier, dans une volonté de simplification, le gouvernement a choisi de supprimer l’obligation de suivre un stage de formation préalable en entreprise. Mais si l’obligation n’existe plus : la nécessité demeure au quotidien… ».

L’offre de services aux créateurs et repreneurs d’entreprise a été relookée en profondeur. Pour que chacun puisse trouver chaussure à son pied à travers la formation, le conseil et l’accompagnement propres à la réussite de tout projet…Immanquablement, de proximité !

 

 

 

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