Humour quand tu nous tiens ! Subtil, le collage des affiches du candidat de « Reconquête ! » sur les supports prévus à cet effet dans les rues d’Auxerre. Le résultat peut être particulièrement inattendu, voire à la limite « sanguinaire ». Fait exprès ? Pose des affiches à la hâte sans trop regarder ce qu’il y avait auparavant ? En tout cas, pour l’EFS (Etablissement Français du Sang) qui manque cruellement de donneurs à l’heure actuelle, la proximité d’Eric ZEMMOUR près de leur slogan peut inciter les 85 000 adhérents de son parti à s’y rendre dès que possible. Un vrai acte citoyen !

 

BILLET :

 

Lundi

 

La forte mobilisation des personnels éducatifs a payé et le soir même, leur ministre de tutelle Jean-Michel BLANQUER sortait de sa hotte une liste d’annonces pour éteindre l’incendie : recrutement de 1 500 assistants, embauche de 3 300 contractuels, mise à disposition de 5 millions de masques de type FFP2… Il y a quelque chose d’infantilisant à jouer ainsi au Père Noël en réponse à la colère de la rue, alors même que toutes ces mesures auraient pu être anticipées. Guère prudent non plus pour le gouvernement, car le père Fouettard n’est jamais très loin du bonhomme à la barbe blanche !

 

 

Mardi

 

Après le retrait d’Arnaud MONTEBOURG, ils sont encore une dizaine de candidats déclarés, se réclamant des gauches ou de l’écologie, en course pour l’élection présidentielle. Une gauche éparpillée « façon puzzle », menant une guerre d’égos et d’opinions irréconciliables et offrant ainsi un boulevard électoral à leurs adversaires. Au « jeu de l’ego », personne ne gagne et le score final ne casse pas de briques !

 

 

Mercredi

 

Où l’on reparle d’Isabelle et Patrick BALKANY, alias les « Thénardier de la République », connus aussi sous le sobriquet des « Rapetout de Levallois ». En application des peines prononcées, le couple avait été placé début 2021 sous bracelet électronique dans leur propriété de Giverny. Une mesure révoquée le 17 décembre dernier suite à la centaine d’incidents apparus pendant ce temps, qui vaudrait à tout citoyen lambda de reprendre le chemin de la prison mais curieusement le couple reste libre comme l’air. Excuse invoquée par leur avocat : « de la simple désinvolture et la nécessite de courir après le chien quand celui-ci passe le portail… ». Il devrait leur conseiller de le remplacer par un poisson rouge, ce serait mieux pour leur santé à défaut d’y séjourner à nouveau un jour !

 

 

 

Jeudi

 

Ce devait être la fête à Auxerrexpo, la fête à Neuneu, la fête à l’audimat, la fête à Jean-Pierre PERNAUT… Patatras ! L’OMICRON est passé par là et les lampions éteints avant même d’avoir été allumés. Le « journal télévisé » de l’Auxerrois et son présentateur vedette n’ont finalement pas pesé lourd face au contexte sanitaire et aux recommandations gouvernementales. Dommage pour le maire d’Auxerre, Crescent MARAULT, qui rate l’occasion de présenter ses « meilleurs vieux » à ses administrés !

 

 

Vendredi

 

En son temps, le maréchal Philippe PETAIN souhaitait « faire à la France le don de sa personne pour atténuer son malheur… ». L’un de ses thuriféraires les plus acharnés, candidat à la présidence de la République, souhaiterait-il à son tour jouer les donneurs philanthropes ? C’est en tout cas le message qu’ont voulu faire entendre ses partisans en recouvrant judicieusement et partiellement les affiches d’une toute autre campagne… Mais depuis l’épisode marseillais du doigt d’honneur, l’on sait qu’Éric ZEMMOUR a le sang chaud !

