Découvrez nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
logo-credit-agricole-90x90.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
groupama_small.png
logo-cerfrance-bfc-accueil.png
capeb-logo.png
banque_populaire_bfc.png
logo-cm.jpg
logo-edf-site.jpg
ccj-logo-petit-1.jpg
ordre-des-experts-comptables-de-bourgogne-franche-comte.jpg
Région Bourgogne France-Comté
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épargne Bourgogne Franche-Comté
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-2.jpg
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-1.jpg
Groupe La Poste

Nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
banque_populaire_bfc.png
capeb-logo.png
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épagne Bourgogne Franche-Comté
cerfrance bfc
Communauté de Communes du Jovinien
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
logo-cm.jpg
groupama_medium.png
logo-credit-agricole-90x90.jpg
région Bourgogne Franche-Comté
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-2.jpg
logo-atelier-de-l-immo-auxerre-1.jpg
Ordre des experts comptables de Bourgogne Franche-Comté
20211006_lpg_logo_cmjn-616fec3863034.png

« C’est du lourd ». Dans un jargon un peu familier et commun, on peut ainsi qualifier la visite du premier auteur – une autrice pour respecter les nouveaux codes de l’orthographe inclusive – à la librairie OBLIQUES à Auxerre ce samedi 07 janvier. Une ouverture de cycle de conférences grandiose pour bien débuter l’année 2023 qui augure de très belles perspectives pour les adorateurs de belles plumes et de romans qui ne sont pas à dormir debout. La venue de la romancière Véronique OVALDE est en soi un évènement. Elle se rendra dans l’Yonne pour y présenter son dernier opus, édité chez Flammarion, « Fille en colère sur un banc de pierre ».

 

AUXERRE En charge des relations publiques et de la communication – entre autres – au sein de la librairie OBLIQUES auxerroise, Aurélie LAMBERT résume à la perfection ce qui se présente déjà comme un événement marquant dans l’actualité littéraire de cette nouvelle année 2023. Une année qui démarre « très fort » selon elle avec, excusez du peu, la venue dans la capitale de l’Yonne d’une figure de proue de l’art épistolaire hexagonal, la romancière Véronique OVALDE.

Débutant la promotion de son dernier ouvrage, « Fille en colère sur un banc de pierre », l’autrice de « Personne n’a peur des gens qui sourient » et de « Ce que je sais de Véra Candida » - un opus distingué par le Prix Renaudot des lycéens en 2009, prix France Télévisions et Grand Prix des lectrices de « Elle », a choisi de se poser à Auxerre, le temps d’une soirée rencontre avec son lectorat ce samedi 07 janvier, aux alentours de 19h30.

Suivie par les critiques littéraires depuis les débuts de sa brillante carrière, Véronique OVALDE vient de signer l’un des romans les plus en vue de cette rentrée de janvier. Un livre qui fait office de « pépite » selon Aurélie LAMBERT qui en connaît nécessairement un rayon sur le sujet.

Avec une dizaine d’ouvrages dans son escarcelle, Véronique OVALDE a déjà glané pas mal de récompenses. L’un de ses titres, « Et mon cœur transparent » avait obtenu après sa sortie un prix littéraire décerné par France Culture et Télérama ; autant dire des références en la matière.

Le nombre de places étant limité, il est demandé aux amoureux de romans joliment écrits de réserver pour cette soirée qui promet d’être passionnante à bien des égards…

 

En savoir plus

Véronique OVALDE à la libraire OBLIQUES à Auxerre

Conférence débat avec les lecteurs à partir de 19h30.

Entrée libre.

 

Thierry BRET

 

 

Et encore une de plus à ajouter au compteur. La belle affaire, me direz-vous. Cela nous rappelle que le temps file à une vitesse folle, qu’il est inaltérable et que rien ne peut y changer. Dans quelques heures, le monde basculera en l’an 2023. Dans la liesse, la joie et l’allégresse, selon la formule consacrée. Un mouvement de masse ponctué de réveillons qui seront copieusement arrosés ou abondamment garnis de victuailles, riches et succulentes à déguster. Modération sur la boisson, comme le répète si bien la Sécurité Routière…

Enfin, cela se fêtera presque partout sur la planète. Là où les libertés individuelles ne sont pas encore bafouées. Là où la libre pensée s’exerce au quotidien, évoquant le poids incommensurable des démocraties qui le permettent et l’autorisent parce que le peuple en a décidé ainsi. Même si le jeu électoral est perfectible dans bien des domaines en matière de représentativité, il reste cependant le socle affirmé de ces valeurs intrinsèques qui ne peuvent être remises en question.

