« Ah, qu’ai-je fait de mon existence ! ». Voilà de sempiternels regrets qui ne cessent de s’additionner aux remords, une fois la fin de carrière aboutie. Toutefois, ce n’est pas au moment de prendre sa retraite qu’il faut se lamenter sur son triste sort à la manière d’un acteur de tragédie grecque ! « Vingt ans déjà… aurait rétorqué Alexandre DUMAS que la V.A.E. est fonctionnelle dans le paysage de la formation hexagonale. Une V.A.E. accessible à tous et dont il faut s’imprégner pour transformer en mieux sa vie professionnelle…

 

AUXERRE : La Validation des Acquis de l’Expérience (VAE) souffle de la plus belle des manières les vingt bougies de son existence. Elle bénéficie d’une semaine spéciale qui lui est entièrement consacrée en Bourgogne Franche-Comté jusqu’au 17 juin. Grâce à la Région, d’une part, organisme ayant la compétence autour de la formation et de l’apprentissage. Mais, aussi, d’autre part, de Pôle Emploi. Une VAE qui se décline en différents modèles, plus vertueux les uns que les autres et dont ont su profiter, ne serait-ce que par le biais de l’établissement public régional, 146 personnes au niveau de la contrée, dont 23 pour le seul territoire de l’Yonne.

Serait-ce l’argument moteur qui aura justifié le lancement officiel de ladite manifestation depuis le siège auxerrois de Pôle Emploi, ce lundi en milieu de matinée ?

 

Une tangente pour faire rebondir sa carrière…

 

En tout cas, Isabelle LIRON, vice-présidente de la Région, en charge de la formation professionnelle, des demandeurs d'emploi, mutations économiques et dialogue social territorial, mais aussi de la transition professionnelle pour les besoins de prévention sur les secteurs en tension et en difficulté, se sera acquittée d’une visite matinale du site de la rue Guynemer. Elle y rencontrera celles et ceux des demandeurs d’emploi ayant eu vent de cette semaine anniversaire. Pôle Emploi n’ayant pas lésiné sur la communication par ses canaux habituels.

La VAE est un dispositif utile et judicieux qui demande à être connu, et reconnu. Rappelons que cet outil favorise l’obtention d’un diplôme, un titre ou un certificat de qualification à partir de l’expérience professionnelle, ou du bénévolat. Donc, c’est un moyen de progresser dans le cadre d’un plan de carrière, voire de choisir une tangente pour rebondir vers une autre branche professionnelle qui était peut-être jusque-là insoupçonnée.

 

Exploiter toutes les opportunités offertes par le sésame VAE…

 

Alors que le taux de chômage s’établit à l’heure actuelle à 6,5 % - ce n’est certes pas la panacée du plein emploi mais jamais les entreprises tous secteurs confondus n’avaient eu autant de besoin en main d’œuvre -, il est peut-être nécessaire de s’interroger sur son profil de carrière, VAE à l’appui ! Peut-être pour progresser vers une nouvelle fonction dans l’entreprise qui vous salarie ou sauter tout bonnement sur la moindre opportunité qui se présenterait à vous, ailleurs, garante d’un rebond.

Donner un sens aux diverses expériences vécues, tant dans le milieu associatif que professionnel, représente une formidable opportunité de se mettre en lumière aux yeux d’un employeur. Outre la sécurisation d’un parcours carriériste, la VAE se compare un sésame dont il faut exploiter la moindre possibilité.

Parmi les demandes les plus courues, l’année dernière, figurent les filières d’éducateur spécialisé, d’acteur dévolu à la petite enfance, à la mécanique, à la coiffure.

 

 

De six à dix-huit mois d’accompagnement…

 

S’immiscer parmi les 43 rendez-vous que concoctent la Région et Pôle Emploi en Bourgogne Franche-Comté offre un sérieux panel de tout ce qu’il faut savoir et appréhender sur la thématique. Avec le concours d’une trentaine de partenaires, institutionnels, consulaires et entreprises.

