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Certes, aucun autre patronyme ne circulait dans les alcôves pour reprendre la relève. Mais, à quoi bon se creuser les méninges à la recherche de thuriféraires venus d’on ne sait où et voués à la cause du parti, alors que la logique s’imposait d’elle-même, ne serait-ce que sous le sceau de la complémentarité et de la proximité ! Membre de la fédération départementale du Rassemblement National depuis 2016, le directeur de cabinet du député Julien ODOUL s’installe donc tout naturellement dans le fauteuil de délégué départemental de l’Yonne, succédant ainsi au très médiatique numéro cinq de la formation bleu marine…

 

SENS : C’est un choix de pure logique qui aura été pris là ! Sans excès de fioritures ni suspense à outrance, pas plus que d’arithmétique nébuleuse lié à un quelconque enjeu de stratégie. A cinquante ans tout pile – ce sagittaire bon teint est natif de la fin novembre à la limite avec le scorpion -, Ludovic MASSARD ajoute donc une corde supplémentaire à son arc référentiel lui faisant office de cursus. Dans le domaine de la politique, évidemment.

Dire que ce changement de personnalité à la tête de la fédération départementale de l’Yonne à l’estampille du Rassemblement National est une surprise en soi est un bien grand mot !

Depuis le 01er janvier, le porte-étendard de la formation souverainiste de la partie septentrionale de la Bourgogne Julien ODOUL a donc jeté l’éponge, se retirant de sa propre volonté de la direction de l’antenne icaunaise du RN.

Logique, le numéro cinq et membre à part entière de la garde prétorienne de Marine LE PEN occupe une place d’envergure au sein de l’échiquier hexagonal de la formation. Il ne pouvait plus légitimement assumer la fonction.

Fonction à laquelle il faut ajouter le mandat de parlementaire au Palais Bourbon, nécessitant des déplacements réguliers dans la capitale. Sans omettre celui de conseiller régional à vivre au sein de l’hémicycle bourguignon-franc-comtois, entre de multiples déplacements à effectuer entre Besançon et Dijon.

Sans atermoiement, le bureau national du RN a donc choisi de confier la mission de représentativité départementale à l’un des fidèles d’entre les fidèles à la cause de Julien ODOUL, son plus ancien compagnon de route qui le suit depuis le début de sa carrière politique, Ludovic MASSARD.

 

Une transition vécue en douceur entre les deux chefs de file du RN icaunais…

 

Aux termes de huit années de « bons et loyaux services » - comme il les qualifie lui-même -, Julien ODOUL quitte la capitainerie du navire Yonne. Même s’il reste au sein du bureau en qualité de membre. Mais, plus au gouvernail…

La transition avec le nouvel homme fort de l’un des partis les plus représentatifs du territoire – le RN comptabilise plus d’un millier de militants et de sympathisants officiels après les derniers épisodes électoraux de 2022 – s’est effectuée en douceur entre les deux figures de proue de la formation bleu marine.

Nulle révolution de palais n’est à attendre au plan stratégique de la part d’un Ludovic MASSARD qui emboîte le pas de son ancien mentor. Lui parle, par ailleurs, « d’un petit changement pour une grande continuité ». C’est tout dire !

 

 

Le secrétaire général du groupe RN à la Région et directeur de cabinet du représentant de la troisième circonscription de l’Yonne sous les ors parisiens de la Nation maîtrise à la perfection les us et coutumes du sérail politique depuis 2016. Cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de tresser des lauriers à la fédération départementale, un appareil ô combien essentiel dans l’existence du parti sans lequel précise-t-il, en substance, « on ne serait pas grand-chose »…Une fédération dont il salue les bénévoles, leur présence et implication.

 

Avoir des responsabilités : un signe du destin et de sa référence zodiacale ?

