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L’un des benjamins du gouvernement PHILIPPE était de passage dans l’Yonne ce lundi. Objectif : prolonger, grâce à ses prérogatives de secrétaire d’Etat en charge de l’Action et des Comptes publics auprès du ministre, l’esprit du Grand Débat national en nouant des contacts directs avec les agents de la fonction publique. Qu’ils soient d’Etat ou territoriaux. Une immersion au plus près de ces acteurs de l’économie qui sont en proie aux doutes et interrogations après les annonces faites par le président de la République de supprimer au terme de son quinquennat 120 000 postes. Autre élément marquant : le quadragénaire de la politique a pu s’entretenir avec une délégation d’entrepreneurs sur les conséquences du prélèvement à la source. Rencontre avec un membre du gouvernement, ouvert au dialogue et pas avare en explications…

AUXERRE : A l’instar d’une dizaine de ministres, vous allez échanger avec les influenceurs et les jeunes sur la plateforme TWITCH ce mardi. Pourquoi ?

Le Premier ministre Edouard PHILIPPE souhaite que l’on participe à des débats en ligne puisque nous sommes en période de Grand Débat national. L’objectif de cet exercice est de toucher toutes les populations, y compris les jeunes générations afin de discuter avec eux, sans filtre lors de véritables échanges constructifs.

Qu’est-ce qui explique votre présence ce lundi dans l’Yonne ?

Je souhaitai rencontrer les agents de la fonction publique, ceux de la territoriale, de l’Etat pour leur présenter le projet de réforme sur lequel je travaille depuis maintenant douze mois. Aujourd’hui, on avance avec des points de convergence et de désaccord de manière plus globale. Mais, en nous appuyant sur les préfectures et les centres de gestion, selon le principe du volontariat, j’ai pu atteindre mon objectif que je m’étais fixé : recueillir leur sentiment sur la réforme que je porte, mais aussi obtenir des pistes de simplification ou tout simplement des idées novatrices

Comment avez-vous trouvé votre auditoire ?

Hormis quelques déclarations de principe, il y avait un réel intérêt de la part des agents à être présents dans ces différentes rencontres, organisées à Auxerre. Certes, nous avons abordé parfois des sujets terriblement techniques. Mais, ce sont des thèmes qui sont leurs lots au quotidien.

Pensez-vous que les inquiétudes des agents de la fonction publique sont légitimes ?

Oui, cela fait vingt ans que l’on demande des efforts aux acteurs de la fonction publique. Chaque jour, on entend dire que l’administration doit s’adapter et fournir des efforts en termes de modérations salariales, d’économies d’échelle, d’effectifs. L’inquiétude de ces agents est normale. Nous, nous souhaitons leur donner davantage de souplesse pour être plus efficace et leur garantir plus de droits.

Peut-on parler de précarité dans la fonction publique ?

Une chose est sûre : les employeurs publics doivent être exemplaires. On ne peut pas décemment demander au secteur privé de faire des efforts que le secteur public ne ferait pas. Et même si, parfois, certains syndicats nous accusent de favoriser la précarité en ayant recours aux contractuels, je dénie totalement ces arguments.

Aujourd’hui, un agent sur cinq est contractuel. Nous avons comme objectif d’améliorer leur emploi car, bien souvent, ces personnes sont plus maltraitées que les contractuels du secteur privé. Prenons l’exemple des agents contractuels à temps partiel qui travaillent sur des durées très courtes. Nous allons leur donner de véritables perspectives de développement.

Enfin, il existe un certain nombre de postes où on a du mal à trouver des titulaires. Soit parce que les écoles des services publics ne forment pas assez de candidats par manque d’attractivité, soit parce que certains territoires rencontrent des problématiques pour attirer les compétences.

Permettre l’accès à ces contrats, c’est résoudre une partie de ces besoins. C’est aussi donner à une administration l’opportunité de s’adjoindre des compétences pendant un temps donné à l’échelle d’une carrière. Mais, naturellement, il est évident que cela doit être encadré, protégé. En résumé, ce que nous proposons, ce n’est pas de la précarité mais bel et bien une sortie de celle-ci…

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Concrètement, vous vous préoccupez aussi bien de la pérennité des titulaires que des contractuels ?

