Destinée aux professionnels de la viticulture, la quatrième édition de cet évènementiel annuel accueillera des spécialistes qui apporteront un éclairage économique sur les enjeux de la filière et ses perspectives. Au Palais des Congrès de Beaune, la trame de ce rendez-vous auquel participeront le Crédit Agricole et ALABEURTHE sera rendre pérenne le succès de la Bourgogne viticole…

 

BEAUNE (Côte d’Or) : Elles et ils représentent les maisons de négoce, les caves coopératives, les viticulteurs, les tonneliers, aussi. Elles et ils seront les deux cents professionnels de la contrée, attendus à l’une des manifestations ponctuant ce mois de novembre, le « Wine Business ».

Concocté par « BSB Junior Consulting », ce rendez-vous annuel permet de mettre en avant les expertises réalisées dans ce secteur.

« Nous avons voulu rassembler les professionnels, les partenaires et les étudiants en un même endroit afin qu’ils puissent échanger sur les différents thèmes et problématiques rencontrés par le monde viticole, un milieu en constante évolution face aux enjeux nationaux et internationaux ».

Du côté des partenaires, on retrouvera, outre le Crédit Agricole de Champagne-Bourgogne, le MEDEF de Côte d’Or, le groupe ANDRE, la FNEB, etc. Sans oublier ALABEURTHE, l’une des enseignes spécialisées dans la commercialisation de produits de viti/viniculture et des espaces extérieurs.

L’événement s’articulera sous la forme de conférences (les enjeux du foncier en Bourgogne viticole) et de deux tables rondes ; l’une portant sur l’adaptation aux consommateurs de demain, l’autre évoquant les impacts de la géopolitique sur la filière. Surtout après le BREXIT !

 

Thierry BRET

 

 

Chantre du libéralisme, l’économiste et essayiste Nicolas BOUZOU était l’invité de l’assemblée territoriale de CERFRANCE BFC qui s’est tenue à Auxerre. Habitué des plateaux de télévision et des conférences-débat, il a pendant près de deux heures, captivé le public en délivrant sa vision sur le contexte économique actuel et les grands défis qui se présentent à nous… 

 

AUXERRE : Que l’on partage ou non les propos de l’orateur, il est une chose établie : l’homme ne manie pas la langue de bois. Quitte à appuyer parfois là où cela fait mal ou à faire fi de certains discours entendus : pénurie de matières premières (« on peut imaginer une surabondance de l’offre dans quelques années… »),  les problèmes des entreprises (« nombre de secteurs où les salaires sont trop bas et le management pas bon … » ; le chômage (« il faut aller plus loin en matière de réforme et rendre les indemnités dégressives au bout de douze mois… » ; le problème du pouvoir d’achat (« c’est en fait un problème de salaires… »).
A l’instar de tous les observateurs économiques, Nicolas BOUZOU pensait que l’on sortirait exsangue de la crise sanitaire. La réalité est toute autre, avec une croissance si forte que les facteurs de production ne peuvent plus suivre : « il y a un an, on aurait signé des deux mains pour un tel scénario ! ».

 

Toutes les problématiques vont finir par se résoudre…

 

Le résultat à ses yeux, d’une réelle protection de l’économie, particulièrement en France avec le « quoiqu’il en coûte » : « bien pensée et bien exécutée ». Avec à la clé un nombre d’emplois salariés en équivalent temps plein, supérieur à ce qu’il était avant la crise, mais           avec pour revers de la médaille, « une économie qui a redémarré trop rapidement, aujourd’hui en surchauffe et sur le point de s’arrêter faute de matières premières, de porte-containers et de gens dans les ports. On manque de tout ! ».

La conséquence aussi d’une pandémie qui a laissé des traces en matière d’organisation, mais pas question de s’alarmer pour autant : « cela va tellement bien se résoudre que l’on peut imaginer une surabondance de l’offre dans quelques années, notamment sur le marché des semi-conducteurs car on construit des usines partout… ».

Citant pour exemple les quarante usines de vaccins bâties en un an en Europe, signe de « la puissance économique de notre civilisation ».

