L’appellation de l’évènement ne prête à aucune confusion possible. Le « Chemin des Arts ». Pas de fioritures dans le titre de ce rendez-vous, prévu les 04 et 05 juin prochains, dans le quartier de la Morlande. Juste, une réalité. C’est là, précisément sur le Chemin du Château d’Alger – il donne accès à une belle demeure patrimoniale qui ouvrira son parc les jours venus – que se déroulera cette animation culturelle ambitieuse, autour de « l’empreinte écologique », sous l’égide de l’association locale, « Les Eveillés du Val, Environnement et Art »…

 

AVALLON : C’est vrai, ça rigole beaucoup lors de la séance de prises de vues. Mais, le projet, lui, est on ne peut plus sérieux ! Entre Sylvie GUILLOU, l’une des chevilles ouvrières de la structure associative avallonnaise et son amie, Martine FONTAINE, curieuse et passionnée de tout et par ce projet qui se met progressivement en place. L’endroit, un brin bucolique, ne manque pas d’attrait. Verdoyant, il surplombe le cœur de ville que l’on aperçoit un peu plus loin. Ce petit « chemin d’Alger » – s’il ne sent pas encore la noisette comme dans le célèbre refrain de la regrettée Mireille et de son Petit Conservatoire – sera le théâtre de l’opération, les 04 et 05 juin prochains.

Le « Chemin des Arts ». Sobre mais efficace comme appellation ! Un intitulé qui ne peut que titiller les esprits véloces en soif de curiosité. Tout autant que la raison sociale de la structure associative qui le portera.

« Les Eveillés du Val » - ah, l’astucieux clin d’œil faisant référence au fameux « dormeur », cher à Arthur RIMBAUD ! – a pour leitmotiv parmi ses statuts de « voir et faire plus grand que soi » en matière artistique, dans la mixité, l’ouverture, le respect et la…gaité ! Pas étonnant que les deux filles s’esclaffent à gorges déployées lors de cette séance photo !

 

Sensibiliser les visiteurs aux vertus des éco-quartiers…

 

Voilà une association culturelle (elle a ajouté les mots « environnement et art ») à son patronyme un tantinet poétique où se dégage une vraie énergie. Récente, elle a vu le jour au printemps 2021 – on a cependant l’impression qu’elle nage dans ce paysage local depuis longtemps -, la voilà qui nous promet la lune ou presque lors de ce premier week-end de juin, consacré à la contemplation de ce parcours artistique, novateur dans sa conception.

Inaugurée durant la Fête des Jardins, la manifestation accueillera pléthore d’artistes du cru, mais aussi de plus loin, arborant hautes les couleurs de la célébration artistique qui valorisent le travail et la créativité de peintres, sculpteurs, plasticiens, photographes. Du lourd dans la programmation et surtout que des talents !

Surfant sur le thème de l’écologie, le côté environnemental qui sied très bien à la structure, « Les Eveillés » s’adressent avec leur concept flamboyant aux jeunes comme aux seniors, avec des passerelles intergénérationnelles suscitant de réelles opportunités. La structure, forte de ses 160 adhérents, profitera de la fête de l’écotourisme pour sensibiliser les visiteurs, autour du bien-fondé des éco-quartiers favorables à la préservation de la cohésion sociale. Ainsi, beaucoup de matériaux auront été récupérés en amont de cette exposition champêtre afin de fabriquer des sculptures et des motifs au détour impressionnants. A admirer sans modération…

 

 

En savoir plus :

Parmi les thématiques à admirer les 04 et 05 juin à Avallon.

« L’Ephémère », thème de l’édition 2022 du Printemps des poètes,

« L’Energie », le Chemin du Château d’Alger surplombe la vallée du Cousin, réputée jusqu’à la fin des années 60 pour ses tanneries et ses trente-deux moulins,

« Voir et Faire plus grand que soi », un mantra à découvrir.

