Il ne fait pas bon fréquenter les salons de l’Hôtel de Roquelaure à Paris. Ni ses bureaux ni ses appartements, au demeurant. Un an après le départ, avec perte et fracas de l’emblématique Nicolas HULOT, c’est au tour de l’actuel pensionnaire du ministère de la Transition écologique de jeter l’éponge.

Après une courte mais délicate période d’atermoiements qui aura eu raison de la ténacité toute relative de François de RUGY. Acculé dans ses ultimes retranchements, l’ancien candidat à la présidentielle qui s’était rallié depuis à la cause d’Emmanuel MACRON n’aura donc pas survécu plus de huit mois à ce poste. Navrant pour un pur produit idéologique de l’intelligentsia écologiste !

Englué dans la sordide et indigeste affaire des homards, crustacés qu’il exècre au plan gastronomique d’après lui, François de RUGY a été contraint de déposer son tablier sur le coin de sa table de travail.

Sans doute encouragé à le faire avec la bénédiction urbi et orbi de la présidence et de Matignon. Une chose est certaine : un an après le double épisode lié au départ tonitruant de l’ancien animateur d’Ushuaia, et celui du feuilleton estival à multiples épisodes de l’affaire BENALLA, le résident de l'Elysée ne souhaitait pas revivre pareilles mésaventures en cette saison. Question de dignité et surtout d’image…

Donc, cette fois-ci, il n’y a pas eu de tergiversations ni de doutes au plus haut sommet de l’Etat : la sentence est tombée tout de go. Le départ du fauteur de troubles a été exigé sur le champ.

Même si le ministre de la Transition écologique a pris soin de préparer sa sortie de la manière la plus honorable qu’il soit en faisant montre de volontarisme. En ce sens, on ne peut que le comprendre.

Sur le plan humain, il n’est pas facile de voir son existence être chamboulée du tout au tout en un laps de temps aussi court. Psychologiquement, on a senti un ministre esseulé, ému et affaibli face aux représentants de la presse. Ceux-là mêmes qui ont décortiqué la carapace des homards dans le moindre détail !  

Sa situation empirait. Il ne pouvait plus le supporter intérieurement. Quant aux soutiens, ils n’ont guère été légions parmi son entourage le plus proche, c’est-à-dire au niveau gouvernemental. Y compris auprès de ses amis de la cause écologique.

Une carrière politique, à l’instar d’un parcours professionnel, suppose des années de sacrifice et d’abnégation pour y parvenir. Surtout lorsque l’on désire coûte que coûte tutoyer la stratosphère du pouvoir. Il faut en revanche beaucoup moins de temps pour redescendre de son piédestal et dégringoler dans la fange des abysses…

François de RUGY l’aura vécu donc vécu à ses dépens avec un zeste de naïveté. Pourtant, une interrogation de principe peut tarauder les esprits. Est-il inadmissible, voire condamnable, de dîner de homards et de boire du champagne en cas de réceptions officielles avec la fine fleur du patronat, de la cause artistique et de la société civile lorsque l’on est un haut serviteur de l’Etat ?

Pas si sûr, en vérité ! Qui n’a jamais mis les petits plats dans les grands dans un contexte professionnel et institutionnel, fait d’entregent et de bonnes manières, pour recevoir avec faste au nom de son entreprise, de sa collectivité ou de son association les influenceurs pertinents de la société ?

De droite comme de gauche, sans omettre les extrêmes et le centre, qu’il s’agisse de grands capitaines d’industrie, de besogneux entrepreneurs à la tête de TPE, de présidents d’association, de syndicalistes et de porte-voix de collectivités en tout genre : TOUS ont pratiqué un jour ou l’autre, au fil de leurs pérégrinations professionnelles et personnelles, ce type d’exercice. Celui que l’on enseigne dans les filières pédagogiques de la communication et du savoir-vivre ! Cela se nomme tout bonnement les relations publiques !

Sans doute, la méthodologie employée par François de RUGY ne correspondait-elle pas aux codes et à la bienséance de ce qui se pratique d’ordinaire dans le cénacle étatique ? Oui, des budgets, de plus en plus en berne il est vrai, sont destinés au développement de cette forme de communication dans les différentes strates de notre société. Reste à savoir qui en paient réellement les factures et combien !

Les 87 000 lobbyistes qui gravitent en permanence auprès des instances européennes en savent quelque chose ! Déjeuners, dîners, sollicitations, voyages, cadeaux et tutti quanti sont monnaie courante pour infléchir telle décision organisationnelle ou en faire accepter une autre.