Bien sûr ! Il faudrait veiller dans ces débats qui circulent à ne pas s’imaginer que sur les 5,5 millions agents du service public, seuls les droits des titulaires sont totalement sacrés. Ce qui supposerait que l’on ne doit pas se préoccuper des droits des contractuels. Moi, ma mission, c’est de m’occuper des deux catégories !

Un mot sur la suppression des postes dont Emmanuel MACRON évoquait la nécessité durant sa campagne électorale ?

Le président de la République souhaite restreindre le nombre d’emplois dans la fonction publique, d’ici 2022. Toutefois, nous ne demandons pas d’effort au secteur hospitalier. Les choses sont très claires.

A contrario, nous demandons aux collectivités locales de modérer leurs dépenses de fonctionnement. Depuis quatre ans, les collectivités ne remplacent pas les départs à la retraite, pour 12 à 15 000 postes par an. A l’échelle de cinq ans, l’objectif de 70 000 postes à supprimer est tenable.

Au niveau de l’Etat, nous changeons de process ; nous réformons. Nous modernisons également le système. Une fois que cela a été réalisé, nous en tirons les conséquences en termes d’effectifs.

Mais, attention, cet objectif sur lequel nous travaillons ne représente pas un totem. Il en va de même pour la réduction des dépenses publiques et celles des impôts. A terme, nous devrions atteindre notre cap de 120 000 suppressions de poste.

Paradoxalement, existe-il des créations d’emplois dans la fonction publique ?

Oui, de nouveaux emplois apparaissent. Dans le domaine de la sécurité. Dans les postes offerts par la pénitentiaire et la justice. Dans les douanes. Les perspectives du BREXIT induisent la création de plus de 700 emplois de douaniers pour assurer les contrôles à la frontière britannique.

On vous reproche parfois une vision arithmétique et comptable dans votre gestion de la fonction publique. Est-ce exact ?

Si nous possédions une telle vision, on procéderait à des suppressions nettes et massives, tout en demandant à l’administration de rendre la même qualité de service à l’issue. Ce n’est pas ce que nous faisons.

Aujourd’hui, nous investissons pour l’essor de la fonction publique. J’ai publié récemment le Schéma directeur de la formation continue des agents de l’Etat avec une enveloppe d’1,5 milliard d’euros à l’échelon du quinquennat. Parallèlement, il y a la mise en place avec une enveloppe à la clé de la transformation de l’action publique et la modernisation des administrations de l’Etat. Soit un investissement de 700 millions d’euros. C’est un effort qui n’avait jamais été consenti jusque-là dans l’administration. Cela démontre bien que nous ne sommes pas dans une logique comptable…

Que retiendrez-vous de ces différentes rencontres dans l’Yonne ?

J’ai eu la chance de pouvoir discuter avec des agents des finances publiques motivés. A qui, il faut être reconnaissant de la mise en œuvre du prélèvement à la source. De leur côté, les chefs d’entreprise nous ont dit que tout cela se déroulait bien. C’est plutôt satisfaisant.

Dans l’après-midi, échanger avec les agents de la fonction publique d’Etat et de la territoriale, soit une centaine de personnes, m’aura permis de connaître leurs préoccupations légitimes, d’écouter leurs questionnements, leurs suggestions…l’ensemble des propos était vraiment constructif.

Des « Gilets jaunes » vous ont suivi également lors de cette journée. Cela atteste de la défiance que vous dégagez en votre qualité de représentant du gouvernement ?