Présence de nombreux artistes qui piloteront des ateliers associant des enseignants et leurs élèves, ainsi que des nombreux publics partie prenante de cette œuvre collective : les résidents d’EHPAD, les enfants du périscolaire, le SESSAD, les jeunes en situation de handicap ou en difficulté, les résidents de foyers de vie, les membres de l’Espace senior et du Centre social d’Avallon, etc.

Animations autour du théâtre, de la musique, des jeux, des ateliers de découverte.

Les écuries et le parc du Château d’Alger seront exceptionnellement ouverts au public pour accueillir les œuvres ne pouvant rester à l’extérieur.

Les artistes associés au projet : Anne PROCOUDINE-GORSKI, Laure TETAR, Jean de SAINT PHALLE, Hyacinthe REISCH, Véronique LAFFONT, Franck DUPAYS, Pascal CARON, Alain BRESSON, Sylvain SOLARO, HEKO, Gilles BORGSTEDT, Anne-Lise DEHEE, etc.

Les partenaires de ce projet : la municipalité d’Avallon, la Communauté de commune et le PETR, le Département, la Région, la CAF de l’Yonne, l’ARS BFC, le Rotary Vézelay d’Avallon…

 

Thierry BRET

 

Le secteur de la vigne et du vin propose chaque année des milliers d’emplois mais les candidats se font rares. Dans l’Yonne, 250 postes resteraient ainsi à pourvoir. Une pénurie de main d’œuvre liée en partie à une méconnaissance des métiers proposés. Un déficit de notoriété qu’ont souhaité relever Pôle Emploi et l’ANEFA, en organisant conjointement et pour la première fois, deux visites du Clos de la Chainette sous l’égide du responsable du vignoble, Thierry MILLIERE, à l’attention de personnes en recherche d’emploi.

 

AUXERRE : Elles sont au total une douzaine de personnes à avoir répondu à l’invitation, réparties en deux groupes. Certaines en quête d’un premier emploi, d’autres en reconversion professionnelle. Mais, pour la plupart, sans connaissance aucune des multiples métiers proposés par le monde de la vigne et du vin, si ce n’est une expérience éphémère de vendangeur. Le secteur peine à recruter comme le rappelle Marjorie LEFEBVRE, conseillère dédiée aux entreprises à Pôle Emploi : « Dans un contexte de taux de chômage très faible par rapport à une époque, beaucoup de demandeurs d’emploi se positionnent essentiellement sur le tertiaire au détriment des autres secteurs… ». La situation est telle que la profession fait depuis plusieurs années appel à une main d’œuvre étrangère pour répondre à ses besoins. Longtemps contingentée aux pays de l’Est, l’offre s’est étendue aux nations du continent africain et il n’est pas rare aujourd’hui de voir arriver des CV en provenance du Maroc, du Sénégal ou de Tunisie. D’autant, souligne France LAHUTTE, animatrice ANEFA, que « nombre de viticulteurs et prestataires de service ont fait beaucoup d’effort en termes de recrutement, avec la mise en place de navettes venant chercher ces personnes souvent peu mobiles, au pied de leur logement, à l’image de ce qui se fait aujourd’hui avec l’association COALLIA et la société PSAV, spécialisée dans le secteur des activités de soutien aux cultures. ».

 

 

Etre vite opérationnel sans besoin d’une longue formation…

 

Le travail bat son plein dans les vignes multiséculaires du Clos de la Chainette, plus ancien domaine viticole attesté de France. Après la taille, est arrivé le temps du « baissage », une opération manuelle visant à empêcher la plante de croître de façon anarchique. Travaux en vert, relevage, rognage, effeuillage… Passé l’hiver, les activités sont multiples, accessibles pour certaines très rapidement explique Thierry MILLIERE : « Pour certaines tâches saisonnières, l’on peut vite être opérationnel sans besoin d’une longue formation, quelques jours suffisent… ». A contrario, certains choisissent un cursus plus long, enchaînant les formations pour plus de polyvalence, à l’image de Justine (*) actuellement en stage au domaine, dont le témoignage spontané et passionné aura peut-être fait naître quelques vocations parmi les visiteurs du jour. En quête d’un métier de secrétaire, mais faute de trouver un stage adapté, elle a fait le choix l’an dernier de se réorienter vers la viticulture.

