Le dispositif de la cérémonie s’annonce comme exceptionnel. En prévision de la très grande affluence attendue ce mercredi matin près de la cathédrale Saint-Etienne de Sens aux alentours de 10 heures, la municipalité installera un écran géant sur le parvis de l’édifice religieux, place de la République, et deux écrans à l’intérieur du bâtiment. Alors que les hommages continuent de pleuvoir pour honorer la mémoire de l’édile de Sens, disparue soudainement à l’âge de 71 ans…

 

SENS : « L’Etat salue l’action de Marie-Louise FORT qui aura marqué le territoire de son engagement continu en faveur des Sénonais tout au long de ses mandats successifs. Le préfet de l’Yonne Pascal JAN adresse ses sincères condoléances à sa famille, époux, enfants et petits-enfants et exprime toute sa sympathie et son soutien au conseil municipal, aux agents et aux habitants de la commune de Sens… ». Les déclarations officielles se succèdent trois jours après la terrible nouvelle qui a endeuillé le département de l’Yonne. A celle du représentant de l’Etat, s’est aussi ajouter celle de la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite DUFAY.

 

Le souci de la proximité et de l’attachement à sa ville…

 

« Femme d’engagement au travers des nombreux mandats qu’elle a exercés, figure politique de l’Yonne, elle a toujours mis sa détermination au service l’intérêt général et a profondément marqué de son empreinte la vie politique de son département. Au-delà de nos divergences d’engagement politique, nous partagions beaucoup de valeurs et avions plaisir à échanger, notamment sur les questions de formation professionnelle, pour lesquelles elle avait beaucoup travaillé au Conseil régional. J’ai apprécié lors de nos rencontres sa profonde connaissance du territoire, son souci de la proximité et son attachement à sa ville de Sens et au département de l’Yonne qu’elle a tant servis.

A sa famille, à ses proches, aux habitants de Sens, la ville dont elle était maire et qu’elle aimait tant, et plus largement aux habitants du Grand Sénonais et de l’Yonne, je présente, en mon nom et en celui de la collectivité régionale, mes plus sincères condoléances »…

Des hommages qui devraient être rendus en public lors de la cérémonie funéraire devant se dérouler ce mercredi 28 septembre à partir de 10 heures en la cathédrale de Sens.

 

 

Les choses devraient se dérouler de la manière suivante, selon le service communication de l’agglomération sénonaise : un cortège composé de la brigade motorisée de la police municipale escortera le véhicule funéraire jusqu’à l’entrée de la cathédrale Saint-Etienne. Sur le parvis, devant l’entrée principale du monument, des agents de la police municipale et nationale ainsi que des sapeurs-pompiers de l’Yonne et des porte-drapeaux constitueront une haie d’honneur.

Côté pratique, et ce dès 08 heures, un dispositif de bouclage de l’Amande sera mis en place. Quant aux rues de la République et Drapés, elles seront interdites à la circulation jusqu’au terme de la cérémonie.

Des registres de condoléance ont été mis à disposition au sein des services qui accueillent du public, à l’Hôtel de Ville mais aussi à la Communauté d’Agglomération, dans les centres sociaux ou en mairie annexe.

Un registre de condoléances dématérialisé est également accessible sur le site de la Ville de Sens, www.ville-sens.fr

 

 

Un sourire radieux et enthousiaste en guise d’au-revoir…

 

C’est donc toute une ville, une agglomération et un territoire qui vont ainsi accompagner demain la maire de Sens et présidente du Grand Sénonais, chevalier de la Légion d’Honneur et Chevalier des Arts et des Lettres, jusqu’à son ultime demeure.

Ainsi disparaît une grande dame de la politique régionale qui manquera désormais au paysage, à l’animation des projets, et à ses débats. Une Marie-Louise FORT que nous avions croisée il y a quelques jours encore, visiblement en pleine forme, arborant un joli ensemble jaune citron et un sourire radieux qui disait avec enthousiasme sa fierté d’avoir obtenu les quatre lauriers de l’Attractivité et la Sportivité nationale pour sa ville.

