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La décision s’est faite de manière collective. « En commun accord » avec les élus de l’équipe du président-maire de la capitale de l’Yonne, avant d’être annoncée par un communiqué de presse officiel ce lundi. Crescent MARAULT a choisi de ne pas respecter la sacro-sainte cérémonie des vœux et son corollaire de dégustation de galettes afin de participer à l’effort collectif de sobriété énergétique. Entre la tradition et les économies d’énergie, c’est sûr, il n’y a pas photo !

 

AUXERRE : Si la cérémonie des vœux de l’année de grâce 2022 avait fait couler beaucoup d’encre dans l’Auxerrois – et par ricochet bien au-delà sur les réseaux sociaux ! -, du fait de ses caractéristiques organisationnelles un peu particulières (l’animation assurée au préalable par le regretté Jean-Pierre PERNAUT) ; c’est simple, en cette année 2023, l’exécutif auxerrois n’aura rien à craindre de ce côté-là puisqu’il n’y aura pas, in fine, de célébration concrète de cet évènement.

Ou alors, les médias de France et de Navarre, à l’instar des régionaux de l’étape, en feront écho pour expliquer les véritables raisons de cette non-programmation, à savoir l’effort voulu par la collectivité à fournir en matière de sobriété énergétique.

La non-organisation de cet évènement est donc imputable au contexte de tension énergétique patente dans lequel se trouve à l’heure actuelle l’Hexagone alors que les menaces de coupure d’électricité ou de gaz planent au-dessus des têtes de nos compatriotes.

« Il est demandé à chaque habitant de notre pays de limiter sa consommation en énergie…, précise le communiqué de presse adressé par la direction de la communication de la Ville d’Auxerre.

 

 

 

Conséquence, du côté de l’édile et de son équipe, on préfère la jouer collectif et solidaire sur ce dossier. Plutôt bien jouer côté stratégie pour séduire l’électorat écologiste et ses valeurs !

Au nom de la sobriété énergétique – un thème qui nous est rebattu à longueur de journée par les membres du gouvernement qui n’hésitent pas à porter des cols roulés pour en marteler l’importance -, la décision de ne pas programmer la fameuse manifestation s’apparente à une évidence pour les élus communautaires de l’Agglomération de l’Auxerrois.

« Il s’agit d’être en cohérence avec le Plan de solidarité énergétique mis en place début novembre à Auxerre et sur le bassin, spécifie en filigrane le communiqué.

En terme clair, si l’on désire vivre un moment de convivialité collective dans une salle des fêtes avec les élus du cru, il faudra donc s’armer de patience cette année et attendre que les beaux jours reviennent pour retrouver les petits plaisirs de la dégustation de gougères et d’un verre issu d’un cru local sur Auxerre !

Mais, il faudra faire fi de la dégustation de la galette, l’époque en sera totalement dépassée !

 

Thierry BRET

 

 

Ils sont les plus chaleureux possibles, les vœux adressés par le représentant de l’Etat aux nombreuses personnalités du territoire, conviées à la traditionnelle cérémonie, accueillie dans les salons de la préfecture. Un exercice oratoire de facture classique sur la forme – le premier du genre pour le préfet qui a pris ses nouvelles fonctions au printemps 2022 – mais plutôt enthousiaste sur le fond, avec l’accent qui aura été apporté à quelques chantiers prévus en 2023 dont la transition écologique et le Fonds « Vert »…  

 

AUXERRE : « Depuis que j’ai l’honneur de représenter l’Etat dans ce département, j’ai rencontré des élus dynamiques, des entrepreneurs innovants, des bénévoles associatifs engagés, des forces de secours et de sécurité toujours mobilisées, sans oublier une équipe préfectorale qui est totalement impliquée et investie… ».

Il aura fallu une petite phrase, loin d’être anodine, servant de préambule à la cérémonie annuelle des vœux pour comprendre que le préfet en exercice dans l’Yonne Pascal JAN semblait plutôt satisfait de se trouver là !

