Il faut sauver les chèvres et chevrettes du soldat Claire GENET ! Un sinistre a ravagé la nuit dernière un hangar agricole à Escolives : il contenait en partie leur pitance. Une nourriture saine, du foin de premier choix et de la luzerne bio dont sont si friandes les soixante-six protégées de la ferme ULTERIA. Ce projet novateur, sorti de terre il y a quelques mois, est soutenu par les réseaux économiques. Au commande : une jeune fille ambitieuse qui aujourd’hui appelle à l’aide…

SAINT-BRIS-LE-VINEUX : Tout est parti en fumée en l’espace de quelques minutes. Il ne reste rien ! Un monceau de végétaux calciné. Un incendie à l’origine plus que douteuse, sans doute criminelle précise-t-on déjà dans le landerneau, ayant détruit le fruit de récoltes précieuses. Ce sinistre a de très lourdes conséquences pour la jeune chef d’entreprise, Claire GENET.

La trentenaire a été impactée en première ligne par ce feu si troublant. Logique, une grande partie du foin et de la luzerne bio qui y était entreposée servait de nourriture de choix pour son cheptel.

Des chèvres et chevrettes élevées avec amour dans sa ferme opérationnelle depuis un semestre qui a été érigée entre Saint-Bris-le-Vineux et Champs-sur-Yonne. Il suffit de goûter ses succulents fromages pour s’en rendre compte. L’ingénieure Claire GENET n’a pas manqué sa reconversion depuis qu’elle s’est lancée dans cette aventure un peu folle lui procurant néanmoins tant de satisfaction.

 

 

Une bouteille jetée à la mer…

 

Au lendemain de ce fait divers, circonscrit dans la nuit par les sapeurs-pompiers du SDIS 89, la jeune femme auréolée du titre symbolique de lauréat du réseau Entreprendre Bourgogne a fait les comptes. Au niveau du stock de ces précieuses matières nourricières devant alimenter son petit troupeau de chèvres et de chevrettes. L’inquiétude l’a guette, dorénavant.

Surtout que les réserves alimentaires dont elle dispose encore dans sa ferme n’excèdent pas une quinzaine de jours de battement. Or, soixante-dix tonnes de foin de luzerne bio seront très vite nécessaires pour nourrir ses chèvres. A cela, il faudra ajouter du foin de pré aux origines bio pour sustenter ses chevrettes.

Bref, un vrai casse-tête chinois pour la fermière qui ne sait plus à quel saint se vouer pour résoudre du mieux possible cette équation comportant de nombreuses inconnues. Car, la sécheresse persistante de cet été n’arrange rien à la situation. D’autant qu’il lui faut trouver très vite des moyens de rebondir à moindre coût côté frais de transport.

Perplexe, Claire GENET tire depuis ce matin les sonnettes d’alarme. Notamment auprès de la Chambre départementale d’Agriculture de l’Yonne avec laquelle elle fera un point complet de sa situation.

On sait les agriculteurs solidaires entre eux face à l’adversité. Plus que jamais, les chèvres et chevrettes de Claire GENET ont besoin de leur soutien massif et vertueux.

Pour que puissent s’alimenter convenablement celles qui nous offrent leur lait à la source de merveilleux fromages…

 

 

On attendait avec impatience la venue du président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) dans l’Yonne. Malheureusement, un ennui de santé de dernière minute aura privé la belle initiative de la FDSEA et de la Chambre d’agriculture de cette visite ô combien importante pour une filière professionnelle en souffrance économique prise en étau entre sécheresse et faibles rendements des récoltes. Qu’importe ! L’absence de Sébastien WINDSOR n’aura entaché en rien la qualité de ces débats suivis par un aéropage de premier choix : les représentants de la sphère politique départementale…

NOYERS-SUR-SEREIN : Sur le papier, le monde agricole devait effectuer le grand coup médiatique de la rentrée en accueillant le président de l’APCA Sébastien WINDSOR, destinataire d’un courrier d’invitation qui en disait long sur les attentes des professionnels de la filière avec cette visite.