 

L’ex-adjoint de la « fédé » de l’Yonne se projette déjà sur les prochaines joutes électorales qui feront vibrer le département. Bien sûr, il y aura les Européennes en 2024. Mais, Strasbourg et son parlement sont loin ! Avant celles des Municipales en 2026 où les forces en présence s’inscriront en ordre de bataille. Il est prématuré, c’est certain, de mettre un nom sur les candidatures à venir…Mais, Ludovic MASSARD lorgne-t-il déjà le mandat de maire de la ville de Sens ?

Le premier chantier du nouvel impétrant n’est autre que le renforcement de l’implantation du RN dans le landerneau. Un RN qui a obtenu des scores historiques los des dernières législatives, manquant de très peu le « Grand Chelem » sur les trois circonscriptions de l’Yonne. A la surprise générale des observateurs…

Se définissant comme un organisateur, possédant une fine connaissance du terrain et des concitoyens, le nouveau responsable de la fédération départementale place dans la corbeille de la mariée en 2023 quelques atouts sur lesquels il souhaite capitaliser. Sa disponibilité, son sens de l’écoute, son investissement dans la relation à l’autre, sa maîtrise de la communication.

Bref, le propre de tout natif du signe zodiacal dont il a hérité – même s’il ne croit pas aux vertus de l’astrologie ! – qui fait du sagittaire (ou peut-être du scorpion, car il ne le sait pas vraiment !) un homme de pouvoir et de relations publiques !

 

Thierry BRET

 

 

Représentant les propriétaires gestionnaires des monuments historiques de France – des acteurs économiques immuables au développement de l’activité patrimoniale et touristique dans l’Hexagone -, l’Icaunais Louis-Marie MAUVAIS, à la tête de l’Abbaye de Reigny aux côtés de son épouse Béatrice, assistait ce jeudi en fin de matinée à Bercy aux vœux du ministre Bruno LE MAIRE destinés à la sphère économique. Avec à la clé un petit « selfie » !    

 

PARIS : C’est certain, cela n’arrive pas tous les jours dans son existence. Croiser de très près et pouvoir échanger avec un membre du gouvernement, de surcroît le maître de Bercy (ministère de l’Economie et des Finances), avant de poser pour la postérité via son smartphone interposé !

C’est pourtant ce qui vient d’arriver à l’une des figures représentatives de l’activité touristique de notre département, Louis-Marie MAUVAIS, qui en a sa qualité de représentant des propriétaires gestionnaires des monuments historiques de France – il dirige le devenir de l’Abbaye de Reigny près de Vermenton avec son épouse Béatrice - a pu répondre favorablement à l’invitation du ministère à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux du « grand argentier » de l’Hexagone.

 

 

Un évènement concocté dans les salons d’honneur de Bercy, au cœur de Paris, devant un parterre très fourni de décideurs économiques de tout horizon. La sixième cérémonie de la sorte pour l’hôte de ces lieux, Bruno LE MAIRE, très en verve depuis le début de la nouvelle année question actualité !

Durant une heure, le poids lourd du gouvernement aura devisé avec les chefs d’entreprises et autres membres des syndicats patronaux, prenant le temps de poser pour quelques clichés d’anthologie. Comme celui que le propriétaire de l’abbaye cistercienne sise au sud d’Auxerre ne manquera pas de conserver pieusement parmi ses souvenirs photographiques…Un patrimoine visuel, en somme !

 

Thierry BRET

 

C’est comme un alignement parfait des planètes. Mais, pas de celles qui nous font rêver par leur brillance lointaine lorsque l’on observe la voûte céleste au cœur de l’hiver si le ciel est dépourvu de toutes aspérités nuageuses. Non, ce mois de janvier 2023 que l’on pourrait déjà qualifier de « noir » par son contexte additionne tous les ingrédients d’un long conflit social à l’explosivité extrême qui sent la poudre.

