C’est le comble ! Alors que le principe, plutôt judicieux de proposer à la location des cycles électriques permettant à tous les Auxerrois de se familiariser avec ce moyen de locomotion, est satisfaisant et dans l’air du temps ; voilà qu’une poignée de « profiteurs » se réservent le droit de « bloquer » les locations de ces cycles ad aeternam, sans jamais ramener les engins par leur point de départ. Soit la Maison des Mobilités qui suggère cette alternative douce. Une faille épineuse dans le système qui occasionne attente et frustration !     

 

BILLET :

 

Lundi

 

Comme un petit air de Bretagne… Est-ce l’effet des volets bleus ? Des fleurs en façade ? Ne manque à cette petite maison que le cri des mouettes et le souffle des embruns pour s’imaginer sur l’île de Bréhat ou ailleurs… Mais, ce n’est qu’une maison tranquille, nichée dans une petite rue, entre Saint-Germain et le quartier de la Marine à Auxerre. Les apparences sont parfois trompeuses…

 

 

Mardi

 

L’hebdomadaire « Marianne » nous apprend qu’un modeste travailleur chilien a touché l’équivalent de 170 000 euros, soit 340 fois son salaire mensuel, suite à une erreur du service paie de son entreprise. Sommé de rendre l’argent, il a promis de le faire, mais aux dernières nouvelles, aurait par l’intermédiaire d’un avocat, envoyé sa lettre de démission et pris la poudre d’escampette. Qui a dit que le travail ne faisait pas le bonheur des hommes… !

 

Mercredi

 

L’offre, initiée par la « Maison des mobilités » est des plus sympathiques : proposer aux habitants de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois un service de location de vélos à assistance électrique pour en découvrir l’usage et inciter le plus grand nombre à l’utiliser au quotidien. Les tarifs sont particulièrement attractifs. Ils sont de l’ordre de 25 euros par mois, jusqu’à 200 euros pour une année, voire 140 euros si l’on bénéficie d’une réduction. Si attractifs que certains se les approprient en les louant ad aeternam, assurés au final d’un prix plus avantageux que s’ils en faisaient l’acquisition !

Inscrit il y a plus d’un an, je suis depuis sur liste d’attente, me « hissant » à la troisième place, il y a de cela trois mois. Mais depuis, le beau temps aidant, c’est le statu quo : il n’y a aucun mouvement d’entrées ou sorties ! Ne pourrait-on pas, dans un esprit de service public, revoir le concept en limitant le temps de location autorisé, de sorte que ces vélos bénéficient à tous les habitants et non à quelques privilégiés… ?

 

 

Jeudi

 

Le Rassemblement national est « monté au front » à l’occasion de la cérémonie de remise des prix au CIFA, avec la présence à Auxerre, des deux députés nouvellement élus : Julien ODOUL et Daniel GRENON, ainsi que de la finaliste battue dans la seconde circonscription, Audrey LOPEZ. L’occasion d’une image insolite, avec un élu communiste au Conseil régional, Patrick BLIN, assis côte à côte du député RN Daniel GRENON. Un rapprochement de circonstance, dû à la seule configuration des lieux, tant la distanciation est grande entre les deux intéressés qui ne se sont guère adressé la parole ! Ambiance…

 

 

 

Vendredi

 

Elle a plus d’un siècle d’existence mais fait naître toujours autant de passions et les Français y sont viscéralement attachés. La « Grande Boucle » est LE rendez-vous sportif de l’été et cette 109ème édition ne faillira pas à la tradition. Ils seraient ainsi dix millions à se tenir chaque année au bord des routes pour voir passer le Tour de France, ce qui n’est pas sans conséquence sur la pollution indirecte engendrée par les véhicules utilisés pour se rendre au plus près des coureurs. En 2021, 216 000 tonnes de CO2 auraient ainsi été rejetées dans l’atmosphère, dont 94 % du fait des spectateurs d’un jour. Sans compter les 18 millions d’objets dérivés, pour la plupart en plastique, distribués par les véhicules de la caravane… Avec un départ du Danemark à plus d’un millier de kilomètres de l’Hexagone, pas certain que le Tour réduise son empreinte carbone cette année. Et dire que sous l’ère du roi de la triche, Lance ARMSTRONG, avait été évoquée la possibilité de le faire partir des… Etats-Unis ! On l’a échappé belle…   

