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C’est la douche écossaise pour ses opposants. La gifle de trop, adressée en pleine face de bon nombre de syndicalistes. Mais pas seulement, parmi la multitude de personnes qui rejettent la réforme des retraites toutes castes sociales confondues. Y compris chez le petit patronat. Tous peinent à encaisser aujourd’hui le verdict qualifié d’anti-démocratique. En ayant recours au fameux article « 49.3 » - le dixième utilisé en très peu de temps par la Première ministre Elisabeth BORNE, adepte du forcing législatif à tout crin -, le gouvernement assène un sacré coup de massue à celles et à ceux qui croyaient encore, dur comme fer, aux vertueux principes républicains de la démocratie.

Une claque, qui quarante-huit heures après l’avoir donnée, provoque moult remous, contestations et rassemblements spontanés à travers l’Hexagone. A Paris, la place de la Concorde est devenue le point sensible de ces retrouvailles opportunes pour y faire entendre sa voix. Dans les grandes métropoles du territoire, ce qui semblait n’être qu’un fétu de paille, gagne du terrain depuis deux jours. On descend dans la rue, on revendique en chantant des slogans hostiles à la présidence, on vitupère contre les décisions prises à l’emporte-pièce depuis là-haut – comprenez le palais de l’Elysée ! -, on tente vaille que vaille de se convaincre que tout cela est utile : bref, le peuple de France veut survivre !

Parfois, bien sûr : la cocotte-minute déborde. Comme ce fut le cas hier soir dans ces quartiers parisiens dont les commerçants et les riverains sont les premiers concernés par des actes de vandalisme inqualifiables face aux agissements de bandes occultes qui se servent de ce fallacieux prétexte, juste pour casser…

D’ailleurs, la préfecture de Paris n’a pas tardé à réagir en prenant des arrêtés officiels interdisant désormais ces regroupements non autorisés dans les endroits névralgiques de la capitale. Il y va de la sûreté et de la sécurité de ses habitants. Il y va aussi du maintien de l’ordre, à faire respecter, coûte que coûte. Il y va aussi de l’image de marque que renvoie la France à l’international où les observateurs européens pavoisent devant la dégradation de la situation sociale de notre pays. Il suffit de lire les gros titres des tabloïds britanniques pour s’en apercevoir. Décidément, le pays des mangeurs de grenouilles ne sait pas bien se tenir et devient infréquentable !

 

 

 

Le 49.3, un principe pourtant démocratique figurant dans la Constitution !

 

 

Mais, justement, à celles et à ceux qui évoquent un « déni de démocratie » - l’expression fait florès dans les commentaires depuis jeudi sur les réseaux sociaux et dans bien des médias -, il est bon de rappeler que ce fameux article « 49.3 » est bel et bien inscrit dans la Constitution ! Celle qui régit nos droits et nos devoirs, notre façon de faire et de le faire savoir, notre manière de vivre en liberté, en somme !

Bref, on aurait tendance un peu à l’oublier mais cet artifice complexe et expéditif pour faire passer les réformes les plus impopulaires et les plus controversées aux yeux des Français, représente à sa manière une résultante de la vie démocratique dont les gouvernances usent et abusent parfois pour enfoncer le clou même si cela fait mal. Cette vie démocratique que nous chérissons et défendons tous les jours, au nom des libertés…

Une fois que cela est posé, on pourra toujours dire qu’il n’était pas nécessaire de l’avoir employé de manière aussi brutale sur l’un des sujets aussi fondamentaux de notre société qui cristallise les pensées de nos compatriotes : l’âge légal du départ à la retraite et la réforme de celle-ci, avec ses nombreuses niches et disparités, opposant les avantages des uns contre les injustices des autres.

Il n’y a pas besoin d’être prophète en son pays pour énumérer la liste de toutes ces différences accumulées les unes aux autres depuis si longtemps, et qui sont  la cause de ces turpitudes existentielles qui secouent la France du travail et de la retraite. A vouloir créer et diversifier le monde du travail en autant de régimes spéciaux avec leurs avantages et prébendes, on aura créé finalement beaucoup de rancœurs entre les Français des villes et ceux des campagnes, ceux qui possèdent de l’instruction et ceux qui n’en ont pas, entre les cols blancs et les cols bleus, entre les représentantes de la gent féminine – toujours moins bien payées que les hommes – et la gent masculine qui truste abusivement les postes à hautes responsabilités et les hauts salaires, etc.

