Depuis que le monde est monde, la fraude fait partie intégrante des mécanismes fonctionnels de l’organisation humaine et de nos sociétés. Aujourd’hui, son ampleur et son agencement instaurent une dimension internationale. Une élaboration si sophistiquée qu’elle rend complexe toutes les possibilités de contrôle. Qu’elle s’applique au domaine de la santé, aux retraites ou à l’emploi, la fraude est partout. Démonstration…

TRIBUNE : La fraude à l’assurance maladie est imputable pour moitié aux professionnels de santé et aux établissements de santé eux-mêmes. Médecins, infirmiers, ambulanciers, pharmaciens, kinésithérapeutes, laboratoires de biologie se font rembourser des soins ou des prestations médicales sur la base de fausses déclarations. Tel ambulancier déclare des trajets qu’il ne réalise pas. Tel autre pharmacien facture des médicaments qu’il ne délivre pas…

La CNAM (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie) donne l’exemple d’un infirmier qui facture des soins qu’il faisait réaliser par son épouse, non détentrice du diplôme d’infirmière. Morale judiciaire : pour près de 200 000 euros de fraude à la Sécurité Sociale, le contrevenant s’est vu pénaliser d’une année et demie d’emprisonnement avec sursis. Ce qui n’est pas cher payé !

Cependant, ne jetons pas le discrédit sur les professionnels de santé. Aujourd’hui, ils risquent leur vie pour nous tous, COVID-19 oblige ! Fort heureusement, cela ne concerne qu’une infime partie des professionnels. Des « canards boiteux » qui réussissent à contourner les contrôles mais qui ne représentent pas la profession. Ni sa véritable déontologie. Toutefois, le montant des détournements reste significatif et pèse lourdement dans les comptes annuels de la Sécurité Sociale !

 

Les arnaques à la retraite se multiplient comme des petits pains…

 

Le minimum « vieillesse » est également concerné par certaines fraudes. L’allocation de solidarité fait l’objet de falsifications diverses : les tricheurs ne déclarent pas la totalité de leurs revenus. Les montants en cause demeurent relativement faibles mais ils s’ajoutent aux autres indélicatesses !

En 2019, la CNAV aurait versé 3,9 milliards d’euros de prestations à 1,2 million de retraités vivant à l’étranger, indique « Capital ». Ce chiffre représente 3,3 % des 121,3 milliards d’euros de prestations touchées. Tous les ans, le pensionnaire doit envoyer un certificat d’existence pour bénéficier de sa retraite. Sauf que certains pays ne disposent pas de contrôles fiables pour vérifier l’authenticité de ces documents. Le titulaire peut être décédé et sa pension versée à ses proches. Comme avec l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, le rapport préconise la généralisation des échanges d’informations automatiques d’Etat civil avec d’autres pays. Sachant que des projets sont en cours avec l’Algérie, le Canada, le Maroc et Israël.

 

Le chômage partiel dans l’œil du cyclone des contrôleurs…

 

La ventilation précise par type de fraude révèle que l'essentiel des 8 000 suspicions de malversations détectées avant versement reposait sur des escroqueries de haut calibre. Exemple : le détournement de Siret d'une entreprise dans la pharmacie ou le commerce.

Pour les autres, après versement donc, il s'agit essentiellement de trop perçus liés à des salariés obligés de travailler, des effectifs ou des salaires gonflés. Nombre de ces affaires sont parvenues aux oreilles de l'Etat sur signalement d'employés. Près de 450 procédures pénales découlent des actions de contrôle. L’assouplissement des obligations des entreprises concernant le chômage partiel de longue durée provoque la colère des centrales syndicales.

Gardons pour l’instant de côté toutes les fraudes liées à l’alimentaire, à la pollution de l’environnement, au trucage de certains indices de la production automobile, le recyclage frauduleux de l’argent de la drogue concernant les grandes banques…

Il serait dangereux de comparer une fraude considérée comme petite à une autre réputée monstrueuse. Le plus important, c’est le cumul de toutes ces incivilités. Sur le principe, une fraude est un vol et voler un centime reste toujours du vol !

Propos recueillis au cours d’un grand débat sur le contrôle fiscal : « est-il vrai que le contrôle fiscal coûte plus cher que ce qu’il rapporte ? ». Réponse d’un responsable de Bercy : « certes, mais imaginez qu’il n’y en ait pas ! ». 

Jean-Paul ALLOU

 

Jusqu’où dans l’inacceptable ? La question brûle aujourd’hui les lèvres de tous les observateurs de la chose publique. Sans qu’il n’y ait évidemment de réponse précise en cet instant « t ».