Alors que les épidémies de grippe – elle est puissamment ravageuse cette année avec des pointes de températures à plus de 39° de fièvre chez les malades -, de bronchiolite, de gastro-entérite, de COVID forment une armada de virus et autres bactéries notoires qui partent à l’assaut de tout ce qui bouge dans l’Hexagone que l’on soit masqué ou pas ; alors que les urgences sanitaires surnagent d’une patientèle qui ne sait plus à quels saints se vouer du fait de la désertification des généralistes sur le territoire, les cabinets médicaux et les laboratoires de biologie ont décidé de faire cause commune en pratiquant le droit de grève !

Un sacré réveillon pour les plus infortunés d’entre nous qui auront été dans l’obligation pour cause de pathologies soudaines et virulentes de se soustraire de toutes traditions épicuriennes aux relents joyeux pour essayer tant bien que mal et à force de patience et de pugnacité d’obtenir une consultation médicale. Histoire de posséder la précieuse ordonnance pouvant les soulager de leurs douleurs. A défaut de les guérir totalement entre deux fêtes !

Pour peu qu’ils se soient retrouvés à bord d’un Eurostar en grève de l’autre côté de la Manche en provenance de la perfide Albion ou de notre bonne vieille SNCF, un tantinet joueuse et imprévisible quant à son personnel avec les mouvements sociaux à répétition au moment des vacances – un phénomène devenu habituel -  et la coupe du ras-le-bol était assurément bien pleine pour entamer 2023 !

 

 

Un janvier « noir » ponctué de mouvements revendicatifs des professionnels de santé…

 

Un « janvier noir », disais-je ! Même si la santé n’a pas de prix et qu’il faut coûte que coûte trouver le remède idoine afin de retrouver au plus vite sa forme et ses esprits. Et encore de ce côté-là, devait-on y ajouter pour couronner le tout, et bien avant l’Epiphanie, la pénurie de paracétamol et autres « Doliprane » en perte de vitesse parmi les rayons des officines pharmaceutiques ! Mais, comme chacun le sait dorénavant : dès qu’il manque quoi que ce soit dans les rayons de la consommation de ce pays, la faute en incombe naturellement à…l’Ukraine !

Comme devait le déclarer au moment de ses vœux à la Nation le président de la République Emmanuel MACRON, « la santé n’est pas simplement une politique publique parmi d’autres… Elle est celle qui permet toutes les autres ».

De cela, nous autres citoyens lambda ou représentants de la société civile en besoin constant de réflexions et de progressions concrètes sur le terrain, nous en avons parfaitement conscience. Il est vrai que le système de santé en France ne tourne pas bien rond – cela ne date pas malheureusement pas d’hier - et surtout pas dans le sens des aiguilles du montre. Il serait donc grand temps, après la grande première revendicative et sociale des praticiens en blouse blanche qui ont amorcé ce mouvement avec succès – mouvement soit dit en passant totalement légitime au vu de la charge de travail requis et de conditions de travail à la limite du concevable – que les choses évoluent en les faisant bouger favorablement.

 

 

Où sont passées les véritables auscultations de jadis ?

 

Le chef de l’Etat n’a donc pas ergoté pour tenter d’apporter des solutions à ce climat délétère qui règne de main de maître dans l’univers du médical en France. D’une part, il a réalisé une grande première. Du jamais depuis son accession dans le fauteuil élyséen en 2017. La présentation de ses vœux – jusque-là on ne s’emballe pas, c’est de coutume ! – en phase directe et au plus près des soignants et acteurs de la santé dans un centre hospitalier implanté en Ile-de-France.

D’autre part, désireux, je cite, « sortir de ce jour de crise sans fin » en faisant allusion au système de santé hexagonal qui se dégrade d’année en année depuis des lustres, le tout ayant subi une sacrée accélération de type Mach 2 du fait de la fameuse pandémie sanitaire qui a été imputable à la COVID depuis bientôt trois ans.  