Elle qui se projetait sur les futures échéances olympiques de Paris 2024 avec Sens comme possible ville étape de la flamme et lieu d’accueil de probables délégations internationales. Elle n’en verra donc jamais ni les reflets médiatiques ni les retombées économiques pour la ville qu’elle aimait tant…

 

Thierry BRET

 

On appelle cela de la générosité. L’altruisme, aussi. Voire l’amour de son prochain ? Sans doute, le regretté artiste peintre, Pierre GIRARDIN, n’en manquait pas. Surtout, il voulait laisser une trace bien au-delà de ses peintures, une fois quitté ce monde d’ici-bas. La vente d’une trentaine de ses toiles fait aujourd’hui des heureux. Les responsables de l’antenne départementale des « Restos du Cœur ». Ces derniers ont perçu un chèque de 6 550 euros. Une somme qui sera convertie en près de deux mille repas…

 

AUXERRE : Son sourire jovial irradie son visage. Posant fièrement, le temps d’une séance photographique, aux côtés des deux responsables des « Restaurants du Cœur » auxerrois, Naïma LECLERC – elle-même professionnelle de la restauration en compagnie de son époux, Dominique, « Le Cercle » à Auxerre – brandit devant elle le document officiel qui fait foi : le don de 6 550 euros obtenu par la célèbre structure associative, sortie de l’imaginaire fertile de l’éternel COLUCHE.

Un grand jour pour la jeune femme, qui est aussi une artiste aux multiples facettes. C’est dans son établissement gastronomique de très bel aloi que s’est tenue l’exposition vente de la trentaine de toiles du regretté Pierre GIRARDIN. Un peintre au grand cœur qui n’a pas hésité à réaliser une ultime pirouette ; avant de tirer sa révérence et son départ définitif de la surface du globe, vendre ses pièces – des tableaux inspirés de son métier originel, celui d’urbaniste architecte – au profit d’une action caritative. En l’occurrence, celle des « Restos du Cœur ». Un vœu qui s’est depuis réalisé après plusieurs semaines de présence de ces toiles dans l’estaminet gourmand du centre-ville d’Auxerre.

Il faut croire que les gastronomes sachant apprécier les subtils délices de la cuisine orientale servie au « Cercle » furent également en joie au plan culturel car la trentaine de tableaux s’inspirant de « la ville habitée par la colère », « la métropole en gestation » ou encore « l’évolution architecturale de la cité » furent conquis par le style symbolique et humaniste de l’artiste. Tout sera cédé dans les meilleurs délais, générant un joli pécule s’élevant à plus de 6 500 euros in fine.

Alain SAUVION, président des « Restaurants du Cœur 89 » et Michel PANNETIER, responsable de la communication, furent comblés d’apprendre la bonne nouvelle, annonciatrice de « beurre dans les épinards » supplémentaire pour aider les familles en précarité qui fréquentent quotidiennement leurs locaux. Un équivalent de deux mille repas, non négligeable avec la période automnale qui commence et le contexte de crise particulièrement exacerbé à vivre pour les plus démunis.

Précisons que la prochaine collecte des Restos, concoctée dans toutes les grandes surfaces de la place, se déroulera du 07 au 09 octobre prochains. Soyez aussi généreux qu’aura pu l’être cet artiste au cœur gros comme çà avant de mourir !

 

Thierry BRET

 

 

Une fois n'est pas coutume, notre rubrique culinaire « L'Aile ou la Cuisse » est d'humeur bien triste aujourd'hui. Une personnalité attachante, en la personne de Marie-Louise FORT, édile de Sens, vient de nous quitter brutalement. Jeudi dernier, en circulant à moto dans « SA » rue de la République, je l'avais aperçue, toujours bien coiffée (sa marotte !) en compagnie de Clarisse QUENTIN, l'une de ses adjointes, entrée en politique par son intermédiaire...

 

SENS : Petite-fille de garde-barrières à Bichain, au nord de Villeneuve-la- Guyard, le long des voies « PLM », Marie-Louise FORT était fière de ses origines campagnardes. Si sa grand-mère et sa mère furent de véritables cordons bleus, ce ne fut pas le cas de notre maire sénonais dont l'une des rares spécialités était le curry d'agneau, semble-t-il !

Ce peu d'appétence culinaire la faisait sourire ! Elle qui fut  cependant un soutien ardent du chef étoilé Michelin Patrick GAUTHIER, dont elle appréciait l'un des desserts : la mousseline au chocolat « Guanaja ». Elle fut heureuse aussi de décorer voici quelques années, la restauratrice Odile BOMPAY, du « Clos des Jacobins ».

Elue à l'ancienne - noble appellation s’il en est ...- on la croisait régulièrement avec son chariot à roulettes, faisant ses courses, avec ses petites filles parfois, sous cette belle halle qu'elle contribua à faire rénover en 2015.

Attachée aussi à la foire de Sens, avec son côté forain et populaire, elle assura avec son équipe municipale son redémarrage cette année. Elue accessible, c'est ce qu'elle aimait et était en réalité.

 

Une élue de terrain qui appréciait la France…

 

Une partie de sa très belle carrière politique se fit durant dix ans au palais Bourbon. En 2010, je lui écrivis, pour solliciter son intervention, afin que notre dépositaire de presse villageoise obtienne la commercialisation du loto. Six mois après, Anne-Laure PASQUER recevait un courrier officiel de « La Française des Jeux ». Merci Mme FORT à laquelle de temps à autre, nous envoyions un ticket de loto ! Elle nous répondait à chaque fois, personnellement comme de bien entendu...

