Etat des lieux jugé « satisfaisant » pour le conseiller départemental-maire de la commune. Sur le registre de la rentrée des classes, tout semble s’être déroulé dans le meilleur des mondes, d’après l’analyse de l’édile de l’Auxerrois. « L’école se porte bien » ! Tant pour les quatre classes que compte la maternelle que les huit de l’école primaire. Avec une moyenne de 23,5 enfants par classe en maternelle et 21,75 élèves dans les niveaux élémentaires…

 

APPOIGNY : Avec l’inscription de quatre-vingt-quatorze bambins, l’école maternelle de la localité présente un bilan plus que correct, selon le maire Magloire SIOPATHIS. La petite section en accueille vingt-huit. Il y en a trente-sept qui continuent leur progression en moyenne section tandis que celle qui est réservée aux plus grands est représentative de vingt-neuf têtes blondes ou…brunes ! De quoi réjouir monsieur le maire qui fait de l’éducation l’une de ses priorités importantes au cours de ce mandat.

 

 

Pas de fermeture de classes à déplorer…

 

Son cloche à l’identique du côté de l’école primaire où les effectifs remplissent allègrement le cours préparatoire (40 élèves), le CE1 (23), le CE2 (34), le cours moyen première année avec 36 apprenants. La palme de la fréquentation revenant au CM2 avec 41 jeunes parés à rejoindre le collège au terme de la saison.

Premier constat de Magloire SIOPATHIS : « le bilan est plus que positif, notre commune n’a pas connu de fermeture de classes… ».

Preuve que la localité attire de nouveaux habitants qui renouvellent ainsi avec leur progéniture les effectifs de jeunes à scolariser.

Quant aux activités périscolaires, même si elles présentaient à date de la conférence de presse un léger déficit de 13 jeunes par rapport à l’exercice de l’année dernière, elles concernaient toutefois 206 gamins prêts à vivre de nouvelles aventures en découvrant de multiples loisirs aux côtés de leurs animateurs.

 

 

Encore un point à éclaircir : quelle énergie pour la nouvelle chaudière ?

  

Evoquer la rentrée scolaire supposait également aborder les travaux consentis par la municipalité pour améliorer les infrastructures. Une enveloppe de dix mille euros a été lâchée pour doter d’un mobilier neuf et de moyens visant à renforcer l’isolation sur les vitres de l’école maternelle. La pose d’étagères complétait ce dispositif de relooking de l’endroit.

L’école primaire n’était pas en reste. La réfection de la salle informatique, la pose de films anti-chaleur sur le vitrage, un peu de peinture sur les revêtements eurent tôt fait de redonner une nouvelle cure de jouvence à l’établissement.

Cependant, au-delà de ces travaux de second œuvre, il demeure encore un point essentiel à débattre au sein du conseil municipal : le remplacement de la chaudière thermique par un système nettement moins gourmand en énergie alors que le prix du gaz s’envole !

« Plusieurs pistes se présentent à nous, explique le conseiller communautaire de l’Auxerrois en charge de la mobilité et des transports, doit-on valoriser la filière bois ou celle de la géothermie ? ».

Pour l’heure, la question ne semble pas avoir été encore tranchée. D’autant que le système bois si l’on raisonne à base de granulés connaît quelques ratés à l’heure actuelle côté approvisionnement.

Là, où il y a eu convergence d’opinions entre les élus municipaux, c’est bel et bien sur l’aménagement de l’aire de jeux de l’école maternelle : cinq mille euros ont ainsi été déboursés pour favoriser l’installation de structures ludiques pour que s’ébattent avec leurs rires de l’insouciance les jeunes pousses du cru ! Cela mérite bien un petit effort sur la ligne budgétaire, non ?!

