Des centaines de milliers d’employés en Europe et partout ailleurs dans le monde ont découvert le télétravail depuis la pandémie du coronavirus. Cette expérience exceptionnelle de confinement a imposé cette méthode de façon brutale et souvent sans préparation. L’expérience devrait néanmoins contribuer à briser les résistances qui existaient jusqu’à présent dans les organisations et les entreprises pour proposer à leurs salariés de travailler en dehors de leurs bureaux.

TRIBUNE: Le Code du Travail donne cette définition précise du télétravail (article L-1222-9). Cela concerne toute forme d'organisation dans laquelle un travail qui aurait également pu être exécuté dans les locaux de l'employeur, est effectué par un salarié hors de ces locaux, de façon volontaire, en utilisant les technologies de l'information et de la communication. On entend donc par télétravail toute forme de travail à distance s'effectuant notamment via une connexion Internet. Avant la Covid-19, le télétravail était réglementé dans deux situations : avec accord ou charte ou sans accord ou charte.

La menace d'une épidémie est devenue une circonstance exceptionnelle permettant d'imposer le télétravail au salarié sans son accord (article L. 1222-11 du code du travail). Il est devenu un aménagement du poste de travail rendu impératif, dès lors que ledit poste le permet, pour assurer la continuité de l'activité de l'entreprise et garantir la protection des salariés.
Dans ce cadre, la mise en œuvre du télétravail ne nécessite plus aucun formalisme particulier.

 

L'organisation du travail…

 

C’est l'accord collectif, ou à défaut, la charte élaborée par l'employeur qui précise les conditions de passage et les conditions de retour à l'exécution du contrat de travail sans télétravail. Il précise les modalités d'acceptation par le salarié des conditions de mise en œuvre du télétravail, de contrôle du temps de travail ou de régulations de la charge de travail, la détermination des plages horaires durant lesquelles l'employeur peut habituellement contacter le salarié en télétravail et les modalités d'accès des travailleurs handicapés à une organisation en télétravail.

 

Obligations et droits des parties au télétravail…

 

L’employeur, en plus de ses obligations de droit commun vis-à-vis de l'ensemble des salariés de l'entreprise, est tenu d'informer son salarié en télétravail de toute restriction à l'usage d'équipements ou outils informatiques ou de services de communication électronique. Il l’informera des sanctions en cas de non-respect de telles restrictions, et lui donnera priorité pour occuper ou reprendre un poste sans télétravail qui correspond à ses qualifications et compétences professionnelles. Il devra, en outre, porter à sa connaissance la disponibilité de tout poste de cette nature, d’organiser un entretien annuel qui porte sur ses conditions d'activité et sa charge de travail.

 

 

Malgré le contexte, recul en France de l’usage du télétravail…

 

Les télétravailleurs bénéficient des mêmes droits et avantages légaux et conventionnels que ceux applicables aux salariés en situation comparable travaillant dans les locaux de l'entreprise.

L'employeur, s’il refuse d'accorder le bénéfice du télétravail à un salarié qui occupe un poste éligible à un mode d'organisation en télétravail dans les conditions prévues par accord collectif ou, à défaut, par la charte, doit motiver sa réponse. Ce refus n'est pas un motif de rupture du contrat de travail. 

L'accident survenu sur le lieu où est exercé le télétravail pendant l'exercice de l'activité professionnelle du télétravailleur est présumé être un accident du travail au sens de l'article L.411-1 du Code de la sécurité sociale.

Le retour d’expérience du télétravail après quelques mois de confinement est le suivant : le télétravail présente de multiples avantages pour employés et employeurs, mais également des inconvénients.

Malgré la persistance du risque épidémique, on pourrait pourtant constater un recul en France de l’usage du télétravail.

 

Hausse de la productivité, baisse de l’absentéisme…

 

L’absence de trajets pour le salarié améliore son rythme de vie. Il a la possibilité de mieux gérer son  quotidien, en subissant moins de stress : il est donc plus efficace et plus productif.

Tant que le travail est fait, le télétravailleur peut organiser sa journée de travail, de façon autonome. Il a ainsi plus de temps à consacrer à sa famille, à ses loisirs, ce qui lui procure un sentiment de liberté.