En pareille circonstance, il est vrai, et en excellente compagnie, aux côtés des personnalités les plus représentatives de ce territoire, reconnues pour leurs actions et contributions à son développement. Quand il ne s’agit pas de son rayonnement au-delà de nos frontières !

 

L’Yonne a su montrer ses capacités d’adaptation face aux évènements…

 

Qu’elles soient au service des institutions, des structures associatives, de la culture, du sport, du tourisme, de la vie économique, voire de la politique…, ces figures territoriales icaunaises, destinataires de ces vœux préfectoraux, ne pouvaient manquer un tel rendez-vous malgré la concomitance de plusieurs évènementiels biffés sur des agendas bien garnis. On pensera notamment à l’audience de rentrée du Tribunal de commerce d’Auxerre dont la cérémonie se déroulait quasiment en même temps à quelques encablures de là sous la baguette de son président, Pascal BAILLY !

Certains n’hésitèrent pas à jouer au funambule avec la programmation en toute dextérité, passant de l’une à l’autre de ces animations afin de ne pas en louper une miette. Il aurait été regrettable, en effet, de ne pas participer à cette cérémonie des vœux – la première du préfet Pascal JAN depuis sa nomination – et d’en humer tous les subtils contours au plan de la dialectique et des messages délivrés.

Un Pascal JAN qui aura donné sa vision analytique personnelle de l’année écoulée, «  2022 aura été marquée par des faits imprévus, c’est moins que l’on puisse dire ! », au pupitre, s’adressant à une assistance compacte face à lui. Pour autant, précisera-t-il très vite, « l’Yonne a su démontrer ses capacités d’adaptation face aux évènements ».

Remerciant tout de go ces Icaunaises et Icaunais qui auront été salvateurs et mobilisés dans leur capacité d’accueil (et d’altruisme) envers les 428 Ukrainiens accueillis sur notre territoire, le haut fonctionnaire de l’Etat rappela que le département septentrional de Bourgogne était une terre de solidarité. « Il est de notre devoir de les accueillir, soulignera-t-il, le temps du règlement de ce conflit ».

Avec plus de légèreté par la suite, Pascal JAN, grand passionné de football, ne manqua pas d’évoquer le retour parmi l’élite de l’AJ Auxerre. « J’espère que ce retour au premier plan sera pérenne pour longtemps. On peut formuler le vœu que le club auxerrois renoue avec un passé glorieux ! ».

Mais, de l’avis du préfet, le cœur du sport sur notre territoire est porté en réalité par les clubs amateurs et leurs valeurs qui se traduisent par l’axe sport/santé.

« Si l’accession de l’AJA en Ligue 1 est un vecteur d’inquiétude, voire d’angoisse au niveau des problématiques sécuritaires, dit-il avec un petit sourire sur les lèvres en se tournant vers la directrice de cabinet, Marion AOUSTIN-ROTH, elle n’en est pas moins une source de développement économique capitale pour le tourisme – « une véritable locomotive pour de nombreux secteurs également » - mais aussi l’hôtellerie et la restauration…. ».

 

 

 

France 2030, un concept qui porte une ambition très claire…

 

Pascal JAN eut aussi des phrases bienveillantes envers les soignants et les professionnels de santé, mobilisés depuis de nombreux mois pour juguler du mieux possible les effets de la pandémie imputable à la COVID-19. « Nous leur devons beaucoup, rappellera-t-il, et chacun s’associera à ces remerciements… ».

Changeant radicalement de sujet, parmi la multitude d’évènements inattendus ayant marqué les douze derniers mois de l’année, le préfet aborda le réchauffement climatique et ses conséquences. Des épisodes météo qui l’ont marqué au niveau mémoriel puisque dès sa prise de fonction, il sera confronté à une chute drastique des températures et au gel, entraînant de sérieux dégâts chez les arboriculteurs. Puis, il y eut des orages de forte intensité au cours du printemps, avant les vagues successives de chaleurs caniculaires qui plombèrent l’été.