 

 

Laisser du temps au temps avant de faire cette réforme…

 

 

C’est vrai, lors de sa première campagne électorale en 2017, Emmanuel MACRON, alors jeune candidat trentenaire, plein de fougue et d’allant, de dynamisme et de renouveau – une « Renaissance » promise bien avant l’heure ! - avait inscrit parmi les grandes lignes de son programme la réforme des retraites. Au nom de l’équité et de la justice sociale.

Au même titre que la valorisation sociétale des travailleurs indépendants – on n’en a jamais vu le moindre des effets six ans plus tard par ailleurs -, la refonte de nos institutions (là aussi un propos devenu évanescent !), l’introduction de la proportionnelle au plan politique et la simplification des démarches administratives en France afin de soulager nos concitoyens !

Mais, avant de vouloir réformer à tout prix les retraites – histoire que de graver dans le marbre de la postérité son glorieux patronyme ! -, sans doute aurait-il mieux fallu s’illustrer et imposer sa griffe en remodelant profondément le monde du travail ! Et ne pas faire l’inverse à la vitesse grand « V » en choisissant le passage en force – au forceps même grâce à ce « 49.3 », donnant existence à ce nouveau-né atrophié qu’est cette réforme ! – tel que viennent de le vivre les Français !

Face à une mesure aussi impopulaire et radicale que celle-ci – 80 % des Français n’en veulent pas et 90 % des actifs se refusent à la rendre estimable à leurs yeux  -, le chef de l’Etat aurait dû laisser « du temps au temps », comme le disait si bien dit jadis un François MITTERRAND qui n’était pourtant pas un Parangon de la vertu, et choisir le moment approprié pour la mettre en place durant son nouveau quinquennat. En consultant peut-être les Français…

 

 

Et pourquoi pas l’emploi du référendum comme juge de paix ?

 

Surtout, après la double année de correctionnelle, infligée par l’omniprésence de la COVID et les effets induits de la guerre en Ukraine qui se traduisent depuis plus de douze mois par des crises successives frappant le bas de laine de nos concitoyens, via l’énergie et les prix alimentaires prohibitifs. Des Français qui ont le moral dans les chaussettes, qui viennent donc de recevoir le coup de grâce avec un « 49.3 » dégainé par une Première ministre toujours aussi inflexible que les Britanniques comparent à feu Margaret THATCHER !

Dommage que le vote et l’expression élective des députés de l’Assemblée nationale n’aient pu avoir lieu avec ce texte de loi ! Au-delà des alliances stériles, voire improbables après moult péripéties stratégiques pour y parvenir version marigot, il n’est pas certain que le résultat espéré par le Président de la République ait pu aboutir de manière raisonnable à l’issue de cet hypothétique scrutin, avorté dans l’œuf.

De cela, et c’est regrettable, on ne le sera jamais. Car même, s’il est parfois un peu joueur et opportuniste, Emmanuel MACRON ne s’y est pas risqué, cette fois-ci, de peur de perdre la face et surtout la partie qui s’engageait très mal. L’obligeant à se contredire et à faire machine arrière…

Au lieu de cela, ce passage au forceps, comme pour extraire du ventre de sa mère un nourrisson déjà éprouvé par des difficultés, de ce texte qui n’aura pas convaincu grand monde si ce n’est ses auteurs, n’est pas représentatif d’un véritable exercice de la pratique collégiale de la démocratie. Triste alors que de par le monde se renforce de plus en plus les dérives de l’autocratie…  

Dommage, enfin, qu’il n’ait pas servi de prétexte à un autre principe démocratique, au même titre que le « 49.3 » sur lequel malheureusement le pouvoir ne s’appuie jamais : le référendum ! Pourtant encensé par un Emmanuel MACRON avant sa réélection de mai 2022 qui avait, selon lui, compris les choses au point de consulter davantage le peuple français à l’avenir. Un leurre, visiblement, à mettre à son crédit, faisant le jeu des abstentionnistes (la majorité des Français !) qui ne croient plus un traître mot de la rhétorique politicienne habituelle…

Navrant, vis-à-vis d’une thématique sociétale aussi importante pour l’avenir des Français que celle de la retraite, qui aurait permis s’il avait été proposé de remettre les points sur les « i » ; si tant est que son résultat soit respecté in fine !