C’est une culture d’entreprise à privilégier : les employeurs peuvent ainsi réaliser des économies liées à la délocalisation du travail. Nul besoin de régler les frais liés à la location d’un espace de travail, les frais d’entretien et les coûts de transports. Si la productivité augmente, le taux d’absentéisme se voit réduit.

 

La discipline est de rigueur pour que le système soit efficace…

 

S’il ne trouve pas un équilibre, l’employé travaillant chez lui rencontre quelques inconvénients tels que  le manque d’interaction, un sentiment d’isolement, un manque de confiance et une perte d’intérêt qui peuvent facilement venir envahir son quotidien.

La discipline est de mise pour éviter tout basculement. Au tout début, l’employé porte une attention particulière à son travail. Il prévoit un emploi du temps strict (heure de début, de fin et de pause). Mais il finit par se lasser et ne respecte plus son propre emploi du temps, ce qui impacte sa productivité.

Toutes les communications sont faites en général via Internet. L’employeur se retrouve dans une situation délicate, où il lui est plus difficile de faire un suivi de ses employés ainsi qu’un rendu de leur travail.

Il lui est impossible de vérifier si l’employé travaille vraiment ou s’il a des problèmes à compléter ses tâches. En conclusion, le télétravail présente autant d’avantages que d’inconvénients.

Le succès du télétravail tient à la mise en place d’un système effectif pour lequel employeur et salariés sont d’accord.

En toute discipline, cette culture d’entreprise a tout pour réussir. Même s’il n’est pas fait pour tout le monde et pour tous les types de business, le télétravail reste un mode de fonctionnement moderne à adopter.

Sandrine LHUILLIER

 

Un article réalisé en partenariat avec la Chambre départementale des experts comptables de l’Yonne.

 

Il entame son quatrième mandat consécutif avec sérénité. Satisfait du travail accompli malgré un contexte conjoncturel particulièrement âpre et délicat. Pour autant, jamais le nombre d’apprentis n’aura été aussi élevé dans les cours théoriques et pratiques inculqués par des formateurs impliqués. Toutefois, lucide et visionnaire, le président du centre de formation par l’apprentissage ne peut occulter une autre mission qui l’attend au cours de cette nouvelle mandature : anticiper sa succession…

AUXERRE : Soutenu par deux des branches professionnelles les plus représentatives de son établissement (UMIH et CNPA), Michel TONNELLIER a été reconduit à la présidence du centre de formation auxerrois au terme de l’assemblée générale se déroulant en milieu de semaine.

Une réélection sans surprise qui lui offre l’opportunité d’accomplir trois années supplémentaires au sein de cet établissement dont il maîtrise aujourd’hui le moindre des rouages fonctionnels et administratifs. 

Composant un duo de coresponsabilités avec le directeur des lieux, le créatif Marcel FONTBONNE (défi culinaire « Iron Cook »), Michel TONNELLIER considère ce « ticket » managérial comme « étant dynamique et très harmonieux ». Un tandem qui est opérationnel dans l’intérêt de chacun.

De prime abord, les apprentis au nombre de 1 077 individus cette année qui voient ainsi leur effectif croître avec un solde positif de + 75 personnes par rapport à la saison antérieure.

Mais, aussi des formateurs et enseignants qui ont pu continuer d’assurer leurs cours même en période de confinement grâce à la magie du numérique et de ses déclinaisons pédagogiques à l’instar du e-learning. Sans omettre les artisans eux-mêmes avec lesquels les responsables du CIFA de l’Yonne entretiennent d’excellentes relations.

 

Renforcer les atomes crochus avec les filières artisanales…

 

Sur ce point, Michel TONNELLIER souhaite optimiser davantage ce sens du relationnel avec les acteurs des différentes filières dont le CIFA représente un indiscutable vivier de jeunes pousses et de compétences.

