On peut être un félin cultivé, car résident en permanence à l’Abbaye Saint-Germain à Auxerre, et se passionner pour la Convention nationale de la Jeune Chambre Economique, voire l’exceptionnelle exposition consacrée aux œuvres d’art contemporain, accueillies au Centre Pompidou, et avoir envie de souffler un peu entre toutes ces manifestations haletantes ! D’autant qu’avec le 01er juillet qui frappe à notre porte, c’est le début de la longue période de congés !

 

BILLET :

 

Lundi

 

La déclaration fleurie, affichée sur la porte de leurs locaux auxerrois, ferait sans doute « rosir » de plaisir les plus vieux « éléphants » du Parti socialiste… Il y a tellement longtemps qu’on ne leur avait pas dit qu’on les aimait !

 

 

Mardi

Initiée en 1982 par Jack LANG, alors ministre de la Culture du gouvernement MITTERRAND, et encore aujourd’hui, figure indissociable de l’évènement, la Fête de la musique célèbre cette année ses quarante ans après être devenue une véritable institution, présente dans plus de 120 pays dans le monde. Qui se souvient qu’à l’époque, beaucoup de monde s’était opposé à cette fête païenne célébrant la musique dans ses formes les plus diverses ? L’on disait même que cela risquait de nuire aux épreuves du bac ! Le caractère spontané des débuts a progressivement disparu, laissant place à des spectacles mieux rôdés et plus professionnels, quitte parfois à perdre leur âme en chemin… Comment en cette nuit la plus courte de l’année, ne pas se souvenir avec émotion de ce mélomane auxerrois qui, au début des années 80, n’hésitait pas à déménager son piano sur les pavés de la rue de l’Horloge pour mieux en libérer les notes et fêter à sa manière le solstice d’été ?

 

 

Mercredi

 

Quatre mois après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, la guerre de POUTINE s’installe dans la durée avec son lot quotidien de crimes et d’exactions. Longtemps médiatisée de façon quasi continue sur les chaînes d’information, elle est relayée désormais en pages intérieures des quotidiens ou en milieu du journal télévisé du soir. L’inflation qui ne cesse d’accélérer et le retour de la crise sanitaire semblent avoir pris le pas dans les esprits sur tout le reste ! Ainsi va la vie. Ainsi va la mort…

 

Jeudi

 

Figure majeure de la littérature américaine, le grand écrivain que fut Henry MILLER passât un jour par Auxerre. Une soirée étape aux bords de l’Yonne, citée dans l’un de ses romans les plus célèbres, écrit en 1938, « Tropique du Capricorne » : « Le soir tombait quand j’arrivai en vue de la ville d’Auxerre qui, si mes souvenirs sont exacts, est sur l’Yonne. Il y avait un pont, comme dans toutes les villes françaises, et nous restâmes là un long moment, ma femme et moi, à regarder le reflet des arbres danser sur la rivière… ». Tombé sous le charme semble-t-il, de cette « modeste petite auberge » et de cette « bouteille de bon vin », dont on ne connaitra jamais le nom, avant peut-être que ses pas ne le conduisent jusqu’à la passerelle pour mieux admirer le panorama sur la vieille ville. Il me plaît à penser que c’était un soir d’après orage comme celui-ci, à l’heure où les rayons du soleil couchant semblent border les nuages pour les bercer et les emporter dans la nuit…

 

 

Vendredi

 

Aux Etats-Unis, la décision prise par les trois juges conservateurs de la Cour suprême d’annuler l’arrêt historique par lequel était reconnu depuis près de cinquante ans le droit à l’avortement, rend désormais chaque état libre de légiférer à sa guise en la matière. L’on estime que 26 d’entre eux pourraient dans un avenir proche, bannir totalement toute interruption de grossesse sur leur sol, avec les conséquences dramatiques qui en découleront sur la santé des femmes, particulièrement des plus pauvres. L’inénarrable Donald TRUMP s’est pour sa part ouvertement réjoui de la nouvelle, affirmant qu’une telle décision relevait de la « volonté de Dieu » ! Les trois talibans en robe noire mis en place par l’ancien président américain pour faire basculer la majorité de la haute juridiction dans le camp réactionnaire s’en prendront-ils demain à d’autres droits fondamentaux, comme le mariage pour tous ou la contraception, voire l’homosexualité… ? Leur croisade conservatrice est en marche et l’on ne sait qui pourra l’arrêter…

