Lamentables. Honteuses. Les explications fournies par le prêtre défroqué, Bernard PREYNAT, qui pratique l’art de la surenchère dans le prétoire à propos de ses actes de pédophilie créent un profond malaise pour les observateurs de notre société, dite bien-pensante.

Comment ce prélat, mis en examen pour des abus sexuels sur de jeunes scouts de sa paroisse lyonnaise dans les années 1990, a pu exercer sa mission au sein de l’Eglise catholique de France sans l’ombre d’une inquiétude alors que, visiblement au détour des témoignages à faire froid dans le dos, tout le monde savait ce qui se tramait parmi son entourage ?

Ce n’est, certes, pas le mystère de la Passion ! Mais, l’homme a forcément bénéficié de cette protection quasi séculaire qui prévaut dans cette sphère très hermétique du monde ecclésiastique. Une loi qui n’a rien de divine et qui se nomme tout bonnement l’omerta.

Ce silence pesant et pénible pour des milliers de victimes en France et de par le monde qui n’en peuvent plus aujourd’hui de souffrir dans leur corps et dans leur âme. Les digues se brisent ; les vannes s’ouvrent, et ce torrent de boues nauséabondes afflue sur le devant de la scène médiatique à grand renfort de pathos et de compassion.

L’ex-curé PREYNAT qui devient au fil des jours de ce procès l’emblème du mal incarné n’est malheureusement pas le seul de ces serviteurs de Dieu à s’être livré à la pire des tentations. Celui de la chair mais du mauvais côté de la lorgnette qui nécessite son lot de pénitences et de prières afin de conjurer ce fléau le soir venu, seul dans sa chambre.

 

L’intransigeance du pape contre les auteurs de ces crimes…

 

Le pape François a pris conscience depuis quelque temps des ravages pernicieux et pervers qui secouent les rangs de ses fidèles représentants aux quatre coins du globe. Il est le premier des souverains pontifes à prendre réellement ce dossier à la hauteur de son traitement, un dossier jusque-là tabou et impie, pour tenter de l’éradiquer de l’ordre religieux du catholicisme.

On ne peut que s’en féliciter et lui prodiguer des louanges. Car, il faut être fort mentalement et courageux pour essayer de bousculer les dogmes si bien établis dans cette caste complexe et impitoyable, adepte du silence et des secrets. Et de ses pratiques « occultes »…

Il aura fallu toute la persévérance des familles pour que, enfin, soit révélée à la surface du monde ces actes odieux qui ont brisé tant d’existences. Combien de meurtrissures intérieures, combien de maladies psychologiques et psychosomatiques qui sont se déclarées après de tels méfaits ?

Le pape François a fait de cette nouvelle année 2020 sa priorité pour exorciser ce cancer qui ronge l’Eglise depuis tant de siècles.

L’un des premiers puissants à choir de son piédestal aura été Mgr BARBARIN. Son Eminence cardinale ne pouvait ignorer les fautes commises par sa brebis galeuse dans ce diocèse de Lyon, pourtant l’un des berceaux historiques du catholicisme, en sa qualité de Primat des Gaules.

Condamné en mars 2019 à une peine d’emprisonnement d’une durée de six mois avec sursis, pour ne pas avoir dénoncé les crimes sexuels de plusieurs de ses prêtres, le cardinal de France n’aura d’autres choix que de porter connaissance à son illustre pontife sa démission.

Un geste de repentir suffisant pour engendrer le pardon de ces bourreaux ? Pas si sûr dans l’esprit des familles et des proches de ces petites victimes, réunies aujourd’hui dans un comité de défense, baptisé sobrement « La Parole perdue ».

Traduire devant ses juges l’ex-diocésain lyonnais correspond à une véritable souffrance vécue minute par minute et à chaque parole de leur bourreau par ces jeunes gens qui ont subi attouchements et gestes équivoques sur leur intimité.

Mais, pouvait-il en être autrement pour faire ressurgir à la surface la lie de notre société et ses secrets d’alcôves ?

Il est grand temps que l’Eglise fasse une purge drastique parmi ses disciplines qui ne respectent rien.  

Il semblerait que les dernières affaires en date aient ébranlé un peu plus le dôme de la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Du haut de son Saint-Siège, le pape François n’absoudra pas les auteurs de ces crimes pour les fautes malveillantes qu’ils ont commis envers ces enfants.

