L’attente, de prime abord. Déjà fort longue au bout d’une demi-heure à faire le pied de grue sur le parvis ensoleillé et chaud de la salle des fêtes à Augy. La petite localité, à l’initiative de son maire Nicolas BRIOLLAND, est donc le théâtre de ces discussions, proposées sans doute à bâton rompu. Rien ne filtre pour l’heure de ce que peut être la nature de ces entretiens entre des élus de l’Agglomération et les grévistes, les premiers depuis le début de ce conflit social qui empoisonne l’existence des Auxerrois...

 

AUGY : Rongeant leur frein devant l’une des entrées de la salle des fêtes de la commune, les journalistes attendent avec une relative impatience – c’est le propre de la profession ! – que les choses se décantent à l’intérieur de l’édifice. L’une consulte sa montre pensant sans doute à l’heure stressante du bouclage. L’autre pianote avec maîtrise un court texte sur son portable, annonciateur d’un futur rendez-vous. Tandis que les deux jeunes femmes de France 3 vérifient l’état de leur matériel, prêt à fonctionner.

Votre serviteur discute le bout de gras avec l’un des élus locaux qui espère en croisant les doigts que les choses vont enfin bouger au sortir de cette initiative dans l’intérêt de ses concitoyens. Ironiquement, et comme pour rappeler la pertinente réalité de la problématique vécue dans l’Auxerrois depuis le 07 juillet, deux sacs poubelles jonchent le sol à nos pieds avec insolence. Ont-ils été déposés là sans qu’il n’y ait de pur hasard juste avant la fameuse rencontre ?

 

 

Dix-sept élus de toutes obédiences politiques enfin réunis…

 

A l’intérieur de l’édifice aux fonctions polyvalentes, on sait déjà que 17 des 29 élus qui composent le conseil communautaire de l’Auxerrois ont pris place autour de la vaste table de réunion. Ils entourent, on le saura après coup, la petite délégation d’éboueurs grévistes. Une chose est certaine : tous ont accepté de se rencontrer en répondant favorablement à l’invitation de Nicolas BRIOLLAND, édile d’Augy, et porte-fort de cette réunion plus ou moins formelle. Une réussite à l’actif de l’instigateur de ce rendez-vous ayant pour vocation d’accélérer le processus de sortie de crise.

Nicolas BRIOLLAND le confirme lui-même, « face à un conflit qui dure, voire qui perdure depuis le début de l’été, l’idée était de mobiliser un certain nombre d’élus afin de confronter nos points de vue par rapport à la situation actuelle ».

Avec en filigrane, évidemment, l’ébauche de plusieurs pistes de réflexion, pouvant mener vers la sortie de crise ? Toutefois, prudent, le maire demeure un tantinet réaliste : « les dix-sept élus présents à cette réunion ne sont pas décisionnaires en tant que tels… ».

Des élus de toutes obédiences politiques confondues qui, selon le maire d’Augy, soutiennent en règle générale les décisions prises par le président de la communauté auxerroise, Crescent MARAULT, qui lui était absent.

 

Un échange nécessaire et inédit qualifié de constructif…

 

En revanche, Lionel MION, neuvième vice-président de l’Agglomération en charge précisément de la gestion des déchets et des déchetteries, a bien assisté à ces entretiens. 

« Nombre d’élus ont pu mieux mesurer la problématique existante en écoutant les doléances des éboueurs grévistes, ajoute Nicolas BRIOLLAND, il était donc nécessaire de réunir tous les acteurs de ce dossier autour de la même table… ».

Une réunion qui aurait pu se dérouler beaucoup plus tôt dans le temps, selon le maire d’Augy qui avait déjà dès le mois de juillet souhaité une rencontre avec les élus pour examiner le contexte et les possibles solutions.

Prenant sa part de sa responsabilité, le maire d’Augy a finalement décidé d’agir en appuyant sur l’accélérateur, conviant les représentants des vingt-neuf communes à se retrouver ce lundi 22 août dans sa commune pour cet échange inédit, qualifié de « constructif ».

Un relevé de conclusion va être établi au terme de ce premier échange sans animosité aucune –celui-ci se serait déroulé dans un état d’esprit convivial - qui en appelle d’autres nécessairement de l’avis du maire. L’objectif étant de mobiliser le président de l’Auxerrois le plus rapidement possible autour d’une table avec les agents grévistes du service collecte des déchets afin de réfléchir sur un protocole d’accord qui serait ensuite validé à la date du 05 septembre. Une échéance que Crescent MARAULT avait fixée afin de retrouver lors d’une réunion les éboueurs grévistes.