Figurent ainsi dans le viseur prioritaire du président réélu : les charcutiers, les boulangers, les pâtissiers, les bouchers…

Avec ces derniers, le porte-étendard de l’apprentissage dans l’Yonne veut renforcer les atomes crochus. Tant au niveau des échanges pratico-pratiques afin de mieux assimiler les attentes de ces professionnels qu’au plan de la communication qui s’avère désormais nécessaire.

En cela, Michel TONNELLIER veut profiter de l’arrivée d’un nouveau responsable au sein de la Fédération départementale de la boucherie, Bruno JEANDOT, pour être à l’écoute de ces chefs d’entreprise qui portent hautes les couleurs de l’artisanat de qualité sur notre territoire.

A 68 ans, Michel TONNELLIER ne désarme pas pour soutenir et encourager l’apprentissage auprès des plus jeunes. Bien au contraire, il veut tout donner sur ce qui pourrait correspondre à son ultime mandat. Lui qui est immergé dans la structure pédagogique depuis presque une décennie !

 

 

Déjà un regard attentif sur le futur de l’établissement…

 

Sa succession ? Il y pense déjà. Même s’il ne se rase pas tous les matins devant la glace de sa salle de bains en se posant la sempiternelle question de savoir qui héritera de la fonction !

Son mandat court jusqu’en 2023. Avec la complicité bienveillante de Marcel FONTBONNE, il entend poursuivre les chantiers en cours qui doivent conférer plus de modernisme et d’efficience au sein de l’établissement dont la valeur première demeure l’excellence.

 

 

Les projets pédagogiques autour de la digitalisation des cours vont continuer. Notamment en offrant la possibilité aux formateurs de mieux s’immerger dans ces nouvelles technologies. La récente création d’une équipe dédiée sur cet item avec l’embauche à la clé d’une vidéaste et d’une infographiste l’atteste : le centre de formation ne veut pas subir la révolution numérique de plein fouet mais bien en être l’un des acteurs dans son domaine de compétence, l’enseignement et la transmission de savoir-faire.

Côté infrastructure, le CIFA va se lancer dans la seconde phase de travaux offrant une nouvelle ergonomie et des moyens supplémentaires à ses ateliers mécaniques. Cent-cinquante apprentis y sont présents au quotidien et en alternance pour découvrir les arcanes de la réparation et entretien automobile, celle des poids lourds ou des engins agricoles, sans oublier l’univers des parcs et jardins.

 

Beaucoup d’offres d’emploi, peu de jeunes en face…

 

Là-aussi, avec l’aide financière du Conseil départemental de l’Yonne, ces travaux de réhabilitation conforteront le poids légitime du CIFA via ces parcours pédagogiques. Notons que l’ANFA (Association Nationale pour la Formation Automobile) contribue à la modernisation de ces bâtiments en injectant une enveloppe de 50 000 euros. Pour mémoire, le projet de rénovation global s’élève à 500 000 euros avec une livraison assurée avant la période des examens au printemps 2021.

Seule ombre au tableau pour Michel TONNELLIER : le faible positionnement des jeunes sur les offres d’emploi actuelles proposées par les entreprises artisanales alors que celles-ci sont très nombreuses.

« Les aides gouvernementales ont été profitables à l’apprentissage, explique-t-il, avec un sérieux coup de l’Etat pouvant aller jusqu’à 8 000 euros par an pour des jeunes gens âgés de plus de 18 ans suivant un bac pro pu un BTS, et malgré cela, et la forte demande des entreprises, certains pans de l’économie souffrent de cette carence de compétences. Surtout dans le domaine de l’hôtellerie… ».

Citant l’exemple d’un plombier-chauffagiste qui est prêt à employer une jeune recrue, le président du CIFA estime qu’il n’y a pas de sinistrose à l’heure actuelle dans les filières artisanales concernées par la délivrance de ces cursus pédagogiques.

 

En savoir plus :

La nouvelle composition du bureau du CIFA de l’Yonne :

Président : Michel TONNELLIER, élu de la CCI de l’Yonne

Vice-présidents : Jean-François LEMAITRE, président de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de l’Yonne,

Arnaud DELESTRE, président de la Chambre d’Agriculture de l’Yonne, et Alain PEREZ, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne,

Trésorier : Philippe DURAND, de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat,

Trésorier-adjoint : Eric MOUTARD, président de l’UMIH Yonne,

Secrétaire : Didier BARJOT, de la CCI de l’Yonne,

Secrétaire-adjoint : Bruno JEANDOT, président de la Fédération de la boucherie.