Isabelle LIRON le précise, à ce propos, « cet anniversaire – premier du genre -  se compose de webinaires, de rencontres, de mises en situation, de plateaux. Un melting-pot de rendez-vous où seront présentés les acteurs de l’accompagnement, les financements mobilisables, les acteurs socio-économiques du territoire.

A ce titre, la VAE ne s’improvise pas. Elle se prépare de façon méthodique, engageant le bénéficiaire sur de longues périodes d’introspection professionnelle pouvant osciller de six à dix-huit mois.

 

Un taux de réussite qui excède les 60 %...

 

Face à cela, les professionnels de la Validation des Acquis de l’Expérience sont parfois confrontés à des craintes, des atermoiements de la part d’un public ne croyant pas à la méthodologie. Un processus trop austère, très long et difficile à aborder, exigeant aussi puisque sanctionné par un diplôme. La réponse de ces spécialistes ne se fait pas attendre.

Yves HUTIN, directeur départemental de Pôle Emploi, le martèle à maintes reprises : « notre objectif est de rassurer ces publics sur le concept en le démystifiant. Il est question de remise en confiance. D’aides financières, aussi… ».

La Région y pourvoit. Sachant que le tarif peut allègrement osciller entre 500 et 1 500 euros selon le niveau de la formation. Rien qu’en 2021, 33 demandeurs d’emploi ont eu recours à un financement spécifique pour mener à bien leur opération. Pôle Emploi, intervenant quant à lui, sur les frais annexes.

« Au bout du compte, lâche Séverine DUTREIX, directeur de l’antenne auxerroise de Pôle Emploi, c’est le demandeur ne paie rien… ».

A l’échelle de l’Hexagone, 500 000 personnes ont déjà choisi ce moyen de revalorisation de leur carrière depuis 2002. Mais, il ne faut jamais oublier que 60 % de suiveurs de cette VAE, à l’époque sans emploi, ont pu se « vendre » mieux auprès d’un employeur et retrouver le chemin de la vie active.

 

Thierry BRET

 

Ah, cette fameuse « égalité » dont on nous parle tant depuis des années ! On nous la sort à toutes les sauces depuis si longtemps ! Un  mythe ? Une réalité ? Une douce utopie qui berce encore de leurs illusions perdues les militants de toutes les causes justes ou injustes de cette planète, ou celles à réaliser dans l’intérêt de la Nation !

Inscrit au fronton de tous les édifices municipaux de France et de Navarre, le mot ne peut que hanter les esprits chagrins de celles et ceux qui ont encore quelques neurones opérationnels dans leurs cerveaux non lobotomisés par l’influence néfaste des réseaux sociaux et qui souhaitent réfléchir sur le sujet lorsque revient le doux temps des élections.

« Liberté, Egalité, Fraternité » ! Il est vrai que sur le papier, ces trois termes, associés les uns les autres, claquent de manière spectaculaire et enthousiasmante au vent.

On finirait presque par y croire comme assujetti à la méthode Coué tant ce joli zéphyr qui souffle parfois à nos oreilles est porteur d’espérances mais qui, malheureusement, le plus souvent retombe telle une gougère mal cuite au fond d’un plat inconsistant ! Sans saveur, il va de soi…

 

 

Le total désaveu avec la Déclaration des Droits de l’Homme…

 

D’ailleurs, du temps de la Révolution française, n’avait-on pas ajouté de façon subreptice la « mort » à cette triade sémantique populaire dont se seront inspirés les fondateurs de la République. Sans doute trop fort de café en termes de mauvais goût, l’« intrus » a été éjecté de la formule qui n’avait de magique que celle d’être adoptée in fine par la France et sa gouvernance à partir du 27 février 1848. Une reconnaissance républicaine dans toute sa splendeur. Aura-t-elle été appliquée ?

La liberté et l’égalité sont d’ailleurs étroitement unifiées de manière historique. On connaît le refrain : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ; les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune… ».