 

Samedi

L’on connaissait déjà la pénurie de main d’œuvre frappant le milieu de la restauration, avec pour certains employeurs, l’obligation de fermer leur établissement plusieurs jours par semaine, voire de diviser par deux le nombre de couverts disponibles. Un mal qui frappe également d’autres métiers de bouche, à l’image de cet avertissement affiché sur la porte d’une célèbre enseigne de la rue du 24 août, vénérable et familiale institution dévolue au commerce de la viande et de la charcuterie. Faudra-t-il demain réserver son droit d’entrée, avant de venir acheter son pâté en croute favori ou sa côte de bœuf charolaise… ?

 

 

Dimanche

Dans l’Egypte antique, les chats étaient associés au symbole de protection, voire de divine incarnation et jouissaient à ce titre d’un véritable culte. Leurs lointains descendants qui ont élu domicile à l’Abbaye Saint-Germain ont-ils encore vocation à en être les « gardiens du temple » ? Ce matou croisé sous les arcades du cloître s’est semble-t-il trouvé une autre vocation en surveillant de près les transats !

 

Dominique BERNERD

 

La claque ! D’une majorité absolue et écrasante obtenue lors de la première mandature, la majorité présidentielle se retrouve amputée de bon nombre de ses parlementaires à l’issue des deux tours des législatives. Une élection qui, décidément, n’est nullement comparable aux précédentes.

Ce scrutin aura vu in fine la poussée inexorable et prévisible des souverainistes et des réfractaires de tout poil aux quatre coins de l’Hexagone. Y compris dans des bastions jusque-là historiques tenus par les représentants des anciennes forces en présence, socialistes et droite républicaine réunies, aujourd’hui condamnées à jouer les seconds couteaux afin de ne pas se faire oublier. De manière définitive…

Serait-ce une surprise en soi ? Que nenni ! Tous les indicateurs le mentionnaient, sondages à l’appui, depuis très longtemps. La France allait basculer en ce printemps 2022 vers l’inconnu. Pour le meilleur ou pour le pire ?

 

 

Pas de fastes superfétatoires après le succès à la présidentielle…

 

L’épisode des Gilets jaunes, l’érosion constante du pouvoir d’achat, la crise de confiance envers les politiques, l’envolée inflationniste des prix, la multitude d’affaires juridiques touchant des décideurs et de grands « moralisateurs » de la chose publique, la volonté devenue systématique du changement à tout crin…sont autant de facteurs qui expliquent en partie ce grand chambardement qui vient de frapper le pays. Une onde de choc, façon tsunami à la puissance dix qui devrait se propager durablement et dont on ne maîtrise absolument pas les effets à venir…

L’exécutif élyséen doit bien l’admettre : les résultats dont le verdict est tombé lourdement au soir de ce 19 juin ne sont pas ceux escomptés initialement. Surtout après le succès du Président de la République qui a su renouveler son bail cinq années supplémentaires au Château.

Une reconduction qui n’aura pas été si euphorique que cela. Loin s’en faut ! Une victoire à la Pyrrhus d’Emmanuel MACRON obtenue avec la plus petite des marges de manœuvre sur la rivale de toujours, l’inoxydable Marine LE PEN, en embuscade lors de ces présidentielles. D’ailleurs, le locataire de l’Elysée le pressentait-il intérieurement ? Il n’y eut pas de fastes superfétatoires au Trocadéro dès que les résultats de son succès furent connus. L’anticipation d’un semi-échec pour les législatives ?