 

 

Samedi

Quand il quitta la présidence de la Communauté de l’Auxerrois, Jean-Pierre SOISSON se vit offrir par les maires et les élus, une vigne à Beine, sur laquelle existait une cabane où son grand-père avait pour habitude de se restaurer de solides « casse-croûtes » après la chasse. Elle fut bien vite rebaptisée « cabane à Soisson », un patronyme qui figure aujourd’hui sur les étiquettes des bouteilles de chablis issues de ladite vigne, exploitée par le Domaine Alain GEOFFROY. Lors de l’inauguration à Laborde, du groupe scolaire portant désormais son nom, l’ancien député-maire d’Auxerre n’a pas manqué de sortir quelques spécimens de sa cave pour en faire profiter les amis présents. François RABELAIS avait raison : « Jamais homme noble ne hait le bon vin. » !

 

 

Dimanche 

 

L’on cite souvent et à juste titre le Québec, pour ses avancées sociétales, que ce soit en matière de justice ou de droit des femmes. Mais, il est un secteur qui échappe à la règle, c’est celui du travail, avec la possibilité donnée à des enfants de moins de 14 ans de travailler en toute légalité, faute de main d’œuvre adulte suffisante. Un laxisme qui déshonore quelque peu la « Belle Province », « Ostie d’calisse de tabernacle » !   

 

 

Dominique BERNERD

 

L’information n’a rien de théorique. Elle n’est pas comme ce fameux brevet qui dorénavant sera enseigné sur place aux futurs pilotes de cette structure sportive ayant vocation à tutoyer les étoiles ou presque ! Depuis un petit mois, le Club ULM de la Forêt d’Othe a obtenu ses galons de centre d’examen. Grâce à l’agrément qui émane de la Direction générale de l’Aviation civile. Une belle réussite pour une entité qui possède, mine-de-rien, un quart de siècle d’existence…

 

CHEU : Auparavant, les mordus d’ULM devaient se rendre systématiquement à Dijon, voire en région parisienne pour tenter d’obtenir le précieux sésame les autorisant ensuite à piloter un appareil : le brevet théorique de pilotage.

Un déplacement le plus souvent coûteux, pas forcément facile à organiser dans un emploi du temps un peu serré et fastidieux à bien des égards. De quoi en rebuter plus d’un vers l’approfondissement légitime de la discipline.

Désormais, les choses évoluent positivement. Elles se présentent sous de nouveaux auspices pour les pratiquants (amateurs et sportifs) de ce vol aérien si atypique. La puissante DGAC, direction générale de l’aviation civile, a donc tranché dans le vif, en suivant les recommandations de la Fédération nationale d’ULM, pour que le club icaunais, vieux d’un quart de siècle, puisse enfin obtenir l’agrément indispensable lui permettant de devenir centre d’examen.

 

Une dizaine de candidatures pour tenter le brevet de pilotage…

 

Du pain béni pour la notoriété de cette structure où règne un climat convivial et qui possède sa base arrière près de Saint-Florentin. D’autant qu’avec ce titre distinctif, le Club de la Forêt d’Othe devient ainsi l’un des rares sites ULM de Bourgogne Franche-Comté à pouvoir proposer ces examens.

De quoi faire sourire le président Stéphane BORDES, pilote émérite lui-même, qui est aussi de facto examinateur.

« Dès que nous avons obtenu l’autorisation officielle, nous avons été assaillis de demandes avec huit élèves pilotes qui se sont inscrits au cours… ».

Dans l’Hexagone, plus de 25 000 personnes pratiquent régulièrement la discipline, tant pour le loisir qu’en compétitions officielles.

D’ailleurs, fin 2021, la Fédération nationale enregistrait un nombre d’adhésions dépassant les seize mille licenciés.

