Asseoir ses idées au plus près du terrain en essayant d’éradiquer les préjugés les plus tenaces. L’option, retenue par le RN, s’avèrera-t-elle payante d’ici quelques mois dans la plupart des villes de l’Hexagone ? A l’instar de Fréjus, Béziers, Henin Beaumont, Beaucaire ou Villers-Cotterêts, devenues des symboles de cette stratégie de conquête. Voulant améliorer le cadre de vie où ils seront élus, les ténors du Rassemblement national déroulent un autre axiome pour tenter de convaincre les électeurs de choisir leur parti aux municipales : un programme d’intérêt général basé sur la baisse de la fiscalité. Un pari que Pascal ROI relève en qualité de candidat à Auxerre…

AUXERRE : A quelles prétentions peuvent raisonnablement espérer les représentants du Rassemblement national dans la capitale de l’Yonne au soir du premier tour des municipales ? A deux mois du lancement de la campagne officielle, l’extrême-droite dispose-t-elle des moyens nécessaires pour enlever la préfecture de ce département de Bourgogne et chambouler ainsi le paysage politique local ?

Peu d’observateurs y croient, en vérité. Même si le RN a renforcé sa présence sur ce territoire. Notamment dans sa partie la plus septentrionale.

Pourtant, à l’analyse des dernières échéances électorales, celles des Européennes du mois de mai, le parti de Marine LE PEN a encore amélioré son score dans l’Hexagone, de manière très significative. Enregistrant 23,34 % des suffrages exprimés devant La République en Marche et Europe Ecologie Les Verts.

Cependant, les municipales ne focalisent pas les mêmes centres d’intérêt auprès des électeurs. Et chacun sait que les scrutins d’envergure nationale, voire internationale, n’accouchent pas forcément de résultats similaires, ramenés au prisme territorial.

En outre, il ne faut pas omettre que le FN, devenu entre-temps le Rassemblement national, n’a jamais obtenu de scores très nets et retentissants à Auxerre. A contrario de ceux qui ne cessent de croître au nord du département.

Bref, le pari de victoire est donc un tantinet risqué pour le successeur de Julien GUIBERT, parti depuis sous d’autres cieux, à l’assaut des électeurs de la Nièvre.

 

Le volet sécuritaire en guise de priorité absolue…

 

Celui qui hérite désormais du flambeau de leader auxerrois se nomme Pascal ROI. Qui est-il précisément ? Juste un néophyte en politique puisqu’il n’est adhérent que depuis février 2017 au sein de son mouvement de prédilection. Or, ce dernier prétend aujourd’hui incarner sur son nom la seule alternative envisageable au macronisme local à Auxerre.

Agé de 52 ans, il exerce une activité professionnelle dans le milieu de l’industrie. Le candidat à l’écharpe tricolore s’abstient de tout écart dans son existence. Un choix de vie qui lui offre une photographie vierge de toute aspérité plutôt déroutante en guise de curriculum vitae. Pascal ROI ne fume pas, ne consomme pas d’alcool, et se définit comme un végan pratiquant. Il le dit ouvertement lors de ses conférences de presse.

Adepte du cyclisme, il pratique le tir dans sa discipline sportive à ses moments perdus et demeure au fil des ans un inconditionnel supporter de l’emblématique club de football auxerrois. Parmi ses autres passions notoires, le postulant au titre de maire se dit féru d’informatique.

 

 

 

Pour autant, sera-ce suffisant pour faire la différence lors des deux tours d’un scrutin qui s’annonce plus que jamais complexe dans le microcosme auxerrois ?

Lorsqu’il commente en l’analysant le bilan du maire sortant, Guy FEREZ, l’orateur n’est pas tendre dans ses propos. Lui qui est habitué à viser des cibles par sa pratique sportive se complait à adresser des flèches assassines sur l’édile auxerrois en matière de sécurité, la problématique prioritaire à résoudre au plus vite.

Ce sujet envahit très vite son discours : hausse de la consommation de stupéfiants, recrudescence des vols, progression du nombre de cas de harcèlements sexuels dans les hauts d’Auxerre, incivilités croissantes dans les rues…Les reproches faits à l’ancienne équipe pleuvent sans discontinuer dans la bouche du néo-candidat.