 

 

Un scrutin dont l’objectif a été modifié par Jean-Luc MELENCHON…

 

Comment convaincre alors celles et ceux qui ne se rendent plus aux urnes ?  Un vrai dilemme ! Celles et ceux qui forment aujourd’hui, et de très loin, le premier parti de France, un bataillon imperméable à toutes les promesses électorales, sorte de litotes répétitives et récurrentes à rejeter au fond des oubliettes : celui des abstentionnistes !

Ah que de belles promesses, faites ici ou là, pour tenter de s’accaparer coûte que coûte du précieux sésame que le citoyen français possède encore parmi ses rares libertés pour faire entendre sa voix au nom de la démocratie et qu’il peut brandir telle une menace de sanction dans l’isoloir : son bulletin de vote !

On aura entendu tout et son contraire parmi les innombrables propositions constituant les professions de foi (certaines émises dans la plus grande tradition fantaisiste) de tous les partis engagés dans la course. Même Jean-Luc MELENCHON, jamais en reste pour occuper le devant de la scène et prendre trois longueurs d’avance médiatiques sur ses concurrents, avait modifié les objectifs de ce scrutin, le transformant en un « plébiscite » naturel en sa faveur pour qu’il devienne le futur Premier ministre de l’Etat !

 

 

Trop d’austérité et de fermeté tuent l’empathie que veulent les Français…

 

Comment faire comprendre aux Françaises et aux Français qu’une nouvelle ère commence, que de nouveaux caps viennent d’être franchis (il suffit de regarder la conjoncture internationale et ses innombrables ramifications d’ordre économiques, environnementales et sociétales) pour s’en convaincre, que l’on désire les écouter davantage après le résultat si mitigé de la présidentielle, en proposant une « nouvelle politique », et « une nouvelle forme de gouvernance » dixit Emmanuel MACRON qui suppose de la consultation participative et citoyenne alors que dans le même temps, on nomme une super technocrate dont les compétences ne sont certes pas discutables mais qui gère ses dossiers avec austérité et fermeté sans l’once d’une quelconque empathie à Matignon ?

On appelle cela un double effet de langage entre la réalité des actes et les désirs vers lesquels on aimerait tendre. Oui mais voilà, un mois et demi après cette nomination qui conforte l’incompréhension de cette stratégie, les Français, loin d’être veaux comme le prétendait au contraire le Général de GAULLE jadis, n’ont pas suivi la ligne présidentielle les 12 et 19 juin.

 

 

Une noria de conséquences qui rend la France ingouvernable…

 

Conséquence : jamais les abstentionnistes n’ont été aussi nombreux à bouder les bureaux de vote parce que ne croyant plus à ces belles paroles surfaites et sans grand intérêt que leur bassinent en boucle au quotidien les chaînes audio en continue.

Conséquence : il s’en est fallu d’un cheveu que la NUPES (Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale) ne réussisse son tour de force façon coup de poker en plaçant le maximum de députés à ses couleurs très disparates dans l’hémicycle. D’ailleurs, dès le lendemain de l’élection, les premières divergences éclataient quant à savoir si chacun conservait sa préférence partisane selon son groupe politique ou non !

Conséquence : alors que le débat sur l’inclusion de la proportionnelle figure toujours aux calendes grecques des priorités politiques, le Rassemblement National est sorti triomphant et pétri de pouvoir en envoyant 89 de ses représentants dont certains sont néophytes à la chose publique siégés sur les bancs de l’illustre Palais Bourbon. Sans que cette proportionnelle soit mise en application. On suppose que le score des souverainistes aurait pu être encore plus important dans le cas contraire !

Conséquence : la France apparaît plus que jamais ingouvernable entre toutes ces composantes qui vont s’affronter comme des harpies dès les premières séances dans l’hémicycle afin de trouver l’improbable consensus.

Dernier élément en date : en choisissant de conforter Elisabeth BORNE à son poste de cheffe de gouvernement, qui demeurera invariable quant à la politique définie pour le pays, Emmanuel MACRON apporte enfin une réponse claire et nette aux Français malgré le verdict des suffrages. Il restera « jupitérien » !