Membres du conseil d’administration :

Michel CHAUFOURNAIS de la CCI Yonne,

Emmanuelle MIREDON, de la Ville d’Auxerre,

Laurence ETHUIN-COFFINET, de la Ville de Sens,

Eric FOUCHER, président du CNPA,

David MARTIN, de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat,

Claire BREGERE, de la Ville de Pont-sur-Yonne,

Anthony LIBAULT, du Syndicat de la boulangerie.

Personnes qualifiées :

Dominique BEDDELEM, du Rectorat de Dijon,

Christophe COURNAULT, Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté

Marc DEMONTEIX, président de la Chambre départementale des experts comptables de l’Yonne.

 

Thierry BRET

 

Athlétique, démontrant déjà de prometteuses qualités de placement sur le terrain, ce jeune homme de vingt ans, arrivé de Picardie où il évoluait à Amiens, s’engage pour une durée de trois ans dans le club bourguignon avec un premier contrat professionnel à la clé. Ce défenseur central figure dans les petits papiers du coach Jean-Marc FURLAN…


AUXERRE : A peine vingt ans, et déjà un premier contrat de pro dans l’un des clubs de légende des championnats nationaux : l’AJ Auxerre ! Le rêve s’est donc transformé en douce réalité pour l’Orléanais. Il devient ainsi le troisième joueur évoluant au sein de l’équipe réserve de l’AJA à franchir le Rubicon, en endossant l’habit de professionnel à part entière.

Arrivé au cours de la période estivale en terre icaunaise, le garçon a débuté à Muides-sur-Loire. Mais, c’est sous licence à Blois et s’entraînant au pôle espoir de Châteauroux qu’il a appris ses gammes. Repéré par les dirigeants du FC Lorient où il reste trois saisons, il rejoint ensuite le club d’Amiens en National 3.  

Titularisé lors des huit premières rencontres de National 2, il arbore désormais les couleurs blanche et bleu de son nouveau club de prédilection, l’AJ Auxerre. Jean-Marc FURLAN a déjà un regard bienveillant sur ce jeune défenseur : le jeune homme au gabarit athlétique (1,82 cm pour 75 kg) est régulièrement convié aux entraînements de l’équipe première. Le sas d’entrée obligatoire pour prétendre évoluer un peu plus haut dans la hiérarchie…

 

Depuis que le monde est monde, la fraude fait partie intégrante des mécanismes fonctionnels de l’organisation humaine et de nos sociétés. Aujourd’hui, son ampleur et son agencement instaurent une dimension internationale. Une élaboration si sophistiquée qu’elle rend complexe toutes les possibilités de contrôle. Qu’elle s’applique au domaine de la santé, aux retraites ou à l’emploi, la fraude est partout. Démonstration…

TRIBUNE : La fraude à l’assurance maladie est imputable pour moitié aux professionnels de santé et aux établissements de santé eux-mêmes. Médecins, infirmiers, ambulanciers, pharmaciens, kinésithérapeutes, laboratoires de biologie se font rembourser des soins ou des prestations médicales sur la base de fausses déclarations. Tel ambulancier déclare des trajets qu’il ne réalise pas. Tel autre pharmacien facture des médicaments qu’il ne délivre pas…

La CNAM (Caisse Nationale de l’Assurance Maladie) donne l’exemple d’un infirmier qui facture des soins qu’il faisait réaliser par son épouse, non détentrice du diplôme d’infirmière. Morale judiciaire : pour près de 200 000 euros de fraude à la Sécurité Sociale, le contrevenant s’est vu pénaliser d’une année et demie d’emprisonnement avec sursis. Ce qui n’est pas cher payé !