 

Samedi

 

Gare de Bercy, train de 18h27 à destination d’Auxerre. Trois hommes de la cinquantaine s’installent dans le wagon, au verbe fort et au discours tonitruant, de retour de la manifestation contre le passe sanitaire s’étant déroulée l’après-midi même au Trocadéro. Les propos sont sans ambiguïté : « on les pendra tous, le « Jean PHILIPPE (sic !) à la barbe de dalmatien aussi… Moi j’suis pas pour la peine de mort mais pour la torture… Faut tous les dézinguer ces abrutis qui nous gouvernent… C’est super, on était au moins 10 000, je le sens, ça bouge, on va gagner et tous les foutre en l’air… ». Propos de haine ordinaire, un soir de janvier, propos nauséabonds, propos que l’on aimerait n’avoir jamais entendus faute d’avoir eu le courage d’y répliquer.   

 

 

Dimanche


« Jamais nul temps nous ne sommes assis. Puis çà, puis là, comme le vent varie, à son plaisir sans cesser nous charrie… ». N’est pas François VILLON qui veut mais comment ne pas évoquer le poète et sa « Ballade des pendus » en voyant de-ci de-là ces pauvres Pères Noël qui se balancent encore au gré du vent, près d’un mois après avoir assuré leurs livraisons ? Au risque de rester accrochés, prisonniers du temps qui passe et ne pouvoir être au rendez-vous le 24 décembre prochain. Rendons-leur la liberté avant qu’il ne soit trop tard !

 

Dominique BERNERD

 

Il mouille sa chemise, le ministre délégué en charge du tourisme, des Français de l’étranger, de la Francophonie et, depuis peu, des PME/PMI ! A l’instar de ses collègues du gouvernement, tous mobilisés en vue de la plus que probable candidature d’Emmanuel MACRON avant la mi-mars, Jean-Baptiste LEMOYNE s’engage à 100 % dans la campagne présidentielle. Samedi, à Auxerre, il a tâté le pouls de ce terrain icaunais dont il est issu, rencontrant tous les acteurs politiques favorables au renouvellement de bail de l’actuel locataire de l’Elysée…

 

AUXERRE : La présentation des vœux ne servait en fait que de louable prétexte à la venue du membre du gouvernement en terre icaunaise ce samedi après-midi. Porte-voix de la majorité présidentielle dans l’Yonne, Jean-Baptiste LEMOYNE avait beaucoup d’autres choses à dire que de simples souhaits à formuler à l’ensemble de l’auditoire.

Une assistance très l’écoute et nombreuse (pas loin de soixante-dix personnes) qui eut même du mal à trouver une place assise au premier étage de la Tour d’Orbandelle, lieu d’accueil trop exigu de ces retrouvailles agrémentées d’une conférence de presse.

Convier la presse, justement pour ne seulement qu’exprimer ses vœux ? Forcément, les médias attendaient surtout autre chose à se mettre sous la dent question actualité. Ils ne furent pas déçus même si pour l’heure rien n’a transpiré de manière officielle sur la date exacte à laquelle le Président de la République allait rejoindre la grille de départ de la course à la présidentielle en se déclarant !

 

Un appareillage déjà bien huilé entre Ensemble Citoyens et les comités de soutien…

 

A ce propos, ce n’est un secret de Polichinelle pour personne : Emmanuel MACRON sera bel et bien candidat à sa propre succession avant que ne tombe la période butoir de ces inscriptions fatidiques. Le contraire eut été étonnant même si quelques velléités contestataires fusent çà et là parmi certains cortèges défilant dans l’Hexagone opposés à l’application du passe vaccinal.

Stratégiquement, rien ne sert de courir, il faut savoir partir à point comme le précisait la fable. Il n’est pas impossible, d’ailleurs, comme le confiera en aparté l’un des fers de lance de cette réunion, que le chef d’Etat patiente encore un peu jusqu’à la mi-mars avant de se prononcer.

Charles de GAULLE n’avait-il pas attendu l’ultime ligne droite, soit trente jours avant l’échéance, pour donner sa position sur le sujet !