Il ne s’écoule pas une semaine, pas un jour, voire une minute, où le civisme et le respect ne soient bafoués, piétinés, salis par des actes de plus en plus odieux, à la limite de l’insupportable, peut-être même de l’insoutenable…

Les exemples ne cessent de s’accumuler, s’inscrivant dans une spirale folle qui nous conduit vers le chaos le plus total. Nous éloignant ainsi de la bien-pensance et de l’universalisme. De la tolérance et de l’altruisme envers son prochain. De ce qui fait que l’humanité est supérieure en intelligence à l’animal et au végétal…Du moins, c’est ce que l’on croyait selon Darwin et qui est loin d’être sûr au train où vont les choses…

Ici, c’est un gendarme fauché net dans sa pleine jeunesse qui écrasé par un chauffard ayant pris la fuite se démène entre les limbes et la survie. S’il s’en sort, devra-t-il exister en restant rivé au fond de son lit immobile tel un légume nourri de manière artificielle ?

Là, c’est un commissariat de police qui subit les assauts répétitifs de petits commandos puissamment armés de mortiers servant à lancer des feux d’artifice. Mais pour quel bouquet final ? Pas celui d’une allégresse festive que l’on connaît le soir de la fête nationale.

Sans omettre ces faits divers sordides où des jeunes filles ne peuvent même plus traverser une zone boisée à deux cents mètres de leur domicile sans risquer leur existence si elles ont le malheur de croiser un être pervers pris d’une soudaine pulsion sexuelle…

 

Ras-le-bol, de cette dégénérescence de l’esprit humain !

 

Marre de cet étalage journalier médiatique à la « gloire » de ces empêcheurs de tourner en rond ! Il est grand temps que cessent définitivement leurs méfaits largement relayés sur les réseaux sociaux dont il faudra contrôler tôt ou tard les entrées informatives et supprimer tout ce qui n’est pas dans la transparence (anonymat). Ou dans les colonnes repues des tabloïds. Et que les coupables paient enfin de leurs actes et se repentent à jamais devant la société.

Pas comme cet oiseau de mauvais augure, Michel FOURNIRET, qui à 78 ans passés et une série d’une dizaine de meurtres et de viols à son actif, reste droit dans ses bottes à se moquer éperdument de la justice et de ses victimes.

Paradant comme un paon en démonstration dans les jardins de Versailles, le serial killer se prête à chacune de ses interventions clownesques à un jeu trouble dont il est la vedette en faisant le bonheur des psychiatres qui n’arrivent toujours pas à percer son mode de fonctionnement !

Que de temps perdu ! Quel gâchis pour les parents de ces malheureuses qui, elles, n’ont pas eu droit à de telles considérations et autant d’égards. Les victimes sont très vites oubliées, enterrées. Leurs assassins figurent dans les livres d’histoire.

L’heure n’est plus à la constatation. Ni aux analyses superfétatoires. Mais, à l’action et à l’évidence. La vraie. Celle qui devrait être coordonnée entre toutes les composantes d’une démocratie (Etat, police, justice) qui veut en finir une bonne fois pour toute avec cette délinquance de bas étage qui pourrit la vie des honnêtes gens.

 

Ni soumission, ni compromission mais de l’action…

 

Cette reconquête attendue de la République dans les quartiers dits sensibles où vit un panachage de notre société qui, dans sa très grande majorité, ne souhaite qu’une seule chose : y vivre en paix.

Dans l’un de ses discours, Emmanuel MACRON s’est montré ferme et engagé sur le sujet. A l’instar du ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN qui tente de rassurer coûte que coûte les forces de l’ordre, aujourd’hui vilipendées alors qu’en d’autres temps, en 2015 au moment des attentats, elles étaient vouées à l’estime.

Mais, cela n’est pas suffisant. C’est un flot de paroles qui s’envole avec le zéphyr de l’automne.

La justice, à l’origine de ce laxisme continuel qui gangrène notre société depuis des lustres, doit se relooker de l’intérieur à la vitesse sidérale si elle veut enfin être crédible aux yeux de tous. Avec une fermeté exemplaire dans l’application des peines prononcées.  

Les politiques, au lieu de se critiquer avec des cris d’orfraie à la moindre virgule et faute de syntaxe dans les textes de lois, doivent accélérer le processus et faire en sorte que l’attirail législatif ne se borne pas à demeurer lettre morte comme tant de ces écrits au sabir incompréhensible pour le commun des mortels.