Cependant, ne jetons pas le discrédit sur les professionnels de santé. Aujourd’hui, ils risquent leur vie pour nous tous, COVID-19 oblige ! Fort heureusement, cela ne concerne qu’une infime partie des professionnels. Des « canards boiteux » qui réussissent à contourner les contrôles mais qui ne représentent pas la profession. Ni sa véritable déontologie. Toutefois, le montant des détournements reste significatif et pèse lourdement dans les comptes annuels de la Sécurité Sociale !

 

Les arnaques à la retraite se multiplient comme des petits pains…

 

Le minimum « vieillesse » est également concerné par certaines fraudes. L’allocation de solidarité fait l’objet de falsifications diverses : les tricheurs ne déclarent pas la totalité de leurs revenus. Les montants en cause demeurent relativement faibles mais ils s’ajoutent aux autres indélicatesses !

En 2019, la CNAV aurait versé 3,9 milliards d’euros de prestations à 1,2 million de retraités vivant à l’étranger, indique « Capital ». Ce chiffre représente 3,3 % des 121,3 milliards d’euros de prestations touchées. Tous les ans, le pensionnaire doit envoyer un certificat d’existence pour bénéficier de sa retraite. Sauf que certains pays ne disposent pas de contrôles fiables pour vérifier l’authenticité de ces documents. Le titulaire peut être décédé et sa pension versée à ses proches. Comme avec l’Allemagne, l’Italie et la Belgique, le rapport préconise la généralisation des échanges d’informations automatiques d’Etat civil avec d’autres pays. Sachant que des projets sont en cours avec l’Algérie, le Canada, le Maroc et Israël.

 

Le chômage partiel dans l’œil du cyclone des contrôleurs…

 

La ventilation précise par type de fraude révèle que l'essentiel des 8 000 suspicions de malversations détectées avant versement reposait sur des escroqueries de haut calibre. Exemple : le détournement de Siret d'une entreprise dans la pharmacie ou le commerce.

Pour les autres, après versement donc, il s'agit essentiellement de trop perçus liés à des salariés obligés de travailler, des effectifs ou des salaires gonflés. Nombre de ces affaires sont parvenues aux oreilles de l'Etat sur signalement d'employés. Près de 450 procédures pénales découlent des actions de contrôle. L’assouplissement des obligations des entreprises concernant le chômage partiel de longue durée provoque la colère des centrales syndicales.

Gardons pour l’instant de côté toutes les fraudes liées à l’alimentaire, à la pollution de l’environnement, au trucage de certains indices de la production automobile, le recyclage frauduleux de l’argent de la drogue concernant les grandes banques…

Il serait dangereux de comparer une fraude considérée comme petite à une autre réputée monstrueuse. Le plus important, c’est le cumul de toutes ces incivilités. Sur le principe, une fraude est un vol et voler un centime reste toujours du vol !

Propos recueillis au cours d’un grand débat sur le contrôle fiscal : « est-il vrai que le contrôle fiscal coûte plus cher que ce qu’il rapporte ? ». Réponse d’un responsable de Bercy : « certes, mais imaginez qu’il n’y en ait pas ! ». 

Jean-Paul ALLOU

 

Jusqu’où dans l’inacceptable ? La question brûle aujourd’hui les lèvres de tous les observateurs de la chose publique. Sans qu’il n’y ait évidemment de réponse précise en cet instant « t ».

Il ne s’écoule pas une semaine, pas un jour, voire une minute, où le civisme et le respect ne soient bafoués, piétinés, salis par des actes de plus en plus odieux, à la limite de l’insupportable, peut-être même de l’insoutenable…

Les exemples ne cessent de s’accumuler, s’inscrivant dans une spirale folle qui nous conduit vers le chaos le plus total. Nous éloignant ainsi de la bien-pensance et de l’universalisme. De la tolérance et de l’altruisme envers son prochain. De ce qui fait que l’humanité est supérieure en intelligence à l’animal et au végétal…Du moins, c’est ce que l’on croyait selon Darwin et qui est loin d’être sûr au train où vont les choses…

Ici, c’est un gendarme fauché net dans sa pleine jeunesse qui écrasé par un chauffard ayant pris la fuite se démène entre les limbes et la survie. S’il s’en sort, devra-t-il exister en restant rivé au fond de son lit immobile tel un légume nourri de manière artificielle ?