Que propose l’occupant de l’Elysée au bout du compte ? En premier lieu de réorganiser en profondeur le travail dans la sphère hospitalière publique : et là, c’est vrai il y a matière à phosphorer pour les neurones aiguisées des technocrates de nos ministères concernés. Emmanuel MACRON souhaite également dégager plus de temps aux médecins. Ceux-ci sont perpétuellement assaillis de contraintes et paperasseries administratives cocardières qui les empêchent d’appliquer les serments vertueux d’Hippocrate dans les règles de l’art.

Une digression à ce propos que chacune et chacun d’entre nous aura pu constater lors d’une consultation médicale chez un généraliste d’aujourd’hui.

Son médecin traitant, par exemple, pour celles et ceux qui ont encore la chance d’en posséder une ou un dans leur escarcelle car près de six millions de nos compatriotes n’en ont plus à l’heure actuelle ! Bonjour l’angoisse et bienvenue dans le monde irréel des urgentistes !

Observer votre consultation, même basique côté raisons pathologiques. Le nez plongé sur le clavier de son ordinateur, le généraliste, une fois la carte Vitale insérée dans l’appareil de lecture – l’indispensable sésame qui facilite tant les choses ! – prend-il réellement le temps de procéder à une auscultation approfondie de votre personne et surtout de votre corps ?

Quid de la tension ? Quid de la mesure du taux d’oxygénation dans votre sang ? Votre poids ? Votre taille ? Les salvatrices palpations de jadis à même l’abdomen ou dans le dos pour y déceler au toucher la moindre faille dans l’organisme ? Les yeux ? L’état de votre dentition ? Les oreilles ? La respiration avec cet instrument métallique et froid que l’on appliquait séance tenante quand nous étions encore des mômes : le stéthoscope !

Oui, tout cela semble sorti d’un autre temps et nécessitait de véritables consultations scrupuleuses où les minutes consacrées à la patientèle ne se résumaient pas à une quelconque peau de chagrin…

 

 

L’hyper rigidité dans l’application des 35 heures enfin abordée : Emmanuel MACRON ose…

 

Aujourd’hui, faute de personnels, sans assistantes médicales ou secrétaires – c’est l’une des priorités de ce plan MACRON en faveur de la santé de demain d’en accélérer le recrutement -, avec des charges horaires qui frisent parfois l’apoplexie pour les praticiens, la séance de visite n’excède pas la dizaine de minutes et encore avec le remplissage en direct et devant vous des éléments à enregistrer sur l’écran de l’ordinateur.

Mais, autrefois – il y a encore deux décennies de cela – il y avait pléthore de généralistes et de spécialistes dans la province profonde.    

Sous la première mouture du quinquennat, Emmanuel MACRON avait déjà fait de l’inextricable problématique de la santé l’une de ses priorités. Fin du numerus clausus – un dispositif qui aura limité de façon drastique le nombre d’étudiants en médecine et aura torpillé toute la relève potentielle en la décourageant -, Ségur de la Santé avec des aides financières d’urgences pour lutter le plus efficacement possible contre les effets destructeurs de la COVID : avec le thème de l’école (autre casse-tête chinois en France), le domaine de la santé s’est donc invité parmi les items forts de campagne prélude au second mandat.   

Au-delà des premières mesures qu’il désire mettre en place d’ici le mois de juin, le chef de l’Etat a enfin osé aborder « l’hyper rigidité » dans l’application des 35 heures, provoquant peut-être une première brèche de poids dans un mode opératoire régissant le travail que seule la France a mis en place en Europe. Si cela avait été si vertueux, d’autres n’auraient pas hésité à le dupliquer !  

Entre la revalorisation des actes médicaux et offrir à la patientèle la possibilité qu’un médecin traitant suive enfin son dossier, on le voit, rien ne semble si facile et acquis pour la gouvernance dans l’amélioration de ce sujet ô combien kafkaïen.

Passer des discours protocolaires aux actes tangibles sur le terrain semble être la réaction attentiste des syndicats de la corporation et l’Ordre des médecins qui se montrent extrêmement prudents après les déclarations de la semaine du Président de la République.