 

Faire barrage aux candidats Macron-compatibles…

 

Pascal ROI détaille brièvement ce que pourrait être la philosophie de sa mandature s’il était élu. Lui qui souhaite être à l’écoute constante des administrés. Il aspire à redonner au maintien du lien social ses lettres de noblesse. En toile de fond, respecter le contribuable lorsqu’il évoque la surcharge fiscale de 13 % qui s’est abattue sur les habitants de la capitale de l’Yonne au cours de ces cinq dernières années. Le dynamisme économique du centre-ville intègre ses priorités. Sans que l’on en sache davantage pour le moment sur les moyens stratégiques pour y parvenir.

Il faudra donc s’armer encore d’un peu de patience pour connaître avec moult précisions le contenu du programme que le Rassemblement national préconisera à Auxerre.

D’autant que la liste du RN est loin d’être ficelée. Pascal ROI en appelle aux bonnes volontés. A celles et à ceux qui désirent un rassemblement local et communal pour soutenir sa démarche élective et le rejoindre. Seul credo inéluctable à respecter dans cette feuille de route : avoir à cœur de défendre les valeurs de la proximité et de la sécurité.

Encore inconnu dans le sérail politique icaunais, Pascal ROI a pour leitmotiv d’apaiser la ville et de la vider de ses tensions perpétuelles palpables dans certains quartiers.

« Les Auxerrois ont besoin de se sentir bien chez eux, clame-t-il haut et fort, déplorant au passage une situation délicate vécue dans les hauts d’Auxerre.

Côté sécuritaire, le porte-étendard du RN insiste sur cet impérieux besoin de renforcer la présence des patrouilles de police dans les rues, d’installer davantage de caméras de surveillance, de nouer enfin des liens maximaux entre la Ville et les forces de l’ordre.

A propos de ces items, le représentant du parti « bleu marine » rappelle que sa formation politique sait appliquer cela depuis longtemps en France avec succès.

Sur un domaine purement politique, Pascal ROI se présente surtout pour contrer tout ce qui peut ressembler de près ou de loin à l’idéologie présidentielle.

« L’ensemble des candidatures qui se font jour à Auxerre à l’heure actuelle montrent une véritable allégeance à Emmanuel MACRON, explique-t-il, je veux représenter une autre alternative à cette vision réductrice… ».

Si un tiers de la liste RN est d’ores et déjà constitué, le chef de file de l’extrême-droite auxerroise poursuit néanmoins ses investigations afin de boucler dans les meilleurs délais la feuille de route représentative de son parti. Son désir serait de surfer sur la déferlante des Européennes et ses scores très élevés. Seule incertitude dans la balance : une absence de notoriété locale.

Fort de ce constat, Pascal ROI peut-il aborder ces futures joutes avec le plein de capital-confiance ?

Lui ne s’en inquiète pas outre mesure. Il répond sans ambages à la question : « tout est possible en prenant en compte la réalité sociologique et les résultats déjà obtenus par le Rassemblement national dans l’Yonne… ».

Dès lors, l’objectif se veut simple pour le nouveau venu dans le paysage politique auxerrois : être mobilisé auprès des électeurs de la droite et de la droite dure pour décrédibiliser l’existant en coupant l’herbe sous les pieds d’autres prétendants.

Un sacré combat en perspective pour ce challenger qui aura pour colistière une retraitée de 69 ans, Sylvia TROUDE-SAUVAL. Mais, qui est loin d’être gagné pour autant…

 

Le concept se nomme Cristal. Transparent et conçu sur-mesure, il se veut universel. L’offre se destine aux familles : ces dernières bénéficiant pour la première fois d’un forfait bancaire généralisé. Ce dispositif en phase de test depuis 2018 a obtenu gain de cause de la part de ses instigateurs. Le pilote ayant répondu à ses attentes, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté a décidé de franchir le pas et de le commercialiser sur l’ensemble du territoire. Mise en application dès le mois d’octobre…

DIJON (Côte d’Or) : Répondre aux besoins de tous que l’on soit en couple, avec ou sans enfant, et ceci dans le cadre d’un même forfait packagé, c’est ce que propose depuis peu l’établissement bancaire régional à sa clientèle.

En effet, depuis un an, et après avoir vu ses tests spécifiques corroborer ses attentes, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté est devenue le pilote de ce dispositif novateur à destination des familles.

Aujourd’hui, l’établissement est la première banque à décliner ce type d’initiative bancaire à vocation familiale.

Jugée pratique et économique par ses auteurs, l’offre « Cristal » ne nécessite qu’une cotisation mensuelle unique pour la gestion de tous les comptes bancaires des membres d’une même famille. Et ce, quel que soit le nombre d’enfants !