 

 

S’ajuster au niveau des pays socio-démocrates scandinaves…

 

A contrario, Nicolas BOUZOU juge plus inquiétants les 3 à 5 % de personnes ayant quitté le monde du travail pendant la crise pour tenter de subvenir à leurs besoins par le chômage ou la solidarité : « on peut tourner le problème comme on veut, être aussi bien-pensant, aussi démago que l’on veut, il y a un réel souci ! ». Appelant à ce que chacun prenne sa part de responsabilité là où il a failli, que ce soit au niveau des entreprises, « il est des secteurs où les salaires sont trop bas et les managements pas bons » ou des pouvoirs publics, « en incitant les gens à suivre des formations correspondant aux besoins de l’économie et des entreprises ». Mais se déclarant partisan d’aller plus loin en matière de réforme de l’assurance chômage et de rendre dégressives les indemnités au bout de douze mois : « ce qui en termes de violence sociale, nous mettrait au niveau des pays sociaux-démocrates scandinaves. Ce qui n’est pas me semble-t-il, insoutenable, au regard de ce qui se fait dans le monde… »  

 

L’Etat français possède un gène dépensier extrêmement actif…

 

Parmi les grands défis de demain, celui visant le social, avec des salaires qui ne correspondent plus aux attentes nées de la crise et des espoirs engendrés par la relance : « les gens après un tel traumatisme, aspirent à vivre mieux. Il faut des augmentations de salaires, notamment pour les plus bas. Mais avec 1 % de croissance annuelle, ça ne passe pas, il faut au moins doubler et passer à 2 %... ». Et selon le directeur fondateur du cabinet d’analyses économiques ASTERES, outre les gains de productivité, faire que les gens travaillent plus nombreux et plus longtemps. Comme un petit air déjà entendu, de « travailler plus pour gagner plus »… 
L’ère inflationniste qui se profile, combinée à une hausse de la dette publique pourrait faire craindre le pire, mais par chance pour l’Etat, dans un contexte de taux d’intérêts très bas, voire à certains moments négatifs : « un truc de dingue ! L’explosion de l’endettement de l’Etat a amélioré sa situation financière ! Comme disait Napoléon, avoir de la chance à ce niveau-là, ça frise le génie ! ». Une dette qu’il faudra néanmoins rembourser et n’en déplaise au contexte pré-électoral, il faudra faire attention au carnet de chèques : « notre pays a un gène dépensier relativement actif ».



Le chèque inflation : une fausse bonne idée qui crée de l’inflation !

 

Si Nicolas BOUZOU préfère à une baisse des taxes sur le carburant, l’octroi d’un chèque de 100 € à une partie de la population, comme l’a annoncé la semaine dernière Jean CASTEX, « politiquement c’est astucieux, économiquement ça se défend… ». Gare aux effets pervers du système en cas de hausse inflationniste pérenne : « l‘Etat peut continuer chaque année à distribuer ainsi un bout de revenu pour compenser l’inflation, mais ce chèque est financé comment ? Par la dette, elle-même financée par les achats de la Banque Centrale. Avec pour impact de générer de l’inflation… ». C’est le serpent qui se mord la queue : « il ne faut surtout pas le dire aux Français pour ne pas les déprimer, mais avec un tel scénario, le chèque-inflation sera totalement absorbé par l’inflation qu’il aura lui-même créé ! ».

Autre enjeu à venir, celui de la décarbonation de l’économie, basée aujourd’hui encore, essentiellement sur les ressources fossiles. Avec pour objectif à l’échelle mondiale, de passer de 50 milliards de tonnes de CO2 émis annuellement, à zéro à l’horizon 2050. Misant pour cela plus sur un effort d’investissement que sur les seules économies d’énergie : « bien sûr qu’il faut de l’éolien, du photovoltaïque, de l’hydrolien, mais il faut avant tout garder le nucléaire, le développer et ne surtout pas le fermer. Vous ne pouvez pas imaginer plus absurde comme idée d’arrêter quelque chose qui marche, surtout si en plus vous pouvez le vendre à l’international ! ». Refusant toute idée de transition écologique qui passerait par une décroissance généralisée, source de baisse du PIB et des revenus : « mon sentiment est que les populations préféreraient le réchauffement politique aux conséquences sociales d’une telle politique… ».

 

 

 

Nouvelles technologies : la France est encore à la traîne…

 

La troisième révolution industrielle est en marche et s’est même vue accélérée par la crise que nous venons de traverser : biotechnologies, numérique, intelligence artificielle, robots font désormais partie de notre lot quotidien. Pour preuve l’usage renforcé du télétravail dans les entreprises depuis dix-huit mois. Mais la France reste à la traîne en matière de production de ces nouvelles technologies : « nous ne sommes pas bons ! Apple, Amazon, Google, Tesla, Spacex sont toutes des entreprises américaines même si ça nous agace ! ». Une défaillance d’autant plus regrettable selon Nicolas BOUZOU, dans ce contexte de nouvelle guerre froide entre Américains et Chinois, tirant plus sa substance sur la conquête technologique que sur le terrain militaire. Face à cela, deux stratégies pour l’Europe : « se laisser dériver et devenir un sous-traitant de ces deux pays ou tenter des « trucs » même si on a du retard, avec des secteurs comme l’hydrogène vert. Peut-être une idée d’avenir grâce au nucléaire, là où les Chinois en fabriquent encore avec du charbon… ». L’économiste et essayiste a sans nul doute déjà fait son choix !