 

Thierry BRET

 

 

Excédés ? Courroucés ? Fatigués par les mêmes litanies désobligeantes à leur endroit et la désinformation chronique qui vise leurs actions, comme ils le stipulent par voie de communiqué de presse ? Il y a un peu de tout cela dans les arguties faisant office de réponses de la part des élus de la Communauté de communes Le Tonnerrois-en-Bourgogne à toutes ces attaques. Après la démission avec fracas des deux élus de Tonnerre, le bureau de la CCLTB replace les points sur les « i ». Désireux de rétablir les vérités en toute transparence…

 

TONNERRE : « Cédric CLECH – édile de Tonnerre - est un bon communicant, mais cela ne fait pas tout. Nous, élus du COMEX de la CCLTB pensons qu’il est utile de faire, de co-construire, d’agir avec et pour les habitants du Tonnerrois… ».

C’est certain, tous les protagonistes de l’histoire ne prendront pas le chemin de traverse les menant sur la route des vacances l’été prochain ! Constatant « avec regret » qu’ils font l’objet d’attaques récurrentes dans les médias et les réseaux sociaux, du fait de certains élus de Tonnerre, les membres du COMEX (Comité exécutif) de l’organe communautaire du Tonnerrois, lassés par ces manœuvres « déstabilisatrices et intempestives », ont donc décidé de réagir. En le faisant savoir…justement par voie de presse ! Une nouveauté, en fait, dans leur mode opératoire.

« Notre position a toujours été de ne pas répondre à ces provocations, expliquent les responsables du COMEX, car nous sommes avant tout des élus de terrain ; nous concentrant en priorité sur ce que nous faisons au quotidien… ».

Des élus qui, et ils le précisent en guise de préambule dans un communiqué adressé aux médias, n’opposent pas les populations entre elles. C’est-à-dire celles du Tonnerrois et celles de Tonnerre – « parce que la ville fait partie intégrante du Tonnerrois ». D’ailleurs, le COMEX de la CCLTB invite les administrés à visionner les conseils communautaires (ils sont publics sur Internet) afin de se faire une idée des attitudes de chaque élu représentant le territoire lors des séances.

 

De « fausses informations » qui circulent dans un but politique…

 

Eléments expliquant la réaction de ces élus : les récentes démissions du maire de Tonnerre Cédric CLECH et de sa première adjointe, Emilie ORGEL, du conseil communautaire du Tonnerrois dont nos colonnes avaient fait écho la semaine dernière. Les deux vice-présidents de l’organe institutionnel avaient fait acte de leurs démissions en préambule de la dernière réunion début mars. Un choix acté depuis par les représentants des 52 communes.

« En revanche, il ne nous est plus possible d’accepter de voir circuler des informations fausses ou incomplètes dans un but purement politique, expliquent en chœur les signataires du communiqué de presse, cela dénote un manque de clarté et de respect envers les habitants du Tonnerrois, en particulier les habitants de Tonnerre… ».

Les signataires de ce document se nomment Anne JERUSALEM, présidente de la Communauté de Communes Le Tonnerrois-en-Bourgogne, Régis LHOMME, vice-président en charge de l’Environnement et du Développement Durable  et co-vice-président en charge de l’attractivité économique, du numérique, et de l’économie sociale et solidaire, Emmanuel DELAGNEAU, vice-président en charge de l’Enfance et des affaires scolaires, José PONSARD, vice-président en charge des Services à la personne et de la petite enfance et Marc CALONNE, vice-président en charge de la Culture et des sports.

« Nous sommes et resterons toujours à l’écoute et au service des habitants et élus de l’ensemble de notre territoire. Nous continuerons à faire avancer l’intérêt général et non les intérêts particuliers de quelques-uns. L’esprit communautaire et collectif semble de fait manquer à certains élus de la commune de Tonnerre, c’est bien dommage mais c’est ainsi, nous nous adaptons… ».

Dans cette mise au point épistolaire, les élus de la CCLTB rappellent que « la commune de Tonnerre bénéficie pourtant de nombreux investissements de la communauté de communes qu’elle n’aurait pas pu financer seule. Si certains élus de la commune de Tonnerre font mine de l’oublier, ils en ont en réalité bien conscience… ».