Les forces de l’ordre, enfin, doivent intervenir dès que le moindre citoyen lambda requiert leur aide et ne pas se contenter de rédiger un procès-verbal remisé ensuite dans le fond d’une pochette (les violences conjugales).

C’est cela qu’espèrent et attendent les Français aujourd’hui des pouvoirs publics pour lutter efficacement contre la délinquance.

Ils n’acceptent plus de soumission ni de capitulation face à ce fléau. Juste de la détermination et du volontarisme, avant qu'il se passe de l’action…

Thierry BRET

 

Le modèle ne trône pas encore en bonne place parmi les concessions de la marque aux losanges. Pourtant, le constructeur national en fait déjà beaucoup mention, et ce jusqu’au 23 octobre, terme définitif de son évènement « eWays 2020 ». Résolument tendance, dévoilant des lignes généreuses et élancées, la Mégane eVision devrait refaire parler d’elle dans les mois à venir…

PARIS : Ce sera incontestablement la vedette du microcosme automobile en 2021. Ce véhicule aux lignes si majestueuses et étirées se nomme « eVision ». Il représente le futur électrique de la marque dans sa configuration de relookage de l’un de ses flamboyants modèles : la Mégane.

RENAULT a profité de son évènementiel en cours (jusqu’au 23 octobre) pour en dévoiler non plus les contours mais les aspects définitifs. Un SUV compact qui tire également vers la berline d’une rare élégance. Voire peut-être vers le crossover.

 

 

 

 

Dès le premier coup d’œil, on remarquera le style classieux de ce véhicule qui joue sur sa dualité de coloris. L’esthétique est poussée à son maximum, y compris dans sa signalisation lumineuse. Il nous tarde de le découvrir de manière physique en concession. Ce n’est qu’une question de patience. Désormais…

 

 

 

Les drapeaux tricolores sont en berne sur tous les édifices de la sous-préfecture septentrionale de l’Yonne ce samedi 17 octobre. En hommage au professeur d’histoire-géographie, assassiné dans de terribles circonstances à Conflans-Sainte-Honorine hier après-midi…

SENS : La présidente de la Communauté d’agglomération du Grand-Sénonais et édile de Sens a décidé de mettre les drapeaux en berne à la suite du tragique fait divers qui endeuille une nouvelle fois la nation française.

Dans un communiqué de presse, l’élue de l’Yonne a tenu à faire part de sa réaction et de son émoi : « Le conseil municipal se joint à moi pour exprimer son horreur et sa tristesse devant cet acte perpétré sur notre territoire. Une nouvelle fois notre pays est en proie à l’horreur de la barbarie. Toutes nos pensées vont à la famille, aux collègues, aux amis et aux élèves de ce professeur qui effectuait tout simplement son travail : inculquer les valeurs de la République et, la première d’entre-elle, la liberté à nos enfants… ».

 

 

Un extrait du fameux poème signé de la main de Paul ELUARD, « Liberté », fait office de conclusion à ce message de compassion et de révolte face à l’inacceptable…

« Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J’écris ton nom… ».

 

 

L’annonce d’une nouvelle conférence de presse donnée par le préfet de l’Yonne, quarante-huit heures après la prise de parole présidentielle, ne disait rien qui vaille sur le papier. Elle subodorait la mise en œuvre de mesures supplémentaires à appliquer dans le cadre du dispositif de santé publique pour juguler la circulation du coronavirus. Dès aujourd’hui, les rassemblements de plus de six personnes sur la voie publique ou dans des lieux ouverts sont proscrits. Et ce, jusqu’à nouvel ordre…

AUXERRE : L’étau se resserre un peu plus autour de la propagation galopante de la COVID-19. Loin de s’estomper avec les premiers frimas de l’automne, l’infection gagne de l’amplitude en matière de contagiosité dans l’Hexagone comme en Bourgogne Franche-Comté. Et, malheureusement, le territoire icaunais n’est guère épargné par ce nouvel afflux qualifié de « seconde vague » par les scientifiques.

Non seulement le nombre de cas dans l’Yonne a été multiplié par deux en un laps de temps phénoménal (à peine une semaine), passant de 57 personnes contaminées à 105 en date du 15 octobre selon les sources fournies par l’Agence Régionale de Santé (ARS) ; mais en outre, le taux de positivité s’avère être le plus significatif sur notre territoire avec 10,45 % contre 6,2 % il y a une semaine. Le niveau de la contrée reste en deçà de 10 %, soit 9,2 % précisément.