           

Dominique BERNERD

 

Performante pour assurer la collecte des productions agricoles des territoires du Centre et du Nord de l’Yonne, la coopérative YNOVAE l’est également en matière de mobilité écologique. La structure vient d’adopter une nouvelle manière de faire circuler sa flotte de poids lourds. A l’aide d’un carburant végétal 100 % made in France baptisé OLEO !

 

VERON : L’initiative est géniale. Quant aux premiers chiffres annoncés, ils séduisent ! Ils affichent des réductions d’émission de gaz à effet de serre équivalent à 60 %. Du côté de la diminution des particules, c’est encore mieux. Les analyses des bureaux d’étude sont formelles : le gain est de l’ordre de 80 % ! Et tout ceci pour un coût identique à celui du gazole…

Depuis peu, les poids lourds de la coopérative agricole de l’Yonne roulent en mode « écologie ». Grâce à un carburant obtenu à l’aide de colza, l’OLEO 100.

Responsable des transports, David ROUSSEL se veut enthousiaste : « Dans notre démarche d’accompagnement pour la production de céréales à haute valeur ajoutée, il nous semblait indispensable de modifier certaines habitudes de consommation. L’utilisation d’un biocarburant pour faire rouler notre parc de poids lourds représentait une réelle opportunité… ».

 

 

Un projet au double effet « Kiss Cool » économique…

 

En substituant le carburant fossile par le liquide issu de végétaux (une démarche initiée par le groupe AVRIL et sa filiale SAIPOL), YNOVAE réalise une belle opération à effet gigogne.

Non seulement, le projet contribue à brève échéance à utiliser les productions des agriculteurs adhérents à la coopérative. Mais, en outre, d’en assurer la fabrication à peu de distance de là, de l’autre côté de la frontière auboise sur le site du Mériot. Soit une économie plus que substantielle pour la coopérative qui évite ainsi de se faire livrer du gazole venu du Moyen-Orient !

Le choix stratégique voulu par la direction a nécessité cependant quelques aménagements structurels. A commencer par la pose d’une cuve sur un terrain entièrement stabilisé près de Sens.

Equipée d’un automate fonctionnant à l’aide d’un badge, la station-service alimente ainsi les treize camions de la flotte.

Précisons que c’est le groupe CHAROT, spécialiste des ballons d’eau chaude sanitaire et des cuves qui a assuré la fabrication et la pose de celle de très grande capacité accueillie sur le site.  

 

 

 

En savoir plus :

 

L’OLEO 100 est un carburant uniquement destiné aux véhicules diesel homologués de plus de 7,5 tonnes.

Ce carburant représente à ce jour la seule alternative envisageable aux carburants fossiles, capable d’offrir une autonomie équivalente à celle du gazole et sans changement majeur à apporter sur les flottes de véhicules.

Ce biocarburant n’est pas distribué en station-service accueillant le grand public.

On peut en savoir davantage sur ce carburant en consultant le site : https://oleo100.com.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

C’est peu de dire que les liens sociaux et conviviaux ont été mis à mal depuis le début de la pandémie, faisant perdre à beaucoup l’idée même de fête et de partage. Le bonheur n’était pas que dans les verres ce dimanche à Chablis. Nombre de visiteurs qui sont venus participés à cette 73e fête des vins ne cachaient pas leur joie à pouvoir de nouveau communier autour des joyaux de l’appellation…

CHABLIS : Dame météo avait-elle quelques épisodes antérieurs à se faire pardonner auprès des professionnels de la vigne, pour se montrer si généreuse le temps d’une journée… ? Un dimanche d’été indien à faire pâlir d’envie tous les nostalgiques de Joe DASSIN, qui ne pouvait que contribuer au succès de la manifestation.

La journée aura débuté, comme le veut la tradition par un défilé dans les rues de Chablis, rythmé par les notes de l’harmonie municipale, avant la non moins traditionnelle cérémonie d’intronisation de nouveaux impétrants au sein de la Confrérie des Piliers Chablisiens. Avec cette année à l’honneur, le Colonel Jérôme COSTE, directeur départemental du SDIS de l’Yonne et François BOUCHER, vice-président du Conseil départemental et maire de Migennes.

 

 

 

André VILLIERS : une série de flèches décochée contre l’Etat...

 

Les élus départementaux étaient nombreux à être présents sur la tribune mais pour le plus grand bonheur des impatients avides d’entamer leur parcours initiatique au fil des stands de dégustation, seul le député André VILLIERS a pris la parole. Un spécialiste du « blanc » lui aussi, fut-il charolais !