 

 

Des investissements structurants à Tonnerre portés par la CCLTB…

 

La suite de cette communication rappelle que « la CCLTB a déjà engagé la quasi-totalité de ses investissements structurants à Tonnerre ». Donc, par conséquence, « les attaques et tentatives de ralentissement des projets portés par la CCLTB par certains élus de la commune de Tonnerre, qui sont également membres de la communauté de communes, sont de ce fait clairement incompréhensibles… ».

Des exemples précis concernant l’aide et l’implication financières de la CCLTB sont cités : CREASUP (l’école du numérique), le plateau Santé au Sémaphore, la pépinière d’entreprises PEPS’IN et co-working au Sémaphore, le distributeur de sac jaunes 7/7 et 24/24 à Tonnerre ou encore la réhabilitation de l’école des Pré-hauts.

« Nous continuons à croire au Tonnerrois et à Tonnerre en dépit des oppositions incessantes de certains élus de la commune de Tonnerre à la plupart des projets portés par CCLTB. Malgré cela, la CCLTB engage encore plusieurs millions à Tonnerre avec la Cité éducative et artistique, le projet de développement de la capacité d’accueil de la crèche, les aménagements de la zone d’activité ou encore la rénovation de la déchetterie de Tonnerre… ».

Bref, un équivalent de plus de neuf millions d’euros déjà investis ou à venir par la CCLTB à Tonnerre, et uniquement à Tonnerre.

 

 

"Le Tonnerrois est indissociable de Tonnerre !"...

 

Pour parvenir à ces résultats, la CCLTB emploie des agents qui permettent de réaliser l’ensemble des services publics rendus à la population entrant dans le cadre de ses compétences. Les compétences des secteurs de la « Petite Enfance-Enfance-Jeunesse » nécessitent par ailleurs des obligations légales de taux d’encadrement des enfants qui sont en augmentation permanente.

A ce propos, le communiqué stipule que « l’écart de la masse salariale constatée depuis le début de ce mandat est de 527 006 euros, très loin du million d’euros imaginaire de Cédric CLECH ».

En réalité, précise le texte, « la CCLTB a ainsi développé depuis 2020 de nouveaux services à la population, comme à titre d’exemples, l’intégration du centre de loisirs de Commissey (« Tom Pouce »), la création de l’agence postale intercommunale à Ancy-le-Franc, la création du point accueil « France Services » à Ancy-le-Franc, l’ouverture du périscolaire à Lézinnes, celle de l’accueil de loisirs de Ravières-Lézinnes (« Les Loustics ») durant toutes les vacances scolaires, la création du service de conseiller numérique à destination de toute la population, celle du service mutualisé de marchés et commandes publiques et enfin, l’embauche d’une infirmière à la crèche intercommunale à Tonnerre ».

Pour rappel, chaque recrutement a été voté à la majorité de manière démocratique en conseil communautaire.

« Si la commune de Tonnerre souhaitait licencier ses agents communaux, cela serait regrettable et problématique d’un point de vue du service rendu à la population mais cela serait sa décision, ajoutent les signataires. Nous ne partageons pas cette vision et pensons au contraire, que dans un territoire comme le nôtre, il est essentiel de travailler avec des agents publics investis dans leur mission de service public. Pour mémoire, depuis 2016, la CCLTB a repris un certain nombre d’agents de la commune de Tonnerre… ».

 

 

Pas de hausse de la fiscalité prévue en 2023…

 

Quant à la commission « Enfance-Jeunesse », elle travaille à l’amélioration de la qualité des services proposés ainsi qu’à la recherche d’optimisation des coûts par d’éventuelles mutualisations, compte tenu de la diminution constante du nombre d’élèves.

En 2023, 980 enfants fréquentent au quotidien l’ensemble des écoles du Tonnerrois contre 1 332 il y a sept ans. A ce jour, aucune décision de fermeture de sites n’a été prise par le conseil communautaire.

Ce qui fait dire aux élus de la CCLTB par document interposé « qu’il est regrettable que Tonnerre ne pense qu’à Tonnerre alors que la commission « Enfance-Jeunesse » travaille pour l’ensemble du territoire et de ses habitants. La compétence scolaire concerne en effet les quatorze établissements scolaires du territoire et pas seulement la seule ville de Tonnerre… ».

Autre sujet permettant d’être très factuel : le budget 2023. Il ne propose pas d’augmentation d’impôts.

