Dans le cadre du Plan de relance de l'économie, de nouvelles aides sont entrées en vigueur pour favoriser l’embauche des jeunes en CDI, CDD ou en contrat d’alternance. Plusieurs questions nous viennent à l’esprit pour en savoir davantage : comment en bénéficier ? Pour quels montants ? Grille de lecture explicative avec la Chambre départementale des experts comptables de l’Yonne…

TRIBUNE : Parmi ces mesures, il existe l’aide exceptionnelle pour l’embauche d’un jeune de moins de 26 ans. Elle a pour objectif de faciliter l’embauche des jeunes tout en stimulant l'activité des entreprises. Elle vise à réduire le coût du travail en termes de compensation forfaitaire de cotisations sociales.

Le montant de l'aide est de 4 000 euros maximum sur un an pour un jeune salarié à temps plein. Ce montant est proratisé en fonction de la quotité de temps de travail du salarié et de la durée effective du contrat de travail.

Toutes les entreprises, quelles que soient leur secteur d’activité et leur taille, peuvent y prétendre.

Pour en bénéficier, il faut remplir les conditions cumulatives suivantes :

  • recruter un jeune de moins de 26 ans entre le 01er août 2020 et le 31 janvier 2021 (les renouvellements de contrat débutés pendant cette période ne sont pas éligibles),
  • conclure un contrat en CDI, en CDI intérimaire ou en CDD pour une période d’au moins 3 mois,
  • la rémunération du salarié doit être inférieure ou égale à deux fois le montant du SMIC.

Pour en bénéficier, un délai de 4 mois à compter de l'embauche de votre salarié est à respecter. Il faut adresser une demande à l’Agence de Services et de Paiement (ASP). Une plateforme de télé-service sera ouverte à compter du 1er octobre 2020 pour faciliter les démarches. L’aide sera versée par l’ASP, sur un rythme trimestriel, pendant une durée maximale d’un an.

 

 

Cette aide n’est pas cumulable avec une autre aide de l’Etat, liée à l’insertion, l’accès ou le retour à l’emploi (parcours emploi compétences, contrat initiative emploi, aide au poste, aide à l’alternance, emploi franc, etc.) au titre du salarié concerné.

Si le salarié est placé en activité partielle ou en activité partielle de longue durée, on ne pourra pas non plus toucher l'aide pour les périodes concernées.

 

L’aide exceptionnelle pour l’embauche en contrat d'apprentissage

 

Il s'agit d'une aide pour accompagner financièrement les employeurs qui recrutent en contrats d'apprentissage. L'objectif est de soutenir ce dispositif pendant la période de crise économique (maintien et développement des contrats). Cette aide est versée pour la première année d'exécution du contrat et n’est pas cumulable avec l’aide à l’embauche d’un jeune.

Le montant de l'aide varie en fonction de l'âge de l'apprenti : 5 000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans. Elle est de 8 000 euros pour un apprenti majeur par contrat d’apprentissage préparant à un diplôme jusqu’au master (bac + 5 – niveau 7 du Répertoire national des certifications professionnelles- RNCP).

Toutes les entreprises de moins de 250 salariés du secteur privé ou public industriel ou commercial (dont les contrats relèvent du droit privé) sont concernées.

Pour les entreprises de 250 salariés et plus, le bénéfice de l'aide est soumis au respect des conditions suivantes : atteindre 5 % de contrats favorisant l’insertion professionnelle en 2021 via un contrat d’apprentissage et de professionnalisation, un VIE, une CIFRE ou avoir au moins 3 % d’alternants avec un contrat d’apprentissage et de professionnalisation, dans leur effectif en 2021 et avoir connu une progression de 10 % par rapport à 2020.

 

 

L'aide s'applique aux contrats d'apprentissage conclus entre le 01er juillet 2020 et le 28 février 2021 pour la préparation d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle.

L'aide est versée mensuellement, dès le premier mois et dès la réception de la déclaration sociale nominative (DSN) et contrôle de celle-ci par l'Agence de Services et de Paiement (ASP).

La nouvelle aide aux employeurs d'apprentis se substitue à l'aide unique pour la première année d'exécution du contrat. À l'issue la première année d’exécution du contrat, les entreprises éligibles pourront à nouveau bénéficier de l'aide unique jusqu’à la fin du contrat.

 

L’aide exceptionnelle pour l’embauche en contrat de professionnalisation

 

Cette aide accompagne les entreprises qui embauchent un salarié en contrat de professionnalisation entre le 01er juillet 2020 et le 28 février 2021 pour la préparation par un jeune de moins de 30 ans d’un diplôme ou d’un titre à finalité professionnelle jusqu’au niveau 7 du cadre national des certifications professionnelles (soit jusqu’au master).

