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Après les cuisiniers Charles GODART et Marc MENEAU l'an dernier, c'est une autre toque icaunaise qui vient de disparaître. Ce grand chef est né en 1934 à Joigny. Un an après une autre naissance de renom, celle de la triple distinction étoilée du guide Michelin, l'un des puissants fils rouges de sa vie...

JOIGNY : Mais la saga LORAIN ne commença pas avec Michel. Ce sont ses parents, Louis et Marie, qui en sont à l'origine. Sa maman, couturière reconvertie en « mère lyonnaise » pourrait-on dire, cuisine merveilleusement poulet rôti, lapin à la moutarde et autres veau marengo...

Sa réputation n'est plus à faire dans cette modeste pension de famille qu'elle ouvre, après-guerre. Son nom ? « La Côte Saint-Jacques », du nom de la colline située au-dessus. Quant à Louis, il s'occupe plutôt du comptoir, autour duquel grouille...une animation certaine ! La belle histoire peut commencer.
Avec quatre enfants, Marie n'a guère le temps de s'ennuyer. L'un de ses « p'tiots » aime mettre la main à la pâte. C'est Michel. Sa belle vocation est née ! Un apprentissage en pâtisserie, suivi d’une place en cuisine dans l'Yonne : à l'hôtel « Fontaine » d'Auxerre, puis comme commis-saucier à l'hôtel de Paris et Sens, deux étoiles Michelin à l'époque, auprès du chef MOF Marc ALIX qui le marqua profondément.
De retour de son service militaire en Algérie, Michel épouse Jacqueline. Il l’a rencontrée quelques années plus tôt. Et en 1958, Marie confie au jeune couple « La Côte Saint-Jacques » et sa destinée future…

 

Des plats à jamais entrés dans la légende gastronomique…

 

L'entreprenant Michel, fidèlement épaulé par Jacqueline, va d'abord transformer la pension de famille en hôtel-restaurant, avec de l'eau chaude et du chauffage central ! La famille s'agrandit avec la naissance de Jean-Michel, puis Catherine quelques années plus tard. Quant au comptoir, c'est toujours « pépé Louis » qui s'en occupe. En servant le pastis aux beloteurs, parfois ça s'enguirlande un peu, tout en rigolant ! Une autre époque assurément...

Et comme mentionné sur les menus d'alors : Michel LORAIN, chef de cuisine, propriétaire, apportera tous ses soins aux différents plats qu'il a sélectionné à votre intention. Les plats ? La côte de bœuf à l'os grillée sauce béarnaise, le coq bourguignon au vin d'Irancy ou bien encore le steak tartare sauce anglaise préparé à votre goût par Mme LORAIN. Et pour terminer par la pêche ou ananas glacé melba, le « Saint-Jacques aux griottes », ou bien les « nounettes » flambées ; ce sont des crêpes fourrées !

Tout va bien : les clients sont là avec ce corollaire de files interminables de voitures.

 

 

Un nouveau cap est franchi avec la première étoile au Michelin…


Mais en 1966, l'avènement de l'autoroute A6 met brutalement fin à cette euphorie. La mythique « RN6 » est désertée. Conséquence : « La Côte Saint-Jacques » perd instantanément la moitié de sa clientèle. Il en faudrait plus pour décourager les courageux époux LORAIN. Ils se rendent notamment à Londres pour y rencontrer des voyagistes. Michel se dit alors que pour faire quitter l'autoroute à la clientèle, il doit transformer sa modeste auberge en un luxueux restaurant à la cuisine gastronomique plus élaborée. Adieu la moitié de caneton rôti aux reinettes et flambé au calva ! Place à la tourte de caille glacée à la gelée de porto, la côtelette de brochet à la jovinienne, ou encore le tournedos poêlé aux morilles, plats avec lesquels Michel et sa brigade décroche une étoile au Michelin en 1971, une épopée pneumatique qui perdure encore un demi-siècle plus tard...
En 1976, le Michelin double la mise pour la tourte de caille et foie gras, le cuissot de porcelet braisé en marcassin. Mais Michel et Jacqueline - précurseur en matière de sommellerie au féminin- veulent plus. Beaucoup plus. Alors, ils vont s'en donner les moyens. De cette époque unique dans l'histoire, pourtant bien déjà remplie, de la maison, Jean-Pierre LESTRIER, l'un des anciens seconds de Michel s'en souvient comme intense, avec un chef exigeant et rigoureux, mais éminemment sympathique.

