Sur suggestion de la préfecture de l’Yonne, la Chambre d’agriculture s’est réunie il y a quelques jours pour faire le point sur les mesures à prendre afin de faciliter le retour à la normalisation dans le secteur de la viticulture. Avec au centre des interrogations qui persistent : la réouverture des caveaux individuels ou collectifs…

AUXERRE : Initiée par la chambre consulaire départementale, cette séance de travail aura permis d’entendre les représentants des différentes composantes de la viticulture icaunaise. A savoir les caves coopératives, les vignerons indépendants ainsi que les syndicats d’appellations.

Certes, les mesures vers un retour à l’existence normale ne sont pas encore connues dans leur globalité, mais une question taraude désormais les esprits des professionnels de la viticulture : qu’en sera-t-il exactement de la réouverture des caveaux individuels ou collectifs après la date butoir du 11 mai ?

Avant la période de confinement, nombre d’entre eux conjuguaient dégustation sur site et vente à emporter. D’où une manne financière à ne pas négliger pour les professionnels.

Depuis la mi-mars, la filière viticole souffre fortement du fait où les ventes de vins (notamment celles réalisées à partir de bouteilles) ont considérablement diminuées. Tant à l’export que sur le territoire national.

Compte tenu du respect des mesures de protection, de la distanciation sociale et des gestes barrières, les professionnels ne semblent pas enclins à réintroduire la pratique de la dégustation de crus au sein des caveaux. Un avis qui prend en considération les responsabilités de chacun vis-à-vis des consommateurs acheteurs mais aussi des salariés des établissements.

 

S’adosser sur les décisions des pouvoirs publics pour les débits de boissons…

 

Il ressort de cette réunion de travail plusieurs préconisations. Elles sont de deux ordres.

La première s’adosse aux décisions prises par les pouvoirs publics en matière de réouverture nationale des activités de débit de boissons et de restauration. Les principes mis en vigueur assortis d’adaptations spécifiques seraient alors repris pour conditionner la réactivation de la pratique de la dégustation dans les caveaux.

La seconde concerne la vente de vins en bouteilles qui ne pourra se faire uniquement en respectant les mesures usuelles de lutte contre le coronavirus applicables dans les commerces de détail.

Sur ce dernier point, les représentants de la filière viticole invitent tous les établissements icaunais identifiés à respecter scrupuleusement ces préconisations.

 

 

 

 

S’il est un secteur qui doit être tenu la tête hors de l’eau en cette période de disette économique, c’est bien celui de l’agriculture. Le Conseil départemental de l’Yonne a décidé d’enclencher le dispositif de cumul RSA/emploi saisonnier agricole tel qu’il avait déjà été engagé pour le volet viticole en septembre 2019…

AUXERRE: La décision prise ces jours-ci par le président du Conseil départemental de l’Yonne Patrick GENDRAUD est double. D’une part, le cumul RSA/emploi saisonnier agricole offrira aux professionnels de la filière de pallier l’absence de main d’œuvre inhérente aux mesures de confinement.

D’autre part, elle favorisera la réinsertion des bénéficiaires du RSA en quête d’activité. D’autant que selon les dernières estimations établies au dernier trimestre 2019, 8 714 foyers le percevaient.

Début avril, ce dispositif a été rendu opérationnel par l’instance départementale. Il s’adresse aux exploitants agricoles et aux bénéficiaires du RSA qui souhaitent y recourir.

Calquée sur le principe qui avait été entériné à l’automne 2019 au niveau de la viticulture, l’opération a été décidée en concertation avec la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), la Mutualité Sociale Agricole (MSA) et Pôle Emploi.

Pour y prétendre, il suffit de déposer une candidature, se rapprocher des services de Pôle Emploi ou de consulter la plateforme dédiée, mobilisationemploi.gouv.fr

Les salaires perçus en avril, mai ou juin seront ainsi cumulés avec 100 % de l’allocation RSA. Les justificatifs correspondants sont à récupérer sur la boîte mail suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

Le préfet de l’Yonne Henri PREVOST a rendu une visite plus que de courtoisie au site de production du fabricant de géotextiles et de toiles de paillage biodégradable de Lézinnes. Une découverte qui revêtait un intérêt particulier car depuis peu, et après avoir reçu son homologation officielle, l’entreprise de Frédéric ROURE a modifié sa stratégie industrielle en concevant des masques de protection à base de fibres naturelles…

LEZINNES: Décidément, le site industriel du Tonnerrois est très courtisé par les représentants de l’Etat ! On se souvient de la visite, à l’hiver 2019, du préfet de l’Yonne de l’époque, Patrice LATRON, qui accompagné d’un aéropage de plusieurs personnalités institutionnelles et économiques avait pris soin de s’immerger de fond en comble toute une matinée durant chez ce spécialiste de la fabrication de géotextiles et de toiles de paillage.

