La ville de Sens et l’association des Vauguillettes lancent une campagne de communication auprès des chefs d’entreprise de la zone industrielle éponyme sur la nécessité de se regrouper pour mieux faire face aux difficultés.

SENS: La zone des Vauguillettes qui domine agréablement la vallée selon l’étude étymologique de l’historienne Augusta HURE, voyait déambuler autrefois sieur POMPON parmi les noyers où voletaient les pigeons au-dessus des vignes. Cette zone doit absolument être mise en valeur selon Thierry HOFFMANN, président de l’association du même nom.

La structure existe depuis octobre 2013. Elle avait été créée par ce dernier, à la tête de la société EURIPOLE, Béatrice PEYRONNY et Patricia BOCQUET en vue de rassembler les chefs d’entreprise installés dans cette zone industrielle sous une même bannière.

Les membres de l’organisation revendiquaient à l’époque plus de sécurité, notamment face aux installations des gens du voyage et de l’utilisation abusive des lieux comme un circuit de rallye, ainsi qu’un embellissement du secteur.

Manque de signalétique et de convivialité, mais surtout de fleurs, pourtant les coqueluches de la ville étoilée, aujourd’hui les professionnels de cette zone, se sentent abandonnés. Sans compter les passants qui laissent trainer de nombreux déchets que les entrepreneurs sont obligés de ramasser.

 

Une zone industrielle encore mal connue...

 

L’association est restée longtemps en sommeil, par manque de temps des membres fondateurs pour la faire évoluer. Thierry HOFFMANN et ses collaborateurs ont constaté que la plupart des entreprises qui sont implantées dans cette zone sont méconnues de leurs voisins. Au point que certains font appel à des sous-traitants provenant principalement de la région parisienne alors que la ville de Sens possède exactement les mêmes compétences.

Les responsables des Vauguillettes ont alors procédé à un état des lieux complet afin de recenser toutes les entreprises qui l’occupent, soit plus de 230 sociétés.

 

 

« L’objectif était donc de créer une structure qui tienne la route, professionnelle ou semi-professionnelle, pour que tout le monde fasse connaissance » [...] « il y a des gens qui font des métiers fabuleux dans les Vauguillettes » explique le président de l’association.

L’entité compte actuellement une soixantaine d’adhérents dont une vingtaine qui n’a pas encore versé de cotisation. Son objectif est de comptabiliser dans les 130 cotisants et d’accompagner les nouvelles entreprises.

 

 

Un territoire boudé alors qu’il intègre la ZFU-TE...

 

Thierry HOFFMANN estime que cet argument est peu ou prou mis en valeur. Pourtant, les entreprises auraient tout intérêt à s’installer aux Vauguillettes car le secteur III situé au nord de la ZA fait partie de la « Zone Franche Urbaine - Territoire Entrepreneur », des quartiers de plus de 10 000 habitants, situés dans des zones dites sensibles ou défavorisées.

Un dispositif gouvernemental créé en 2006 pour favoriser leur développement économique, actualisé en 2015.

La ZFU-TE de la ville de Sens s’étend sur près de 150 hectares dans les quartiers des Chaillots, des Arènes, de Saint-Savinien, des Champs-d’Aloup/Champs-Plaisants ainsi qu’une partie du secteur de Sainte-Béate.

Ce dispositif propose de sérieux avantages fiscaux dont une exonération d'impôts de 100 % pendant les cinq premières années.

 

Mieux communiquer : le leitmotiv des Vauguillettes...

 

Aujourd’hui, la priorité est de renforcer la communication entre les entreprises. C’est d’ailleurs dans cette optique que l’organisme et la mairie de Sens avaient conjointement organisé une réunion axée sur la présentation des activités des entreprises « FormYou », « SafeRoad » et « Sf3Pro ».

Un rendez-vous finalement reporté au 15 décembre en raison du renforcement des mesures liées au Covid-19.

L’association souhaite véhiculer l’image d’une zone attractive en mettant en exergue les avantages d’une mutualisation des moyens humains et matériels. Elle axe également son discours sur la nécessité d’une collaboration plus homogène entre les usagers de la zone industrielle et les collectivités locales. En effet, Thierry HOFFMANN et son équipe misent tout sur le dialogue.

