Le paraphe du document est électronique. Qu’importe, en vérité ! Sa valeur officielle n’en est que bien réelle. Il unit sous la forme d’une promesse de ventes la Communauté de l’Auxerrois et l’un des spécialistes hexagonal dans le développement de plateformes logistiques. Un nom à retenir : VIRTUO INDUSTRIAL PROPERTY. Pilotée par Grégory BLOUIN, la structure doit acquérir pour 6 millions d’’euros près de 142 000 mètres carrés de terrains, situés dans la zone d’activités économiques « Aux R_ Parc ». Objectif : y accueillir des entreprises positionnées dans la logistique ou la distribution…

 

APPOIGNY : Deux bâtiments supplémentaires devraient sortir de terre dans un horizon temporel, encore non précisé, de la zone d’activités qui borde l’autoroute A 6, au nord d’Auxerre.

L’un fera 37 000 mètres carrés. L’autre, plus petit, nécessitera seulement 25 000 mètres carrés de surface. Seulement ? Suffisamment, en tout cas, pour y recevoir des spécialistes professionnels exerçant leur savoir-faire dans le domaine de la logistique et de la distribution ! Porteurs d’emplois, il va de soi !

Après le protocole d’accord initial qui fut signé en fin d’année de 2021 entre la Communauté de l’Auxerrois et VIRTUO INDUSTRIAL PROPERTY, une nouvelle étape a donc vu le jour dans ce long processus qui permet de rapprocher les deux partenaires de leur objectif final.

 

Plus de 6 millions d’euros qui reviennent à la collectivité…

 

L’opération s’est déroulée ce lundi, en début d’après-midi. Les promesses de vente de 14 hectares de terrain ont été entérinées entre les deux signataires, en présence de Crescent MARAULT, président de l’organe institutionnel et de Grégory BLOUIN, président-fondateur de la société. Sous le regard du maire d’Appoigy et conseiller départemental, Magloire SIOPATHIS et du conseiller communautaire et adjoint à l’urbanisme, Nordine BOUCHROU.

Une signature aux retombées économiques plutôt juteuses à l’avenir pour la collectivité icaunaise, avec plus de 6 millions d’euros qui tomberont dans son escarcelle.    

Une fois les permis de construire déposés, VIRTUO INDUSTRIAL PROPERTY pourra entreprendre l’édification de ces deux bâtiments qui bénéficieront de la qualité paysagère et environnementale.

 

 

Une démarche « développement durable » dans la construction des bâtiments…

 

Créée en 2010, la structure dont le siège social est à Paris dans le XIIème arrondissement, apparaît déjà comme un incontournable acteur de l’immobilier logistique. Parmi ses clients, figurent des poids lourds de référence tels que DARTY, NEXITY, LIDL ou…AMAZON.

La société va injecter 60 millions d’euros à la réalisation de ce projet, tout en se chargeant des travaux et de leur suivi, sans omettre l’installation des futurs utilisateurs sur ce nouveau site.

Un de plus, d’ailleurs pour VIRTUO qui possède déjà des infrastructures similaires et de belle taille dans le nord de la France, près de Lille, dans la région parisienne, mais aussi en Arles ou à proximité de Marseille.

Se considérant comme un expert de l’immobilier logistique, VIRTUO emploie à date une vingtaine de collaborateurs. Quant à sa griffe, elle la décline ostensiblement avec une démarche « développement durable » prégnante, en proposant des bâtiments neutres en matière de carbone.

 

 

De la fiscalité et des emplois supplémentaires sur l’Auxerrois !

 

A l’issue de la signature, Crescent MARAULT devait souligner que « ces futures installations amèneraient de la fiscalité, des emplois supplémentaires et de l’activité pour les entreprises locales ».

Il a par ailleurs fait remarquer qu’auparavant, « les entreprises désireuses de s’installer sur le site ne le pouvaient pas car la zone d’activités telle qu’elle avait imaginée initialement ne le permettait pas à partir d’une promesse de vente… ».