 

Des convives du monde entier et un nouvel établissement, le « Rive Gauche »...

 

Et en 1986, le Michelin, dirigé alors par Bernard NAEGELLEN, décerne les mythiques trois étoiles à l’établissement de Joigny pour son saumon sauvage en vessie, le bar au beurre de truffe, et trois desserts au chocolat. Joigny entre dans la cour des grands et vaut désormais le voyage, dixit le célèbre guide ! Voici peu, Jean-Michel est revenu aux côtés de son père.  Pour préparer l'avenir, aussi...En attendant, « La Côte Saint-Jacques » accueille de plus en plus de convives du monde entier, heureux de quitter l'autoroute !

L'entreprenant Michel - qui ne déteste pas en saison une partie de chasse - fera construire l'autre établissement, fleuron de la maison « Le Rive Gauche » confiée à Catherine.  Il s'occupa ensuite du vignoble éponyme, participant à sa résurrection en quelque sorte. Voilà environ un quart de siècle que Michel et Jacqueline ont confié les clés de la maison à leur fils, ayant toujours apprécié de venir y déjeuner chaque semaine !
Mais revenons un instant en 1986. Cette anecdote, je la tiens du chef étoilé de Sens, Patrick GAUTHIER. En ce début mars, lui et un copain serveur reviennent des sports d'hiver, pour retrouver la capitale où ils travaillent. L'étape du déjeuner se fait chez Paul BOCUSE : loup en croûte sauce choron, volaille de Bresse en vessie, chariot de desserts. Ils reprennent la route repus, lorsqu'à la hauteur d'Auxerre sur l'A6, un flash sur RTL annonce le palmarès Michelin, avec les trois étoiles de « La Côte Saint-Jacques ».
Patrick sort alors brusquement de l'A6, se souvenant que c'est Michel qui lui fit passer son CAP ! Six étoiles dans la journée : un sacré estomac pour nos jeunes gaillards !
Au revoir Michel ! Nous ne croiserons plus dans les rues joviniennes votre fringante et élégante silhouette, souvent coiffée d'un « Stetson » ! Ces mots de la fin/faim sont les vôtres : « Pour percer dans ce métier, j'en conclus qu'il faut avoir envie de le faire, l'aimer, être amoureux de sa femme et former un couple heureux. On ne peut faire de la bonne cuisine que quand on est bien dans sa peau… ».
Reposez en paix, chef ! Tout là-haut, la mère BRAZIER, Fernand POINT, Paul BOCUSE, Alain CHAPEL, Pierre TROISGROS, et quelques autres, vous attendent au banquet des trois étoiles. Vous pourrez y apporter sur la table, l'un de vos plats mythiques, la truffe au chou Michel LORAIN. Et demain dans votre ville natale, au sein de votre « Côte-Saint-Jacques », Alexandre, votre petit-fils succédera à son oncle. La famille, toujours…


Gauthier PAJONA

 

Le programme se nomme « Escales Estivales ». Eclectique dans sa configuration, il est accueilli dans les Maisons de la Jeunesse et des Sports (MJC), financé au titre du contrat de ville de l’Auxerrois. Une échappatoire ludique et instructive idéale pour les enfants et adolescents qui ne partent pas en vacances. Le préfet a rendu visite lundi un atelier hip hop à la MJC Saint-Pierre…

 

AUXERRE : Jusqu’au 14 août, « Escales estivales » propose une multitude d’animations ciblées vers le jeune public, désireux de découvrir des spécialités aussi diverses que le hip hop, le jardinage, la sérigraphie ou encore la poterie. Un copieux programme, décliné dans le cadre du concept « Quartiers d’été », qui est à l’initiative du gouvernement et ce, depuis l’été 2020.

Ayant débuté ce lundi 19 juillet, l’opération s’adresse plus spécifiquement aux enfants et aux jeunes des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Dans le but de promouvoir ce concept, de le faire connaître auprès du plus grand nombre, le préfet de l’Yonne Henri PREVOST s’est ainsi immergé, non loin de l’église Saint-Pierre, à la MJC portant le même nom.

 

 

Là, le haut fonctionnaire a été accueilli par Atalanta PANC-DUINA, directrice de l’établissement. S’en est suivie une visite détaillée des lieux en compagnie de la première adjointe à la Ville, Carole CRESSON-GIRAUD. Un parcours de visite atypique dans ce bâtiment chargé d’histoire puisque c’est un ancien monastère.

