Et une distinction de mieux pour l’entreprise de Sens ! En séduisant le jury du concours des Talents des Cités 2020, la structure entrepreneuriale de l’Yonne n’est pas revenue les mains vides de ce challenge national, concocté par BPI France et BGE. L’innovation permettant de réduire le poids de charge des sacs à dos déclinés par la TPE a obtenu le coup de cœur « Entrepreneuriat pour Tous »…

PARIS : Le garçon est éminemment sympathique, son concept l’est tout autant. Il est donc dans la logique des choses que les membres du jury de cette édition 2020 d’un concours national qui prône la valorisation des initiatives et réussites entrepreneuriales dans les quartiers prioritaires encouragent les bonnes volontés.

Et à ce jeu-là, Mohamed ERRAFI possédait toutes ses chances sur la grille de départ, devant le différencier des autres prétendants au sésame suprême. Remporter une récompense nationale est loin d’être facile dans un contexte économique où la concurrence fait rage. D’autant que les idées ne manquent jamais dans les esprits bouillonnants des entrepreneurs !

Ils étaient 674 candidats pour espérer tutoyer avec le firmament. Au bout du compte, vingt-huit prix régionaux et quatorze titres nationaux devaient tirer des sourires, voire peut-être des larmes, aux plus heureux de ces récipiendaires. Dont le chef d’entreprise Mohamed ERRAFI, distingué dans la catégorie Création.

 

 

Soutenu par BGE Nièvre Yonne et le centre d’affaires EURIPOLE qui valorise les start-up, Mohamed ERRAFI ne pouvait se douter que son concept technique révolutionnaire focaliserait l’ensemble des intérêts d’un jury particulièrement attractif à ses produits. Et à ses fameuses bretelles de sac à dos brevetées qui allègent considérablement le poids dudit sac.

Construire un exosquelette en y incorporant des bretelles fut la grande trouvaille de cet audacieux entrepreneur natif du Maroc qui est installé aujourd’hui dans le Sénonais.

Aujourd’hui, le concept est dans une phase industrielle de grande ampleur, avec un horizon à l’international.

 

Le décret de la présidence de la République était paru au Journal Officiel en date du 22 septembre 2020. Le temps nécessaire pour la directrice de cabinet du préfet de Saône-et-Loire Julien CHARLES de procéder à la gestion des affaires courantes avant de rejoindre sa nouvelle affectation : l’Yonne. Un territoire que cette native de Trèves (Allemagne) ne connaissait pas au-delà des références coutumières. La nouvelle secrétaire générale et sous-préfète aura désormais tout le loisir de mieux s’imprégner de sa nouvelle terre d’accueil aux côtés du préfet Henri PREVOST…

AUXERRE: Souriante, à l’aise dès le premier contact avec les représentants de la presse, Dominique YANI ne cache pas sa satisfaction d’occuper la nouvelle fonction qu’elle ne découvre que depuis une poignée d’heures dans ce bureau élégant dont elle hérite. Celui de secrétaire générale de la préfecture de l’Yonne et de sous-préfète de l’arrondissement d’Auxerre.

Un lieu de travail que vient de quitter après quatre années d’omniprésence professionnelle son prédécesseur Françoise FUGIER.

C’est en vérité un saut de puce effectué par la nouvelle impétrante à la fonction. La semaine dernière, Dominique YANI exerçait encore ses activités de sous-préfète et directrice de cabinet du préfet de Saône-et-Loire à Mâcon. Auprès de Julien CHARLES, nouvellement confirmé par décret présidentiel à ce poste en juillet.

De la capitale de l’Yonne, la haute-fonctionnaire ne dresse que des éloges vertueux. Elle, qui aime la pratique de la randonnée à bicyclette, se nourrit de découvertes patrimoniales enrichissantes pour l’intellect.

Elle partagera sa passion avec son époux, mais pas avec ses deux enfants âgés de 25 et 20 ans, qui vivent déjà leurs propres expériences à Lyon (sa fille a choisi d’exercer ses talents dans le domaine de l’export) ou à Dijon pour son garçon qui fréquente les cours de l’école de commerce.

Fille de militaire (ceci explique son lieu de naissance à Trèves en mai 1968 de l’autre côté du Rhin où la France possédait différentes places d’armes), Dominique YANI revendique ses racines familiales auvergnates, le sens du service à l’Etat avec des grands-parents instituteurs, gendarmes ou évoluant dans les transports publics.

 

 

Plusieurs dossiers prioritaires l’attendent dont la relance de l’économie…

 

Depuis trente ans, elle a multiplié les postes pour servir la Nation, après des études vécues à Sciences Po Lyon et à l’Institut régional d’administration. Courroie de transmission névralgique au sein de l’organigramme préfectoral, Dominique YANI dit agir avec pragmatisme et humilité.

