Il s’agit d’un nouveau dispositif. Il se traduit dans les faits par la prise d’un engagement. Celui qui a été paraphé lundi soir par une communauté de communes, en l’occurrence celle de Puisaye-Forterre, et huit localités de ce secteur. Toutes possèdent la même convergence d’intérêt : le devenir du territoire via sa revitalisation…  

BLENEAU : L’instant est solennel. Figé pour l’éternité via l’ouverture de la focale d’un appareil photographique. On ne les distingue pas vraiment, faute d’une nette visibilité. Mais, sous les masques des différents signataires, s’esquissent de larges sourires. Ceux qui permettent d’entretenir l’espérance. Au service d’une zone géographique qui le vaut bien et qui possède réellement du potentiel !

Quelles soient ciblées en direction de l’espace public, de la sphère économique, au travers de l’activité commerciale, sur le développement de la vie culturelle et touristique, sur la mobilité ou encore l’accès au numérique, les différentes actions proposées à l’avenir sur ce territoire le seront sous l’estampille de ce nouveau dispositif, annoncé par le Premier ministre Jean CASTEX le 19 septembre : « Petites villes de demain » !

Une terminologie aux consonances sympathiques, mêlant la vision partagée de la revitalisation des cœurs de villes et cette nécessaire dimension de l’urbanité à taille humaine qui se doit d’être préservé.

Porté par l’Agence nationale de la Cohésion des Territoires (ANCT), ce programme s’adresse plus spécifiquement aux communes comprenant moins de vingt mille habitants qui exercent des fonctions de centralité. Des chefs-lieux de canton qui rayonnent sur des zones rurales environnantes en faisant jouer la cohésion territoriale. Avec ce petit détail qui revêt de la plus haute importance pour bien en saisir toute la subtilité fonctionnelle : ces villes si bien ciblées présentent toutefois des signes de vulnérabilité au plan de la socio-démographie.

 

Préserver les particularismes locaux et la valorisation du devenir territorial

 

On l’aura compris : « Petites Villes de demain » n’est autre qu’une alternative instituée par l’appareil étatique pour venir en appui de ces localités qui doivent faire face à des difficultés patentes pouvant aller jusqu’à menacer leur rôle initial.

Bref : c’est un astucieux coup de pouce se présentant sous la forme d’un partenariat qui requiert un engagement conjoint de la communauté de communes ainsi que de chacune des agglomérations bénéficiaires. Un partenariat où se greffent des acteurs institutionnels ayant toute légitimité pour agir : la Direction départementale des Territoires et l’Agence nationale de la Cohésion des Territoires. En résumé, les services de l’Etat !

 

 

Grâce à cette osmose intercommunale déclinable au niveau de la coopération, la Puisaye-Forterre va pouvoir très vite identifier des entités d’équilibre qui vont consolider l’armature de ce futur projet territorial. Un projet qui possède un double objectif : celui de travailler sur la préservation des particularismes locaux et celui de valoriser cette vision commune quant au devenir du territoire.

Une fois la convention d’adhésion signée par toutes les parties, ce qui a été fait ce lundi 09 novembre, se déclenchera ensuite la deuxième étape de ce processus d’adoption. Il sera symbolisé par les premiers co-financements. Notamment ceux qui seront relatifs à la chefferie de projet.

Dans les dix-huit mois qui suivent la signature (c’est-à-dire jusqu’en mai 2022), une convention cadre pluriannuelle devra être validée à la lumière d’un diagnostic, d’une stratégie et d’un plan d’actions. Celui-ci devant englober l’ensemble des thématiques qui visent à conforter les centralités dans leur rôle de territoire d’équilibre. Sachant que l’une de ces actions devra obligatoirement être destinée à l’amélioration et à la rénovation de l’habitat.

 

 

En savoir plus :

Les signataires de cette convention « Petites villes de demain » sont :

Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre,

Elodie MENARD, maire de Charny-Orée-de-Puisaye,

Alain DROUHIN, maire de Bléneau,

Dominique CHARPENTIER, maire de Saint-Fargeau,

Gilles REVERDY, maire de Saint-Amand-en-Puisaye,

Yohann CORDE, maire de Saint-Sauveur-en-Puisaye,

Michel KOTOVCHIKHINE, maire de Toucy,

Jean-Claude DENOS, maire de Courson-les-Carrières,

Eric PAURON, maire de Champignelles.

