S’il reste aux affaires, après les échéances électorales des municipales, le président de la Communauté de l’Auxerrois Guy FEREZ souhaite intensifier les moyens financiers et humains nécessaires en appui au monde agricole. Une orientation stratégique forte, voulue dans le cadre d’un engagement à la transition environnementale de la filière…

AUXERRE : Lors de son point presse qu’il a accordé en marge de la seconde réunion du comité de pilotage de la charte locale de l’eau, ce mercredi 05 février, l’élu bourguignon a donné du grain à moudre positif aux milieux professionnels de l’agriculture.   

En effet, l’édile auxerrois envisage de créer un nouveau poste stratégique important au sein de l’organigramme communautaire : celui de vice-président en charge de l’agriculture et de l’alimentation.

Considérant que ce secteur demeure l’un des pans inexpugnables de notre économie, Guy FEREZ vient de faire la demande à ses services de plancher sur plusieurs pistes de réflexion afin d’accompagner et de soutenir au mieux les agriculteurs dans leur phase nécessaire d’évolution.

L’homme politique de l’Yonne s’est voulu rassurant devant les interlocuteurs de la filière, présents dans la salle.

« Nous venons de répondre à l’appel à projet qui a été lancé il y a peu par l’agence du Bassin, expliqua le maire en aparté, si notre candidature est retenue, cela permettra à notre collectivité de bénéficier de fonds indispensables à ce soutien pour la transition environnementale de cette filière. Mais, je peux vous dire, que si nous ne le sommes pas, l’Agglomération prendra alors ses dispositions financières pour accompagner coûte que coûte les agriculteurs dans cette étape ô combien importante… ».

Cet engagement se complètera avec la création de ce nouveau poste à responsabilité au sein de l’organe institutionnel. Un plus qui a pu redonner le sourire aux personnalités de la Chambre départementale d’agriculture…

 

Cette année, le port de GRON commémorera sa dixième année de mise en service. Un évènement qui sera sans doute célébré comme il se doit par les instances institutionnelles et économiques de notre territoire. Fenêtre ouverte sur le monde, en privilégiant une voie maritime pour le moins insolite pour un département non côtier, l’infrastructure aura permis aux céréaliers d’écouler leurs marchandises vers des destinations jusque-là inaccessibles…

GRON: C’est un incomparable atout pour l’économie nord-bourguignonne. Un précieux auxiliaire dont il fallait disposer à tout prix et à ranger parmi ses pièces maîtresses afin de rivaliser avec d’autres régions hexagonales.  

On doit la réussite de ce projet très ambitieux à la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne et à son exploitant direct, la société LOGI YONNE.

Actrice essentielle du développement de l’offre d’import/export, la zone portuaire facilite le transport des céréales produites localement vers des destinations pour le moins exotiques comme l’Asie du Sud-Est.

En particulier, vers le Vietnam, depuis la création de l’entité LOGI VIET France, qui est opérationnelle sur le site de DA NANG, à l’été 2019.

Mais, d’autres produits embarquent à bord des containers en partance vers le port du Havre, l’un des plus importants d’Europe. Des matières premières, des réalisations manufacturées, voire des colis lourds.

 

 

L’équivalent de trente semi-remorques accueillies sur une péniche…

 

Comme le précisait récemment le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, Alain PEREZ, « la force économique de cette infrastructure est de se situer à proximité des silos et d’exporter ainsi la richesse céréalière de notre territoire vers l’international à moindre coût… ».

Quand on sait qu’une seule péniche peut accueillir à son bord jusqu’à trente containers (l’équivalent de trente semi-remorques), cela laisse rêveur. Et augure d’excellentes perspectives pour ce complexe dirigé par le tandem Didier MERCEY et David BUQUET.

Alain PEREZ ne tarit pas d’éloges sur ce qui représente pour lui un élément majeur au développement durable face à la prolifération du fret routier.

En outre, devait-il souligner lors d’une prise de parole officielle lui permettant d’aborder ce sujet : « Le port de GRON équivaut à un atout extraordinaire face aux défis que constituera la fermeture de Paris, puis de l’Ile-de-France, aux moteurs thermiques à partir de 2030… ».