Apprendre tous les jours de l’existence sans jamais sombrer dans la routine et en apportant aux autres semble être sa ligne de conduite personnelle. D’ailleurs, elle se félicite de s’appuyer sur un collectif pour y parvenir.   

Celle qui fut durant une décennie responsable du service financier de l’Ecole nationale supérieure des Mines à Saint-Etienne aura à traiter parmi ses dossiers prioritaires l’organisation territoriale de l’Etat en prévision des réformes prévues dès janvier 2021.

Le plan de relance économique et sa déclinaison dans l’Yonne intègrent également ses prérogatives.

Parmi les autres faits marquants de sa carrière déjà bien fournie, Dominique YANI a occupé entre autres la fonction de directrice des études et des stages de l’Institut régional d’administration de Lyon, celui de cheffe du bureau de pilotage et de l’organisation financière à la sous-direction de la performance financière (DEPAFI) ou celui d’adjointe à la sous-directrice des actions transversales et des ressources à la délégation à la Sécurité Routière.

 

Avec l’adoption du Plan d’accélération de l’investissement régional voté le 09 octobre, la Bourgogne Franche-Comté souhaite optimiser le covoiturage afin de réduire le trafic des véhicules individuels sur nos axes de circulation. L’offre MOBIGO existe et favorise la mise en place effective de lignes régulières selon les flux de déplacement de leurs utilisateurs. Dilemme : que faire des véhicules personnels avant de rouler collectif ?

DIJON (Côte d’Or) : La conception de nouvelles aires de stationnement facilitant l’organisation du covoiturage devient une véritable nécessité sur notre territoire. C’est ce qui ressort du schéma des aires de covoiturage en Bourgogne Franche-Comté, un schéma ayant été adopté lors de la séance plénière du vendredi 09 octobre.

A ce jour, il n’existe que 97 parkings dans la contrée qui sont dédiés au développement de cette pratique. Celle qui permet à plusieurs automobilistes de rouler en version collective sur un trajet très précis.

Si le système de réservation s’avère opérationnel dans son approche pratico-pratique, que dire en revanche du nombre d’aires de stationnement qui demeure bien en-deçà de ce qu’il devrait être pour pouvoir booster de manière convenable ce dispositif enclin à favoriser l’énergie positive ?

Aujourd’hui, il est nécessaire d’implanter cent-deux sites d’accueil supplémentaires pour obtenir le chiffre de 199 aires de covoiturage. Nombre idéal, de surcroît, pour développer ce principe de mobilité environnementale sur notre territoire.

 

 

S’appuyant sur les services du Réseau Routier d’Intérêt Régional (RRIR), la Région prévoit de créer ces aires de stationnement manquantes sur la cartographie territoriale. Ce déploiement suppose la mobilisation d’une enveloppe de 5,6 millions d’euros de crédits.

En outre, le réseau actuel ne sera pas omis de quelques retouches complémentaires. Notamment pour l’adapter aux nouvelles formes de mobilité. Ainsi, l’installation de recharges destinées à alimenter les véhicules électriques s’impose. A l’instar de la création d’abris sécurisés pouvant accueillir des vélos sur les sites.

 

La Communauté d’Agglomération du Grand Sénonais (CAGS) s’est rapprochée de l’European Foundation For Democratie, spécialiste de la radicalisation en vue d’une intervention au sein des lycées de Sens. Consultant de l’organisation, Toufik BOUARFA s’est rendu dans l’établissement ce lundi 12 avril dans le cadre d’une journée consacrée à la « laïcité et prévention de la radicalisation ».

SENS : L’EFD (European Foundation for Democraty, soit la Fondation Européenne pour la Démocratie) a été créée et installée en 2005 à Bruxelles. Elle œuvre conjointement avec le CEE (Counter Extremism Project, Projet de Contre Extrémisme) qui a été fondé en 2014 et situé à New York. Objectif : lutter contre la radicalisation.

Ces deux organisations visent principalement le radicalisme islamique et celui d’extrême-droite. Ensemble, elles mènent une réflexion approfondie sur les mécanismes de la radicalisation, notamment chez les plus jeunes, et proposent aux enseignants et professionnels de terrain le guide pratique « Laïcité et prévention de la radicalisation ». 

 

Une collaboration inédite entre le lycée et des experts du radicalisme

 

D’ordinaire, l’EFD ne se déplace pas en milieu scolaire. Mais ayant pris connaissance des recherches de Toufik BOUARFA, consultant de l’organisation, le Conseil Intercommunal de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CISPD) du Grand-Sénonais l’a sollicité pour une intervention au lycée. Une démarche très à-propos puisque le consultant s’inquiète particulièrement de l’endoctrinement des jeunes.

