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Le temps des félicitations. De la remise des récompenses, aussi, symbolisées par le fameux diplôme, traduisant l’obtention du précieux sésame estudiantin, c’est-à-dire le BTS. Qu’il soit le fruit d’un cursus propre à la filière notariale ou celui résultant d’une initiation pédagogique aboutie ayant le commerce international pour attrait. Le pôle d’enseignement supérieur du complexe scolaire lassalien aura vécu un moment fort avec la distribution de ces accessits, où les deux sections étaient réunies pour la première fois…

 

AUXERRE: Existe-t-il un dénominateur commun entre les étudiants ayant opté pour le cursus menant aux métiers du notariat et ceux qui suivent les cours théoriques les initiant aux rudiments du commerce international ?

Même si les deux filières semblent éloignées l’une de l’autre sur le papier – et encore que puisque la connaissance du droit et de ses usages correspond sans doute à un socle de savoirs qu’il est bon de maîtriser par tout bon commercial se respectant -, on ne peut répondre à cette interrogation que par l’affirmative.

Depuis que la cérémonie protocolaire de la remise des diplômes de ces deux sections BTS accueillies au sein du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, s’est tenue dans les règles de l’art, la convivialité en sus.

 

 

Le principe du « en même temps » en mode pédagogique !

 

Pour la première fois, en effet, la direction de l’établissement avait décidé de remettre les distinctions honorifiques aux lauréats de ces deux filières de manière successive lors de la même animation. Une façon concrète de pratiquer le principe du « en même temps », version pédagogique !

On n’en était d’ailleurs plus à une innovation près puisque la cérémonie se déroulait dans le bâtiment flambant neuf qui reçoit désormais en ses murs le foyer réservé aux élèves de l’enseignement supérieur.

Responsable de l’établissement, François-Xavier WILLIG eut des mots agréables à l’endroit de ces jeunes diplômés dont 80 % d’entre eux poursuivent leurs études dans des cycles supérieurs de type école de commerce, IFAG, Masters, etc.

« Votre réussite, devait-il souligner, est aussi celle de vos enseignants. Vous avez connu des joies, des épreuves, des doutes, et parfois quelques recadrages nécessaires. Mais, toujours, vous avez eu nos encouragements et notre confiance… ».

 

 

De l’audace, de l’estime de soi et de la confiance : les recettes de l’avenir …

 

Des propos que devaient confirmer quelques instants plus tard Céline MARTI, directrice du pôle estudiantin. « Je suis tellement heureuse aussi de voir vos visages sans les masques ! ».

Il est vrai que durant deux ans, les étudiants des deux sections BTS durent composer avec la pandémie et ses contraintes. Pas toujours du meilleur effet pour vivre en parfaite quiétude son cheminement scolaire.

François-Xavier WILLIG brossa un contexte conjoncturel complexe où se projeter vers l’avenir est « peu alléchant ». Mais, sans sombrer dans le pathos, le « patron » du groupe scolaire privé réserva sa conclusion vers l’enthousiasme et la prise de responsabilités de cette jeunesse pleine d’audace.

 

 

 

« Vous devez prendre confiance en vous, avancer, grandir, dans l’estime de soi et le respect des autres, en autonomie. C’est à vous de prendre en charge le monde à venir et de poursuivre votre chemin dans les études ou en intégrant la vie active… ».

De la vie professionnelle – ce qui est dans la lumière blanche à l’autre bout du tunnel !- il en sera aussi question avec les témoignages apportés par les anciens diplômés, revenus sur le site prêcher la bonne parole, moult exemples à l’appui. Certains ont intégré de belles aventures en entreprise, façon start-up, d’autres vivent même leurs rêves les plus fous à l’autre bout du monde, exerçant un métier dans l’aéronautique !

Le tout servi sur un plateau d’argent devant les familles des lauréats mais aussi de celles et ceux qui débutaient leur cycle en BTS et qui n’en demandaient pas tant !