La chasse aux sorcières dans les rangs du clergé ne fait que commencer assurément car désormais toutes ces personnes ayant eu à subir des maltraitances physiques et morales parlent.

En vérité, Dieu, seul, sera faire lors du Jugement dernier le tri entre le bon grain et l’ivraie…

Thierry BRET

 

Drôle de manière d’appréhender la nouvelle année. Au lieu de proposer les traditionnelles séances de vœux, coutumières également entre chefs d’Etat, avec candeur et bienveillance, les Etats-Unis et l’Iran ont choisi de se distinguer par missiles interposés !

Plongeant la planète Terre qui venait à peine de se remettre des fastes du sempiternel réveillon dans une profonde stupeur. Etions-nous au bord du gouffre qui nous menait tout droit à la déflagration d’un troisième conflit mondial majeur ?

Il ne s’en est donc fallu d’un rien, un cheveu peut-être, pour que 2020 démarre en apothéose, version musclée et militaire. Celles et ceux qui avaient la gueule de bois n’ont pas eu besoin d’aspirine pour se remettre la tête à l’endroit et dans le sens du vent.

A grands renforts de gesticulations médiatiques, le sémillant président américain aura multiplié les messages lapidaires sur Tweeter pour justifier la mise en scène de cette nouvelle poussée de fièvre entre les deux ennemis héréditaires.

Il est vrai que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran sont loin d’être simples depuis 1979. Quarante ans d’invectives, d’insultes, de tensions, de chausse-trappes et de coups fourrés !

Prises d’otages, bombardements de milices sur des terrains de chasse appropriés, rupture de relations diplomatiques, gel des intérêts financiers, inscription sur la liste noire du terrorisme d’état… : il ne manque plus dans cette vaste panoplie de soubresauts permanents et chaotiques que l’affrontement direct qui n’ait été encore inscrit à l’ordre du jour de ces sympathiques réjouissances. Preuves de la bêtise humaine…

Les Etats-Unis, et surtout son président actuel, en rêve depuis le premier jour où il s’est assis dans son fauteuil du bureau ovale. Même si depuis, la tendance vers l’apaisement circonstancié (la paix des braves ?) semble avoir pris enfin le dessus. Pour combien de temps ?

L’Iran l’a craint beaucoup cette confrontation guerrière. On a beau posséder l’une des plus impressionnantes forces militaires du Moyen-Orient, après Israël (l’Etat hébreu possède l’arme nucléaire par rapport à son rival historique) ; qu’est-ce que cela représente réellement vu l’armada démesurée de la première puissance mondiale !

 

Personne n’a envie de se serrer la main dans ce feuilleton à répétition…

 

Alors, voilà. Comme des gamins qui se chamaillent dans une cour de récréation pour récupérer un vieux stylo bille usagé, de temps à autre, nos dirigeants aiment se provoquer et jouer à se faire peur.

C’est le cas de Donald TRUMP et du guide suprême de la Révolution, Ali KHOMENEI. Ils se détestent royalement, ces deux-là ! Mais, ils ont ce point commun propre à celles et ceux qui détiennent le pouvoir : ils veulent préserver leur avenir. Comment ? En pratiquant le jeu de la surenchère diplomatique qui possède toujours des retombées en matière de politique intérieure.

Comme il a aimé le faire avec son « grand ami de toujours » (mais seulement depuis plusieurs mois en vérité et encore !) le Nord-coréen KIM JONG-UN, le résident de la Maison Blanche entretient des rapports tendus avec ses interlocuteurs. Soufflant le chaud et le froid, selon la température ambiante.

S’il a voulu se rapprocher de pas mal de dirigeants, parfois peu recommandables du globe (Brésil), Donald TRUMP éprouve toujours une réticence viscérale à tendre la main à son homologue iranien. Il est vrai que ce dernier ne sort pas non plus les mains de ses poches pour lui rendre la politesse.

Lors de sa conférence de presse, accordée après la série d’explosions d’une douzaine de missiles en partance de Téhéran et qui n’auraient provoqué qu’un léger envol de poussière sur le sol irakien, Donald TRUMP a claironné haut et fort qu’il était prêt à faire la paix avec tous ceux qui le désiraient.

Balayant ainsi son image de milliardaire « bad boy » impétueux qui n’a que faire des conseils de ses proches collaborateurs.

