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En ce temps-là, Eric GALLET, cuisinier au joli parcours professionnel, chez LOISEAU à Saulieu avant l'arrivée de la troisième étoile début 1990, puis au « Crillon » parisien du temps du truculent et exigeant chef Christian CONSTAN, était en cuisine. Nous sommes au début du siècle, et au rond-point de Paris à Auxerre, il venait d'ouvrir « Au Parfum d'ailleurs ». Alors que je dînais avec Patrick GAUTHIER, récemment étoilé Michelin à Sens, il nous fit un espadon au combawa, un agrume réunionnais qu'à l'unisson nous découvrîmes ce soir-là. Merci Chef !

 

AUXERRE : Ensuite, Eric ouvrit un restaurant italien, puis « Le Bourgogne », voici une quinzaine d'années. Une table longtemps distinguée d'un « bib » gourmand au Michelin. Encore une adresse valeureuse et injustement supprimée comme d'autres dans l'Yonne de la sélection Michelin en 2021.

Eric est plus restaurateur désormais et a laissé les fourneaux à un cuisinier aussi discret qu'efficace quant aux alliances de  goûts et saveurs, parfois inédites, le chef Ismaël est à son affaire aux fourneaux avec sa petite équipe ! Un mot aussi sur le souriant trio féminin au service ce jour-là, mené de main de maître - ou plutôt de maîtresse ! - par Julie, une ancienne de « La Côte Saint-Jacques » et amatrice des nectars bourguignons.

 

 

On peut y admirer des toiles de Georges HOSOTTE…

 

Mon précédent repas au « Bourgogne » le fut en compagnie d'une élue de terrain, la sénatrice Dominique VERIEN ainsi que le maire de Gron. C'était en mai 2021. Nos restaurants rouvraient alors. Mais en extérieur, uniquement. Ce midi-là, il ventait et pleuvait, mais nous étions contents d'en être, juste histoire d'assurer de notre soutien, nos cuisiniers. Un joli « Pouilly-Fuissé » accompagnait les gouttes d'eau de pluie !

Récemment, plus confortablement installés à l'intérieur, on en profite pour admirer les jolies toiles du peintre Georges HOSOTTE accrochées au mur. Irancy y est joliment cerné de neige. En reverra-t-on désormais sur le vignoble de ce village atypique ?

 

 

 

 

L’une des plus belles interprétations culinaires de l’escargot…



L'apéritif, un « Américano », est élégamment servi avec gougères et terrine de volaille. En entrée, selon moi, l'une des plus belles interprétations de l'escargot se présente à nous : en petit pot et au beurre mousseux persillé. Ce mets est fin et délicat, et permet de mieux apprécier ce plat si représentatif de notre Bourgogne. La seconde entrée, la grosse raviole de ris de veau et de bœuf séché,  au coulis d'herbes, est aussi surprenante que goûteuse : une très belle entrée,  joliment inattendue.

Ensuite, les ris de veau de cœur - les vrais, jamais donnés, on le sait -  aux morilles sont délicieux et cuits comme trop rarement, moelleux à cœur mais croustillants et assaisonnés sur l'extérieur. C’est la patte d'un vrai cuisinier.  Un mets de roi mais sans galette toutefois !

 

 

Le plateau de fromages, une tradition qui tend à disparaître…

 

La maison possède aussi quelque chose qui tend à disparaître : un plateau de fromages. Celui-ci est aussi joli que varié. Goûtons donc l'inattendu - et moins connu - gaperon, un fromage auvergnat qui ne demande qu'à être dégusté ! 
Suit alors un joli dessert à base de « griottines » de Fougerolles (Haute-Saône), juste histoire de terminer un bon repas dans cette Bourgogne auxerroise où la clientèle se sent bien. Tout simplement…

 

 

 

En savoir plus :

 

Les - : le pain n'est pas.....inoubliable.

Les + : le service est très plaisant, professionnel et souriant : la clientèle n'en demande pas plus. Une certaine recherche culinaire aussi. De la Bourgogne un peu raffinée !