Thierry BRET

 

La députée MoDem de la troisième circonscription de l’Yonne aura-t-elle l’opportunité d’échanger avec le ministre de l’Intérieur Gérald DARMANIN lors de son entrevue programmée jeudi 12 novembre Place Beauvau ? Nul ne le sait encore à l’heure actuelle. Cela n’a pas empêché le ministre de la sécurité intérieure d’être le destinataire d’une missive où l’élue icaunaise met les pieds dans le plat concernant la disparition du poste de commissaire de police à Sens…

SENS : Deux ans qu’elle interpelle avec véhémence le ministère de l’Intérieur ! Deux ans que le manque d’effectifs de la police nationale dans la ville septentrionale de l’Yonne fait cruellement défaut.

Elle a beau opter pour une nouvelle étiquette politique la députée de la troisième circonscription, ses combats restent inchangés ! Surtout celui qu’elle mène en faveur de la préservation du service public sur notre territoire. Celui qui prend pour cœur de cible la police nationale.

Lasse de multiplier les courriers afin de clarifier la situation en haut lieu, l’élue de l’Yonne sera reçue (enfin !) place Beauvau au ministère de l’Intérieur pour débattre de ce sujet ce jeudi. Un thème central qui concerne l’intérêt de chacun des citoyens. Bénéficiera-t-elle d’un face à face avec Gérald DARMANIN ? Ou devra-t-elle passer immanquablement un auditoire devant une kyrielle de scribes vêtus de costumes sombres trop soucieux de collecter la moindre information ?

Toujours est-il que Michèle CROUZET a cru bon d’appuyer sa demande de rendez-vous au ministère par une lettre expédiée il y a quarante-huit heures. Son destinataire : Gérald DARMANIN qui s’il en prend connaissance en direct connaîtra les tenants et aboutissants de ce dossier qui ne cesse de provoquer le courroux de la députée du Mouvement Démocrate.

 

Vers la suppression définitive du commissaire de police à Sens : il n’y a qu’un pas !

 

L’étincelle à l’origine de ce feu qui couve depuis longtemps est imputable à la disparition du poste de commissaire de police à Sens. Une suppression propre à l’administration policière, il est vrai, mais qui vingt-quatre mois plus tard impacte toujours l’arrondissement de Sens, mais aussi l’ensemble du département.

En effet, le départ du commissaire Sébastien ROCCA coïncida avec la suppression de l’autre poste à responsabilité que ce dernier occupait en qualité d’adjoint : la direction départementale de la sécurité publique.

Or, à ce jour, et malgré les contraintes liées à la nomination rapide d’un nouveau commissaire, l’absence temporaire de cette fonction à l’hôtel de police local que Laurent NUNEZ avait par ailleurs visité en grandes pompes en janvier 2019, perdure.

 

 

De là à imaginer sciemment que la suppression du poste de commissaire de police soit définitive, il n’y a qu’un seul pas. Qu’aura su franchir avec aisance la députée de l’Yonne à qui on ne fait pas avaler de couleuvre !

« Je m’oppose avec fermeté au déflatement du poste de commissaire de police et m’inquiète d’apprendre que la direction générale de la police nationale a ouvert un poste de commandant divisionnaire pour une durée de quatre ans dans l’objectif de remplacer le chef de circonscription… ».

En terme clair, le commissariat de Sens perdrait de manière irrémédiable la présence d’un commissaire à sa tête. Baissant ainsi d’un niveau son importance hiérarchique sur l’échiquier de la police nationale.

 

 

Une hypothèse est avancée par l’élue de l’Yonne…

 

A l’heure actuelle, un commandant assure cet intérim avec qualité et expérience. Or, Michèle CROUZET avance une hypothèse qui pourrait résoudre l’équation de la manière la plus évidente : « Je souhaiterais qu’il puisse conserver l’intérim et que lui soit accordé le grade de commandant divisionnaire, explique-t-elle, étant donné que le commandant Luc BERNIER devrait prendre sa retraite au cours de l’année 2022, il pourrait ainsi assurer l’intérim et être remplacé lors de son départ par un commissaire de police… ». Dont acte.

Second argument avancée par la parlementaire : « Il serait préférable qu’un commissaire assure la direction départementale de la sécurité publique en qualité d’adjoint aux côtés du commissaire divisionnaire d’Auxerre… ».