Il faut relire en soupesant le moindre mot de l’article premier de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen datant de 1789. Pour mieux en comprendre le total désaveu, aujourd’hui, dans ladite société dite contemporaine et de progrès où nous sommes. Quelle foutaise que la société de ce vingt-et-unième siècle, insipide et désarmant, où l’humain est revenu à l’âge de la barbarie et de l’ignorance !  A la limite du Moyen-Age…

 

 

 

 

« Les cons de l’année prochaine sont déjà là… »…

  

Où sont passées les « libertés » et cette « égalité » dont on se gargarisait jadis à ces époques si glorieuses qui ont donné naissance aux Lumières et aux philosophes ? En l’espace de deux décennies, depuis que le monde a basculé dans ce nouveau siècle qu’André MALRAUX souhaitait pourtant de tous ses vœux « spirituel », l’Humanité dans son ensemble a régressé comme jamais.

Avec son lot de déconvenues, d’aberrations, de stupidités, de « conneries » sans qualificatifs qui s’additionnent au jour le jour parmi toutes les strates de cette civilisation en voie probable d’extinction ! Soit naturelle, si le réchauffement climatique appuie sur l’accélérateur, ce qui semble être le cas, soit de la main de l’homme puisque la Terre est devenue une poudrière ardente qui ne demande qu’à exploser avec ces états « autoritaires » et voyous que sont la Russie, la Corée du Nord, l’Iran ou la Chine.

COLUCHE avait raison quand il prophétisait autrefois que « chaque année, il y a de plus en plus de cons mais cette année j’ai l’impression que les cons de l’année prochaine sont déjà là… ».

Sachant que nous sommes tous les « cons » et les « connes » de quelques-uns à qui l’on peut toujours renvoyer l’ascenseur, sans autre forme de politesse qu’un simple sourire narquois arboré sur la face, le dédain suprême qui se mue en ignorance totale et le majeur bien droit en l’air, si besoin et si cela ne suffisait pas ! A bon entendeur…

Jadis, et s’en remonter à des périodes antédiluviennes, ne serait-ce qu’au XXème siècle, la parole des « sages », des intellectuels, de celles et ceux qui possédaient le savoir, de ces politiques qui avaient encore des choses sensées à dire à leur électorat toutes obédiences confondues, des artistes (les vrais pas les « guignols » préfabriqués avec l’audimat et sans talents !) savaient rassurer et faire rêver le quidam, l’homme de la rue, « l’inconnu dans la maison » comme le chantait si bien Yves MONTAND.

Lui donner un cap ! Peut-être celui de « Bonne Espérance », mais pas l’entraîner dans la mer des Sargasses, aux confins de mouvances technocratiques et administratives glauques qui n’ont de cesse désormais de l’étouffer…

 

 

Aujourd’hui, les messages qui sont nous adressés par tous les grands faiseurs d’opinion, les moralisateurs et autres donneurs de leçons de tout poil (faites ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais !) sont mornes, pour ne pas dire plats.

Austères, abjects, inconstants, cyniques, fades, sans vision (Charles de GAULLE retournes-toi dans ta tombe !) et dénués de tout humour ! Des propos qui sont cataclysmiques pour l’intelligence humaine, au quotient neuronal devenu si faible.

Et qui font dire de plus en plus à certains, les quinquagénaires, les sexagénaires, et tous les seniors, ceux de la Silver Economie, ayant encore la nostalgie du « c’était mieux avant » - ce qui est vrai ! - qu’ils ne regretteront pas de quitter ce monde délabré et désincarné de toute « fraternité », tôt ou tard, avec un large sourire. L’Eden et son jardin sont ailleurs, on nous la promit !

Une manière qui se résume par la formule « après moi, le déluge » en version très symbolique. Et qui pour faire simple et pour rester dans le concret, ressemble à un magistral bras d’honneur adressé à tous ces ignares de l’intelligence constructive et positive propre, à nourrir l’Humanité !