Là, c’est un commissariat de police qui subit les assauts répétitifs de petits commandos puissamment armés de mortiers servant à lancer des feux d’artifice. Mais pour quel bouquet final ? Pas celui d’une allégresse festive que l’on connaît le soir de la fête nationale.

Sans omettre ces faits divers sordides où des jeunes filles ne peuvent même plus traverser une zone boisée à deux cents mètres de leur domicile sans risquer leur existence si elles ont le malheur de croiser un être pervers pris d’une soudaine pulsion sexuelle…

 

Ras-le-bol, de cette dégénérescence de l’esprit humain !

 

Marre de cet étalage journalier médiatique à la « gloire » de ces empêcheurs de tourner en rond ! Il est grand temps que cessent définitivement leurs méfaits largement relayés sur les réseaux sociaux dont il faudra contrôler tôt ou tard les entrées informatives et supprimer tout ce qui n’est pas dans la transparence (anonymat). Ou dans les colonnes repues des tabloïds. Et que les coupables paient enfin de leurs actes et se repentent à jamais devant la société.

Pas comme cet oiseau de mauvais augure, Michel FOURNIRET, qui à 78 ans passés et une série d’une dizaine de meurtres et de viols à son actif, reste droit dans ses bottes à se moquer éperdument de la justice et de ses victimes.

Paradant comme un paon en démonstration dans les jardins de Versailles, le serial killer se prête à chacune de ses interventions clownesques à un jeu trouble dont il est la vedette en faisant le bonheur des psychiatres qui n’arrivent toujours pas à percer son mode de fonctionnement !

Que de temps perdu ! Quel gâchis pour les parents de ces malheureuses qui, elles, n’ont pas eu droit à de telles considérations et autant d’égards. Les victimes sont très vites oubliées, enterrées. Leurs assassins figurent dans les livres d’histoire.

L’heure n’est plus à la constatation. Ni aux analyses superfétatoires. Mais, à l’action et à l’évidence. La vraie. Celle qui devrait être coordonnée entre toutes les composantes d’une démocratie (Etat, police, justice) qui veut en finir une bonne fois pour toute avec cette délinquance de bas étage qui pourrit la vie des honnêtes gens.

 

Ni soumission, ni compromission mais de l’action…

 

Cette reconquête attendue de la République dans les quartiers dits sensibles où vit un panachage de notre société qui, dans sa très grande majorité, ne souhaite qu’une seule chose : y vivre en paix.

Dans l’un de ses discours, Emmanuel MACRON s’est montré ferme et engagé sur le sujet. A l’instar du ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN qui tente de rassurer coûte que coûte les forces de l’ordre, aujourd’hui vilipendées alors qu’en d’autres temps, en 2015 au moment des attentats, elles étaient vouées à l’estime.

Mais, cela n’est pas suffisant. C’est un flot de paroles qui s’envole avec le zéphyr de l’automne.

La justice, à l’origine de ce laxisme continuel qui gangrène notre société depuis des lustres, doit se relooker de l’intérieur à la vitesse sidérale si elle veut enfin être crédible aux yeux de tous. Avec une fermeté exemplaire dans l’application des peines prononcées.  

Les politiques, au lieu de se critiquer avec des cris d’orfraie à la moindre virgule et faute de syntaxe dans les textes de lois, doivent accélérer le processus et faire en sorte que l’attirail législatif ne se borne pas à demeurer lettre morte comme tant de ces écrits au sabir incompréhensible pour le commun des mortels.

Les forces de l’ordre, enfin, doivent intervenir dès que le moindre citoyen lambda requiert leur aide et ne pas se contenter de rédiger un procès-verbal remisé ensuite dans le fond d’une pochette (les violences conjugales).

C’est cela qu’espèrent et attendent les Français aujourd’hui des pouvoirs publics pour lutter efficacement contre la délinquance.

Ils n’acceptent plus de soumission ni de capitulation face à ce fléau. Juste de la détermination et du volontarisme, avant qu'il se passe de l’action…

Thierry BRET

 

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