 

 

 

Contact :

 

Le Bourgogne

15, Rue de Preuilly

89000 AUXERRE

Tel : 03.86.51.57.50.

Ouvert du mardi au samedi inclus.

La première formule déjeuner est proposée à 29 euros.

 


Gauthier PAJONA

 

 

Ca y est, nous y sommes ! Douze ans après que le mondial ait été attribué au pays des « mille-et-une nuits », le surprenant et richissime Qatar, les bonnes consciences et les moralisateurs de notre société sortent enfin de leur léthargie, en poussant des cris d’orfraie à qui mieux mieux, contre la tenue de l’un des tout premiers évènements sportifs de la planète, la Coupe du Monde de football.

Faut-il y participer ? Ne vaudrait-il mieux pas boycotter la nation organisatrice et sa cohorte de préjudices commis au nom du sacro-saint (et légitime) principe des Droits de l’Homme ? Doit-on parler de ce grand raout universel et populaire dans les colonnes des journaux ? La France, championne du monde en titre, aurait-elle dû y prendre part ? Qu’en pensent d’ailleurs les dirigeants de la fédération nationale et les joueurs eux-mêmes, quasiment très discrets sur le sujet ?

Depuis quelques semaines déjà, débatteurs et empêcheurs de tourner en rond s’étripent à longueur de journée dans d’insupportables « talk-shows » diffusés en boucle et au parisianisme éprouvé, se renvoyant à la tête et parfois dans un langage châtié les principes issus du siècle des Lumières, ceux de la liberté de pensée, sans omettre la tolérance des LGBT, le besoin de boire de l’alcool, l’émancipation de la femme et tutti quanti.

Bref, tout cela nous est sorti dans un grand fatras d’arguments et son contraire entre les pour et les contre de ce qui reste finalement un simple évènement sportif à l’échelle mondiale, qui nous revient à la figure tous les quatre ans. Même les professionnels des bars et restaurants se sont invités avec pour certains d’entre eux le désir de refuser de transmettre la moindre image de l’évènement dans leurs établissements…

 

 

Premier revers à la liberté : le refus de vendre de la bière près des stades…

 

D’ailleurs, de mémoire, en 2018, lors de la dernière édition se disputant en…Russie, là même où la France décrocha sa deuxième étoile mondiale à floquer sur le maillot bleu, il n’y eut aucun mouvement d’humeur aussi virulent de la part des consciences et des personnes bien pensantes et zélatrices pour en interdire le déroulement.

A croire que dans un régime aussi « démocratique » et vertueux que celui exercé alors par un Vladimir POUTINE encore très fréquentable aux yeux de la planète, on pouvait s’autoriser un petit écart géographique du côté de la Volga sans que cela ne puisse nous empêcher de dormir ! Que dire aussi de l’Italie fascisante de MUSSOLINI en 1934 ou de l’Argentine des généraux en 1978 qui furent retenus par la FIFA ?

Ceci dit, avec le Qatar, serait-ce si différent en vérité ? C’est vrai, d’une part, les Droits de l’Homme y sont bafoués à longueur de journée – tiens, tiens, cela n’arrive jamais dans l’ex-empire des tsars par exemple ?!- ; les travailleurs immigrés y sont employés dans des tâches dignes de l’esclavagisme moderne en étant payés à coup de lance pierre et leur liberté surveillée puisque les passeports sont confisqués dès leur arrivée ; les femmes y sont traitées comme des « chiens » – c’est même proprement insultant pour nos amis canidés à qui l’ont accordent sur place davantage d’intérêt ! - ; les homosexuels y sont honnis de manière vigoureuse ; quant à déguster quelques bonnes bières au coin des rues de Doha, la capitale de cet état des émiratis, rideau, il faudra repasser !