En 2012, nous fîmes une partie de sa campagne électorale pour les législatives dans des bistrots villageois, lorsqu'ils existaient encore. Au lendemain de sa nette victoire, nous avions déjeuné dans l'un d'entre eux, au « Café des Jardiniers » à Sens.

Durant cette décennie passée, l'animateur Jean-Luc PETITRENAUD vint régulièrement à Sens, pour une émission radio ou TV dont la vedette était Sens, ce qu'appréciait cette élue de terrain.

Mais, on ne peut évoquer cette attachante personnalité, sans narrer son amour de notre pays, la France et de ses traditions, regrettant quelque peu les errements actuels, hélas.

Nos pensées en ce jour vont pour son mari le docteur Dominique FORT (un « toubib » généraliste comme il n'y en aura plus...), leurs enfants et leurs petits-enfants.
Au-revoir Marie-Louise ! Sens « ta ville » est en deuil et te pleure…

 

Gauthier PAJONA

 

Tradition, quand tu nous tiens ! C’est dans l’enceinte auréolée de lumière de la cathédrale Saint-Etienne que s’est déroulée la cérémonie de remise des diplômes de la certification « Cambridge » - du nom de la célèbre université britannique qui perpétue les joutes nautiques par aviron interposé contre Oxford chaque année – vendredi soir. Devant 840 invités, 170 jeunes apprenants, du collège au BTS, ont reçu la fameuse distinction…

 

AUXERRE : Solennité oblige, c’est au son si caractéristique des cornemuses que s’est ouverte la traditionnelle manifestation de remise de diplômes concoctée comme chaque année dans le principal édifice religieux de la ville.

Une cathédrale Saint-Etienne pleine comme un œuf et qui accueillait, outre les lauréats de la session 2022 de la certification « Cambridge », familles et professeurs d’anglais, ainsi que quelques personnalités du sérail dont le président du Conseil départemental de l’Yonne, Patrick GENDRAUD, visiblement impressionné.

Il incombait à François-Xavier WILLIG, chef d’établissement du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, de présider cette cérémonie où l’émotion était palpable parmi les plus jeunes de ces impétrants.

On notait aussi la présence de Jean-François ADAMCZIK, président de l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement catholique) de Saint-Joseph et Philip GOMIS, représentant de l’Université de Cambridge en Bourgogne Franche-Comté, qui est le responsable du centre d’examen de Dijon, organisateur de cette certification en phase directe avec la célèbre université d’Outre-Manche.

 

 

Un vrai outil de communication linguistique moins artificiel que les salles de classe...

 

Cette année, le cru était de belle qualité avec pas moins de 170 collégiens et étudiants, de la 6ème aux classes de BTS, qui ont planché durant toute la saison scolaire, avec le précieux concours de leurs enseignants, afin de décrocher le judicieux sésame. Un accessit qui traduit cette acquisition de compétences orales et écrites dans la langue la plus pratiquée de la planète : l’anglais.

Ce dispositif « Cambridge », fort apprécié des jeunes pousses en quête de savoir, permet d’approfondir les connaissances et les compétences linguistiques, voire culturelles, autour de la pratique de la langue anglaise. En y développant l’expression orale et en s’en servant comme un vrai outil de communication qui favorise le goût de cette langue.

 

 

Bref, c’est une manière moins artificielle que dans la salle de classe de lier l’apprentissage d’une langue étrangère à de vraies situations de communication usuelles. Précisions que les épreuves se déroulent de manière orale mais aussi écrite au centre d’examen de Dijon.

François-Xavier WILLIG, de son côté, rappela « l’importance de l’apprentissage des langues qui permet aux jeunes générations de s’ouvrir à l’international ».

Le rituel de ce cérémonial ficelé au cordeau par les organisateurs s’acheva avec le lancer dans les airs du fameux « motarboard » - la coiffe atypique des étudiants britanniques – sur le parvis de la cathédrale auxerroise. Sous le feu nourri des applaudissements familiaux et les regards emperlés de larmes de parents, très fiers de leur progéniture ! On les comprend !

