« Tel Sisyphe, le rocher que je devais porter en haut de la montagne était trop lourd… ». Confronté, adolescent, aux moqueries cruelles et stupides De l’environnement scolaire, pris en grippe par les enseignants parce que revendiquant sa « différence », c’est entre joies, pleurs et doutes que l’élu de l’opposition auxerroise a noirci les lignes de ce premier ouvrage. Sans colère ni esprit de revanche, mais dans l’espoir d’un avenir meilleur. Un avenir qui lui permet aujourd’hui de vivre pleinement son engagement en politique et une existence professionnelle épanouie…

 

AUXERRE: « Il était une fois, ma vie ; il était une fois, ma ville ». La ligne d’accroche résume à la perfection ce travail épistolaire inattendu mais plutôt bien fourni en anecdotes et détails par l’une des personnalités politiques de l’Auxerrois qui ne pratique pas la langue de bois d’ordinaire en séances publiques.

Un personnage, encore jeune dans ce long apprentissage de la vie politique, qui est peut-être clivant et inflexible lors de ses prises de parole mais qui veut démontrer son total attachement à sa ville dont il veut être un ardent défenseur des intérêts. Au nom de ses concitoyens qui l’ont élu.

Un livre de cent-cinquante pages, édité à compte d’auteur, que le trentenaire dévoilera officiellement en séance de dédicaces, ce samedi 26 novembre, à la librairie « Obliques » à Auxerre, en cours de journée. Un moment capital pour lui où il n’a pas hésité à se mettre à nu…sans fioritures

Un livre vérité. Permettant à son auteur de briser l’armure, de casser les codes, de franchir le Rubicon en ouvrant son cœur, son âme et peut-être même davantage, son aura, pour ce catholique, né dans une famille modeste et mais très aimante.  

L’ouvrage lui permet de se raconter, aussi, en toute intimité et avec pudeur, depuis sa prime enfance, en passant par une adolescente difficile et malheureuse au contact des autres, jusqu’à ce mois de mars 2020 où s’achève par un épilogue marquant, cette confession sans fard. Un ouvrage qui est rempli d’émotion.   

 

Une introspection profonde où le mal-être est à fleur de peau…

      

« Trente ans, l’âge mûr » chantait si bien Alain SOUCHON en 1978 qui se désolait de voir apparaître dans la glace de sa salle de bains les premières pattes d’oie au coin des yeux, signes annonciateurs de la vieillesse ennemie ! Mais, ici, point de cheveux blancs ou de calvitie naissante dans l’ouvrage rédigé de la griffe de Rémi PROU-MELINE. Au contraire, il y a de la reconnaissance en ce bel âge de 30 ans, où il est temps de tout dire. A cœur ouvert !

Il aura fallu plusieurs épisodes de confinement, insupportable épreuve de privation de libertés – le rédacteur la revendique à fleur de peau dans son quotidien ! – pour que germe dans sa tête l’ébauche de ce bouquin autobiographique.

Une introspection profonde, expliquant les valeurs intrinsèques qui l’ont aidé à tenir à la vie après de douloureuses expériences issues de la relation à l’autre. L’homme est un prédateur pour l’homme, c’est bien connu. L’auteur de ces lignes en a croisé quelques-uns, au masculin comme au féminin, au fil de sa jeune existence dans différents univers, notamment en milieu scolaire. Un monde cruel, impitoyable, dur, intolérant…où les choses se cachent et ne se disent pas. La peur du quand dira-t-on, camouflet à la bien-pensance…

A l’évocation de cette délicate période, le garçon, sensible, se trouble, pâlit quelque peu et essuie même deux ou trois larmes qui lui viennent facilement dans la prunelle de ses yeux, avant qu’elles ne coulent sous ses paupières.

On sent de la souffrance mise à vif sur le derme, un mal-être insurmontable que ce livre – un exutoire épistolaire, en vérité – permet de contenir. Sommes-nous tout près de la confession ?