Des valeurs de fraternité et de partage. Des valeurs d’altruisme et de solidarité. Des valeurs où la parité est de règle, quel que soit la nature de son sexe, le coloris de sa peau, son appartenance religieuse, l’âge de ses artères ou son positionnement politique.

De gauche, de droite, du centre – des centres devrait-on dire tant ils sont multiples et variés -, des extrêmes, de l’apolitisme, aussi, ou de la société civile. Celle qui devrait avoir voix au chapitre beaucoup plus souvent dans les décisions fondamentales prises par l’Etat, où que l’on soit à travers le globe, par le biais d’outils référendaires ayant fait par le passé leurs preuves. Depuis l’Antiquité et les sociétés grecques et romaines, à titre d’exemples.

 

 

 

La chance qu’ont les Français de pouvoir respirer pleinement l’air de la liberté…

 

 

C’est de cela que l’on parle quand l’on est un démocrate vertueux jusqu’au bout des ongles. Un fervent défenseur de cette liberté à laquelle on aspire tous pour mieux asseoir le dessein qui est le nôtre. Celui d’exister dans un environnement de plus en plus tortueux et complexe ; notre monde qui ne cesse de se métamorphoser à la vitesse du temps qui passe.

Mesure-t-on vraiment la chance que nous avons tous, nous autres Occidentaux – et Français de surcroît – à respirer cette liberté à pleins poumons dans chacune de nos décisions et actes qui nous engagent avec le quotidien ?

Pas toujours, effectivement. Combien de peuples martyrs, combien de millions d’humains aimeraient, un tant soit peu, endosser notre rôle et vivre ce que nous avons la faculté de décliner au jour le jour, sans trop nous soucier finalement du lendemain à venir ? Parce qu’il y aura toujours la retraite, la sécurité sociale, les allocations chômage, le RSA, les remboursements en termes de soins, les associations qui viennent en aide aux plus précaires…

 

 

Même si le contexte conjoncturel s’est singulièrement abimé depuis près de trois ans en Europe, avec son lot de crises sanitaires à répétition, de crises sociétales, de crises énergétiques, de baisse de pouvoir d’achat, de difficultés existentielles dans les familles ou les couples, d’autres ne perçoivent pas la vie tels que nous la voyons. Quid de leur avenir ? Qui de leurs projets et ambitions ?

Bien sûr, 2022 se présentait sous de bons auspices sur le papier, avec sa multiplicité de ce chiffre 2, plutôt aguicheur puisqu’en termes de numérologie il se rapporte avant toute chose à la communication, l’échange, la dualité, le partage.

Les oiseaux de mauvais augure lisant l’avenir dans le marc de café ou assurant de manière péremptoire de grandes informations prédictives avaient eux pencher à l’époque – nous étions alors en décembre 2021 – sur le versant plus négatif de cette accumulation de chiffres, prétextes au négativisme et à l’obscurantisme.

Ils n’auront pas été déçus puisque le 2 correspondait selon eux à la séparation, la violence, la désunion, le conflit.

 

 

 

Ne pas laisser libre court à l’obscurantisme séculaire…

 

 

Force est de constater que dès le 24 février 2022, avec l’entrée en guerre de la Russie – sa fameuse opération militaire spéciale - bombardant de manière systématique l’Ukraine sans la moindre déclaration officielle, selon les us et coutumes des actes belliqueux qui possèdent là-aussi leurs droits, ces pseudos devins étaient donc dans le vrai.

Sécheresse et réchauffement climatique, été caniculaire, catastrophes naturelles répétitives, tensions géopolitiques accrues – la tentative d’intimidation de la Chine sur l’île voisine de Taïwan -, poussées de fièvre entre la Serbie et le Kosovo, rixes meurtrières entre l’Inde et la Chine, répressions infernales en Iran, la servitude éhontée des femmes en Afghanistan sous le joug des talibans, le retour de la COVID et de ses énièmes variants, hausse des prix et inflation ultra galopante…auront émaillé entre autres l’actualité de cette année 2022 qui ne restera pas malheureusement dans les annales pour ses bienfaits et sa recrudescence d’amour entre les peuples.