Qu’importe ! Tout l’appareillage constructif devant mener vers la réélection élyséenne du nouveau président de l’Union européenne semble déjà bien huilé. Entre l’unité convergente affichée par toutes les composantes politiques du mouvement « Ensemble Citoyens » et la multiplication des comités de soutien, au nombre de neuf à ce jour dans l’Yonne, une chose est sûre : la majorité présidentielle n’est pas restée les deux pieds dans le même sabot, anticipant la chose avec pragmatisme depuis longtemps. Alors que leur candidat favori n’a pas encore livré officiellement ses intentions.

 

 

« Nous considérons que les résultats sont là »…

 

Une démarche collective que commentera par ailleurs avec enthousiasme un Jean-Baptiste LEMOYNE très décontracté, prolixe dans ses propos livrés en préambule de cette présentation aux médias.

« Nous sommes également rejoints par des personnes qui souhaitent s’engager, lâcha le ministre debout face à l’auditoire, l’objectif étant de s’investir derrière le Président de la République et de réaffirmer notre engagement ! ».    

Séduits il y a cinq ans par le projet de rassemblement fédérateur voulu par le Président de la République, tous se disent fin prêts à rentrer de nouveau en campagne dans la perspective (allons donc !) d’une candidature d’Emmanuel MACRON. Malgré les crises et les péripéties traversées : en premier lieu, celle inhérente à la COVID-19.

« Nous considérons que les résultats sont là, s’exclame Jean-Baptiste LEMOYNE, défendant le bilan présidentiel, regardez en matière économique, même le Prix Nobel de la discipline, l’Américain Paul KRUGMAN dit que le pays qui avait le mieux résisté à la crise n’est autre que la France ! ».

Sans omettre qu’au niveau de la croissance économique au sein de l’Union européenne, la France, toujours elle, vire en tête avec insolence, dixit le représentant du gouvernement.

« Tout cela profite aussi au département de l'Yonne, souligne le ministre du Tourisme et des PME/PMI, je rappelle les 120 millions d'euros mis sur la table pour le secteur de la santé pour rattraper tous les investissements qui n'ont pas été fait depuis bien quinze ou vingt ans par celles et ceux qui nous ont précédés. Un certain nombre de dossiers a enfin été débloqué. Je pense notamment au projet de contournement de la déviation sud d’Auxerre.  Le Premier ministre Jean CASTEX a débloqué les crédits… ».

 

Doubler le nombre de parrainages dans l’Yonne…

 

Que veulent Jean-Baptiste LEMOYNE et la soixantaine de personnes qui l’entoure ? « Qu’il y ait cinq ans de plus d’actions, de réformes, de transformations du pays ! répond ce dernier, grâce à cet appel fait à Auxerre qui nous réunit aujourd’hui ! ».

Un appel prononcé à quatre-vingts jours du premier tour de cette échéance capitale pour le pays. Quatre-vingts jours, non pas pour effectuer le tour de la planète comme le permettait l’imaginaire débridé et talentueux de Jules VERNES, mais quatre-vingts jours pour convaincre le plus grand nombre d’Icaunaises et d’Icaunais de rallier la cause de la majorité présidentielle.

Sera-ce si facile pour le territoire qui occupe la troisième position hexagonale en plus grand nombre de comités de soutien à la cause élyséenne de réussir son pari en mobilisant le maximum d’électeurs ? En tout cas, Jean-Baptiste LEMOYNE et son équipe espèrent doubler le nombre de parrainages accordés par les élus en faveur d’Emmanuel MACRON par rapport à 2017. Vu l’effectif éclectique des présents lors de cette rencontre explicative, c’est déjà une certitude d’y parvenir !

 

 

En savoir plus :

 

Parmi les personnalités présentes lors de cette cérémonie des vœux de la majorité présidentielle à Auxerre, citons :

Jean-Baptiste LEMOYNE, ministre en charge du Tourisme, de la Francophonie et des PME/PMI,

Victor ALBRETCH, directeur de campagne du Président dans l'Yonne et membre de La République en Marche,

Marie-Agnès EVRARD, sénatrice de l’Yonne,

Michèle CROUZET, députée de l’Yonne,

Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, président d’AGIR La Droite Constructive 89 et président de la CC de Puisaye-Forterre,