L’occasion de décocher quelques flèches à l’encontre de l’exécutif, suite à la suppression de la réserve parlementaire qui, selon l’ancien président du Conseil départemental, priverait « l’Yonne d’une recette sur la durée d’un montant de l’ordre de 3 millions d’euros au nom de la transparence de la vie publique. On prend les parlementaires pour des malhonnêtes ! ».

 

 

L’instant protocolaire aura aussi été l’occasion pour la Confrérie des Piliers Chablisiens de mettre à l’honneur l’un des siens, Guy MOTHE, qui après 36 ans de bons et loyaux services, a décidé de poser son verre et remiser sa robe jaune d’or et vert bouteille. Se voyant remettre par le Grand Architrave, Yvon VOCORET, les armes de la Confrérie.
Lumineuse présidente deux jours durant de cette édition 2021, Sandrine BONNAIRE a ponctué la cérémonie, désormais investie d’une mission : « cela sera d’abord de boire toutes les bouteilles qui m’ont été offertes, un sacré boulot ! Et surtout, je serai votre messager pour continuer à mettre en lumière tous ces merveilleux vins de Chablis ». Ite missa est ! Que trinquent les verres et que la fête commence !

 

Dominique BERNERD

 

 

Crise sanitaire oblige, c’est la première fois depuis la fusion au 01er janvier 2020 des départements ayant donné naissance à CERFRANCE Bourgogne Franche-Comté qu’une assemblée de territoire se déroulait dans l’Yonne en présentiel. L’occasion pour son président Eric COQUILLE et son directeur général Laurent BEURIENNE de présenter les enjeux auxquels devra répondre l’association de gestion et de comptabilité…

AUXERRE: Comme l’a rappelé en préambule Franck NEZET, directeur délégué départemental, CERFRANCE BFC compte plus de 4 500 structures adhérentes, 220 collaborateurs et pas moins de huit agences réparties sur le territoire de l’Yonne. Cet acteur référent du monde agricole et viticole a au fil des années élargi le champ de ses compétences en direction des TPE et PME, commerçants, artisans et professions libérales.

 

 

Le cadeau de Noël du Premier ministre pour les équipes de CERFRANCE !

 

Avec parmi ses axes stratégiques, la volonté marquée de renforcer toujours un peu plus sa proximité avec les adhérents, qu’elle soit de nature géographique ou par une parfaite maîtrise de la relation numérique. Un accompagnement au plus près du territoire également, avec l’agrément obtenu cette année de l’ADEME sur le diagnostic carbone.

C’est un pari payant pour CERFRANCE BFC, au vu des résultats du dernier exercice, avec un chiffre d’affaires de plus de 24 millions d’euros, pour un résultat net de 548 K€. Un bénéfice a rappelé le président COQUILLE, qui permettra de financer le recrutement de nouvelles compétences et d’investir dans les technologies et les outils nécessaires pour répondre aux grands enjeux de demain.

Pour l’heure, l’actualité passe aussi par la décision gouvernementale d’octroyer à tout salarié gagnant moins de 2 000 euros nets par mois, une indemnité inflation de cent euros. Ce qui ne sera pas sans générer un travail supplémentaire pour l’établissement qui gère les bulletins de salaires de nombreuses structures, comme l’a souligné ironiquement Franck NEZET : « le Premier ministre nous a réservé une petite nouveauté pour la fin de l’année, histoire de passer des fêtes de Noël sympathiques ! ».

 

 

Vers la généralisation de la facture électronique pour toutes les entreprises…

 

A partir de 2024, la facture électronique s’imposera à tous les échanges « B to B » des entreprises du secteur privé. Un document numérique qui prendra le pas sur tout le reste et ne doit en aucun cas être assimilé à une simple facture numérisée. Les AGC (Association de gestion et de comptabilité) et cabinets comptables s’y préparent déjà, a expliqué Laurent BEURIENNE, revenant sur les différentes étapes établies par le législateur.

Un calendrier de déploiement en rapport avec la taille des entreprises, afin de leur permettre de s’approprier le sujet et deux dates essentielles à retenir : toutes les entreprises quel que soit leur envergure devront au 01er juillet 2024, être en capacité de réceptionner des factures numériques et concernant les TPE/PME, c’est au 01er janvier 2026, que toutes devront être en capacité d’émettre ce type de factures au moyen de la plateforme de leur choix.

CERFRANCE BFC, a rappelé son directeur général, sera bien sûr apte de proposer à ces dates précises une solution fonctionnelle à ses clients via un outil privé et sécurisé, insistant sur le fait que « l’administration aura ainsi tous les moyens pour pré-remplir la déclaration TVA, qu’elle soit mensuelle, trimestrielle ou annuelle, avec l’objectif clairement affiché d’en faire automatiquement le recouvrement en totale autonomie ».

Avec à la clé, l’idée d’en accélérer le rythme et développer ainsi les recettes fiscales.

 

Dominique BERNERD

 

 

 

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