 

Thierry BRET

 

On aime ou on n’aime pas ! Alors que nouveaux projets de champs éoliens sont en train de voir le jour dans la partie orientale du territoire de l’Yonne, encouragés par des élus et une population qui souhaitent bénéficier d’une électricité renouvelable, d’autres, a contrario, fustigent contre la présence de ces « horreurs » qui engendrent pollutions sonores et désagréments visuels. Pourtant, avec une âme de poète, un peu d’imaginaire et un soleil couchant peuvent les rendre presque attrayantes près de VENOY…

 

BILLET :

 

Lundi

 

Son mentor Jean-Pierre SOISSON avait été député de la circonscription 32 ans durant, sur une période qui couvre près d’un demi-siècle, du 11 juillet 1968 au 18 juin 2012. Un record sans doute difficile à battre pour Guillaume LARRIVÉ, sèchement envoyé au tapis à l’issue du premier tour des législatives, par une droite extrême. « Il est des défaites qui assassinent, d’autres qui réveillent… » a écrit Antoine de Saint-Exupéry dans « Pilotes de guerre ». Nul doute que le perdant du jour a déjà mis son réveil à sonner !  

 

 

Mardi

 

Il avait été condamné à mort et exécuté à 16 ans pour meurtre en 1931. Un tribunal de Pennsylvanie, dans l’est des Etats-Unis, a reconnu 91 ans plus tard l’innocence d’un jeune Afro-Américain, Alexander Mc CLAY WILLIAMS. Depuis 1973, aux Etats-Unis, plus de 8 700 personnes ont été condamnées au châtiment suprême, dont 1 500 exécutées. Parmi elles, combien de victimes d’erreurs judiciaires… ? Une étude américaine affirme que si tous les condamnés à la peine capitale restaient indéfiniment dans le couloir de la mort, plus de 4 % d'entre eux finiraient par être innocentés. « Make America Great Again ! ».

 

 

Mercredi

 

Il n’aura échappé à personne que dans l’univers de la sécurité, le recrutement communautaire fait loi et que nombre de professions comme vigile, agent de surveillance ou videur de boîte de nuit, semblent réservées à certaines nationalités ou conditionnées à leur couleur de peau. Les clichés sur les personnes noires persistent et sont doublement condamnables. La discrimination positive est antagonique avec tout principe d’égalité, mais plus grave encore, une telle pratique contribue à stigmatiser les populations visées. « Y’a pas bon Banania ! » : le black est costaud, il est fort, il fait peur… Une insulte pour tout le peuple noir !

 

 

Jeudi

 

Emmanuel MACRON s’est rendu ce jeudi en Ukraine pour la première fois depuis le début de la guerre dans le pays, aux côtés des chefs de gouvernement allemand et italien et du président roumain. L’on peut bien sur s’interroger sur le sens de ce voyage, à trois jours du second tour des législatives en France. Mais, comment ne pas faire le parallèle avec la visite surprise effectuée, il y a tout juste trente ans, le 28 juin 1992, par François MITTERRAND à Sarajevo, en pleine guerre de Bosnie ? D’un côté un voyage hiératique entré dans l’Histoire, marqué par des images d’un président grimpant dans un véhicule blindé avant un bain de foule dans les rues de la ville assiégée, de l’autre, le « voyage de Monsieur Perrichon » avec sa carte Inter-Rail !

 

Vendredi

 

Bien sûr, elles peuvent paraître trop concentrées, bien sûr, elles entraînent des pollutions sonores et visuelles, bien sûr, pour certains, elles peuvent même provoquer une altération de la santé… Pour autant, n’a-t-on pas le droit de dire qu’elles peuvent aussi être belles, comme ici, au soleil couchant, sur les hauteurs de Montallery, commune de Venoy… ?  