De son côté, Grégory BLOUIN a affirmé que « cet investissement était en phase avec la stratégie développée en France par VIRTUO ; Auxerre se prévalant d’une situation idéale sur l’autoroute A 6, un axe de transit de marchandises important pour desservir la France ».

La disponibilité et la qualité de la main d’œuvre locale apparaissent aussi comme d’indéniables atouts pour le dirigeant d’entreprise, justifiant ainsi sa future implantation.

 

Thierry BRET

 

On n’a pas fini d’additionner le nombre de chômeurs, issus de la filière de l’automobile, sur le Vieux continent. Surtout après le virage catégorique qui a été pris il y a quelques jours par le Parlement européen. Une décision nette et sans bavure, et sans l’ombre d’une consultation citoyenne bien entendu, qui si elle contente les férus du tout électrique à outrance – en général celles et ceux qui ne mettent jamais les pieds dans un habitacle automobile de leur existence -, ne satisfait nullement les utilisateurs journaliers de la motorisation thermique.

Les faits sont très simples. Dès 2035, la vente de véhicules neufs équipés d’un moteur thermique sera à jamais proscrite de l’Union européenne.

Une décision arbitraire de la part d’élus et technocrates européens zélés, plus habitués à se mouvoir en avions et en trains pour se rendre à Bruxelles et à Strasbourg, qui engendre des conséquences sans doute très mal maîtrisées par leurs auteurs à l’avenir.

La première d’entre elles est naturellement d’ordre économique, vu sous le prisme social de l’emploi. Plus de 2,6 millions de salariés européens exercent leurs activités professionnelles quotidiennes dans ce secteur, qui fut hier encore l’un des fleurons industriels du savoir-faire de notre continent en termes d’exportations et de chiffre d’affaires.

La pléthore d’enseignes, connues et reconnues aux quatre coins de la planète, l’atteste : l’Europe de l’automobile, c’est de la valeur ajoutée pour ses constructeurs, de la visibilité internationale, de l’innovation, de la performance et du business. Mais, voilà, le « c’est » va inexorablement se transformer en « c’était » !

 

 

Des centaines de milliers d’emplois sur la sellette : quid de ces salariés ?

 

La réalisation des véhicules électriques nécessite des chaînes de montage allégées par rapport à celles existantes pour fabriquer des modèles thermiques. Question liminaire que tout à chacun est en droit de se poser : comment va s’effectuer cette reconversion dans les années à venir ? Avec le corollaire inéluctable que, sans doute les élus et technocrates européens ont dû volontairement occulter de leurs votes au Parlement, quid de l’employabilité de ces salariés, condamnés aux licenciements massifs et devant pointer au chômage en croisant les doigts pour espérer rebondir ? Quid de la sous-traitance industrielle de l’automobile, tellement malmenée après la crise de la COVID, qu’elle en est déjà obligée de fermer les portes de certaines usines. Et sur ce registre, l’Yonne en sait quelque chose !  

Sachant que celles et ceux qui ont dépassé la ligne rouge de la cinquantaine dans leurs entreprises respectives seront justes bons à « aller aux plotes » et survivre comme ils le pourront !

PFA, la Plateforme de l’automobile, - celle-ci rassemble tous les acteurs de la filière en France - estime de son côté que « cent mille emplois sur les quatre cent mille que compte le secteur » seraient proprement menacés de disparaître à cause de cette révolution technologique qui privilégie nettement plus le matériel que l’humain.

 

 

L’Europe de l’exemplarité « électrique » mais à quels prix en termes d’emplois ?