Floriane BOIVIN

 

Pas tendre le Rassemblement national après l’adoption du Plan d’accélération de l’investissement régional voté par la Région Bourgogne Franche-Comté ce vendredi 09 octobre ! Le président du groupe RN Julien ODOUL n’aura pas tardé à réagir en rejetant d’un revers de la main les cent-deux mesures proposées par l’exécutif en faveur de la relance économique. Un recyclage de projets anciens sans inspiration… d’après lui.

DIJON (Côte d’Or) : Au lendemain du vote positif en faveur de la déclinaison du Plan de relance économique pour la Bourgogne Franche-Comté, Julien ODOUL a décidé de remettre les pendules à l’heure, en montrant son total désaveu à cette initiative défendue par la présidente de la Région Marie-Guite DUFAY.

Selon le leader politique régional, « aucune réponse n’a été apportée parmi les cent-deux mesures » contenues dans ce plan, jugées à ses yeux comme « idéologiques, électoralistes, hors sol et hors sujet » !

Des qualificatifs incisifs qui prouvent que le porte-étendard du Rassemblement national n’a pas été convaincu par l’ensemble de ces dispositions.

Bien au contraire, l’élu de l’Yonne critique l’affectation des 435 millions d’euros mis sur la table jusqu’en 2023. Il s’offusque à l’idée que 294 millions d’euros ne soient seulement accordés à de nouvelles mesures s’avérant plus ambitieuses que les anciens projets qui remontent à la surface.

« Plus de 60 % de cette enveloppe sont consacrés à l’idéologie verte et à la lutte contre la déforestation en Amazonie, précise-t-il dans un communiqué de presse, le reste n’est que du recyclage d’idées piteuses et anciennes… ».

 

 

Quid du plan de sauvetage pour aider les victimes de la crise ?

 

Que demandait l’élu bleu marine exactement ? Le mentor du groupe RN aurait préféré la mise en exergue d’un plan d’investissement qui soit à la fois protecteur des emplois, des salariés et des entreprises. Un programme, davantage orienté vers le local afin de défendre les agriculteurs dans la tourmente et les industriels à la peine côté carnet de commandes.

Bref, c’est un véritable plan de sauvetage à vocation sociale pour sortir hors de l’eau toutes les victimes de cette crise sanitaire sans précédent que souhaitait voir approuver le représentant de l’opposition.

Désavouant le plan de relance en l’état, Julien ODOUL observe que les réponses n’ont pas été apportées par le pouvoir régional. Selon lui, rien n’est fait pour la santé avec seulement cinq millions d’euros injectés pour faire face à la crise. L’emploi et la formation sont les grands oubliés de ce programme à forte connotation écologique (« une écologie érigée en religion obligatoire et punitive ! ») alors que les plans sociaux ne cessent de s’accumuler partout dans la région.

S’insurgeant que « seules quelques miettes ont été jetées à la face des agriculteurs pour les contenter », le chef de file RN s’interroge sur les mesures mises en œuvre pour les familles et la lutte contre la précarité.

Reste l’épineux sujet de l’environnement. « Aucune réponse concrète n’a été donnée pour soutenir la sauvegarde de la nature et le tourisme impactés par la poursuite de la politique d’implantation d’éoliennes qui bétonne nos sols, défigure nos paysages et dégrade notre patrimoine tout en détruisant la biodiversité… ».

Boutade finale à cette diatribe acerbe contre la politique de l’équipe en place : le seul plan de relance, acceptable aux yeux du responsable du groupe RN, n’est autre que le « plan d’alternance » que l’élu appelle de tous ses vœux en mars 2021 avec l’élection d’une majorité RN ! Bienvenue dans la future campagne électorale qui se profile !

 

 

Favoriser la reprise de l’activité et préserver la création d’emplois. C’est la réponse sans équivoque apportée par la Région Bourgogne Franche-Comté aux conséquences dommageables de la pandémie virale sur notre territoire. En adoptant un Plan d’accélération de l’investissement régional, l’organe institutionnel entend bien jouer un rôle majeur dans la gestion de cette crise sanitaire. Autour des trois thèmes que sont l’emploi, l’écologie et la solidarité…

DIJON (Côte d’Or) : C’est l’heure du deuxième acte pour la Région Bourgogne Franche-Comté pour relancer favorablement l’activité économique après la première initiative prise au début de la crise. Une réponse qui semble être appropriée à la situation actuelle, complexe et si délicate à appréhender pour des centaines d’entreprises en proie aux doutes et difficultés.    