« Ces évènements impactent nos écosystèmes et nos espaces naturels, poursuivra Pascal JAN, avec la recrudescence des incendies, des difficultés à s’approvisionner en eau, à l’assèchement des rivières. Heureusement, la mobilisation des élus et des équipes de secours auront permis d’éviter le pire… ».

Puis, l’orateur insistera sur l’engagement de l’Etat et des collectivités territoriales dans la transition énergétique et écologique. 2023 permettra d’accélérer, voire d’amplifier cette transition. Au même titre que les autres chantiers qui lui sont chers, comme la souveraineté, l’égalité des chances ou encore le plein emploi. « Je serai particulièrement vigilant cette année sur ces thèmes de travail, martèlera-t-il.

Une concrétisation de la politique des services publics qui s’appuie sur les services de l’Etat. Catégorique, Pascal JAN a réaffirmé au passage que « lesdits services seront aux côtés des élus dans le département ».

Quant à la politique des services publics déclinable sur l’Hexagone, elle nécessite une enveloppe budgétaire de 54 milliards d’euros avec le dispositif France 2030 – « un concept qui porte une ambition claire et il faut avoir de l’ambition » - en repositionnant la France dans le concert des nations à sa place de leader.

Succédant au plan France Relance, France 2030 – le préfet devait s’appesantir sur les raisons d’être de ce dispositif – permet à l’Etat d’investir et d’innover en assurant en parallèle la préservation de la biodiversité et en garantissant les souverainetés alimentaires et énergétiques du pays. Dans l’Yonne, la stratégie concernant les énergies renouvelables se veut ambitieuse en faveur de l’environnement mais aussi de l’emploi – l’un ne va pas sans l’autre dixit Pascal JAN – et de l’attractivité du département.

« Aujourd’hui, affirmera Pascal JAN, je suis convaincu que l’Yonne dispose des atouts nécessaires pour passer un cap pour aller vers cette politique ambitieuse pour les générations qui nous suivent ».

 

 

Etre unis et solidaires pour relever les défis de 2023…

 

 

Les services de l’Etat continueront à agir au quotidien. Tant dans les domaines de la sécurité, de l’insertion et de l’accompagnement, ou la protection contre les violences intrafamiliales. Cette aide sera également effective sur le volet de l’environnement avec les « fonds verts » qui financeront un certain nombre de projets visant à l’adaptation des transformations climatiques. En 2022, près de trois cents projets ont été soutenus par des subventions de l’Etat pour un montant total de 22 millions d’euros.

Rapprocher les services publics des citoyens, grâce à la mise en place des trente-et-une maisons France Service qui maillent le territoire icaunais, est aussi un autre moyen de s’investir au bénéfice du territoire. Toutefois, Pascal JAN s’est dit très surpris de constater qu’une large frange de la population ne connaît pas l’existence desdits établissements, situés le plus souvent à quelques kilomètres de leur lieu de résidence.

« Il y a un effort particulier à faire en termes de publicité et de communication, observa-t-il, c’est un engagement fort et massif du Président de la République et on doit l’honorer… ».

Le préfet n’en oublia pas de citer l’emploi et le travail coopératif entretenu entre les différents acteurs de la discipline, Pôle Emploi, l’Education nationale, les Missions locales, ainsi que les dispositifs de formation professionnelle et d’apprentissage existants.

Enfin, le préfet précisa un autre élément de la feuille de route traduisant le rapprochement pérenne entre l’Etat et les collectivités territoriales, via les services ad hoc et les élus/secrétaires de mairie. Celui des réunions annuelles entre ces diverses composantes qui facilitent ces échanges constructifs et devraient s’intensifier.    