Que dire des puissantes majors et multinationales qui, de par le monde, agissent depuis belle lurette en usant et abusant de ces procédés à la limite du raisonnable !

Les relations publiques facilitent la prise de décision dans l’intérêt d’une cause : qu’elle soit économique, culturelle, sportive, religieuse ou autres. Depuis que le monde est monde.

S’en offusquer, même si des règles doivent être appliquées dans le cadre d’une éthique vertueuse, serait faire preuve de profonde ignorance sur les pratiques qui régissent les relations à l’autre dans le milieu des affaires ou d’une sincère hypocrisie ! Je vous laisse le soin de choisir…

Thierry BRET

  

L’industriel qui écoule 93 % de sa production à l’export a accueilli une trentaine de membres du réseau régional lors d’une visite de courtoisie. Celle-ci était agrémentée d’une conférence explicative sur les pratiques professionnelles usitées en ce lieu. Cette plongée au cœur des méthodes de fabrication de SKF Slewing Bearings aura suscité bon nombre de commentaires élogieux…

AVALLON: L’unité de production locale est référencée centre d’excellence pour le groupe SKF dans le monde en matière de roulements d’orientation. Sa visite a donc séduit, avec évidence, les membres du réseau Entreprendre Bourgogne. Ces derniers, une trentaine d’éléments, ont eu l’agréable opportunité de pouvoir découvrir les moindres recoins de ces ateliers qui permettent de concevoir 3 500 roulements par an.

Ce rendez-vous, avant la pause estivale, avait été concocté de main de maître. D’une part, grâce au travail de logistique assuré par la chargée d’implantation dans l’Yonne du réseau d’entrepreneurs, Sophie BERNARD. En second lieu, grâce au sens relationnel du nouveau manager général du site : Frédéric BOUILLY.

C’est d’ailleurs celui-ci qui procéda à l’accueil du petit groupe. Il introduisit ensuite la conférence informative sur ce cadre de vie.

Employant 180 collaborateurs, SKF conçoit dans ses ateliers des roulements d’orientation de 0,5 à 8 mètres de diamètre en version monobloc. Certaines pièces peuvent mesurer jusqu’à 16 mètres de diamètre en version segmentée.

Précisons qu’un roulement d’orientation n’est autre qu’un assemblage de bagues conçu pour supporter des charges lourdes et des phases de renversement. Les secteurs ciblés sont les mines et carrières, les tunneliers, la métallurgie, la défense mais aussi le ferroviaire et la marine.

Dans le domaine énergétique, le monde de l’éolien et de l’offshore se sert également de ces produits atypiques.

 

 

Pourvu de certifications, SKF est engagé dans une démarche de développement durable en s’impliquant dans des projets d’éoliennes et de récupération des énergies des océans.

En l’absence de Vincent PICQ, président du réseau Entreprendre Bourgogne dans l’Yonne, c’est le directeur général Arnaud GRAVEL qui apporta les commentaires d’usage liés à l’actualité du moment.

L’Yonne dispose d’une antenne à l’excellente fonctionnalité qui ne cesse de progresser depuis ses débuts avec aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents.  Dont de nouveaux entrepreneurs. Ils ont su créer une véritable dynamique autour de leurs projets et en défendant les couleurs du réseau, à l’instar de l’un des lauréats 2019 (premier dans la catégorie développement), Yannick DAVOUZE, le responsable d’IDXPROD, plébiscité à Dijon en juin à l’occasion de la soirée des Lauréats.

 

Journée mondiale consacrée au nettoyage de la planète, le World CleanUp Day a trouvé par la voix des membres de la Jeune Chambre Economique des ambassadeurs très investis dans la sauvegarde de l’environnement. Le 21 septembre, cent cinquante pays dont la France disposeront de milliers points de collecte servant à valider une opération unique vécue à l’échelle mondiale. Elle se déclinera également dans l’Yonne…

AUXERRE: Préserver la planète par le prisme d’une action citoyenne et positive : tel est le principe vertueux de cette animation planétaire originale qui se décline depuis plusieurs années à l’automne. La date du futur rendez-vous est d’ores et déjà connue. Il s’agira du 21 septembre.

Ce jour-là, un mouvement de citoyens unira ses forces pour ramasser des déchets et lutter ainsi avec efficience contre la pollution exponentielle qui affecte notre environnement.

Mobiliser un maximum de volontaires autour de cette manifestation explique la tenue d’une réunion de travail, ce mardi 16 juillet, dans les locaux de la Fédération départementale du Bâtiment.

