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L’ultime session plénière du Conseil départemental de l’Yonne, ce vendredi 22 juin, aurait pu se clore sur un rythme tranquille et serein avant que les élus n’abordent la longue période de trêve estivale. Or, une funeste et imprévisible nouvelle est venue ternir l’hémicycle à l’ouverture des travaux. Suspendu à son portable durant plusieurs minutes, le président Patrick GENDRAUD devait annoncer à brûle-pourpoint à l’assistance la probable fermeture du Centre d’application de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort. Un établissement fonctionnel depuis de nombreuses années sur la commune de CHAMPIGNELLES qui accueille les futurs diplômés de cette filière médicale dans leur phase d’études pratiques. Présent lors de cette séance de travail, le secrétaire d’Etat Jean-Baptiste LEMOYNE a déjà saisi le ministre de l’agriculture sur cet épineux dossier…  

AUXERRE : Coup de semonce aux premières minutes de la séance de retrouvailles des élus départementaux ce vendredi matin ! Alors que le cérémonial habituel visant à égrener les noms des élus présents dans l’hémicycle allait s’achever, le président se saisit brusquement de son téléphone portable afin de répondre à un appel pressant.

Au bout de la ligne, il le confirmera quelques minutes plus tard, la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite DUFAY. Attentif aux propos de son interlocutrice, le représentant de l’exécutif de l’Yonne s’assombrit peu à peu au fil de la conversation. La nouvelle tomba en direct à la stupéfaction de l’élu qui tenta de rester de marbre.

Prenant ensuite la parole, l’ancien édile de Chablis annonça la probable fermeture de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, accueillie sur la commune de CHAMPIGNELLES. Cette douche froide jeta un trouble palpable parmi les conseillers départementaux.

S’insurgeant contre l’absence de consultation, tant au niveau de la Région que du Département, le président GENDRAUD devait condamner cette décision de manière laconique. « Je ne l’approuve pas…déclara-t-il.

Présent lors de cette plénière, le Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste LEMOYNE, demanda la parole. Elle lui fut donnée. Précisant ses intentions, le représentant du gouvernement informa l’assemblée qu’il venait de saisir le ministre de l’Agriculture Stéphane TRAVERT sur la teneur de ce dossier.

Une école présente dans l’Yonne depuis 1975…

C’est en 1975 que l’ENVA s’est installée à CHAMPIGNELLES pour y ouvrir un centre d’application destiné à accueillir des animaux de la ferme. Outre les bovins, ce sont surtout aujourd’hui la population des moutons qui constitue l’essentiel des troupeaux habitant ce site pédagogique. Près de 700 étudiants dont 80 % de filles fréquentent cette école d’enseignement supérieur de l’Ile de France qui dispose de ses propres centres de recherche.  

Les activités cliniques de l’établissement permettent d’assurer 35 000 consultations annuelles pour les animaux de compagnie. La faune sauvage n’est pas soustraite à ces priorités puisque 3 500 animaux sont soignés chaque année dont 85 % d’oiseaux et 15 % de mammifères.

Environ 1 500 actes annuels se pratiquent aussi sur des espèces animales d’élevage dont les bovidés, les porcins, les lapins et les volailles. L’ENVA accompagne les étudiants sur une quinzaine de cursus différents.

L’extension du site de CHAMPIGNELLES avait été définie en 2007. Il y emploie à l’heure actuelle quatre salariés. Cependant, dans le schéma pluriannuel de stratégie immobilière dévoilé sur la période 2017/2021, rien ne concernait le site de l’Yonne. Seuls le campus principal, situé à Maisons-Alfort et le site de GOUSTRAINVILLE sur lequel est implanté le Centre d’imagerie et de recherche des affections locomotrices équines (CIRALE), étaient impactés par de nouvelles perspectives de projets.