La meilleure des façons pour souhaiter un avenir radieux pour tous ces jeunes gens, en faisant fi de la morosité ambiante…

 

Thierry BRET

 

 

Ironie de l’histoire ! Fleuron du savoir-faire artisanal et de la gastronomie française, la baguette de pain vient enfin, après de longs mois de palabres et de tergiversations à n’en plus finir en haut lieu, d’être reconnu au patrimoine immatériel de l’UNESCO. Une superbe récompense pour l’un de ces produits populaires et goûteux lorsqu’il est bien conçu, représentatif de l’art de vivre à la française.

Ne caricature-t-on pas d’ordinaire les habitants de l’Hexagone – surtout vu par le prisme de l’étranger – affublés de leur fameux béret basque, la baguette coincée sous le bras et l’inévitable ballon de rouge à la main !

Les Français sont comme ça : ils aiment le bien-vivre et le bien-manger. Ce n’est donc par leur faire offense que de les représenter avec ces précieux ustensiles dont certains sont très appétissants !

Oui mais voilà. L’illustration de ce stéréotype séculaire pourrait bientôt s’estomper de nos esprits au vu du contexte conjoncturel du moment. A la plus grande inquiétude des professionnels de la filière boulangère qui ne sont guère optimistes quant à leur triste sort, surtout à partir de janvier prochain.

 

 

Les boulangers entrent dans une danse « macabre »…

 

La faute en incombe à la flambée des coûts de l’énergie. Evidemment, à l’instar de toutes ces corporations artisanales qui n’en peuvent plus d’être prises à la gorge de toute part et de « crever » la bouche ouverte. Sans qu’il n’y ait le moindre son qui en sorte par dépit et par pudeur...

Il y a peu, et ce pour la première fois depuis deux décennies, les bouchers- charcutiers descendaient dans la rue, afin d’y battre le pavé, banderoles revendicatives à l’appui pour faire entendre leur colère sur les pressions subies de tout côté.

Aujourd’hui, ce sont les professionnels de la boulange, ces femmes et ces hommes qui ne connaissent pas les charmes du farniente et de la grasse matinée, celles et ceux qui ont choisi cette carrière pour l’amour incommensurable de leur métier en oubliant la vie de famille, ses fastes et ses loisirs pour se consacrer uniquement à la production de ces confiseries, viennoiseries et autres pains concoctés aux multiples farines et céréales dont les Français raffolent, qui entrent dans la danse.

Une danse qui n’a rien de joyeuse, en vérité. Version « dernier tango à Paris » plutôt que légèreté et bal musette ! Une danse « macabre » à bien des égards qui pourrait se terminer à la manière du fameux opus cinématographique, « On n’achève bien les chevaux ».

Par la mort de ces femmes et de ces hommes dont on encense depuis fin novembre avec cette reconnaissance universelle de l’UNESCO la dextérité, la maîtrise absolue, le tour de main de génie, la vista professionnelle illustrés par cette fameuse baguette de pain. Symbole de tout un pays.

 

La colère gronde dans la profession boulangère…

 

Un pays qui a connu la Révolution de 1789 et bien d’autres révoltes encore après coup, par manque de pain, de farine, de blé, et à cause de la famine…celle qui tenaille les corps et les estomacs. Et font chavirer les esprits.

Attention, danger ! Les témoignages affluent de plus en plus. Sur les ondes, face caméra à la télé, dans la presse, mais aussi au détour d’une réunion professionnelle, d’une simple et anodine conversation prise sur le vif dans la rue. Les artisans boulangers, pâtissiers, confiseurs, glaciers et tant d’autres de cette filière artisanale sont désormais à l’agonie. Leurs jours professionnels – quand ce ne sont pas leurs jours tous courts pour les plus infortunés d’entre eux – sont comptés. Ce n’est plus de la supputation, c’est devenu une quasi-certitude.

Etrange paradoxe que celui-ci : alors que le monde entier nous envie cette croustillante et délicieuse baguette, préparée avec minutie par des maîtres boulangers qui en respectent à la perfection les proportions et les ingrédients à l’origine de ces différences qui en font un produit de haute volée à la valeur ajoutée et de grande classe face à des ersatz industriels et insipides à proscrire, se pose la cruelle question de savoir si la baguette à l’ancienne, la traditionnelle, celle aux céréales, celle au pain complet survivra à la crise énergétique qui nous tombe sur la calebasse à l’insu de notre plein gré.