Oui mais voilà : comment se réconcilier, même en façade le temps d’une série de clichés immortels, avec le pire de ses ennemis en sachant qu’une nouvelle palanquée de sanctions économiques vont s’abattre en rafale sur l’économie d’un pays déjà exsangue dans les prochaines semaines.

Complexe équation que les dirigeants de l’Iran ne peuvent décemment ni résoudre ni accepter sous peine de perdre la face vis-à-vis d’une population qui crie déjà aux abois contre la corruption.

Peut-être aurait-il fallu que Donald TRUMP esquisse un geste, même symbolique, pour montrer sa bonne foi envers Téhéran ? Ou du moins qu’il lâche quelques miettes d’un saupoudrage substantiel, toujours bonnes à prendre en période de disette.

Si paix, il devait y avoir entre ces deux états qui pourraient être responsables dans le cas de dégâts collatéraux d’une catastrophe aérienne sans précédent après la destruction du Boeing 737 ukrainien survenue à l’aéroport de Téhéran, elle ne se ferait que de manière unilatérale et aux conditions drastiques émises par l’Aigle américain.

Autant dire qu’il risque d’y avoir encore de la friture dans les relations tendues entre ces deux nations qui aiment se faire peur. Et nous inquiéter…

Thierry BRET       

 

Ce n’est pas Versailles, ici ! Non, mais les perspectives d’évolution qui s’offrent à la structure professionnelle de Joigny pourraient être encore plus lucratives à l’avenir que la simple réfection d’un monument historique. Le groupe BARRIERE et ses complexes de grand standing (casinos, hôtels quatre et cinq étoiles) ainsi les palaces de l’Hexagone font des yeux de Chimène au spécialiste de l’agencement bourguignon…

JOIGNY : Le luxe n’est pas un mot tabou dans la bouche de François RICHARD. Lui, en qualité d’entrepreneur à la tête d’une très prometteuse PME, il s’en délecte avec bonheur quand il évoque son carnet de commandes qui croule sous les devis !

On ne peut être qu’admiratif lorsque l’on y lit les prestigieuses signatures au bas des documents, synonymes de potentialité de développement. Le groupe BARRIERE, le référent du milieu huppé des casinos et de l’univers ludique, est progressivement devenu le donneur d’ordre privilégié de la jeune structure, fruit d’une opération de croissance externe conçue en juin 2019, réunissant sous le même vocable, l’historique BEAUJARD Agencement à MOBI FORM.

Employant plus d’une vingtaine de salariés, la PME a fait des étincelles côtés résultats cette saison, enregistrant une progression de + 11 % !

La SAS dépasse désormais le cap des cinq millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, augurant de jolies possibilités au fil de ces prochaines semaines.

 

 

Une stratégie vers le haut-de-gamme qui s’avère payante…

 

BMO Agencement est aujourd’hui un gros faiseur de la rénovation et réhabilitation de sites d’hébergement remarquables. Sans omettre son marché originel qui continue à fructifier lors d’opérations d’aménagement de bureaux et d’espaces commerciaux (M6, FNAC, BOUYGUES Construction, Galeries LAFAYETTE…), la société de l’Yonne s’installe durablement dans l’univers de l’hôtellerie et de la restauration.

2019 a coïncidé avec la réalisation d’un gros marché à Strasbourg, pour le compte d’un consortium de professionnels de santé. Nécessitant une extension d’une soixantaine de chambres, l’hôtel Les Haras accueillent, du fait de sa situation géographique proche du centre hospitalier de la capitale alsacienne, les sommités de la médecine, provenant du monde entier.

 

 

Propriétaires de ce site, des médecins ont choisi de diversifier leurs activités foncières dans l’hôtellerie en construisant ce concept de belle facture. BMO Agencement procède depuis plusieurs mois maintenant à l’embellissement des soixante chambres à coucher, mais aussi du spa et de la salle de restauration.

Ce chantier d’1,3 million d’euros pour la PME nord-bourguignonne se clôturera fin mars.

Toutefois, l’Alsace ne sera pas à rayer de la carte des aménagements d’hôtels pour François RICHARD. D’autres projets concernant de l’hôtellerie quatre étoiles sise à Colmar sont déjà à l’étude.

 

 

Le marché de l’international en ligne de mire…

 

Côtés prospectives, l’entreprise a déposé différents dossiers de candidature à la suite d’appels d’offre sur des projets similaires à Paris, au Touquet et une fois encore en Alsace !