 « Aucune instance de la CCLTB ayant pouvoir de décision n’a validé une augmentation de la fiscalité, lit-on sur ce texte. En ce qui concerne la gestion de l’aire d’accueil des gens du voyage, la préfecture travaille actuellement sur un plan départemental dont nous attendons les résultats. La CCLTB va encore engager des investissements pour augmenter la capacité d’accueil de la crèche intercommunale à Tonnerre. Ce projet aura bien lieu car il est nécessaire pour nos enfants comme les parents… ».

 

 

Santé et mobilité au cœur des préoccupations territoriales…

 

Le volet du développement économique du territoire est aussi au cœur des actions de la communauté de communes. Dans l’absolu, quatre entreprises désirent ainsi s’installer sur la ZAC « Actipôle », située à Tonnerre.

« Par ailleurs, souligne les rédacteurs du texte, nous sommes le plus gros contributeur du CDET (Centre de Développement économique du Tonnerrois) et en assurons la vice-présidence… ».

La santé et la mobilité demeurent des prérogatives essentielles sur ce territoire, à l’instar d’autres zones géographiques de l’Yonne. La CCLTB rappelle qu’elle a favorisé l’installation de trois médecins à Tonnerre et qu’elle continue de travailler à la venue de nouveaux professionnels de santé sur zone.

« A ce propos, ironise le texte, si Monsieur CLECH a une solution réelle pour faire venir de nouveaux professionnels de santé sur notre territoire, qu’il nous la fasse connaître ! Le manque de professionnels de santé, notamment en milieu rural, est un phénomène national… ».

Quant à la mobilité et le manque d’accès à des bornes de recharge destinées à alimenter les véhicules électriques, elle est aussi un sujet de discorde.

« De nombreuses personnes se plaignent de ne pas avoir accès à ces bornes au centre de Tonnerre, qu’attendent donc les élus de cette ville pour agir ?

De son côté, la communauté de communes dans le cadre de son champ de compétences favorise la mobilité des personnes en retour à l’emploi en mettant à disposition des véhicules qui sont aussi localisés à Tonnerre. Nous allons d’ailleurs continuer à développer ce parc de véhicules à l’avenir... »

 

 

La piscine municipale de Tonnerre et ses coûts d’entrée…

 

Reste le dossier se rapportant à la piscine municipale. Celle de Tonnerre dont le montant payé annuellement par la CCLTB à la ville phare au titre des entrées des enfants à la piscine représente une part importante des recettes annuelles de l’infrastructure aquatique.

« Tonnerre nous a informé au dernier trimestre 2022 qu’elle allait augmenter ses tarifs d’entrées pour 2023. La CCLTB en bon gestionnaire a donc demandé à la commune de Tonnerre de lui transmettre par écrit le montant que cette dernière facturerait à la CCLTB. Malgré de nombreuses relances à ce sujet, la commune de Tonnerre est restée volontairement floue, en nous indiquant un certain montant plus une part variable annuelle. A ce jour, la CCLTB ne sait toujours pas combien va lui coûter les entrées des enfants à la piscine… ».

Ennuyeux avec l’amorce des beaux jours et le retour des activités aquatiques et rafraîchissantes !

 

Thierry BRET

 

Pas de suspense à la Pyramide à Auxerre, antre du Conseil départemental de l’Yonne, ce jeudi matin ! Le budget primitif dont les grandes orientations avaient été largement commentées lors de sa présentation le 24 février dernier a donc été validé dans l’hémicycle comme une lettre à La Poste, sans l’once d’une contradiction et de voix opposées lors du verdict. Tout au plus, pourra-t-on relever à titre anecdotique trois abstentions issues de la minorité…

 

AUXERRE : L’exercice aura été tranquille, comme la traversée d’une mer d’huile, pour les représentants de la majorité départementale. Sur le papier, en amont de la séance plénière réunissant les élus ce jeudi dans l’hémicycle, il ne devait pas y avoir d’inquiétude. Le budget primitif 2023 devait être entériné à l’issue de cette journée de travail où chacun des vice-présidents de la vénérable institution y allait de son rapport, lignes directrices et chiffres à l’appui, en guise de perspectives stratégiques. Une simple formalité donc pour un exécutif confiant quant au résultat final du scrutin.