Comment les professionnels de la boulange – comme tant d’autres, devons-nous lourdement insister – pourront-ils tenir dans les semaines toutes proches pour honorer leurs factures d’électricité, de gaz, de matières premières ; sachant que le dénominateur commun de toutes ces contraintes qui subissent des envolées tarifaires hors sol se nomme l’inflation ?

 

 

 

La perte d’un artisan boulanger sur deux à brève échéance….

 

Les chiffres qui sont annoncés sont effarants et rebutent déjà celles et ceux qui croyaient dur comme fer à leur vocation artisanale. De 400 euros, d’ordinaire et avant la crise énergétique sans précédent que nous observons depuis l’invasion de la Russie en Ukraine, la facture d’électricité ou de gaz passera à 4 000 euros en moyenne ! Du simple au double, au triple, au quadruple, voire davantage selon  les cas qui s’amoncellent auprès des oreilles attentives des représentants consulaires, qu’ils soient de la Chambre de Commerce et de l’Industrie, de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat, voire même de la Chambre d’Agriculture qui enregistre en sus toutes les problématiques existentielles des producteurs céréaliers confrontés à une crise majeure, espérant que la sacro-sainte PAC européenne viendra y remédier en épongeant les dettes…

Les boulangers, de ceux que l’on nomme les « petits artisans », ces lève-tôt de la France qui dort encore parfois jusqu’à plus de dix heures, le savent très bien. Ils n’y arriveront pas !

Au grand désespoir de leur « patron », l’Icaunais Dominique ANRACT, président de la Commission nationale de la Boulangerie Pâtisserie française. Le défenseur et porte-étendard de la baguette hexagonale qui a fait face en novembre aux membres du jury de l’UNESCO afin d’y obtenir le précieux sésame.

Lui, le sait très bien et s’en inquiète. La filière, la vraie car issue de la tradition artisanale, est en danger face à ces hausses inexorables qui amènent malheureusement à l’information suivante : un boulanger artisanal sur deux est voué à disparaître en France à cause des effets de cette crise énergétique dans un avenir de court terme si rien n’est fait pour inverser ce schéma.

 

 

Vers une baguette vendue à 3 euros en France ?

 

Certes, un plan de sobriété existe où il est donné des solutions pragmatiques permettant aux artisans boulangers de limiter au maximum leur consommation d’énergie. Une liste de bonne pratique afin d’éviter le surplus énergétivore sans qu’il n’y ait réellement de solutions miracles.

Ne pas allumer le four trop à l’avance, réduire le nombre de fournées dans la journée, éteindre systématiquement les lumières demeurent de petits gestes salvateurs pour la planète mais ils ne suffiront pas à compenser le trop plein de dépenses enregistrées à cause de cette hyper inflation de l’énergie.

Reste la répercussion de ces hausses sur les prix des produits et de cette fameuse baguette dont on nous envie la saveur, qui pourrait dépasser raisonnablement les 1,50 euro. Mais, dont le tarif idéal devrait se situer au-delà de trois euros pour équilibrer la situation financière des artisans.

Une baguette à 3 euros vendue demain sur le marché hexagonal, même de conception traditionnelle, est impensable à 100 % ! Les consommateurs la refuseront, plongeant un peu plus toute une filière vers les abymes…

 

Thierry BRET

 

Huit mois après avoir quitté ses fonctions de sous-préfète de l’arrondissement d’Avallon – elle occupe aujourd’hui un poste similaire à Bobigny en Seine-Saint-Denis -, Cécile RACKETTE a effectué une courte apparition sur le sol de l’Yonne, lors d’une cérémonie officielle où elle en fut le rayon de soleil principal. En présence de quelques invités et dans un esprit fort convivial, le préfet Pascal JAN lui a remis la médaille du Tourisme, distinction qui récompense son engagement à valoriser ce secteur attractif de notre territoire…

 

AUXERRE: C’est presque un retour aux sources pour Cécile RACKETTE ! Du moins, une courte immersion en présence physique dans le paysage icaunais – le temps d’une cérémonie protocolaire accueillie en préfecture - qui a dû lui remémorer bon nombre de souvenirs et de moments forts agréables que la représentante de l’Etat a vécu lors de son passage remarqué en Bourgogne septentrionale.