« On doit travailler ensemble au nom de la proximité, c’est un élément essentiel… ».

Reste la culture et le sport. Le 150ème anniversaire de la naissance de Colette devrait être célébrer dignement dans l’Yonne la fin janvier. Quant au passage de la flamme olympique dans l’Yonne (Jeux de Paris 2024), cela résulte de l’investissement et de l’engagement de Patrick GENDRAUD, président du Conseil départemental, pour cette manifestation aux contours internationaux évident.

« Il nous faut nous munir de confiance et de fierté pour aborder l’année qui vient, devait conclure Pascal JAN au terme de sa longue prise de parole, être uni et être solidaire, mais je sais que vous savez le faire pour relever les défis et les enjeux de cette année 2023… ».

Un vœu qui est loin d’être pieu à l’applaudimètre, tant la volonté d’y parvenir ensemble sur ce territoire est grande, assurément…

 

Thierry BRET

 

 

Représentant les propriétaires gestionnaires des monuments historiques de France – des acteurs économiques immuables au développement de l’activité patrimoniale et touristique dans l’Hexagone -, l’Icaunais Louis-Marie MAUVAIS, à la tête de l’Abbaye de Reigny aux côtés de son épouse Béatrice, assistait ce jeudi en fin de matinée à Bercy aux vœux du ministre Bruno LE MAIRE destinés à la sphère économique. Avec à la clé un petit « selfie » !    

 

PARIS : C’est certain, cela n’arrive pas tous les jours dans son existence. Croiser de très près et pouvoir échanger avec un membre du gouvernement, de surcroît le maître de Bercy (ministère de l’Economie et des Finances), avant de poser pour la postérité via son smartphone interposé !

C’est pourtant ce qui vient d’arriver à l’une des figures représentatives de l’activité touristique de notre département, Louis-Marie MAUVAIS, qui en a sa qualité de représentant des propriétaires gestionnaires des monuments historiques de France – il dirige le devenir de l’Abbaye de Reigny près de Vermenton avec son épouse Béatrice - a pu répondre favorablement à l’invitation du ministère à l’occasion de la traditionnelle cérémonie des vœux du « grand argentier » de l’Hexagone.

 

 

Un évènement concocté dans les salons d’honneur de Bercy, au cœur de Paris, devant un parterre très fourni de décideurs économiques de tout horizon. La sixième cérémonie de la sorte pour l’hôte de ces lieux, Bruno LE MAIRE, très en verve depuis le début de la nouvelle année question actualité !

Durant une heure, le poids lourd du gouvernement aura devisé avec les chefs d’entreprises et autres membres des syndicats patronaux, prenant le temps de poser pour quelques clichés d’anthologie. Comme celui que le propriétaire de l’abbaye cistercienne sise au sud d’Auxerre ne manquera pas de conserver pieusement parmi ses souvenirs photographiques…Un patrimoine visuel, en somme !

 

Thierry BRET

 

C’est comme un alignement parfait des planètes. Mais, pas de celles qui nous font rêver par leur brillance lointaine lorsque l’on observe la voûte céleste au cœur de l’hiver si le ciel est dépourvu de toutes aspérités nuageuses. Non, ce mois de janvier 2023 que l’on pourrait déjà qualifier de « noir » par son contexte additionne tous les ingrédients d’un long conflit social à l’explosivité extrême qui sent la poudre.

Alors que les épidémies de grippe – elle est puissamment ravageuse cette année avec des pointes de températures à plus de 39° de fièvre chez les malades -, de bronchiolite, de gastro-entérite, de COVID forment une armada de virus et autres bactéries notoires qui partent à l’assaut de tout ce qui bouge dans l’Hexagone que l’on soit masqué ou pas ; alors que les urgences sanitaires surnagent d’une patientèle qui ne sait plus à quels saints se vouer du fait de la désertification des généralistes sur le territoire, les cabinets médicaux et les laboratoires de biologie ont décidé de faire cause commune en pratiquant le droit de grève !