Cette suggestion offrirait l’opportunité au commissariat de police de Sens de retrouver un commissaire à sa tête alors qu’il est déjà en sous-effectif. Ce serait un moindre mal, en effet, qui atténuerait quelque peu l’ire de la pensionnaire du Palais Bourbon, bien décidée à gagner ce combat...

Thierry BRET

 

 

 

Exit l’épisode numérique de la fameuse manifestation intellectuelle ! Et même si elle a connu le succès avec 1 476 personnes touchées par Facebook, rien ne vaut un évènement en présence physique dans le splendide théâtre d’Auxerre. C’est promis : les Entretiens 2021 retrouveront leur public du 04 au 06 novembre ! Autour d’un thème déjà évocateur : « Oser rêver » !

AUXERRE : Ils ont adopté la même ligne de convergence. Le Conseil scientifique et le Cercle Condorcet, co-organisateurs des « Entretiens d’Auxerre », ont validé après moult débats, qualifiés de fructueux, la thématique de la future édition 2021. Une manifestation que les instigateurs de cette incontournable animation intellectuelle souhaitent proposer de tout cœur en présentiel.

D’autant, que ce futur rendez-vous servira de judicieux prétexte à la célébration du vingtième anniversaire. Un bail, certes, mais que de réussites obtenues en l’espace de deux décennies de conférences et de débats passionnants à mettre au crédit de ses concepteurs.

« Oser rêver », la prochaine thématique, représente une note d’espérance. Un choix qui n’a pas été défini par hasard pour Sylvain JOLITON, président du cercle Condorcet d’Auxerre et de Valentine ZUBER.

Présidente du Conseil scientifique, cette dernière s’en explique : « Cette injonction audacieuse nous permet de nous remettre en marche car la tentation du repli, de la méfiance et de la plainte semblent dominer notre monde actuellement… ».

Alors, pourquoi ne pas se laisser guider par l’imagination constructive en tentant de nous ménager un avenir un peu moins sombre que celui qui est annoncé plutôt que d’être régi uniquement par le seul ressentiment ?  

« Oser rêver » comme fil d’Ariane de ces débats prévus à l’automne 2021 : aucune équivoque n’est possible, on ne peut qu’adhérer à 100 % !

 

En savoir plus :

Pour patienter avant ces retrouvailles de 2021, on peut toujours profiter de l’édition 2020 sur les références suivantes :

www.cercle-condorcet-auxerre.fr

https://www.facebook.com/Cercle-Condorcet-Auxerre-115542710229282/

 

 

Malgré le contexte sanitaire mais en respectant les gestes barrières qui s’imposent, Henri PREVOST s’immergera le temps d’une découverte passionnante ce mardi 10 novembre dans l’antre d’une des industries de la sous-traitance automobile les plus attractives de notre territoire. La société BOUDIN SAS encore toute auréolée de l’enveloppe budgétaire qu’elle a obtenu de l’Etat dans le cadre du programme France Relance initié avec BPI France…

MAILLOT : C’est une visite officielle à intégrer dans un emploi du temps déjà bien chargé pour le PDG de la société industrielle BOUDIN SAS Dominique VIE ce mardi 10 novembre en fin de matinée !

Le préfet de l’Yonne Henri PREVOST plongera aux alentours de onze heures dans l’univers de la sous-traitance automobile en honorant de sa présence le site industriel de la périphérie de Sens.

Un univers corporatiste qui vient de bénéficier d’un fonds de soutien aux investissements de modernisation dans le cadre du programme de relance économique national, France Relance.

Doté de deux cents millions d’euros en 2020, et de 600 millions d’euros sur une période de trois ans, ce fonds a pour objectif de soutenir les entreprises pour qu’elles puissent gagner en compétitivité via une accélération des investissements d’automatisation et de numérisation de leurs procédés industriels.

Précisément, BOUDIN SAS a été l’une de ses entreprises bénéficiaires parmi les 55 projets qui ont été retenus suite à l’appel à projet lancé par BPI France, soit un montant total d’aides évalué à plus de 45 millions d’euros. La PME de Dominique VIE, opérationnelle depuis 1947, figure aujourd’hui parmi les références dans la mise au point, la réparation et la maintenance de moules d’injection plastique et de moules de thermoformage. Elle est l’une des spécialistes de la conception des feux arrière des automobiles.