Ainsi, grâce à ce forfait, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté aborde un nouveau virage dans ses choix stratégiques. En s’inspirant des opérateurs téléphoniques incontournables ou encore de l’opérateur NETFLIX, l’établissement colle au plus près des aspirations consuméristes du moment.

Grâce à cette offre personnalisée applicable à l’ensemble de la même fratrie, la banque mutualiste se donne une excellente opportunité de booster sa relation à la clientèle.

 

Un coût unique pour une multitude de fonctionnalités…

 

L’outil favorise la proximité dans la relation à l’autre. Un item demeurant l’un des credo forts de la société. Mieux : elle permet à un conseiller commercial de suivre chaque relation établie avec le client de manière assidue.

Dans l’absolu, cette offre déclinée intègre un certain nombre de services quotidiens proposés par une banque : un compte, une carte bancaire, diverses fonctionnalités digitales et ce fameux conseiller dédié. Celui-ci faisant office de pivot inaliénable dans la relation à travailler en direct auprès de la clientèle.

Y accéder est simple par essence. Le coût d’une cotisation mensuelle fixe suppose que chaque client peut personnaliser son équipement en fonction de sa situation personnelle.

Trois services peuvent y prétendre aisément : « Essentiel », « Confort » ou « Premium ». A l’aide de ce concept novateur, la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté s’enrichit de cette nouvelle expérience professionnelle pérenne, en optimisant plusieurs fonctionnalités en ligne qui assurent une gestion simplifiée et personnalisée des comptes de sa clientèle.

Un forfait né et testé dans notre région qui devrait s’élargir progressivement à l’ensemble de l’Hexagone dans les semaines à venir...

 

 

La trentième édition de ces séances de travail uniques dans l’Yonne permettant aux édiles de Puisaye-Forterre de se former aux items pédagogiques propres aux élus s’immerge du 03 au 07 novembre dans l’une des contrées européennes les moins connues des Français : la Bulgarie. Un séjour placé sous le sceau de l’amitié européenne et de la connaissance des pratiques administratives et politiques locales…  

CHAMPIGNELLES : Cap à l’est pour les édiles et certains conseillers municipaux des communes de Puisaye-Forterre en ce début du mois de novembre.

Trois jours durant, les représentants de ces collectivités icaunaises s’immergeront lors d’un voyage d’étude des plus instructifs au plus près de l’appareil administratif et politique de ce pays des Balkans, l’un des moins connus des Français.

Après la Roumanie l’année dernière, l’instigateur de ces rencontres institutionnelles et éducatives entre les peuples d’Europe, Jacques GILET, a décidé de jeter son dévolu géographique sur une nation de l’ancien bloc de l’Est dont les Français ignorent encore beaucoup de choses : la Bulgarie. Il va s’en dire que ce pays ne se résume pas au seul cliché digne de l’imagerie pratiquée à Epinal avec ses célèbres yaourts !

Le programme de ce séjour didactique se décomposera en deux temps forts : une concentration d’intérêt sur la capitale du pays, Sofia, et une plongée vers des localités, nettement plus rurales, plus à même de ressembler à celles de la Puisaye-Forterre.

Accueillie dans les locaux de l’Institut Français de Sofia par l’ambassadrice de France Florence ROBINE, la délégation de l’Yonne devrait y recevoir moult explications sur la gestion de la vie politique locale ainsi que ses diverses ramifications pratiques en matière d’organisation administrative et territoriale. A noter que ces échanges nourris et enrichissants bénéficieront de la présence de Sylvia GVEORGUIEVA, directrice de l’Association des municipalités bulgares.

 

 

 

Un volet sur la ruralité très renforcé dans cette étude…

 

L’un des thèmes essentiels de ces travaux qui portent toujours sur la place des communes au cœur des territoires, fera la part à la ruralité. La découverte, deux jours durant, de plusieurs localités bulgares (Tchavdar, Gorna Malina…) permettra d’aborder les projets européens vécus par ces localités champêtres ainsi que la gestion des déchets dans le souci d’optimiser une approche intelligente de la sauvegarde environnementale.

Au-delà de ces visites, il sera naturellement question des budgets (l’une des problématiques essentielles pour un élu local) avec le financement des projets, indispensables au développement et à l’essor économique.

Précisons que cette session de ces trentièmes entretiens se ponctuera le vendredi 15 novembre en journée à l’occasion de la dernière journée de travail consacrée au nouveau statut de maire, un exposé présenté par la sénatrice Dominique VERIEN et le nouveau contrat de cohésion 2021/2027.