Des soignants et praticiens qui oscillent entre espérance, doute et colère. A l’instar des Françaises et des Français qui attendent beaucoup mieux de leur système de santé, dans ce grand pays qui est le nôtre, surtout avec le vieillissement démographique de la population…

 

Thierry BRET

 

 

Les factures explosent du fait de l’envolée inflationniste (et spéculative) des coûts de l’énergie. Les fermetures de sociétés artisanales, quant à elles, risquent de s’accumuler bon train dans l’Hexagone par effet gigogne. Sous le feu des projecteurs, il y a surtout la filière boulangère et pâtissière. Tout le monde monte au créneau et y va de son soutien indéfectible, voire pour trouver les solutions adéquates à la problématique. Les derniers en date dans l’Yonne à se manifester ne sont autres que les partisans d’Eric ZEMMOUR…

 

AUXERRE : « Ils se retrouvent aujourd’hui en première ligne face à la crise énergétique ! ». Ils ? Ce sont bien sûr les représentants de l’une des filières de l’artisanat qui possède toujours une cote grosse çà auprès des Françaises et des Français, à savoir les boulangers/pâtissiers. Des professionnels qui se lèvent tôt et qui incarnent à eux seuls le désir d’entreprendre.

Leur récente grogne, pour ne pas dire colère froide face à la récurrence des hausses des tarifs énergétiques appliqués dans l’Hexagone s’étale depuis quelques semaines à la une des médias. Une vindicte qui trouve de plus en plus écho auprès de la sphère politique qui y voit, au-delà du naturel soutien à la filière, une façon de pouvoir s’exprimer sur le sujet. Un sujet qui au vu du contexte international ne devrait pas nous lâcher de l’année 2023…

Délégué départemental du parti « Reconquête ! » dans l’Yonne, Jean-Christophe LETIERCE entre dans la danse, à l’instar de bon nombre de représentants politiques du landerneau, histoire d’expliquer à son tour la position du mouvement souverainiste porté nationalement par l’ancien éditorialiste et polémiste Eric ZEMMOUR.

D’ailleurs, « Reconquête ! » a déplacé le curseur de cette bataille idéologique autour du pain sur les réseaux sociaux, grâce à une campagne de sensibilisation baptisée « je soutiens mon boulanger ».

 

L’ARENH, une « monstruosité » à l’origine de tous nos maux…

 

De son côté, le « patron » du parti souverainiste dans l’Yonne rappelle « que les boulangers subissent les choix politiques qui ont été réalisés depuis des années – voire amplifiés par la gouvernance d’Emmanuel MACRON – en matière d’énergie et d’électricité ».

Et de renchérir par la formule suivante : « Tels des pompiers pyromanes, les membres du gouvernement se relaient pour présenter leurs réponses d’urgence face à une situation qu’ils ont largement créée et qu’ils auraient dû anticiper ! ».

Eric ZEMMOUR déclarait après les annonces faites par Bruno LE MAIRE, « le ministre de l’Economie ouvre désormais des guichets d’aides publiques après avoir mis en danger nos artisans ! ».

Le porte-parole de « Reconquête ! » dans l’Yonne estime « qu’il est grand temps de sortir du marché européen de l’électricité et d’en finir avec l’indexation sur le tarif du gaz ». Une aberration totale à ses yeux.

« Il faut que la France investisse de nouveau et massivement dans notre filière nucléaire, ajoute Jean-Christophe LETIERCE, c’est la seule solution pérenne qui permettra de rendre à nos boulangers,  mais aussi plus largement à toutes nos entreprises et à tous les foyers un accès à une électricité à prix raisonnable… ».

Le 09 décembre 2021, Eric ZEMMOUR avait tenté d’alerter Bruno LE MAIRE sur la folie et les dangers que représentaient l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique) et le marché européen de l’électricité.