 

Thierry BRET

 

 

 

La COVID et la fermeture du Phare à Auxerre auraient pu avoir raison de la viabilité de la structure associative. Mais, il n’en fut rien ! Toutefois, un sérieux dilemme se présentait également à l’entité pour assurer sa survie. Permettre son développement par le prisme de services supplémentaires. Via, la création d’un GPS, soit un « garage pédagogique et solidaire ». Fonctionnel depuis peu, ce dernier vient d’être inauguré à Gurgy en présence des autorités…

 

GURGY : En voilà une qui revient de loin dans le paysage des associations icaunaises qui évoluent pourtant dans le domaine de l’économie sociale et solidaire. Ex-Club MOB, MOBILITES 89 a su affronter les crises avec beaucoup de bonheur et de réussite pour repartir de plus belle du côté de…la commune périphérique d’Auxerre. Là, où elle est désormais accueillie dans des locaux ergonomiques et où elle bénéficie de la bienveillance de son maire, le toujours très actif Jean-Luc LIVERNEAUX.

 

Avec l’aide précieuse de ses partenaires…

 

Sans les soutiens de ses partenaires, MOBILITES 89 serait peut-être passée dans la case des pertes et profits sans crier gare après ces deux années complexes qui furent chamboulées avec la période de la crise sanitaire à répétition. Plongeant la structure dans des difficultés financières presque irréversibles. Des partenaires à l’instar du Crédit Municipal d’Auxerre qui a financé l’aide à l’installation dans les nouveaux locaux mais aussi France Relance.

Alors que la moitié des adhérents qui profitaient jusqu’ici des services altruistes de l’association disparaissaient de la circulation à cause de la crise sanitaire et des confinements successifs, Alain BERNIER et Jessica COUSIN, pygmalions de MOBILITES 89, décidaient de revendre des véhicules afin de créer un apport vital de trésorerie. Histoire de subsister.

Le salut va venir de l’Etat et du Fonds national d’aménagement du territoire. Plus connu sous l’acronyme suivant, le FNADT !

 

 

 

La Région entre en lice pour soutenir le concept…

 

Dans le cadre de son installation dans ses nouveaux locaux, l’association sollicite une subvention de fonctionnement auprès des services étatiques, via ce dispositif. Bonne pioche, en vérité, puisque MOBILITES 89 se voit octroyer la coquette somme de 26 050 euros qui lui sera accordée pour assurer la prise en charge des frais de rémunération des personnels.

Mais, comme une surprise ne vient jamais seule, la Région Bourgogne Franche-Comté emboîte le pas et injecte l’équivalent de 100 000 euros dans le projet pour aider à l’aménagement du « garage pédagogique et solidaire » - le fameux « GPS » - concept à destination des personnes en situation de précarité, proposant un garage en libre-service et un service de vente de véhicules d’occasion avec garantie et à tarifs réduits !

 

 

Réfléchir déjà à la suite du modèle économique…

 

Du pain bénit pour Alain BERNIER qui évoquera avec moult détails les péripéties menant à ces soutiens fondamentaux lors de sa prise de parole inaugurale. Il n’en oubliera pas de remercier les représentants de la Fondation MACIF qui aura elle aussi apporter sa contribution dans le financement de ce dispositif.

Même un généreux donateur, un particulier qui suit de près et avec enthousiasme le quotidien de l’association, ajoutera un véhicule de mieux dans l’escarcelle de plus en plus garnie de MOBILITES 89 !

L’avenir de MOBILITES 89 prend la forme d’une autre stratégie, avec le lancement d’un DLA (Dispositif local d’accompagnement) avec l’aide d’experts qui vont plancher à la réussite et à l’amélioration de cet outil qui n’a pas fini de nous surprendre.

En 2021, la structure associative avait obtenu une subvention de 71 000 euros pour l’élargissement de l’activité de location de véhicules aux personnes en situation précaire et demandeurs d’emploi vers le Tonnerrois, l’Avallonnais et la Puisaye.