Il faudra sans doute patienter encore quelques jours avant de découvrir à quelle sauce pourrait être mangé le site éducatif de CHAMPIGNELLES. Mais, l’information diffusée par le président du Département ce vendredi martin en séance risque de provoquer des réactions en chaîne…

Le tourisme d’affaires connaît une véritable expansion en France depuis plusieurs années. Estimé à plus de huit milliards d’euros, il se décline par l’organisation de salons professionnels, de séminaires, de colloques, mais aussi de congrès et de réunions en tout genre. Centre France Evènement, par le biais de sa vitrine commerciale dans l’Yonne, Centre France Parc Expo, et l’office du tourisme Auxerrois ont décidé de créer un outil unique et conceptuel, « Destination Auxerre ». Cette agence aura pour vocation de fédérer l’ensemble des acteurs de ce segment de l’activité économique afin de promouvoir le territoire de l’Yonne parmi les sphères décisionnaires de la capitale mais aussi dans le reste de la Bourgogne Franche-Comté…

AUXERRE : D’une temporalité couvrant les périodes d’octobre à avril, ce tourisme spécifique en phase de recrudescence représente à lui seul un juste corolaire au tourisme d’agrément. Celui-ci étant davantage focalisé au cours des mois estivaux. Or, la volonté conjointe des deux partenaires qui officialisent désormais leurs destinées, Centre France Evènement et l’Office du tourisme Auxerrois, est bel et bien de créer une véritable dynamique par ce biais. En espérant des retombées en cascade sur l’ensemble du département.

Pilotée par les deux structures, cette nouvelle agence, « Destination Auxerre », facilitera les démarches opérationnelles des organisateurs de prestations en packageant différentes offres de services. Parmi lesquelles, la location d’espace, le recours à des besoins techniques, logistiques et de sécurité, la restauration, l’hébergement, le transport, les visites guidées, sans omettre les animations (incentives, team building).

Réunis lors d’une conférence de presse, les deux acteurs de ce schéma de développement touristique ont expliqué les tenants et aboutissants de ce concept innovant, bâti à l’identique d’un guichet unique. Dans l’absolu, et comme devait l’expliquer Sébastien FUENTES, directeur adjoint de Centre France Parc Expo, « les équipes commerciales d’AUXERREXPO pourront gérer techniquement les devis et négociations avec leurs partenaires… ». Charge aux spécialistes de l’Office du tourisme de l’Auxerrois de proposer le marketing, la communication inhérente à la destination, les circuits et l’hébergement.

Rivaliser avec des villes d’importance comme Orléans, Amiens ou Reims…

« Le positionnement d’Auxerre est central, ajoute Guy ROS, directeur de Centre France Parc Expo, l’agglomération possède le plus grand centre de congrès de la région avec 6 000 mètres carrés à 1h30 de Paris. En outre, la capacité d’accueil est appréciable avec près de 1 300 chambres. L’idée est de développer grâce à ce nouveau concept des congrès nationaux pouvant accueillir de l’ordre de 800 à 1 000 personnes… ».

Possédant un patrimoine architectural unique dont 530 maisons à pan de bois, la capitale de l’Yonne, distante de 170 kilomètres de Paris, peut être un lieu d’accueil privilégié dans l’organisation de colloques et de séminaires professionnels à la journée. Ou sur une période plus longue. L’année dernière, le Congrès national de sages-femmes avait accueilli plus de 600 congressistes engendrant près de 70 000 euros de prestations facturées au complexe de Centre France Parc Expo. Immanquablement, la tenue de ces assemblées sur l’Auxerrois se convertit en atouts économiques essentiels, tant au niveau de l’hébergement hôtelier qu’en matière de restauration, de bars, de taxis, de transport, etc.

Organisateur de près de quatre cents manifestations à l’année, Centre France Evènement, filiale du groupe de presse auvergnat, a reçu 55 événementiels dans son antre d’AUXERREXPO. Cela a généré le passage de 100 000 visiteurs. Il était légitime que ce spécialiste de l’accueil de congrès soit intégré au projet icaunais mené en concertation avec l’office du tourisme.

