Trois de ces outils ont été implantés sur notre territoire à l’initiative de l’UDAF de l’Yonne (Union départementale des associations familiales). L’objectif de la démarche est simple : la lutte contre la précarité et l’accompagnement des cellules familiales lorsque les premiers signes de difficulté financière apparaissent…

AUXERRE : Le gouvernement a prévu le déploiement de quatre cents Points Conseil Budget (PCB) sur l’Hexagone dans le cadre de sa stratégie de prévention et de lutte contre la précarité d’ici 2022.

Se positionnant sur ce sujet à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt, les UDAF (Unions départementales des associations familiales) de France ont obtenu 65 labels. Elles ont fait de leur réseau la première structure accompagnante du pays dans l’aide au budget des familles.

Dans l’Yonne, la structure associative présidée par Benoît VECTEN dont la réélection a été actée en juin dernier a répondu favorablement à ce nouveau concept qui vise à lutter avec efficience contre le surendettement. Ainsi, l’ouverture de trois de ces cellules s’est concrétisée sur les secteurs d’Auxerre/Tonnerre, Avallon et Sens.

 

 

Accueillant toutes les familles en proie à des difficultés financières, les Points Conseil Budget offrent des préconisations personnalisées, sous la forme d’un suivi confidentiel et gratuit pour les ménages qui en requièrent les services.

Ces PCB viennent d’obtenir une labellisation dans le cadre du déploiement national.

Dans le prolongement de cette initiative qui lui aura permis de créer un nouveau poste, l’UDAF de l’Yonne vient de recruter une conseillère en économie sociale et familiale. La fonction échoit à Ana-Bela DA SILVA BARBOSA.

 

 

Agir vite et ensemble ! C’est le leitmotiv du président de la Fédération régionale des Travaux publics de Bourgogne Franche-Comté Vincent MARTIN. Ce dernier multiplie les initiatives pour qu’une reprise rapide d’activité de la profession se fasse. Il en appelle aux décideurs économiques et aux élus locaux car la commande publique dont dépend à 70 % la filière est en berne…

DIJON (Côte d’Or) : Le secteur des travaux publics manque aujourd’hui cruellement de visibilité. Il ne peut décemment se projeter vers l’avenir faute de repères, notamment sur les appels d’offres dont ils sont dépendants côté business à hauteur de 70 % ! Un contexte très inquiétant qui a fait réagir le président de la fédération régionale de Bourgogne Franche-Comté, Vincent MARTIN.

D’autant que bon nombre d’entreprises envisagent un recours à l’activité partielle, voire à des licenciements économiques si la commande publique ne s’infléchit pas très rapidement vers une courbe positive.

Soutenu par son bureau, le président de la FRTP ne reste donc pas les deux pieds dans le même sabot pour multiplier les rencontres avec les décideurs économiques. Les rencontres avec le préfet de Région et les préfets des départements de Bourgogne Franche-Comté s’organisent avec comme unique objectif d’accélérer la mise en œuvre des concours financiers de l’Etat.

 

 

Une mobilisation tous azimuts auprès des collectivités…

 

Une initiative vertueuse va se mettre en place d’ici la fin de l’année dans la contrée. Elle prendra la forme de matinales spéciales TP qui seront programmées en liens avec les partenaires locaux que sont les associations des maires de France, des maires ruraux, les présidents des EPCI et les services de la préfecture.

Les élus locaux sont clairement ciblés par Vincent MARTIN et ses troupes, car ces derniers possèdent un rôle primordial à la préservation des emplois de ces entreprises aujourd’hui acculées contre le mur.

Le message véhiculé lors de ces rendez-vous sera le suivant : les entrepreneurs des travaux publics peuvent répondre avec réactivité aux besoins actuels, le développement d’infrastructures vertes, en les réalisant ou en les entretenant.

Conscient des difficultés rencontrées par les élus locaux en ces circonstances délicates imputables à la COVID-19, le président MARTIN en appelle à l’union pour résoudre et surmonter ensemble cette crise inédite.

Arguant que des financements exceptionnels existent et que préfectures et agences de l’eau, déjà mobilisées, peuvent s’avérer être de précieux accélérateurs pour dynamiser les projets.