Au terme de cette session, sans véritable surprise, l’annonce de l’adoption du budget du Département corrobora cette impression de sérénité au sein de l’exécutif. Avec 39 voix positives, trois abstentions et zéro voix contraire, le Conseil départemental de l’Yonne a donc opté pour le « 39.3 » (le total du nombre des votants est rappelons-le de 42 élus) plutôt que le « 49.3 », ô combien d’actualité ce jour-là dans un tout autre hémicycle parisien, pour entériner son budget !

De quoi donner le sourire à Patrick GENDRAUD, satisfait de la tournure des évènements, qui devait saluer la qualité des orateurs durant leurs interventions et « l’esprit de responsabilité » ayant animé l’assemblée départementale. On notera juste les trois abstentions émanant des rangs de l’opposition, un choix exercé par Frédérique COLAS, Cédric CLECH et Philippe BURIER.

 

 

Un président soucieux de fédérer toutes les énergies…

 

« L’excellente gestion des années passées, conjuguée à un maintien à un niveau élevé du volume des transactions immobilières, nous permet d’afficher un résultat brut de 62,5 millions d’euros à la clôture de l’exercice 2022, devait-il préciser. Notre durée de remboursement de la dette reste elle aussi particulièrement contenue, puisqu'elle s'établit à environ deux ans et demi, notre action ayant conduit à un recul de notre endettement de 100 millions d'euros en six ans… ».

Une situation qui offre ainsi des opportunités heureuses pour le territoire de l’Yonne. A commencer par le retour des investissements aux côtés des acteurs locaux. Face aux crises successives dont celles de l’énergie et de l’envolée des prix sur les matières premières, l’exécutif se mobilise sans relâche pour ne pas perdre de vue la nécessité de contribuer au bien-vivre des habitants et à l’attractivité globale de sa zone de prédilection.

 

 

Proximité et attractivité restent les deux mamelles nourricières d’une institution qui disposera en 2023 afin de réaliser ses missions régaliennes d’une enveloppe budgétaire globale de 500 millions d’euros en fonctionnement et en investissement. Dans les faits, cela se traduira, pour assouvir ses propres missions et besoins, par l’affectation de près de 85 millions d’euros à l’investissement, à l’instar de la trentaine de millions d’euros consacrés aux travaux de réfection des voiries et des vingt-deux millions destinés à l’amélioration des collèges.

A l’écoute des projets portés par les communes et les intercommunalités, le Conseil départemental continuera à agir, au-delà de ses propres compétences, en appui de ces organismes institutionnels grâce au « Pacte Territoires ». Un concept partenarial apparu en 2022 et qui a porté ses fruits. Il a déjà favorisé le soutien de près de 250 opérations réalisées à l’échelon local.

 

 

Agir au profit des communes et des cantons…

 

Patrick GENDRAUD s’en fait l’écho dans ses analyses : «  Qu'il s'agisse d'opérations modestes - mais essentielles à l'échelle de nos villages - ou plus ambitieuses, cela représente un total d'investissement de près de 60 millions d'euros. Cela démontre bien que l'Yonne a des projets, et qu'il y avait une réelle attente… ».

Une petite flèche, adressée au passage, aux éternels râleurs et réfractaires en tout et en rien qui ne croiraient pas aux potentialités économiques offertes par ce département, parfois moqué par ses diverses désertifications !

Puis, l’élu de rajouter : « Tous mes collègues et moi-même sommes conscients des responsabilités qui sont les nôtres et des défis à relever. Nous resterons très vigilants en matière de fonctionnement, mais conservons tous ensemble l'envie et l'ambition d'agir au profit de nos cantons et territoires. Nous le faisons de manière cohérente et pragmatique, sans démagogie, et resterons d'abord guidés par l'intérêt général… ».

Dès lors, après ce budget primitif entériné à la quasi-unanimité, le Département et ses élus peuvent désormais dérouler leurs partitions tel un orchestre symphonique sans fausse note qui aurait à la baguette leur président, convaincu que « les décisions prises en 2023 seront positives pour l’Yonne et son développement… ». Une manière de mieux appréhender l’année 2024 ?