Le port de GRON, un vecteur de poids pour pérenniser les transports au cours de cette prochaine décennie ? Incontestablement…

 

 

 

 

 

Prise de contact initiale importante entre les représentants du monde agricole (Chambre consulaire, FDSEA…) de notre territoire et le nouveau préfet, représentant l’Etat. Cette rencontre, placée sous le double sceau de la cordialité et de l’échange, a pu se concrétiser lors de la visite d’une exploitation, la SCEA de VAUPERTOT, ce vendredi.

HERY : Il l’avait promis lors de l’une de ses prises de parole initiales prononcées dans son nouveau département de prédilection. Henri PREVOST n’a pas failli à ses engagements calendaires en honorant de sa présence la première rencontre officielle avec les représentants de l’agriculture départementale.

Vendredi après-midi, le haut fonctionnaire a répondu par l’affirmative à l’invitation de la Chambre d’agriculture de l’Yonne et de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) en s’immergeant le temps d’une visite instructive dans l’exploitation de Jack et Bertrand POTHERAT.

Aux côtés de Damien BRAYOTEL, président de la FDSEA, et du président de la chambre consulaire, Arnaud DELESTRE, le responsable de l’exécutif étatique sur notre territoire a pris soin de bien appréhender les différentes problématiques de ce secteur économique, en souffrance depuis plusieurs années. Et de les assimiler.

 

 

Prendre connaissance des dossiers qui perturbent le quotidien des professionnels agricoles (les dégâts inhérents à la prolifération du gibier) s’inscrivait parmi les priorités du préfet Henri PREVOST, lui-même très au fait de leurs soucis financiers.

Possédant des attaches familiales dans le Pas-de-Calais et dans le Châtillonnais voisin, le nouvel occupant de la préfecture s’est dit sensibilisé aux causes de ce milieu économique en proie aujourd’hui à une profonde mutation.

L’entrevue en tête-à-tête entre Arnaud DELESTRE et Henri PREVOST qui a eu lieu lundi après-midi au siège de la chambre départementale aura permis aux deux interlocuteurs de mieux se découvrir et d’approfondir ensemble les dossiers.

Avant que ne viennent s’inscrire dans les agendas respectifs de prochaines rencontres, nécessairement obligatoires…

 

Propriété de 110 Bourgogne, le « BATARDEAU », cet ensemble de silos placés telle une verrue gênante aux abords du centre-ville, est à vendre. Si des investisseurs sont intéressés par ce site, idéalement bien placé à proximité du cœur d’Auxerre et une fois rendu propre à la construction, un ensemble de logements pourrait en sortir de terre. Oui mais, voilà, tout est désormais une question de prix pour accélérer la transaction que beaucoup espèrent…

AUXERRE : Dans la continuité de la politique de rénovation et d’aménagement de ce quartier de la capitale de l’Yonne poursuivie par la Ville, l’urbanisme pourrait présenter une toute autre physionomie d’ici quelques mois.

L’édifice à l’aspect si incongru et tellement décalé dans ce paysage urbain (un ensemble de silos à grains toujours fonctionnel en limite du centre-ville) pourrait être cédé à moyenne échéance.

A la condition sine qua non que les parties en présence s’accordent enfin sur le prix réel de cette transaction plutôt insolite !

D’ici peu, un établissement public régional devrait prendre attache avec les propriétaires du lieu, en l’occurrence la coopérative « 110 Bourgogne ». La teneur de la conversation concernerait alors les modalités pratico-pratiques d’une future cession ainsi que les tarifs du bien à négocier.

L’entrepôt de grains auxerrois, vestige du temps jadis où l’agriculture était encore partie prenante de l’activité économique intra-muros de la ville, deviendrait alors obsolète. Et disparaitrait de nos regards, après démolition.

A la plus grande joie de nombreux habitants qui en déplorent l’existence et veulent s’affranchir de sa vision peu académique, malgré la présence d’une monumentale fresque artistique qui en recouvre la façade.

 

 

Se mettre d’accord sur le prix de cession…

 

Originellement, le BATARDEAU permit le stockage de céréales dont les Moulins DUMEE avaient besoin avec abondance à la fabrication de leurs différentes variétés de farines. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Visiblement, tous les acteurs de ce dossier semblent convenir de la nécessité de céder le site à vocation agricole. Il faudra dorénavant procéder aux âpres négociations en matière de prix.