 

Avec en toile de fond, et il ne faudrait pas l’omettre la protection environnementale, certes. Une sauvegarde de la nature – prioritaire pour le devenir de la Terre, c’est sûr  – mais qui a bon dos pour liquider sans crier gare des milliers d’emplois et jetés des salariés vers la précarité ; une préservation qui est plutôt malmenée dans le contexte international actuel dont se moquent éperdument comme de leur première chemise la plupart des états de cette planète ! Notamment les pays émergents mais aussi les Etats-Unis, la Chine, l’Inde ou la Russie qui avec ses 60 000 obus journaliers s’abattant sur le Donbass se « contrefout » de polluer l’atmosphère que nous respirons !

A contrario, l’Europe de la « moralisation » et des « valeurs » va devenir, une fois que le Conseil européen se sera aligné – ce qui est une évidence – sur les décisions prononcées par le Parlement, le seul et unique continent du globe à éradiquer la présence sur son sol de toute automobile alimentée par un moteur thermique. La belle affaire au plan de l’exemplarité. Mais à quels prix sur le volet strictement humain ?

En outre, on le sait déjà : la fabrication de ces véhicules électriques et de ses principaux composants dont les batteries se fera…hors d’Europe dans l’attente de créer les unités de production dans nos pays. Notre industrie ne peut y pourvoir à l’heure actuelle. On ne rattrape pas des années de déshérence industrielle en claquant des doigts !

 

 

Des véhicules électriques loin d’être « vert » à fabriquer !

 

Quant aux composants nécessaires à la conception de ces véhicules, parlons-en ! Selon Michel KOZEL, ancien responsable d’ECTI 89 – une association de cadres seniors qui interviennent dans les entreprises et les conseillent - : « Si une automobile électrique n’émet pas de gaz à effet de serre lors de son utilisation, il faut en revanche évaluer tout le processus jusqu’à son élimination. S’ils ont été améliorés, les moteurs thermiques peuvent l’être encore en termes de consommation et d’émission de particules fines, grâce notamment aux pots catalytiques… ». 

Quant aux véhicules électriques, tout n’est pas aussi « vert » qu’on nous le présente à grand renfort de publicités, non plus ! Il faut noter que des particules fines sont produites par l’usure des pneumatiques, des plaquettes de freins, et l’abrasion du bitume des chaussées. Du fait du poids des batteries – elles sont conçues en Asie et supposent un bilan carbone important afin de les acheminer vers l’Europe -, la voiture électrique use davantage les pneus ce qui engendre une augmentation de particules de carbone !

Pour être tout à fait complet sur le sujet, sachez que du cuivre est aussi utilisé dans un véhicule électrique. Avec une extraction minière qui exige beaucoup d’électricité et qui est le fait, le plus souvent dans les pays producteurs à l’instar de la Colombie, d’une centrale thermique alimentée par du charbon ! Or, ce même minerai arrivant tout droit d’un pays « voisin » de l’état andin : la Nouvelle-Zélande !

Enfin, le cobalt, autre élément indispensable à l’électrique, est extrait en République Démocratique du Congo par des enfants – ils seraient plus de 25 000 ! – à trimer sang et eau dans des conditions inhumaines et impitoyables. Mais, de cela, tout le monde s’en moque, y compris les « bobos écolo citadins » qui se gargarisent d’améliorer chaque jour leur environnement immédiat via l’électrique ! Et encore, pour celles et ceux qui possèdent une voiture, ce qui est rare à Paris !   

Ce dernier élément, sur l’exploitation des enfants dans les mines, aurait-il également ému les élus et technocrates européens lors de leur choix pour imposer le tout électrique en 2035 ?!