Un sacré réveillon pour les plus infortunés d’entre nous qui auront été dans l’obligation pour cause de pathologies soudaines et virulentes de se soustraire de toutes traditions épicuriennes aux relents joyeux pour essayer tant bien que mal et à force de patience et de pugnacité d’obtenir une consultation médicale. Histoire de posséder la précieuse ordonnance pouvant les soulager de leurs douleurs. A défaut de les guérir totalement entre deux fêtes !

Pour peu qu’ils se soient retrouvés à bord d’un Eurostar en grève de l’autre côté de la Manche en provenance de la perfide Albion ou de notre bonne vieille SNCF, un tantinet joueuse et imprévisible quant à son personnel avec les mouvements sociaux à répétition au moment des vacances – un phénomène devenu habituel -  et la coupe du ras-le-bol était assurément bien pleine pour entamer 2023 !

 

 

Un janvier « noir » ponctué de mouvements revendicatifs des professionnels de santé…

 

Un « janvier noir », disais-je ! Même si la santé n’a pas de prix et qu’il faut coûte que coûte trouver le remède idoine afin de retrouver au plus vite sa forme et ses esprits. Et encore de ce côté-là, devait-on y ajouter pour couronner le tout, et bien avant l’Epiphanie, la pénurie de paracétamol et autres « Doliprane » en perte de vitesse parmi les rayons des officines pharmaceutiques ! Mais, comme chacun le sait dorénavant : dès qu’il manque quoi que ce soit dans les rayons de la consommation de ce pays, la faute en incombe naturellement à…l’Ukraine !

Comme devait le déclarer au moment de ses vœux à la Nation le président de la République Emmanuel MACRON, « la santé n’est pas simplement une politique publique parmi d’autres… Elle est celle qui permet toutes les autres ».

De cela, nous autres citoyens lambda ou représentants de la société civile en besoin constant de réflexions et de progressions concrètes sur le terrain, nous en avons parfaitement conscience. Il est vrai que le système de santé en France ne tourne pas bien rond – cela ne date pas malheureusement pas d’hier - et surtout pas dans le sens des aiguilles du montre. Il serait donc grand temps, après la grande première revendicative et sociale des praticiens en blouse blanche qui ont amorcé ce mouvement avec succès – mouvement soit dit en passant totalement légitime au vu de la charge de travail requis et de conditions de travail à la limite du concevable – que les choses évoluent en les faisant bouger favorablement.

 

 

Où sont passées les véritables auscultations de jadis ?

 

Le chef de l’Etat n’a donc pas ergoté pour tenter d’apporter des solutions à ce climat délétère qui règne de main de maître dans l’univers du médical en France. D’une part, il a réalisé une grande première. Du jamais depuis son accession dans le fauteuil élyséen en 2017. La présentation de ses vœux – jusque-là on ne s’emballe pas, c’est de coutume ! – en phase directe et au plus près des soignants et acteurs de la santé dans un centre hospitalier implanté en Ile-de-France.

D’autre part, désireux, je cite, « sortir de ce jour de crise sans fin » en faisant allusion au système de santé hexagonal qui se dégrade d’année en année depuis des lustres, le tout ayant subi une sacrée accélération de type Mach 2 du fait de la fameuse pandémie sanitaire qui a été imputable à la COVID depuis bientôt trois ans.  

Que propose l’occupant de l’Elysée au bout du compte ? En premier lieu de réorganiser en profondeur le travail dans la sphère hospitalière publique : et là, c’est vrai il y a matière à phosphorer pour les neurones aiguisées des technocrates de nos ministères concernés. Emmanuel MACRON souhaite également dégager plus de temps aux médecins. Ceux-ci sont perpétuellement assaillis de contraintes et paperasseries administratives cocardières qui les empêchent d’appliquer les serments vertueux d’Hippocrate dans les règles de l’art.