 

 

Un conflit à remiser aux calendes grecques après le 05 septembre ?

 

Selon Nicolas BRIOLLAND, « tout est négociable en ce qui concerne les revendications des grévistes, à partir du moment où les élus valideront un projet qui pourra s’équilibrer financièrement, l’idée n’étant de ne pas évoluer vers des données qui mettraient en péril les finances des administrés… ».

Toutefois, le maire d’Augy estime que plusieurs de ces revendications sont déjà actées dans les faits, même si la prudence prédomine quant à l’engagement financier réel de la collectivité.

Optimiste de nature, l’élu communautaire de l’Auxerrois se veut rassurant quant à la résolution de crise du conflit. «Autour de la table, nous étions dans un état de construction collective pour résoudre les problèmes qu’il s’agisse de la délégation de grévistes ou les élus… ».

Reste désormais à contractualiser en bonne et due forme toutes ces paroles pavées de bonnes intentions en convainquant les absents afin que ce long conflit social ne soit plus qu’un mauvais souvenir pour les Auxerrois dès les premiers jours de la rentrée. Et pourquoi pas, à partir du 05 septembre, voire même avant ?

 

Thierry BRET

 

Propriétaire de la fameuse forteresse si atypique érigée au XIIIème siècle, l’ancienne styliste de l’Yonne a toujours des choses à dire au sujet de sa célèbre demeure qui lui a permis pendant de nombreuses années de recevoir un florilège impressionnant d’artistes et de créateurs. Son dernier message vient d’être délivré ces jours-ci à la population : que les passionnés d’art et de culture se manifestent afin de perpétuer son œuvre, une fois la grande dame disparue…

 

 CRAVANTLe message est sans équivoque : « Pour ma fin de vie, je souhaite que cette forteresse du Moyen-Age, appelée Donjon de Cravant, reste éternelle à ce merveilleux village, classé de caractère… ».

C’est dit. Cela est même écrit par l’une des figures emblématiques de la vie culturelle et touristique de notre territoire, Colette BECHET, qui n’a eu de cesse depuis si longtemps de mettre en exergue les potentialités évènementielles de ce monument, chargé d’histoire.

Soucieuse de préserver le bâtiment et sa vocation première à accueillir artistes et intellectuels à l’avenir, la créatrice de mode lance un appel, destiné à toutes les personnes qui sont passionnées d’architecture, d’art, d’histoire et de valeurs patrimoniales.

 

 

Des personnes qui seraient amener ensuite à la contacter afin de soutenir le projet initial porté par Colette BECHET depuis que le Donjon de Cravant rayonne dans le landerneau culturel de l’Yonne.

« On ne peut pas oublier 900 ans d’histoire en la balayant comme cela d’un trait, d’un seul, ajoute celle qui fait encore recette avec ses nouvelles collections d’objets et de vêtements conçus à base de chanvre.

Désireuse de faire bouger les lignes et les consciences, la « Grande Dame » espère également que les élus du département, voire les autorités de la région, se manifesteront auprès d’elle, dans un esprit de devoir patrimonial. Pour que le Donjon de Cravant lui survive après son départ vers l’éternité…

 

Thierry BRET

 

Amateurs de mobilité douce, cette animation est faite pour vous ! Manifestation régionale de référence en Bourgogne Franche-Comté, « Vélo & Co » soufflera sa seconde bougie du 16 au 18 septembre à Dijon. Le salon accueillera des démonstrations, conférences, ateliers, rencontres avec des spécialistes de la « petite reine »…

 

DIJON (Côte d’Or) : Alors que le prix des énergies fossiles flambe à la pompe depuis le début de l’année, la pratique de la bicyclette figure de plus en plus comme une saine réalité pour celles et ceux qui ont opté pour la mobilité douce.

Organisée par Dijon Congrexpo, cette édition présente ce moyen de locomotion fort prisé des Français, sous toutes ses formes et selon toutes ses conceptions en matière d’usage durant ce long week-end de la mi-septembre.

Trois journées durant, ce rendez-vous, ouvert aux néophytes comme aux passionnés, propose un programme éclectique qui permet de recevoir des fabricants et revendeurs de cycles comme des équipementiers, un pôle tourisme, mais également des structures spécialisées dans le domaine de la santé et de la sécurité, sans omettre la mobilité urbaine à la pointe de l’actualité.

 

 

Parmi les nouveautés mises en exergue cette saison, signalons la présence parmi les fabricants de l’emblématique constructeur LAPIERRE, originaire de Dijon.