Cette défiance dont vous faites écho, elle existe dans notre société par rapport aux différents corps intermédiaires, à l’ensemble de la classe politique et elle n’est pas uniquement imputable au seul gouvernement. Elle nous vient de très loin. J’y ajouterai aussi les organisations syndicales, en manque constante de représentativité. Elles ont enregistré une nouvelle baisse lors des récentes élections professionnelles dans l’agriculture et la fonction publique. Cela fragilise les repaires dans notre société…

 

Espérée et attendue depuis plus d’un quart de siècle, la décision vient d’être entérinée par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN, à l’issue de sa visite à Nevers. Complétant le parc des cinq appareils déjà opérationnels sur le territoire de Bourgogne Franche-Comté, ce nouvel équipement, pris en charge conjointement par l’Etat et la Région, s’inscrit dans la politique de maillage territorial au niveau sanitaire…A la grande satisfaction de Marie-Guite DUFAY, présidente régionale qui se félicite de cette dotation qui favorise la gestion optimale des urgences médicales.

NEVERS (Nièvre) : Deux hélicoptères sont affectés à Besançon. La Côte d’Or, la Saône-et-Loire et l’Yonne disposent chacune d’un appareil. Aussi étrange que cela puisse paraître, le département de la Nièvre demeurait le parent pauvre de notre territoire, ne bénéficiant pas encore de ce service. Utile et fort précieux pour les urgences médicales vitales.

Or, l’annonce de la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès BUZYN apporte une réelle bouffée d’air pur pour les professionnels du secteur thérapeutique et leurs patients. Doté de cet engin qui permettra d’accélérer significativement les délais d’intervention et de prise en charge de la patientèle, l’hôpital de Nevers pourra mieux gérer les situations à risque et rayonner sur l’ensemble du département.

Un engagement tout particulier de la Région…

Si le coût de fonctionnement de cet appareil, un Héli-SMUR, revient à l’Etat, c’est bel et bien la Région Bourgogne Franche-Comté qui accompagnera, à hauteur de 1,5 million d’euros, les investissements des drops zones existantes. Elles se répartissent sur les sites hospitaliers de Dijon, Chalon-sur-Saône, Mâcon, Sens, Nevers et Belfort-Montbéliard.

Il est prévu, au cours de ces deux prochaines années (2019 et 2020) que l’institution régionale finance également l’installation d’une vingtaine de caméras qui assureront un suivi en temps réel des conditions météorologiques.

Outre des conditions de travail améliorées pour les équipes médicales d’urgence, l’affectation de cet hélicoptère renforcera l’équité sanitaire voulue par la présidente de la Région.

Réjouie, Marie-Guite DUFAY se dit satisfaite de cette décision qui lui « tient tout particulièrement à cœur ».

Une décision qui s’est in fine révélée favorable grâce à l’engagement de la collectivité dont elle oriente la destinée.

 

 

 

L’évasion fiscale, ça n’est pas seulement une attaque contre le Trésor public. C’est une attaque contre la démocratie toute entière. Contre le consentement à l’impôt. « Elle est inacceptable » devait préciser Bruno LE MAIRE, ministre de l’Economie, lors d’une interview accordée le 06 novembre 2017. Voilà une déclaration à laquelle on ne peut que souscrire à bien des égards…

TRIBUNE : Selon les estimations du ministère des finances, la fraude fiscale coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an. Gérald DARMANIN, ministre de l’Action et des Comptes publics, a déclaré dans une interview au « Figaro » le 01er février 2018 : « La lutte contre la délinquance en col blanc nécessite des méthodes plus efficaces ». Quant au Premier ministre, Édouard PHILIPPE, il a ajouté de son côté, « vouloir sanctionner les officines qui font profession de contourner la loi… ».

Mais, l’évasion fiscale concerne aussi l’ensemble des professionnels de la filière du droit et des chiffres : les notaires, les avocats, les experts-comptables. Il semble être dans le collimateur du gouvernement depuis quelque temps.

Tout ceci est parfait. En avant « marche », comme la République du même nom ! Mais, dans la réalité, comment cela se passe-t-il ? Racontons une histoire vraie, qui montre comment se traduisent sur le terrain ces magnifiques déclarations sur la lutte contre la fraude fiscale.

Un cas d’école significatif de fraude « organisée »…

Dans une indivision constituée de quatre personnes, tous les indivisaires rédigeaient une déclaration d’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) dont les valeurs présentées pour l’administration fiscale étaient très inférieures à la réalité. Ils ne sont sûrement pas les seuls, parmi les 150 000 assujettis à l’IFI, à avoir pratiqué de la sorte.