 

Thierry BRET

 

Compagnon, devoir, partage… Des mots qui résonnent et prennent tout leur sens à une époque où priment l’individualisme et la dictature de l’immédiateté. Les Compagnons du Devoir ouvraient les portes de leurs maisons un peu partout en France, le 11 mars, à l’image de celle située à Auxerre où, venus en nombre, les visiteurs ont pu découvrir un modèle de formation à nul autre pareil et pour certains, trouver leur voie parmi la trentaine de métiers proposés…

 

AUXERRE : En cette fin de matinée, Charles BARBAY ne cachait pas sa satisfaction. Moins de deux heures après l’ouverture des portes, plus d’une cinquantaine de personnes avaient déjà franchi le porche du 6 rue Saint-Pèlerin, en quête d’informations sur les métiers du compagnonnage. Venus en famille le plus souvent, séduits par cette réputation d’exigence et d’excellence qu’ont su se forger au fil des siècles les Compagnons du Devoir.

En charge depuis septembre dernier de la prévôté icaunaise, qui accueille vingt-huit résidents à l’année, ainsi qu’une soixantaine d’apprentis couvreurs et maçons en formation, le jeune normand de 24 ans est boulanger-pâtissier de formation. Un choix dicté dès l’enfance, par la passion et l’attrait des métiers de bouche, héritage naturel d’un paternel dans la restauration : « je vis aujourd’hui pleinement ma mission et même si les générations évoluent, j’ai à cœur de conserver et transmettre ces valeurs des Compagnons, restées les mêmes, que ce soit la rigueur, la fraternité ou la solidarité… ».

Conscient néanmoins des aprioris encore trop prégnants sur les métiers manuels et des difficultés qu’ont les entreprises à recruter : « beaucoup de jeunes ont encore cette image de travail ingrat et rude du fait d’activités le plus souvent en extérieur, pas au fait qu’en trente ans, les métiers ont beaucoup évolué et rendus moins pénibles. Moi je suis boulanger, il y a bien longtemps que l’on se réveille plus à 23 heures pour faire la pâte et bosser jusqu’au lendemain à 17 heures… ». 

 

« On fait tout pour devenir le meilleur des compagnons… »…

 

Encore apprenti, Rémi entamera son Tour de France en septembre prochain. Un « lapin » de 19 ans qui pour l’heure, enchaîne les démonstrations de son savoir-faire, finalisant devant les visiteurs la mosaïque ardoisée prévue revêtir une table basse.

Plébiscitant le travail en plein air, lui aussi s’est découvert très jeune une vocation, en l’occurrence le métier de couvreur. Un choix délibéré devenu très vite une passion pour ce jeune avallonnais, à la tête solidement implantée sur les épaules, et au verbe assuré : « on travaille beaucoup, on fait tout pour devenir le meilleur, mais sans se prendre pour le meilleur, c’est cela l’esprit des Compagnons… ».

Pas de difficultés particulières à mettre en pratique les préceptes enseignés : « il faut simplement avoir la rigueur et l’exigence du travail bien fait. C’est sans passion que tout devient compliqué...».

 

 

 

Un « travail d’adoption » avant d’entamer le fameux Tour de France…

 

Comme beaucoup d’autres avant lui, Rémi aura à réaliser de ses mains avant septembre prochain, un « travail d’adoption », sous forme d’une maquette qui sera validée ou non par les plus anciens de la communauté.

Précieux sésame destiné à lui ouvrir les portes du compagnonnage et le droit d’entamer son Tour de France, voyage initiatique sur plusieurs années, destiné à le perfectionner non seulement dans son métier, mais aussi culturellement et humainement. Ou comment permettre à chacun de s’accomplir, dans un esprit de partage et de transmission du savoir, véritables clés de voûte du système compagnonnique.

Un système où l’on apprend depuis des siècles à accorder la main avec l’esprit, perpétuant une dimension humaniste qui continue à faire les « belles personnes » de demain…

 

 

En savoir plus :

Adoption

Cérémonie marquant l’entrée « officielle » dans l’Association Ouvrière des Compagnons du Devoir et qui ouvres les portes du Tour de France.

Aspirant
Jeune « adopté » par la communauté des Compagnons du Devoir, prêt à partir sur le Tour de France

Lapin
Terme utilisé pour désigner un apprenti.

Prévôté
Maison des Compagnons dispensant le gîte et le couvert, la formation et l’accompagnement pour les jeunes en formation. Également lieu de rencontres intergénérationnel, sa direction est assurée par le prévôt.

Réception
Cérémonie marquant le passage de l’état d’Aspirant à celui de Compagnon

Singe
Terme utilisé pour désigner un patron

Tour de France

Voyage permettant à un Aspirant ou un Compagnon itinérant, de se perfectionner professionnellement, culturellement et humainement, qui privilégie les rencontres et le « vivre ensemble ». Il s’effectue sur plusieurs années dont au moins une dans un pays non francophone.