 

 

Une grande diversité de la filière en matière de contrats…

 

Premières armes en pleine période de vendanges avant d’intégrer dans la foulée une formation BPA Travaux de la vigne et du vin au CFPPA du lycée la Brosse qu’elle a déjà prévu d’enchaîner avec un BPREA pour devenir chef d’exploitation. Elle sait qu’elle ne s’arrêtera pas en chemin, avec en ligne de mire, la volonté d’intégrer le lycée viticole de Beaune pour y décrocher un BTSA viticulture œnologie. Pas mal pour une personne qui se destinait à un métier dans le tertiaire !
Si l’offre de formation est très large, la filière a aussi pour atout une grande diversité en matière de contrats de travail, qu’ils soient saisonniers, CDI, à la tâche, ou contrats courts de type TESA. Permettant pour certains, de conjuguer le cas échéant avec une autre activité de plein air comme le maraîchage ou en espaces verts. On sait depuis le film d’Etienne CHATILLIEZ que « le bonheur est dans le pré ». Reste à faire savoir aujourd’hui au plus grand nombre qu’il a désormais aussi élu domicile dans les vignes et les caves !

 

(*) Le prénom a été modifié

 

 

En savoir plus :

ANEFA (Association Nationale paritaire pour l'Emploi et la Formation en Agriculture)
Antenne de l’Yonne : France LAHUTTE au 03 86 49 48 10 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

CFPPA (Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole)
Lycée Agricole d’Auxerre La Brosse 89290 VENOY
Tél 03 86 94 60 00 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

BPA (Brevet Professionnel Agricole Travaux de la vigne et du vin)
Formation diplômante de niveau 3 pour travailler en qualité d’ouvrier qualifié dans le domaine viticole, à la production ou à la transformation.

BPREA (Brevet Professionnel Responsable d'Entreprise Agricole). Formation diplômante de niveau 4 pour conduire une activité de production viticole ou piloter une exploitation.

BTSA (Brevet Technicien Supérieur Agricole)
Formation diplômante de niveau 5 ayant pour objectif de préparer aux postes à responsabilité de la filière viti-vinicole (chef de culture ou maître de chai).

 

Dominique BERNERD

 

Vingt-six finalistes à l’échelle nationale. Ni plus, ni moins. Mais, l’enjeu est considérable si l’aventure va jusqu’au bout. Au-delà de la récompense financière promise – une enveloppe de 4 000 euros qui est offerte au premier des candidats -, c’est surtout la notoriété qui découlera de cette expérience qui va placer le vainqueur de ce concours « Femmes du Numérique » au firmament de son succès. Sabrina HOHENGARTEN y croit dur comme fer ! Normal, l’entrepreneuse possède l’âme d’une vraie « Rebelle »…

 

VAUDEURS : « Rebel, Rebel » chantait dans son style si caractéristique l’élégant David BOWIE en 1973. Une affirmation de soi à reprendre sa destinée en mains, contre les vents et marées de l’existence. Le dénominateur commun avec cette jeune femme qui se lance dans une trépidante aventure. L’édification du premier réseau social « communal à mission citoyenne ». Tout un programme, en somme, sur le papier pour venir en aide à son prochain, sans pathos mais avec les valeurs intrinsèques d’altruisme et de générosité.

Logique : Sabrina HOHENGARTEN, même si menue soit-elle, n’a rien d’une personne frêle. Il se dégage de son mental une force inavouable grosse comme ça !

Alors, concourir à ce challenge hexagonal, promu par La Poste et en partenariat avec la plateforme de financement participatif, Kiss Kiss Bank Bank, est un défi à sa portée. Simple, comme bonjour.

 

Un projet invitant à rompre l’isolement social des personnes âgées…

 

Sa structure professionnelle, une start-up où elle y place tout son désir de bien faire, à peine lancée (le 24 avril dernier), la meneuse de ces « Rebelles » nationales version numérisée s’attaque à une autre épreuve. Remporter cette épreuve qui récompense les femmes ayant boosté leur carrière professionnelle via le multimédia.