Toutefois, et c’est là que le bât blesse, le grand écart entre les valeurs déclarées et la réalité était vraiment excessif : le rapport étant de un à cinq. Autrement dit, la valeur de l’actif immobilier déclaré représentait 20 % de sa valeur de marché.

L’un des indivisaires a fini par dire : « Cela ne va pas. On ne peut pas fonder un revenu sur une fraude fiscale ». Bien entendu, il s’est heurté à un tir groupé des trois autres indivisaires. Et c’est là que l’on retrouve le collimateur que le gouvernement surveille : l’avocat des trois indivisaires est un ancien fonctionnaire des impôts. Un autre avocat, président d’un cabinet d’avocats « de haute pointure », rédige la déclaration fiscale des trois indivisaires contenant ces valeurs formidablement sous-évaluées. Il est donc à la fois le complice et le grand ordonnateur de cette fraude fiscale.

Bien entendu, un notaire de famille est de connivence. Conscient de cette fraude fiscale caractérisée, il avait émis des réserves sur cet état de fait mais cela n’allait pas plus loin. N’est-ce point pourtant un « Officier d’état civil » ?

Excédé, l’un des indivisaires procéda donc seul à la régularisation de sa situation. Comme dans la religion catholique apostolique et romaine, il alla à confesse avec son conseiller fiscal et dit au contrôleur des impôts : « Pardonnez-moi, monsieur le contrôleur, parce que j’ai péché... ».

Ce dernier négocia pied à pied avec le conseiller fiscal du pécheur et lui dit à la fin : « Payez tant et vous êtes pardonné mais ne péchez plus ! ».

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Une affaire concrète encore non résolue aujourd’hui…

La Direction régionale des impôts de Paris où résident les trois indivisaires obstinés dans la fraude ayant été mise au courant de la situation fiscale de cette indivision ajouta que « cela n’allait pas se passer comme ça ! ».

Arguant qu’elle était la seule administration à rapporter de l’argent à l’Etat...Aujourd’hui, l’affaire est en cours d’analyse.

Excédé par ce non-respect de l’égalité des citoyens devant l’impôt, l’indivisaire qui était le seul à s’acquitter de l’IFI au juste tarif, écrivit au ministre de l’Economie. S’appuyant sur le postulat que « l’évasion fiscale est inacceptable ».

Ce dernier lui répondit fort courtoisement qu’il transmettait le dossier au ministère de l’Action et des Comptes publics. Puis, plus rien ne se passa.

Alors notre indivisaire écrivit au ministre de l’Action et des Comptes publics. Là encore, on lui répondit avec civilité que « l’on transmettait le dossier au Directeur général des Finances Publiques ». Et qu’il fallait se montrer patient !

Imaginez ce que la fraude peut représenter à l’échelle des 150 000 contribuables assujettis à l’IFI. La sous-évaluation de l’actif immobilier doit toucher … beaucoup de monde.

Les Anglais disent : « The administration grinds slowly but it grinds fine… ».  (Littéralement : l’administration moud lentement mais elle mout finement). Voyons, fort de cet exemple encore non résolu au moment où s’écrivent ces lignes, à quel rythme calendaire l’administration française moud-elle ses dossiers ? 

Emmanuel RACINE

 

Désigné à la surprise générale par Laurent WAUQUIEZ pour conduire la liste des Républicains aux futures échéances européennes du 26 mai, le philosophe de 33 ans, âge empli de symbolique, incarne le renouvellement d’une droite plurielle qui veut faire abstraction de ses divisions latentes. Aux côtés d’Agnès EVREN, vice-présidente de la Région Ile de France et du député sortant, le Louhannais Arnaud DANJEAN, l’élu de Versailles entend bien interpréter une partition collective aboutie, à l’image d’un chef d’orchestre vertueux à l’écoute et au diapason de ses instrumentistes…

PARIS : Le pari est-il risqué pour la formation politique présidée par Laurent WAUQUIEZ ? En adoubant un trentenaire, fraîchement émoulu du cénacle politique, et en le plaçant sur le devant de la scène nationale, le chef de file du principal parti de l’opposition à la majorité présidentielle casse les codes usuels dans la constitution d’une liste électorale. Il n’y aura pas de leaders charismatiques parmi le trio de tête de cette sélection représentative de compétences, devant faire campagne à hue et à dia, à travers la France jusqu’au printemps.