Doté d’une enveloppe globale de 540 millions d’euros dont 435 millions d’euros de financement régional et d’un reliquat constitué de fonds européens, le Plan d’accélération de l’investissement régional a été adopté lors de la séance plénière ce vendredi 09 octobre dans l’hémicycle du boulevard de la Trémouille.

Après avoir injecté cent millions d’euros au printemps, le pouvoir exécutif de notre contrée démontre ainsi qu’il entend mobiliser tous les moyens financiers disponibles pour participer au rebond de l’économie. Dès à présent, puisque le plan est devenu effectif dès son adoption par les élus, et ce, jusqu’au terme de 2023.

Elaboré à l’issue d’un cycle de concertations avec les différentes filières économiques, les branches professionnelles et les partenaires institutionnels, ce plan traduit la volonté de la présidente Marie-Guite DUFAY de mettre tout en œuvre pour sortir de l’ornière le monde de l’entrepreneuriat de l’abîme.

 

 

Un plan devant générer 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour les entreprises

 

« Proposer un plan à trois ans aux dimensions ambitieuses afin de soutenir l’activité économique en Bourgogne Franche-Comté est l’une des premières responsabilités de notre collectivité, devait-elle préciser lors de sa prise de parole introductive.

Ce plan s’inscrit dans la droite ligne de l’action nationale déclinée sous le vocable de « France Relance » et des actions mises en exergue au niveau européen.

Articulé en trois éléments (emploi, écologie, territoires et solidarité), l’outil qui devrait permettre de générer deux milliards d’euros de chiffre d’affaires pour les entreprises régionales préconise cent-deux mesures spécifiques. Certaines d’entre elles à hauteur de 30 % existent déjà : leurs financements en seront élargis. Pour les autres, elles ne sont que le reflet de véritables nouveautés.

 

 

La répartition entre les trois axes privilégiés est la suivante : 237 millions d’euros se destineront à l’écologie, 113,5 millions iront vers le volet pur économie et emploi. L’aide attribuée au pôle Territoires et Solidarité s’élèvera à 84,5 millions d’euros.

Précisons que ce plan d’accélération s’adosse au pacte régional en faveur de l’économie de proximité qui a vu le jour en juin dernier. Conçu avec le concours des intercommunalités, il se destine pour les artisans, les commerçants et les entreprises de moins de dix salariés, pour une enveloppe globale de 27 millions d’euros.

 

Une coloration écologique forte insufflée à ce plan…

 

Parmi les mesures qui ont été votées par la Région dans le cadre de ce plan de reconquête économique, environ la moitié (soit 47 sur 102) se rapporte directement à la transition écologique et énergétique. Dans le concret, une enveloppe de 70 millions d’euros est consacrée aux projets de rénovation énergétique. C’est-à-dire ceux qui ont des effets positifs pour le climat, l’emploi et le pouvoir d’achat des ménages.

L’angle pédagogique n’a pas été occulté de cette vision stratégique globale. La présidente Marie-Guite DUFAY désirait promouvoir la formation professionnelle avec l’adaptation des compétences aux besoins émergents : ce sera fait via une dimension sociale forte.

A ce titre, une charte, en cours de négociation avec les structures patronales et les syndicats, pourrait déboucher pour que ces aides régionales aux entreprises soient assorties de contreparties en matière de dialogue social et de sécurisation des emplois.

Face à « des situations que nous n’avions jamais connues […], nous avons su faire face, résister, créer,  collectivement, a tenu à rappeler la présidente. Nous avons aussi beaucoup appris. Aujourd’hui, il nous faut rester très dans l’humilité, attentifs et vigilants ». 

Face à la situation, la Région a décidé d’agir vite en prenant le taureau par les cornes. Une première enveloppe sera débloquée avant le 01er décembre 2020 avec vingt-cinq millions d’euros à la clé. Pas de doute, il n’y a plus une minute à perdre pour sauver le « soldat » économie de ce bourbier dans lequel il s’enlise…

Thierry BRET

 

 

Organe stratégique au sein de la Caisse Primaire de l’Assurance Maladie de l’Yonne, la commission Action Sanitaire et Sociale (ASS) n’a pas tergiversé quant à sa prise de décision. Elle a autorisé la direction de la CPAM à procéder à l’envoi direct d’une dotation de masques chirurgicaux lavables aux assurés sociaux. Celles et ceux se trouvant en situation de fragilité. Une première vague d’envoi est prévue en octobre. La seconde suivra dès le mois de décembre…

AUXERRE: La réactivité s’inscrit tel un mot d’ordre absolu au sein de la commission Action Sanitaire et Sociale (ASS) de la CPAM de l’Yonne. Complétant une opération similaire diligentée par la Caisse Nationale de l’Assurance Maladie (CNAM) envers les structures communales (CCAS), l’organe présidé par Marie-Jeanne LECLERC a pris soin de valider, en étroite osmose avec la direction de l’institution, l’envoi de masques chirurgicaux lavables.