Le représentant de l’Etat prit le temps de se poser très discrètement dans cet espace patrimonial, attentif et curieux à la séance de hip hop qui se jouait devant ses yeux dans l’une des immenses pièces. Une « escale » particulière dans l’univers des danses urbaines.

 

 

Les subtilités du hip hop mobilisent l’intérêt général…

 

Une huitaine de fillettes esquissaient les premiers rudiments scénographiques de cette danse, comprenant de multiples variantes telles que la break dance ou l’afro-house. A la baguette de ce cours qui se voulait très sérieux : Kandé SISSOKHO, alias KHASSIUS KLEAN.

Patient, tout en subtilité et le sourire toujours affiché sur le visage, le « prof » inculqua les gestes élémentaires de la danse, beaucoup plus complexe qu’il n’y a paraît à la pratiquer sur le parquet.

En quelques paroles, Henri PREVOST rappela la finalité de l’opération. Et de ce soutien de l’Etat à travers ce programme afin de renforcer les activités et les services de proximité proposés aux familles des quartiers prioritaires. Une implication d’autant plus importante que chaque année, à pareille époque, c’est un enfant sur quatre qui ne part pas en vacances dans l’Hexagone.

 

 

L’an passé, et malgré la crise sanitaire qui battait son plein, le programme a su trouver son public. 600 000 jeunes de quartiers y ont participé. Avec cette irrésistible envie de recommencer cette année. Chose qui fut faite puisque l’Etat a pris la décision de reconduire le concept et de lui octroyer un budget s’élevant à 50 millions d’euros au niveau national. La dotation de ce « Quartier d’été » 2021 pour le seul territoire de l’Yonne dépassera 82 000 euros. Parmi les projets financés, ce fameux programme « Escales estivales », donc, très apprécié de ses jeunes bénéficiaires de par sa diversité…

 

Thierry BRET

 

 

C’est une mauvaise nouvelle pour l’ensemble du territoire. Un revers aux conséquences funestes dont se serait bien passée la communauté scientifique et universitaire de Bourgogne Franche-Comté. En concédant la perte de son label « I-Site », l’Université régionale accuse le coup d’une perte irréversible sur son enveloppe budgétaire. Des fonds indispensables qui permettaient de mener à bien des travaux de recherche dans différents domaines…

 

DIJON (Côte d’Or) : Depuis 2016, date de son attribution, le site universitaire de notre territoire profitait de subsides importants offerts par ce label pour financer ses opérations de recherche dans plusieurs domaines.

Or, le non-renouvellement de ce label, prononcé début juillet, fait office de douche froide pour l’établissement d’enseignement supérieur.     

Promu par un jury international, ce label a pour vocation de valoriser des atouts scientifiques thématisés. Tout en y adjoignant de généreuses subventions.

Alors que les universités Côte d’Azur et Grenoble-Alpes ont vu leurs certifications se renouveler, il n’en a rien été pour l’Université Bourgogne Franche-Comté qui est resté en cale sèche.

Le label I-Site (Initiatives sciences innovation territoire économie) est donc devenu lettre morte pour l’établissement universitaire régional. Sachant que trois items majeurs avaient permis son attribution initiale : les matériaux avancés, systèmes intelligents et énergie propre, les transitions socio-écologiques et alimentaires assorties des innovations à réaliser dans les domaines de l’agriculture et l’industrie agroalimentaire ou encore sur le volet sanitaire les traitements innovants des maladies chroniques et inflammatoires.

Soit un potentiel global de 8,5 millions d’euros annuels dans la balance si le label était à nouveau attribué par ce jury.

 

La présidente de Région déplore la perte de ce label…

 

Une fois l’information connue, la présidente de l’exécutif régional, Marie-Guite DUFAY a fait connaître sa position par le biais d’un communiqué de presse.

« Depuis la création d’UBFC, ses équipes ont remporté de nombreux appels à projets nationaux et internationaux. Cette reconnaissance scientifique est un atout majeur pour la Bourgogne-Franche-Comté. Elle a d’ailleurs été saluée récemment par Antoine PETIT, PDG du CNRS, lors d’une visite dans notre contrée.

Mais le label ISITE, qui représentait un accompagnement financier du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) de l’ordre de 11 M€/an, était conditionné à des objectifs en termes d’intégration et de gouvernance des sept établissements, membres de l’UBFC.