D’ailleurs, à ce titre, et au nez et à la barbe de fakir des dirigeants de la FIFA qui en sont encore tout éberlués – les mêmes qui ont facilité l’accueil hasardeux et lucratif de la compétition dans ce petit bout de terre du Moyen-Orient qui n’y connaissait rien au football -, les autorités ont décidé subrepticement de ne plus commercialiser d’alcool aux abords des stades, au grand dam des supporters, revenant ainsi sur l’un des arguments promotionnels majeurs pour attirer les touristes !

Un premier pied de nez fait aux principes fondamentaux de la démocratie et à l’état d’esprit de liesse permanente mais maîtrisé qui doit régner dans l’organisation d’un tel rendez-vous, fédérateur de retrouvailles heureuses d’une jeunesse (et pas que !) sachant s’amuser raisonnablement !

 

 

Les consciences ont du grain à moudre même si l’évènement fait rêver…

 

On en n’est donc pas à une surprise près, avec ce mondial pour le moins exotique – ça l’est déjà avec le calendrier totalement inattendu qui nous est proposé là - avec une compétition se déroulant en plein hiver même si le Qatar ne risque pas les gelées matinales et le brouillard humide des jours de grisaille glauques que nous connaissons séant

Bien sûr, ce Mondial 2022 ne ressemblera à aucune autre édition. Avec la construction de ces immenses stades, sans doute loin d’être remplis pendant et une fois la compétition pliée car le Qatar ne possède pas la culture footballistique, ayant besoin d’être climatisés en permanence – à l’heure de la transition écologique et de la récession de l’énergie qui nous guette, cela fait un peu mal aux porte-monnaie des Occidentaux, non ? -, avec ces milliers de décès survenus durant l’édification de ces infrastructures sorties comme des mirages des portes du désert – Népalais et Philippins, esclaves des temps modernes usés jusqu’au trognon dans ce continent de plus en plus outrancier avec l’humain qu’est devenu l’Asie en sont les principales victimes - ; avec les fastes et somptueuses dépenses des pétrodollars injectés à tout crin pour accueillir de « faux supporters » mais peut-être bien de vrais blanchisseurs d’argent sale dans de superbes palaces ; avec certains de ces footballeurs multimillionnaires qui vivent totalement hors sol et imbus de leur personne dans leurs bulles de savon de marque, entre grand luxe et volupté, et qui n’ont que faire de la miséricorde du monde…

Bref, entre grandiloquence et magouilles, c’est vrai que les consciences ont du grain à moudre pour tirer à boulet rouge sur cette épreuve qui fera cependant rêver malgré tout aux quatre coins de la planète, y compris, voire surtout parmi les populations les plus désarmées et les plus précaires face aux affres de la vie, suscitant peut-être un peu d’espoir, de joie et… de répit.

 

 

Il ne faut pas politiser le sport…

 

Le football est le sport roi de la planète Terre. Il le restera pour longtemps quoiqu’on en dise, et quoiqu’on en pense après cette compétition « politiquement incorrecte » à bien des égards. Comme d’autres depuis l’instauration de la Coupe Jules RIMET en 1930.

Toutefois, une question intrigue. Pourquoi aura-t-il-fallu attendre douze longues années pour évoquer enfin de cette problématique « Qatar » qui perturbe tant les âmes bien pensantes ? Tous les arguments évoqués par les détracteurs étaient connus ou semblaient l’être à l’origine de ce dossier, sans qu’il n’y ait eu de la moindre pression politique pour tenter de changer de braquet en cours de route. Même Emmanuel MACRON a avoué ces jours-ci qu’il ne fallait pas politiser le sport…

Entre paillettes, hypocrisie et mirages, c’est bien l’univers du football dans son ensemble qui a choisi en son âme et conscience de donner « sa » Coupe du monde au Qatar, non pas dans un souci de simple équité géographique sportive mais plutôt pour l’appât du gain et de l’argent facile émanant de ces pays du Golfe, grands pourvoyeurs de précieux subsides qui servent ensuite à financer les projets de plus en plus gargantuesques des organisateurs.