Les yeux pétillants d’étoiles – celles de la future renommée ?-, l’Icaunaise n’a pas ergoté longtemps avant de s’inscrire à ce concours. Où le hasard n’a pas vraiment sa place ?

La CCI de l’Yonne a bien fait les choses. Elle a prévenu Sabrina de l’existence de ce trophée. Un énième sur le marché. Mais, pas que : puisque s’adressant à la gent féminine. L’invitant ainsi à y prendre part.

Rebelle jusqu’au bout des ongles, la porteuse du projet plaide à sa manière et avec cet outil pour rompre avec le processus d’isolement social qui condamne les aînés à devenir des quasi parias de la société. Nonobstant : elle sait qu’elle peut l’emporter.

D’une part, son concept se meut dans une parfaite originalité avec résonance sociale évidente. D’autre part, sa puissance de conviction en quête de partenaires et d’une écoute pas distante pour favoriser le jeu du relationnel, est forte. Dommage qu’elle ne puisse tenir l’éloquence devant un jury : il en aurait été admiratif !

 

 

Convertir les coups de cœur au projet en autant de clics numériques…

 

Enfin, surfant sur la vague nationale avec ce projet 100 % intergénérationnel, ne souhaiterait-elle pas secouer un brin le cocotier de la bienséance en se battant en faveur de ces populations, les personnes âgées, qui sont parfois injustement écartées de la société ?

Recevoir des « coups de cœur » qui se traduiraient pas autant de clics positifs, faisant acte de vote et de croyance en son projet, encore au stade expérimental, est le plus joli des cadeaux que l’on puisse lui faire.

Unique prétendante de l’Yonne au sacre de ce Graal suprême que représente cette distinction qui n’a rien de si honorifique que cela, Sabrina HOHENGARTEN espère atteindre la sélection des douze finalistes nationales après le verdict rendu par le public le 28 mai.

Dans un premier temps, il s’agira de la départager de l’autre candidature de Bourgogne Franche-Comté, une société de Mâcon. Ensuite, il lui faudra s’armer encore d’un peu de patience, sans doute fin juin, et être confrontée au dernier round de ce scrutin numérique à douze candidats pour atteindre le Nirvana de la victoire, synonyme nécessairement de visibilité maximale sur le territoire.

Et quand on a la prétention de vouloir jouer dans la cour des grands avec son outil de travail (le territoire français), obtenir cet accessit valorisant votre labeur ne serait-ce pas la plus belle des récompenses pour entamer sa carrière ?

 

En savoir plus :

 

Pour accéder au vote, il faut consulter le site Internet de la start-up (https://lesrebellesfrance.fr/ ). Un simple clic sur cette référence suffira pour augmenter le capital voix de la candidate.

 

Thierry BRET

 

Voulez-vous une preuve de l’attractivité prégnante qu’exerce le territoire de l’Yonne sur l’Ile-de-France voisine et la capitale de l’Hexagone, Paris ? En voici une, toute faite et qui se construit patiemment depuis la signature d’un accord de réciprocité, survenue en juin 2021, entre les PETR Grand Auxerrois et Nord de l’Yonne et la mégalopole nationale. Un partenariat, inédit et astucieux qui permettra de valoriser les circuits courts de la distribution alimentaire en favorisant les productions agricoles de notre terroir…

 

JOIGNY : Qui a dit que le territoire de l’Yonne n’était pas suffisamment attractif au niveau économique à l’échelle de l’Hexagone ? Tout le monde, en vérité ! Eh bien, pour faire taire les pessimistes de tout poil qui ne voient pas plus loin que le bout de leurs bésicles embuées, voilà une information 100 % positive à faire circuler auprès de tous !