Secrétaire générale, sous-préfète de l’arrondissement d’Auxerre, Pauline GIRARDOT se félicita en la découvrant le jour de l’inauguration cette très belle pépite qui favorise l’aide à l’insertion sociale et professionnelle, en compagnie de Nicolas SORET, vice-président de la Région en charge des finances, du développement économique et de l’emploi et de Jean-Luc LIVERNEAUX, élu communautaire et maire de la localité qui a eu la bonne idée d’accueillir sur son sol cette très belle initiative de « garage pédagogique et solidaire ».

Comme quoi, s’en remettre à son « GPS » peut avoir du bon !

 

Thierry BRET

 

 

Somme toute, la date du déménagement est déjà inscrite à l’agenda des personnels de la chambre consulaire de l’Yonne. Ce sera le 27 octobre 2022. Ce jour-là, les services généraux de la CCI quitteront définitivement l’emblématique bâtiment de la rue Etienne Dolet qui leur faisait office de siège, situé au bord de l’Yonne. Direction le boulevard Vauban dans les locaux qu’occupaient jusque-là Action Logement et l’ADIL 89.

 

AUXERRE : Du mouvement en perspective pour la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne en ce début de cette saison, c’est sûr ! Avec au programme, l’installation des services généraux sur le lieu de leur nouvelle affectation qui est située boulevard Vauban près du rond-point de la rue de Paris, et ce, à compter du 27 octobre.

Voilà ce qui se profile, en partie, sur l’agenda chargé du président de l’honorable institution, Thierry CADEVILLE, qui a fait un point ces jours-ci avec la presse sur ces différentes opérations, devant chambouler les emplois du temps de chacun.

Si le pôle formation – il occupe l’une des ailes de l’actuelle CCI – ne devrait quitter l’édifice qu’au printemps 2023, il n’en est plus de même pour le service d’appui aux entreprises qui a intégré ses nouveaux bureaux à la pépinière d’entreprises il y a peu. Le pôle formation le rejoindra ultérieurement une fois les espaces d’accueil aménagés pour le recevoir.

 

 

L’UMIH et l’AER suivront le même mouvement…

 

En revanche, les services généraux et la direction de la chambre consulaire vont migrer vers un autre secteur de la ville, beaucoup plus proche du centre, boulevard Vauban.

Quant à la pépinière qui accueille de nombreuses entreprises, pour certaines, en phase d’envol, elle va subir un sérieux lifting en termes de travaux au vu de la vétusté de la plupart des bâtiments.

Le prévisionnel budgétaire concernant la première tranche – il y en aura d’autres – s’élève à 5 millions d’euros.

 

 

Dans sa besace, lors de ce déménagement prévu à la fin octobre, la CCI emmènera avec elle par effet gigogne deux structures qui étaient accueillies jusqu’alors dans ses murs, l’antenne icaunaise de l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière) tenue par Corinne ROGUIER et celle de l’Agence Economique Régionale (AER), incarnée dans l’Yonne par Angélique FAVIER.

Pour l’heure, la CPME de l’Yonne, autre entité institutionnelle qui bénéficiait de bureaux au siège social de la rue Etienne Dolet réfléchit encore à son positionnement quant à son futur emplacement géographique.

 

Des anciens locaux destinés à la dynamisation du port de plaisance ?

 

Du côté d’Action Logement – la structure a cédé son bien immobilier à la CCI avant de s’implanter dans un nouvel espace -, son personnel restera encore quelques temps sur place avant de déménager.

Les services de l’ADIL (Agence départementale d’Information sur le Logement) se sont déjà installés eux depuis le mois de mars, rue du Moulin-du-Président sur la rive droite.

L’ancien siège social de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne de 3 500 mètres carrés a été racheté par l’entité régionale d’EPF (Etablissements Publics Fonciers) au profit de l’Agglomération de l’Auxerrois.