Précisons que la société avait également bien conclu l’année 2018 en réalisant les travaux d’aménagement de l’école de cuisine et de la boutique du fameux hôtel Royal d’Evian. Un palace…

Une infrastructure de grande classe que devraient retrouver cette année les équipes de BMO avec la rénovation de la salle qui accueille les petits déjeuners.

Enfin, la PME a même connu sa truculente note d’exotisme en 2019. Avec la pose du mobilier de dressing et de mini bars dans un établissement du groupe BARRIERE sur l’une des îles emblématiques des Antilles, Saint-Barthélemy.

Désormais, François RICHARD sait que des opportunités en provenance de l’étranger sont envisageables. Un premier dossier permettra à l’agenceur d’intervenir au FOUQUET’S de Montreux en Suisse. Avant de se projeter vers d’autres territoires encore plus illustres ?

 

 

Dans le genre, gag de l’année (celle qui vient de s’écouler), la palme de l’irrésistible camouflet revient immanquablement à Carlos GHOSN ! Il aura fallu attendre les ultimes heures du 31 décembre 2019 pour connaître un nouvel épisode de l’interminable feuilleton juridique mettant en scène l’ancien PDG du fusionnel groupe automobile, RENAULT/NISSAN

Et cette fois-ci, l’emblématique homme d’affaires a su tirer enfin les marrons du feu en sa faveur. La nouvelle aura fait le tour de la planète en très peu de temps avec son lot de questionnements incrédules. Carlos GHOSN s’est libéré du joug qui lui était imposé depuis des mois par l’un des systèmes carcéraux les plus autoritaires de la planète : celui du Japon afin de trouver refuge au…Liban !

La poudre d’escampette en guise de cadeau de Noël ou d’étrennes de nouvelle année : l’ex-président-directeur-général de la puissante firme automobile ne pouvait rêver mieux !

Une fois le soufflé retombé, on est en droit néanmoins de se poser quelques interrogations sur la manière dont s’est réalisée cette fuite en avant ; celle d’un homme pris dans la nasse de la justice nippone réputée si intransigeante.

Bien sûr, Carlos GHOSN vivait en résidence surveillée et non pas dans l’une des geôles poussiéreuses d’une quelconque maison d’arrêt de Tokyo. Bien sûr, ce n’était pas un quidam obscur qui était dans l’attente d’un rendu de justice pour espérer sortir de ce purgatoire dans lequel il s’était fourré de manière bien involontaire et contre son gré.

Même si sa détention en surveillance remontait déjà à plusieurs mois dans cet appartement confortable et cossu de la mégalopole asiatique, Carlos GHOSN jouissait d’une relative semi-liberté, rejoint par son épouse qui, et on ne pourra jamais la blâmer, représentait un point d’ancrage capital pouvant l’amener à l’espérance.

Lui qui s’est toujours élevé contre ce procès en mauvaise intention qui lui était réservé et ourdi par on ne sait quel obscur consortium politico-industriel a enfin pris sa revanche sur la destinée qui se traçait devant lui ; et avec quel éclat !

 

Un émule d’Arsène LUPIN dans l’art de la carambouille…

 

Au nez et à la barbe de ses surveillants qui aujourd’hui doivent passer de mauvais quarts d’heure face à leurs inquisiteurs qui aimeraient connaître toutes les ficelles de cette évasion, qui aurait plu à l’imaginaire débridé de Maurice LEBLANC, le père d’Arsène LUPIN !

Comment un personnage aussi important que le patron franco-libanais a-t-il pu s’extraire avec une telle aisance de cette funeste situation et prendre un chemin de traverse pour quitter par les airs l’Empire du Soleil Levant ?

Privé de passeport, n’ayant droit à aucune visite officielle si ce n’est celle de son épouse, Carlos GHOSN tel un James BOND des temps modernes s’est donc retrouvé propulsé à des milliers de kilomètres de son lieu d’emprisonnement originel pour échouer à Beyrouth ? Et tout cela sans que les Japonais n’y voient quoi que ce soit ce départ à la sauvette !

Le PDG de RENAULT/NISSAN serait-il devenu un digne hériter de la célèbre tribu de sorciers de Poudlard ?! Se déplaçant dans les airs, muni de son « balais à turbo propulsion » !