 

Unies contre l’obscurantisme les associations auxerroises qui prônent les valeurs vertueuses issues de la laïcité. L’un des leurs est tombé. Non pas les armes à la main, mais en exerçant son métier d’enseignant. Celui choisi par vocation pour transmettre un savoir et éduquer des enfants. L’hommage républicain à Samuel PATY aura mobilisé des centaines de nos concitoyens émus. Sous les portraits de Jean Jaurès et de Victor Hugo…

AUXERRE : Agglutinés contre les grilles du Square de la Laïcité, se souciant comme d’une guigne de la fine pluie qui les accompagnait dans leur tristesse, les Auxerrois ont rendu un ultime hommage au malheureux professeur d’histoire/géographie assassiné par un fanatique religieux.

Combien étaient-ils à se presser au plus près de l’esplanade emblématique des « Grands Hommes » où trônent les portraits de JAURES, HUGO, Victor SCHOELCHER ou de Paul BERT ?

Trois cents, quatre cents ? A vrai dire, peu importe le décompte arithmétique. L’essentiel était d’être là en répondant à l’invitation des structures associatives portant hautes les valeurs de la laïcité et de ses principes, ce pourquoi finalement est mort de manière tragique le pauvre enseignant de Conflans-Sainte-Honorine.

 

 

 

USEP, UFOLEP, Ligue de l’Enseignement, fédérations d’éducation populaire, FRANCAS, UFAL, syndicats d’enseignants, associations diverses et variées, représentants maçonniques du Grand Orient de France…tous avaient choisi de converger vers cet îlot d’espérance et de lumière que représente le Square de la Laïcité. Un lieu qui honore régulièrement la mémoire des plus grands penseurs de cette nation qui est la nôtre. Vivement que la Ville d’Auxerre témoigne aussi du rôle essentiel joué par Olympe de GOUGES dans l’émancipation de la femme comme il est convenu de le faire en 2021. Cela ne serait que justice pour cette héroïne de la cause féminine, disparue dans la fureur ténébreuse de la Terreur inspirée de Robespierre…

 

 

 

Mourir pour ses idées et pour avoir enseigner…

 

Mais, fi de l’histoire et de ses circonvolutions inéluctables, il était question d’une actualité tout aussi dramatique que la barbarie révolutionnaire avec la décapitation de Samuel PATY, prof dans l’âme et dans l’esprit.

Alors quand le politologue Jean-Vincent HOLEINDRE brandit devant lui la photographie en noir et blanc du malheureux sachant, la foule se mua dans un silence de cathédrale. Seul le crépitement de la pluie sur les parapluies apporta une note anachronique à ce silence de plomb, durant la minute de silence qui sembla interminable.

Les lectures de textes, assurées par l’une des figures de la laïcité icaunaise, Hervé COUTEILLE et la responsable des FRANCAS, plongèrent l’assistance dans l’univers onirique de Victor HUGO et de Jean JAURES. Des écrits nés de l’imaginaire débridé de ces deux hommes épris de paix et de justice ; de liberté et d’égalité. De la vraie fraternité…

 

 

 

Le public aura retenu sans doute cette formule extraite d’un écrit de l’exilé de Jersey et de Guernersey, datant de 1853 : « Chaque enfant qu’on enseigne est un homme qu’on gagne... ».

Une phrase à méditer longtemps pour mieux cerner la mission pédagogique salvatrice qui était celle de Samuel PATY dans son quotidien au collège des Yvelines.

Les applaudissements sans discontinuer durant de longues minutes firent ensuite écho à l’hymne national qui ponctua cette cérémonie sobre que certains prolongèrent en petits groupes de discussion.

Pour ne pas rompre trop brusquement ce fil d’Ariane qui les ramenait à la mémoire du regretté professeur. Trop tôt disparu dans l’exercice de ses fonctions.

Thierry BRET

 

 

 

Manger mieux et de manière plus saine. En défendant les valeurs du commerce équitable pour tous, producteurs comme acheteurs, l’Assemblée Populaire d’Auxerre (APA 89) a une nouvelle fois informé la clientèle de plusieurs grandes surfaces à l’aide d’une série d’affichages sans équivoque…

AUXERRE : Plusieurs enseignes de la grande distribution ont été visées par la nouvelle action « coup de poing » proposée par le groupe activiste de l’APA 89 (Assemblée Populaire 89) ces jours-ci.