Pascal HENRIAT, président du MoDem 89 et conseiller départemental de l’Yonne,

Jacques HOJLO, président du Parti Radical 89,

Muriel VERGES-CAULLET, déléguée régionale de Terres de Progrès Bourgogne Franche-Comté,

Malika OUNES, ex-conseillère départementale de l’Yonne,

Mahfoud AOMAR, président de l’Association des maires de France 89,

Irène EULRIET, conseillère départementale de l’Yonne,

Patrice-José TAMPIED-AZURZA, délégué départemental de La République en Marche 89,

Laurent BOUQUET DES CHAUX, référent auxerrois de La République en Marche,

Yves VECTEN, conseiller départemental de l’Yonne,

Alain DROUHIN, maire de Bléneau,

Robert BIDEAU, ex-conseiller départemental de l’Yonne,

Thierry CORNIOT, maire de Seignelay,

Emilie LAFORGE, maire de Branches,

Jean-Philippe BAILLY, ancien adjoint de la Ville d'Auxerre, membre d'AGIR...

L’Yonne est le troisième département de France à disposer du plus grand nombre de comités de soutien à ce jour. Il se situe juste derrière les Yvelines (31) et les Hauts-de-Seine (14). A égalité avec l’Essonne.

Les neufs comités de l’Yonne sont localisés en Puisaye-Forterre (le premier à avoir été créé devait rappeler le président de la CCPF Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI), Serein et Armance, Gâtinais en Bourgogne, Grand Sénonais, Jovinien, Avallonnais, Vannes et Pays d’Othe, Yonne Nord et Migennois). Le dixième groupe de travail localisé dans l’Auxerrois devrait voir le jour d’ici peu sous la houlette de Malika OUNES…

Le nombre de comités de soutien au niveau national s’élève à 400 structures. Elles fédèrent des élus locaux et anciens élus, ainsi que des figures de la société civile en France et dans les DOM TOM. Les Français vivant à l’étranger sont également concernés par ces dispositifs.

 

Thierry BRET

 

 

Bruit de bottes et « Slaves qui peut ! » à la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Dire que le climat est délétère entre ces deux nations de l’ex-bloc soviétique relève d’un doux euphémisme en l’état actuel de leurs relations bipartites.

Il suffit d’une petite étincelle et c’est l’embrasement total assuré entre ces deux états « frères » qui ont appris à se détester royalement depuis leurs indépendances communes. La preuve en est : depuis l’annexion de la Crimée par l’Armée Rouge, sans que quiconque n’ose lever le petit doigt parmi la communauté internationale toujours porteuse de grandes leçons de démocratie, la moindre des opportunités belliqueuses pourrait aboutir à une empoignade militaire sans retenue entre ces acteurs phares de l’Europe de l’Est.

L’ex-grenier à céréales de l’URSS et ouverture portuaire légitime vers la Méditerranée via le Bosphore, séparant deux continents qui se sont souvent affrontés au cours de ces siècles de défi, intéresse au plus degré le pouvoir hégémonique de Moscou.

Ancien membre influent du KGB, Vladimir POUTINE n’a donc toujours pas digéré l’éclatement de la puissante Union soviétique, qui s’est morcelée en une multitude de territoires disparates aux contours plus ou moins bien dessinés, à grand renfort d’appartenances ethniques quand elles ne sont pas religieuses.

 

 

Des flèches acérées entre tous les protagonistes de ce dossier…

 

L’élan de démocratie espéré par Mikhaïl GORBATCHEV à l’époque historique de la chute du Mur de Berlin et de l’effondrement du bloc soviétique semble désormais obsolète. Le retour à la guerre froide s’apparente à une implacable réalité depuis l’arrivée de Vladimir POUTINE au pouvoir.

Ce dernier tenant d’une main de fer un pays devenu exsangue au plan économique et où la liberté n’est plus qu’un vain mot. Que dire de la pensée critique et constructive qui peut conduire à la case prison, si ce n’est pas pire !

Une guerre froide, sentant le souffre, qui depuis plusieurs mois se réchauffe brusquement au même rythme que disparaît la banquise polaire. Les dernières rodomontades de la semaine, balancées comme autant de flèches acérées entre toutes ces personnes puissantes qui détiennent au creux de leurs mains les existences de millions d’êtres humains, ne portent guère à l’optimisme le plus béat.