Elle concerne une judicieuse initiative prise au printemps 2021 dont les prolongements factuels commencent à se faire ressentir quant à ses potentialités et perspectives envisageables. L’Yonne, terre nourricière de Paris ? Non, ce n’est pas une énième blague de potache qui aurait pu être publiée dans les colonnes médiatiques au petit jour du 01er avril dernier. Cela pourrait devenir très vite une réalité tangible après la récente visite de plusieurs élus de la capitale, dont l’ex-star du PAF (Paysage Audiovisuel Français), la journaliste Audrey PULVAR, reconvertie aujourd’hui en une défenseuse de la chose publique, en qualité d’adjointe à l’édile de Paris, Anne HIDALGO.

 

Audrey PULVAR vient prendre le pouls sur le terrain de l’Yonne…

 

La candidate socialiste à la présidentielle avait effectué le déplacement en terre icaunaise l’an passé pour parapher cet accord qui devrait offrir des opportunités intéressantes pour les filières agricoles de l’Yonne. A la grande satisfaction de la Chambre départementale d’Agriculture et des représentants syndicaux.

Nourrir Paris et ses 2,1 millions d’habitants n’est pas du domaine du raisonnable, sur le papier. Même si l’eau qui coule dans la capitale aurait dû se nommer l’Yonne et non la Seine comme certains géographes (bourguignons !) le pensent encore !

A contrario, favoriser l’alimentation de certains arrondissements en victuailles et produits made in Yonne semble déjà plus réalisable à brève échéance du fait de la proximité de ce département, situé au sud de la métropole. Selon les termes précisés par l’accord de coopération qui a été établi entre les deux partenaires, les PETR Grand Auxerrois et Nord de l’Yonne, et Ville de Paris, l’an passé.

Lors de cette journée immersive dans le Jovinien, Audrey PULVAR, accompagnée des maires du XIIème (Emmanuelle PIERRE-MARIE) et du XIVème arrondissement (Carine PETIT), ont pu disserter longuement avec des professionnels du monde agricole. Testant sans doute au passage quelques succulents produits !

 

 

Le XIIème arrondissement de Paris : un tiers des habitants de l’Yonne...

 

140 000 habitants, c’est le nombre de Parisiens qui résident dans le douzième arrondissement de la capitale. Soit un tiers des habitants de l’Yonne. On imagine aisément le potentiel en matière de débouchés pour les denrées alimentaires en provenance de notre territoire qui pourraient s’écouler via les marchés et les structures collectives pour sustenter la population. Une aubaine pour Nicolas SORET, président de la CC et maire de Joigny, qui avait flairé l’opportunité depuis bien longtemps.

« Là où je me réjouis, précise-t-il, c’est que les choses deviennent concrètes. On rentre dans le dur de l’opérationnel et ça, c’est chouette ! ».

Surtout que la Ville de Paris va organiser fin juin le Festival de l’Alimentation durable. Un évènement auquel participera une délégation icaunaise conduite par le numéro trois de la Région Bourgogne Franche-Comté. Au four et au moulin, Nicolas SORET ?

« Oui, car notre objectif sera d’y rencontrer les vingt-et-une personnes gestionnaires de l’alimentation de la capitale ! ».

Des contacts ô combien indispensables en vue de finaliser le dossier : ce sont celles et ceux qui appuient sur le bouton de la commande.

 

 

D’un approvisionnement mondial aux circuits de proximité…

 

En proie à une véritable révolution de palais, en ce qui concerne ses circuits de distributions alimentaires, Paris change donc de paradigme sur cet item. D’un approvisionnement mondial, les élus de la première ville de France veulent désormais privilégier des ressources alimentaires produites dans un rayon maximal de 250 kilomètres. Au moins pour la moitié de ces denrées.

Conséquence : l’Yonne ne peut qu’être impliquée dans cette profonde mutation de la transition alimentaire que mène Paris pour le bien-être de ses habitants.

Quant aux attentes en termes de productions, elles se sont avérées concrètes. Ainsi, l’élue du XIVème désire un approvisionnement de noix et de noisettes. Des besoins qui peuvent résolus grâce à la filière locale ad hoc qui en découle.