Toufik BOUARFA avait d’abord convié le personnel des lycées Janot et Curie au visionnage du long-métrage « Jungle Jihad », réalisé par Nadir IOULAIN. Deux hommes de religion musulmane échangent leur point de vue sur leur foi et la société environnante. L’un est chauffeur de taxi. Il a perdu sa famille pendant un attentat. Son client est, quant à lui, rallié à la cause extrémiste. Le débat monte peu à peu en tension entre les deux protagonistes. Le film était suivi d’une conférence-débat pendant laquelle les participants pouvaient évoquer leur expérience sur le terrain ou interroger Toufik BOUARFA sur des questions préoccupantes.

« Une excellente initiative » selon Philippe GOUX, proviseur des lycées de Sens depuis le 01er septembre 2020. Le chef d’établissement précise que « l’action est menée dans le cadre du CESC (Comité Education Santé Citoyenneté) » et « permet à la fois d’avoir le regard d’un expert sur ces questions-là » et de tout autre professionnel de terrain concerné.

« L’idée de ce séminaire est de comprendre le phénomène pour pouvoir ensuite, au niveau de la responsabilité qui est la nôtre, d’apporter les réponses les plus appropriées ».

 

La nécessité d’être bien armé pour lutter contre la radicalisation

 

Le conférencier a rappelé que le processus de radicalisation date du milieu années 80. L’attaque terroriste la plus meurtrière évoquée par le consultant est l’attentat du RER B du 25 juillet 1995 qui avait coûté la vie à huit personnes et fait 117 blessés.

Cet acte avait été revendiqué par le GIA algérien. Parmi eux, Khaled KELKAL, franco-algérien originaire de Vaulx-en-Velin (69), avait basculé dans la délinquance pendant l’adolescence et croisé la route d’islamistes radicaux en prison.

Mais aujourd’hui, le phénomène de radicalisation ne touche pas spécifiquement des adolescents en difficulté. Il est souvent difficilement identifiable car les jeunes enrôlés proviennent de milieux socio-culturels divers.

Selon Toufik BOUARFA, les groupes extrémistes les convoitent davantage car plus fragiles et malléables, par le biais du conditionnement pour les jeunes de confession musulmane, mais surtout par une communication bien ficelée.

L’orateur admet que les langues se délient de plus en plus après une longue phase de déni. Mais il subsiste des difficultés pour aborder ces questions. « Souvent, les personnes de terrain que je rencontre me parlent de leur solitude » rapporte-t-il.

Les professionnels de terrain doivent avoir en main le plus d’outils possibles afin de réagir au mieux en fonction des situations. Le guide pratique distribué aux participants envisage de nombreux questionnements, par exemple, un intérêt soudain, excessif et exclusif pour une religion ou une idéologie précise, ainsi que les moyens existants permettant d’y répondre.

Floriane BOIVIN

 

Concoctée en étroite osmose avec les offices de tourisme du territoire, la nouvelle publication à l’estampille de l’agence de développement touristique s’adapte au délicat contexte sanitaire. Celui, en substance qui se profile pour 2021 : à savoir des déplacements qui se feront en comité restreint pour les groupes sur les sites d’exception de l’Yonne…

AUXERRE : Service commercial de l’agence Yonne Tourisme, Yonne Réservation évoque déjà la future saison 2021. En éditant son tout nouveau guide qui est destiné aux voyageurs privilégiant les déplacements en groupe.

Dans cet opus qui s’est singulièrement adapté à la crise sanitaire dans ses préconisations, trente-deux excursions et séjours clés en main dont cinq nouveaux itinéraires alléchants sont mis sous le feu des projecteurs.

Des circuits finement ciselés qui portent des appellations évocatrices de la quête constante d’un bien-être intellectuel (« L’encre de leur plume », « La voie de ses maîtres ») ou de la part de secrets qui nimbe notre territoire (« Mystères et légendes en Bourgogne »).

In fine, ce sont ainsi cent-cinquante prestataires, des professionnels du cru soutenus et référencés par l’agence de développement touristique, qui reçoivent la bénédiction scripturale de cet ouvrage, publié à 9 000 exemplaires.

Conçu pour le public francophone, le document a pour vocation d’être largement distribué auprès de prospects et clients déjà émoustillés à l’idée de découvrir notre département.

Crise oblige, Yonne Tourisme, acteur inéluctable de l’activité touristique depuis trois décennies en Bourgogne septentrionale, offre avec le fruit de ce travail de compilation une réponse la plus adaptée possible aux besoins de ces petits groupes qui n’excèdent pas une vingtaine d’unités.

 

En savoir plus :

Ces idées de circuits ou de séjours sont à consulter sur le site www.groupes-yonne.com

 

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