Une digression à ce propos que chacune et chacun d’entre nous aura pu constater lors d’une consultation médicale chez un généraliste d’aujourd’hui.

Son médecin traitant, par exemple, pour celles et ceux qui ont encore la chance d’en posséder une ou un dans leur escarcelle car près de six millions de nos compatriotes n’en ont plus à l’heure actuelle ! Bonjour l’angoisse et bienvenue dans le monde irréel des urgentistes !

Observer votre consultation, même basique côté raisons pathologiques. Le nez plongé sur le clavier de son ordinateur, le généraliste, une fois la carte Vitale insérée dans l’appareil de lecture – l’indispensable sésame qui facilite tant les choses ! – prend-il réellement le temps de procéder à une auscultation approfondie de votre personne et surtout de votre corps ?

Quid de la tension ? Quid de la mesure du taux d’oxygénation dans votre sang ? Votre poids ? Votre taille ? Les salvatrices palpations de jadis à même l’abdomen ou dans le dos pour y déceler au toucher la moindre faille dans l’organisme ? Les yeux ? L’état de votre dentition ? Les oreilles ? La respiration avec cet instrument métallique et froid que l’on appliquait séance tenante quand nous étions encore des mômes : le stéthoscope !

Oui, tout cela semble sorti d’un autre temps et nécessitait de véritables consultations scrupuleuses où les minutes consacrées à la patientèle ne se résumaient pas à une quelconque peau de chagrin…

 

 

L’hyper rigidité dans l’application des 35 heures enfin abordée : Emmanuel MACRON ose…

 

Aujourd’hui, faute de personnels, sans assistantes médicales ou secrétaires – c’est l’une des priorités de ce plan MACRON en faveur de la santé de demain d’en accélérer le recrutement -, avec des charges horaires qui frisent parfois l’apoplexie pour les praticiens, la séance de visite n’excède pas la dizaine de minutes et encore avec le remplissage en direct et devant vous des éléments à enregistrer sur l’écran de l’ordinateur.

Mais, autrefois – il y a encore deux décennies de cela – il y avait pléthore de généralistes et de spécialistes dans la province profonde.    

Sous la première mouture du quinquennat, Emmanuel MACRON avait déjà fait de l’inextricable problématique de la santé l’une de ses priorités. Fin du numerus clausus – un dispositif qui aura limité de façon drastique le nombre d’étudiants en médecine et aura torpillé toute la relève potentielle en la décourageant -, Ségur de la Santé avec des aides financières d’urgences pour lutter le plus efficacement possible contre les effets destructeurs de la COVID : avec le thème de l’école (autre casse-tête chinois en France), le domaine de la santé s’est donc invité parmi les items forts de campagne prélude au second mandat.   

Au-delà des premières mesures qu’il désire mettre en place d’ici le mois de juin, le chef de l’Etat a enfin osé aborder « l’hyper rigidité » dans l’application des 35 heures, provoquant peut-être une première brèche de poids dans un mode opératoire régissant le travail que seule la France a mis en place en Europe. Si cela avait été si vertueux, d’autres n’auraient pas hésité à le dupliquer !  

Entre la revalorisation des actes médicaux et offrir à la patientèle la possibilité qu’un médecin traitant suive enfin son dossier, on le voit, rien ne semble si facile et acquis pour la gouvernance dans l’amélioration de ce sujet ô combien kafkaïen.

Passer des discours protocolaires aux actes tangibles sur le terrain semble être la réaction attentiste des syndicats de la corporation et l’Ordre des médecins qui se montrent extrêmement prudents après les déclarations de la semaine du Président de la République.