Malgré une première alerte donnée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en novembre 2018, malgré le soutien financier et institutionnel des collectivités, les établissements membres n’ont pas convaincu le jury international du degré d’intégration de leurs établissements au sein d’UBFC.

Cette nouvelle est un coup dur pour les communautés de l’enseignement supérieur et de la recherche de notre région, notamment pour celles qui sont le plus engagées et reconnues dans les projets portés par UBFC.

La perte de l’I-Site signifie la disparition de leviers financiers mais aussi un risque de recul en termes de visibilité nationale et internationale.

C’est un coup dur aussi pour les collectivités qui se sont toujours mobilisées pour soutenir cette recherche d’excellence et ses formations associées, vitrines de notre attractivité.

Partenaire de l’enseignement supérieur et de la recherche, la Région prend acte de cette décision et souhaite apporter tout son soutien aux équipes impliquées dans les projets I-Site.

Face à l’enjeu du développement d’une recherche d’excellence pour notre région, nous resterons, comme nous l’avons toujours été, à l’écoute des établissements et en soutien à l’Université Bourgogne-Franche-Comté pour aborder cette période post-I-Site… ».

Notre territoire pouvait en effet se passer de cette mauvaise nouvelle…

 

Thierry BRET

 

 

Nouvelle scénographie et déjà les signes d’un futur succès pour le complexe touristique de Côte d’Or ? Après la découverte des lieux par une cohorte de journalistes dont la plupart provenaient de la capitale, ce sont désormais les touristes de l’Hexagone et de la région qui investissent ce site retraçant les péripéties de la fameuse bataille livrée entre Romains et Gaulois…

 

ALISE-SAINTE-REINE (Côte d’Or) : En avant-première, les représentants de la presse spécialisée étaient venus nombreux pour s’imprégner de l’endroit, dévoilant en exclusivité sa nouvelle exposition permanente.

Une franche réussite pour les organisateurs puisque l’effectif de ce groupe d’influenceurs consacrant sa journée sur ces lieux à vocation touristique flirtait allègrement avec le chiffre quatre-vingt !

 

 

Cela se déroulait fin juin.

Quelques jours plus tard, et après plusieurs mois de fermeture imputables à la crise sanitaire, le MuséoParc d’Alésia accueillait ses premiers visiteurs.

Force est de constater que depuis, le hall d’entrée circulaire donnant accès à la nouvelle exposition ne désemplit pas !

 

 

 

Les premières tendances confirment la bonne impression…

 

 

Une tendance significative a été relevée le week-end dernier, les 10 et 11 juillet. Le complexe a enregistré une fréquentation record de 1 300 visiteurs en un  laps de temps très court. Effaçant ainsi des tablettes le précédent pic de visites, observé depuis 2012 !

Certes, le protocole sanitaire (port du masque et gestes barrières) est respecté à la lettre. Mais, selon les responsables du site, « les sourires même dissimulés derrière le masque et les yeux ébahis d’un public de tout âge ne trompent pas… ».

 

 

Ludique, interactive, originale, éducative… : la scénographie newlook séduit le public qui n’en demandait pas tant pour s’évader en ces lieux chargés d’histoire et d’aventures.

Certes, il est encore trop tôt pour pouvoir en juger. Mais, une chose est sûre, le MuséoParc d’Alésia devrait figurer en bonne position dans les destinations touristiques préférées de nos compatriotes cet été.

D’ailleurs, nous vous en proposerons très vite une immersion détaillée, devant inciter à vous y rendre sans tarder !

 

Thierry BRET

 

 

 

Le lifting prévu dès le terme de l’été vise à réhabiliter l’ouvrage d’art en lui permettant de retrouver son étanchéité. Un programme de rénovation et de consolidation de huit mois qui s’inscrit dans le cadre de l’OGS (Opération Grand Site) de Vézelay. Edifice au lourd passé cinématographique (la célèbre scène où l’on voit Louis de FUNES et BOURVIL fuir des soldats allemands accompagnés de leurs chiens), le pont Vauban de Pierre-Perthuis va se refaire une beauté avec le concours de l’Etat…

 

 

PIERRE-PERTHUIS : L’endroit est bucolique. Perturbé par une légère brise de vent à l’inspiration automnale qui souffle dans les arbres. Le clapotis de l’eau apporte une musicalité supplémentaire à cet espace naturel dénué de toute présence nuisible. Un agréable glouglou qui en ferait presque oublier la noirceur persistante du ciel. Par chance, aucune goutte de pluie ne s’abat sur le petit groupe qui s’approche de l’ouvrage d’art.