Un véritable travail de prospection pour vendre la destination…

Responsable du développement touristique de l’Auxerrois, Annick SOTO confirme l’excellence de la complémentarité avec son partenaire. « Nous allons travailler en étroite osmose, explique-t-elle, en créant une vraie synergie entre nous. Nous allons assurer des phases de prospection auprès des agences de communication spécialisées dans le tourisme et nous rendre sur des salons spécifiques. Et puis, mettre en exergue les richesses de sites touristiques et de loisirs à l’instar de ceux portés par des partenaires naturels comme le Domaine BROCARD ou l’AJ Auxerre… ».

Réellement compétitif par rapport à la politique tarifaire pratiquée à Paris (120 euros la journée pour la location d’un lieu), le nouveau projet « Destination Auxerre » présentera une offre claire à partir de 42 euros. Bien sûr, selon les périodes et les modes opératoires, ces prix pourront fluctuer dans un cadre restreint ne devant pas excéder toutefois 65 euros. Autre objectif : la mise en avant des producteurs locaux grâce à des commandes à l’appui.

Pour 2019, trois congrès nationaux ont d’ores et déjà été signés au Parc des expositions auxerrois. Le retour de la convention nationale des sages-femmes est assuré malgré la concurrence rude de Poitiers. Le Rotary et l’EPNAK y jetteront pour la première fois leur dévolu au plan national tandis qu’une quarantaine de réunions d’affaires ont été biffées sur l’agenda du directeur de l’infrastructure.

De quoi augurer de beaux lendemains pour la nouvelle agence de tourisme d’affaires officielle de la région…

Pour sa prise de fonction en qualité de nouveau président de la fédération départementale de l’assureur mutualiste, Pascal MAUPOIS a eu le plaisir de constater que la générosité des participants de cette manifestation caritative annuelle n’était pas vaine. Une contribution financière de 5 080 euros a été collectée auprès des 390 marcheurs. Preuve à l’appui que les « Balades solidaires », alliant animations musicales et productions gustatives, conservent toute leur aura aux yeux du public icaunais…

AUXERRE : Proposé sur deux circuits de sept et douze kilomètres entre Chichery et Appoigny, le concept des « Balades solidaires » a réuni près de quatre cents personnes lors de cette nouvelle édition.

Profitant d’une belle journée gorgée de soleil, les randonneurs ont eu le loisir d’apprécier la quiétude des paysages tout en faisant montre de grande largesse d’esprit. En effet, comme à l’accoutumée, la manifestation diligentée par GROUPAMA Paris Val de Loire sur le département de l’Yonne possédait une connotation altruiste.

Depuis cinq ans, le spécialiste de l’assurance et de la prévoyance suit avec beaucoup de pugnacité et d’écoute les attentes de l’association des Petits Princes. Chaque obole étant versé au moment de l’engagement des participants, les « Balades solidaires » ont rapporté une somme de 23 307 euros au cours de ces cinq dernières saisons.

La mobilisation des dix caisses locales autour du concept…

Ainsi, les enfants gravement affectés par une lourde pathologie peuvent vivre leur rêve le plus précieux. Passer une journée aux côtés de leur idole, évoluer dans l’eau au beau milieu des dauphins ou toucher de grands fauves dans un instant inoubliable sont autant de rêves que ces dons venant du cœur permettent.

Nommé en mai au poste de président de la fédération départementale en remplacement de Philippe RENOUX, Pascal MAUPOIS s’est félicité de l’excellente tournure des opérations. Et de ce subside de plus de 5 000 euros qui aura été collecté au terme de cette manifestation heureuse au profit de l’association des Petits Princes.

Joignant l’utile à l’agréable, les organisateurs de l’animation avaient convié plusieurs producteurs, adhérents au concept « GRANVILLAGE », à faire découvrir leurs spécialités maison autour des deux circuits. Le groupe « SWEETNESS » accompagna les convives en musique. Tandis que les équipes du SDIS (Service départemental d’incendie et de sécurité) tenait un stand informatif.