 

Samedi


La canicule s’est abattue sur l’Yonne et le thermomètre a frôlé les 40° dans l’Auxerrois, un record ! Le groupe folklorique des « Peulons » a beau avoir plus d’un siècle d’existence, rien ne semble les arrêter ! Présents à l’inauguration du conservatoire des cépages à la Grange de Beauvais à Venouse, ils ont assuré le show, enchaînant bourrées et rigodons, sous un soleil de plomb… Respect !

 

 

Dimanche

De passage à la préfecture dimanche soir, le tout nouveau député de l’Yonne, Daniel GRENON a fêté sa victoire à… l’eau gazeuse ! Tout de même, deux députés icaunais issus du Rassemblement National pour représenter le département au palais Bourbon, quelle histoire ! Une histoire « d’eau », bien sûr…

 

Dominique BERNERD

 

 

Un peu haut « perché », le cadre de cette assemblée générale extraordinaire ? Celle devant accueillir la totalité ou presque des associés qui constituent le premier cercle financier de la SAS Pôle Son Vibration Acoustique. L’atypisme de l’esthétique théâtre de Brienon-sur-Armançon collait à merveille avec l’ambitieux concept, dévoilé par les instigateurs de ce rendez-vous entrepreneurial faisant appel à une levée de fonds. Prometteuse, en vérité, puisque la récolte s’est montrée in fine alléchante, avec 135 000 euros à la clé…

 

BRIENON-SUR-ARMANCON : Pas mal, pas mal, la première levée de fonds proposée par les porteurs du projet, déjà bien avancé, de la future SAS Pôle Son Vibration Acoustique ! Il n’aura suffi que de quelques semaines pour récupérer la coquette somme de 135 000 euros auprès de potentiels investisseurs du cru, entrant au capital social de la future entité, afin de mettre de l’eau dans les rouages de ce qui devrait être à terme une aventure entrepreneuriale très surprenante.

Une déclinaison professionnelle aux réelles opportunités de développement, tant sur l’Hexagone, qu’à l’international. Plutôt rare comme expérience à vivre dans le landerneau icaunais…

Une enveloppe financière qui, ajoutée aux investissements initiaux injectés par les irréductibles supporters du projet, porte les fonds à 150 000 euros. Une levée de fonds qui en appelle désormais une autre puisque les porteurs du projet souhaitent atteindre le chiffre tout rond de 200 000 euros figurant au capital social. Celle-ci devrait se mettre en place dans les prochains jours et se clore vraisemblablement fin septembre.

Des prolongations dont auront évoqué longuement les contours les participants de cette assemblée générale. Ecoutant très attentif les recommandations expertes fournies par Me Harold FORESTIER, du cabinet FIDAL, qui, en bon pédagogue, en expliquera le moindre détail.

 

 

Déjà une vingtaine d’associés dans cette aventure insolite de l’entrepreneuriat…

 

A date, une vingtaine de personnes ont apporté leur contribution financière participative à ce projet. De tout âge (de 22 à 78 ans selon la formule consacrée qui n’aurait pas déplu à HERGE !) et de toutes orientations professionnelles.

Désormais, comme le rappela le président temporaire de la SAS Pôle Son Vibration Acoustique Serge GARCIA (le président de l’association DEFI SON devrait passer la main dès le mois d’octobre conformément à ses désirs), le dépôt de demande d’aides publiques va se concrétiser dans les prochains jours auprès des services ad hoc de la Région Bourgogne Franche-Comté. Objectif : un abondement à montant équivalent de la part de l’organisme régional. La Caisse des Dépôts, via sa filiale, la Banque des Territoires, pourrait être amené à faire de même. Ce serait un sérieux coup de pouce envers le lancement de cette fusée porteuse d’espérance pour l’attractivité économique du territoire et l’employabilité locale.

Les associés de cette nouvelle aventure devaient recevoir au cours de cette rencontre leurs attestations officielles, un document faisant foi de leur investissement financier dans le concept.