La péninsule arabique ne va-t-elle pas accueillir en 2023, grâce à des infrastructures somptuaires dignes des pharaons, les futurs Jeux d’Asie des sports d’hiver alors que l’Arabie Saoudite n’a pas vu le moindre flocon de neige tombé sur son sol depuis 85 ans ?     

Thierry BRET

 

Une soirée d’exception ? Oui, à plus d’un titre que celle qui fut proposée, mercredi, dans l’antre de l’excellence de l’apprentissage et de la formation qu’est le CIFA de l’Yonne. Un défi gastronomique, le troisième du genre accueilli en ces lieux, très attendu par les adeptes des arts de vivre, qui livrera son verdict, tard dans la soirée. Sur les trois candidats en lice, deux étaient originaires de notre territoire, l’un en provenance du Nord. C’est ce dernier, Michaël WICKAERT qui a remporté le challenge. Avec l’art et la manière en sus…

 

AUXERRE : Marier la coquille Saint-Jacques à l’escargot de Bourgogne, réunis dans une parfaite hyménée servie en entrée froide ou chaude en guise de préambule de ce défi culinaire insolite, attendait les trois candidats de cet « IRON COOK » 2022 !

Un exercice très subtil où la créativité et l’imaginaire furent mis à rude épreuve chez les concurrents pour titiller la corde sensible des membres d’un jury, composé de grandes références de la gastronomie hexagonale dont Christian TETEDOIE, président des Maîtres Cuisiniers de France, parrain de ce rendez-vous, et de personnalités du terroir, adeptes des principes vertueux d’Epicure.

Et à ce jeu-là, l’une des réalisations culinaires soumises à la sagacité curieuse des goûteurs qui tira la couverture à soi ne fut autre que cet onctueux velouté, mélangeant les deux ingrédients de base – ils étaient imposés dans le programme – et au charmant décorum esthétique jusque dans l’assiette.

 

 

Un velouté paradisiaque à déguster en préambule du concours…

 

Deux brins de ciboulette posés çà et là afin d’apporter un extra de végétation, la noix de Saint-Jacques placé avec délicatesse au cœur du récipient, de généreux morceaux de gastéropodes nappés de cet excellent breuvage, présenté sous la forme de velouté et l’affaire était entendue.

Un mets d’une rare élégance visuelle et gustative qui avait de quoi réhabiliter les plus réfractaires opposants de la soupe et du potage avec cette noble recette à tester en binôme pendant quelques minutes.      

Si l’on avait osé, on en aurait presque demandé une seconde assiette tellement l’intelligence de ce plat imprima les papilles de nos palais, encore ébahis par l’effet de surprise !

Même les chefs Pierre MIECAZE et Christian MILLET – pourtant de solides habitués de ce genre d’épreuves culinaires qui les font voyager aux quatre coins du globe – eurent un commentaire fort approprié : « ce plat, c’est du niveau étoilé Michelin ! ».

On doit cette savoureuse réalisation au seul et unique candidat extra-Yonne qui concourait à ce défi, prévu initialement à quatre chefs comme le rappelait en la découvrant la plaquette de présentation mais finalement réduit à trois après la défection en dernière minute de l’un des prétendants pour raison personnelle.

 

 

Un « chtimi » qui coiffe sur le poteau les deux candidats de l’Yonne…

 

Cela n’aura nullement altéré la qualité de ce challenge culinaire un peu fou, celui de servir pour ses protagonistes engagés dans la course trente-six clients installés confortablement – comme en situation réelle – dans le restaurant d’application du centre d’apprentissage, le « COM des Chefs ».

Michaël WICKAERT. Un patronyme à retenir car il possède l’étoffe des plus grands. Lauréat du concours de la Toque d’Or internationale en 2015, obtenue à Chamalières – la commune chère au regretté VGE, fine bouche au joli coup de fourchette au demeurant -, le Nordiste a choisi le chemin de l’enseignement pour y exprimer ses talents de maître queue depuis une vingtaine d’année, dans un établissement localisé dans l’imprononçable localité de TERDEGHEM !