 

 

 

Profitant de cette manne presque providentielle d’1,23 million d’euros, l’entité pourra mener à bien son projet de modernisation. Celui-ci se décline par la création d’un nouveau bâtiment avec la mise en place de moyens de manutention pouvant porter jusqu’à 25 tonnes.

En parallèle, l’acquisition de machines et matériels pour la prise en charge des outillages jusqu’à 50 tonnes s’inscrit parmi les objectifs prioritaires.

Ce mardi, soucieux de constater sur le terrain la transition de l’économie icaunaise vers davantage d’innovation et de compétitivité, le représentant de l’Etat ne manquera pas de solliciter Dominique VIE afin que celui-ci l’éclaire de toutes ses lumières sur les subtilités technologiques de l’industrie 4.0…

 

 

 

 

 

 

 

Entachées par des sautes d’humeur et quelques invectives à la limite de la politesse et du civisme entre leurs deux dirigeants, les relations politiques entre la Turquie et la France se sont refroidies depuis plusieurs mois. Pour autant, les deux pays sont unis par l’alliance de l’OTAN. Ils doivent faire front commun face aux tentations hégémoniques qui pourraient déstabiliser le bassin de la Méditerranée…

TRIBUNE: Retour vers le passé sur le fameux empire Ottoman pour mieux comprendre l’agressivité actuelle du président Recep ERDOGAN. Cet empire débute son histoire dès le XIIIème siècle. Constantinople (Istanbul) en devient sa capitale deux siècles plus tard. Ces nouveaux conquérants s’emparent de la Syrie, de l’Egypte puis sous le règne de Soliman le Magnifique, les côtes d’Arabie, l’Irak et le Maghreb.

En Europe, Belgrade, l’île de Rhodes, Malte et la Hongrie tombent sous le joug Ottoman ! La ville de Vienne, en Autriche, résistera victorieusement à l’invasion. Le XVIIème siècle est marqué par le déclin de cet empire qui perd dans la foulée les possessions des Balkans, du Moyen-Orient et d’Afrique.

En 1821, une série de crises diplomatiques et militaires accélèrent le processus de démantèlement de l’Empire. Une révolte, soutenue par les Russes, éclate en Grèce en faveur de l’indépendance des Hellènes. La même année, la Moldavie, la Serbie et la Valachie (future Roumanie) deviennent autonomes tandis que les Français débarquent en Algérie.

Durant la guerre de 14-18, les Alliés occupent Istanbul et se partagent l’Anatolie. Les Grecs s’emparent alors de Smyrne (Izmir). C’est à partir du XVIème siècle que l’Arménie passe sous contrôle des Ottomans. Serait-ce déjà une guerre de religion ?

N’oublions pas que l’Arménie constitue le berceau du christianisme dès l’an 300 après J.C., son territoire historique s’étend jusqu’aux frontières de l’Europe.

Le 24 avril 1815, la Turquie décide d’en finir avec les Arméniens. On estime le génocide à près de 1,5 million de morts ! Aucun pays d’Europe n’interviendra. Seule l’Allemagne dépêchera des observateurs afin d’étudier la façon dont on organise un génocide ! On connaît hélas la suite…

Stratégiquement, les Turcs vont inclure dans leur conquête le symbole de l’Arménie : le Mont Ararat. Lieu mythique à plus d’un titre pour les Juifs et les Chrétiens : c’est le lieu présumé de l’Arche de Noé. Aujourd’hui, les bergers ont laissé la place aux trafiquants de drogue.

 

Mais qui sont finalement nos alliés naturels ?

 

Cette immersion dans l’histoire est nécessaire. Elle permet de mieux appréhender le sens historique des conflits d’hier, de ceux d’aujourd’hui et peut-être de ceux de demain. Les problèmes syriens, kurdes, en Grèce, en Azerbaïdjan, en Egypte… montrent l’implication passée et actuelle de la Turquie.

On le voit bien, la Russie est un allié historique de l’Arménie et l’Allemagne est plus proche d’une collaboration effective avec les Turcs qu’avec d’autres pays d’Europe, notamment la France. La communauté turque est dominante en Allemagne alors qu’Angela MERKEL inflige en permanence des camouflets au locataire de l’Elysée !