Une année que beaucoup tenteront d’oublier de leur mémoire parce que réellement mauvaise, à bien des égards. Notamment parce c’est réchauffée de façon bouillonnante que ce que l’on croyait être un film de science-fiction édulcoré, la « guerre froide ».

Exit James BOND et la sempiternelle lutte contre les méchants et les forces du Mal ; bonjour l’actualité morose et anxiogène de cette année 2022, avec ses frappes de missiles assassines régulières, ses massacres à l’aveugle sur les populations civiles, ses exactions, ses crimes de guerre,…son génocide mené en règle depuis Moscou. Son chantage récurrent aussi sur les Occidentaux, avec la prolifération de menaces nucléaires à qui mieux mieux, et la privation de ressources énergétiques.

Désormais, ces forces du Mal se dévoilent au grand jour, agissent en pleine lumière et portent les visages des dirigeants de Russie, Corée du Nord, Iran, Biélorussie…

Que des régimes autocratiques à la tête de pays où l’on aimerait passer des vacances et vivre un réveillon du Nouvel An, entre amis ou en famille, sous des cotillons multicolores et des pétards de joie.

Il y a quelques jours, un média de l’Hexagone abordait les perspectives de 2023 en titrant son sujet de la sorte, 2023, année de terreur ou bien de paix ?

Nous autres, Occidentaux, aimerions tant que les choses perdurent avec le contexte de sociabilité et de fraternité que nous connaissons depuis tant d’années. Depuis 1945. Mais, ailleurs, chez certains esprits chagrin et nostalgiques d’un impérialisme ancestral révolu, il serait tellement plus louable de tout chambouler et provoquer le chaos pour que règne enfin une ère nouvelle. Au nom de la privation des libertés et de la libre pensée. Que 2023 vous apporte bonheur, espérance, réflexions et surtout discernement...

 

Thierry BRET

 

Il ne s’agit pas de tergiverser ! Qui aurait raisonnablement misé le moindre kopek sur l’équipe de France de football avant qu’elle ne débute la Coupe de Monde au Qatar ? La retrouver en finale, dimanche après-midi de ce très attendu 18 décembre, face à l’Argentine, même si dans le for intérieur d’un Didier DESCHAMPS qui possède l’art et la manière de cultiver l’art oratoire à sa façon, constitue déjà un réel exploit !

Personne parmi les bookmakers bien intentionnés et autres commentateurs avisés, même si l’équipe tricolore intégrait la liste restreinte des grandissimes favoris, n’avaient imaginé un tel scénario, aussi favorable à la bande à « Dédé » et à ses petits protégés.

D’autant que les rencontres préparatoires – une insipide Ligue des Nations de second rang côté enjeu qui ne passionne guère les foules – ne furent pas vraiment à la hauteur de leurs ambitions ces dernières semaines.

Seconde de sa poule, alors qu’elle en était la détentrice au terme de la saison précédente, la France avait assuré son maintien parmi l’élite des douze nations du concert européen, seulement à la dernière journée de la compétition, après avoir connu deux revers notoires face au canard noir des Bleus, le Danemark.

Comme quoi, il ne faut donc jamais se fier aux apparences : elles sont du reste souvent trompeuses ! On ne voyait pas cette France version 2022, pâle ersatz des champions du monde 2018, aller très loin dans la compétition quadri-annuelle. Tout juste une extraction délicate des poules avant de buter sans doute dès les huitièmes de finale…

Surtout que la France est toujours confrontée, toutes disciplines confondues et ce depuis fort longtemps, à la sacro-sainte épreuve de pouvoir assumer pleinement le statut de favori. Et de le revendiquer haut et fort !

 

 

61 % de Français résolument pessimistes de nature : un sport national ?

 

A de rares exceptions près (les handballeurs des équipes nationales, des cyclistes notoires à la Bernard HINAULT ou à la Jacques ANQUETIL, l’athlète Guy DRUT, les judokas Teddy RINER ou David DOUILLET, le biathlète Martin FOURCADE, voire quelques autres spécimens fort heureusement), les sportifs Français tombent parfois de très haut lors de ces rendez-vous capitaux alors que la victoire et le titre leur étaient dûment promis !