 

Thierry BRET

 

Et si « l’après COVID » était une chance à saisir pour nous permettre de changer de modèle économique et faire du monde d’après un monde meilleur ? C’est en substance le message qu’a souhaité faire passer l’économiste Philippe DESSERTINE lors d’une conférence organisée à la Maison de l’Entreprise, sous l’égide de l’UIMM, du MEDEF et de la Fédération française du Bâtiment de l’Yonne…

 

AUXERRE : A la fois professeur des Universités, directeur de l’Institut des Hautes Finances, membre du Haut Conseil des Finances Publiques, économiste de renom, Philippe DESSERTINE fait partie de ces experts régulièrement invités dans les médias pour commenter l’actualité. Un large public était donc présent dans l’amphithéâtre de la Maison de l’Entreprise et n’a pas boudé son plaisir à écouter près de deux heures durant un conférencier passé maître dans l’art de vulgariser cette science qu’est l’économie. Avec le sentiment, comme l’a rappelé dans son message d’introduction Claude VAUCOULOUX, délégué général de l’UIMM et du MEDEF, « que dans quelques minutes, l’on aura tous l’impression d’être devenu agrégé d’économie et de sciences de gestion ! ».

 

Philippe DESSERTINE prévient : le pire est à venir…


Philippe DESSERTINE sait manier l’oxymore comme personne et n’hésite pas d’emblée, à qualifier de « catastrophe providentielle » la situation économique dans laquelle le monde évolue aujourd’hui. Le tableau dressé n’est pourtant pas des plus réjouissants : une pandémie, des confinements successifs, une reprise ingérable faute de pouvoir s’approvisionner et embaucher, la guerre aux portes de l’Europe avec pour finir, une crise alimentaire qui s’installe. Et selon l’auteur du « Grand basculement », le pire est à venir : « les pâtes et l’huile qui augmentent, c’est une chose, mais la vraie crise alimentaire, c’est le risque de début de famine tout près de chez nous et cela va très vite nous concerner car quand les gens meurent de faim, ils partent sur les routes… ».

Augurant d’un exode massif de populations, notamment du continent africain, bien supérieur à ce que l’on connaît aujourd’hui.

 

 

Quand le cash se transforme en poussière dans les poches…

 

A ces questions de survie se rajoute une inflation galopante que l’on n’avait pas connue depuis plusieurs décennies et un changement de paradigme insoupçonné : « on ne se rend pas compte à quel point nous sommes démunis face à ce qui nous arrive, avec le risque de faire énormément d’erreurs si on continue à fonctionner comme il y a six mois. Non seulement, nous ne sommes plus dans le même contexte, mais il est inversé. Depuis 35 ans, nous sommes habitués à placer le cash, mais avec une inflation à 5 ou 10 %, votre cash se transforme en poussière dans vos poches… ».

Une inflation née du décalage entre la richesse produite par l’économie et la monnaie que l’on met en face, avec aujourd’hui un PIB (Produit Intérieur Brut) mondial de l’ordre de 92 milliards de dollars conjugué à une dette mondiale à 250 milliards de dollars : « dans toute l’histoire, on n’avait jamais connu un pareil décalage… ».

La baisse des intérêts mise en place depuis plusieurs années n’est pas du goût de l’orateur : « un truc de dingue ! C’est donner le signal pour créer de plus en plus de monnaie et par conséquence de plus en plus de dette ! Exactement l’inverse de ce qu’il faudrait faire… ». La peur de la monnaie entrainant les gens vers des valeurs refuges comme l’or, la pierre, voire la terre agricole, « mais c’est super dangereux pour vos entreprises et industries car ils arrêtent d’investir monétairement ».

 

 

Un emprunt « vert » à l’identique de l’emprunt GISCARD !


Autre élément contributif à l’inflation : la pénurie, née d’une reprise trop rapide, à l’heure de « l’après COVID » : « on a eu un tel redémarrage que l’on se retrouve avec de la rareté partout, à commencer par l’énergie… ». Oubliée l’époque pas si lointaine où faute d’activité et de planète endormie, le pétrole se vendait à des cours négatifs ! A ce choc externe qu’est la pénurie, se rajoute une pénurie de main d’œuvre, difficilement compréhensible pour un pays comme la France, imprégné depuis longtemps de la question du chômage : « la filière hydrogène, ce sont 200 000 emplois titre Les Echos, mais on n’a pas les talents, on n’a pas les gens ! ».