 

 

 

Cela ressemble presque au terroir d’Alsace, et pourtant c’est bien un « chtimi » qui est venu coiffer en provenance du Nord et sur le fil les deux prétendants icaunais, Jérôme JOUBERT – on connaît bien le garçon, et la qualité de sa cuisine élaborée au « Rive Gauche » à Joigny – et Laurent POULET, directeur technique de production aux « Plaisirs des Mets », l’une des unités appartenant aux FESTINS de Bourgogne, structure dirigée par le couple Evelyne et Didier CHAPUIS, les incontournables de la réception-traiteur dans le landerneau.

 

 

Une affaire de famille avec la fille Marion dans le rôle du commis…

 

Il ne sera pas aisé pour les candidats de dégoter du pigeon de Bourgogne pour réaliser la recette du plat de résistance, devant le revaloriser à juste titre. Accompagné de sa double garniture, l’une à base de ris de veau, l’autre composée de substances végétales, c’est un suprême de pigeon exquis qui fut servi aux trente-six dégustateurs d’un soir de la part du professeur de cuisine nordiste.

Un régal en bouche, à faire crépiter les smartphones des membres du jury qui gardèrent en souvenir les illustrations de ce mets à la succulence aboutie. Après le deuxième « round », les experts de la gastronomie savaient déjà dans leur for intérieur lequel de ces trois candidats obtiendraient in fine le titre…

Le dessert, concocté selon une harmonie délicieuse autour de la poire et du cassis – un fruit bien de chez nous, d’ailleurs ! – ne fit que confirmer les dires des spécialistes. Les cinq mille euros et les honneurs allaient tomber dans l’escarcelle du plus créatif et aventureux des candidats, même si la concurrence et le décompte des points  étaient beaucoup plus serrés entre ces trois professionnels ayant tous ou presque glaner des prix de-ci, de-là au cours de leur existence.

L’un des représentants du CIFA eut cette formule : « le choix était dur entre ces trois artistes de la gastronomie, mais il fallait un gagnant : c’est finalement Michaël WICKAERT qui a remporté la troisième édition de ce grand défi ! ».

Un lauréat, venu en famille puisqu’accompagné de sa fille, Marion – la jeune femme approfondit ses connaissances en pâtisserie et chocolaterie chez Alain DUCASSE, excusez du peu ! – qui lui aura été d’un grand service durant l’épreuve de six heures en s’octroyant le rôle de commis ! Bref, de quoi nourrir des souvenirs éternellement !

 

  

Et si Marcel FONTBONNE était candidat en 2024 ?!

 

Du côté du CIFA et de son président, Michel TONNELLIER, ce fut une soirée idéale servant à la promotion de l’excellence de cet établissement à la renommée nationale dorénavant. Un avis partagé par le directeur et créateur de ce concept unique en Bourgogne – et sans doute dans l’Hexagone pour un centre de formation -, Marcel FONTBONNE qui ne put sans doute intérieurement pas ralentir son rythme cardiaque lors de la remise des récompenses – il est pourtant grand sportif de l’endurance et du triathlon – à la seule pensée d’avoir vécu là son ultime IRON COOK, car l’âge de la retraite le rattrapant malheureusement.

Qui sait, lui qui est un fin amateur de cuisine – il a même obtenu pour le plaisir son CAP dans le propre établissement qu’il dirige ! – fera peut-être parti de la liste des prochains candidats à l’édition de l’IRON COOK 2024 ?

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Ils sont nombreux à s’interroger sur l’orthodoxie d’un 49.3 autoritaire ou sur l’opportunité d’une dissolution de l’Assemblée Nationale. Que les « addicts » de la constitutionalité et que les accros de la démocratie se rassurent : le 49.3 est parfaitement légal et gravée sur le marbre de notre constitution. Ne pas oublier, que ladite Constitution a été acceptée lors d’un référendum par plus de 79 % des français ! Quelle est la procédure ?