Le Pôle Son Vibration Acoustique devrait être opérationnel dès septembre, avec la nomination de trois cadres qui en piloteront la destinée : un directeur exécutif, un directeur en charge de la stratégie, de la communication et de la médiatisation et enfin, un encadrant devant gérer la cellule recherche et développement.

Quant aux perspectives, elles sont bonnes : les premiers contrats avec une dizaine de partenaires industriels déjà en liste d’attente devraient se signer dès le début de l’automne.

 

Thierry BRET

 

 

 

Rendons à César ce qui lui appartient et à Joël COHEN, l’origine de la Fête de la musique. Musicien, il a travaillé à Radio France comme producteur. Il proposait pour cette chaîne des « Saturnales de la musique » les 21 juin et 21 décembre lors des solstices également appelés les « deux Saints Jean ». Les groupes jouaient le 21 juin, jour de l'été boréal. Son projet a été réalisé le 21 juin 1976 à l'Ouest de Paris et à Toulouse. Le 21 juin 2015, Jack LANG a remercié Joël COHEN pour son idée.

 

 

TRIBUNE : Le choix du 21 juin est chargé de symboles. C’est d’une part le premier jour de l’été et par ailleurs le jour le plus long. Il correspond aussi à une date importante dans les traditions païennes, notamment chez les Celtes. La Fête de la musique promeut la musique de deux façons. Elle encourage les musiciens amateurs à se produire bénévolement dans les rues et espaces publics.

Grâce à l'organisation de nombreux concerts gratuits, avec des amateurs mais aussi de professionnels, elle permet à un public large d'accéder à des musiques de toutes sortes et origines.

Chaque année, cette manifestation réunit près de cinq millions de musiciens pour plus de 18 000 concerts rassemblant dix millions de spectateurs. Tant en France qu'à l'international, les organisateurs adhèrent à une charte internationale des villes organisatrices (plus de 340 dans le monde).

 

La Chine s’est ralliée au concept originaire de l’Hexagone…

 

Le texte propose de maintenir la gratuité et le libre accès aux évènements, organisés sous son label et la valorisation de l'expression musicale des amateurs. En Chine, l’ambassade de France a contaminé de multiples villes. Elle a organisé ponctuellement des évènements le 21 juin dès 1992. Ce n'est que bien plus tard que la Fête de la musique commencera à faire des apparitions régulières, d'abord dans la ville de Wuhan en 2007, puis à Shanghai.

À Pékin, son organisation régulière s’est faite par le biais d'une association de volontaires à partir de 2012. Elle a toujours lieu le 21 juin.

Sous l'impulsion donnée par l'ambassade de France et de son soutien à l'évènement, celui-ci a pris de plus en plus d'ampleur, notamment en 2016 grâce à un partenariat avec la chaîne PPTV. De plus, une plateforme en ligne, et une chaîne locale ont retransmis en direct les concerts à presque 4 millions de téléspectateurs et internautes chinois.

 

Un soir où la musique adoucit les mœurs !

 

De nombreux festivals de musiques sont nés dans le prolongement de la Fête de la musique. Nous voyons fleurir dans nos villes quelques odonymes comme « rue du 21 juin », « place du 21 juin »… Les plus grincheux argumentent : les jeunes en profitent pour boire et on imagine aisément la circulation de la drogue.

Cette situation est commune à toutes les organisations festives et les mesures de sécurité sont prises à chaque fois… Pour les fêtes de la musique, les débordements restent marginaux.

Même si au bruit, pour certains, au vacarme, pour d’autres, les plus mélomanes ont du mal à reconnaître que la musique adoucit les mœurs ! Reconnaissons que cette fête populaire constitue un élan universel et fraternel. Les plus velléitaires peuvent même taper sur des casseroles toute la nuit, et on trouvera cela créatif et mélodieux, tellement la joie est communicative et que le sourire de la jeunesse est beau à regarder.

Alors, chaque année dès que le 21 juin nous revient : tous à vos guitares, vos casseroles, vos cuillères et autres guimbardes, et « faites de la musique ! ».

 

Jean-Paul ALLOU

 

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