 

 

 

Sans jeu de mot aucun, le club service auxerrois remet le couvert pour la troisième année consécutive lors de ce rendez-vous dominical concocté en marge de la Foire Saint-Martin. Ce 10 novembre, gourmets et gourmands mais aussi celles et ceux qui veulent faire preuve d’altruisme convergeront  Place de l’Arquebuse pour y acheter et déguster, comme il se doit, de délicieux potages et veloutés délicatement préparés par des toques icaunaises reconnues, ayant un cœur gros comme ça…

AUXERRE : La première étape de cette opération caritative s’est déroulée il y a quelques jours en parfaite osmose, dans un esprit de partage de valeurs.

Les chefs, les bénévoles de l’association Cap Saint-Martin et les représentants du Lions Club Auxerre Phoenix, mobilisés derrière leur président Marc LABARDE, ont participé à la mise en bouteille des succulentes soupes qui seront vendues le jour de la manifestation prévue le 10 novembre.

Ils ont été rejoints dans cette phase de pure logistique par les équipes des FESTINS de Bourgogne, en présence du dirigeant de l’entité artisanale, Didier CHAPUIS, faisant montre d’exemplarité.

Pour cette troisième édition, le Lions Club Auxerre Phoenix ne dérogera pas à la règle de cette sympathique animation sollicitant la générosité des visiteurs de la Foire de la Saint-Martin.

Moyennent quelques euros, ces derniers peuvent goûter sur place, voire emporter à leur domicile, ces savoureuses soupes conçues et travaillées avec leur savoir-faire par des chefs sensibilisés à la cause humaniste, prônée par le club service.

A l’instar des éditions précédentes, les bénéfices de la manifestation seront reversés à Cap Saint-Martin, structure associative venant en aide aux malades de pathologies lourdes et à leur famille. On notait d’ailleurs la présence du président de l’association icaunaise, Gérard LECOLE, aux préparatifs de la manifestation.

 

 

 

Des professionnels de la gastronomie mobilisés pour une juste cause…

 

Pour cette troisième édition, le Lions Club Auxerre Phoenix a reçu l’aval positif de plusieurs chefs pour assurer la réussite de cette action sociale. On notera donc la participation de Jean-Paul BAUJARD, du « Soleil d’Or », de Charles GREGOIRE, du « J’MCA », de Pascal LOULMET, du « Chaumois » ainsi que d’Eddy PLANCHARD, des Festins. Notons la mobilisation des apprentis du CIFA de l’Yonne (le centre interprofessionnel de formation par l’apprentissage) qui travaillent dans le restaurant d’application, « Le Com’des Chefs ». L’espace viticulteur sera assuré par le domaine Philippe DEFRANCE, localisé à Saint-Bris-le-Vineux.

Afin d’être tout à fait complet sur le dossier, signalons la mise en place d’une tombola (1 euro) qui permettra aux heureux gagnants de remporter en guise de lot principal un repas pour deux personnes dans l’un des restaurants partenaires.

En 2018, les lauréats avaient pu se sustenter agréablement en découvrant le tour de main du chef de l’Auberge des Chenets.

 

 

 

 

Se déplacer ce vendredi soir chez l’avant-dernier du championnat ne ressemblera pas nécessairement à une partie de plaisir pour les Bourguignons. Pas facile, en effet, d’évoluer face à un adversaire qui doit se réhabiliter coûte que coûte aux yeux de son public. Toutefois, le coach auxerrois, avec sa nature faconde et sa décontraction, accorde sa totale confiance à son groupe qu’il sait capable d’un rebond après la contre-performance enregistrée la semaine dernière à domicile face à Grenoble. Ce sera l’un des enjeux de cette treizième journée, vue sous le prisme de l’AJ Auxerre…

AUXERRE : Ce qui est toujours plaisant avec l’entraîneur du club de l’Yonne, c’est sa manière d’aborder l’exercice pourtant impitoyable de la conférence de presse avec sérénité. Calme, détendu, ne pratiquant pas la langue de bois, y saupoudrant parfois quelques zestes d’un humour qui lui est propre, Jean-Marc FURLAN manie le sens du verbe et de la parole avec un réel brio.

Du pain béni pour celles et ceux des suiveurs médiatiques qui souhaitent l’interroger sur le dessous de toutes les ficelles stratégiques d’un avant-match.