 

TRIBUNE : L'article 49.3 de la Constitution donne la possibilité au Premier ministre, après délibération du Conseil des ministres, d’engager la responsabilité du gouvernement sur le vote : d’un projet de loi de finances, d’un projet de loi de financement de la Sécurité sociale et d’un autre projet ou une proposition de loi en débat à l’Assemblée Nationale.

Si le Premier Ministre décide d’y recourir, sa décision entraîne la suspension immédiate de la discussion du projet de loi. Le texte est considéré comme adopté, sans être soumis au vote, sauf si une motion de censure est déposée dans les 24 heures qui suivent. La motion de censure doit être votée selon des conditions très précises : seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure qui ne peut être adoptée qu’à la majorité des membres composant l’Assemblée.

 

Michel ROCARD, champion du « 49.3 » toutes catégories !

 

Si la motion de censure est adoptée, le texte est rejeté et le gouvernement est renversé. Depuis la réforme constitutionnelle du 23 juillet 2008, hors projets de loi de finances ou de financement de la Sécurité sociale, l’article 49.3 ne peut être utilisé que sur un seul texte au cours d’une même session parlementaire. Avant cette révision de la Constitution, le gouvernement pouvait y avoir recours aussi souvent qu’il le voulait et sur n’importe quel texte.

Depuis 1958, le principe du « 49.3 » a été utilisé 89 fois ! Le record est détenu par Michel ROCARD, alors Premier ministre de François MITTERRAND qui l’aura employé 28 fois !

Après l’utilisation du 49.3, la responsabilité du gouvernement est engagée. En cas de rejet d’un vote de confiance, la « motion de censure », impose la démission du gouvernement. Pour l’instant, les forces de l’opposition ne semblent pas vouloir s’unir pour renverser l’équipe d’Elisabeth BORNE.

On peut penser que le Général de GAULLE, souhaitant éviter les écueils de la IVème République, avec ses gouvernements successifs, qui pour certains ont duré quinze jours, avait prévu des portes qui permettent à l’Etat d’avancer. Le problème qui se pose, c’est l’instrumentalisation de cet article de la Constitution qui a permis à notre Première ministre de supprimer certains amendements votés au Parlement et de globaliser les budgets avec la réforme des retraites.

S’il paraît important pour l’Etat d’avancer et de ne pas bloquer les institutions faute de budgets, il est cependant frustrant, pour ne pas dire honteux, d’éviter un débat démocratique sur la réforme des retraites.

En son temps, Pierre MENDES-FRANCE s’était opposé au Général de GAULLE et au projet de Constitution. Il arguait du fait que de GAULLE ne lui posait pas de problème, mais que la suite, avec les successeurs, présentait des risques évidents. Il redoutait les contournements des fondements de notre démocratie.  Un visionnaire…

 

L’épineux problème posé par la Constitution…

 

Elle ne semble plus adaptée aux réalités du monde d’aujourd’hui et a tout de même fait l’objet de vingt-quatre révisions constitutionnelles ! La plus importante mais la plus déstabilisante fut de passer du septennat au quinquennat, sous la présidence de Jacques CHIRAC ! La Constitution permettait au pouvoir de se construire sur sept ans et non sur cinq. Résultat, nous sommes dans une campagne électorale quasi permanente. De plus, lors des septennats, avec des élections législatives qui se déroulaient durant la période présidentielle, la pression démocratique jouait un rôle salutaire ! Aujourd’hui, avec la concomitance des élections présidentielles et législatives, aucune remise en question des axes politiques n’est possible.

 

 

Va-t-on vers une dissolution de l’Assemblée Nationale ?

 

L’article 12 de la Constitution permet au Président de dissoudre l’Assemblée. Depuis 1958, cinq dissolutions ont été prononcées. La dernière en date fut néfaste pour Jacques CHIRAC. Même si le bruit de la dissolution bruisse à l’Elysée, même s’il est certain que notre Président y songe, il n’est pas sûr que les augures soient bons.