Cette fois-ci, mesures exceptionnelles obligent, la délégation qui suivait le nouveau locataire de l’hôtel de la préfecture de l’Yonne était réduite à la portion congrue. Masques de protection, gestes barrières et distanciation sociale de rigueur !

Guidé par l’entrepreneur Frédéric ROURE, PDG de la société GEOCHANVRE, le préfet Henri PREVOST s’est  longuement attardé aux abords de la nouvelle machine de découpe laser, fraîchement importée d’Italie.

Il est vrai que les services de l’institution préfectorale ont facilité la venue en France de ce matériel indispensable à la conception de masques de protection que la société produit désormais.

 

 

Rappelons que la toile servant à la production de ces masques est le résultat d’un procédé de fabrication à l’eau à partir de chanvre cultivé par les agriculteurs de notre territoire.

Homologué par la DGA (Direction générale des armées), ce masque constitue une solution économique (0,80 centimes d’euros par unité) et écologique (il est recyclable) pour tous les acteurs publics et privés qui en ont grandement besoin en cette période de crise sanitaire.

Le terme de cette immersion spéciale à Lézinnes s’est poursuivi à la salle des fêtes communale où les masques sont conditionnés avant d’être livrés par lot et en kit à monter.

Signalons la présence de Jean-Claude GALLAND, maire de la localité ainsi que d’Anne JERUSALEM, présidente de la Communauté de communes Le Tonnerrois en Bourgogne, dans cette petite délégation.

 

 

Partenaire numéro un du monde agricole, l’assureur mutualiste n’en oublie pas pour autant les autres filières de l’économie française. Le spécialiste de l’assurance et de la prévoyance a estimé son effort pour faire face à la crise sanitaire actuelle à 300 millions d’euros. Une somme qui concerne les entreprises des territoires obligés d’interrompre leur activité. A laquelle, il faudra ajouter les cotisations irrécouvrables qui dépasseront les cent millions d’euros…

PARIS : Les instances supérieures de l’assureur mutualiste français ont fait savoir par lettre interposée à leurs cinq millions de sociétaires leurs positions pour agir avec efficience face au contexte économique actuel.

Président du groupe, Jean-Yves DAGES s’accorde en parfaite harmonie avec le directeur général, Thierry MARTEL, pour que l’intervention porte sur trois axes essentiels à leurs yeux.

En premier lieu, le soutien à celles et à ceux qui continuent à travailler dans des conditions difficiles. Secundo, l’accompagnement envers ceux qui sont dans l’impossibilité de travailler pour les aider à surmonter cette crise sans précédent. Enfin, la préparation de la reprise afin qu’elle ne laisse personne au bord du chemin.

Cette triple action équivaut à un plan de bataille s’élevant à plus de 400 millions d’euros pour le groupe mutualiste. Soit beaucoup plus que les économies liées à la réduction du nombre de sinistres automobiles. Ce schéma tactique suit la droite ligne de la stratégie voulue par l’Etat dans son combat mené contre les effets nocifs de la pandémie.

 

Une aide légitime aux professionnels de santé…

 

« Notre premier devoir est d’être toujours en capacité de servir les prestations pour lesquelles vous nous faites confiance, précise ce courrier commun.

En substance, c’est une allusion faite aux assurances dommages comme aux assurances vie. Tandis que les marchés financiers ont été très secoués par cette crise, GROUPAMA rassure en précisant qu’elle reste une compagnie d’assurance solide et solidaire des territoires.