Des flèches acérées de la part des Républicains eux-mêmes…

Un choix qui n’a pas l’heur de faire l’unanimité parmi les rangs des Républicains. Valérie PECRESSE et Jean-François COPE, dont c’est le grand retour depuis quelques semaines dans la bulle médiatique, ont vertement critiqué cette nomination. L’ancien responsable de l’UMP et maire de Meaux n’y a pas été de main morte dans ses commentaires acerbes décochés contre la jeune tête de liste.

Ce dernier s’interroge même sur le bien-fondé de cette désignation, arguant qu’il n’était pas certain de déposer dans les urnes le jour J un bulletin au nom de l’élu versaillais !

Son de cloche similaire, quoique un peu plus nuancé du côté de la responsable de « Libres ! ». La présidente de la région Ile de France, Valérie PECRESSE, considère peu représentative la liste des Républicains aux Européennes. Celle-ci ne portant les valeurs que d’une droite « minoritaire » sur les grands enjeux sociétaux.

François-Xavier BELLAMY n’a pas tardé de monter au créneau afin de réagir sur l’envoi de ces flèches empoisonnées qui l’attristent profondément. Lui qui désire à l’instar d’un chef d’orchestre être rassembleur au sein de sa propre famille se désole de ces signes ostensibles de désaccord.

Pourtant, la garde rapprochée de Laurent WAUQUIEZ a donné quitus au jeune enseignant en philosophie. A commencer par le secrétaire général délégué des Républicains, le député de la première circonscription de l’Yonne, Guillaume LARRIVE, qui l’accompagnait lors de sa première immersion en terre de l’Yonne, le 07 février dernier.

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Ce jour-là, aux côtés de ses deux colistiers qui constituent le trio de tête de cette liste aux 79 noms, François-Xavier BELLAMY avait pu découvrir l’une des richesses économiques de ce territoire rural, la viticulture en visitant l’exploitation du Domaine Serge BIENVENU à Irancy. Avant de pouvoir disserter sur les bienfaits de l’Europe et expliquer le programme porté par Les Républicains face à de jeunes sympathisants et militants qui étaient conviés à la salle des fêtes de Migé.

Mais, qu’importe ! Le jeune homme à la tête bien remplie ne souhaite pas s’alanguir davantage sur ces épiphénomènes de circonstance. Son objectif est de creuser son sillon vers un rassemblement le plus fédérateur possible, et de manière très éclectique, bien au-delà de son propre camp.

Un profil très conservateur qu’il qualifie de « personnel »…

L’adjoint au maire de Versailles affûte ses armes ; d’autant qu’il peaufine encore cette fameuse liste qui sera intégralement dévoilée d’ici le 16 mars. Avec peut-être, quelques surprises à la clé.

Incarnant la jeunesse et surtout le renouvellement de la politique, François-Xavier BELLAMY désire être au service des citoyens, afin de les réconcilier avec une Europe vertueuse, à l’écoute des territoires.

« Nous ne devons pas reproduire les schémas peu constructifs d’il y a vingt-cinq ans, aime-t-il préciser, l’Europe que je souhaite forte est un outil indispensable pour lutter contre la progression des populismes et de l’insécurité… ».

Le chef de file des Républicains aux Européennes n’est pas tendre avec le Rassemblement national. Un parti qu’il conspue.

Pourtant, depuis la date de sa désignation officielle, le 29 janvier, beaucoup à droite se questionnent sur le positionnement intellectuel du philosophe. Très conservateur, François-Xavier BELLAMY rejette le principe du mariage pour tous. Son refus de l’IVG perturbe les esprits des plus modérés de ses propres partisans. Engendrant bon nombre d’inquiétudes.