Pendant que nos chers députés s’assoupissent en cœur sur les bancs, à chaque 49.3, le drapeau de la dissolution est brandi ! Une stratégie de communication, pour faire peur dans les rangs de la présidence, et bien orchestrée par un Stéphane SEJOURNE qui assure que « le protocole de la dissolution et son rétro planning sont prêts ».

Il ajoute que La République en Marche, devenue entre-temps « Renaissance », est le plus riche parti politique de France, avec plus de 40 millions de biens immobiliers et un crédit illimité auprès des banques ! Dans le même temps, Olivier VERAN temporise et en rajoute à la confusion ambiante : « nous ne sommes pas dans les conditions d’une dissolution ».

La dissolution est d’autant moins probable dans l’immédiat car la conjoncture électorale semble mauvaise pour le « mari de Brigitte » : la NUPES est en chute libre et surtout Marine Le PEN serait la grande gagnante de nouvelles élections législatives. Hélas, nous sommes encore et toujours dans des stratégies de communication bien plus que sur une réflexion sur l’avenir des Français et de la France !

Quand les anciens amis du Président s’en mêlent (ou s’emmêlent) : « le 49.3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Merci Monsieur HOLLANDE !

 

Jean-Paul ALLOU

 

Trois boucles, quarante kilomètres de spéciales, de l’adrénaline à revendre et du suspense à gogo : le scénario de la seconde édition de cette multi-course automobile, concoctée par l’ASA Yonne, est loin d’être écrit tant les prétendants à la lutte suprême essaieront vaille que vaille de détrôner de leur piédestal les lauréats de la première épreuve…

 

SENS : Des catégories de courses différentes, des pilotes chevronnés, certains un peu plus néophyte que les autres, six spéciales de très belle facture, un parcours qui emprunte les chemins et routes de la première édition – on ne change pas une formule qui gagne, précise l’adage ! -, tous les ingrédients sont donc réunis ce week-end pour que la seconde édition du Rallye automobile du Grand Sénonais rencontre le succès. Avec peut-être, à la clé, des conditions météorologiques incertaines – les prévisionnistes annoncent de la pluie parfois soutenue les après-midi de samedi et de dimanche - qui pourraient brouiller les pistes !

Côté organisation, tout semble être en revanche orienté au beau fixe avec près de 110 véhicules engagés et sa noria de pilotes dans une épreuve encore jeune sur le papier mais qui prend ses marques progressivement dans le paysage de la compétition automobile régionale.

Un dispositif exceptionnel sera mis en place pour assurer le bon déroulement de ce rendez-vous qui n’est pas seulement destiné aux férus de la discipline. Tous les services institutionnels du territoire (SDIS, gendarmerie, police, préfecture…), sont ainsi mobilisés pour faire de cet évènement très attractif auprès du public une totale réussite.

 

 

 

Des animations au village dont celles du KIWANIS de Sens…

 

Rappelons que plusieurs collectivités se sont impliquées à la réalisation et à l’accueil de ce projet abouti dont Sens, Cornant, Egriselles-le-Bocage, Chaumot et Piffonds.

Le public disposera de quatre zones spéciales bien identifiées, garantissant sécurité et confort, pour suivre en toute tranquillité les exploits des sportifs.

Les moins aventureux auront toujours la faculté de suivre l’épreuve en direct depuis leur portable en téléchargeant une application ou sur l’écran géant placé au cœur de Sens, Place Jean-Jaurès.

Signalons que sur cette même place, et parmi les diverses animations proposées au village, celles du club service, le KIWANIS de Sens qui profitera de cette opportunité évènementielle afin de réaliser l’une de ses œuvres sociales à mettre en exergue, en présence du lieutenant-gouverneur de la division Bourgogne Nord, Gérard BOLLE, régional de l’étape puisque membre du club sénonais. Quand l’utile rejoint l’agréable, en somme…

 

Thierry BRET

 

 

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