Pour autant, Nicolas SORET se veut rassurant. Balayant d’un revers de la main, « toute mauvaise interprétation » pouvant être faite autour de cette initiative, il rappelle que l’enjeu de cette démarche collaborative n’est pas d’appauvrir notre territoire. Estimant que la relation Yonne/Paris n’est pas une fin en soi, mais un moyen. Celui de rééquilibrer les relations entre la capitale et notre département afin d’y créer un ruissellement – le vrai, s’en amusera-t-il ! -, qui permettra de faire venir vers le territoire le plus septentrional de la Bourgogne la richesse qui est concentrée dans la métropole francilienne. Un ruissellement dont les agriculteurs et les producteurs seraient les premiers bénéficiaires.

En outre, parce que ces commandes seront importantes en volume, elles permettront de favoriser la création d’outils de transformation et de proposer de la valeur ajoutée. Concrètement, la commande publique parisienne servira de levier à la valeur ajoutée qui s’appliquera sur le territoire de l’Yonne.

Aujourd’hui, tous les partenaires du milieu agricole sont interpellés positivement par ce rapprochement prometteur entre Paris et les deux PETR de l’Yonne, notamment la Chambre d’Agriculture mais aussi Manger Bio, Bio Bourgogne et le GABY, le groupe d’agriculture biologique de l’Yonne.

Des acteurs de la filière agricole qui ne manqueront pour rien au monde le rendez-vous de la fin juin dans la capitale avec les fameux vingt-et-un gestionnaires qui sont décisionnaires de l’alimentation à Paris. Une métropole qui sert 30 millions de repas dans les 1 300 établissements collectifs sous leur coupe. Cela parle, non ?

 

Thierry BRET

 

 

C’est l’un des fleurons de l’activité industrielle en Bourgogne Franche-Comté. Disposant de trois unités de production qui sont implantées à Belfort, à Ornans dans le Doubs et au Creusot. Spécialisée dans la fabrication des transports ferroviaires (trains, métros et tramways), la multinationale française vient de valider une jolie commande avec l’Allemagne. Soit la conception de 130 trains régionaux CORADIA Stream de grande capacité à deux niveaux. Montant de la transaction : 2,5 milliards d’euros !

 

PARIS : Voilà une nouvelle qui donne du vague à l’âme. Ou du baume au cœur, selon les cas ! Pionnier de la mobilité durable, ALSTOM, multinationale que l’on ne présente plus vient de décrocher le contrat de l’année avec le voisin allemand. Surtout que la valeur de ce contrat mirifique s’élève à près de 2,5 milliards d’euros pour la livraison de 130 trains régionaux de type CORADIA Stream. Des véhicules de grande capacité d’accueil à deux niveaux qui reviendront à l’acquéreur germanique, SFBW. ALSTOM devant en assurer également la maintenance au cours des trente prochaines années.

Cerise sur le gâteau, le contrat prévoit aussi une option permettant de commander jusqu’à une centaine de trains supplémentaires ! Ces appareils desserviront les lignes de la région du Bade-Wurtemberg.

Ces trains offriront des performances et une technologie nouvelles pour ses usagers. « Ils seront au transport local ce que les sprinters sont à la course à pied, a même plaisanté le ministre du transport du Lander allemand.

 

 

Priorité sera aussi donnée à l’ergonomie et au confort des passagers, avec la possibilité d’être assis dans des sièges inclinables, de bénéficier de zones spécifiques pour les personnalités à mobilité réduite, ainsi qu’un concept d’éclairage performant et un signal WI-FI puissant.

In fine, 380 places assises pourront être accueillies dans les rames de quatre voitures, d’une longueur de 106 mètres. Elles seront mises en service dès 2025. Quant à la vitesse de pointe, elle peut atteindre 200 km/h. Ce train est capable de fonctionner sur les principaux systèmes électriques européens.

A date, plus de 730 de ces véhicules ont été commandés par l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas, le Danemark ou encore l’Espagne. L’Allemagne rejoint donc ce peloton d’acheteurs.

 

Thierry BRET

 

Articles

Bannière droite accueil