Elle aura pour légitimité de présenter les différents quartiers de la ville désireux d’y prendre part. Une majorité de conseils de quartier est favorable au déroulement de l’action.

Seront également explicitées aux côtés de plusieurs partenaires les réalisations prévues lors de ce jour de collecte organisé un samedi.

Simple, concrète, le World CleanUp Day représente une première étape à la construction de projets encore plus ambitieux en faveur de la préservation du globe.

Lors de la précédente édition, la collecte aura permis de récupérer 1 500 litres de déchets recyclés, mille litres d’ordures ménagères, 70 litres de mégots, une centaine de bouteilles en verre, deux caddies et une myriade d’objets hétéroclites. La journée avait mobilisé plus d’une centaine de contributeurs heureux de prendre part à cette opération altruiste…

L’implantation d’un pylône, permettant l’accès à la téléphonie en 4G, sur le site ouvre de réelles perspectives de développement pour l’infrastructure touristique de l’Yonne. Celle-ci reste une destination très prisée des touristes du monde entier. Ces derniers ne comprenaient pas que l’accès à Internet et aux liaisons téléphoniques leur soient jusqu’alors refusés, faute de réseau. Le Moyen-Age dans sa version la plus palpable en quelque sorte à l’heure de la modernité ! 

TREIGNY : Cela fait vingt-deux ans que la responsable du site médiéval bourguignon attendait ce moment ! Celui de pouvoir maîtriser pleinement les outils issus des nouvelles technologies de communication, et ce, à bon escient.

Autant dire que Maryline MARTIN a savouré ces instants ; ceux de l’inauguration officielle de ce premier pylône de téléphonie 4G mutualisé et financé par les quatre opérateurs historiques du secteur d’activité. Cela se déroulait jeudi 11 juillet.

La présence de deux ministres, Julien DENORMANDIE, en charge de la Ville et du Logement, et du secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste LEMOYNE, aura, n’en doutons pas,  accentué ce trait jubilatoire.

Grâce à la 4G, enfin déployée sur le chantier en perpétuel mouvement de Guédelon, ce sont plus d’une centaine de collaborateurs qui profiteront des avantages offerts par cette technologie téléphonique poussée à son paroxysme.

Que dire, des milliers de touristes qui déferlent au beau milieu de cette forêt de Treigny et qui ne seront plus coupés du reste du monde dorénavant.

Chaque saison, près de soixante mille enfants déambulent dans cet espace verdoyant à l’ambiance historique en quête de découvertes insolites. Ces sorties scolaires passionnent les têtes blondes qui se prennent à rêver pour celles et ceux qui ont l’imaginaire débridé.

Grâce au réseau téléphonique, leur sécurité sera assurée à son maximum sur le site désormais. Enfin, pour couronner le tout, la responsable du concept historique et touristique de l’Yonne envisage de la création d’une application qui informera sur les grandes étapes vécues sur le chantier.

 

 

Une chose est sûre : la méduse ne sera pas la star animalière de la période estivale. Le homard, ce crustacé décapode dont tout le monde se délecte de sa chair succulente, s’est invité insidieusement à la une de l’actualité. Mais, pas vraiment sur notre table, au côté du traditionnel « melon/porto » ou de la boisson anisée rafraîchissante qui va de pair ! Même si ce n’est pas l’époque !

C’est par une autre lorgnette incisive que ce fruit de mer se rappelle à notre bon souvenir en ce mois de juillet, propice au farniente et au lâcher prise intérieur. Le homard fait son caprice. Il veut qu’on parle de lui et provoque des remous dignes d’un court bouillon porté à forte température parmi les hautes sphères étatiques. Dont le bouc émissaire principal n’est autre que le ministre de la Transition écologique, François de RUGY.

Sans doute, déguster trop de homards en présence de personnalités issues de la société civile et des milieux de l’entrepreneuriat entraîne-t-il des effets secondaires sur le métabolisme autre que la digestion ?

Toujours est-il que désormais les exégètes de la communication s’y reprendront à deux fois pour décortiquer les conséquences gustatives inhérentes à l’appétissant crustacé qui peut nuire à votre image !

La question méritera que l’on y accorde une once d’intérêt avant de se sustenter de ce produit si délicat de par sa texture et si fin au palais.

Il est vrai que la mésaventure vécue par l’ancien président de l’Assemblée nationale et ministre actuel de la Transition écologique figurera sans aucun doute longtemps comme un cas d’école atypique à aborder dans les manuels du savoir-vivre et de la gastronomie à la française.