Mais, n’est pas Harry POTTER qui veut ! Plus sérieusement, dire que des complicités sont venues gangréner le système pénitentiaire du Japon apparait déjà comme des faits avérés, c’est certain.

Dans les jours prochains, on devrait sans doute en savoir davantage sur les péripéties cocasses qui ont amené le PDG déchu à se sauver dare-dare de l’archipel nippon. Une chose est sûre : le vers était dans le fruit.

Et la rocambolesque évasion de Carlos GHOSN devait se fomenter avec beaucoup de minutie dans l’entourage proche de l’ex-homme d’affaires.

Le Liban s’est réveillé avec la stupéfaction d’avoir vécu un drôle de rêve le jour de l’An. Alors que le pays vit une crise sans précédent contre les élites qui sont accusées chaque jour de développer et entretenir la corruption dans leur sillage, la venue inopinée de l’enfant prodige de retour au bercail (Carlos GHOSN possède aussi un passeport libanais dans sa valise) provoque, on s’en doute, un malaise qui va crescendo depuis quarante-huit heures après ce tour de passe-passe.

Le peuple qui manifeste dans les rues au quotidien voit l’accueil du fugitif comme une antépénultième preuve de cette corruption qui s’affiche au grand jour et à tous les étages de la vie publique et politique.

 

Le Liban dans l’embarras, le Japon se fait hara-kiri…

 

Certes, le Liban n’extrade jamais ses ressortissants vers les autres pays. Mais, peut-être que le nouveau fait d’armes du toujours puissant ex-patron de la régie française pourrait inciter certaine frange de la population à encourager ce dispositif.

La France, autre pays d’origine du personnage encombrant qui a la chance de posséder toujours une carte dans son jeu, s’est déjà prononcée en assurant que s’il revenait à Paris, Carlos GHOSN ne serait pas renvoyé vers Tokyo. Des mots qui ont déjà provoqué l’ire de l’ambassadeur nippon en France.  

Quant à INTERPOL, le service international de la police, il a déjà fait connaître sa requête auprès des autorités libanaises pour que l’industriel de l’automobile leur soit livré illico. En vue d’un retour à la case départ sans pour autant toucher les 200 euros coutumiers du Monopoly ! Une démarche, faite sans doute en pure perte…

2020 démarre donc sur les chapeaux de roue avec cette actualité affriolante qui nous est servie par un as de la voiture hybride et électrique ! Prouvant ainsi toute la faiblesse et la naïveté d’un système carcéral, même très redouté vu de l’extérieur qui n’a plus que ses yeux pour pleurer et se faire hara-kiri !

Démontrant aussi que dans les affaires judiciaires, quelles qu'elles soient à l’échelle de la planète, il vaut mieux être riche et puissant que pauvre et situé au plus bas niveau de l’échelle pour pouvoir prétendre s’en sortir ! Encore du grain à moudre pour les Gilets jaunes s’ils étaient en manque d’arguments contestataires !

L’avenir nous dira ce qu’il est bon de faire dans pareille situation. Dans sa cellule de la Santé, peut-être que l’un des détenus attend son départ précipité vers les rivages de la Méditerranée en lieu et place d’un retour à la mairie de Levallois-Perret ! Serait-ce la grande résolution de Patrick BALKANY en cette décennie nouvelle ?

Thierry BRET

 

 

Le jusqu’au-boutisme des va-t’en-guerre de la revendication syndicale à outrance condamnera-t-il à terme le petit commerce qui tente encore de survivre tant bien que mal dans l’Hexagone ? Si la période des fêtes de 2018 avait déjà été plombée par les sautes d’humeur de « Gilets jaunes » pour le moins exaltés dans la plupart des grandes agglomérations de notre pays, que dire de cette fin d’année 2019 qui lui réserve un sort tout aussi funeste !

Depuis douze mois, s’il y a bien une filière corporatiste qui trinque réellement dans cette république de la contestation à tout crin, c’est bien celle du commerce dont il s’agit.

Bris de vitrines, fermetures obligatoires, scènes de vols et de destructions, absence de clientèle, défaillances financières, licenciements, liquidations judiciaires, dépôt de bilan… : le commerce de proximité se meurt dans une longue agonie, faite de souffrance morale et d’atermoiements insupportables, dont personne ne semble réellement se soucier aujourd’hui.