Rappelons que chaque année, au printemps, GROUPAMA Paris Val de Loire et ses dix caisses locales identifiées sur le département de l’Yonne contribuent au succès de cette opération solidaire.

C’est par un simple communiqué de quelques lignes, adressé à l’ensemble des réseaux économiques et institutionnels de la région Bourgogne Franche-Comté que le directeur de la structure de développement et d’aide aux entreprises de l’Yonne a annoncé il y a quelques jours son désir d’interrompre une mission professionnelle pourtant entamée il y a déjà dix-huit ans. Soutenu dans son choix par sa présidente Malikha OUNES, Francis MOREAU a décidé de s’orienter vers une carrière 100 % privée après s’être accordé le temps du mûrissement de la décision. Plein de projets et fourmillant d’idées, ce cadre qui aura servi avec abnégation et fierté le territoire régional entend bien accompagner désormais les besoins des entreprises dès l’automne. Il nous a accordé une interview exclusive expliquant son bilan et les véritables raisons de son départ…

AUXERRE : A la date du 04 juin 2018, vous annonciez une nouvelle qui a surpris au sein du landerneau économique et institutionnel de l’Yonne, votre départ au 31 août prochain. Quelles en sont les raisons ?

Elles sont éminemment personnelles. J’ai un profil de développeur. Par le passé, il m’est déjà arrivé d’être sur le point de partir. A chaque fois, il s’agissait d’une période où « Yonne Active Création » était en période de « pause » dans son développement. Et puis, un nouveau projet était à développer : le prêt de transition, le financement d’entreprises en Afrique, l’accompagnement des travailleurs indépendants bénéficiaires du RSA, les levées de fonds…

Aujourd’hui, j’ai d’autres projets de développement pour « INITIACTIVE 89 ». Mais, compte tenu de l’arrivée de la loi NOTRe, ceux-ci ne pourront pas être envisagés avant deux à trois ans. Avant la structure avait trois financeurs principaux : le Département, la Région et la Caisse des Dépôts et Consignations. Il était plus facile de se projeter rapidement sur de nouvelles actions. Aujourd’hui, ce sont une quinzaine d’organismes financeurs auprès desquels il faut faire beaucoup de pédagogie. Il nous est demandé de ne « pas faire plus » pour le moment.

En conséquence, je n’y trouve plus mon compte. Et, encore une fois, attendre n’est pas dans ma nature. Enfin, après une vingtaine d’années, je pense avoir fait suffisamment le job au service du territoire. Il est temps de passer à autre chose…

Cette décision a-t-elle été longuement mûrie et réfléchie ?

Oui ! Cela fait une petite année que l’envie de partir s’est manifestée. Pour une question de calendrier, maintenant, c’est le bon moment.

Comment s’est positionnée votre présidente Malikha OUNES par rapport à la validation de ce choix ?

Elle comprend tout à fait cette décision. Eu égard aux résultats et au service rendu, je ne connais pas de présidente ou président qui n’aurait pas compris ce choix.

Toutefois, on ne peut pas occulter dix-huit années de son existence vécues au sein de cet organisme, qui a su évoluer au fil du temps…Quel regard portez-vous sur cette institution au terme de votre parcours ?

Aujourd’hui, l’Yonne est l’un des rares départements, peut-être le seul d’ailleurs, à disposer d’une structure en capacité de financer les entreprises TPE et PME à n’importe quel stade de leur existence : création, reprise, difficulté, développement, levée de fonds.

Pour une entreprise icaunaise, vous n’avez que trois portes principales auxquelles frapper pour savoir si vous pouvez être aidé financièrement : INITIACTIVE 89, BPI et la Région. Dans la plus part des départements, ce sont de six à dix portes.