D’ici le terme de la saison, le président du club pense programmer une petite dizaine de sessions préparatoires au brevet théorique de pilotage. Il se complète de cours pratiques. Vingt-cinq heures de vol sont nécessaires à l’obtention du précieux brevet.

L’ULM est dans le vent dans l’Yonne : c’est une certitude !

 

Thierry BRET

 

 

« L’été sera chaud, l’été sera chaud, dans les t-shirts, dans les maillots, de la Côte d’Azur à Saint-Malo… » ! La ritournelle entêtante du regretté Eric CHARDEN revient à la surface de ces morceaux populaires les plus programmés sur les ondes radiophoniques à chaque été depuis 1978.

Sauf que cette fois-ci, on pourrait presque plagier la célèbre chanson en y ajoutant le couplet suivant : « l’été sera chaud…surtout pour les porte-monnaie et les comptes en banque des Français qui vont flirter avec le rouge vermillon côté dépenses frisant avec l’interdiction bancaire à la rentrée » !

Tant l’inflation est omniprésente autour de nous, invitée surprise et très désagréable de cette France qui vibre pourtant depuis une semaine déjà au rythme des vacances estivales. Le sacro-saint baromètre psychologique et vital de nos concitoyens, excédés et usés après une saison emplie de très bonnes nouvelles !

 

 

L’été de « porcelaine » des Français qui n’en peuvent plus de l’inflation galopante…

 

Une inflation galopante et incontrôlable qui prend ses sources entre les retombées de la crise sanitaire qui n’en finit pas de perdurer et de se rappeler à notre bon souvenir – « on a retrouvé la septième vague de COVID dans l’Hexagone et non la septième compagnie dans le film ! » -, le conflit à l’est de l’Europe qui a bon dos pour nous faire avaler les pilules de plus en plus indigestes de l’illogisme – tout le monde sait pertinemment que la moutarde se fabrique entre Kiev et le Donbass ! -, les prix des carburants et des énergies qui tutoient les sommets galactiques de la hausse des prix faisant flamber les profits et les dividendes des producteurs et de leurs affidés, depuis ceux de l’OPEP jusqu’aux distributeurs et autres intermédiaires en tête. Sans oublier l’Etat, qui au passage pratique la taxation au prix fort, de sa propre fiscalité sur l’ensemble de ces produits, considérés non pas comme de première nécessité pour le commun des mortels !

Il est vrai que tous les Français roulent à l’électrique – c’est bien connu ! -  et se déplacent lors de leurs trajets personnels/professionnels à vélo ou via les transports collectifs leur offrant le cadencement le plus approprié et le moins cher possible !

Quelle blague ! Dans quel état d’esprit, les Français abordent cet été de « porcelaine » - clin d’œil à un autre faiseur de tubes estival lui aussi trop tôt disparu, Mort SHUMAN ! – avec cette invitée surprise dans leurs bagages ?

Cette inflation si insolente et malheureusement implacable qui va les accompagner à la moindre excursion venue, au camping ou à l’hôtel, dans leurs locations, sur la plage ou dans le premier estaminet venu où ils auront envie de se poser pour y boire un verre ?

 

 

 

Les plages privées : entre prix prohibitifs et domaine public !

 

Il faut mieux en rire plutôt que d’en pleurer ! La « vulgaire » chaise-longue, posée sur le tapis de sable chaud de la plage bondée de garnements hurleurs et de férus du Tour de France, faisant brailler leur radio presque sous vos oreilles, peut vous coûter entre 20 à 30 euros selon des tranches horaires, réduites à la baisse, du côté de la Méditerranée !

La prestation se banalise à l’ensemble des plages françaises – tiens, tiens, il ne faut pas oublier que l’accès libre et GRATUIT aux plages est on ne peut plus limpide à la lecture du texte de loi datant de novembre 2015 qui rappelle à cet effet que le littoral appartient au domaine public et doit rester accessible à la libre circulation ! Donc, point de plages privées avec leurs vendeurs de prestations exorbitantes !