Alors que certaines castes aux privilèges sociaux éhontés se complaisent dans la paralysie systématique de toute une économie nationale, d’autres, celles et ceux plus obscurs qui ne comptent pas leurs heures de présence derrière la devanture de leur magasin, crèvent à petit feu sans que cela ne les gêne le moins du monde. Et on ose parler de l’esprit de solidarité ?!

Hormis les leaders, peu médiatisés, de leurs fédérations (U2P –Union des professionnels de proximité -, Fédération des entreprises du commerce et de la distribution…) qui tentent de tirer la sonnette d’alarme, rares sont les politiques et les responsables syndicaux de tout poil qui font état de compassion envers ces professionnels qui endurent depuis plus d’un an l’irréparable.

Quand bien même qu’une « pseudo » trêve de Noël soit enfin respectée par les instigateurs de ces mouvements sociaux à répétition métronomique, cela ne suffirait pas pour redonner un souffle d’espérance à ces femmes et à ces hommes au bord de la crise de nerf.

 

Un secteur très affaibli qui ne se relèvera pas…

 

 

Tout ce qui a été perdu depuis novembre 2018 en termes de chiffre d’affaires et de résultats ne se récupèrera jamais, qu’on se le dise. Et ce n’est pas le pâle saupoudrage fiscal du gouvernement (report de la TVA ou proposition de différer un prélèvement à une date ultérieure) qui changera la donne.

Rien que dans la capitale, les premières indications fournies par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris sont révélatrices du malaise pernicieux qui est en train de frapper la corporation des commerçants. La baisse d’activité correspond de 30 à 50 % au chiffre d’affaires !

Naturellement, ces mauvaises statistiques s’appliquent aussi à la grande distribution. La plupart des grandes surfaces de l’Ile-de-France ont vu leur fréquentation chuter de manière abyssale. Les clients ne sortent plus : ils sont terrés chez eux, même en période de week-end.

Quant aux touristes, ils préfèrent rebrousser chemin et se rabattre sur d’autres destinations européennes plus paisibles pour y effectuer leurs emplettes de Noël (Londres, Berlin, Bruxelles ou Rome).

En province, la situation semble meilleure malgré tout. L’impact des grèves dans les transports en commun n’atteint pas encore les proportions irrecevables de ce chantage  humain imposé à Paris.

A contrario, beaucoup de commerces, notamment ceux des métiers de bouche, ont observé que les manifestations festives d’avant-Noël ont été purement et simplement annulées. Tant à Paris que dans des villes de province telles que Lyon, Bordeaux, Toulouse, Marseille. L’envie de faire la fête s’est estompée…

Mais,  l’inquiétude va grandissante pour ces commerçants qui n’ont aujourd’hui que leurs yeux pour pleurer devant l’ampleur de ce désastre sans fin. Alors que la période est supposée être croissante pour leur chiffre d’affaires, à l’approche de Noël, on sent une vraie lassitude de la part de ces acteurs pourtant essentiels de l’économie dite circulaire.

L’un des responsables du PROCOS, la fédération des enseignes commerçantes spécialisées, a fait savoir récemment dans un communiqué que « le secteur, déjà très affaibli par l’année dernière, aurait du mal à se relever d’une seconde série de catastrophes… ».

 

Condamné à disparaître dans l’indifférence générale…

 

On sait aujourd’hui que bon nombre de ces petites boutiques de quartier ou de centre-ville ne survivront pas à la déferlante de grèves que l’Hexagone vient d’essuyer. Telle une tempête ravageant tout sur son passage…

Qu’adviendra-t-il alors de ces centaines de professionnels, tout juste bon à remiser dans la case chômage et qui auront tout perdu, y compris leurs illusions, pour se reconstruire ?

Est-ce qu’un mouvement de grève national permettant de soutenir et défendre la noble et juste cause de ces victimes collatérales de la réforme des retraites se transformera en un mouvement populaire où chacun pourra verser de ses propres deniers dans une caisse de solidarité comme celle qui s’est créée à l’heure actuelle au profit de nos grévistes ?

Ou, plus insidieusement, c’est l’indifférence habituelle qui nous entoure en ce bas monde qui les condamnera à leur triste sort et à l’oubli perpétuel ?

Il ne faut pas être devin pour connaître la réponse, en vérité. Car, l’existence actuelle subie par les commerçants de proximité n’a rien d’un conte de Noël…

Thierry BRET

 

 

 

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