Plus de 300 messages de sympathie de la sphère entrepreneuriale…

Vous avez déclaré dans un communiqué que « vous aviez fait le choix de prendre une nouvelle orientation professionnelle 100 % privée ». Pouvez-vous nous expliquer cette phrase ?

Au sein d’INITIACTIVE 89, j’ai un pied dans le monde économique et un pied dans le monde institutionnel et politique. Ces deux mondes ne se fréquentent très peu, voire pas du tout. Tout simplement parce qu’ils fonctionnent avec des objectifs différents. Dans le secteur privé, l’objectif est simple : faire fonctionner un business rentable pour être toujours présent demain. Dans le public, c’est parfois moins rationnel que cela avec une absence de réactivité car les process de décision sont très longs, voire même trop longs. Ensuite, à chaque nouvelle échéance électorale, ce sont de petits tangages…après également…

Suite à l’information de mon départ, j’ai reçu presque trois cents messages de sympathie, d’encouragement,… Enormément du secteur privé, dont je me sens beaucoup plus proche, avec par exemple « Bienvenue chez nous ! ».

J’ai toujours essayé d’avoir cette approche privée au sein d’INITIACTIVE 89. Pour moi, les clients sont les chefs d’entreprises. Il est nécessaire de structurer et organiser un fonctionnement permettant de rendre le meilleur service possible : réactivité, souplesse,… Cela peut créer parfois de l’inconfort, mais nous sommes au service des entreprises, et pas l’inverse. Cette approche est payante puisque la Cour des Comptes a relevé dans son audit que nous avions une production par ETP deux fois supérieures à la moyenne nationale par rapport à mes collègues, consœurs et confrères.   

Quelle sera la mouture de votre projet professionnel ? Exercerez-vous toujours vos activités en Bourgogne Franche-Comté ?

Toujours dans le conseil d’entreprise, en Bourgogne Franche-Comté et au-delà.

Quel est votre meilleur souvenir à la tête de Yonne Active Création, devenue ensuite « Initiactive 89 » ?

Il est difficile de ne parler que d’un seul souvenir. Certains font place à l’émotion. Nous sommes l’un des rares territoires à disposer d’un financement pour les entreprises en difficulté. Lorsqu’au terme d’un comité d’investissement, vous avez les larmes du dirigeant de l’entreprise que vous venez de sauver : c’est l’aboutissement du travail.

De la fierté face au service rendu. Il nous arrive de dépanner BPI sur certains dossiers simplement parce que j’ai créé des outils financiers configurés pour répondre à des demandes précises, émanant des besoins des entreprises. Quand BPI est bloquée depuis quatre mois sur un dossier et que vous rendez possible en quinze jours ; quand les chargés d’affaires BPI mettent en titre de mail « help ! »…  Je suis fier de voir que le gros a besoin du petit.

Concernant mon intervention à l’Assemblée nationale sur le prêt de Transition en début d’année, j’ai échangé au siège de BPI en avril avec un responsable de la création de nouveaux financements. Il est fort probable que je sois sollicité d’ici six mois à un an pour aller plus avant sur le financement par BPI des entreprises en fragilité.

Vous avez dirigé une équipe de plusieurs collaborateurs durant toutes ces années ; est-ce qu’ils vous regretteront ?

C’est à eux qu’il faut poser la question. Je ne sais pas s‘ils me regretteront. Mais pour ma part, j’ai cette satisfaction de les voir arriver au travail le matin de bonne humeur.

« Ne pas trop se prendre au sérieux à l’échelon de l’Humanité… »

Quelles sont, selon vous, les qualités d’un manager pour la tenue d’une fonction aussi importante et stratégique que celle-ci ?

Je ne sais pas si l’on doit parler de qualité. Ce que je sais c'est, c’est que les structures telles qu’INITIACTIVE 89 sur d’autres territoires, sont toutes le reflet de la personnalité des directeurs. Toutes fonctionnent avec des environnements différents et des managers différents. Pour ma part, en interne je considère que pour avoir une équipe performante, il faut qu’il y ait de la bonne humeur. Il faut savoir prendre de la hauteur et se projeter sur du moyen terme.