A côté, la COVID et sa contagiosité virulente seraient presque de la roupie de sansonnet ! Une « récréation » sanitaire à l’image de ce qui nous attend si un conflit éclatait à la suite de l’envahissement par les troupes russes de l’Ukraine, marchant sur Kiev.

 

 

Gesticulations tous azimuts dans les pays satellites…

 

Dans cette partie de poker menteur que se livrent les Russes et les Américains depuis pas mal de temps, les Européens subiraient encore les frais directs de ces écarts de langage entre les deux puissances mondiales si les tractations répétitives et interminables qui se jouent en ce moment à Genève (ville garante de la neutralité) venaient à achopper de manière définitive.

Personne n’est dupe : l’Europe serait alors en première ligne d’un nouveau conflit aux relents funestes et imprévisibles dont beaucoup d’états membres (ou pas) deviendraient les victimes collatérales du fait de leur étroite proximité. Et de leur soutien.

Les plus optimistes des observateurs pensent que tout cela n’est autre de la gesticulation de pacotille où Moscou, fidèle à ses vieux préceptes soviétiques, hausse le ton pour mieux donner le change à sa soif de conquête et d’influence sur son ancien empire. Le retour en grâce en quelque sorte, adoubé par tous !

Un bras de fer de complaisance qui doit se limiter dans le temps et sur un périmètre géographique restreint. Conclusion : Vladimir POUTINE testerait les capacités réactives et les faiblesses des Occidentaux (les Américains et leurs alliés de l’OTAN) histoire d’amuser quelque peu la galerie et de redorer ainsi la grandeur d’un pays où la COVID fait des ravages, où l’économie tourne au ralenti, et où la précarité s’affiche ouvertement dans les rues avec son lot de miséreux ne trouvant plus de quoi se vêtir et se nourrir.

Les avenues passantes de Moscou et de Saint-Pétersbourg en regorgent, bien loin cependant des sites touristiques séculaires qui attirent aujourd’hui encore les visiteurs lointains.

Mais, les plus pessimistes redoutent le pire car il ne faut jamais vendre la peau de l’ours (l’un des symboles de la Russie) sans l’avoir tuée. Au Kazakhstan, il y a peu, où les troupes russes ont mâté une tentative de rébellion dans une parfaite indifférence internationale ou en Biélorussie qui accueille des cohortes de militaires effectuant de grandes manœuvres aux fondements très douteux. La gesticulation ne ressemble plus à une simple parade de l’armée Rouge en démonstration symbolique devant les généraux du Kremlin, caciques du pouvoir.

 

 

« Back in the USSR » : l’Ukraine sera-t-elle bientôt annexée ?

 

L’Ukraine semble être prise dans la nasse à plusieurs endroits de ses frontières. Au Nord comme à l’Est. 170 000 soldats russes sont entassés aux frontières, prêts à en découdre si l’ordre de l’envahissement survenait.

Les Occidentaux ne restent pas les bras ballants. Les pays Baltes ont dépêché de l’armement et des missiles antichars en Ukraine. De même, les Américains qui procèdent également à de grandes manœuvres en Méditerranée viennent d’envoyer un arsenal au régime pro-occidental de Kiev.

La France, par la voix de son président Emmanuel MACRON, également aux rênes de l’Union européenne jusqu’au 01er juillet sur le papier, a décidé de placer plusieurs contingents de militaires français en Roumanie. A la demande de la présidence locale.

Et dans le même temps, la Chine qui observe cela avec grand intérêt et qui lorgne avec réelle gourmandise sur l’île de Taïwan dont elle n’a jamais reconnue l’indépendance déplace un pion en recevant d’ici peu le maître du Kremlin à Pékin. Du petit lait pour Vladimir POUTINE qui loin d’être mis au ban de la communauté vient d’accueillir au nom de leurs relations d’amitié les dirigeants de l’Iran à Moscou…

Iran, Taïwan, Ukraine : tous les ingrédients du cocktail explosif de cette année 2022 se retrouvent réunis sous la même bannière et dans le même laps de temps comme un étrange puzzle qui commence à prendre corps dans la réalité géopolitique!