En outre, pour couronner le tout, on agrémente cela de l’indispensable parasol afin de se protéger le derme des brûlures pernicieuses de l’astre diurne et hop, vous ajoutez dans l’escarcelle du plagiste, dix à vingt euros supplémentaires selon là-aussi des spécificités horaires qui ne peuvent excéder une matinée ! On aimerait le référent officiel des barèmes tarifaires appliqués, peut-être à la tête du client ?

 

 

Trop « chères » vacances familiales…

 

C’est aussi sans compter sur les boissons rafraîchissantes et salvatrices, les en-cas servant de collation pour faire passer la petite faim qui vous tenaille l’estomac, l’ambre solaire dont on doit impérativement s’enduire le corps – si, si, même sous l’onéreux parasol puisque les UV détruisent tout sur leur passage comme les enzymes gloutons des produits lessiviels ! -, les glaces (de 8 à 15 euros le cornet empli de ses multiples boules de produits industriels, insipides au goût et beaucoup trop sucrées ! -), et voilà qu’une simple journée de farniente, amplement méritée, et peut-être vécue en famille (aïe, aïe, aïe si la famille est nombreuse !), peut très vite virer au cauchemar pour les finances si l’on tombe tête-bêche dans les pièges et autres arnaques à touristes dont certains professionnels de France, comme d’ailleurs, sont très friands durant la période des cigales. L’objectif étant de faire cracher au bassinet les pauvres consommateurs que nous sommes tous, dont certains sont déjà à la limite de l’apoplexie côté endettement !

Cela n’empêchera pas 21 millions de nos compatriotes de partir en juillet sur leurs lieux de villégiature – ils seront 24 millions à le faire au mois d’août -, et de profiter comme il se doit de ce qui reste l’une des meilleures périodes conviviales de l’année.

Même avec des budgets en berne – Elisabeth BORNE prophétise déjà des lendemains difficiles dès l’automne avec la flambée des tarifs gaziers et de l’énergie -, les Français tenteront tant bien que mal d’oublier leur quotidien proche de la morosité.

En évitant, espérons-le, les pièges de la spéculation malveillante de certains professionnels plus doués pour les arnaques que la vente et en consommant sans doute au rabais, dans bon nombre des cas, se serrant d’un cran supplémentaire la ceinture…

 

Thierry BRET

 

 

Et encore une petite allusion, au moment de conclure des propos, à l’AJ Auxerre revenant avec gloriole parmi l’élite de l’univers footballistique ! Cette fois-ci, la citation émane de Rollon MOUCHEL-BLAISOT. Un personnage éminemment important. Préfet de son état, il n’est autre que le directeur du programme national de l’opération « Action Cœur de Ville » en charge du pilotage interministériel des ORT. ORT ? Les opérations de revitalisation de territoire ! Objet prioritaire de l’avenant d’une convention qui a été paraphée à l’hôtel de ville ce vendredi matin…

 

AUXERRE : La trois centième opération de revitalisation de territoire (ORT) existante dans l’Hexagone, déclinée via le programme national « Action Cœur de Ville », n’est autre que celle qui a été vécue en cette journée agréable de vendredi, si importante pour l’Yonne.

Après Metz, en début de semaine, c’est au tour de la capitale du département septentrional de Bourgogne de prolonger ce qui a été entamé en 2018, sous la forme d’un « premier avenant », tel que cela a été formulé sur l’invitation officielle, ce dispositif ayant comme vocation initiale de redynamiser l’attractivité économique et sociétale d’un centre-ville. En l’occurrence, celui d’Auxerre.

Apparu en novembre 2018, dans le cadre de la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (ELAN), l’outil est mis à la disposition des collectivités locales. Il offre de réelles opportunités d’avancement avec le coup de pouce de l’Etat et d’une noria de partenaires pour mettre en œuvre un projet de territoire qui englobe les domaines urbains, économiques et sociaux. Lutter contre la dévitalisation des cœurs de ville en justifie donc le plein usage.