La sous-préfète de Seine-Saint-Denis – elle officie désormais à Bobigny en périphérie de la capitale – a reçu les honneurs de la République, incarnée par le préfet de l’Yonne Pascal JAN, qui devait lui remettre la médaille du Tourisme, une distinction attribuée par un arrêté du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté nationale, en date du 12 juillet dernier.

Créée en 1989, cette récompense honore les personnes qui, par leur contribution bénévole ou leur valeur professionnelle ont efficacement servi au développement du tourisme et de ses activités sur le territoire hexagonal. Notamment par leur action menée au service des milieux associatifs, des acteurs économiques et des organisations spécialisées en ce domaine.

 

Une cérémonie faite de retrouvailles et de convivialité…

 

En accrochant de manière solennelle au revers de sa veste bleu outremer cette médaille de bronze, Pascal JAN a ainsi salué le travail de l’ancienne haute fonctionnaire lorsqu’elle était encore en poste sur la partie méridionale de notre département.

Une collaboratrice dont il ne connaissait finalement que le bilan et la réputation puisque la jeune femme avait rejoint ses nouveaux quartiers franciliens au terme du mois de mars. Tandis que le nouveau préfet s’installait à Auxerre qu’à partir…d’avril. Sans que jamais, ils ne se croisent !

 

 

Profitant de ce retour même furtif dans l’Yonne, Cécile RACKETTE avait pris soin de réunir quelques acteurs économiques et institutionnels du cru ayant eu à collaborer avec elle durant son trop court passage – il en va ainsi des mutations régulières au sein du corps préfectoral – donnant une touche de convivialité supplémentaire à cette cérémonie emplie de solennité. Une manière de tordre le cou au destin puisque, en mars dernier pour cause de réserve électorale, la jeune femme n’avait pu organiser son départ de façon traditionnelle, en proposant un évènement relationnel des plus sympathiques.

 

 

Un engagement au service du projet de labellisation « Grand site de Vézelay »…

 

« Unanimement, précisera le préfet lors de sa prise de parole, tout le monde conserve le souvenir de votre grande implication sur le terrain… ».

Très investie sur le volet de la sécurité routière, mais aussi dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Cécile RACKETTE n’en oubliera pas pour autant, en parallèle de ses missions plus régaliennes, de consacrer bon nombre d’heures de son emploi du temps plutôt serré, à la culture et au tourisme.

En somme, comme une « digne ambassadrice » de son arrondissement (l’Avallonnais et le Tonnerrois), agissant pour le développement économique du territoire.

« Un arrondissement qui ne manque pas d’atouts dans ce domaine, ajouta le représentant de l’Etat, ayant eu le plaisir de le découvrir à plusieurs reprises… ».

Récemment, accompagné du nouveau préfet de Région Franck ROBINE, lors de la première visite de ce dernier en terre icaunaise, Pascal JAN a eu l’heureuse opportunité de découvrir les ruelles si typiques de Vézelay, ville chargée d’histoire, « Vézelay, un véritable bijou comme aime à la qualifier le préfet de Région… devait-il souligner.

Confrontée aux affres de la pandémie qui devait priver de recettes la plupart des secteurs professionnels vivant du tourisme, Cécile RACKETTE a toujours été à l’écoute de ces chefs d’entreprise, privilégiant dialogue et accompagnement.

Toutefois, et grâce à cette implication sans relâche de l’Etat personnifié localement par la jeune femme, un premier bilan, dévoilant la physionomie de la saison touristique écoulée, établit que le nombre de nuitées a augmenté de 15 % par rapport à 2021 et de 10 % par rapport à l’exercice de référence d’avant COVID en 2019.

Un engagement institutionnel qui se retrouve dans le projet du chantier de labellisation porté par le « Grand site de Vézelay », toujours en activité, et dont le préfet espère voir l’aboutissement prochainement.