Objectif : interpeller les consciences sur l’origine et la qualité de certains produits alimentaires qui garnissent les étals des grands magasins.

Un affichage a ainsi été disposé au moment où se célébrait la « Journée mondiale de l’Alimentation ». L’action a été organisée dans le cadre d’un appel national réalisé au nom de « Notre assiette pour demain », une initiative lancée par le collectif « Stop Monsanto Bayer », soutenu par diverses ONG dont GREENPEACE et ALTERNATIBA. L’opération vantait la pratique d’une agriculture écologique indissociable du progrès social.

Une cinquantaine de documents informatifs ont été placés judicieusement dans les points névralgiques de ces grandes surfaces afin de dénoncer l’industrie agro-alimentaire.

Etaient ciblés plus spécifiquement par ces affiches les rayons de l’eau (l’industrie des eaux en bouteille utilise abondamment des emballages à base de plastique), du sucre (la mention « tueurs d’abeilles » était mise en évidence), des œufs (une dénonciation contre les poules nourries aux OGM) ou encore celui des fruits et légumes (des produits qui voyagent parfois de très loin sans vraiment tenir compte de la sauvegarde de la planète au niveau carbone).

Différentes marques étaient clairement ciblées pour leurs avoirs dans certains paradis fiscaux, l’usage prohibitif du plastique au niveau de leur conditionnement ou l’emploi de l’huile de palme, désormais très décriée par bon nombre d’associations de défense des consommateurs.

Grâce à cette action qui en appelle sans doute d’autres, l’Assemblée Populaire d’Auxerre 89 profite de la période après-COVID qui a mis à jour nos faiblesses en termes de souveraineté alimentaire pour bousculer les consciences et faire que changent les modes de production alimentaire à l’avenir.

 

 

Il n’est pas exclu de réitérer l’expérience ; celle qui a été vécue avec succès aux derniers jours de l’été à Vauban. Le principe des vacances apprenantes avait été jugé très positif à l’époque par le corps administratif du lycée hôtelier de l’Yonne. Un motif de satisfaction qui pourrait trouver une suite légitime dans la durée…

AUXERRE : L’expérience pédagogique avait séduit les classes lors de l’ultime semaine du mois d’août. Leurs élèves comme leurs enseignants puisque toutes ces sections scolaires présentaient des effectifs plutôt bien fournis malgré la période propice au farniente.

S’appliquant aux classes de première et de terminale, mais aussi à celles et ceux qui fréquentent les cours les menant au CAP, le processus intégré au programme de soutien scolaire imaginé par le ministère de l’Education nationale avait reçu un écho favorable de la part de la responsable de l’établissement Capucine VIGEL.

L’initiative aura permis de rassurer et de redonner le goût d’apprendre aux élèves parfois dubitatifs et perturbés après de longues semaines de confinement.

Chaque jour, des cours de français avaient été mis en place afin de retrouver les indispensables règles de communication après cette longue coupure relationnelle.

S’appuyant sur un retour à l’apprentissage teinté de jeux et de partage, les enseignants mobilisés à la réussite de ce projet avaient multiplié les initiatives ludiques et conviviales autour d’ateliers de cuisine et de service, mais aussi des techniques professionnelles en petite enfance.

Preuve que le système fut apprécié de tous : les futurs bacheliers devaient préparer un repas à partir d’une fiche technique qu’ils ont eux-mêmes réalisé par informatique. Le lendemain de cette expérience pédagogique, c’était au tour des élèves de CAP d’exploiter cette fiche afin de créer un repas. Ces agapes placées sous le sceau du partage devaient réunir enseignants et élèves, un vrai symbole d’harmonie, il est vrai.

Un temps convivial ô combien nécessaire en ces moments délicats qui auront permis de renforcer les liens entre les élèves et avec leurs enseignants qui leur transmettent le savoir.

Normal qu’en cette période troublée où l’on évoque le possible renvoi des collégiens et des lycéens chez eux à cause de la propagation du coronavirus que des liens se renforcent entre les diverses strates de l’éducation pour contre balancer des décisions parfois brutales à encaisser. C’est à ce prix que se maintiendra durablement la soif inextinguible d’apprendre…

 

 

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