Habillés chaudement tels des gentlemen-farmers visitant leurs terres, ils s’arrêtent et contemplent le décor. Le premier des deux ponts, immense viaduc placé haut au-dessus de leurs têtes, les domine. Mais, c’est le plus petit de ces édifices facilitant la traversée de la Cure qui intéresse ces promeneurs qui n’ont rien de cueilleurs de champignons.

On y distingue le député de la circonscription, André VILLIERS, muni d’un solide parapluie au cas où ! A ses côtés, sa coreligionnaire de la Chambre haute : la sénatrice Marie-Agnès EVRARD. Elle profite de quelques instants de répit pour immortaliser l’endroit (magnifique de joliesse de surcroît) sur la fonction photographique de son IPhone. S’éclipsant quelques instants pour humer le charme champêtre de l’endroit, le préfet de l’Yonne Henri PREVOST apprécie depuis le rivage la perspective de la construction.

 

 

Un pont à attribuer à Vauban ou pas ?

 

Ce pont de pierre aux origines si lointaines que nul des interlocuteurs présents, pourtant bien instruits sur le sujet, ne peut dater avec exactitude. L’un avance la date de 1770, faisant référence à un élément significatif visible sur l’une des pierres séculaires de l’ouvrage. Un autre parle de multiples constructions réalisées au fil du temps et de destructions successives imputables aux crues violentes. Bien sûr, il y a l’allusion ouverte à Vauban !

Illustre personnage, proche du Roi-Soleil (il en fera un maréchal de France), l’homme cumule à la fois les fonctions d’ingénieur, d’urbaniste, d’essayiste, de militaire, mais surtout d’architecte et de spécialiste de l’hydraulique. Alors qu’on lui attribue la paternité de ce petit pont ne serait pas en soi une forfaiture. Certains y croient dur comme de la…pierre !

En revanche, s’il est une date qui est fiable, c’est bien celle de 1924, année où le pont de Pierre-Perthuis fut porté au registre des monuments historiques. D’ailleurs, un an plus tard, l’ouvrage bénéficia d’un sérieux toilettage se rapportant à son étanchéité. Déjà. Preuve que les ravages du temps et l’usure imputable à la météo savent faire leurs œuvres.

 

 

Un reste à charge de 3 % pour la commune…

 

Emprunté jadis par les mules se rendant d’un rivage à l’autre de la Cure, le pont Vauban, puisque telle est son appellation retenue officiellement par les instigateurs du Plan de relance qui lui permet grâce à la DSIL (Dotation de soutien à l’investissement local) d’en financer les travaux, va connaître un exercice de restauration, long de plusieurs mois. Jusqu’au terme des travaux devant se conjuguer avec le printemps 2022.

D’un coût global de 300 000 euros hors taxes, le projet profite d’une manne financière conséquente, représentant 60 % du coût total des travaux. C’est-à-dire une enveloppe de 180 000 euros afin de restaurer et sécuriser cet édifice faisant figure de patrimoine référentiel dans la contrée.

Le chantier comprendra la dépose et la pose de pavage, l’étanchéité de la voûte, la reprise en pierres neuves, la réfection d’enduits…L’objectif est aussi de renforcer la construction, malmenée par les infiltrations d’eau. Parmi les autres financeurs, la Région et la DRAC interviendront à hauteur de 20 % chacune. Le reste à charge revenant à la commune. Il n’excèdera pas 3 % !

 

 

Un emblème architectural universellement reconnu grâce au cinéma…

 

Petit par sa dimension mais grand par sa célébrité ! C’est ce qui caractérise le mieux le pont Vauban. Choisi comme lieu de tournage d’une multitude de longs métrages, on peut l’admirer dans le classique « Mon oncle Benjamin » d’Edouard MOLINARO avec Jacques BREL, Claude JADE et Bernard BLIER en 1969 ; « La Révolte des innocents », téléfilm signé par Philippe NIANG en 2018 sans omettre la comédie culte par excellence, « La Grande Vadrouille » datant de 1966 avec les inoubliables DE FUNES et BOURVIL.

Entre 30 et 40 000 visiteurs, au minimum, admirent chaque année ce pont mythique qui aura aussi inspiré les spécialistes de marketing de HYUNDAI dans l’une de leur présentation publicitaire.

Il était naturel que cet ouvrage d’art profite d’une salvatrice cure de jouvence devant le faire perdurer dans le temps…

 

Thierry BRET

 

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