Un choix immobilier qui peut s’avérer éminemment stratégique pour la collectivité en vue de la dynamisation du port de plaisance, qui est implanté à quelques encablures de là…

 

Thierry BRET

 

 

Le dossier est kafkaïen à souhait. Aussi complexe à résoudre que de trouver une minuscule aiguille acérée dans une botte de foin en période de moisson un soir d’été ! Pourtant, il faudra le solutionner tôt ou tard. Ne serait-ce que pour être, enfin, conforme avec la législation ! Depuis près de vingt ans, l’aire de grand passage destiné à accueillir les gens du voyage sur l’Auxerrois se fait attendre. Au grand dam des habitants qui en subissent parfois les préjudices. Mais, aussi du vice-président de l’Agglomération en charge de cet épineux sujet, Dominique CHAMBENOIT…

 

CHEVANNES : Voilà un thème de l’actualité qui connaît son flux de récurrences selon les saisons de l’année. Notamment à l’approche des fêtes religieuses qui ponctuent notre calendrier, de la période estivale et de l’époque des récoltes. Un sujet dont se plaignent de plus en plus de nombreux habitants de la capitale de l’Yonne qui en vivent les désagréments. Nuisances sonores à l’appui. Mais, pas que. Certains de ces riverains en ces malheureuses circonstances pointent du doigt l’insécurité. L’insalubrité, aussi.

Bref, faire cohabiter de manière inappropriée sur un même périmètre les caravanes des gens du voyage et les résidents sédentaires, durablement installés dans leurs propriétés, n’est pas chose facile en termes de voisinage et de qualité de vie. D’autant que les choses se reproduisent assez fréquemment au cours d’une année civile. Malgré leur bonne volonté, les Auxerrois ne veulent plus de cela. Le vice-président de l’Agglomération qui a pris à cœur la gestion de cet ubuesque dossier depuis qu’il a été élu, non plus !

 

Prendre le pouls des gens du voyage de manière régulière…

 

Il ne se passe pas une journée sans que Dominique CHAMBENOIT, puisque c’est de lui dont il s’agit, ne se rende sur le théâtre des opérations dispatché parfois à plusieurs endroits de la ville pour y rencontrer les représentants des gens du voyage afin d’améliorer leur qualité d’accueil sur notre territoire. Un parcours du combattant qui se transforme certaines fois en chemin de croix !

A l’écoute, affable, prenant très au sérieux sa mission quasi régalienne à ses yeux qui lui a été confiée en acceptant ce mandat, le maire de Chevannes, toujours accompagné du fidèle Lahcen EZHANI, responsable de la gestion de l’aire de moyen passage de Toucy, aime prendre le pouls de ces gens du voyage, aux origines diverses et aux familles éclectiques.  

 

 

Des interlocuteurs à l’écoute des doléances des riverains excédés…

 

L’édile a su en faire de même, la semaine dernière, en recevant dans les locaux de sa mairie une petite délégation de résidents auxerrois, excédés par cette promiscuité dont ils ne veulent plus subir les effets réguliers. Pour poser toutes les cartes de la transparence sur la table, il n’était pas seul. L’élu avait convié pour la circonstance les deux  conseillers départementaux du canton, le chef de file du MoDem de l’Yonne Pascal HENRIAT et la locale de l’étape, puisque vivant à Chevannes, Delphine BILLON.

Autre personnage clé de ces discussions proposées à bâton rompu : l’adjoint de la Ville d’Auxerre, Sébastien DOLOZILEK, qui a pour vocation à gérer la tranquillité des espaces publics et la sécurité. Autant dire l’homme idoine de la situation pour apporter tous les éléments informatifs à cette petite poignée de résidents insatisfaits par la tournure des évènements.