Parée de sa belle médaille, Cécile RACKETTE devait s’en retourner ensuite vers la Seine-Saint-Denis. Avec, sans doute – on peut la comprendre ! -, une pointe de nostalgie dans le cœur à l’évocation de ce beau territoire de l’Yonne qui lui doit beaucoup…

 

Thierry BRET

 

 

La date de la remise des prix du fameux concours « Un des meilleurs ouvriers de France » de la catégorie des maîtres d’hôtel a été confirmée ce jour. Après la tenue de l’épreuve qui réunissait la fine fleur hexagonale de la discipline le 23 novembre dernier au CIFA de l’Yonne, c’est finalement le jeudi 15 décembre que se remettront les récompenses aux cinq lauréats de ce challenge national à Auxerre…

 

AUXERRE : Le CIFA de l’Yonne, comme il en a fréquemment l’habitude désormais, sera le théâtre d’une nouvelle animation d’envergure nationale d’ici quelques jours. Après avoir accueilli le concours « Un des Meilleurs Ouvriers de France » de la catégorie des « maîtres d’hôtel, du service et des arts de la table », le 23 novembre dernier – douze candidats en provenance des quatre coins de l’Hexagone devaient prendre part à cette épreuve de belle facture -, le centre de formation icaunais remettra le couvert lors de la cérémonie de remise des prix aux vainqueurs. L’information a été confirmée ce jour par le service communication de l’établissement dirigé par Marcel FONTBONNE.

Ainsi, jeudi 15 décembre peu avant midi, les cinq lauréats de ce prestigieux challenge, à savoir Joseph DESSERPRIX (La Scène à Paris), Yoann GREGORY (Yam Tcha à Paris), Elsa JEANVOINE (L’Azimut à Courchevel), Morin LOUIS (Maison WENGER au Noirmont en Suisse) et Pierre-Marie RAGON (Hôtel MARTINEZ à Cannes) recevront des mains du président du jury, Gérald-Louis CANFAILLA leurs trophées distinctifs.

 

 

Au terme des différentes épreuves s’étalant sur cette journée de novembre, les trente membres d’un jury professionnel de belle volée n’auront pu départager les cinq lauréats. Rappelons que douze candidats tentaient l’aventure dont deux jeunes femmes.

Tous avaient à cœur de réaliser dans des délais impartis relativement courts une structure de présentation et de service de fromages ainsi que la création d’une préparation fromagère assortie d’une boisson originale. S’en suivait également une soutenance orale du dossier.

 

 

 

 

En savoir plus :

 

La liste des candidats présents à cet évènement

 

Stéphane AIGNEL, Hôtel Le Bristol à Paris (75)

Christophe BARON, lycée hôtelier Olivier Guichard de Guérande (44)

François CALVEZ, Hôtel Les Bories à Gordes (84)

Joseph DESSERPRIX, La Scène à Paris (75)

Pauline FROIDUROT-GACHET, La Chèvre d’Or à Eze-Villages (06)

Yoann GREGORY, yam’Tcha à Paris (75)

Nathanaël HAURY, Paris Society 

Romain HENRY, Libertat à Nébian (34)

Elsa JEANVOINE, L’Azimut à Courchevel (73)

Morin LOUIS, Maison Wenger à Le Noirmont (Suisse)

Pierre-Marie RAGON, Hôtel Martinez à Cannes (06)

Bernard RICOLLEAU, Institut Paul Bocuse à Écully (69

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

Principe de base élémentaire de la rencontre, faire connaissance. Sous l’égide de la concertation citoyenne, chère aux trois animateurs de la session : soit la conseillère régionale Isabelle POIFOL-FERREIRA et les deux élus de l’opposition auxerroise, Sophie FEVRE et Mani CAMBEFORT. Lors de cette seconde séance publique de « Vivre l’Auxerrois », différentes thématiques seront abordées. L’examen des missions et compétences ainsi que leurs répartitions entre la communauté d’agglomération et la municipalité. Mais aussi, le bilan de ce qui se fait et de ce qui se dit au sein de ces deux organes institutionnels…

 

AUXERRE : Partant du simple postulat qu’il n’existe guère d’opportunités aujourd’hui de pouvoir s’exprimer librement entre les organes décisionnels de la Ville, de l’Agglomération et les administrés – une vision qui est soutenue par les représentants de l’opposition de la majorité actuelle à l’origine de ce concept -, « Vivre l’Auxerrois » a été portée sur les fonts baptismaux à l’automne 2021.