Qu’à cela ne tienne, le jeune homme qui excelle dans l’exercice de la communication, balaie cela d’un revers de la main et fustige le côté « réducteur » qu’ont fait de lui les médias de la presse parisianiste. 

Sillonner l’Hexagone au cours de ces prochaines semaines permettra de démystifier l’image du jeune candidat qui veut être un représentant sérieux et utile au développement de l’Europe. Et dans l’intérêt de ses populations…

 

Pour créer votre entreprise... Retour sur une vie d'entrepreneur pour éclairer votre décision. Le parcours de Laurent STEINMANN et le développement de son (ses) entreprise(s) dans le monde entier sont exemplaires. Sa simplicité et son pragmatisme sont au cœur de l'esprit entrepreneurial, qu'il nous partage. A la lecture de ce témoignage, vous allez renforcer votre envie d'entreprendre. C'est le bon moment pour vous engager dans de nouveaux projets…

TRIBUNE : Quand vous rencontrez pour la première fois Laurent STEINMANN, vous savez, dès la première poignée de main, que vous êtes face à un entrepreneur décidé, convaincu, efficace.

Malin, stratège, exigeant, il annonce la couleur ! Dans le bureau qu'il a aménagé dans sa toute nouvelle usine, vous repérerez, si vous êtes attentifs, un chevalet : « Danger, explosive Boss ! ». Attention à vous !

On ne crée pas facilement, dans le monde agricole, un business de plus de 28 millions d’euros, dans une vingtaine de pays, en partant de zéro.

 Ce dont il ne vous parle jamais, ce sont ces actions qu'il mène pour développer le « handisport », pour aider un ami à rebondir, pour appuyer avec discrétion, et toujours avec la même énergie, une association, une cause ou un partenaire loyal en difficulté.

Je vous propose une rencontre avec « deux » Laurent STEINMANN : celui qui, tout jeune, se lance dans l'aventure entrepreneuriale, et celui qui revient sur les enseignements de cette expérience bien remplie.

Quels sont vos premiers souvenirs du début de votre expérience entrepreneuriale ?  

La première sensation, c'est la peur : peur d'échouer. De ne pas pouvoir nourrir sa famille, de ne pas réussir à vendre les premiers produits. Peur d'être rejeté. Envie de rester dans l'avion plutôt que de se lancer, au risque d'envier les professionnels qui se lancent dans le vide avec simplicité et, croit-on, des émotions contrôlées.

En fait, cette peur est salutaire. C'est votre sauvegarde à vous et à votre entreprise. Cette acuité, ce stress qui vous oblige à prévoir le pire, à anticiper, à imaginer des stratégies... A condition qu'elle ne vous inhibe pas.

Vous vivrez mille fois ces peurs ensuite : peur d'embaucher le premier salarié, peur de ne pas payer vos charges, peur de ne pas vous adapter à une réglementation dix fois trop exigeante, peur d'investir cinq ans de résultat dans un nouveau laboratoire, une nouvelle usine ou une nouvelle mission export. Peur de vous implanter aux quatre coins du monde. Peur de ne pas gérer la somme de galères quotidiennes.

Et comment ne pas être paralysé au moment de se lancer, et ensuite, par toutes ces peurs ?  

Pour moi, la clé c'est de ne gérer qu'une peur à la fois. L'une après l'autre. Pour ne pas se paralyser. Mais surtout derrière la peur, il y a l'envie !

Au moment de vous lancer, demandez-vous si dans dix ans, vous préférerez avoir des souvenirs vécus ou des regrets. Dans vingt ans, votre vie aura-t-elle valu le coup d'être vécue pleinement, ou est-ce que d'observer les autres depuis l'avion vous convient mieux, « envoyer des cartes postales, plutôt que les recevoir ». Prendre des décisions vous fera craindre des cicatrices ou des échecs. Ne pas prendre vos décisions pourrait vous amener à avoir des remords, ou des frustrations.