 

 

L’attractivité résidentielle doit aller de pair avec l’activité économique…

 

Un dispositif, toutefois, qui aurait dû s’interrompre comme initialement prévu en 2022. Nonobstant, le gouvernement a in fine pris la décision de le poursuivre jusqu’en 2026. Quatre années de plus qui ne semblent pas de trop, pour Rollon MOUCHEL-BLAISOT, directeur du programme national « Action Cœur de Ville », en charge du pilotage interministériel des ORT.

Faisant part de sa satisfaction quant à la qualité des travaux qui ont été menés depuis 2018 à Auxerre et sur l’ensemble du territoire, l’homologue du préfet de l’Yonne Pascal JAN devait rappeler lors de sa prise de parole les principes fondamentaux générés avec l’application concrète de ce dispositif.

Une « Action Cœur de Ville » qui vise à supprimer les « verrues » urbaines, à lutter avec efficacité contre l’étalement urbain et à optimiser le plus possible l’attractivité résidentielle d’un territoire, ce qui doit aller de pair avec son attractivité économique.

Une feuille de route de grande envergure qui met en connexion pléthore d’acteurs en synergie comme la Banque des Territoires, Action Logement, mais aussi les chambres consulaires, les représentants de la gestion immobilière (DOMANYS, Office Auxerrois de l’Habitat), ENEDIS, etc.

Par capillarité, et au vu de la démarche « RSE » qui y est associée – la végétalisation des artères et des places principales du centre-ville -, il ne serait pas étonnant que des entreprises issues de la sphère privée s’investissent davantage en faveur de la déclinaison de ce processus.

Ce « coup d’envoi vers la première division », comme le caractérisait si bien Rollon MOUCHEL-BLAISOT, peut également bénéficier d’indispensables ajustements. C’est l’idée même, pratico-pratique, de cet avenant au contrat initial de 2018, signé ce 08 juillet.

« Grâce à cela, devait-il exposer, les signataires de cet accord ont la faculté de pouvoir le modifier, le compléter, l’étoffer… ».

 

 

Un état des lieux plutôt éloquent depuis 2018…

 

L’approche de ce dossier, vu sous un angle purement statistique, est par ailleurs éloquent. Depuis le lancement de l’opération, cinq milliards d’euros ont ainsi été dépensés pour mener à bien ces différents projets de revalorisation sur le territoire.

A titre d’exemple, Action Logement a financé la rénovation d’un pont ou la construction de 1 300 immeubles, soit un total de 16 634 logements qui ont été remis à neuf sur le marché. L’ANAH a, de son côté, subventionné la réhabilitation de près de 58 000 logements. 71 000 logements supplémentaires ont également profité de la disposition offerte par le dispositif « Ma Prim’Rénov ».

Quant à la filiale de la Banque des Territoires – CDC Habitat -, elle a investi jusqu’à un milliard d’euros en faveur de 234 villes bénéficiaires du programme Action Cœur de Ville.

Dans une dizaine de jours, le directeur national de ce programme ambitieux et salvateur pour les collectivités remettra donc un rapport complet sur la prolongation de ce dispositif au gouvernement.

Il y évoquera parmi ses conclusions le rôle de celui-ci qui s’apparente à un fonds d’amorçage pour les investisseurs privés, désireux de rendre plus acceptable l’attractivité résidentielle d’une ville, inéluctable atout pour susciter l’envie d’installation de nouveaux acteurs de l’économie.

 

 

 

Démographie, économie et écologie : trois défis à relever pour les villes…

 

Puis, Rollon MOUCHEL-BLAISOT devait résumer en une phrase le fond de sa pensée : « la sobriété foncière doit devenir le fil conducteur de la prorogation de ce programme ». Afin d’éviter à tout prix l’étalement des villes, son principal cheval de bataille. « En fait, devait-il renchérir, le véritable ennemi, c’est l’artificialisation des territoires… ».

S’appuyant presque sur la célèbre maxime olympique empruntée au répertoire du baron Pierre de COUBERTIN, le haut fonctionnaire souhaiterait dans un proche avenir aller « plus fort », « plus loin » (en omettant le « plus vite » ?), avec le concours de l’Etat et des partenaires financiers, dans l’accompagnement des collectivités. Pourquoi ?