Elle est versée pour les douze premiers mois d’exécution du contrat. Le montant de cette aide et ses modalités de versement sont les mêmes que ceux de l'aide exceptionnelle pour l'embauche en contrat d'apprentissage.

Source : Bercy Infos, le 09/09/2020 - Aides publiques et financements

Un article réalisé en partenariat avec la Chambre départementale des experts comptables de l’Yonne.

 

C’est la troisième rentrée scolaire pour l’Ecole de Production de Chalon-sur-Saône depuis qu’elle a été portée sur les fonts baptismaux. L’établissement affiche un taux de réussite de 100 % au CAP depuis ses origines. Un cap vers l’excellence pédagogique vient d’être franchi. Grâce à la digitalisation. L’initiative a reçu le soutien de la Fondation EDF qui a injecté 10 500 euros dans le projet…

CHALON-SUR-SAONE  (Saône-et-Loire) : Apparue en 2017 sous l’impulsion de l’UIMM 71 et du groupe EDF, l’Ecole de Production de Chalon (EDPC) accueille un jeune public âgé de 15 à 18 ans en situation de décrochage scolaire. L’établissement les prépare au diplôme de CAP professionnel dans les métiers de l’usinage. Un vivier de recrutement dont ont besoin la plupart des industriels de Saône-et-Loire.

Fonctionnant comme une véritable entreprise, l’EDPC réalise de vraies commandes au prix du marché au profit de ses clients. Une vingtaine d’élèves effectueront d’ici quelques jours leur grand retour sur le site. Ils y découvriront un équipement numérique flambant neuf mis à leur disposition dans le cadre de leur apprentissage des métiers de l’usinage.

L’école vient de se doter d’un logiciel d’assistance de production par ordinateur, couplé aux machines adéquates. Une mue nécessaire pour gagner en performance technologique.

 

 

 

Cette numérisation des ateliers concerne également la mise à niveau du réseau informatique qui offre des temps d’apprentissage supplémentaires en autonomie sur ordinateur. L’idéal pour la progression intellectuelle des jeunes apprenants.

Grâce à ces précieux auxiliaires technologiques, l’augmentation du volume de pièces fabriquées en réponse aux commandes passées par les entreprises industrielles du tissu local est désormais possible.

 

 

Une numérisation de l’école encouragée par la Fondation EDF…

 

Instigateur de ce projet pédagogique aux côtés de l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie de Saône-et-Loire, le groupe EDF n’a pas hésité à débloquer une enveloppe de 10 500 euros pour financer ce programme de digitalisation.

Fin 2018, l’entité via une opération de mécénat impliquant sa Fondation s’était déjà distinguée en remettant un chèque de 95 000 euros, complété par un don de 25 000 euros du FAPE EDF (Fonds Agir Pour l’Emploi) en faveur de l’insertion par le travail à cet établissement.

La somme fut alors convertie pour l’achat d’une machine à commande numérique destinée à l’usinage de pièces métalliques complexes. Grâce à elle, l’école a pu capter l’intérêt de nouveaux clients industriels et a su développer ses marchés depuis sa mise en service.

Avec ce nouveau geste financier de 10 500 euros accordé ce mercredi lors d’une cérémonie protocolaire, Yves CHEVILLON, délégué régional d’EDF et représentant de la Fondation du groupe EDF en Bourgogne Franche-Comté, a renforcé ce soutien indéfectible fait à l’Ecole de Production du sud de la Bourgogne dirigée par Nicolas PROST.

Un don généreux fort en symboles qui vise à construire l’avenir professionnel de ces jeunes gens.

 

 

 

Les futures élites de la politique nationale et les cadres supérieurs à vocation commerciale seront-ils issus à l’avenir des classes préparatoires mises en exergue par le groupe éducatif lassalien auxerrois ? C’est tout le bien que l’on peut souhaiter à la judicieuse initiative de l’établissement privé dans sa quête de la diversification des savoirs et de la recherche de nouvelles opportunités…

AUXERRE : Le  23 septembre 2020 est une date qui est biffée depuis très longtemps dans l’agenda déjà bien garni de Marc BESANCENEZ, responsable du groupe Saint-Joseph-la-Salle.

C’est aujourd’hui en effet que débutent les cours de la préparation au concours de Sciences politiques et à celui permettant d’obtenir le précieux sésame qui donne accès aux écoles de commerce. C’est un pas de plus vers les plus hautes sphères de l’enseignement supérieur pour le groupe pédagogique catholique auxerrois après la précédente initiative menée en 2019 : la classe préparatoire au concours de médecine.  