Sur le plan institutionnel et politique, mon conseil c’est plutôt de ne pas prendre tout cela au sérieux…La terre existe depuis plusieurs milliards d’années. L’homme n’est rien dans cette histoire, et dans cent ans, plus personne ne se souviendra de nous. A part certains de nos descendants intéressés par l’arbre généalogique de la famille, alors…

Dans les messages de sympathies reçus, on m’a dit que j’étais disponible, perspicace, persévérant, téméraire et endurant avec de la droiture,… Visiblement, ce sont des qualités que j’ai développées.

Si vous deviez faire, en quelques chiffres clés, le bilan de vos dix-huit années de présence quel serait-il ?

Trois mille entreprises ont été financées avec la création de 5 500 emplois. Nous représentons 21 % de l’activité régionale Bourgogne Franche Comté

Quels auraient pu être les challenges que vous auriez portés si vous étiez restés à votre poste ?

En attendant que la loi NOTRe soit digérée, la création spécifique de financements dédiés à l’agriculture et aux activités para-agricole, la mise en place d’un fonds d’investissement (il est possible que je le fasse à titre privé), la mise en place d’évènements liés à la promotion du territoire, la déclinaison du prêt de transition, …

Eprouvez-vous de réels regrets au terme de cette mission ?

Je ne suis pas d’un tempérament nostalgique ni à revenir sans arrêt sur le passé. Je suis plutôt à regarder vers l’avenir. Donc à vrai dire,  je ne sais pas si en faisant des choix stratégiques différents, nous aurions été encore plus performants, mais non pas de regret.

L’approbation de la Cour des Comptes : une victoire…

La Cour des Comptes a rendu un rapport valorisant le travail de votre structure. Quelle analyse faites-vous de cet avis ?

Il a permis au territoire de prendre conscience du formidable outil de financement d’entreprises dont il dispose. Quand on nous dit qu’il n’est pas courant d’avoir un audit de la Cour des Comptes positif à l’égard de ses activités : performant, pas cher, règles rigoureuses de fonctionnement,… ! Indépendamment de l’aspect quantitatif, la Cour a réalisé un travail qualitatif qui me semble au moins aussi important, sinon plus.

Pensez-vous que l’on peut faire davantage pour les porteurs de projets et les entreprises aujourd’hui ?

Oui ! On peut faire bien plus si les moyens sont correctement utilisés et si on se met à la disposition des entreprises. Et non pas l’inverse…

On dit souvent que l’Yonne ne brille pas au niveau économique malgré les pépites entrepreneuriales qui y exercent leur activité. Est-ce fondé ?

Ce qui manque à l’Yonne, c’est un discours unique et unifiés de la part de nos représentants. La loi NOTRe morcelle davantage les territoires. A cela, il faudrait que chacun fasse ce qu’il prétend faire pour ne pas créer de désillusion.

Votre futur projet professionnel serait-il consacré à la rupture avec ces affirmations ?

Je suis sur un projet personnel donc pour moi, difficile de dire être en rupture. Néanmoins, il est probable que je continue à m’investir en parallèle de manière bénévole sur certains types d’accompagnement d’entreprise.

Prendre une telle décision n’est pas toujours évidente : êtes-vous un homme heureux à la veille de ce nouveau départ ?

Je suis un homme plein de projets !

Qu’est-ce qui vous motive tous les matins avant de débuter la journée ?

La perspective de ne pas faire la même chose que la veille…

Continuerez-vous à travailler indirectement avec INITIACTIVE 89 une fois parti ?

Dans la mesure où je continue à m’investir sur certains sujets économiques icaunais, il est possible que je sois toujours en lien avec INITIACTIVE 89.

Que souhaitez-vous à votre successeur ?