 

Thierry BRET

 

Venue à Joigny, en convalescence pour prendre le bon air, la jolie parisienne qu'était Jacqueline, ne quittera plus dès lors la cité des maillotins, en y ayant rencontré l'amour, en la personne du jeune cuisinier Michel LORAIN. Désormais,  Michel et Jacqueline ne feront plus qu'un…

 

JOIGNY: Après leur mariage, en 1958, le jeune couple reprend « La Côte Saint-Jacques », à la suite de Marie et Louis, les parents de Michel. De leur union naîtront Jean-Michel, puis sa sœur, Catherine. Dans cette bonne auberge de bord de route, on se régale d'une excellente cuisine soignée et traditionnelle. Le menu y précise même : le steak tartare sauce anglaise,  préparé à votre goût par Mme LORAIN ! Le restaurant ne désemplit pas, et nombre de Peugeot 404, Simca 1300, et autres Citroën DS stationnent le long de la  RN6 d'alors.

Mais en 1966, l'ouverture du premier tronçon de l'A 6 entre Paris et Avallon (sans limitation de vitesse !), diminue drastiquement le trafic routier de la mythique nationale.  Pour l’établissement, le compte n'y est plus, avec un chiffre d'affaires divisé par deux. Les LORAIN ne sont pas du genre à baisser les bras. Ils se rendent même en Angleterre, pour y contacter des voyagistes londoniens Michel, le chef-bâtisseur, se dit aussi, que pour faire sortir les automobilistes de l'A6, il serait ingénieux de raffiner sa cuisine, la rendant plus gastronomique. 

 

Un palais raffiné dans l’art de la sommellerie…

 


Au cœur de ces  grandes années du guide Michelin d'alors, Michel et sa brigade vont se battre entre deux voyages au marché de Rungis pour y dégoter les meilleurs produits. En 1971, « La Côte Saint-Jacques » décroche sa première étoile, et double la mise cinq ans plus tard. Mais, Michel veut plus pour sa ville natale. Alors, toujours fidèlement secondé par Jacqueline, il va s'en donner les moyens. Durant toute cette progression « pneumatique », Jacqueline part à l'assaut de la sommellerie, un monde essentiellement masculin jusqu'alors. Elle s'y fait une place de choix, plutôt de précurseur et y est reconnue en qualité de palais raffiné lors des dégustations !

 

  

Trois étoiles au Michelin : « La Côte Saint-Jacques » est au firmament…



En 1986, rejoint depuis peu par Jean-Michel,  « La Côte Saint-Jacques » de Jacqueline et Michel LORAIN décrochent alors les convoitées trois étoiles Michelin (établissement qui vaut le voyage dixit le guide !) qui trente ans durant, brilleront le long de cette RN 6 qu'ils auront tant servi. A la fin du siècle dernier, avec élégance, les parents transmirent le relais de la succession à Jean-Michel, leur fils. Joigny, grâce à la famille LORAIN, est connue de par le monde aujourd’hui...
Cette dame élégante, aimée de ses enfants et petits-enfants, s'en va rejoindre son cher Michel, disparu l'an passé. Au revoir Madame, la gastronomie française et la ville de Joigny peuvent légitimement vous dire merci.

Gauthier PAJONA

 

La facture s’annonce très salée pour les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté et leurs feuilles d’impôts ! Même si Buckingham a décidé de mettre la main au gousset pour en financer une majeure partie, les festivités imputables aux quatre jours de liesse inhérents au « Jubilé de platine » de la reine Elisabeth II devrait coûter « bonbon » pour nos voisins d’Outre-Manche. Une note d’environ 300 millions de livres sterling ! Plutôt choquant, en cette période de crise économique ?  