Un dispositif qualifié de « monstruosité » à l’époque par les anciens dirigeants d’EDF ! Un dispositif dont sont victimes ouvertement aujourd’hui les artisans de la filière boulangère…et l’ensemble des entreprises.

 

Thierry BRET

 

D’une assemblée à l’autre, il y a nécessairement du changement, du côté des visages des interlocuteurs devant les animer ou du mode opératoire choisi afin de ponctuer de tels rendez-vous. Surtout quand l’écart temporel entre les deux évènements s’allonge de près de trois ans ! La COVID a donc fait son œuvre et privé durant ce laps de temps les adhérents de la coopérative régionale de retrouvailles ô combien importantes à l’heure des bilans. C’était l’objectif avoué du président Walter HURE de renouer le fil face à un auditoire attentif, en établissant dans sa présentation la plus conforme des synthèses…

 

AUXERRE : On avait quitté le dernier grand raout de la coopérative 110 Bourgogne sur une image forte en 2019. Avec, seule sur la scène du parc des expositions d’Auxerre, la silhouette corpulente et reconnaissable parmi tant d’autres d’un Gérard DELAGNEAU, alors président de l’entité, au meilleur de sa forme et de sa verve non dénuée d’humour côté prise de parole – le directeur de la vénérable institution agricole Jean-Marc KREBS brossant à son habitude et avec expertise détaillée le rapport d’activités de la structure aux multiples facettes - ; un Gérard DELAGNEAU qui ne se doutait pas encore à cette époque consacrée à l’heure des bilans qu’un épisode sanitaire international allait occulter pendant près de trois saisons tous les rendez-vous en présentiel à venir !

Trois ans déjà sont passés au compteur du temps ; celui qui ne s’arrête jamais mais qui provoque bien des changements. D’une part, les rendez-vous annuels tant attendus par les professionnels de la filière en manque de convivialité eurent lieu devant les écrans des ordinateurs. Des exercices de style oratoire bien moins agréables à vivre, sans saveur et sans la même dimension humaine, il va sans dire.

D’autre part, s’il possède toujours ce charisme chaleureux et cette profondeur d’âme qui en auront fait un grand président de la structure durant toutes ces années de mandature, Gérard DELAGNEAU a passé la main. L’âge rattrape toujours les meilleurs d’entre nous !

Et c’est l’un de ses fidèles aficionados, Walter HURE, qui gravitait déjà dans le sérail décisionnaire qui héritera du titre et des missions régaliennes allant de pair avec la fonction.

 

« Pénurie, rationnement, restriction…des termes que ma génération n’a pas connus… »

 

Un nouveau visage présidentiel satisfait de revoir des sourires face à lui pour ouvrir le bal de ce qui sera le retour aux sources d’une assemblée générale coopérative digne de ce nom : un moment propice à l’écoute, aux échanges, et aux discussions, sans occulter – ce fut le cas avec le repas servi sur place – de la convivialité. Avec en sus, servie sur un plateau d’argent une conférence autour des perspectives alimentaires de la planète et la place prépondérante de la Ferme France dans ce contexte. Une causerie de belle facture proposée par une Sylvie BRUNEL très exhaustive dans ses propos, professeure à la Sorbonne et ancienne présidente de l’association Action contre la Faim…

Une ouverture de manifestation pas si simple à aborder pour le nouveau président, seul en scène sur la très grande estrade propre à l’accueillir. Non pas que le garçon ne possède pas l’aisance verbale nécessaire pour tenir en haleine une salle pleine comme un œuf – Walter HURE a parfaitement maîtrisé l’exercice oratoire où la lumière des projecteurs empêche l’interlocuteur de distinguer les visages du public au-delà de la seconde rangée de spectateurs – mais parce que le contexte du moment ne prêtait guère à l’optimiste et qu’il fallait trouver les mots justes afin de ne pas sombrer dans la sinistrose. Voire pire !       