 

 

 

 

Notre Président demande une indépendance militaire européenne : aussitôt c’est le véto systématique de la  part des Allemands. L’Allemagne impose l’OTAN et la collaboration avec les Etats-Unis. Ridicule : à plus ou moins court terme, les USA quitteront l’OTAN. L’Allemagne veut nous imposer les avions militaires américains et écartent les Rafales ! Où sont réellement nos alliés ? Les Américains ? Les Allemands ? Je ne le crois pas !

L’histoire ancienne et présente le démontre ! Au risque de choquer, la Russie semble plus proche de nous et devient un allié efficace, voire incontournable, dans la résolution des conflits au Moyen-Orient.

Une question nous interpelle alors : Recep ERDOGAN est-il devenu nostalgique de la domination ottomane ? Sa stratégie d’agressions permanentes constitue-t-elle un choc de civilisations et au pire, les prémices d’une « guerre de civilisations » ? La civilisation musulmane face à la civilisation « judéo-chrétienne ». Mais, le « Grand Vizir » turc semble avoir oublié qu’il a face à lui une culture « gréco-latino-judéo-chrétienne » ! Dans la foulée, nos dirigeants ont, quant à eux, oublié l’histoire de l’origine des guerres et les fondations de nos alliés naturels !

 

Promouvoir un dialogue apaisé mais pas à n’importe quel prix !

 

Si la joute acrimonieuse entre Paris et Ankara va crescendo, la Turquie constitue une source importante de déstabilisation de la paix dans le monde. L’intervention en Syrie, les forages en Méditerranée, le soutien inconditionnel à la Lybie et au « pays frère » qu’est l’Azerbaïdjan, par tous les moyens dans le conflit avec l’Arménie dans le Haut-Karabakh le prouvent…

Tandis qu’Emmanuel MACRON évoque la responsabilité criminelle du président turc, ce dernier met en doute la santé mentale de notre dirigeant ! Du spectaculaire, certes, dans les mots mais un état de fait triste pour le dirigeant politique.

Le harponnage au laser d’un bâtiment de guerre français en Méditerranée en septembre a même failli entraîner une riposte militaire française…

Dans la foulée, le président turc n’hésite pas à se mêler de la politique intérieure française en matière d’immigration, de gestion du conflit terroriste, voire de notre capacité à vivre libre. Il est vrai que les manipulations du pouvoir montrent son totalitarisme et sa volonté d’afficher la religion musulmane comme la « contrainte » nécessaire à toute législation. Si le père fondateur de la Turquie moderne Atatürk avait fait de l’église-mosquée Sainte-Sophie un musée, ERDOGAN l’a de nouveau consacrée au culte musulman.

Toute cette poudre aux yeux n’est que le non-dit de la place de l’islam en Europe. Cependant, question religieuse mise à part, l’attitude du président turc en Méditerranée pose problème au sein de l’OTAN dont la Turquie constitue l’une des pièces maîtresses avec la deuxième armée en nombre d’hommes.

Peut-on encore rester confiant devant un partenaire qui s’en prend aux alliés d’hier (les Kurdes face à Daech), instrumentalise les menaces d’aujourd’hui et intimide ses propres alliés au sein de l’Alliance ?   

Les marges de manœuvres pour restaurer un dialogue méditerranéen sont faibles face à ces attitudes belliqueuses.

Dans les années 50, on s’écriait : « Who lost China ? ». Aujourd’hui, on peut dire « Who lost Turkey ? » (Qui a perdu la Turquie ?). Depuis quelques années, on réclame des sanctions contre la Turquie mais l’Allemagne les refuse.

Toutefois, les présidents français rejettent l’adhésion de la Turquie dans l’espace européen : trouver des coupables est moins efficace que de trouver les marques d’une diplomatie apaisée !

Promouvoir un dialogue apaisé avec nos voisins turcs, oui, mais pas à n’importe quel prix ! Fort heureusement, il faut noter quelques signes d’espoirs : la grande majorité des  expatriés turcs vivant sur notre sol respectent la République et refusent d’être amalgamés aux intégristes politiques. Et surtout, il existe en Turquie une opposition à la politique jusqu’au-boutiste de Recep ERDOGAN !  Même si ces derniers sont pourchassés et jugés, il s’agit d’un courant de pensée plus proche « des droits de l’homme » que du « guide du dictateur »…

Face à la volonté de boycotter les produits français, est-il nécessaire de bouder les « kébabs » ? Certes, non !

Jean-Paul ALLOU            

 

 

 

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