 

Ne jamais reculer face à l’adversité et demeurer volontaire…

 

« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, précise l’adage. Et pourtant, cela procure un bien fou de balancer librement sur le papier le trop plein d’émotion que l’on a sur le cœur afin de se sentir plus léger pour continuer le chemin.

Loin de la polémique, absolument inclassable dans la catégorie du livre politique même si plusieurs chapitres se consacrent à la vision du jeune homme sur la ville d’Auxerre et ses évolutions, « Réservoir de vie » dégouline de moments d’espérance, prouvant qu’il faut savoir se battre et faire face aux épreuves parfois implacables que peut nous infliger notre parcours terrestre.  

En somme, c’est un livre fort par le choix de ses thèmes, ses locutions et ses mots, un opus pour signifier à ses lecteurs qu’il ne faut jamais reculer face à l’adversité et rester pugnace, quoique qu’il advienne.

Un de ces ouvrages qu’il faut avoir lu pour reprendre confiance en soi, offrant même de judicieuses clés pour un avenir meilleur.

Il faut s’imprégner aussi des deux préambules, narrés tout en finesse et délicatesse par l’auteur qui ouvrent cet opuscule. Il y a celui adressé à son père, disparu il y a peu. Emouvant et triste. « Perdre son père, c’est perdre une partie de soi…Papa, je t’aime et tu me manques… ».

Que dire de la lettre écrite à l’intention de ses deux neveux, âgés de trois et huit ans. « Je n’aurai jamais d’enfants car je ne souhaite pas qu’ils endurent ce que j’ai pu vivre dans ma jeunesse : un traumatisme, même si je suis convaincu que vous connaîtrez une existence merveilleuse… ». Un choix irréversible ?

Des phrases qui mettent des bleus à l’âme et qui permettent de mieux comprendre qui se cache véritablement derrière la vêture de Rémi PROU-MELINE, trublion parfois dérangeant et détesté de la sphère publique locale – les insultes récurrentes qui tombent comme à Gravelotte sur les réseaux sociaux l’attestent et dont il fait fi en les ignorant – et comment il fonctionne réellement dans ce quotidien curieux que l’on appelle civilisé et moderne, fait de haine, d’incivilité et de violence.

Plus qu’une mise à nu retraçant le parcours de vie chaotique et en souffrance de son auteur, cet ouvrage à ligne ouverte veut rétablir la vérité – les vérités – en l’auréolant de lumière pour mieux combattre les ténèbres…Celles de ce monde dont il est urgent de revoir la copie...

 

 

En savoir plus :

Séance de dédicaces de Rémi PROU-MELINE

Librairie Obliques à Auxerre

Le samedi 26 novembre 2022

De 11h à 13h et de 14h à 18 h

Ouvrage : « Réservoir de vie »

Vendu à 15 euros.

 

Thierry BRET

 

Les étudiants du module « Culture et Vins de France » du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle ont eu le plaisir de joindre l’utile à l’agréable lors de l’intervention d’une consultante du BIVB (Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne) dans le cadre de leur formation. Au programme : la découverte des spécificités du vignoble chablisien, suivie d’une séance de dégustation en sus !  

 

AUXERRE : Dire que les étudiants ont apprécié cette séance pédagogique serait un doux euphémisme ! Ils y auraient même exprimé beaucoup d’intérêt et d’enthousiasme selon les instigateurs de la manœuvre éducative, le groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle.

La visite de Sandrine AUDEGOND, consultante auprès du BIVB, le Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne, dont l’antenne départementale est accueillie à Chablis, aura vivement passionné vingt-cinq apprenants, issus de la section BTS Commerce international de l’établissement. Cette dernière était venue présenter les spécificités de ce vignoble icaunais, à la renommée planétaire, sous différents aspects dont l’historique, le culturel, le technique, l’œnologique, le commercial. A l’instar des matières enseignées dans ce module qui a pour vocation de faire découvrir aux étudiants le milieu viticole.

Des étudiants qui seront peut-être voués à effectuer des stages en immersion auprès d’entreprises viticoles ou de négoce. Bref, un sérieux plus à valoriser sur un cursus offert par cette spécialité…

 

Thierry BRET

 

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