Associées dans cette initiative judicieuse, la Fédération départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles et la Chambre d’Agriculture de l’Yonne n’avaient qu’un seul et unique objectif avec ce déplacement concocté sur la journée dans la région de Noyers mettre toutes les cartes sur la table pour aborder les préoccupations du moment.

 

 

Elles étaient légion eu égard à l’actualité entre la sécheresse qui sévit, le faible rendement des récoltes céréalières, la difficile construction de la Politique Agricole Commune à l’échelle de l’Europe, la perte de revenus des agriculteurs, etc.

Dommage, trois fois dommage, l’absence de Sébastien WINDSOR, patron de l’APCA, aura quelque peu refroidi les participants venus en nombre sur les deux exploitations choisies par les organisateurs pour faire office de lieux de réception. Le matin à Annoux chez Jacques PIAULT ; l’après-midi dans l’infrastructure de Franck MENARD à Noyers-sur-Serein.

 

 

Pléthore de sujets et pistes de réflexion…

 

Malgré cela, l’animation répondit à toutes ces promesses. Avec une mobilisation hors normes de la sphère politique qui prit soin d’écouter avec intérêt les doléances de la filière en proie à une récurrence d’aléas depuis pas mal de temps.

Problématique de l’eau, diversification nécessaire des cultures, handicaps naturels de la Zone intermédiaire dans laquelle se situe le territoire de l’Yonne (une zone synonyme d’oubli pour certains), réintroduction de l’élevage (ovins) malgré la présence du loup, rééquilibrage de la PAC ou inadaptation du système assurantiel des risques climatiques furent autant de points d’interrogations abordés librement par cet échantillon représentatif du monde agricole en présence des élus.

Un large temps de parole fut aussi consacré au développement du photovoltaïque au sol, une démarche novatrice « Yonne » qui doit être déclinée en charte départementale à l’avenir. Un cas précis de hausse de revenus que commenta l’exploitant Franck MENARD fort de son expérience.  

 

 

Les représentants de CER France firent une longue analyse sur l’évolution des résultats enregistrés par les exploitations icaunaises en système spécialisés grandes cultures sur la période 2012/2019. Avant de brosser les perspectives espérées en 2020.

Pour Arnaud DELESTRE, président de la chambre consulaire agricole et Damien BRAYOTEL, son homologue de la FDSEA 89, la journée devait se conclure par un débriefing général en présence de tous les acteurs de la filière. Avec en toile de fond une question devant tarauder les esprits : quelle poursuite d’action aux niveaux départemental, régional et national pour remettre la filière agricole sur de bons rails ?

Les réponses ne devraient pas tarder à se révéler dès la session de reprise de la Chambre départementale le 10 septembre prochain…

 

 

 

 

Après l’aménagement d’un espace dédié aux plantes aromatiques, le lycée des métiers de l’hôtellerie et de la restauration d’Auxerre dispose dorénavant d’une surface potagère. Un petit lopin de terre travaillé par les élèves où poussent les premières tomates…

AUXERRE: Ce sont des vacances studieuses et pratico-pratiques que vivent en ces derniers jours du mois d’août une poignée d’élèves du lycée auxerrois. Aux côtés de leur enseignant, ils se sont pris au mot d’élargir la bande de terre faisant office de potager, un petit espace de culture qui jouxte l’un des bâtiments pédagogiques du site.

Munis des instruments nécessaires et d’un motoculteur, les élèves ont consciencieusement retourné la terre pour agrandir ce bout de jardin en suivant les consignes de leur enseignant.

 

 

 

Après l’aménagement d’un espace réservé aux plantes aromatiques (elles agrémentent depuis les recettes des cuisiniers en herbe), la création d’un potager devait occuper les esprits de ces jeunes gens volontaires pour prendre part à cette expérience pendant leurs vacances.