Des soignants et praticiens qui oscillent entre espérance, doute et colère. A l’instar des Françaises et des Français qui attendent beaucoup mieux de leur système de santé, dans ce grand pays qui est le nôtre, surtout avec le vieillissement démographique de la population…

 

Thierry BRET

 

 

Les factures explosent du fait de l’envolée inflationniste (et spéculative) des coûts de l’énergie. Les fermetures de sociétés artisanales, quant à elles, risquent de s’accumuler bon train dans l’Hexagone par effet gigogne. Sous le feu des projecteurs, il y a surtout la filière boulangère et pâtissière. Tout le monde monte au créneau et y va de son soutien indéfectible, voire pour trouver les solutions adéquates à la problématique. Les derniers en date dans l’Yonne à se manifester ne sont autres que les partisans d’Eric ZEMMOUR…

 

AUXERRE : « Ils se retrouvent aujourd’hui en première ligne face à la crise énergétique ! ». Ils ? Ce sont bien sûr les représentants de l’une des filières de l’artisanat qui possède toujours une cote grosse çà auprès des Françaises et des Français, à savoir les boulangers/pâtissiers. Des professionnels qui se lèvent tôt et qui incarnent à eux seuls le désir d’entreprendre.

Leur récente grogne, pour ne pas dire colère froide face à la récurrence des hausses des tarifs énergétiques appliqués dans l’Hexagone s’étale depuis quelques semaines à la une des médias. Une vindicte qui trouve de plus en plus écho auprès de la sphère politique qui y voit, au-delà du naturel soutien à la filière, une façon de pouvoir s’exprimer sur le sujet. Un sujet qui au vu du contexte international ne devrait pas nous lâcher de l’année 2023…

Délégué départemental du parti « Reconquête ! » dans l’Yonne, Jean-Christophe LETIERCE entre dans la danse, à l’instar de bon nombre de représentants politiques du landerneau, histoire d’expliquer à son tour la position du mouvement souverainiste porté nationalement par l’ancien éditorialiste et polémiste Eric ZEMMOUR.

D’ailleurs, « Reconquête ! » a déplacé le curseur de cette bataille idéologique autour du pain sur les réseaux sociaux, grâce à une campagne de sensibilisation baptisée « je soutiens mon boulanger ».

 

L’ARENH, une « monstruosité » à l’origine de tous nos maux…

 

De son côté, le « patron » du parti souverainiste dans l’Yonne rappelle « que les boulangers subissent les choix politiques qui ont été réalisés depuis des années – voire amplifiés par la gouvernance d’Emmanuel MACRON – en matière d’énergie et d’électricité ».

Et de renchérir par la formule suivante : « Tels des pompiers pyromanes, les membres du gouvernement se relaient pour présenter leurs réponses d’urgence face à une situation qu’ils ont largement créée et qu’ils auraient dû anticiper ! ».

Eric ZEMMOUR déclarait après les annonces faites par Bruno LE MAIRE, « le ministre de l’Economie ouvre désormais des guichets d’aides publiques après avoir mis en danger nos artisans ! ».

Le porte-parole de « Reconquête ! » dans l’Yonne estime « qu’il est grand temps de sortir du marché européen de l’électricité et d’en finir avec l’indexation sur le tarif du gaz ». Une aberration totale à ses yeux.

« Il faut que la France investisse de nouveau et massivement dans notre filière nucléaire, ajoute Jean-Christophe LETIERCE, c’est la seule solution pérenne qui permettra de rendre à nos boulangers,  mais aussi plus largement à toutes nos entreprises et à tous les foyers un accès à une électricité à prix raisonnable… ».

Le 09 décembre 2021, Eric ZEMMOUR avait tenté d’alerter Bruno LE MAIRE sur la folie et les dangers que représentaient l’ARENH (Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique) et le marché européen de l’électricité.

Un dispositif qualifié de « monstruosité » à l’époque par les anciens dirigeants d’EDF ! Un dispositif dont sont victimes ouvertement aujourd’hui les artisans de la filière boulangère…et l’ensemble des entreprises.

 

Thierry BRET

 

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