 

BILLET :

 

Lundi

Comme l’indique la photo, la sympathique équipe de cette boulangerie, rue du Temple à Auxerre, s’est retrouvée piégée dans la nuit à Saint-Etienne, victime des débordements stéphanois après la défaite de leur équipe face à l’AJA. Bloqués plusieurs heures durant, ils sont rentrés trop tard dans l’Yonne pour assurer la fabrication du pain et l’ouverture de la boutique. Nul doute que le grand Marcel PAGNOL aurait pu tirer quelque chose de l’aventure et réaliser un film en ce sens, dont l’on imagine déjà le titre… « Les fans et le boulanger » !

 

 

Mardi

 

Michel SARDOU se dit prêt à quitter l’Hexagone en cas de victoire de La France Insoumise aux élections législatives et de l’arrivée de Jean-Luc MELENCHON à Matignon. Michel qui… ? Mais si, vous savez bien, celui qui chantait dans les années 70 : « ne m’appelez plus jamais France, la France, elle m’a laissé tomber… ».

 

Mercredi

 

Plus c’est gros, et moins ça passe ! Les ventes de véhicules SUV sont toujours au plus haut en France, assurant semble-t-il un sentiment de puissance au conducteur du fait de leur assise en hauteur. Selon l’ADEME, le poids moyen d’une voiture vendue dans le pays est passé en trente ans de 953 kilos à 1,233 tonne. Les places de parking ne se sont pas agrandies pour autant et cet automobiliste a trouvé la solution, en se garant à cheval sur deux emplacements… La méthode est un peu cavalière !

 

 

 

Jeudi

Invité par le MEDEF de l’Yonne et les instances professionnelles que sont l’UIMM et la FFB à donner une conférence devant un parterre de chefs d’entreprises et d’élus, l’économiste Philippe DESSERTINE s’est plu à rappeler l’anecdote : « D’Estaing, c’est un beau nom d’emprunt » aurait dit le Général de GAULLE à son ministre des Finances venu lui expliquer qu’il est de tradition qu’un emprunt porte le nom du ministre le proposant. Faisant là, référence aux prétentions nobiliaires de GISCARD, descendant de notables auvergnats dont l’ajout d’une particule à leur patronyme n’avait été obtenu que quarante-cinq ans plus tôt… Comme quoi le Général savait manier « l’humour vache ! ».

 

 

Vendredi

 

Au fil des élections, le rituel est immuable : chaque candidat se fait fort d’organiser des réunions publiques auxquelles ne participe le plus souvent qu’un parterre d’électeurs déjà convaincus, venus applaudir leur poulain. Des réunions sans débat contradictoire, ne réunissant parfois qu’une poignée « d’aficionados » à l’issue desquelles sera servi le « kir de l’amitié », accompagné de chips et de « cahouettes » ! Où sont les grands meetings d’antan, comme au marché couvert à Auxerre, où les candidats se faisaient face, portés par les encouragements respectifs de leurs supporters, s’affrontant en des joutes verbales qui faisaient le sel de la démocratie et du vivre ensemble ? 

 

 

Samedi

Il y a tout juste 33 ans, dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, les chars de l’armée chinoise sont entrés dans Pékin, massacrant des centaines de manifestants réunis sur la place Tian’anmen. Eteignant dans le sang un mouvement réclamant une Chine plus démocratique. Aujourd’hui, le pays est devenu l’usine du Monde et ne cesse de développer son hégémonie au travers notamment de la nouvelle « route de la soie », reliant la Chine à l’Europe. Qu’est devenu « tank man », ce manifestant inconnu demeuré à jamais dans l’Histoire pour avoir bloqué de sa seule présence une colonne de chars ? Un homme dont je retrouve la destinée en cet instant, en surfant sur mon smartphone, fabriqué en… Chine !

 

Dimanche


Depuis jeudi, jour de lancement des festivités du « jubilé de platine » de la reine Elizabeth II, le Royaume-Uni est en effervescence. Devant Buckingham, c’est la révolution…, royale bien sûr ! La monarchie joue sa survie mais qu’importe, c’est bien près d’un milliard d’euros que ses « gracieux sujets » auront dépensé pendant ces quatre jours en l’honneur de leur souveraine. L’ardoise finale pour le contribuable britannique, devrait pour sa part, avoisiner les 300 millions de livres sterling. « Shocking » !