« Tout a été mis en œuvre pour maintenir les garanties à nos assurés en difficulté dans le paiement de leurs cotisations. Nous avons également soutenu la participation des assureurs au Fonds de solidarité nationale initié par l’Etat. Alors que nous sommes la seule profession à ce jour à avoir décidé un tel effort. Ce fonds va représenter à lui seul environ trente-cinq années de cotisations d’assurance contre les pertes d’exploitation courantes… ».

Localement, les Caisses départementales de l’assureur mutualiste ont apporté leurs soutiens aux professionnels de santé qui tentent d’éradiquer la propagation du coronavirus.

Des aides significatives ont été apportées aux centres hospitaliers. Mais, également de manière plus directe, comme par exemple l’aide à la mobilité pour celles et ceux des professionnels du milieu sanitaire qui doivent prodiguer des soins.

 

Un geste fort en direction des agriculteurs…

 

En outre, l’état-major de GROUPAMA a décidé de rembourser aux agriculteurs deux mois de cotisation d’assurance de leurs tracteurs. Un geste symbolique afin de les remercier de continuer à nourrir l’Hexagone sans que nous ne manquions de rien.   

« Nous redécouvrons en ces moments difficiles que les agriculteurs sont indispensables au monde. Nous sommes à leurs côtés pour soutenir et accompagner toutes les initiatives visant à leur fournir la main d’œuvre nécessaire à la poursuite de leur production… ».

Une manière élégante et élogieuse de rappeler que l’agriculture demeure l’un des terreaux de prédilection du groupe mutualiste…

 

L’esprit de solidarité prévaut. Afin de garantir une alimentation de qualité et en quantité suffisante. Le challenge est d’importance en pareilles circonstances. Mais, il s’applique dans le respect des règles sécuritaires telles qu’elles ont été définies. Les dirigeants du groupe coopératif 110 Bourgogne s’y emploient via l’ensemble de leurs collaborateurs pour préserver la continuité alimentaire.

AUXERRE : En cette période de crise sanitaire aigüe, le monde agricole est en première ligne. Grâce au maintien de ses activités qui sont indispensables à la vie quotidienne du pays. Nourrir l’ensemble de nos concitoyens, mais pas seulement puisque la filière doit assurer la sécurisation du processus de fabrication et d’approvisionnement des denrées alimentaires.

Aussi, il n’est pas surprenant d’observer la mobilisation totale des coopératives qui représentent l’un des maillons forts de ces rouages incontournables à la vie sociale et économique de notre pays.

Les dirigeants de 110 Bourgogne ont parfaitement assimilé ce positionnement. Encourageant la poursuite des activités. Aujourd’hui, tous les salariés sont à leur poste pour répondre à une tâche prépondérante : préserver ce fil d’Ariane vital entre la structure et sa clientèle. Mais, uniquement dans le respect des gestes barrières qui avaient été instaurés dès le 28 février. Bien avant le confinement généralisé à l’Hexagone. A l’époque, cela prêtait à sourire…

 

 

 

Des mesures de sécurité pour préserver la santé de tous…

 

Respectueux de la démarche RSE, les dirigeants du groupe coopératif Gérard DELAGNEAU, président, et le directeur général, Jean-Marc KREBS, ont défini avec l’avis des membres du CSE, des salariés et des représentants du Conseil d’administration plusieurs mesures concrètes afin d’optimiser ce plan d’action réactif.

Ainsi, la distribution d’équipements de protections individuels tout comme l’encouragement à la pratique du télétravail ont été privilégiés. Sur les sites fermés, la distanciation est devenue une réalité tangible. Quant aux rencontres et autres rassemblements non obligatoires à la vie de l’entreprise, ils ont été placés dans la case des pertes et profits. Jusqu’à nouvel ordre.

Les magasins, GAMM VERT et La VIE CLAIRE, même s’ils demeurent opérationnels afin d’assurer l’alimentation humaine et animale, ont été pourvus de système de commande drive par téléphone avec retrait en caisse. Ce processus garantie une réduction des risques de propagation de l’infection virale avec une présence réduite du personnel in situ et une manipulation des produits limitée à la portion congrue.

D’ailleurs, il est possible de connaître les horaires adaptés de ces commerces en consultant le site www.gammvert.fr

Comme le souligne en substance Gérard DELAGNEAU : « l’agriculture est élevée au rang de secteur stratégique prioritaire : nous nous devons de participer à cet effort national ! ».

 

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