On le savait déjà : le homard n’est pas bon à prendre avec des pincettes lorsque l’on en consomme un peu trop en société. Au risque de s’éclabousser, voire de tâcher son voisin de table.

La prudence est donc requise pour savourer le succulent fruit de mer sans modération. Car, dans les faits, il n’est peut-être pas bon dans notre pays de faire étalage de notre appétence légitime envers ce prodigieux mets de réveillon.

La preuve nous est venue des médias d’investigation. Pour ne pas le nommer, celui de l’éditorialiste Edwy PLENEL, « Média Part ». Nos confrères se sont intéressés de très près à un sujet pourtant très éloigné des convulsions habituelles et sporadiques de la planète.

Certes, leurs recherches ont été grandement facilitées par l’envoi de sources inestimables pour étayer leurs dires : l’apport de magistrales indiscrétions. C’est-à-dire des visuels montrant l’objet du délit adressés par les smartphones de celles et ceux qui se pâmaient à la table du ministre en s’essuyant les mains dans leurs serviettes.

Ces mêmes personnes qui se réjouissaient en amont de prendre part à ces agapes festives de belle facture dignes de Lucullus et du Roi-Soleil réunis !

Depuis que le monde est monde et que la politique, mais pas seulement, préside à la destinée de notre globe, il n’y a rien de surnaturel pour celles et ceux qui en pratiquent les prébendes de se retrouver autour d’une table copieusement garnie et arrosée pour affaires d’Etat. Ou assurer le développement économique de son entreprise ou de l’organisme que l’on représente.

Donc, pointer un doigt accusateur vers le ministre de la Transition écologique pour ces faits considérés comme de lèse-majesté et de haute trahison envers les Français se justifie-t-il vraiment dans le fonds ?  

Jeter l’opprobre contre lui et le condamner, non pas à la disgrâce honteuse des galères romaines ni à l’exil isolé sur l’île de Guernesey, mais à la démission sine die n’est-il pas un tant soit peu exagéré ?

Quel politicien, entrepreneur, artiste, sportif,…journaliste n’a pas eu un jour ou l’autre à s’assoir à une  table festive pour y déjeuner ou y dîner, parfois de manière fastueuse, avec plus puissant que lui ? Et toujours sous le sceau de la réussite et de la gestion des affaires courantes et de l’entregent.

On l’aura observé, depuis l’éclatement de ce nouveau feuilleton de l’été – celui-ci succède à l’affaire BENALLA qui avait déjà tenu en haleine celles et ceux qui y prêtaient intérêt en 2018 -, François de RUGY ne sait plus à quel saint se vouer.

Accablé, des sanglots dans la voix lors de sa première explication de texte sur les ondes de BFM TV face à Jean-Marc BOURDIN, le chevalier blanc de la cause environnementale a offert à l’auditoire une prestation émotionnelle forte. Sans pour autant se confondre en excuses et en mea culpa.

Poussé dans ses ultimes retranchements, l’ancien candidat à la présidentielle a avoué détester tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des crustacés, homards et huîtres compris.

Par ailleurs, les millésimes servis lors de ces repas, s’il en connaissait la provenance (l’excellente cave de l’Assemblée nationale qui n’a rien à envier à celle du Sénat, de plus belle qualité !) ne l’ont pas dérouté de son intransigeance coutumière envers ces produits alcoolisés. Se muant à ne boire que de l’eau à table.

Peut-être François de RUGY est-il allé un peu trop loin dans ce déshabillage médiatique de ses goûts personnels et de ses habitudes consuméristes ne regardant que lui ?

Soucieux de faire toute la lumière sur ce qu’on lui reproche, le ministre de la Transition écologique s’est engagé à rembourser de ses propres deniers le trop d’argent dépensé lors de ces réceptions à l’Etat. Si cela était avéré après enquête.

On l’aura compris : le bras de fer ne fait que commencer. Tandis que l’opposition a trouvé du grain à moudre pour balancer ses flèches acérées. Car, d’autres révélations à charge sont venues déjà s’ajouter à cette crise des homards. Puisque telle est dorénavant son appellation.

Conséquence : juillettistes et aoûtiens auront toute la faculté de pouvoir suivre, entre les étapes du Tour de France et le bulletin météo, leur nouvelle série médiatique depuis le lieu de leur villégiature. Les pieds dans l’eau en mangeant, pourquoi pas, du homard ?   

Thierry BRET

   

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