L’échange entre les participants donna lieu à un inventaire à la Prévert non exhaustif où doléances et exemples de nuisances nocturnes tinrent le haut du panier. Courtois au début de la réunion, il devint un peu plus véhément et revendicatif par la suite, c’est-à-dire près de deux heures plus tard. Sans pour autant qu’une réelle solution soit apportée pour résoudre le problème. Un casse-tête chinois à plusieurs tiroirs…

Au sommet desquels se situe le nœud gordien de toute la problématique : la création d’une aire de grand passage, permettant d’accueillir le maximum de caravanes en transit sur l’Auxerrois.  Une aire de grand passage, réclamée également par les personnes concernées !

 

 

 

Une aire de grand passage : mais qu’est-ce que c’est ?

 

Or, a contrario d’Avallon ou de Sens, Auxerre ne dispose toujours pas de ce fameux terrain comme l’oblige pourtant la loi depuis deux décennies ! Selon la DIHAL (Délégation interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement), l’objectif de cette aire de grand passage est de « répondre aux besoins des gens du voyage en fixant des conditions minimales d’accueil tout en laissant aux communes et EPCI le soin d’adapter ces dispositions aux réalités locales ». Sachant que la mise en place de ces aires dans les grandes villes de l’Hexagone a été rendue obligatoire… au 01er janvier 2022 !

Dans l’absolu, à quoi ressemble un tel terrain ? La surface des aires a été fixée à au moins quatre hectares sous certaines conditions pouvant être dérogées par la préfecture. Le terrain doit disposer d’un sol stabilisé et adapté à la saison d’utilisation définie par le schéma départemental, il est également carrossable par temps de pluie et autres intempéries.

D’un point de vue sécuritaire, l’aire doit comprendre au moins un accès routier facilitant la circulation appropriée et l’intervention des secours, une desserte interne, une installation accessible d’alimentation en eau potable, une installation d’alimentation électrique sécurisée et un éclairage public à proximité.

Conformément à l’article 149 de la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté, l’aménagement des aires de grand passage est une obligation pour les collectivités de plus de cinq mille habitants.

Or, dès 2018, à l’instar des accès facilitant la mobilité des personnes handicapées dans les villes, la France accusait déjà un retard considérable avec seulement 170 des 348 aires initialement prévues aménagées !

D’ailleurs, Dominique CHAMBENOIT a même placé le curseur bien en deçà des exigences requises, réclamant idéalement pour les gens du voyage l’ouverture d’une aire de grand passage et celle de deux aires de moyen passage sur le secteur géographique dont il a la compétence.

« J’espère qu’avant le terme de ce mandat, lâchera-t-il péremptoire, je puisse obtenir ce que j’ai demandé ! ».

 

  

Diplomatie, tolérance et sérénité pour résoudre le problème : est-ce suffisant ?

 

Ce ne sera pas sans avoir essayé ! L’élu communautaire partisan du principe tripartite de la diplomatie, de la tolérance et de la sérénité pour résoudre l’énigme a constitué une liste de potentialités foncières en se rapprochant de certains de ses homologues de l’Auxerrois qui ont proposé ainsi lesdits terrains. A date, un projet d’aménagement concernant une aire de grand passage et deux terrains de moyen passage est à l’heure actuelle à l’étude au sein de l’Agglomération, sans que l’on connaisse avec exactitude les communes ayant proposé ces surfaces d’accueil.

Avec beaucoup de réserve tout de même quant à l’acceptation définitive des riverains qui ne tarderont pas dès qu’ils l’apprendront à multiplier les pétitions pour faire capoter le projet !

Une chose est évidente dans ce dossier sans réelle réponse concrète pour l’heure : rares sont les habitants des 29 communes que compte l’agglomération qui souhaitent l’implantation d’une aire de grand passage dans leur commune.