Il y a peu, lors d’une conférence de presse, Guy FEREZ, président de l’Agglomération de l’Auxerrois et maire d’Auxerre, précisait que « les partis devaient se mettre d’accord sur les prix ».

Autrefois estimée dans une fourchette comprise entre 5,5 et 6 millions d’euros, l’infrastructure agricole du BATARDEAU pourrait se vendre dans un rapport tarifaire moindre. L’estimation accrédite une cession du complexe entre 1,2 et 1,5 million d’euros.

Le désir de Guy FEREZ serait d’attirer des investisseurs sérieux, munis d’un vrai projet urbain qui permettrait à ce quartier de changer du tout au tout. Depuis la zone des MONTARDOINS jusqu’aux abords de l’Yonne sur plusieurs hectares…

 

Acheteur et vendeur doivent y trouver leur compte…

 

 

Interrogé, le président de la coopérative « 110 Bourgogne », Gérard DELAGNEAU, a confirmé qu’il était temps effectivement de se mettre autour de la table afin d’étudier la question. Mais, attention, prévient-il : « les négociations doivent satisfaire l’acheteur et le vendeur… ».

En filigrane, la coopérative ne vendra pas à n’importe quel prix ce bâtiment si décrié et convoité pour l’aménagement logique de cette zone urbaine.

Et de conclure sous forme d’une boutade : « Sinon, on remettra les tracteurs dans la ville dès les moissons revenues ou nous construirons nos propres logements coopératifs pour y installer nos retraités qui ne peuvent s’installer en Suisse ! ».

Dans l’art de l’humour qui fait mouche, le sémillant président de 110 Bourgogne sait manier la litote à la perfection !

 

 

Quant à Guillaume LARRIVE, il devait aussi réagir à cette actualité qui refait surface. S’insurgeant contre la municipalité de ne pas avoir su procéder à la vente de ces silos et à leur destruction depuis si longtemps.

« Un million d’euros avait été budgété d’ailleurs sous la mandature du préfet Pascal LELARGE, explique-t-il, les acteurs de ce dossier n’ont pas su saisir l’opportunité qui s’offrait à eux en ce temps-là. Conséquence : dix ans ont été perdus dans l’opération ! ».

Et le député des Républicains d’ajouter que « l’’intérêt des acteurs actuels est de ne pas laisser en état cette friche qui occulte la vision panoramique de la ville et de ces édifices historiques… ».

La vente du BATARDEAU sera-t-elle le feuilleton à multiples épisodes à suivre au cours de ce premier semestre ? Allez, c'est un thème dont pourrait s'emparer la plateforme NETFLIX si le manque d'inspiration lui arrivait...

 

 

 

Sélectionnés par une centaine de jurés présents à la salle des fêtes de BEINES ce jeudi 23 janvier, les nectars de toutes les appellations millésimées 2018, sauf exception qui auront obtenu les accessits requis, concourront lors de la finale nationale organisée porte de Versailles au Salon international de l’agriculture de Paris le 23 février prochain…

AUXERRE : Voilà une présélection qui ne manque pas d’être biffée chaque année sur les agendas des amateurs de la chose vineuse. La Chambre départementale d’agriculture accueillera ce jeudi à partir de 9h30, et ce pour la matinée entière, une centaine d’aficionados de la dive bouteille pour qu’ils puissent exercer leur talent de dégustateurs hors pair d’échantillons représentatifs du millésime 2018. Sauf pour les grands crus, les Irancy millésimés 2017 et les crémants.

Ce sont en effet quatre-et-vint un viticulteurs de l’Yonne dont trois jeunes néophytes béotiens en la matière mais aussi des coopératives et négociants qui soumettront leurs produits de conception artisanale à la sagacité d’un jury éclectique mais connaisseur !

Créé en 1870 par le ministère de l'Agriculture, le Concours Général Agricole est la seule manifestation de ce type à être organisée sous le contrôle de l'État.

Attendu des professionnels comme du grand public, sa notoriété est tangible en France comme à l’étranger.

Ce concours est le rendez-vous annuel incontournable pour la viticulture icaunaise. Il permet de valoriser les productions, de mieux faire reconnaître les terroirs et de se faire référencer sur un marché de produits de haute qualité.

Quant aux enjeux économiques pour le département, ils restent incontestables. Ce concours représente une vitrine de la qualité des vins de notre terroir auprès d'une clientèle française et internationale.

 

 

 

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