 

Dominique BERNERD

 

Trop, c’est trop ! Même si visiblement le président du groupe du Rassemblement National au sein de l’exécutif de la région Bourgogne Franche-Comté n’arbore la vêture idéale pour s’installer au guidon d’une grosse cylindrée, il a décidé à l’occasion de cette campagne où il concourt pour obtenir les suffrages des électeurs des législatives de défendre bec et ongles les intérêts des motards, ainsi que des automobilistes. Un sujet facile car fortement contestataire dans l’Hexagone !

 

SENS : Serait-ce l’un des rares candidats de cette législative 2022 sur le territoire de l’Yonne à s’être intéressé de très près aux problématiques récurrentes vécues par les utilisateurs de l’asphalte ? En tout cas, force est de constater que les prétendants au sésame suprême, un poste à la députation sous les ors de l’hémicycle du Palais Bourbon, des trois circonscriptions icaunaises ne se sont pas réellement précipités auprès de la Fédération des Motards en Colère de l’Yonne (FMC 89) pour prendre en compte leurs doléances.

Dans le secteur du Sénonais, l’un des candidats à la victoire finale, le Rassemblement National Julien ODOUL, s’y est attelé avec son équipe de campagne, façon échanges constructifs à la terrasse d’un café. Une discussion à bâton rompue, sans fioritures où tous les problèmes ont été étalés sur la table, à commencer par les privations de liberté vécues par les automobilistes et les motards depuis des lustres.

 

 

Des chiffres affligeants pour le porte-monnaie des Français…

 

Les statistiques, d’ailleurs, sont plutôt affligeantes, toute obédience politique mise à part. Les prix des carburants ont progressé de 56 % en l’espace de cinq ans – l’actuelle crise à la frontière russo-ukrainienne ne devrait pas arranger les choses de surcroît dans les prochaines semaines - ; les amendes routières grèvent considérablement les portefeuilles de plus en plus vides des contribuables (1,7 milliard d’euros dont 700 millions pour les seuls radars !) ; les contrôles techniques se sont étendus aux motos à raison de vérifications obligatoires tous les deux ans pour un coût qui excède les 70 euros ; enfin la limitation de vitesse sur les départementales (des nationales qui ont changé de statut en cours de route sans mauvais jeu et sans que l’on sache pourquoi !) pénalisent les conducteurs du quotidien. Les risques encourus à 90 km/h n’ont jamais été prouvés si on les compare à ceux des 80 km/h actuels. Pour couronner le tout, de ce tableau qui n’a vraiment rien d’idyllique : le gouvernement réfléchit à réduire la vitesse de croisière sur les autoroutes la plafonnant désormais à 110 km/h.

 

Baisser la TVA sur les carburants : la priorité…

 

Devant toutes ces réjouissances, sans compter celles plus techniques et vécues au quotidien par les motards, le chef de file du RN veut contrer la politique d’Emmanuel MACRON qui ne cesse de pénaliser tous les usagers de la route en proposant une série de mesures qu’il ne manquerait pas d’appliquer en cas de succès électoraliste de son parti aux législatives.

Citons pêle-mêle la baisse des prix à la pompe en passant la TVA sur les carburants de 20 à 5,5 %, le rétablissement de la limitation de vitesse à 90 km/h sur toutes les routes, la suppression sine die du contrôle technique pour les motards et enfin, concernant le moyen de « flicage » le plus impopulaire de l’Hexagone, en supprimant le retrait de points pour les petits excès de vitesse tout en stoppant le matraquage inflexible des radars. Une feuille de « route » qui pourrait peut-être en influencer plus d’un au moment de déposer le bulletin de vote dans l’urne !

 

Thierry BRET

 

 

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