Jean-Marc FURLAN ne se contente pas de répondre aux questions sous un format minimaliste ou de manière lapidaire. Que nenni ! L’emblématique personnage de ce sport qu’il a en haute estime, et c’est normal, explique avec minutie ses choix tactiques, ses options de jeu, ses plans de travail. Bref : ses ambitions.

Après vingt semaines à la tête du club icaunais, notre homme excelle toujours autant dans cet exercice oratoire qui requiert de la vivacité d’esprit et un sens profond de la communication.

Avant le déplacement qui le conduira ce vendredi soir à accompagner son équipe face à l’adversaire du jour, La Berrichonne de Châteauroux, Jean-Marc FURLAN distille les préconisations idéales qui seraient à appliquer une fois le coup d’envoi donné.

Le mot d’ordre du jour se nomme le rebond. Fi de celui du basket-ball, mais bien celui se rapportant à cette action de rebondir avec enthousiasme après une incompréhensible défaite contre le FC Grenoble, 1-0 le week-end dernier.

« Nous sommes toujours pétris d’intentions favorables, constate-t-il après les revers enregistrés face à Troyes et au club de l’Isère, mais à la sortie, nous perdons le match. C’est l’imprévisibilité du football à laquelle nous ne pouvons pas grand-chose, malheureusement… ».

 

La construction du vestiaire : les fondamentaux d’une équipe pro…

 

Fataliste, l’ex-coach du Stade Brestois qui fait des étincelles en ligue supérieure cette saison ? Non ! Ce n’est pas le style de la maison.

Lui, il ne rêve que d’une chose : passer à l’abordage à chaque rencontre afin de prendre le meilleur sur l’équipe adverse.

Son projet de jeu ne se résume à pas à se procurer des occasions, il est indispensable de les concrétiser. Constatant avec un brin d’amertume que sa formation se crée des opportunités devant le but mais ne sait pas les transformer.

« Nous avons une marge de progression très importante à avoir dans le secteur offensif, souligne-t-il, j’entrevois de réels espoirs avec des joueurs qui ne sont présents au club que depuis le mois d’août… ».

Serait-il un chantre du fameux adage où il est nécessaire de laisser du temps au temps ?

« Je ne reproche rien à mes joueurs, concède-t-il, ni leur volonté ni sur leur engagement à chaque partie. Il faut simplement leur laisser un peu de temps… ».

Possédant le sabir d’un vrai manager, Jean-Marc FURLAN vit sa nouvelle expérience auxerroise tel un entrepreneur en soif de conquêtes et de résultats.

« Il existe un vrai projet de construction du vestiaire, ajoute-t-il, c’est fondamental de procéder de la sorte lorsque l’on évolue chez les professionnels. D’ailleurs, ce que j’apprécie chez ces jeunes footballeurs, c’est leur correction, leur aptitude à prendre en compte les paramètres d’exigence du coach. Ils sont très intelligents ; beaucoup plus que nous aurions pu l’être à notre époque dans les années 1980… ».

 

 

Un esprit de coupe contre les mal-classés…

 

Alors, ce match face à la dix-neuvième équipe de Ligue 2 est-il de nature piégeuse ou plus facile à appréhender pour lui ?

« Affronter des formations qui sont déjà dans le dur après une douzaine de journées suppose une énorme pression. On en oublie même le championnat pour vivre ces rencontres comme des matches de coupe… ».

Une manière intéressante de tester les membres du team et de connaître leurs appétences à pouvoir réagir ou non aux exigences de la rencontre.

Le match face à Châteauroux donnera également l’opportunité au coach auxerrois de revenir s’asseoir sur le banc de touche aux côtés de ses joueurs. Parfois colérique, Jean-Marc FURLAN avait écopé d’une sévère suspension équivalente à quatre journées après une intervention auprès du quatrième arbitre.

« Je suis très satisfait de faire mon retour sur le banc, plaisante-t-il, toutefois, il faut savoir que dans la gestion du management, en ayant soin de privilégier davantage de lucidité, il est plus facile de gérer une rencontre vue d’en haut ! ».

Qu’à cela ne tienne, c’est lui qu’il l’affirme, mais l’entraîneur de l’AJ Auxerre et son caractère bouillonnant peuvent engendrer des suspensions de banc environ tous les dix-huit mois !

Visiblement, le corps arbitral l’a à l’œil et connaît sa faille personnelle dans ce rendez-vous cyclique !

 

 

 

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