Question de mental, dit-on le plus souvent. Cet aspect psychologique des choses qui ferait toute la différence selon les esthètes en la matière et priverait de gloire des sportives et sportifs aux qualités évidentes qui n’en seraient pas suffisamment dotés.    

Un mental qui fait parfois cruellement défaut aussi à nos concitoyens lambda, celles et ceux qui agissent au quotidien dans l’univers glauque et terne d’un milieu professionnel complexe, parmi les strates du monde associatif, de la vie civile, politique, institutionnelle, ordinaire, en somme.

Bref, un mental en berne tous les jours qui donne de l’urticaire ou de l’eczéma à s’en arracher le derme et provoque des reflux gastriques à n’en plus finir !

 

 

Or, il est vrai que ce mental, bon nombre de Français ne le possèdent plus en eux depuis longtemps. Engoncés dans leurs difficultés journalières, pécuniaires, sanitaires, d’employabilité, de crise énergétique. La loose, en somme.

C’est simple : 61 % de nos compatriotes intègrent la caste des pessimistes de nature et se bourrent à longueur de journée de gélules et autres cachets anxiolytiques pour soigner les maux de l’âme. Les bleus au cœur, en somme…

 

 

Envisager 2023 sous de meilleurs auspices grâce à ce mental qui nous fait tant défaut !

 

Alors, cette série de succès obtenue par la première des équipes hexagonales ayant le plus de fans et de soutiens – la France, c’est bien connue recèle 75 millions d’entraîneurs potentiels pour diriger les Bleus ! – tombe à point nommé.

Circonstance bénéfique : elle se situe juste avant ce Noël si particulier aux 19 degrés de température dans les résidences collectives, à la nécessaire restriction pour cause inflationniste et au funeste contexte à l’international où les frappes des missiles russes pleuvent sur l’Ukraine comme de simples gouttes de pluie aux conséquences dévastatrices pour tout un peuple, y compris l’ensemble de l’Humanité.

On ne boudera donc pas notre joie de voir cette équipe de vingt-cinq joueurs aux origines modestes, à la couleur de peau disparate, aux pratiques religieuses différentes nous procurer un tel bonheur et ce plaisir.

Même si l’engouement populaire aurait été démultiplié à la période estivale, conditions climatiques oblige, provoquant de grands raouts à l’extérieur.

Ces Bleus procurent un bien fou à l’âme comme l’attestent les chiffres record de téléspectateurs ayant suivi leurs matchs lors de ces pérégrinations moyenne-orientales. Près de trente millions de Français scotchés derrière la lucarne de leur téléviseur ou sur un écran d’ordinateur : si ce n’est pas une bonne thérapie de groupe pour récupérer du mental, cela lui ressemble un peu, non ?

Alors quel que soit le résultat définitif, au terme de cet après-midi dominical du 18 décembre – que le meilleur gagne selon la formule consacrée ! -, la France et les Français devraient s’inspirer de ce mental si nécessaire pour remporter des succès sur l’abnégation, le pessimisme ambiant, la sinistrose permanente et la dureté de l’existence afin d’envisager 2023 sous de meilleurs auspices.

C’est tout le bien que l’on peut souhaiter à nos compatriotes en ces veilles de fêtes de la Nativité et du Nouvel An…

 

Thierry BRET

 

Le serpent de mer n’est plus. Disparu dans la mer des Sargasses des turpitudes et de l’oubli. Exit cette arlésienne qui aura occupé tant d’esprits chafouins et désolés de ne voir aboutir un jour ce projet imaginé il y a près de trois décennies. Un sujet mêlant période de doutes et d’espérance quant à sa réalisation finale. Juste avant Noël – un cadeau adressé du ciel par l’aura d’une Marie-Louise FORT bienveillante de là-haut qui y croyait dur comme fer -, ces sept kilomètres de bitume, inaugurés ce 14 décembre, vont transformer radicalement l’existence des Sénonais qui n’en pouvaient plus de subir le trafic incessant des poids lourds dans leur périphérie ouest…Le terme d’un projet ayant coûté 30 millions d’euros, synonyme de fierté pour ses auteurs.