Conséquence, la préfecture de l’Yonne a emboîté dare-dare le pas présidentiel pour présenter une série d’actions complémentaires à ce qui avait été déjà mis en place antérieurement et qui sera maintenu dans les faits. Une liste de restrictions non exhaustive qui prend effet dès ce samedi 17 octobre.

L’une des interdictions principales concerne les rassemblements, les réunions et les activités sur la voie publique ou dans les lieux ouverts au public. Plus question de les pratiquer en nombre, dorénavant ! Cela est limité à la présence de six personnes au maximum. A l’exception des manifestations revendicatives, des séances collectives concoctées dans le cadre de la vie professionnelle et…des cérémonies funéraires (sic).

 

La symbolique du chiffre six…

 

S’inspirant sans doute de ce qui se pratique à l’heure actuelle en Italie, le chef de l’Etat a été le premier à évoquer la bienveillance de cette règle du « six » à respecter désormais en réunion.

Le gouvernement avait expliqué en complément via les réseaux sociaux que « lorsque l’on reçoit des amis à dîner, ou quand on se sustente dans un restaurant, six est la règle à concevoir en priorité… ».

Précisons qu’en numérologie, pour les adeptes de la chose, « six » n’est autre que le chiffre représentatif de l’harmonie. Plus sérieusement, et de l’avis des exégètes de la médecine, « six » est surtout recommandé en réunion publique et privée pour endiguer la prolifération du virus en brisant son processus de transmission. Ou du moins, en limitant considérablement cette chaîne inexorable qui fait tant de mal à nos libertés individuelles.

Si le port du masque demeure obligatoire dans tous les établissements accueillant du public (ERP), certaines dérogations restent possibles. Notamment dans l’exercice d’activités sportives et artistiques.

A ce titre, le préfet de l’Yonne Henri PREVOST est dans l’attente d’un nouveau décret à paraître qui éclaircira ce dernier point.

 

 

Un protocole sanitaire strict à respecter à la lettre…

 

Il est évident, au vu des circonstances sanitaires actuelles, que les manifestations où la jauge de fréquentation excédait cinq mille personnes en présentiel demeurent totalement proscrites du calendrier.

Les lieux d’accueil de la catégorie L, c’est-à-dire les salles des fêtes et polyvalentes, salles de spectacle, tentes et structures, voire les chapiteaux, ne peuvent plus recevoir de manifestations festives.

D’autant, que le port du masque ne peut être garanti à 100 % de manière continue. On pense bien évidemment aux évènements familiaux qui supposent la prise de repas ou la dégustation de boissons. Mise en œuvre de cette décision ce lundi 19 octobre.

Du côté des ERP avec espace debout et circulant (on intègre dans cette catégorie les centres commerciaux, les musées, les parcs d’attraction et zoologiques, les salons…), une nouvelle jauge de distanciation sera à respecter de façon inéluctable à partir de 4 mètres carrés par personne.

Le respect de la norme sécuritaire d’un siège sur deux dans les établissements clos avec places assises (ou groupes de moins de six personnes) est imposé. Un dispositif touchant les bars et restaurants (leur ouverture n’est pas contestée fort heureusement pour les professionnels) qui entre en vigueur ce samedi.

Une fiche de renseignements où les consommateurs devront y coucher leurs coordonnées personnelles devra être remplie en guise de visa officiel pour aller s’asseoir à l’intérieur de l’établissement.

 

Maintien des mesures sanitaires antérieures…

 

Le domaine sportif n’est pas oublié par ces nouvelles mesures préfectorales. Ainsi, les stades et hippodromes doivent impérativement se conformer à la distance d’accueil suivante : un siège sur deux entre deux spectateurs ou groupes de moins de six personnes.

Le public est autorisé mais dans le respect stricto sensu du protocole sanitaire en vigueur. Il en va de même pour les lieux de culte avec une distance d’un mètre entre chaque fidèle.

Rappelons que les mesures prises antérieures sont maintenues sur le territoire de l’Yonne. Elles ont fait l’objet de multiples arrêtés. C’est le cas du port du masque sur tous les marchés, à proximité immédiate des établissements scolaires et centres d’apprentissage, dans les gares routières d’Auxerre et de Sens, dans les rues des cœurs de ville de ces deux agglomérations.

Les vide-greniers, activité très suivie dans notre zone géographique, n’ont plus lieu d’être. Tout comme les manifestations familiales ou festives de plus de trente personnes dans les ERP ou encore l’interdiction de pratiquer la danse dans ces mêmes établissements.

 

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