Gare à l’indigestion de cette « Apocalypse now » si nous devions le consommer…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Sous le masque, le sourire ! Sans même le voir, on le devine. Arborant avec fierté le label France Relance que vient de lui remettre en main propre le représentant de l’Etat, le chairman du Laboratoire MACORS Eric DELAYE ne peut être que satisfait de la journée. En obtenant une subvention de 800 000 euros de l’Etat, la structure peut nourrir de belles ambitions en 2022 et poursuivre ses investissements.

 

AUXERRE : Tout est résumé ou presque par la phrase du préfet Henri PREVOST en clôture de cette visite officielle consacrée à l’une des belles pépites industrielles, implantée en périphérie de la ville.

« C’est vraiment un excellent exemple de ce que permet le Plan de Relance pour rendre plus compétitives les entreprises… ».

Quelques minutes auparavant, le représentant de l’Etat venait de remettre le fameux trophée de plexiglass à son hôte, le dirigeant de la structure entrepreneuriale. L’objet symbolise le soutien de la Nation à l’une de ces entreprises qui intervient dans le domaine de l’industrie et en favorise l’innovation.

Du petit lait à déguster avec délectation pour les forces encadrantes de Laboratoire MACORS Auxerre, l’un des quatre sites de production de la société en France. Une entité qui est depuis 1990 à l’apanage du groupe industriel hexagonal, GALIEN, l’un des spécialistes dans la fabrication de produits pharmaceutiques.

 

 

Une aide qui intègre le programme France 2030…

 

A l’instar des trois autres unités de production, réparties en Bourgogne septentrionale (Nevers, Sens et Monéteau où s’affaire une dizaine de personnes), GALIEN dispose d’une force de frappe impressionnante pour répondre à la demande galopante de produits issus de la pharmacopée.

Plus de 50 % des spécialités thérapeutiques conçues par les laboratoires MACORS s’exportent dans plus d’une quarantaine de pays. Quand on parle des vertus bénéfiques de l’industrialisation !

Un chapitre que ne manqua pas de soulever le haut fonctionnaire en charge de la gouvernance préfectorale. Expliquant le bien-fondé de ce Plan de Relance à multiples ogives qui cible particulièrement bien les projets novateurs.

Aider à grand renfort de subventions et de subsides les entreprises d’aujourd’hui, celles qui sont en parfaite possession de leurs moyens en matière d’objectifs, c’est nécessairement poser les jalons utiles du programme France 2030, exposé il y a peu par le Président de la République Emmanuel MACRON.

 

 

Le plaisir de l’Etat à accompagner les entreprises innovantes…

 

Dans le cas présent, le schéma est on ne peut plus séduisant de l’avis du locataire de la préfecture. « Dans le secteur du médicament, un domaine extrêmement stratégique au vu du contexte actuel, il est important de pouvoir avoir la maîtrise de ces productions en termes de quantité et de qualité ! ».

Par conséquent, soutenir financièrement une chaîne logistique favorisant la fabrication de médicaments s’inscrirait presque parmi les axes prioritaires !

Une jubilation quasi palpable dans les propos du préfet de l’Yonne qui n’hésitera pas à formuler la phrase suivante : « C’est un plaisir pour l’Etat d’accompagner les laboratoires MACORS dans cette voie ». Celle du soutien à l’innovation industrielle, nécessairement pourvoyeuse d’emplois !

Un aspect que le préfet de l’Yonne aborda volontiers au moment de son laïus.

« Pour accompagner la volonté de réindustrialiser le pays, il faut aussi s’appuyer sur de la main d’œuvre. L’industrie a changé et elle offre de belles opportunités en matière de recrutement ! ».

 

 

Alléger les tâches humaines complexes grâce à des investissements en matériel…

 

Des arguments qui firent mouche parmi l’assistance alors que le laboratoire MACORS Auxerre est en perpétuelle quête de besoins humains, en moyenne une trentaine d’intérimaires mais aussi des techniciens à embaucher dès que possible.