 

COLLEMIERS : Priorité à la qualité de la vie. A l’amélioration des transports et à la circulation des automobilistes, aussi, en substance afin de rendre plus fluides et sécurisés les déplacements. Voilà un chantier à la limite des travaux d’Hercule, au vu de leur importance – ce qui n’est pas si commun sur notre territoire puisqu’il se sera échelonné sur près de trois ans - qui aura suscité tant de passions, de controverses, de palabres, de discussions, d’enthousiasme, d’espoir qui trouve enfin son épilogue. Rideau !

Comme ce bitume si brillant et immaculé se présentant face à nous, légèrement recouvert d’une fine couche de verglas qui attend d’être emprunté pour la première fois par un cortège motorisé. Et pas, par n’importe quel cortège, s’il vous plaît ! Celui constitué par le flot de vieilles mécaniques et guimbardes dont certaines sont toujours aussi rutilantes à l’estampille des « Vieilles Coquilles ». Un florilège de voitures d’antan « à la papa » qui nous remémore à l’esprit l’excellente chanson de Charles TRENET, « Nationale 7 ». L’odeur salvatrice des congés payés, des hordes de caravanes formant un si long sillon recouvrant la route et la présence des gendarmes, bienveillants mais tellement observateurs, aux abords des routes !

Tiens, en parlant de gendarme, on aura beau questionné amicalement le colonel Christophe PLOURIN, présent sur cet évènement, sur les positions stratégiques des futurs radars qui habilleront ce ruban supplémentaire de route ouvert à la circulation, nous n’en saurons pas davantage in fine sur l’implantation précise de ces fameux appareils flashant les contrevenants, avides de vitesse et de sensations !

 

 

Une patience enfin récompensée après tant d’années d’attente…

 

Il sera aussi question de joie et de bonheur en ce moment si mémorable. Patrick GENDRAUD, l’un des premiers interlocuteurs à prendre la parole, ne cachera pas sa satisfaction devant l’ouvrage accompli. La patience est une vertu qui se cultive, chacun le sait.

« Ce projet était tant attendu et le voilà enfin concrétisé… ». Le président du Conseil départemental de l’Yonne le rappellera avec philosophie à la tribune devant un auditoire d’élus et de représentants institutionnels des plus éclectiques : « un projet d’aménagement du territoire demande du temps, de la constance, de la rigueur dans les prises de décision ; celui-ci aura donc nécessité près de vingt-cinq ans de réflexions…».

Une broutille, en somme, à l’échelle du monde qui nous entoure. Puis de poursuivre sur ce même satisfécit : « votre patience est dignement récompensée aujourd’hui après une décennie d’attente ! ».

Dans les faits, cette déviation sud de l’agglomération sénonaise s’inscrit dans le cadre de la poursuite de l’aménagement ambitieux et harmonieux du territoire. Ouvrant ainsi une nouvelle voie favorable à l’essor de l’attractivité économique de ce secteur septentrional de l’Yonne, proche de l’Ile-de-France.

 « C’est également la voie vers la prospérité partagée, insista le patron de l’exécutif départemental. Nous répondons aux enjeux de fluidité du trafic routier sur le bassin du Sénonais tout en réduisant les nuisances subies par les riverains des communes traversées par ces axes routiers importants… ».

Pédagogue et transparent dans ses explicatifs, Patrick GENDRAUD ne manqua pas d’aborder le coût et le montage financier d’un tel projet. « Il a fallu s’entendre entre les différents acteurs liés à ce chantier, se répartir les rôles et travailler de concert y compris au niveau budgétaire, ajouta l’ancien maire de Chablis, il faut partager les frais dans la meilleure des manières… ».

 

 

 

 

Un budget de trente millions d’euros répartis entre quatre financeurs…

 

Une déviation, longue de 7,2 kilomètres avec en sus la construction de cinq ouvrages d’art (des ponts), ayant nécessité une grosse enveloppe de trente millions d’euros pour arriver à ce résultat.

Parmi les financeurs, citons le Conseil régional, le Département, la Communauté d’agglomération du Grand Sénonais et, naturellement l’Etat qui a injecté huit millions d’euros dans cet ambitieux ouvrage.