Une bourse aux vélos d’occasion mettra en étroite relation vendeurs et acquéreurs désireux réaliser de bonnes affaires.

Côté sportif, enfin, la traditionnelle épreuve cyclotouriste, « La Côte d’Orienne », partira du parc des expositions dijonnais au matin de la journée dominicale.

 

   

 

 

En savoir plus :

 

Les partenaires de la manifestation sont la Région Bourgogne Franche-Comté, le Conseil départemental de Côte d’Or, le Comité régional de la Fédération Française de Cyclisme Bourgogne Franche-Comté, la Fédération Française de Cyclotourisme, le Vélotour et l’ASPTT Dijon.

 

Plus d’informations sur : https://www.veloandcodijon.com/

 

Thierry BRET

 

 

 

Intégreraient-ils par ce particularisme managérial le cercle trop hermétique des « patrons modèles », les gérants de l’enseigne de distribution auxerroise ? Fort de l’incroyable succès observé lors de la précédente édition de cette initiative insolite – une demi-journée de fermeture des vitrines commerciales à la clientèle afin de profiter de retrouvailles joyeuses entre collaborateurs -, le couple CHAUFOURNAIS renouvelle donc l’opération, ce mardi 23 août, placé sous le signe de la fête et des jeux. Et si la gestion des ressources humaines en entreprise se traitait dorénavant de la sorte ?!

 

AUXERRE : On aura beau dire, on aura beau faire : joindre l’utile à l’agréable demeure, et de très loin, un modèle vertueux qui fait toujours recette dans le monde impitoyable de l’entreprise !

Alors que la France du travail déprime à tout va et s’angoisse déjà à l’idée de remettre le collier à l’amorce de cette sacro-sainte période anxiogène de la rentrée, les 180 salariés de l’enseigne LECLERC implantée dans la préfecture de l’Yonne (hypermarché, galerie, drive, espace culturel) se frottent les mains à l’annonce de la journée de fermeture, exceptionnelle certes, qu’il leur a été proposée de vivre le mardi 23 août prochain.

 

Une initiative largement expliquée par le prisme des réseaux sociaux…

 

Au-delà du chiffre d’affaires, considérable d’habitude dans ces structures commerciales regorgeant de prestations et de produits, les gérants des magasins auxerrois, Marie et Jérôme CHAUFOURNAIS, ont décidé de renouveler l’expérience de la saison dernière, dont le prétexte était on s’en souvient les retrouvailles après la crise sanitaire.

Conséquence : LECLERC abaissera le rideau de ses différents points de vente le 23 août, mais cette fois-ci en allongeant la durée sur la journée entière.

Le service communication de l’enseigne marchande n’a pas manqué de relayer le message via les réseaux sociaux dès que possible afin de prévenir le plus largement une clientèle inféodée à ces magasins. En explicitant le motif exact de cette fermeture, inhérente à un « congé exceptionnel ».

 

Entre le récréatif et les surprises, il faut privilégier les relations humaines…

 

Tout est donc expliqué avec moult détails dans cette communication numérique qui permet de clarifier les choses et éviter ainsi une mauvaise interprétation de cet état de fait peu commun pour un tel commerce. Haro sur les fake news !

D’ailleurs, Marie et Jérôme CHAUFOURNAIS l’écrivent dans leur information : « on a tout simplement décidé, cette fois-ci, de nous retrouver tous ensemble juste pour le plaisir non pas un après-midi mais une journée entière… ».

De quoi sera donc fait cette journée récréative : d’un loto, de repas façon barbecue, d’un goûter, de musique, de jeux et de…surprises !

Des initiatives ludiques que les salariés auront tout le loisir de découvrir (et d’apprécier ?) dans la salle des fêtes qui les recevra au cours de cette journée de pure détente !

La manière élégante pour le couple CHAUFOURNAIS de partager des moments de joie et d’intimité avec leurs salariés, de mieux les connaître, d’échanger avec eux, de les remercier pour le travail accompli. Bref : les relations humaines, au cœur de l’univers professionnel, enfin encouragées ! De quoi inspirer d’autres prétendants sur le même registre…

 

Thierry BRET

 

C’est une agréable bouffée de fraîcheur culturelle qui nous vient de Scandinavie. Plus exactement de Suède. Pays septentrional dont est originaire l’artiste. Celle-ci nous avait déjà transportés à pareille époque l’année dernière dans les méandres psychédéliques du « Flower Power ». Un voyage à remonter le temps comme on les adore, en version nostalgie. Avec « Rupestres », Catherine RYMARSKI nous entraîne encore plus loin, aux sources de la vie humaine. A l'âge où l’homme invoquait les dieux sur la pierre…

 

AUXERRE: Pas question de se protéger des températures caniculaires en ce mois d’août à la limite du supportable dans une quelconque grotte lorsque l’on réside en zone urbaine ! La touffeur de l’air réchauffé par l’asphalte est telle qu’il faut trouver d’autres dérivatifs pour tenter de faire fonctionner les neurones en ébullition avec un peu de fraîcheur. En espérant la clémence du ciel…et la présence d’espaces végétalisés !