Arguant qu’il est bon de retrouver les principes de la démocratie participative – elle s’exerçait lors du mandat précédent sous l’ère du socialiste Guy FEREZ par le biais des conseils de quartier désormais supprimés -, il a donc été créé cette structure associative, ouverte à tous, reposant sur la défense des solidarités, de la citoyenneté et de l’écologie.

 

Un laboratoire d’idées et de réflexions ouvert à bien des domaines…

 

Une association qui s’inscrit résolument dans la case politique du fait qu’elle s’occupe de la cité. Mais, nullement dans le sens « politique » politicien du terme que l’on connaît si bien. Dont les trois chefs de fille sont la conseillère régionale Isabelle POIFOL-FERREIRA, ancienne adjointe de la Culture à la Ville d’Auxerre – elle appelle de ses vœux à l’alternance politique en 2026 -, Sophie FEVRE, élue communautaire et municipale d’opposition ainsi que Mani CAMBEFORT qui présente un profil similaire. Ce dernier lors de sa présentation s’alignera sur les propos tenus par la conseillère régionale de divers gauche en rappelant que cette nouvelle entité apparue il y a peu dans le paysage de la réflexion citoyenne locale pouvait représenter un véritable creuset de suggestions et d’idées nouvelles à défendre en vue d’une éventuelle alternance.

Face aux trois interlocuteurs, une trentaine de personnes écoutait attentivement les éléments informatifs transmis lors de cette séance. En premier lieu, il fut question des conseils communautaires et municipaux en explorant les grands items qui y sont traités régulièrement. A savoir la hausse de la fiscalité, la transition écologique, la mobilité. Le volet économique ne fut pas occulté pour autant. Notamment la vente de parcelles de terrain tant dans la zone artisanale de Venoy que celle d’Appoigny qui suscite bon nombre de réflexions et d’interrogations de la part des élus de l’opposition.

 

Ne pas brûler les étapes même si 2026 est dans toutes les têtes…

 

Un chapitre concernait également le bilan des grandes réalisations de la majorité actuelle depuis son accession au pouvoir au printemps 2020. Provoquant une moquerie volontaire du premier fédéral du Parti Socialiste, Mani CAMBEFORT, pour qui « les sanisettes ne s’inscrivent pas parmi les grandes priorités du mandat ! ».

Parmi les autres thématiques de la soirée, accueillie salle Anna, on relèvera la présentation des missions régaliennes assurées par l’Agglomération et celles de la Ville, afin que chacun des citoyens présents comprenne bien le rôle et les prérogatives de chacun de ces organismes institutionnels.

Des post-it – ces fameux petits bouts de papier jaune ! – circulèrent ensuite parmi l’assistance à la manière d’une réunion affairiste du BNI afin que chacun puisse y écrire un mot selon les vertueux principes d’un exercice collaboratif.

L’objectif étant de récolter des idées collégiales sur le traitement des déchets, le développement économique ou encore la gestion de la petite enfance.

De l’aveu de Mani CAMBEFORT, le cycle de ces réunions participatives va se poursuivre en 2023, au rythme d’un rendez-vous trimestriel, en faisant émerger de nouvelles idées et préconisations pouvant constituer ensuite une liste de données alternatives – la base élaborée d’un programme peut-être – avant les futures échéances électorales des municipales 2026.

Toutefois, devait insister le premier fédéral du PS de l’Yonne, « on est toujours dans le mandat actuel ! ».

Une façon de bien recadrer les choses sans en brûler les étapes. Mais, a contrario, de construire patiemment un réceptacle où toutes les idées et initiatives sont bonnes à prendre, en préparant l’avenir…

 

Thierry BRET

 

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