Un montage financier pertinent qui permettra à Patrick GENDRAUD de « saluer la qualité du partenariat qui unit toutes ces composantes ». Logique en somme dans la bouche du responsable de cet organe qu’est le Département, qualifié par ses soins, de « grand équipementier » de l’Yonne.

« Nous savons fédérer nos équipes et nos compétences au service des grandes réalisations d’utilité publique, affirmera-t-il, comme nous l’avons fait à Pont-sur-Yonne récemment avec l’inauguration de l’ouvrage d’art enjambant la rivière ou avec l’arrivée de la fibre optique partout sur le territoire d’ici la fin 2023… ».

Concluant par cette formule gratifiante envers ses services et collaborateurs, « quand le travail est bien fait, il faut le reconnaître et le faire savoir… ».

 

 

 

Une pensée émue à Marie-Louise FORT…

 

Puis, ému, avec une pointe de tristesse dans le timbre de la voix, le président du Conseil départemental eut une pensée affectueuse et légitime pour la regrettée édile de Sens et ancienne présidente du Grand Sénonais, Marie-Louise FORT. La grande absente de ces retrouvailles inaugurales festives.

« Elle nous manque, en ce jour de grande réalisation infrastructurelle dans le Sénonais, énonça Patrick GENDRAUD, tu as tant fait pour ce territoire, pour l’Yonne et ses habitants, ta place était parmi nous en ce jour et quelque part, tu es là… ».

Tonnerre d’applaudissements pour clore cette introduction oratoire avant que le vice-président de la Région en charge des transports, Michel NEUGNOT ne prenne la parole. Il fut précédé par le président du Grand Sénonais Marc BOTTIN. Le préfet de l’Yonne Pascal JAN devant apporter ses conclusions en vertu du protocole cérémonial. Une brève allocution prometteuse où il fut question du tant attendu projet de contournement sud de la ville d’Auxerre…Là-aussi, la patience est de mise !

On notera aussi les interventions de la conseillère départementale Delphine GREMY et de l’ancien ministre en charge du Tourisme et des PME, Jean-Baptiste LEMOYNE pour qui ce projet est un investissement utile au développement du territoire.

Avec un flux estimé à plus de trois cents poids lourds au quotidien – une fourchette prévisionnelle englobant les activités industrielles de ce secteur compris entre Gron et Subligny table sur une fréquence de 500 à 600 véhicules à moyen terme -, les riverains des quatre communes concernées (on peut rajouter Collemiers et Paron) éprouvaient de plus en plus de difficultés à supporter ce trafic incessant, occasionnant risques sécuritaires et nuisances diverses.

Gageons que l’apport de la déviation sud devrait leur redonner le sourire. Sinon, la tranquillité !

 

Thierry BRET

 

 

 

Le 15 août 2021, le retour des talibans à Kaboul, deux décennies après l’intervention occidentale ayant provoqué leur chute, s’est mué en une onde de choc mondiale. Tout le monde a en mémoire ces milliers d’Afghans terrorisés, se ruant dans une tentative désespérée vers l’aéroport pour quitter le pays, prenant d’assaut des avions, s’y accrochant parfois au décollage, avant que leur corps ne s’écrase sur la piste… Ambassadeur de France en Afghanistan à l’époque, David MARTINON a clôturé le cycle des « Conversations d’automne » à l’Abbaye Saint-Germain pour faire le récit de ces deux semaines de chaos, devant un public conquis par le sujet et par l’orateur…

 

AUXERRE : C’est en mai 2007 que les Français découvrirent cet énarque de 36 ans, lors de sa nomination par le nouveau chef de l’Etat, Nicolas SARKOZY, au poste de porte-parole de l’Elysée, avant un parachutage raté un an plus tard à Neuilly-sur-Seine avec pour objectif la conquête de la mairie.

Un échec qui fit retourner David MARTINON au Quai d’Orsay, pour un poste de consul à Los Angeles, avant sa nomination en 2018 comme ambassadeur de France en Afghanistan. Si la fonction est l’une des mieux rémunérées de la République (l’on évoque le chiffre de 30 000 euros par mois), c’est aussi l’une des plus dangereuses, dans un pays gangréné par la corruption, la guerre et les attentats terroristes visant notamment les diplomates étrangers. Avec toutefois à l’époque, des espoirs de développement économique et une relative émancipation des femmes : « au début, j’ai vraiment cru que l’on pouvait continuer à bâtir la démocratie, aider à la construction d’un Etat de droit et à la création d’une société un peu plus développée techniquement… ».  