Que l’équipe lui dise : « c’est vachement mieux avec vous qu’avec Francis ! ».

Evoquer le quotidien d’un club de football ne se limite pas uniquement à ses seuls résultats sportifs et aux diverses compétitions qui ponctuent la saison. Accompagnée de plusieurs élus régionaux dans sa découverte de la structure, la présidente de la Bourgogne Franche-Comté a pu s’en rendre compte lors de son récent séjour en terre icaunaise. Cette plongée, riche d’enseignement parmi un univers très éloigné de la sphère politico-institutionnelle, restera dans les annales. Non seulement, l’élue régionale a pris soin de rencontrer les jeunes pousses de l’une des filières de la formation footballistique nationale dont la Chine nous envie, et ses dirigeants. Mais, elle a, en outre, pu converser avec les représentantes du groupe ACADOMIA, partenaire du club de Ligue 2, en matière de programmes pédagogiques…

AUXERRE : Faisant référence à maintes reprises dans ses propos à l’emblématique club du FC Sochaux Montbéliard, Marie-Guite DUFAY connaissait néanmoins le stade de l’Abbé Deschamps où elle a déjà eu l’opportunité d’assister à une rencontre sportive.

Nonobstant, elle ne s’était pas encore immergée en sa qualité de présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté dans le saint des saints que représente le névralgique Centre de formation icaunais. L’un des dix plus cotés de France.

Complexe sportif aiguisant tous les appétits, des plus jeunes-les joueurs ayant été détectés pour leur valeur physique et athlétique dès l’âge de 12 ans, aux plus grands-les partenaires chinois de l’AJA qui désirent importer le concept dans l’ex-Empire du Milieu en vue d’une éventuelle organisation de la Coupe du Monde d’ici 2050, le Centre de formation méritait bien d’être biffé sur l’agenda déjà ultra chargé de la présidente.

Accueillie par le président Francis GRAILLE, lui-même encadré du directeur général du club, Baptiste MALHERBE, du directeur sportif, Cédric DAURY et du directeur du centre éducatif, Bernard DAVID, Marie-Guite DUFAY parcourut, commentaires à l’appui, les différents étages de ce bâtiment, moderne, ergonomique et bien pourvu en équipements audio-visuels.

Discutant avec quelques jeunes apprentis footballeurs, l’élue régionale a pu échanger quelques mots avec l’une des vedettes du club professionnel, Yaya SANOGO, pur fleuron de l’AJA dès l’âge de 12 ans, transfuge du mythique pensionnaire de la Première League anglaise (Arsenal) et aujourd’hui engagé par Toulouse.

Une belle réussite aux examens avec 86 % de bacheliers

Si beaucoup de jeunes gens sont originaires de l’Yonne, d’autres proviennent de tout l’Hexagone. Certains, de niveau bachelor, sont en partance pour les Etats-Unis où ils continueront leur cursus en enseignement supérieur. Sans omettre leur formation footballistique initiale.

La formation, notamment les filières post-bac que souhaitent développer à l’avenir le président Francis GRAILLE fut au centre des discussions. Anne-Brigitte SANSON, la responsable pédagogique du groupe ACADOMIA à Auxerre, éclaira de ses lumières les aspects pragmatiques de ces programmes, déclinés vers les jeunes gens.

L’enseignement du savoir prendra à terme une tournure orientée vers l’international. C’est aussi le souhait de James ZHOU, l’actionnaire principal du club auxerrois. Des joueurs de la puissance mondiale à taille d’un continent fréquenteront le centre de formation de l’AJA. A contrario, quatre enseignants français sont pris en charge par l’actionnaire localement pour assurer la détection.

Parmi les autres thèmes de discussion : la création en cours de l’équipe féminine avec le Stade Auxerrois et la rénovation de certaines installations sportives.

Marie-Guite DUFAY, satisfaite, termina sa visite en arborant elle-même les couleurs de l’AJA, en recevant un maillot floqué à son patronyme…

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