« Il faut proscrire de nos pensées que l’industrie ne proposerait que des tâches difficiles, ajouta Henri PREVOST, c’était le cas par le passé. Aujourd’hui, grâce aux investissements très importants qui permettent d’accompagner les structures dans leur modernisation, certaines tâches délicates sont allégées. En valorisant le travail de l’homme en entreprise, cela contribue à rendre plus attractifs encore ses postes à pourvoir ».

Précisément, et grâce à l’enveloppe issue du Plan de Relance, suite à l’appel à projet « Industrie du futur », le Laboratoire MACORS Auxerre pourra remplacer certaines machines de production et améliorer les processus de fabrication, tout en se dotant de nouveaux logiciels plus performants.

Un programme d’investissement s’élevant à 4,4 millions d’euros dont 800 000 euros sont apportés par l’Etat via cette opération de soutien dans la corbeille de la mariée.

Précisons que dans l’Yonne, quarante-et-une entreprises industrielles ont bénéficié de ce dispositif ; des aides de plus de 4,8 millions d’euros in fine. Des actions concrètes pour l’Etat.

 

Thierry BRET

 

 

Le 09 juin prochain paraîtra son troisième volet autobiographique aux éditions du Sarment. Il se nommera « La Valeur ». Un clin d’œil à son ancienne vie « De la banque à la rue, de la rue à la paix ». Après ses deux premiers opus « Tous les banquiers ne finissent pas en prison…moi c’était dans la rue », sorti en 2011 et « Cancer, de l’espoir à l’espérance » en 2018, cet ultime ouvrage sera l’aboutissement de tous les coups durs qu’il a connu dans sa vie. Mais qui lui ont aussi permis de se trouver là où il est aujourd’hui et d’avoir enfin pu poser ses valises et retrouver une sérénité.

AUXERRE : Pour passer une retraite paisible, Jean-Paul ALLOU a choisi le sud de la France dans un petit village situé entre Grasse et Draguignan. Il y alterne son temps entre l’écriture et le bricolage, passion récente, mais nécessaire pour l’embellissement de sa maison. Pourtant lors d’une rencontre avec un compagnon du Tour de France lorsque ce dernier avait voulu lui montrer comment travailler, à l’époque cela lui semblait une perte de temps vu qu’il n’était pas très doué de ses mains ; vexé le compagnon lui avait alors rétorqué : « un homme n’est pas qu’une tête ou que des mains, mais il est un tout ».

Aujourd’hui, il va même, jusque dans les détails et en souvenir de cet apprenti qui lui avait dit « ce qui ne se voit pas, doit être mieux fait que ce qui se voit », emprunter un nouveau chemin. Celui de l’écriture, alternant textes poétiques et brèves de comptoir.

 

 

 

Inspiré de Christian BOBIN, Jean-Paul ALLOU se livre dans son dernier opus. « Journal froissé ». A l’instar des réseaux sociaux où fleurissent de petites phrases inspirantes, l’auteur nous offre ses mots « cadeaux ». Ils sont une invitation où chacun doit y puiser un message.

« Victime ou coupable, ce ne sont que des rôles que l’on a envie de jouer. On met le costume qui convient, jusqu’au jour où on décide de se dépouiller et de se parer de la joie d’aimer ». Mots glanés au comptoir : « Non, je ne porte pas de petite culotte, le temps de l’enlever et tu peux laisser passer une occasion… ».

La plupart de ses textes se veulent provocateur vis-à-vis du pouvoir mais cet ancien formateur, conférencier, coach dans le domaine de la finance, qui a connu la rue et une vie de SDF, a vécu deux ans chez les moines. Il a enfin appris à lâcher prise sous le soleil du sud, et y vit sereinement avec sa nouvelle compagne qui le soutient dans son écriture, étant elle-même artiste. Elle a d’ailleurs illustré le recueil de textes « Journal froissé ». A lire sans modération !

 

Maryline GANDON

 

 

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