Avec à la clé un autre choc externe inflationniste renforcé par l’augmentation annoncée des salaires et des pensions : « attention, nous sommes lancés dans un processus infernal sans savoir où ça va s’arrêter ! ». Ironisant au passage sur le premier « emprunt vert » émis par la France, il y a quelques jours : « un emprunt à taux variable ! Quelle super idée, alors que commence l’inflation. C’est le retour de « l’emprunt Giscard » indexé sur l’or, un truc génial ! ». Appelant demain à changer de logiciel, pour redonner un nouveau souffle à l’économie : « la photocopieuse a billets peut fonctionner, mais du vrai argent, avec des richesses en face, on n’en a plus, on est à sec ! ».

 

 

L’humain sait tirer profit de la science…


Philippe DESSERTINE l’avait promis en préambule : avant que tout le monde n’aille se jeter dans l’Yonne ou sorte la corde pour se pendre, il conclurait son propos par quelques réflexions positives !

Il n’est pas certain qu’évoquer le dérèglement climatique soit propice à rassurer l’auditoire, mais l’économiste y voit matière à une « révolution scientifique » sans pareil : « depuis deux décennies, le cerveau humain s’est remis en marche et tous les scientifiques s’accordent à dire que les progrès que nous sommes en train de faire sont fous ! Vous ne pouvez pas être pessimiste quand on vous dit ça… ».

Ce changement de modèle qu’il appelle de ses vœux naîtra-t-il de la possibilité acquise par les humains à « dompter » les données massives ou « Big Data » ? Le conférencier en est convaincu, et y voit même la source d’un nouveau modèle économique : « la science contient toujours le pire mais heureusement, l’humain jusqu’à maintenant, a su surtout en tirer le meilleur… ».

La DATA, au cœur de la réflexion économique mais aussi de l’activité de service : « en clair, le PIB mondial aujourd’hui, c’est 75 % de services pour 20 % d’industrie et plus les humains vieillissent, plus ils ont besoin de services… ».

L’amorce d’un phénomène où la DATA devient vecteur et entraîne une migration de valeurs dans tous les domaines et qui, contrairement à l’inflation, est source de richesses. L’outil digital permettant un fonctionnement diffèrent de tout ce que l’on a connu jusqu’alors : « d’un coup, la possibilité d’organiser la planète autrement existe : on arrête de rassembler les gens avec l’obligation de les concentrer soir et matin grâce au télétravail… ».

Un nouveau modèle économique synonyme d’une forme de nivellement, « avec beaucoup moins de hiérarchie dans les entreprises, où la monnaie n’est plus centralisée, où la décentralisation est le mot absolu… ».

 

 

L’Afrique, terre de promesses où la France est en retard…


Première démographie du monde à l’horizon du siècle prochain, l’Afrique sortira-t-elle grande gagnante de ce nouveau défi ? Philippe DESSERTINE y croit : « les plus grandes puissances sont celles où il y a du monde. L’Afrique nous intéresse, non pas pour ce qu’il y a dessous comme aujourd’hui, mais pour ce qu’il y a dessus ! L’important n’est plus d’exporter des minerais mais bien d’y créer des filières de spécialité mathématiques, de commencer à apprendre le codage, comme on a fait en Inde… ».

Rappelant que les Européens en la matière, préfèrent regarder dans le rétroviseur qu’aller de l’avant, « se faisant piquer toutes les places que l’on avait dans les pays africains par les Asiatiques... ». Juste un retard de cinquante ans : « en France, on ne sait pas coder ! ».

 

Dominique BERNERD

 

La haute technologie interfère de plus en plus dans le paysage de l’information afin d’améliorer et de multiplier les outils de communication. Pour le commun des mortels, les repères de la réalité deviennent de plus en plus flous. L’ère du virtuel nous donne une image tronquée de la vérité. Attention, croire que « virtuel », veut dire que cela n’existe pas serait une profonde erreur. Le virtuel n’est pas perceptible à l’œil nu, mais cela existe bien : c’est encore pire !