S’adressant aux partenaires attentifs, installés dans la salle du conseil de l’hôtel de ville, il exposa brièvement sa stratégie.

Cette dernière est articulée autour de trois défis majeurs à relever : le démographique, en prenant en compte l’adaptation de la ville au vieillissement de ses habitants tout en favorisant l’accueil de nouvelles populations, l’économique qui suppose mettre dans son jeu tous les atouts propres à l’effort d’industrialisation et de relocalisation de l’activité – voire à anticiper et à répondre aux nouvelles formes organisationnelles du travail -, l’écologique, enfin, en visant la sauvegarde de la nature et de l’environnement.

Un triptyque qui trouve la meilleure de ses expressions avec la panoplie d’outils existants parmi les ORT, à l’instar de ce programme « Action Cœur de Ville » qui s’échelonne désormais sur quatre années supplémentaires. Les collectivités à l’identique d’Auxerre ne s’en plaindront pas, manifestement ! Pas étonnant que la cité de Paul Bert jouit avec ce « coup d’envoi positif que représente la signature officielle de cet avenant » d’une belle opportunité de figurer ainsi parmi l’élite !

 

 

En savoir plus :

Les signataires de cet avenant "Action Coeur de ville", citons Pascal JAN, préfet de l'Yonne, Mathieu AUFAUVRE, directeur régional de la Banque des Territoires de Bourgogne Franche-Comté, Catherine SADON, vice-présidente de Sites et Cités Remarquables de France, Thierry CADEVILLE, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie de l'Yonne, Frédéric BARTHE, directeur WebForce 3 Auxerre, Crescent MARAULT, président de l'Auxerrois et maire d'Auxerre, Sébastien AUJARD, président d'Action Logement Services, Sandy HERBILLON, directrice territoriale Yonne ENEDIS, Jean-Pierre RICHARD, président de la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de l'Yonne, Eric CAMPOY, directeur de l'Office Auxerrois de l'Habitat, Karine LASCOLS, directrice générale de DOMANYS.

 

Thierry BRET

 

 

Il manie aussi bien le verbe que la truelle Christophe BONNEFOND, le maire de la commune située en périphérie d’Auxerre ! Et gare au ciment qui déborderait un peu trop de la première pierre, posée avec le concours énergique de Jean-Luc SUAREZ, fondateur de la société HERACLIDE, lors de cette cérémonie protocolaire. Une pierre qui symbolise l’édification de la future résidence de 23 logements devant sortir de terre courant 2023. Une véritable solution de maintien à domicile…la troisième voie, en somme.

 

VENOY : Et si l’alternative à la toujours délicate gestion des personnes âgées confrontées à leur maintien à domicile avant de se rendre en EHPAD s’apparentait à ce projet de construction résidentiel qui vient de prendre son essor dans la proche localité d’Auxerre ?

Implantée à deux cents mètres à peine du cœur du bourg, où se concentrent les commerces installés autour de la place de la mairie, la future infrastructure élevée sur deux étages devrait accueillir ses premiers locataires au cours de l’année prochaine. Si tout va bien, selon la formule consacrée !

Les premiers coups de pioche sont attendus au début du mois d’octobre. Petit à petit, les T2 et T3 prendront corps dans ce bâtiment flambant neuf, s’ouvrant sur la rase campagne à proximité de là, non loin de l’école.

Conformément aux us et coutumes en vigueur dans ce qui touche de près à la filière du bâtiment, la pose de la traditionnelle première pierre aura réuni en fin de matinée, ce jeudi, sous de belles éclaircies ensoleillées, les acteurs, élus et futurs partenaires de ce projet.