Même localisée à plusieurs centaines de mètres de la première habitation ! Pourtant, il faudra bien s’y résoudre : ne serait-ce que pour respecter la loi…

 

Thierry BRET

 

 

C’est fini ! La rénovation du hall de la gare ferroviaire auxerroise et du fameux passage sous-terrain menant aux quais est terminée. Dorénavant, l’accessibilité à tous les passagers, y compris les personnes atteintes d’un handicap, est donc facilitée avec le terme de chantier qui s’inscrivait dans le cadre du Plan de relance soutenu par l’Etat, la Région Bourgogne Franche-Comté et les différentes structures de la SNCF…

 

AUXERRE: Au quotidien, le hall de gare de la capitale de l’Yonne voit transiter plus d’un millier de passagers (une moyenne journalière de 1 200 personnes avec exactitude) ; des usagers de la SNCF qui n’éprouveront dorénavant plus de difficultés pour se rendre jusqu’aux quais un et trois de l’infrastructure, leur permettant de gagner Dijon, Lyon ou Paris.

En effet, les travaux visant à améliorer l’accessibilité et le confort d’accès se sont enfin achevés. D’ailleurs, diverses personnalités sont venues inaugurer l’achèvement de ces opérations lors d’une cérémonie protocolaire où participaient également la sénatrice de l’Yonne, Dominique VERIEN et le président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois, Crescent MARAULT. Le préfet de l’Yonne Pascal JAN représentait l’Etat.

Réalisés entre novembre 2019 et mars 2021 pour la première tranche, ces travaux entrepris par SNCF Gares & Connexions auront permis de rénover le vaste hall de gare avec l’installation d’un mobilier assis/debout et des bandes de guidage positionnées au sol servant à aider les malvoyants lors de leurs déambulations.  

En outre, il fut question de remettre aux normes les toilettes utilisées par les personnes à mobilité réduite mais aussi de remplacer les écrans d’information destinés aux voyageurs par de nouveaux outils adaptés aux malvoyants.

Dans la foulée, l’espace d’attente des voyageurs a été réaménagé avec la pose de mobilier, un éclairage spécifique et l’apport de plusieurs écrans. Quant à l’ancien buffet de la gare, il accueille désormais dans son espace de bureaux une antenne de la Région Bourgogne Franche-Comté. Ce qui a dû sans doute faire plaisir au vice-président en charge des transports et de la mobilité présent lors de cette découpe de ruban, Michel NEUGNOT.

 

 

La Région Bourgogne Franche-Comté et l’Etat très investis dans le financement…

 

Pour être tout à fait complet sur l’évolution de ce site, précisons que l’Ecole du Numérique, un centre de formation spécialisé dans les nouvelles technologies devrait faire prochainement l’objet de travaux de mise aux normes énergétiques avec la réfection de la toiture, l’isolation et la pose d’un système de chauffage en adéquation avec ses besoins.

Financés à 65 % par la Région (1,5 million d’euros) et à 35 % par SNCF Gares & Connexions (800 000 euros), ces travaux de réhabilitation facilitant l’accessibilité se seront élevés in fine à 2,3 millions d’euros.

La seconde tranche de ces travaux, effectués entre janvier 2021 et le printemps 2022, sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau, aura permis d’agencer les quais de la gare d’Auxerre, en rehaussant entre autres ces derniers (le quai 3) sur 240 mètres pour un accès plain-pied au train, et d’y installer deux ascenseurs depuis le souterrain. Des appareils qui sont fonctionnels depuis le mois d’août.

S’y sont ajoutés une signalétique spécifique, des installations podotactiles, une double main courante, des goulottes à vélo, du mobilier, des cendriers ou encore des poubelles.

L’investissement global s’est élevé à 5,7 millions d’euros, cofinancés par la Région à hauteur de 26,3 % (1,5 million d’euros) et l’Etat pour 73,7 %, soit une enveloppe de 4,2 millions d’euros.

Dernièrement, la pose de bardage sur les murs du souterrain et de l’abri du quai 3, la réfection des peintures, du sol au plafond auront nécessité un investissement complémentaire d’1,5 million d’euros de la part de l’institution régionale.

 

Thierry BRET

 

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