Une expérience enrichissante à plus d’un titre qui les aura rapprochés de leur enseignant. Une manière ludique et gourmande de découvrir les produits de la terre, base de la gastronomie qui est enseignée en ces lieux…

 

 

 

 

Les chroniqueurs santé des chaînes d’information en boucle ne tarissent pas d’éloges sur les masques de protection conçus par la PME de l’Yonne installée à Lézinnes. Originaux, ces produits à base de chanvre aux vertus écologiques font régulièrement recette sur les plateaux des télévisions. Cette semaine encore, BFM TV a consacré l’une de ses rubriques à l’entreprise de Frédéric ROURE. Succès…

PARIS : Finalement, les mesures sanitaires imputables à la présence du coronavirus auront eu des conséquences positives pour certaines entreprises de l’Hexagone. Celles qui se sont mises à concevoir les fameux masques protecteurs. A l’instar de GEOCHANVRE, la société de Frédéric ROURE.

Seule entreprise française  à s’être positionnée dès le printemps sur le créneau des masques écologiques recyclables, l’enseigne de Lézinnes connaît aujourd’hui une notoriété qui a largement dépassé son rayon d’action.

Même si la structure qui conçoit d’ordinaire des toiles de paillage pour l’agriculture commercialisait depuis longtemps ses produits aux quatre coins de notre territoire national.

 

 

Encouragée par la Région Bourgogne Franche-Comté et le Département qui lui ont passé commande ainsi que par la préfecture de l’Yonne (Henri PREVOST avait rendu visite à l’entrepreneur au plus fort de la crise sanitaire), la PME existante depuis 2014 n’a pas hésité à investir 500 000 euros en s’octroyant deux machines de découpe laser. Et à employer de nouveaux collaborateurs pour répondre au carnet de commandes…

Ses produits novateurs et biodégradables ayant séduit la Direction générale de l’Armement (DGA), GEOCHANVRE est depuis régulièrement citée en exemple par nos confrères de la presse audiovisuelle depuis Paris. Plusieurs mois après le début de la crise, la PME de l’Yonne reste ainsi dans les petits papiers des journalistes parisiens en quête de sujets décalés, mettant en exergue le Made in France.

 

Qualifiée de très importante, le président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture (APCA) effectuera ce mercredi 26 août après-midi une visite dans le département de l’Yonne. Il se rendra dans une exploitation spécialisée en grandes cultures à Noyers-sur-Serein. Un déplacement majeur alors que l’agriculture icaunaise enregistre une cinquième mauvaise année consécutive depuis 2016…

AUXERRE : Le scénario catastrophe semble se renforcer de jour en jour pour les milieux agricoles de l’Yonne. Outre la terrible sécheresse qui sévit depuis plusieurs semaines sur le territoire, jamais les rendements issus des moissons 2020 n’ont été aussi faibles.

Certes, les responsables de la corporation s’y attendaient de manière très fataliste mais pas avec une telle ampleur.

Conséquence : ils ont tiré la sonnette d’alarme auprès de leurs instances représentatives nationales. Damien BRAYOTEL, président de la FDSEA (Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles) et son homologue à la tête de la Chambre d’Agriculture, Arnaud DELESTRE, se sont fendus d’un long courrier explicatif fin juillet afin d’y exposer avec moult détails la situation très préoccupante de la filière pour le département.

Côté finances, le seuil critique est atteint dans certaines exploitations et il y a urgence à réagir pour ne pas voir sombrer des professionnels au summum de l’inquiétude.

 

Un long courrier explicatif en amont…

 

Faisant écho à cette missive qui était également adressée à la présidente de la FNSEA, Christiane LAMBERT, le président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture Sébastien WINDSOR a confirmé sa venue dans l’Yonne ce mercredi tantôt. Il profitera de son déplacement en province pour découvrir l’exploitation de Franck MENARD, à Noyers-sur-Serein.

Spécialiste des grandes cultures, ce dernier a décidé de jouer la carte de la diversification en optant pour une production avicole et un investissement en panneaux photovoltaïques sur les toitures de ses bâtiments.

Indépendamment de cette immersion dans l’entreprise, Sébastien WINDSOR s’entretiendra lors d’un débat initié sur place avec les représentants des pouvoirs publics, des élus et le grand public sur la gravité de la situation économique observée par une majorité d’exploitations agricoles de l’Yonne.

 

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