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Même si l'expérience d'un autre ne se transpose pas,  qu'est-ce qui a aidé le jeune Laurent STEINMANN à réussir ses premiers pas?  

Plusieurs choses : le fait d'avoir peu d'atouts, hors l'envie et la confiance de croire en moi. Pas d'études, pas d'héritage, pas les compétences techniques suffisantes pour qu'on écoute mes intuitions et mes convictions dans le domaine agricole. Donc l'obligation de le faire tout seul, le fait de n'avoir rien m'a vraiment aidé à y aller. Avec cette peur et cet aiguillon de devoir assumer ses responsabilités familiales.

La conviction aussi. Être un peu fou ne fait pas de mal. J'étais le seul à penser qu'il fallait traiter l'eau de pulvérisation avant de traiter les plantes. Comme aurait dit Coluche « laver la crasse propre ».  Aujourd'hui, des millions d’hectares ont été vendus sur ce principe, par mon groupe, et maintenant par mes concurrents. Avoir des convictions, ça aide même si vous ne pouvez prévoir tout ce qui va se passer ni comment tout va se réaliser.

La chance aussi. Il y a beaucoup de hasard dans la vie. Mais le hasard est trop important pour le laisser au hasard. Sachez où vous voulez être dans deux ou cinq ans, et adaptez-vous. Mais ne subissez pas.

Le mental, aussi ! Qu'il faut forger, entretenir, développer. Grâce à des plaisirs. Le plaisir d'une rencontre. Le plaisir d'un repas. Le plaisir d'une œuvre d'art. Le plaisir de vivre pleinement chaque jour. Le plaisir de vivre intensément des aventures, des passions.

En terme de stratégie, quels sont les principes que vous avez toujours (eu) à l'esprit?  

Avoir le bon entourage. Par exemple, cinq amis ont misé 500 euros au lancement de mon projet. C'est peu mais cela a aidé beaucoup à ce que le groupe existe aujourd'hui.

Se positionner en amont de la chaîne de votre activité. Pour pouvoir inventer, créer des marges, de la valeur ajoutée. Vous pouvez aussi choisir d'être en aval (sous-traitant) si cela vous convient mieux, mais soyez vigilants du risque d'être dépendants de votre filière.

Jouer le long terme. Votre conviction, essentielle, ne peut pas se nourrir de mensonges ou d'artifices même spectaculaires. Votre offre, vos produits, vos forces doivent être réelles et bâties sur du solide.

Et si on demande au Laurent STEINMANN, patron d'un groupe, membre de commissions très sérieuses, ce qu'il y aurait à retenir de son expérience bien remplie d'entrepreneur ? 

Ce qui me vient immédiatement à l'esprit, c'est une image. Le fait d'avoir dans le cerveau des tas de petites cases à gérer. La case de l'énergie, la case de l'administratif, la case « stratégie », la case « technique », la case « réglementations », la case « sponsoring », la case « gestion du personnel », la case « associés »... On a à peu près tous les mêmes cases, plus quelques-unes spécifiques.

Mais la réussite, ce n'est pas de maîtriser parfaitement toutes ces cases. Non, ce qui compte dans votre vie d'entrepreneur, c'est de savoir doser. Chaque jour ce qui va être passionnant pour vous sera de constituer le bon cocktail. Quand tout va bien, je mets un peu plus de tel ingrédient. Quand tout va mal, un peu plus de tel autre ingrédient. Pour que le cocktail soit toujours bon.

Et continuer sans cesse à apprendre, avec curiosité, passion et avec en tête, le nouveau cap des cinq prochaines années.

Des principes à mettre en application 

- A la lecture de cette interview, demandez-vous si vous êtes excités à l'idée de vous lancer ?

- Comment va se positionner votre entourage ? Quels sont ceux qui vont arroser votre passion à son début pour aider votre projet à pousser puis à devenir un bel arbre ?

- Mettez en œuvre, demain et dans les quinze prochains jours, dix micro-décisions, qui vous font basculer du côté de celui qui entreprend.

Philippe CARPENTIER

Déciderjuste.com

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