 

TRIBUNE : La guerre en Ukraine démontre que le nerf stratégique, c’est l’information des mouvements de l’ennemi : les satellites américains, les drones fournis à l’armée ukrainienne ont permis de donner des indications importantes sur les progressions de l’armée russe.

En plus, les drones sont porteurs de morts par bombes interposées. Volodymyr ZELENSKY, ancien acteur, a su exploiter, via les médias, une stratégie de communication très élaborée aux fins d’obtenir des aides financières, de la fourniture d’armes et au passage, de culpabiliser l’Occident sur des aides qui pourraient se raréfier…

 

 

Ubiquité et bilocation étaient réservées jusque-là aux saints !

 

Nous le voyons aussi avec les discours politiques de nos dirigeants. Ils bénéficient de consultants en communication : positions des mains, attitudes face aux caméras… Manipulations que tout cela ! Même les mots sont choisis : « Big Data » oblige. Le « Big Data », un objet polymorphe dont la définition varie selon les utilisateurs. Il s’agit surtout de stocker un nombre incommensurable de données sur une base numérique. Des mégas-données intégrant les 2,5 trillions d’octets de données quotidiennes que nous produisons.

Nos dirigeants, économiques et politiques, utilisent le « Big Data » aux fins de cibler des populations et de faire des propositions qui collent à des besoins clairement identifiés. La palme de l’intervention technologique dans une campagne revient à Jean-Luc MELENCHON : il fut le premier à utiliser la technique de l’hologramme pour apparaître dans plusieurs lieux en même temps. Jusqu’ici, le don d’ubiquité et la bilocation n’étaient réservés qu’aux saints…

Dans quelle salle l’ami Jean-Luc est-il réel ? Dans quelles autres salles est-il virtuel ? Nous savons que le référendum du « BREXIT » fut manipulé par des données issues du « Big Data ».

 

 

Une prolifération de messages publicitaires envahissants…

 

La publicité développe des concepts de plus en plus politiques par les images fournies : on intègre des personnes de race noire et blanche, des femmes et des homosexuels…

Ici encore, les données numériques permettent de cibler à coup sûr le consommateur final. Personne ne peut dire que la publicité ne l’intéresse pas et qu’elle n’interfère en rien sur ses choix. Dans les années 80, une campagne d’affichage proposait un slogan original dans le métro : dans une station, toutes les affiches proposaient un panneau blanc avec un texte écrit en minuscule et entouré de noir. Il fallait s’approcher pour lire : vous voyez bien que la publicité, ça vous intéresse !

La masse d’infos que nous recevons, et encore plus dans les villes est phénoménal : messages radio, télé, affiches dans les rues, les transports en commun, à l’entrée des zones industrielles… Même si l’évaluation est difficile et contestée, nous sommes passés de 200 messages publicitaires chaque jour, dans les années 80,  à un chiffre compris entre 1 500 et 5 000 aujourd’hui !

 

 

Une avalanche de messages mais qui croire ?

 

Que dire des réseaux sociaux ? On ne compte pas moins de trente réseaux sociaux utilisés chaque jour dans le monde, et encore, on en crée chaque jour ! Dans le top 5 nous recensons : Facebook, You Tube, WhatsApp, Messenger et Instagram. Tik Tok a le vent en poupe et se classe en septième position.

A partir de ses réseaux non contrôlés pour beaucoup, nous avons assisté au développement des « fake news ». En conséquence, plus de fiabilité des informations qui sont données et manipulations évidentes ! Que croire et qui croire ?