 

Des cartes politiques rebattues avec l’élection de Donald TRUMP…

 

L’élection de Donald TRUMP a rebattu les cartes, le nouveau locataire de la Maison Blanche ayant promis lors de sa campagne de mettre un terme aux « guerres sans fin de l’Amérique ». A peine l’accord pour un retrait des troupes américaines signé, David MARTINON avertissait ses autorités supérieures sur la nécessité d’envisager la fermeture de notre ambassade à Kaboul : « dès ce moment, je savais que c’était foutu et qu’après le départ du dernier soldat étranger, la victoire des talibans serait totale. J’ai eu quinze mois pour préparer tout ça, avec l’idée de quitter proprement Kaboul… ».

Notamment en évacuant vers la France, pour ceux qui le souhaitaient, les employés afghans de l’ambassade. Plus de 600 personnes purent ainsi en deux mois, quitter le pays. Un scénario peu suivi par les autres pays européens, qui mirent beaucoup plus de temps à envisager la politique du pire. Pas plus d’ailleurs, précise l’ancien ambassadeur, que nos ressortissants présents dans le pays : « l’avion prévu les ramener en France le 17 juillet, n’était rempli qu’à moitié. Les Français de l’étranger sont comme ça, avec un rapport à l’autorité souvent empreint de désinvolture. Liberté, liberté chérie… ».

Arrive le 15 août et ces jours paroxystiques qui suivirent : « nous étions très préparés, mais ce n’est pas parce que vous l’êtes que vous êtes prêts ! Une crise est toujours marquée par l’imprévu… ».

 

 

Une exfiltration en hélicoptère à la « Top gun » !

 

L’heure pour David MARTINON, après 33 mois de présence en Afghanistan, de se muer en chef de guerre avec pour objectif de ramener sain et sauf « à la maison », tout le personnel de l’ambassade est devenue une évidence. Au fil des minutes, les évènements s’accélèrent et se bousculent en permanence. Sans réelle résistance de la part de soldats afghans désabusés, les talibans sont aux portes de Kaboul. L’ancien « Sarko-boy » a le pressentiment qu’il faut faire vite, une façon de raisonner qu’il tient explique-t-il de ses années d’apprentissage auprès de son ancien mentor : « il a toujours eu une sorte de sens du timing et dans ces moments-là, c’est fondamental. Moi je sentais que les choses allaient s’accélérer et j’ai donc donné instruction à l’équipe de se préparer à partir très vite le lendemain pour aller dans la zone verte sécurisée… ».

A peine le temps de brûler les derniers dossiers et détruire à la masse ce qu’il reste de matériels électroniques et les rotations vers l’aéroport s’enchaînent, dans un chaos indescriptible. Le moment aussi de prendre des décisions ayant valeur de vie ou de mort, comme d’autoriser l’ouverture du portail de l’ambassade pour éviter que la foule qui s’y pressait ne se fasse écraser par les véhicules des talibans. Surnommé par certains « l’ambassadeur courage », David MARTINON a dû aussi essuyer à postériori quelques critiques, notamment pour s’être mis en scène sur les réseaux sociaux, se filmant dans l’hélicoptère qui l’exfiltrait de Kaboul, façon Tom CRUISE dans « Top gun ». Il n’empêche qu’il a « fait le job » et à Saint-Germain, c’est tout ce que les personnes présentes souhaitaient retenir de lui.
La nuit est tombée. Le froid de décembre pique les joues, il est temps de rentrer. L’hiver va bientôt s’inscrire au calendrier, ne reste qu’à rêver au printemps prochain. A Kaboul, l’hiver sera long, si long, trop long, sans espoir de jours meilleurs…

David MARTINON se veut lucide : « pour faire simple, il n’y a pas de bonnes nouvelles arrivées de Kaboul ces quinze derniers mois. Les talibans modérés, ça n’existe pas ! »

 

Dominique BERNERD

 

 

Articles

Bannière droite accueil