Heureusement, il existe des subterfuges intellectuels qui ne nuisent pas à la santé. Bien au contraire ! L’immersion totale au cœur d’un environnement culturel. Prenez l’exemple de la galerie librairie « In Situ », sise à Auxerre la « chaude ».

Elle accueille depuis le 09 août la nouvelle présentation artistique de Catherine RYMARSKI. Une franco-suédoise de talent, à la renommée régionale, qui nous invite à une rencontre inédite et curieuse sur la toile. La vraie, celle qui est suspendue sur une cimaise ou un chevalet, et pas sur un écran d’ordinateur !

 

 

Conjuguer artistiquement les origines scandinaves et le territoire de Bourgogne…

 

Le voyage pictural proposé est un mix astucieux de ce qui se ressent en Bourgogne mais aussi en Suède. Une « aurore boréale » d’ingéniosité créative fait d’ocres et de pigments de Puisaye mais aussi de papiers cousus et de broderies. Un véritable patchwork de fraîcheur nous plongeant dans les racines profondes de l’humanité.

Déjà à l’été 2021, Catherine RYMARSKI nous conviait à des retrouvailles heureuses à la galerie « Mouv’Art » auxerroise avec une époque bénie des dieux : la période psychédélique de la fin des années 60 où le pop-art et la liberté d’expression éclataient à la face du monde.

Là, dans cette nouvelle série d’aventures culturelles maîtrisées, l’artiste s’attache à conjuguer à la fois ses origines scandinaves et le territoire bourguignon où elle a pris racine depuis plus de vingt ans.

Puisant auprès de ses lointains ancêtres les sources d’inspiration ayant donné naissance à ces peintures rupestres (les pétroglyphes) dans la région de Tanum et celle de Bohuslän, sur la côte ouest de la Suède.

Au-delà de ce qu’elle a pu lire et collectée sur le sujet, cette passionnée d’ocres naturelles – une maîtrise technique qu’elle a acquise en fréquentant les lieux de référence de cet univers coloré dans l’Yonne -, constate de visu lors d’un récent séjour en Suède la pertinence de ce patrimoine rupestre extraordinaire.

 

Un voyage en Suède source d’émotion et d’inspiration…

 

Il se compose de guerriers, de navires, d’animaux, de roues, mais aussi de figurations sacralisées où l’homme des cavernes invoque aussi les dieux dont il ne souhaite pas s’attirer les foudres, eux qui contrôlent le temps, le Soleil et…la mort.

De ce voyage au pays de ses géniteurs, vieux de trois mille ans, l’artiste reviendra émue et inspirée.

Exacerbant ainsi son esprit créatif en lui permettant d’accoucher de ce travail fructueux où elle s’offre la possibilité d’être en osmose avec les deux pays qui lui sont chers au plus profond de son âme, la Suède et la France.

« La plupart des gravures sont reproduites sur papier d’après mes photos ou mes souvenirs mais ces figures peuvent aussi être « inspirées de… précise-t-elle. Leurs associations au sein d’une toile sont par contre purement imaginaires. Elles sont ensuite cousues sur mes peintures à l’ocre. Trouver sa place entre deux pays prend du temps à l’image de la broderie qui accompagne chacune de ces toiles. La couture et la broderie, renforcent la dimension symbolique et philosophique en interrogeant sur la notion de temps, des origines, et de la place de chacun dans le monde… ».

Tel un bonbon menthol qui revigore le palais, l’exposition « Rupestres » et les nombreuses interrogations sur les croyances originelles de l’homme apportent son grand bol d’air frais dans la chaleur de ces jours…

 

 

En savoir plus :

 

Les ocres et les pétroglyphes (gravures rupestres) de Tanum et de Bohuslän se donnent rendez-vous dans les créations de Catherine RYMARSKI.

Les œuvres de l’artiste franco-suédoise se découvrent à la galerie librairie In Situ à Auxerre (rue du pont) jusqu’au 05 octobre 2022.

Vernissage le 16 septembre à 18h30.

 

Thierry BRET

 

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