Il y a quelques jours, le responsable du pôle éducatif avait réuni familles et candidats potentiels à ces nouvelles sections pour qu’ils viennent humer la température ambiante. Histoire de leur présenter le mode opératoire décliné en terminale. Une cinquantaine de personnes y participait.

 

 

Selon des modules de trois heures suivi le mercredi, l’ensemble des bacheliers peut s’immiscer dans cet univers didactique de haute volée. Soit un cycle de vingt-deux semaines pour un budget de 330 euros à l’année. Toutefois, des quotas ont été mis en place, limitant l’engouement des élèves à une trentaine de places seulement.

La prépa médecine, opérationnelle depuis deux saisons, a encore enregistré un net succès avec vingt-cinq élèves.  Autre innovation : la création de cette classe préparatoire à la double connotation aura favorisé le rapprochement du groupe Saint-Joseph avec l’EGC de Sens, l’école de gestion et de commerce sous la tutelle de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, pilotée par le responsable du pôle formation consulaire, Hervé AUBERGER.

 

Savoir  tirer les leçons de certaines déconvenues. Savoir, surtout anticiper les risques à venir si la crise sanitaire inhérente à la COVID-19 repartait de plus belle cet automne. La Région Bourgogne Franche-Comté a voulu sécuriser ses approvisionnements de masques chirurgicaux, tout en préservant son indépendance face à la fluctuation du marché. Comment ? En se dotant de sa propre ligne de production en accointance avec un industriel local, OMV System France…Novateur !

DIJON (Côte d’Or) : La situation ubuesque vécue au printemps dernier aura laissé des traces indélébiles dans les esprits. C’est indéniable ! Les commandes de masques qui filent sous le nez des élus à peine les produits débarqués sur le tarmac d’un aéroport pour cause de réquisition de l’Etat ont laissé le goût amer d’une pilule indigeste dans certains palais.

Or, le contexte sanitaire n’incite plus au superfétatoire. Bien au contraire, il s’agit avec cette nouvelle initiative de se doter des réserves nécessaires pour constituer des stocks stratégiques visant à équiper du mieux possible les professionnels de santé. Une responsabilité qu’a su assumer la présidente de l’exécutif, Marie-Guite DUFAY. Et de quelle manière !

Ne souhaitant plus revivre ce délicat contexte de pénurie, la Région a choisi un cap devant la satisfaire : celui de la maîtrise de ses moyens. En faisant l’acquisition d’une unité de production de masques chirurgicaux de type 2R.

Côté logistique, des locaux appartenant à la collectivité ont été proposés à la société partenaire de ce projet innovant, l’entreprise OMV System France. Moyennant un loyer qui est versé à la collectivité régionale chaque mois. Un processus financier qui permet de compenser le coût de cet investissement de l’ordre de 314 000 euros incombant à l’appareil institutionnel pour se doter de cet outil industriel.

 

 

Une production mensuelle de deux millions d’exemplaires…

 

Grâce à cette ligne de fabrication implantée à Dijon, la Région disposera d’une partie de la production. Une méthodologie astucieuse pour se constituer des stocks suffisants. Ils permettront après coup d’assurer la distribution gratuite de ces produits sanitaires aux professionnels de santé. Il reviendra au partenaire industriel, OMV System France, d’écouler le reliquat de ces masques en les commercialisant.

Côté tarifs, un accord-cadre a été conclu entre les deux instigateurs de ce projet qui offre l’opportunité à la Région de pouvoir acheter à prix coûtant entre 1 et 7 millions d’unités par an de ces précieux ustensiles en fonction d’un prix indexé sur celui de la matière première, soit une variation comprise entre 0,12 et 0,19 euros.

 

 

Dans l’absolu, la production a débuté le 15 septembre en facilitant la création de cinq emplois à terme. L’atelier offre une configuration industrielle sur un espace de trois cents mètres carrés. Son aménagement respecte le scrupuleux cahier des charges propre aux « salles blanche » selon la norme ISO 8. C’est-à-dire que la concentration maximale admissible de particules dans l’air est sous contrôle.

En parallèle, OMV System France a choisi de s’appuyer sur une nouvelle filiale, OMV Médical Care, spécialisée dans les équipements de protection individuelle et dispositifs médicaux. Cette décision favorise la maîtrise de toute la chaîne de fabrication en intégrant tant la production de matière première que le recyclage après usage.