 

 

D’ailleurs, il l’avouera lui-même, le jeune président de ce poids lourd de l’agriculture/viticulture territorial qu’est 110 Bourgogne : « aujourd’hui, les sujets qui reviennent le plus souvent à nos oreilles sont pénurie, restriction, rationnement…Des termes que celles et ceux de ma génération n’ont jamais connus jusqu’alors, hormis de les avoir lus dans les livres d’histoire… ».

Alors, c’est sûr dans cette conjecture si particulière qui est la nôtre, entre crises sanitaires à n’en plus finir, leurs corolaires énergétiques qui tutoient les abysses ou l’envolée des coûts des matières premières de manière ultra exponentielle et très spéculative, il y a de quoi y perdre son latin.

Toutefois, Walter HURE n’en perdra pas son humour pour autant : il soulignera la présence de son petit frère Damien, installé dans le fond de la salle et accompagné de sa mère. Bref, de quoi ajouter de la pression supplémentaire sur les épaules qui ne sont pas si frêles que cela de ce président affichant un large sourire après avoir salué les siens !

 

 

La primauté à la « souveraineté alimentaire » : le terme est lâché !

 

Conscient que le conflit en Ukraine a brassé les cartes de l’économie mondiale avec ses conséquences géopolitiques incertaines, Walter HURE évoquera la dépendance de l’Hexagone (et de l’Europe) vis-à-vis de l’énergie qu’elle soit gazière ou pétrolière.

Un clin d’œil sera fait aux mouvements sociaux observés en France dans les domaines du transport et de la logistique, impactant de plein fouet certaines exploitations du territoire.

Sans sombrer dans le pessimisme béat, Walter HURE – même s’il pointera un index sur la limitation des approvisionnements avec une forte inflation sur certains intrants – n’en reste pas moins confiant. « La meilleure de nos armes pour pallier toute carence potentielle reste l’anticipation des besoins… ».

Une formulation portée à son crédit qui a plu, engendrant des applaudissements dans la salle auxerroise.

Le néophyte président tient bien son discours. Saluant au passage l’excellente position de la Ferme France qui si elle a quitté temporairement la seconde place du classement international – l’Hexagone occupait une place privilégiée sur le podium au terme de la décennie 90 – n’en demeure pas moins dans le haut du chapeau au niveau de ses exportations, une position maintenue grâce à la  commercialisation de vins et spiritueux.

« N’oublions jamais que nous sommes aussi importateurs en volailles, fruits et légumes, viandes bovines et ovines, produits laitiers… ». Un rappel judicieux juste pour celles et ceux qui auraient perdu la mémoire !

Dans un grand élan d’optimisme, Walter HURE insista sur la politique forte et ambitieuse qui doit animer la filière agricole. « Nous  devons améliorer et transformer note agriculture, précisera-t-il micro en main, pour qu’elle redevienne productive, compétitive, et nous permette de regagner notre souveraineté alimentaire… ».

Le mot est lâché. « Souveraineté » ! Un terme fort qui fut également largement explicité par la conférencière universitaire devant succéder un peu plus tard au président de la coopérative avec moult exemples et grandes quantités de chiffres. Une causerie passionnante en différents points.

D’ailleurs, le porte-étendard de 110 Bourgogne le martèlera ensuite : « il serait désastreux et irresponsable que cette France à fort potentiel agricole soit dépendante d’autres nations à l’instar de ce qui se passe à l’heure actuelle dans le domaine de l’énergie… ».

Cinglant, véridique et efficace  pour une entrée en la matière sous la lumière des projecteurs, parfaitement réussie !

Il n’y a plus qu’à souhaiter au nouveau président que la récolte 2023 soit belle et que la clémence de la météo soit profitable aux céréales et à leur développement, que la pluie soit aussi au rendez-vous afin d’irriguer les terres et que 110 Bourgogne poursuive sur son chemin tout tracé vers la prospérité économique qui est le sien. Un vœu qui n’a rien de pieu…

 

Thierry BRET

 

 

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