 

 

En savoir plus :

 

La remise des diplômes s’est déroulée pour les certifications suivantes :

A1 Movers - 50 lauréats

A2 Key - 53 lauréats

B2 First - 27 lauréats

B1 Preliminary - 36 lauréats

B1 Business Preliminary - 1 lauréat

C1 Advanced - 3 lauréats

 

 

Thierry BRET

 

 

 

Le thème de l’opération déclinée sur la journée du 23 septembre dans l’Yonne avait pour nom de code : « la sécurité entre vos mains ». Une sémantique plutôt rassurante et ô combien pertinente pour celles et ceux des collaborateurs du groupe « VEOLIA Eau Région Centre-Est » qui devaient s’y coller, démonstrations à l’appui ! Car en matière d’arguments sécuritaires, on ne plaisante pas avec le sujet dans cette entreprise. Une soixantaine de salariés ont pu tester leurs connaissances en version grandeur nature…

 

CHARBUY: Savoir manipuler correctement un extincteur en cas de déclaration de sinistre, prévenir les autorités compétentes en cas de chute lorsque se déroulent des travaux en hauteur, maîtriser les gestes et les postures qui peuvent sauver une vie ou encore découvrir les arcanes techniques et subtiles des fameux ballons anti-béliers que l’on peut trouver dans les usines de traitement des eaux : voilà le copieux menu pédagogique qui figurait au programme de la journée de sensibilisation à la sécurité destinée aux collaborateurs du groupe « VEOLIA Eau Région Centre-Est » la semaine dernière ! Un léger aperçu de ce qu’il était de bon ton de découvrir aux côtés de spécialistes de la question, des professionnels issus d’entreprises expertes dans ces différents domaines.

Exercices pratiques proposés une fois l’an, partout en France et à l’international, ces ateliers « Santé et Sécurité » initiés pour les personnels de l’opérateur spécialisé dans la gestion et la distribution de l’eau nous reviennent tous les ans en septembre. Histoire de bien démarrer la nouvelle saison au diapason avec la maîtrise des risques sécuritaires ! Un vaste rendez-vous où chacun des salariés participe à une semaine didactique, comprenant des séances pratico-pratiques sur le terrain et en situation, façon étude de cas très particulière.

C’est  sur la commune de CHARBUY, la semaine dernière, que 57 personnes à l’estampille de VEOLIA se sont livrées à ces exercices initiatiques favorisant le renforcement de la sécurité des équipes. Le tout dans un état d’esprit bon enfant et convivial, il va de soi.

 

 

Une panoplie d’outils à vocation sécuritaire dans l’entreprise…

 

Comme devait le confirmer Pierre BAZIN, animateur QSEP (Qualité Sécurité Environnement Prévention) de VEOLIA pour les territoires de Bourgogne : « la semaine sécurité représente un rituel fort et très attendu de tous car elle permet de rassembler l’ensemble des collaborateurs de toutes les fonctions administratives ou exploitantes, autour de la sécurité, soit un enjeu clé pour l’entreprise et les salariés… ».

Une convergence d’intérêts très utile car favorable aux échanges transversaux entre chaque poste, en fait.

Acte managérial important, cette semaine d’imprégnation sécuritaire fait d’ailleurs l’unanimité parmi les collaborateurs. En effet, il est bon de rappeler qu’un tiers des accidents du travail chez VEOLIA concernent les membres supérieurs et 27 % se rapportent à des blessures faites aux mains, aux doigts et aux poignets. Des lésions le plus souvent imputables à la manipulation d’objets pointus, le coincement des mains ou des doigts, voire des heurts.

 

 

 

Au-delà des quatre ateliers d’une cinquantaine de minutes qui ont été proposés lors de cette journée spécifique, VEOLIA cultive sa stratégie de prévoyance aux risques professionnels tout au long de l’année.

Ainsi, des discussions hebdomadaires ont lieu avec les équipes sur la thématique durant une quinzaine de minutes. Elles complètent le dispositif des « deux minutes » attitude où chaque salarié prend le temps en arrivant sur un site d’analyser l’environnement et les dangers potentiels encourus.

Un autre concept, baptisé « Vigilance 360 », insiste sur la vigilance permanente qui doit exister dans l’intérêt de chaque collègue. Enfin, l’organisation de visites de chantier régulières offre la possibilité de se remémorer l’usage des bonnes pratiques et les éventuelles difficultés rencontrées en matière de sécurité.

 

 

En savoir plus :

 

Quatre ateliers « santé et sécurité » ont été proposés lors de cette formation en interne. Pour mémoire :

La manipulation d’extincteurs a été assurée par l’entreprise CHUBB et aura permis de délivrer une habilitation réglementaire de manière ludique et conviviale.

La prévention des chutes liées aux travaux en hauteur a été organisée avec le fournisseur de matériel de sécurité HONEYWELL.

La découverte des gestes et postures qui sauvent aura permis de sensibiliser les salariés à la manipulation d’équipements (trappes, tampons…) sources majeures d’accidents pour les exploitants. Initiation assurée par l’entreprise NEOFORMA.

C’est le groupe FAYAT qui a évoqué l’utilisation des ballons anti-béliers qui équipent les usines de traitement d’eau.

 

 

Thierry BRET

 

 

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