A noter que sont exposés à Auxerre quelques « chefs-d’œuvre » réalisés par des Compagnons d’hier, parmi lesquels une très belle maquette de l’église Saint-Pierre de Chalon-sur-Saône.

 

Dominique BERNERD

 

Entre le Rugby Club Auxerrois et l’antenne départementale de l’assureur mutualiste, la relation ne file pas du mauvais coton ! Bien au contraire ! Avant d’accueillir une nouvelle édition du « Club 15 » – la formule business structurelle réunissant les soutiens économiques du pensionnaire de Fédérale Trois – chez GROUPAMA, le partenariat entre les deux entités a donc été entériné pour trois saisons supplémentaires. Quand on aime, on ne compte pas !

 

AUXERRE : Ils affichent un large sourire, les signataires du renouvellement de ce partenariat qui offre l’opportunité à deux structures locales aux valeurs identiques de s’embarquer vers le même objectif. La réussite d’une stratégie sportive menée à bon port ! Celle qui devrait peut-être s’avérer payante pour le RCA (Rugby Club Auxerrois) au terme d’une saison particulièrement idyllique pour ses supporters, avec à son terme une possible accession en division supérieure, soit la Fédérale Deux.

Pour le président du club, David PARIZOT, apposé sa griffe au bas du document n’est pas un geste anodin. Chaque partenaire compte. En avoir davantage au compteur représente un gage de succès et l’optimisation de la confiance dans cet indispensable soutien moral et financier dont les clubs sportifs, disposant de quelques prétentions, ne peuvent raisonnablement se priver.    

Alors quand il s’agit d’une prorogation de trois années supplémentaires d’une convention existante de la part d’un poids lourd du sponsoring et du mécénat de notre paysage – GROUPAMA Paris Val-de-Loire via la Fédération de ses caisses départementales -, la joie n’en est encore plus intense pour le chef d’entreprise aux manettes du club ! D’autant que ces deux-là partagent de nombreuses valeurs communes…

 

Un partenaire pérenne qui change de catégorie et devient « prestige »…

 

Appréciant la volonté éducative que décline le RCA auprès de la jeunesse, le double directeur départemental de GROUPAMA Yonne et Seine-et-Marne, Jacques BLANCHOT, insista sur les motivations de son soutien par la formule suivante : « tout le monde le sait, un jeune qui pratique une activité sportive sur le terrain apprend des valeurs de partage et d’humilité, mais aussi de responsabilité, de solidarité et de proximité. Des thèmes qui nous sont chers… ».

De vraies références morales, applicables dans la vie au quotidien qui ont donc trouvé grâce aux oreilles du responsable de l’assureur mutualiste et ce, depuis le début de cet indéfectible soutien.

 

 

Sans en déflorer le montant exact, on sait que la reconduction de ce partenariat qui va donc courir jusqu’au terme de la saison 2025 a été augmenté de manière significative au niveau de son enveloppe financière. Serait-ce ainsi le coup de pouce idéal pour assurer la présence du club auxerrois en Fédérale Deux la saison prochaine ? Une chose est sûre avec la continuité de cet encouragement statué par des paraphes au bas de ce document : GROUPAMA change de catégorie et intègre désormais le club « Prestige », soit les meilleurs partenaires du cru qui encouragent le développement de la pratique rugbystique dans la capitale de l’Yonne.

 

Un accompagnement qui coïncide avec le projet global du club…

 

Pour David PARIZOT, contracter un tel partenariat et le rendre pérenne à travers le temps – les deux structures marchaient déjà main dans la main bien avant que le dirigeant d’OXO prenne les rênes de la présidence du RCA – est preuve de stabilité. Or, pour mener à bien sa stratégie évolutive qui amènerait le club auxerrois en Fédérale Deux et à s’y maintenir durablement, cette stabilité devient un élément inéluctable dans la recherche et l’affirmation des partenariats. Concrétisé par le renforcement de ce soutien ô combien important qui est prodigué par le spécialiste de l’assurance et de la prévoyance régional. Un soutien s’étalant sur les trois prochaines années en accointance avec le projet global porté par l’association sportive.

 

Thierry BRET

 

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