 

Relocaliser la production près des besoins de la population…

 

Mais, ce schéma de l’autonomie sanitaire à tout crin déployé par la Bourgogne Franche-Comté ne s’arrête pas là. La Région a décidé de soutenir à hauteur d’1,1 million d’euros une entreprise basée à Montbéliard qui conçoit le meltblow. Soit la matière intissée essentielle à la filtration qui est présente dans les masques chirurgicaux.

Lauréat de l’appel à manifestation d’intérêt initié par la Direction générale des Entreprises afin d’inciter plusieurs fabricants de matériaux filtrants pour masques de protection à s’installer en France, MELTBLO France va donc percevoir cette dotation importante.

La seconde étape de ce processus 100 % made in BFC est en phase de concrétisation avec un rapprochement partenarial entre les deux entités industrielles, OMV System France et MELTBLO France.

Autre sujet de discussion actuel : celui se rapportant au lieu d’implantation qui permettra d’accueillir les opérations de « Supply Chain » de matières premières et les développements nécessaires pour mettre en place le tri et le recyclage des équipements de protection individuelle (EPI) après utilisation.

L’AER (Agence Economique Régionale) a été conviée à prendre part à ces discussions pour remédier à ce besoin logistique. A ce jour, plusieurs sites sont en cours d’expertise te d’analyse afin de favoriser une éventuelle implantation sur le territoire d’ici 2021.

 

 

 

Le partenaire historique de l’association INITIACTIVE 89, la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté, risque de le rester encore longtemps. Cet indéfectible soutien à l’accompagnement et au portage de concepts entrepreneuriaux vient de reconduire pour un délai supplémentaire de trois ans son aide financière. Marquant un peu plus son ancrage territorial, nécessaire à l’éclosion de projets synonymes de création d’emplois…

AUXERRE : Entre la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté et la structure INITIACTIVE 89, l’hymen se poursuit de manière très harmonieuse. Un mariage contracté à la fin des années 1990 qui perdure encore aujourd’hui sans aucune anicroche. Ni de sombres nuages à l’horizon !

A l’heure où les porteurs de projets en proie aux doutes avec la conjoncture actuelle ont besoin de s’appuyer sur les bons réseaux qui soutiennent leurs velléités économiques, la nouvelle se veut plutôt rassurante. La prorogation de trois années supplémentaires de cet acte nuptial réalisé sans la présence du notaire conforte davantage l’initiative.

Présent au sein du Comité d’engagement de l’association icaunaise, la Caisse d’Epargne de Bourgogne Franche-Comté y joue un rôle prépondérant. A l’instar des deux autres établissements bancaires qui y siègent également (Banque Populaire et Crédit Agricole) mais aussi de l’assureur mutualiste Groupama Paris Val-de-Loire ou de la Chambre départementale des experts comptables.

Ces partenaires permettent à l’association de soutenir au plus près sur le terrain les initiatives locales. Et, elles sont légion malgré la crise sanitaire sans précédent que nous connaissons depuis le début de cette triste année.

Les dossiers s’accumulent sur le bureau de Julien LACOMBE, l’un des responsables d’INITIACTIVE 89, avec des perspectives très encourageantes pour l’emploi. Ils concernent la création de food-truck, de restaurants, de structures artisanales, de start-up positionnées dans le secteur du numérique.

La relance de l’économie se vit au quotidien au sein d’INITIACTIVE 89, confirme sa présidente, Malika OUNES.

L’élue du Département en charge du numérique attend beaucoup de ce partenariat qui offre de réelles opportunités de développement à celles et à ceux qui possèdent la fibre de l’entrepreneuriat.

 

 

Veiller à ce que les projets d’entrepreneuriat aboutissent…

 

Un quart des projets sortis du chapeau d’INITIACTIVE 89 en 2019 l’ont été grâce à la manne financière de la Caisse d’Epargne. Logique, pour Benoît ROUX, responsable du département Marché des Professionnels dans l’Yonne.

« Aujourd’hui, notre établissement dispose d’une force de frappe de huit chargés d’affaires qui interviennent sur notre département pour gérer un portefeuille de plus de deux mille professionnels. Notre volonté est de poursuivre ce développement exponentiel en collant aux besoins du marché… ».

Et sa collègue, Anne REBOURS (chargée d’affaires économie sociale) de préciser que le pourcentage de dossiers d’accompagnement refusés par l’organisme financier depuis le début de la crise se limitait à moins de 2 %.

Les créateurs/repreneurs d’entreprises peuvent dormir sur leurs deux oreilles avant de lancer leurs projets : des acteurs de l’économie positive veillent sur leurs intérêts pour que leurs rêves aboutissent in fine…

 

 

 

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