L’information devient un concept disruptif qui confère aux décideurs la possibilité de tout manipuler : l’orientation d’un vote et des électeurs, les données sur un produit, l’action d’acheter…

Les émissions de télévisions donnent la place à des journalistes de plus en plus politisés. On l’aura constaté lors de la dernière présidentielle. Souvenons-nous de l’interview truquée de Fidel CASTRO par Patrick POIVRE d’ARVOR : le journaliste était au téléphone alors qu’il faisait croire qu’il était à Cuba !

Ou de France 2, qui voici quelques années, montrait un reportage sur les matchs disputés à Roland- Garros. Où on ne présentait que des images des cours de tennis niçois ! Les publicités que nous voyons en bordures de terrains lors des rencontres internationales sont virtuelles et spécifiques à chaque pays… et en 1981 le logo de France 2 intégrant l’image virtuelle de François MITTERRAND… 

Qui croire ? Que croire ? Pire encore, le message subliminal ! Les grandes surfaces distillent, par voix sonore, des messages du genre : « je suis honnête, donc je ne vole pas ». La technique consiste à intégrer sur un fond musical des messages intraduisibles à l’oreille. Tout le monde se défend de ce genre de manipulation car c’est interdit par la loi ! Et « croix de bois, croix de fer », ils jurent tous qu’il est hors de question d’orienter les clients vers tel ou tel produit !

 

 

La manipulation de l’information, un exercice pratiqué en permanence ?

 

Tous les grands dirigeants de ce monde ont manipulé l’information ! A commencer par Jules CESAR. La « Guerre des Gaules » n’est qu’une suite de rapports écrits par un général qui rêvait de devenir empereur ! En conséquence, Gergovie n’est qu’un glorieux repli stratégique… De toute façon, selon Astérix, Alésia, on ne connaît pas !

La véritable connaissance se fait par l’expérience et par une transmission fondée sur l’expérimentation : la révolution médiatique nous appauvrit en nous laissant l’illusion de la vie.

Lors de l’un de ses discours, Albert EINSTEIN avait déclaré « qu’entre la bombe atomique, la bombe de l’explosion démographique du tiers monde et la bombe de l’explosion de l’information, la pire des trois sera celle de l’information… ».

Bref, histoire de nous rassuré, il avait conclu : « je ne sais pas avec quoi nous ferons la troisième Guerre mondiale, mais la quatrième, nous la ferons avec des cailloux et des bâtons… ».

 

Jean-Paul ALLOU

 

La sénatrice UDI de l’Yonne n’a pas sa langue dans sa poche ! Elle s’est consciemment employée à le démontrer publiquement lors de la venue d’Edouard PHILIPPE durant un meeting d’envergure nationale organisé à Tonnerre ce mercredi en soutien des candidats de la majorité présidentielle.

 

TONNERRE : Déplorant que la majorité présidentielle ait placé un candidat « dans les pattes » du député sortant Les Républicains Guillaume LARRIVE, hors compétition au terme du premier tour des législatives au soir du 12 juin,  Dominique VERIEN a fait part de son courroux lors du meeting de soutien aux deux députés sortants, Michèle CROUZET et André VILLIERS.

Personnage principalement visé par son intervention musclée qui a depuis défrayé les chroniques de la presse nationale : l’ancien Premier ministre Edouard PHILIPPE lui-même !

 

 

La sénatrice de l’Yonne n’a visiblement pas digéré le fait que le candidat des Républicains et du centre droit, le député sortant Guillaume LARRIVE, ait retrouvé sur sa route un prétendant à l’estampille d’Ensemble, en l’occurrence Victor ALBRECHT, qui n’aura fait in fine qu’un petit tour de piste en sortant à la quatrième position du verdict définitif.

Remontée comme un coucou suisse, la parlementaire a donc interpellé directement l’ancien chef du gouvernement à la surprise générale d’un auditoire – près de 400 personnes – très attentif à cette intervention, façon « admonestation » où l’élue de l’Yonne n’a pas caché sa colère noire. Noir comme l’ensemble qu’elle portait ce soir-là !

 

Thierry BRET

 

 

 

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