Sont concernés par cette démarche altruiste 660 bénéficiaires. Ces derniers sont des assurés sociaux qui profitent de la Complémentaire Santé Solidaire (l’ex-CMU-C) effet de seuil (+ 50 %).

 

 

Sous pli postal, la CPAM de l’Yonne adressera deux séries d’envoi. La première devrait être acheminée ce mois-ci. La deuxième surviendra d’ici la fin de l’année. Selon le contexte sanitaire et sa phase évolutive, il n’est pas exclu que d’autres courriers contenant ces précieuses protections en tissu soient expédiés.

En outre, la commission ASS a demandé à la direction de la Caisse Primaire de l’Assurance Maladie de se rapprocher des structures associatives du sérail. Celles, notamment qui interviennent dans le domaine de la précarité sociale. L’objectif est de connaître leurs besoins en masques pour équiper les publics les plus fragiles. Une douzaine d’associations avec lesquelles la CPAM a créé des partenariats ont répondu favorablement à l’initiative.

 

C'est à l'orée de la Puisaye-Forterre, près de Grandchamps que Julia REDON s’est installée avec son compagnon pour créer un lieu unique dans l'Yonne : « The Wild Spark ». Entourée de ses vingt-et-un chiens de traîneau obtenus à partir de trois races (Alaskan Malamute, Sibériens Shusky et Laika), elle propose depuis juillet 2019 des prestations originales destinées à toute la famille.

GRANDCHAMPS : Connaissez-vous la cani-rando ? Il s’agit d’une randonnée qui consiste à marcher dans la nature, tracté par un chien pendant deux heures. Une présentation des chiens s’effectue avant et après la balade. Pour les plus petits à partir d'un an et demi, ces derniers sont reliés à l'animal avec un sulki. Une petite charrette dans laquelle l'enfant est installé confortablement.

Il existe une autre possibilité pour se familiariser avec les chiens de traîneau : le cani-kart. Lors d’un baptême de 45 minutes, vous embarquez à bord d’un traîneau contenant trois places qui est tiré par une meute de chiens (de 12 à 14 animaux) dans la campagne avoisinante. Par respect pour eux, les balades ne se font pas au-dessus de 20 degrés. Mais, durant l’été, elles peuvent se concevoir en soirée selon les températures.

Si l’envie d'en savoir plus sur ces chiens au regard si particulier vous titille,  Julia propose une visite de son élevage avec la présentation des différentes races et leur spécificité. Elle y parle de leur alimentation et de leur reproduction dans laquelle elle est spécialisée avec deux à trois portées par an. Récemment, sept malamutes de trois semaines venaient prendre leur biberon pour aider leur nouvelle maman de deux ans et demi.

 

 

Massages et spas pour chiens parfaitement sociabilisés…

 

Parmi les projets à venir : citons une salle de sport canine. Elle sera conçue en plein air avec un libre accès pour venir pratiquer différents sports avec votre compagnon à quatre pattes : agility, weight pulling et fly ball.

Cette éducation sportive est adaptée à l'animal. Elle est inédite dans la région avec le projet d’un spa pour détendre l'animal après sa séance. Julia envisage également de se former au massage canin pour leur prodiguer encore plus de bien-être. Faire du sport permettra au chien de se défouler, de favoriser le lien entre le chien et le maître, voire d’aider le chien à être plus réceptif par la suite.

 

 

Durant le confinement, la propriétaire a installé deux enclos pour accueillir quatre chiens en pension canine. Elle envisage de construire deux nouveaux espaces supplémentaires. 

Monitrice d’équitation reconvertie dans cette activité canine après avoir passé le titre de « musher conducteur de chien de traîneau », Julie REDON a plus d’un tour dans sa besace. La dirigeante d’entreprise reçoit du public jusqu’au mois de novembre. On peut toujours profiter des activités sur simple réservation : https://www.thewildspark.fr/

Maryline GANDON

 

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