 

 

Une première structure construite en Bourgogne qui en appelle d’autres…

 

« Nous tenions à réaliser la pose de cette première pierre depuis un moment déjà, confie Christophe BONNEFOND, micro à la main, évoquant la mission quasi régalienne de sa localité d’essayer de ramener le plus de services possibles à la population et qui soient accessibles à tout le monde. Une commune, forte de ses deux mille habitants éclatés sur dix-sept hameaux, qui développe aussi le plus d’initiatives en faveur de la préservation de son système scolaire.

Le projet du jour, cette résidence où fleuriront ces vingt-trois logements dans quelques mois, est le fruit d’une rencontre constructive entre le vice-président du Département de l’Yonne et Jean-Luc SUAREZ, fondateur et l’un des trois dirigeants associés de cette société HERACLIDE, apparue il y a peu dans le microcosme de ce secteur d’activité.

C’est depuis l’Allier, précisément à Vichy, cité toujours autant effervescente avec ses « eaux » revigorantes que sont accueillis les bureaux de l’entité francilienne. Là, où l’homme d’affaires Jean-Luc SUAREZ envisage avec moult stratégies de poser et développer ses jalons dans le territoire le plus septentrional de la Bourgogne.

Après Les Adrets, en Isère, et une implantation dans le département de l’Hérault, l’entrepreneur décide d’investir dans la construction d’un troisième concept de ces fameuses résidences senior non médicalisées, prenant leur envol.

Un concept positionné dans l’Yonne, le premier sans doute d’une longue série dans notre contrée régionale puisque de nouveaux édifices devraient éclore en Saône-et-Loire à Gueugnon et en Côte d’Or dans les trimestres à venir.

 

 

La quête de partenaires « intellectuels » qui s’adaptent au contexte icaunais…

 

Une résidence où la domotique bien anticipée sera reine et ne sera pas un énième établissement de service santé senior de plus mais plutôt une « troisième voie » indispensable au maintien à domicile « aménagé », offrant la sécurisation à ses pensionnaires ainsi que le confort.

Côté emploi, un poste de manager de résidence sera créé ; HERACLIDE s’appuyant sur les services d’aide à domicile existants avec les partenaires du cru pour assurer la logistique de la résidence toute l’année.

Un acte de pose de première pierre que la vice-présidente du Conseil départemental en charge des Solidarités, Elisabeth FRASSETTO, aime tout particulièrement comme cette dernière devait le préciser lors de sa prise de parole : « c’est la convergence des planètes, devait-elle ajouter, il y a un projet local qui s’inscrit avec un support de professionnels. Il va exactement dans l’esprit du Schéma départemental autonomie qui a été préconisé par l’institution : à savoir le prolongement au maximum de la vie de nos seniors chez eux. ».

Puis, l’élue rappellera que le Département recherche en priorité des partenaires « intellectuels » sur ce type de projets, faisant montre de volonté et de souplesse dans la manière d’appréhender le sujet. « Le dossier de Venoy avait tout à y gagner ! », souligna-t-elle.

Quant à la politique tarifaire, celle des loyers qui devrait être pratiquée lors de la mise en service de cette résidence, Elisabeth FRASSETTO s’est dite très vigilante à cette stratégie : « en effet, l’Yonne est un territoire où la population qui y est vieillissante s’est quelque peu paupérisée. Nous ne devons pas l’oublier ! ».

Moyennant quoi, des résidences seniors qui auraient pour principe de se réserver à une élite financière en adoptant des tarifs trop élevés s’inscriraient dans l’irrecevabilité aux yeux de l’élue départementale. Un item qui n’est pas celui qui sera décliné visiblement par la direction de la société à l’appellation grecque !

 

 

En savoir plus :

 

Parmi les personnalités ayant assisté à cette cérémonie protocolaire, citons :

Christophe BONNEFOND, vice-président du Département et maire de Venoy,

Elisabeth FRASSETTO, vice-présidente du Département en charge des Solidarités,

Arminda GUIBLAIN, conseillère départementale et maire de Monéteau,

Catherine BUISSON, directrice générale de la société HERACLIDE,

Jean-Luc SUAREZ, directeur général de la société HERACLIDE,

Marc BERNIS, responsable du marketing et de la communication de HERACLIDE.

 

Thierry BRET

 

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